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Retour d'une magnifique aventure d'un mois en Namibie et Botswana English translation pending
avec un peu de retard, nous tenons à faire un compte rendu de notre voyage effectué en Namibie et Botswana, qui nous a conduit pendant 1 mois à travers des paysages à couper le souffle, de belles rencontres humaines, animales...enfin un super voyage
Avant de faire un compte rendu/jour, nous tenions à remercier tous les animateurs de ce forum, qui nous a permis de bien préparer le trajet, un merci tout particulier à Pierre pour tous ses conseils, que nous avons essayé de suivre. un autre merci à tous ceux qui par leurs compte rendus nous permettent de glaner des idées, des infos.
Les préparatifs : Circuit : TO namibien : nous avons choisi Tourmaline :très réactifs dans les demandes et modifications, toutes les étapes pré réservées; même si nous avons fait quelques motifs sur place de parcours. nous avons fait le choix d'alterner des lodges de temps en temps, même si à posteriori on aurait fait d'autres choix de lodges, mais toujours le même problème lors des résas des disponibilités de certains hébergements. Véhicule : location d'un DEF 110 (nous en avons un en France, donc on connait bien), nous ne le regrettons pas même si plus cher qu'un autre 4x4 à la location : aucun souci pendant 1 mois, pas de crevaison; très bien équipé. Vol international : Air Namibia : le plus facile car nous avons fait une boucle Windhoek/Windhoek Dates : du 20 octobre au 20 novembre 2014
Etapes : 1 21-oct. WINDHOEK Londiningi B&B 2 22-oct. NAUKLUFT NWR Naukluft 3 23-oct. SESRIEM NWR Sesriem 4 24-oct. SOLITAIRE Rostock Ritz 5 25-oct. SWAKOPMUND Fischreiher guesthouse 6 26-oct. SPITZKOPPE Spitzkoppe Camp 7 27-oct. KHORIXAS Vingerklip 8 28-oct. PALMWAG Palmwag Lodge campsite 9 29-oct. PURROS Community Camp 10 30-oct. PURROS Community Camp 11 31-oct. Camp Aussicht 12 1-nov. EPUPA FALLS Omarunga Camp 13 2-nov. RUACANA Kunene River Lodge 14 3-nov. ETOSHA Dolomite Camp 15 4-nov. ETOSHA NWR Okaukuejo 16 5-nov. ETOSHA Onguma Aoba 17 6-nov. RUNDU Kaisosi River Lodge 18 7-nov. SHAKAWE Drotsky's Cabins 19 8-nov. BAGANI Nunda Safaris Lodge 20 9-nov. KONGOLA Namushasha 21 10-nov. KASANE Chobe Safari Lodge camp 22 11-nov. KASANE Chobe Safari Lodge camp 23 12-nov. Hihaha campsite 24 13-nov. SAVUTE campsite 25 14-nov. Kwai North Gate MOREMI 26 15-nov. MOREMI Xakanaxa campsite 27 16-nov. MAUN Island Safari Lodge 28 17-nov. GHANZY Thakadu Camp 29 18-nov. KALAHARI Zelda Game & Guest Farm 30 19-nov. WINDHOEK Départ
A suivre, les étapes avec quelques photos..
Avant de faire un compte rendu/jour, nous tenions à remercier tous les animateurs de ce forum, qui nous a permis de bien préparer le trajet, un merci tout particulier à Pierre pour tous ses conseils, que nous avons essayé de suivre. un autre merci à tous ceux qui par leurs compte rendus nous permettent de glaner des idées, des infos.
Les préparatifs : Circuit : TO namibien : nous avons choisi Tourmaline :très réactifs dans les demandes et modifications, toutes les étapes pré réservées; même si nous avons fait quelques motifs sur place de parcours. nous avons fait le choix d'alterner des lodges de temps en temps, même si à posteriori on aurait fait d'autres choix de lodges, mais toujours le même problème lors des résas des disponibilités de certains hébergements. Véhicule : location d'un DEF 110 (nous en avons un en France, donc on connait bien), nous ne le regrettons pas même si plus cher qu'un autre 4x4 à la location : aucun souci pendant 1 mois, pas de crevaison; très bien équipé. Vol international : Air Namibia : le plus facile car nous avons fait une boucle Windhoek/Windhoek Dates : du 20 octobre au 20 novembre 2014
Etapes : 1 21-oct. WINDHOEK Londiningi B&B 2 22-oct. NAUKLUFT NWR Naukluft 3 23-oct. SESRIEM NWR Sesriem 4 24-oct. SOLITAIRE Rostock Ritz 5 25-oct. SWAKOPMUND Fischreiher guesthouse 6 26-oct. SPITZKOPPE Spitzkoppe Camp 7 27-oct. KHORIXAS Vingerklip 8 28-oct. PALMWAG Palmwag Lodge campsite 9 29-oct. PURROS Community Camp 10 30-oct. PURROS Community Camp 11 31-oct. Camp Aussicht 12 1-nov. EPUPA FALLS Omarunga Camp 13 2-nov. RUACANA Kunene River Lodge 14 3-nov. ETOSHA Dolomite Camp 15 4-nov. ETOSHA NWR Okaukuejo 16 5-nov. ETOSHA Onguma Aoba 17 6-nov. RUNDU Kaisosi River Lodge 18 7-nov. SHAKAWE Drotsky's Cabins 19 8-nov. BAGANI Nunda Safaris Lodge 20 9-nov. KONGOLA Namushasha 21 10-nov. KASANE Chobe Safari Lodge camp 22 11-nov. KASANE Chobe Safari Lodge camp 23 12-nov. Hihaha campsite 24 13-nov. SAVUTE campsite 25 14-nov. Kwai North Gate MOREMI 26 15-nov. MOREMI Xakanaxa campsite 27 16-nov. MAUN Island Safari Lodge 28 17-nov. GHANZY Thakadu Camp 29 18-nov. KALAHARI Zelda Game & Guest Farm 30 19-nov. WINDHOEK Départ
A suivre, les étapes avec quelques photos..
Afrique du Sud 2012 - Safari English translation pending
Lorsque de retour du Canada j'ai commencé à réfléchir à notre destination estivale pour 2012, ma réflexion m'a tout d'abord porté vers les massifs andins d'Amérique du Sud. Après quelques recherches et consultation de la météo prévisionnelle, j'ai abandonné cette option. De plus, notre magnifique voyage en Namibie ressortait régulièrement lors de nos discussions. La Namibie... l'Afrique australe... Tiens, l'Afrique du Sud s'impose dans mon esprit. De beaux paysages, de nombreux animaux, des réserves, l'océan Indien... il semble que tout cela remplisse les conditions d'une belle aventure et d'un beau voyage.
Comme à notre habitude, je m'occupe de la préparation du voyage, Isa me faisant une confiance absolue sur ce point. 🙂
Je fait travailler pour partie Bel Africa qui s'occupe soigneusement de nos réservations dans les parc nationaux et sur quelques adresses. Merci à Gene.
Merci aussi à tous les intervenants sur VF qui m'ont donné à tour de rôle de précieux conseils. 🙂 Nos deux grands enfants ont d'autres projets pour l'été 2012, nous serons donc tout comme 23 ans auparavant, en couple. 🙂
Voici ci-dessous la carte de notre parcours.
Une boucle, de Johannesbourg à Johannesbourg

Vendredi 17 août 2012 - Johannesbourg-Thabazimbi - 226km
Ce soir, nous prenons l'avion pour Johannesbourg. Je travaille cette journée là et en milieu d'après-midi un collègue me dépose à l'aéroport de CDG 1 avec nos 40 kg de bagages, le sac photo, l'ordinateur et le sac contenant le roadbook et les cartes. Isa a passé la journée à la maison. Courses et frigo à remplir pour nos 2 enfants qui restent à la maison. Elle me rejoins en train. Nous enregistrons nos bagages au comptoir Swiss en direction de Zurich où nous attend notre A340 qui doit nous porter jusqu'à Johannesbourg, décollage à 22h30. La première partie du vol se passe parfaitement et nous nous reposons dans les fauteuils du splendide aéroport de Zurich en attendant notre vol nocturne.
1. Vue sur l'aéroport de Zurich

Notre vol de nuit se déroule sans encombre... comme un vol de nuit qui ne se fait pas en classe business ou en première... Je glisse tant bien que mal mes pieds sous le siège devant moi, soulève légèrement l'accoudoir qui me sépare d'Isa pour insérer ma cuisse et me permettre de déplier mes grands compas, applique autour de mon cou cette espèce de coussin cylindrique pour ne pas souffrir des cervicales. Je suis paré. Bref, le lendemain matin je porte sur le dessus du pied la marque de la barre centrale du siège devant moi, j'ai un bleu à la cuisse car Isa a appuyé toute la nuit sur l'accoudoir central et je souffre des cervicales. Du bonheur je vous dis les vacances... et quand je pense qu'il y en a qui croient qu'on s'amuse. 😉
Samedi 18 Août 2012
Il est 9h30. Nous sortons de l'avion, récupérons nos bagages et trouvons sans peine la sortie pour prendre possession de notre véhicule. Nous avons loué auprès du prestataire habituel qui a réservé pour nous un véhicule chez Avis. Il y a peu de monde, la prise en charge est rapide. Nous héritons d'une KIA Sportage d'une couleur qui reste à définir... sur le contrat, il est noté Bronze. Bon ben bronze alors.
2. Le parking Avis et notre Kia Sportage... bronze!

Ayant prévu de faire de nombreux game drive, notre garde-robe se concentre sur des habits sans couleurs vives. La règle est le kaki, le brun, le marron. Là c'est gagné! Avec cette voiture! on est sûr, de ne pas passer inaperçus... 😇
Nous quittons l'aéroport en direction de Pretoria, route qui nous mènera vers notre première étape Thabazimbi au nord de l'Afrique du Sud via la N1. Comme d'habitude lorsqu'on arrive dans un nouveau pays, on se paume un peu autour de Johannesbourg et de ses autoroutes à 2 fois 6 voies! Nous nous arrêtons dans un centre commercial à Irene où un client nous renseigne sur la direction à prendre. Nous le remercions chaleureusement et après quelques courses au Pick and Pay local joignons la bonne autoroute. En avant! Le ciel est gris, il fait 14°C mais nous sommes en chemin pour d'autres horizons!
3. L'autoroute N1 que nous empruntons jusqu'à Bela-Bela

Après un arrêt rapide pour déjeuner à Bela-Bela, nous arrivons en milieu d'après-midi à Thabazimbi où nous avons réservé une chambre...
4. L'arrivée à Thabazimbi

...au Maroela Guest house.
5. Vue depuis le balcon de Maroela Guest House - La ville à nos pieds, nous profitons de la douceur de la soirée

Dimanche 19 Août 2012 - Thabazimbi-Marakele - 40 km
Nous sommes réveillés de bonne heure dès 6h00 par les chants des oiseaux qui sont dans les arbres en contrebas (cela dit ils sont rarement dans les canalisations ou sur la descente de lit 😉) et attendons patiemment 8h00 pour descendre dans la salle à manger où nous sommes reçus pour le petit déjeuner. Nous sommes les 2 seuls hôtes présents mais il y 2 personnes en cuisine et une en salle pour s'occuper de nous. Après avoir échangés quelques propos et avalé ce délicieux petit déjeuner, nous partons en direction du parc de Marakele à quelques kilomètres de là. Nous présentons notre Wild Card achetée quelques jours plus tôt sur le site www.sanparks.org ainsi que notre réservation pour le Tiopi tented camp. L'agent d'accueil nous remet les clefs de la tente en nous recommandant de ne pas nous présenter avant 13h00, le personnel devant faire le ménage. Ca nous va bien; nous n'aurons pas à revenir au bureau et nous pouvons donc nous engager sur les pistes les plus lointaines à travers le parc.
6 . Entrée du parc National de Marakele

Immédiatement, nous sommes sur les pistes désertes du parc. Nos sens en éveil pour photographier le premier impala qui passera à proximité de nos objectifs!
7. Piste dans le Marakele

8. Autruche

9. Girafe

10. Couple de Zèbres

Après avoir roulé sur les du parc pistes durant toute la matinée, nous prenons la direction du Tiopi Tented camp où nous nous présentons à la tente N°1 "Plover"
11. Plover Tiopi Tented camp

Le déjeuner avalé et après un peu de repos, nous repartons sur les route en direction du massif de Krantzberg
12. Route en direction du massif de Krantzberg - Lenong drive

Avant la montée, la route est assez large mais sur les 6 derniers kilomètres il n'est pas question de se trouver nez à nez avec un autre véhicule 😮. Au grand désespoir d'Isa, Nous croisons néanmoins, nos deux roues gauches dans le vide deux autres véhicules. 😮. Ca passe!
13. Vue sur le panorama

Nous redescendons par la même route en croisant les doigts, espérant ne pas faire de rencontre sur cette route unique et si étroite puis nous empruntons une nouvelle piste qui nous offre une belle vue sur notre camp.
14. Tiopi Tented camp

Le safari recommence...
15. Chacal à dos noir

16. Zèbre avec en arrière plan le massif
17.Zèbre

De retour au camp, pendant que je gère la recharge des appareils photographiques, j'entends Isa appeler! Elle a posé, bien inconsciemment la mignonne, un paquet de gâteaux secs sur la table de la cuisine. Le temps d'ouvrir le réfrigérateur pour saisir une bouteille (d'eau je précise), un vervet subtilise le dit paquet et s'enfuit non sans lui lancer un regard moqueur! Le singe, installé dans l'arbre 5 mètres au-dessus de nous, se goinfre tous les gâteaux un à un sous le regard envieux de ses congénères et de notre regard désolé de nous être fait avoir par moins bête que nous.
18. Le voleur masqué par les branches dans l'acacia

Je lance quelques projectiles dans sa direction pour lui signifier mon mécontentement ce qui le fait reculer de quelques branches. Sans plus.
Il est l'heure de démarrer le braaï et de prendre un verre de vin blanc Sudaf' Il fait doux et le site est particulièrement calme. Seuls quelques babouins sur la rive opposée poussent des cris se disputant leurs territoires...l'instant est magique!
19. Vue depuis le deck

20. Nous...simplement

Lundi 20 Août 2012 - Marakele - Mapunbugwe - 500 km
Nous ouvrons nos jolis yeux à 6h00, toujours sous le chant des oiseaux. Une douche, un petit déjeuner et nous quittons notre tente pour retrouver l'entrée du camp. Après un premier game drive matinal, nous sommes "brocouille" comme on dit dans le bouchonnois. 😉. Nous sortons du parc et joignons Thabazimbi pour faire le plein de la voiture puis prenons la route en direction du parc de Mapungubwe. Celle-ci est assez longue 500km. De plus, des travaux à Lephalale nous obligent à ralentir et à faire un grand détour. Sur les 200 derniers kilomètres de nombreux nids de poule jalonnent la route. En fait il s'agit plutôt de nids d'autruche que j'appellerai dorénavant dans ce carnet de voyage "Potholes". Cette succession de potholes m'obligent à slalomer sur la voie et à opérer de brusques coups de frein! Nous arrivons en vue de Alldays, seule ville à proximité du parc (50km tout de même!). Courses, essence et nous reprenons notre chemin jusqu'à la Gate (au sud sur la carte)
Nous remplissons les formulaires administratifs caractéristiques rebroussons chemin jusqu'au Limpopo Forest camp qui se trouve dans la partie Nord-Ouest du parc.
21.Carte du Marakele National Park

Nous nous offrons une collation dans cette nouvelle tente et prenons la direction du hide de Maloutswa Pan. Le hide n'est séparé que de quelques kilomètres du camp. Le paysage est pauvre, c'est une grande étendue déserte. Soudain, nous apercevons nos premiers éléphants, au loin. Forcément nous faisons 278 photos d'eux au moins! Nous ne savons pas, à cet instant ce que nous réserve la soirée. 🙂
22. Premiers éléphants à Mapungubwe

Nous arrivons au hide et ouvrons les volets en bois qui ferment la cache. En position, le doigt sur le déclencheur et les jumelles rivées aux yeux, nous savourons la quiétude autour du point d'eau surveillé par un aigle pêcheur, majestueux
23. Aigle pêcheur

C'est un défilé d'animaux qui viennent s'abreuver à tour de rôle.
24. Impalas

25. Phacochère

Je vous passe les Outardes kori, girafes, Cobes des roseaux, Ouettes égyptiennes, etc.
Notre attention se porte sur un troupeau d'éléphants qui vient à son tour boire et s'asperger de boue et de poussière.
26. Les éléphants arrivent, ils passent sous nos yeux!
.
27. Eléphant au point d'eau

28.

Un dernier vol d'aigle et nous quittons le hide en nous promettant de revenir le lendemain matin 🙂
29. Aigle pêcheur

Le retour à la base est rapide. Braai, saucisses (Boerewors), salade et nous sommes au lit à 20h15!
Mardi 21 Août 2012 - Mapunbugwe - 60 km
Lever dès 6h00. Nous quittons à 7h00 la tente pour retourner au point d'eau qui nous a tant offert la veille. Sur le chemin, de nombreux impalas se régalent du fruit tombé des arbres.
30. Impalas

Nous arrivons au hide et observons un Cobe des roseaux et des girafes.
31. Cobe des roseaux

32. Girafe se désaltérant

Nous ne verrons pas mieux et nous reprenons la route de la veille pour retourner vers la Main Gate (va voir la carte ci-dessus pour bien suivre! 🙂)
33. Mapungubwe main gate

Les jeunes femmes au bureau nous remettent la clef de notre bungalow situé à Leokwe camp. Nous partons pour notre game drive mais cette partie du parc ne nous réserve pas beaucoup d'observation. 😕 Un arrêt à néanmoins retenu notre attention le Treetop hide. Après une marche d'environ 300m sur des passerelles en bois reliant à une hauteur de 10m un nouveau hide, nous nous trouvons sur la rive du Limpompo à la frontière du Botswana.
34. Accès au hide

35. Frontière entre l'Afrique du Sud et le Botswana

Nous nous rendons ensuite à Confluence View Point.
36. Quelques baobabs ponctuent la fôret et le bush

Confluence Point est l'endroit où se jette la rivière Shashe (qui marque la frontière entre le Botswana du Zimbabwe) dans la rivière Limpopo.
Nous faisons le tour du site et décidons d'y revenir dans l'après-midi pour réaliser des photos avec une plus belle lumière.
Nous allons au Leokwe camp et je m'offre une sieste réparatrice, écrasé de chaleur.
En début d'après-midi, après un saut à la piscine du camp où nous prenons un peu de frais dans l'eau, nous retournons au Treetop hide et au Confluence view point.
37. Piscine de Leokwe camp
Effectivement, le soir, le paysage à Confluence Point se pare de ses plus belles couleurs!
38. Cormoran Africain

39.

40. Vue sur le parc Mapungubwe
Mercredi 22 Août 2012 - Mapunbugwe-Punda Maria Kruger - 320 km
Nous avons passé une bonne nuit. Enfin... pas si bonne.
Isa, chuchotte: - Fred... - .... - Fredeu!... - ... - Fredeuuuu!!! - ...
Il est 1h00 du matin, Isa me secoue après m'avoir interpellé plusieurs fois sans réponse de ma part.
- Kes ki ya? (je parle pas très bien lorsqu'on me réveille brutalement) - Ya des bruits dehors et je vois des ombres Moi, in peto "ben vl'à autre chose" Je me lève, me dirige vers la fenêtre, entrouvre les rideaux et scrute la nuit. La lumière du bungalow identique au nôtre situé en face m'aveugle mais je n'entends ni ne vois rien. Je me recouche en rassurant Isa et invente une explication qui sur le coup me semble valable. Ne retrouvant pas le sommeil, je regarde la fenêtre et soudain je vois une masse en ombre chinoise qui se dessine sur les rideaux. M... c'est quoi ça? Je m'arme de mon courage à deux mains (une seule aurait suffit en fait) et ouvrant brutalement les rideaux je vois 2 éléphants en goguette brisant les acacias à quelques mètres du bungalow. Leur ombre est projetée sur la façade de notre bungalow grâce à la lumière de notre voisine! Je les observe de longues minutes et me régale de leur ballet nocturne. Je dis un petit mot à Isa m'excusant de ne pas l'avoir crue dans un premier temps (mais je l'ai eu cuite) et me recouche.
A 6h00, lorsque nous nous réveillons, un des deux éléphants rôde encore dans les parages.
41. Eléphant alentour de notre bungalow

Après un solide petit déjeuner dans notre bungalow de luxe, nous quittons le camp en direction du parc Kruger
42. Baobabs sur la route

Après un arrêt à Musina pour procéder au ravitaillement, nous arrivons à Pafuri Gate à 10h30.
43. Pafuri Gate

Nous achetons un guide en français comprenant la carte du parc et nous nous arrêtons sur le pont de la rivière Luvuvhu. A cet endroit, nous pouvons sortir du véhicule, nous en profitons pour faire des clichés.
44. Vue sur la rivière Luvuvhu

Nous nous rendons ensuite à Pafuri Picnic area. Le site est bien aménagé. Des tables, des sanitaires et des agents du parc qui louent des bouteilles de gaz avec des poëles métalliques pour le pique-nique, l'ensemble le long de la rivière. L'endroit est très agréable.
45. Pafuri Picnic area

Nous prenons ensuite la direction du camp de Punda Maria où nous procédons au check-in de notre tente. L'aménagement est remarquable encore une fois. C'est une constante!
46. Tente Punda Maria


En milieu d'après-midi, départ pour Mahonie loop. 25km au milieu des bois. Peu d'animaux. Des éléphants, des buffles, des koudous et des impalas.
Les paysages par contre sont superbes!
47. Mahonie loop

Jeudi 23 Août 2012 - Punda Maria - Shingwedzi Kruger - 100 km
Comme à l'habitude, nous quittons le camp de bonne heure pour bénéficier des premiers instants de la journée dans le parc. Nous prenons la direction de Dzundzwini loop pour la bonne réputation de ses paysages. Nous ne sommes pas déçus.
48. Dzundzwini loop

A part quelques animaux et un vautour, nous n'observons rien de particulier. Nous stoppons à Balabala puis empruntons la piste S56 qui ne nous apportera aucune émotion particulières.
Nous nous arrêtons à Shingwedzi pour pique-niquer sur l'aire réservée au visiteurs
49. Entrée de Shingwedzi

En fin de repas, une rumeur couvre la place. Il y a des fauves aux alentours. Sur les conseils d'une famille, nous retournons précipitamment sur les pistes pour voir des lions et des guépards qui nous ont été signalés à 2-3 kilomètres de là. L'avantage dans le parc Kruger c'est que les fauves sont signalés... par les voitures postées en bord de route dont les passagers épient les broussailles. Premier arrêt, 3 véhicules. Nous échangeons quelques mots avec le chauffeur de l'un d'eux qui nous indique l'emplacement où 2 lions sont tapis sous les arbres à une vingtaine de mètres. L'homme est à bord d'un gros 4x4. Il nous dit qu'il a vu les oreilles des fauves bouger par dessus les broussailles.... super... Ben nous, on voit rien m'sieur... on est trop près du sol!! On reprend la route en direction des guépards. Ils sont là, sous les arbres, à l'ombre. Après quelques manoeuvres pour se mettre bien en place et quelques échanges avec les voisins qui observent la scène, nous pouvons mitrailler les 3 félins.
50. Un des trois guépards (c'est vraiment une des rares photos exploitables 😊)

Nous retournons au camp pour prendre possession de notre bungalow et repartons sur les pistes en milieu d'après-midi. Nous envisageons de rejoindre Red Rocks par la S52
Nous roulons quelques kilomètres lorsque nous tombons nez à nez avec un troupeau de buffles. Combiens sont-ils? 200? 300? Difficile à dire. Ce qui est certain c'est que ces buffles sont au beau milieu de notre chemin et ne bougent pas. N ous patientons de longues minutes puis au bout d'un quart d'heure nous nous résignons à rebrousser chemin. Nous faisons demi-tour et reprenons la piste dans l'autre sens pour atteindre le point que nous nous étions fixés via la N16
51. Fermé pour cause de traversée de buffles!

Nous joignons finalement le point de vue de Red Rocks où nous pouvons sortir du véhicule pour nous dégourdir les jambes.
52. Red Rocks viewpoint

Nous reprenons la route pour retourner au camp lorsque nous voyons une hyène couchée sur la bas côté.
53. Hyène

elle est seule... puis un... non, deux et en fait 3 petits l'accompagne et sorte de leur tanière.
54. Hyène et ses 3 petits

Nous retournons au camp de Shingwedzi. En chemin, nous nous arrêtons pour regarder longuement les éléphants dans le lit de la rivière. Il est presque 18h00 et d'ici quelques minutes les portes d'accès au camp se fermeront. Nous hâtons le retour.
Vendredi 24 Août 2012 - Shingwedzi - Letaba Kruger - 163 km
Nous quittons le camp de Singwedzi par la "old main road" S144. Nous ne verrons rien de particulier à part le cul et le dos d'un ratel.
Toutefois, une petite troupe de Bucorve du sud, ce n'est pas si fréquent. 8 individus en goguette.
55. Bucorve du Sud

56. Corvinelle Noir et blanc

57. Choucador à oreillons bleu

On fait dans le piaf car côté grosses bêtes... on n'est pas vernis. 😐
58. Nous passons le Tropique du Capricorne

Arrivée à Letaba, nous déjeunons comme c'est devenu habituel sur la partie réservée aux voyageurs de passage. Nous nous garons entre deux bus scolaires dans lesquels les enfants nous font de grands signes amicaux. Sympa.
Le repas terminé, nous visitons le Musée de l'éléphant dédié aux éléphants en général et aux 7 plus gros pachydermes du parc Kruger, réputés pour la longueur de leurs défenses. Ils s'appellent "The Seven Magnificent" en référence au titre éponyme du fameux western. Le site est très intéressant et instructif. Ca coûte rien d'apprendre quelque chose en vacances 🙂. On se sent un peu moins béotien ensuite.
59. Musée de l'éléphant

Nous intégrons notre bungalow et après installation repartons dans notre flamboyant SUV.
60. Bungalow n°66

Nous prenons la route de Engelthard qui longe la rivière ce qui nous permet de voir de nombreux hippopotames. La piste est en bon état et de nombreux loops partent de celle-ci pour approcher la rivière en contrebas. Dans l'un de ceux-ci, nous débusquons une girafe toute aussi surprise que nous au détour d'un virage! Elle s'enfuie, gracieuse.
61. Le long de la rivière Letaba

62. Hide de Matambeni

63. Des guetteurs...

64. Crocodiles sur la rive

Samedi 25 août 2012 - Letaba - Olifants Kruger - 96 km
Ce jour, nous avons réservé un bushwalk au départ de Letaba. Réveil à 4h45 et après une rapide collation, nous nous rendons à l'entrée du camp qui sommeille. Le rendez-vous est fixé à 5h15. Nous partons à 5h45 en voiture en compagnie d'une jeune femme sud africaine et d'une famille de 3 personnes, des allemands. Nous sommes donc 6 pour deux guides. Après avoir roulé une demie-heure, le 4x4 s'arrête dans la bush. Il était temps, il fait très froid. Les deux guides Peter et Oscar nous donnent les recommandations de sécurité et de comportement. Nous devons marcher en file indienne, ne pas nous interpeller ou les appeler en criant mais en claquant des doigts ou sifflant doucement.
65. Oscar de dos

Parfois, les 2 hommes s'arrêtent et l'un d'eux nous explique le fonctionnement d'une termitière, nous montre des traces ou nous fait écouter les bruits pendant que l'autre veille à notre sécurité. Nous assistons aux premières heures de la journée. Le sentiment de liberté est forcément plus grand qu'en voiture. Le soleil levé, la température monte très vite et nous atteignons une douce chaleur. Nous ne croiserons pas d'animaux pendant les 2 heures et demie que dure la randonnée.
66. Un crâne de bufle

Après une pause café, nous repartons en direction de Letaba. Nous remercions nos guides d'une gratification qu'ils semblent apprécier.
Les valises remisées dans le coffre, nous pouvons continuer notre périple à travers le Kruger.
Quelques animaux croisés sur la piste et nous arrivons à Olifants où nous organisons des lessives à la laundry automatique. Les machines sont vieillottes et il faut les remplir avec de l'eau puisée au robinet voisin et déverser celle-ci dans le tambour. Une jeune femme du camp, Lilly nous aide et prend le commandement de notre corvée. Elle nous commande de la laisser faire et de revenir dans 2 heures, elle s'occupe de tout nous dit-elle. Ce sera fait et elle sera aussi gratifiée de quelques billets pour cette prestation qui n'est pas de son ressort.
Nous nous rendons au point de vue sur la rivière Olifants derrière le restaurant. Nous restons à admirer la vue lorsque une cinquantaine d'enfants arrivent en courant. Un car scolaire les a déposés et sous l'oeil de leurs professeurs ces écoliers en uniforme rigolards, bruyants, vivants tout simplement nous font des signes, nous prennent en photo avec leur portable, nous montrent du doigt. Nous échangeons des sourires et des regards de sympathie. Ils repartent quelques minutes plus tard tout aussi bruyamment.
67. des regards, des sourires

Nous repartons en milieu d'après-midi pour un nouveau game drive
68. La rivière Olifants

69. Vue depuis le pont Olifants

Nous voyons aussi depuis ce pont une girafe morte gisant dans l'eau se faire dévorer par des crocodiles.🏴☠️.
Les pistes fermées à cause de ponts détériorés et la chaleur (35°c) ne nous offrent pas de belles observations.
Qu'à ne cela tienne, nous rentrons de bonne heure et la soirée est placée sous le sceau de l'apéritif et du braai avec de succulentes brochettes de boeuf mariné!
Dimanche 26 août 2012 - Olifants Sabie - 307km
La nuit a été mauvaise. Il fait très chaud et nous quittons le camp vers 7h00. Nous nous arrêtons sur le pont Olifants. Seule la malheureuse girafe continue de se faire dévorer par 5 crocodiles.
La boucle S89 est toujours aussi triste mais dès que nous arrivons sur la route principale H1-4, c'est un festival! Impalas, girafes, zèbres, gnous, un troupeau de buffles, des phacochères. Enfin, nous voyons nos premiers rhinocéros. 🙂
70. Premier rhinocéros

71. Les paysages changent à l'approche de Orpen

Nous sortons du parc Kruger par la porte d'Orpen et roulons en direction de Klaserie pour joindre Sabie, prochaine étape.
Si la route est en bon état, il y a beaucoup de monde sur les bas-côtés. Nous sommes dimanche et les habitants font leurs courses et se rendent à l'église. Ca demande une grande attention et rend la route fatigante bien que jolie.
72. La route entre Haziview et Sabie

Après Haziview, nous arrivons à notre chambre d'hôte Porcupine Ridge Guesthouse. L'accueil est magnifique et nous nous sentons vraiment reçus comme des amis.
Nous repartons néanmoins assez vite en direction de Mac Mac pools pour pique-niquer. Le site est assez fréquenté. Nous sommes dimanche et les gens du coin aiment passer la journée dehors à faire griller des saucisses et morceaux de boeuf.
Nous retournons passer le reste de l'après-midi dans le jardin du Porcupine ridge guesthouse. Nous sommes les seuls visiteurs. 🙂.
John et Janet nos hôtes ont une charmante maison avec quelques chambres à 5 km de Sabie sur une colline. Verdure, fleurs, oiseaux, tout est propice au repos.
73. Porcupine guest house - Le jardin

74. Zosteros du Cap

Le soir, je fais une petite randonnée avec Janet, George et Alice les 32 golden retriever jusqu'à une cascade où l'été les habitants de Sabie se baignent.
75. Cascade

76. George et Alice 😛

Le soir, resto à Sabie au Wild fig tree. Bonne adresse!
Lundi 27 août 2012 - Sabie - Route des Panoramas - 191 km
Après un petit déjeuner copieux, nous prenons la route vers Sabie vers le nord. Nous avons prévu aujourd'hui de visiter la route des Panoramas. Il y a plusieurs sites à visiter tout au long de la route. Le concept est simple. Un parking payant (en 10 et 20 Rands) Des vendeurs de souvenirs Un accès parfois payant au site (entre 10 et 20 rands par personne)
Nous nous arrêtons tout d'abord à Pinnacle, un éperon rocheux.
77. Pinnacle

Nous poursuivons notre route jusqu'à God's Windows où la vue porte à des dizaines de kilomètres vers l'est.
78. God's window

Après une petite marche de 20 minutes nous traversons la Rain forest et toute l'Afrique du Sud s'ouvre à nous.
79. Vue depuis la Rain forest

Il faut marcher une petite vingtaine de minutes pour accéder à ce point de vue et peu de monde fait l'effort. La plupart des visiteurs rechignent à marcher un peu, qui plus est lorsque ça monte. Nous sommes récompensés. 80. La Rain forest

81. Les boutiques de souvenir

Ensuite, nous filons jusqu'àu site des Three Rondavels
Il y a plus de monde et il faut un peu jouer des coudes mais bon... faut pas exagérer, tout se fait gentiment... Dès que les 3 pénibles de service qui se mettent devant tout le monde en se photographiant avec en arrière plan le paysage sont partis tout va mieux! 😛 Et que je me mets de profil et que je me mets de face et que je me mets de dos(!!). J'ai envie d'en aider un à se prendre en photo en train de chuter mais ça ne se fait pas! 😇
82. Les Three Rondavels

83. Les boucles de la Blyde river

Nous croisons à nouveau des écoliers qui descendent d'un car scolaire.
84. Regarde l'oeil et le sourire de cet élève!

Ces enfants illuminent les lieux. 🙂
Nous quittons les lieux et nous nous rendons à Bourke's Luke Potholes pique-niquer.
Notre repas avalé, nous partons visiter cette partie de la route des Panoramas. C'est très beau.
85. Bourke's Luke Potholes

86. Bourke's Luck Potholes

Nous allons jusqu'au bout du site (au moins jusqu'à l'endroit où les visiteurs ont le droit de se rendre)
87.

Nous repartons et faisons un stop rapide à Lisbon Falls
88.

Nous nous concertons et décidons de ne pas nous rendre à Pilgrim rest et préférons nous balader en ville à Graskop. Quelques vendeurs à la sauvette, des boutiques de souvenirs plutôt chères et des restaurants. La ville est paisible mais manque de charme.
Nous sommes de retour à Sabie où nous achetons des fruits et faisons quelques courses.
Petit break et rafraîchissements dans la chambre puis nous dînerons à nouveau en ville ce soir.
Mardi 28 août 2012 - Sabie -Motswari - 290 km
Ce matin, je me suis levé avec une boule au ventre, une appréhension. L'impression qu'il y a quelque chose qui va foirer. J'en touche un mot à Isa. Nous prenons notre petit déjeuner et faisons nos adieux à John et Janet, les remerciant de leur délicieux accueil.
Nous devons remonter vers le nord pour nous rendre dans la réserve privée de Motswari à Timbavati. Plutôt que de reprendre la route de l'aller par Hazyview, nous décidons de partir par la route des Panoramas et de traverser les villes de Graskop Leboeng et Hoedspruit. Lorsque nous traversons Sabie, Isa me m'avertit: "Attention au stop". Je marque le stop et redémarre... Pas de chance un flic est au milieu de la route. Il m'arrête et me dit que je n'ai pas marqué le stop. 😠 Bon... la v'la la boule au ventre. Heureusement, j'ai une technique bien particulière lorsque je croise un flic dans un pays étranger. Je prends mon meilleur accent français et explique au type que j'ai bien marqué le stop mais que je regrette de ne pas l'avoir assez marqué, etc. Je me confonds en excuses. Le flic ne veut rien entendre et me met sous le nez un document sur lequel je lis que ne pas marquer un stop va me coûter 750 Rands (75€). Isa commence à se fâcher... faut pas. Le type me demande si on est en vacances. Ben oui. en moi je pense qu'il le sait bien. Il y a un macaron gros comme ça sur la pare-brise de la voiture indiquant que nous sommes à bord d'un véhicule de location. Cible facile. L'agent, me propose alors de ne payer que 600 Rands car nous sommes touristes. Combien? 500 je lui demande? Non 600! P... il fait ch... ce c... Non seulement il est de mauvaise foi mais en plus il veut m'arnaquer et s'en mettre plein les poches. Je pèse le pour et le contre. Finalement je cède et lui verse l'argent. Heureusement il ne me fait pas la morale en plus! On reprend la route Isa et moi en bougonnant. Ca nous gâche le plaisir.
Le temps est couvert et nous sommes heureux d'avoir bénéficié d'un beau soleil la veille.
Arrivés à Hoedspruit, nous faisons quelques courses avant de nous engager dans la réserve privée de Timbavati.
89. Borne routière dans Timbavati
Nous nous acquittons des droits d'entrée (120R) et parcourons à petite vitesse la quarantaine de kilomètres qui nous mènent au Motswari lodge.
Nous arrivons vers 13h00 et là, commencent 2 journées magiques où nous sommes pris en charge du matin jusqu'au soir. 🙂. Une limonade à l'accueil, les recommandations d'usage concernant la sécurité et nous prenons possession de notre bungalow.
A 14h30, le déjeuner est servi. Salades, fruits, fromages, nous tournons autour de ces agapes avec les autres invités du lodge.
90. La salle de restaurant!

Après ce premier repas, le rendez-vous est fixé à 15h30 pour un départ en game drive.
91. Le Range Rover

Nous sommes 6 passagers dans le Range Rover. Un couple d'allemands et un couple de suisses. Le guide Chad et le tracker Moussa
92. Voici la vue que l'on a depuis le Range Rover. Moussa le tracker et Chad le guide

93. Traversée d'une rivière

94. Jabiru d'Afrique

95. Autour Chanteur

Après quelques kilomètres de pistes à traquer les animaux, nous nous rendons à l'endroit où des lions ont tué un buffle 2 jours plus tôt. Les lions sont toujours là. La scène est paisible mais l'odeur pestilentielle est insoutenable. 🤪
96. Des vautours nous signalent la scène comme des panneaux indicateurs

97. Une lionne après le festin

98. Il y a des restes

Pour arriver jusqu'au lieu, nous avons traversé des endroits improbables. Là, le game drive en réserve privée prend tout son sens. Les guides vont où bon leur semble sans limites, excepté les difficultés rencontrées par le véhicule.
Nous regagnons dans le froid le camp à la nuit tombée vers 19h00. Nous nous rafraîchissons dans notre chambre avant de rejoindre le bar où nous buvons un verre avant de dîner. La salle à manger en plein air autour d'un grand feu est magnifique et digne d'un 4 étoiles quant à la qualité de la cuisine et d'une centaine de millions d'étoiles en ce qui concerne la décoration.
99. Salle à manger Motswari

Il est 21h lorsque nous finissons de dîner. Nous rentrons escortés à notre bungalow. Nous sommes enchantés et repus. Je ne me souviens pas m'être allongé pour me coucher dans mon lit...
Mercredi 29 aout 2012 - Motswari
... Pourtant je me réveille sans problème à 4h50 lorsque notre guide toque à notre porte. "Y dors jamais çui là?" 😉 Nous nous levons en sursaut. Pas question d'être en retard pour un rapide collation et pour notre premier game drive matinal. Départ à 6h00. Petit café rapide et nous reprenons les pistes avec notre couple d'allemands. Ulla et Siegfried. une girafe...quelques éléphants,
100. Un jeune éléphanteau accompagné de sa mère

101. Un guépard

Le ton est donné. 🙂
Vers 8h00 nous prenons un café au bord d'un point d'eau
102. Pause café

Puis nous nous rendons à une retenue d'eau où des Cobes des roseaux s'abreuvent sous le regard d'hippopotames
103. Nénuphars

104. Rollier à longs brins

Nous retournons à la base vers 10h00 où nous prenons un solide petit déjeuner (faut bien tenir jusqu'au repas de midi...) 😇
105.

Soudain, un troupeau d'éléphants traverse le lit de la rivière jouxtant notre salle à manger...
106.

Nous assistons longuement à la scène et prenons beaucoup de plaisir à les regarder vivre.
107. Eléphants s'abreuvant

Entre le petit déjeuner (de 10h00) et le repas du midi (de 14h30), les hôtes vaquent à leurs occupations. Sieste, lecture, piscine.
108. Des phacochères investissent le camp sous nos yeux

Avant le déjeuner, nous choisissons de suivre une conférence organisée par un guide sur la vie sauvage et le métier de tracker. Nous ne saisissons pas tout mais la passion qui anime l'homme est indéniable.
Le rythme de la veille reprend. Déjeuner et départ pour le game drive de l'après-midi.
Cette sortie nous réserve une belle surprise. Tout d'abord, au point d'eau nous observons des koudous, cobes, girafes, et un saurien.
109. Crocodile

Nous repartons sur les chemins et notre guide aperçoit un léopard. Malheureusement celle -ci (il s'agit d'une femelle) est située assez loin de nous et n'est pas vraiment visible à travers les frondaisons. Qu'a ne cela ne tienne, nous faisons demi-tour et au prix de quelques acrobaties en Range Rover nous nous retrouvons dans le lit sablonneux de la rivière à chercher un accès.
110. Chad cherche un passage

Après quelques aller-retours, nous nous trouvons cette fois en contrebas du rocher où trône la léoparde!!
111. Léoparde M'Pali

Au bout de quelques minutes, elle descend et traverse devant nous sans nous jeter un seul regard.
112.

113. Elle longe la rivière

...et s'en va en aval puis sur l'autre rive pour disparaître dans les fourrés.
114.

Nous sommes vraiment heureux et privilégiés. Quatre touristes avec 2 guides rien que pour nous. De vrais efforts de notre guide pour nous amener vers une belle vue. Fantastique!
Nous quittons le site pour rôder sur les pistes de la réserve. L'oeil exercé du tracker Moussa aperçoit un rhinocéros dans les frondaisons. Après encore une fois des tours et des détours à travers la forêt dense pour éviter rochers et fossés, nous approchons le rhinocéros. Il s'agit en fait d'une mère et de son petit. Ce dernier à 8 mois. Il est né en janvier. Il est amusant de le voir avec des gestes patauds imiter sa mère en grattant le sol avec sa corne ou en s'essayant à descendre et monter dans un fossé.
115. Rhinocéros et sa mère

Je regrette secrètement que ces rhinos ne se soient pas placés dans le soleil couchant, la photo aurait été meilleure 😛
Retour à Motwari, apéritif, dîner sous les étoiles avec une bouteille de vin sudaf en compagnie de notre couple d'allemand avec qui nous avons sympathisé. Nous nous couchons, vannés, et nous endormons de suite.
Jeudi 30 aout - Motswari - Skukuza Kruger - 240 km
Comme la veille, Chad nous réveille à 4h45. Nous le retrouvons autour des muffins et du café ainsi que Moussa et toujours nos allemands. Chad nous demande de nous dépêcher afin de ne pas partir trop tard.... effectivement, au lieu de quitter le camp à 6h00 nous sommes sur les pistes et dans le froid dès 5h45 🙂. Nous tournons sur les chemins depuis trois quarts d'heure lorsque Moussa voit des lions. Soyons clairs: Sans le guide ou le tracker (peut-être même les deux) on ne verrait rien par nous même. Il est extraordinaire de constater que ces gens déchiffrent dans la nature ce que nous ne verrions pas même sous nos yeux. En cela un séjour en réserve privée reste incomparable.
Il y a là un buffle tué la nuit dernière avec un clan de lions. Un mâle, 2 lionnes et un jeune mâle. Ils sont tous les 4 repus, le ventre plein autour de la carcasse. Nous approchons en Range Rover lorsque soudain une lionne se lève subitement en grognant. Le guide n'a pas vu le signe du tracker assis à l'avant de notre véhicule et nous sommes entrés dans l'espace vital du clan! (Si vous avez vu Dirty Dancing, vous savez que chacun a un espace... et ben les lions c'est pareil 😛)
116. La lionne, aux aguets nous surveillant

Une prompte marche arrière d'une dizaine de mètres et chacun se détend. La lionne et Moussa le tracker à l'avant de la voiture. Nous observons de longues minutes la scène
116. Jeune lion jouant avec la carcasse du buffle

117. On ne joue pas avec la nourriture!

118. L'oeil attentif du mâle

Le mâle quitte le groupe pour s'abreuver au point d'eau tout proche
119. Mâle se désaltérant

Nous repartons lorsqu'à nouveau un léopard est signalé. Ce dernier game drive se termine en apothéose. 🙂🙂
Nous nous plaçons en attente et la léoparde traverse devant nous.
120.

Nous la suivons à travers le bush puis elle disparaît dans la nature. Elle a néanmoins eu le bon goût de se placer dans la lumière du soleil matinal pour que nous puissions faire de belles photos.
121. Léopard dans le soleil matinal

Nous retournons au camp pour la dernière fois, prenons notre petit déjeuner et quittons avec grands regrets le Motswari à 11h00 en direction du parc Kruger et de Skukuza.
La route se passe bien et entrons dans le parc vers 14h00 et après avoir parcouru 35 km nous faisons le check-in et restons au bungalow pour un temps de repos.
122. Bungalow Skukuza

Nous repartons ensuite pour notre game drive de l'après-midi mais en solo cette fois et en restant sur les pistes! Plus question de traverser des forêts d'acacias! Des babouins, des girafes, des impalas... on redescend d'un cran. Plus de fauves. Qu'importe, nous prenons aussi du plaisir à voyager tous les deux à notre rythme.
Le soir j'ai prévu un petit braai tout simple. Après avoir mangé et bu pendant 2 jours, un peu de diète nous fait du bien! J'ouvre le coffre de la voiture et me rend compte qu'il ne me reste que 2 malheureuses bûches. Ca va être dur de faire des braises avec ça. Un voisin me voyant en peine (je fais bien le mec qui n'y arrive pas) m'offre le complément en bois. Ca nous permet de faire griller correctement les saucisses Sudafs (Worns).
123. Braai

Vendredi 31 aout - Skukuza Berg-En-Dal Kruger - 172 km
Nous quittons notre bungalow après avoir pris notre douche comme chaque matin. La route empruntée est la S114 qui est magnifique car elle longe de gros rochers. Par contre, nous croisons peu d'animaux!
124. La piste S114

125. Des Ouettes d'Egypte (ainsi nommées pour leur maquillage similaire aux anciens égyptiens)

Comme à l'accoutumé, nous voyons des girafes, des élephants, des impalas et 3 rhinocéros. Lorsque nous remontons la H3 vers Afsaal, nous voyons un lion couché en travers de la chaussée. Il respire avec difficulté. Nous ne savons pas comment réagir. Photo? Pas de photo? Appeler les secours? Interroger les autres passagers des véhicules? Quelques-uns ont un téléphone à l'oreille, on fait une photo volée et on reprend notre chemin vers le nord où nous stoppons à Afsaal. Nous nous offrons un bon café et une gaufre
126.

127. La piste S25, de superbes couleurs ocres et rouges

Nous arrivons à notre ultime étape dans le Parc Kruger et pique-niquons avant d'aller à notre bungalow faire un peu de lessive et quelques courses. Nous déjeunons avec la rivière en contrebas sous le regard envieux des babouins. Je remarque ce jour que les babouins les plus agés savent ouvrir les poubelles pour aller chercher les restes des friandises ou des repas dont nous nous débarrassons. Les plus jeunes parient sur le vol.
Le game drive de l'après-midi ne nous offrira rien de grandiose. Un léopard et des lions au loin qui ne nous émeuvent pas, touristes blasés que nous sommes devenus depuis notre séjour à Motswari! (Mais non... les fauves étaient trop loin! 😛)
128. Girafe alentour de Berg-En-Dal

129. Des rhinocéros au point d'eau
Retour au camp à 17h50. Apéro et dîner au resto de Berg-En-Dal. Pas génial. 😕.
Samedi 1er septembre - Berg-En-Dal Kruger Santa Lucia- 644 km
Aujourd'hui, nous avons une longue étape à faire et nous nous levons un peu plus tôt que d'habitude à 5h45. Petit déjeuner vite avalé, une douche, le chargement de la voiture fait, nous quittons le camp avant 7h00 en direction de Santa Lucia sur la côte.
Nous sortons à Malelane Gate qui se situe à l'extrême sud du parc Kruger et empruntons la N4 jusqu'à Kaapmuiden en nous acquittant au passage de divers péages.
Ensuite nous joignons Barbeton, Badplass et prenons la direction de Lochiel.
Les paysages se succèdent
130. Ici, des Bougainvilliers

Après Badplass, nous traversons une ville qui n'est pas sur la carte 😮. Nous sommes samedi et la ville est bondée!
131.
Nous évitons les nombreux piétons et les véhicules et continuons notre route mais tout d'abord sur une route moins large, puis des pistes larges et enfin des pistes étroites. Je pense que nous nous sommes trompés. Lorsque nous croisons un de ces minibus qui transporte les habitants, je m'arrête et interpelle le chauffeur. Je lui demande la direction de Lochiel et il m'annonce que je dois faire demi-tour puis prendre à gauche dans la ville que nous avons traversé 20 minutes plus tôt.
Aussitôt renseignés, nous faisons demi-tour et reprenons le chemin. Effectivement, la destination de Lochiel est indiquée mais nous le n'avions pas vue lors de notre premier passage car nous étions trop préoccupés à faire attention aux piétons et aux feux.
Nous continuons notre périple vers Lochiel puis Piet relief où nous marquons une pause pour trouver de l'argent. Pas de chance, tous les distributeurs de la ville sont vides. La suite du voyage nous fait passer par Pongola où nous nous arrêtons pour déjeuner et trouvons enfin de l'argent.
Nous reprenons la route mais au fûr et à mesure que la côte approche, le ciel se sali et quelques ondées marquent le pare-brise. Nous joignons Santa Lucia peu avant 16h00. Nous avons prévu de rester 2 nuits à Santa Lucia Guesthouse. Nous avions hier environ 30°C et sommes descendus à 17°C avec des nuages. Nous ne le savons pas encore mais les grosses chaleurs, c'est terminé pour nous cette année!
Santa Lucia est une petite station balnéaire très calme et très jolie. Comme d'habitude le clivage est très marqué entre la population noire et blanche. Les barbelés sur les clotures des maisons, les barreaux aux fenêtres, les chiens derrière les grilles. 😕.
Nous dînons au Ocean's Basket, excellent restaurant de fruits de mer. Je recommande l'adresse. Prix doux et belle carte des vins!
dimanche 2 septrembre - Santa Lucia - 93km
C'est dimanche et nous faisons la grasse matinée jusqu'à 7h00 Le petit déjeuner est servi à 8h00 et nous partons en direction de la réserve de Ismangaliso Wetland Park et Cape Vidal. Nous payons l'entrée 120 R, la Wildcard nationale ne fonctionne pas pour ce parc.
132. L'entrée de Cape Vidal

Après le passage de la gate, nous empruntons Vlei loop. Nous serpentons au milieu des dunes entre points d'eau, forêts et paysages magnifiques.
133. Vlei loop

Nous observons de nombreux Koudous puis nous nous rendons à Mission Rocks Lookout qui offre un somptueux point de vue sur la partie ouest du parc.
134. Mission Rocks Outlook

Un peu plus loin, nous avons accès à l'océan. Un panneau indique à l'entrée du parking que le nombre de véhicule autorisé en stationnement est d'une vingtaine (de mémoire). J'ignorai cela. Fort heureusement, il n'y a qu'une quinzaine de voitures parquées et nous pouvons nous arrêter à cet endroit. Une courte marche nous mène vers l'océan. Nous pouvons enfin toucher l'eau.
135. L'océan Indien
Il y a de nombreux pêcheurs sur le rivage armés de matériel de pointe.
136.

La température est douce et nous profitons de ce moment pour marcher sur les rochers entre les crabes
137.

Le bout du parc est proche et nous arrivons au point nommé Cape Vidal. Il y a toute une station balnéaire à cet endroit. Parkings, village de tentes et bungalows, sanitaires, etc. L'ensemble sous les pins. Nous allons jusqu'à la plage où les Sud-africains passent leur dimanche.
138. Cap Vidal

139. La plage de Cap Vidal

Le retour se fait via le loop de grassland. Après avoir roulé au beau milieu d'une plaine entre les points d'eau
140. Pélicans à Catalina Bay

141. Hippopotame

Nous nous trouvons entre les dunes avec des koudous, des Cobes des roseaux et quelques buffles.
142. Les dunes de Cape Vidal

143. Les dunes de Cap Vidal

144. Zèbres et Cobe des roseaux sur le même cliché

145. Rhinocéros

Ce parc a été un de nos grands coup de coeur! Nous avons dans la journée vu des palmiers, des dunes, l'océan et des animaux que nous observons habituellement dans des paysages désertiques.
Nous sommes de retour au B&B à 15h30 et après un peu de repos et un café, décidons de partir à pied faire le tour de la ville sur les conseils de notre hôte. La marche est longue et nous la faisons assez vite car la nuit tombe vite et nous n'avons pas envie de nous trouver nez à nez avec un hippopotame dont les balades nocturnes à travers la ville sont fréquentes.
Nous partons en direction de l'est vers la rivière Imfolozi et Ocean view Point.
146. Nous sommes prévenus!

147. Accès à Ocean viewpoint par l'est (les arbres sont en permanence penchés par le vent absent ce jour là)

148. Ocean View Point

149. Parking de Ocan View Point à l'ouest

Nous rentrons à la guesthouse au pas de course et finissons notre balade quasiment dans la nuit. Nous retournons au restaurant de la veille car le choix de poissons est énorme. Il nous aurait fallu encore une soirée pour goûter tout ce qui nous aurait fait envie. Accompagné d'un Chardonnay Chenin Blanc, la journée se termine en beauté!
Lundi 3 septembre - Santa Lucia Kosi forest lodge - 230 km
Rendez-vous est pris avec nos hôtes pour prendre le petit déjeuner de bonne heure car nous avons de la route à faire pour joindre Manguzi au fin fond du Kwazulu-Natal où nous devons passer les 2 prochaines journées. La route se déroule sans accroc et c'est après avoir passé de nombreux ralentisseurs sur une route toute neuve que nous arrivons à Manguzi. Comme d'habitude, la ville grouille de monde. Musique à fond, femmes, enfants, hommes, tout le monde s'affaire.
150. Manguzi

Nous avons rendez-vous avec la navette du Kosy Forest lodge car celui-ci n'est joignable qu'en 4x4, gage de solitude. A midi, notre guide se présente à la station service où le rendez-vous a été fixé et nous laissons notre propre véhicule sur le parking d'un lodge avec lequel le Kosi Foret lodge a des accords de gardiennage. Nous transbordons nos bagages dans le Range Rover de Jerom notre guide et partons en direction du camp où nous arrivons une demie-heure plus tard. Entre un accès "paumatoire" et la difficulté de la piste, le 4x4 s'impose comme moyen de locomotion!
Nous faisons le check-in et intégrons notre tente. Le Kosi Forest lodge se situe dans les étendues sauvages de Ismangaliso Westland reconnu patrimoine mondial. Les suites sont construites en bois et recouvertes de toiles de tente, les salles de bain à ciel ouvert. nous sommes sur la rive du lac Shengeza.
151. Notre tente

152. La salle de bains

Nos repères pris, nous déjeunons sur le deck prévu à cet effet. Nous sommes en compagnie d'un couple d'anglais. Puis nous partons pour un bushwalk de 2 heures dans la forêt de rafia à la recherche de l'aigle palmé. Si la balade est sympa, le vent, violent, et la fraîcheur de la température nous fatiguent assez vite. Peu d'animaux, pas d'oiseaux ou presque, je suis déçu. 😕. Le guide fort heureusement nous explique la façon dont vivent les villageois aux alentours et la façon dont ils utilisent la forêt et ses ressources pour vivre. Le peuple habitant de part et d'autre de la frontière avec le Mozambique sont les Tsonga dont est issu notre guide.
153. Palmiers rafia

154. Forêt de palmier rafia

Nous retournons à nos cabanes sur pilotis et dînons. Nous rencontrons un couple de français alsaciens. Très sympas. Ils sont comme nous à la fin de leur séjour et nous les retrouverons par hasard à l'aéroport dans quelques jours. A noter qu'au Kosi Forest lodge la cuisine est la meilleure de tout ce que nous avons goûté tout au long de notre séjour! 🙂🙂🙂
Mardi 4 septembre - Kosi Forest lodge - 0 km
La seule activité prévue dans le cadre de notre séjour est une balade en canoë. Le personnel du lodge essaie bien de nous vendre une excursion d'une journée sur le lac mais le mauvais temps et le froid nous en dissuadent. Nous partons après le petit déjeuner avec Jerom sur le deuxième lac. La balade est sympa et nous observons cette fois plus d'oiseaux que la veille le vent étant tombé.
155. Martin pêcheur géant

156. Anhingas

157. Anhingas

158. Aigle pêcheur

159. Vue depuis le canoë

Nous sommes de retour à midi pour déjeuner et passons l'après-midi au bord de la piscine un livre à la main et les polaires sur les épaules. Il fait gris, il fait froid, il pleuviote... bref, c'est pas des vacances...🙁.
Nous dînons d'un splendide repas et allons nous coucher
Mercredi 5 septembre - Kosi forest lodge - Imfolozi - 302 km
Il a commencé à pleuvoir vers 4 heures cette nuit.Nous sortons de la tente pour prendre une douche. Il fait approximativement 10°C et la salle de bain extérieure à sacrément perdu de son charme 😕. Le petit déjeuner pris, nous décidons de quitter le site pour retrouver notre voiture plus tôt que prévu car il n'y a rien d'autre à faire que prendre la route.
La route est bonne bien que faite sous la pluie. Nous arrivons au parc de Imfolozi où nous devons dormir au camp de Mpila.
160. Imfolozi

Ces dernières semaines le parc a brûlé sur une grande partie. Je te laisse imaginer l'opération: pluie + paysage brulé + brouillard + froid = mal de tête² x déprime Nous parcourons la route entre l'entrée du parc et le camp à vitesse réduite mais les paysages bouchés n'offrent que peu de visibilité. 🤪
161.

J'espérais beaucoup de ce parc mais il ne nous a pas offert grand chose. Même le camp de Mpila si réputé est désespérant de tristesse. 😕
162. Mpila

Il fait froid dans le bungalow. Nous ressortons faire un game drive sur les pistes nord du parc.
Quelques rhinocéros, quelques girafes et c'est tout. Il pleut toujours. une pluie forte, épaisse qui mouille!
163.

Nous retournons au chalet. Le morceau de viande acheté sur la route ne pourra pas se faire griller au braai, nous le ferons au four.
Heureusement, demain sera un autre jour! 🙂
jeudi 6 septembre - imfolozi - Winterton 571 km
Il a plu toute la nuit. Toute la nuit? Oui!
Nous quittons le parc de bonne heure et après avoir aperçu 3 rhinocéros, nous prenons la route en direction du Drakensberg. Mtubatuba puis Empangeni puis la route des batailles Merlmoth, Nqutu Dundee et Ladysmith J'aurai aimé m'arrêter visiter un site mais la route est très difficile car la pluie continue, le brouillard et les dépassements de véhicules lents sont épuisants. L'attention est très importante. Il y a de gros travaux routiers autour de la N3 qui relie Durban à Johannesbourg à hauteur de Ladysmith. Nous en profitons pour nous égarer un petit peu vers Colenso. Une charmante conductrice nous voyant sur le bas côté en train de déchiffrer notre carte routière s'arrête et nous indique la bonne direction. Ne vous fiez pas au panneaux, allez tout droit! effectivement nous arrivons (sous la pluie) à Winterton. Nous passons au syndicat d'initiative qui nous trouve une chambre. Au passage la préposée nous prend 10% de commission ce qui porte le prix de la piaule à 770 R au lieu de 700 😮.
Le Swallows Nest B&B est tenu par Molly. Une femme de 70 ans très sympathique qui vit au mileu de meubles et de tapisserie aussi âgés qu'elle. Notre chambre est vieillote mais le principal est d'avoir trouvé un toit pour passer la nuit. Plus tard dans l'après-midi nous roulons vers Champagne Castle Valley. Pluie, brouillard, etc. Les paysages sont mornes et nous faisons demi-tour pour reprendre des forces à la chambre. Un bain, du repos et nous ressortons dîner au Thokosiza. Restaurant correct sans plus. Je profite de la liaison internet pour regarder la meteo sur mon mobile. La prévision pour le lendemain n'est pas bonne mais heureusement meilleure pour le samedi. On Verra bien... il pleut toujours.
Vendredi 7 septembre - Royal natal 127 km
Nous faisons notre toilette dans la baignoire, il n'y a pas de douche. Pas évident pour se laver les cheveux. Molly nous a fait préparer le petit déjeuner. Correct sans plus. Par contre le café est imbuvable et finit dans le lavabo de la chambre. nous croisons à table ce matin là des techniciens de cinéma qui tournent un film sur Nelson Mandela. Amateurs de cinéma nous aurions aimé parler avec eux mais leur mutisme n'incita pas à la conversation. Ce matin, la solution qui s'offre à nous consiste à visiter Cathedral Peak et pourquoi pas y randonner. Peine perdue. Il fait froid (9°C) il pleut encore et toujours.
164.

165. Champagne Castle

Nous nous rendons jusqu'à Didima et visitons le musée Didima Rock Art Center. Au moins nous y serons au chaud. Nous allons au guichet où une employée frigorifiée nous prévient que les films diffusés dans l'auditorium ne fonctionnent pas. comme le chauffage d'ailleurs. Bon..ok... nous serons à l'abri alors! Il y a tout de même quelques fuites dans le toit de chaume du musée mais globalement nous sommes au sec. Nous visitons les salles d'exposition et repartons en direction du Royal Natal où j'ai réservé un hôtel proche du parc. Le Tower of Pizza.
166. Village du Drakensberg

Nous arrivons vers 13h00 et prenons possession de notre chalet. J'achète du bois pour faire flamber dans la cheminée.
167. Tower of Pizza

Il pleut, il fait froid. On se fait un après-midi cinéma sur l'ordinateur et nous allons le soir à la pizzeria. La salle est chauffée par une cheminée d'angle qui réchauffe les clients situés à moins de 2,50 mètres. nous sommes à 8 mètres. Il fait froid. 🏴☠️ . Décidément...
Samedi 8 septembre - Royal natal 33 km
Dernière chance pour aller randonner dans le Drakensberg. Ce matin il ne pleut plus. 🙂. Nous allons enfin pouvoir profiter de ces paysages extraordinaires. Nous avalons vite fait notre petit déjeuner dans la grande salle de la pizzeria que réchauffe un soleil qui perce les nuages!
Aujourd'hui, nous avons prévu de faire la randonnée de Tugela Gorge. 14 km aller retour et une marche de 6 heures.
Nous prenons la direction du camp de Thendele situé à 1580m alt et nous nous garons sur le parking réservé aux randonneurs. Il y a là quelques véhicules. 4 ou 5 tout au plus.
Nous nous enregistrons sur le cahier destiné à cet effet et quittons la place en direction du sentier.
168.

Nous nous sentons revivre sous le soleil et la montée progressive mais constante vers les gorges est facile. Les mollets inactifs depuis plusieurs semaines ne souffrent pas.
169. Thukela River

Les paysages se succèdent. Tantôt arides, tantôt dans le plus pur style "rain forest"
170.

Au bout de 2 heures, nous devons traverser la rivière qui est assez haute. Si avec mes grandes jambes et mon agilité naturelle (😮 silence au fond) je franchis tel un cabri la difficulté en utilisant les rochers, Isa tourne, retourne, détourne, cherche un passage de longues minutes avant de se résigner à se déchausser et à franchir le torrent les pieds dans l'eau glacée! Par trois fois, elle renouvellera l'opération.
171. en tirant la langue pour un meilleur équilibre!

Ensuite nous escaladons une échelle, dernière difficulté avant d'atteindre la chute d'eau.
172.

Ce n'est pourtant pas la dernière difficulté. Il faut ensuite escalader entre racines et pitons métalliques fixés dans les rochers sur une hauteur d'une dizaine de mètres. Pour le coup, Isa reste en bas et je m'élance seul à l'assaut. Arrivé en haut, la forêt est traversée par un chemin qui mène à une toute fine chute d'eau. La fameuse chute Tugela qui est la plus haute du monde (ou un truc comme ça). Je n'ai pas d'appareil photo mais croyez moi, ce n'est pas à la hauteur de la difficulté que nous avons eu sur cette dernière heure. Nous redescendons l'échelle d'acier et pique-niquons le long de la rivière. Nous avons mis 4 heures.
173.

Nous repartons en sens inverse en direction du camp Thendele. La descente est plus fatigante que la montée, il faut toujours retenir son poids et les genoux (les miens surtout) morflent.
174. Eastern Buttress 3011 m

175.

Nous sommes de retour à 15h30 au parking soit 6h30 après le départ.
Une boisson gazeuse avalée au visitor center et nous retournons le coeur léger et les jambes lourdes à notre bungalow.
Le soleil a finalement fait son grand retour la veille de notre départ et nous ne resterons pas sur une note négative.
176. Entrée Tower of Pizza

177. Le repos d'un des deux "héros"

Dimanche 9 septembre - Royal natal- Johannesbourg 416 km
Dernier jour en Afrique du Sud! Nous quittons sans nous presser notre chambre et prenons la route en direction de Johannesbourg. Nous arrivons à l'aéroport au bout de 4 heures de route et enregistrons nos bagages. Un arrêt à Zurich, l'arrivée à Paris le lundi matin. Le mardi nous reprenons le travail.
178.

Le bilan en chiffres
5300 km 45 kg de bagages enregistrés 2700 photos 1 heure de vidéo 1300 litres d'eau de pluie sur notre chemin 😛 des tonnes de bons souvenirs
Le bilan coup de coeur
Nous avons été agréablement surpris de nos rapports avec les sud africains. Nous nous attendions à des relations tendues, il n'en a jamais été question. La qualité des hébergements et le nombre de ceux-ci sont au-dessus de la moyenne. Les prix sont bas vis-à-vis de notre pouvoir d'achat européen. Inaccessible pour les habitants.
Nous avons aimé l'Afrique du Sud. Les paysages, les animaux, les gens, les routes, l'océan.
Isa et FredXIII 🙂
Merci aussi à tous les intervenants sur VF qui m'ont donné à tour de rôle de précieux conseils. 🙂 Nos deux grands enfants ont d'autres projets pour l'été 2012, nous serons donc tout comme 23 ans auparavant, en couple. 🙂
Voici ci-dessous la carte de notre parcours.
Une boucle, de Johannesbourg à Johannesbourg

Vendredi 17 août 2012 - Johannesbourg-Thabazimbi - 226km
Ce soir, nous prenons l'avion pour Johannesbourg. Je travaille cette journée là et en milieu d'après-midi un collègue me dépose à l'aéroport de CDG 1 avec nos 40 kg de bagages, le sac photo, l'ordinateur et le sac contenant le roadbook et les cartes. Isa a passé la journée à la maison. Courses et frigo à remplir pour nos 2 enfants qui restent à la maison. Elle me rejoins en train. Nous enregistrons nos bagages au comptoir Swiss en direction de Zurich où nous attend notre A340 qui doit nous porter jusqu'à Johannesbourg, décollage à 22h30. La première partie du vol se passe parfaitement et nous nous reposons dans les fauteuils du splendide aéroport de Zurich en attendant notre vol nocturne.
1. Vue sur l'aéroport de Zurich

Notre vol de nuit se déroule sans encombre... comme un vol de nuit qui ne se fait pas en classe business ou en première... Je glisse tant bien que mal mes pieds sous le siège devant moi, soulève légèrement l'accoudoir qui me sépare d'Isa pour insérer ma cuisse et me permettre de déplier mes grands compas, applique autour de mon cou cette espèce de coussin cylindrique pour ne pas souffrir des cervicales. Je suis paré. Bref, le lendemain matin je porte sur le dessus du pied la marque de la barre centrale du siège devant moi, j'ai un bleu à la cuisse car Isa a appuyé toute la nuit sur l'accoudoir central et je souffre des cervicales. Du bonheur je vous dis les vacances... et quand je pense qu'il y en a qui croient qu'on s'amuse. 😉
Samedi 18 Août 2012
Il est 9h30. Nous sortons de l'avion, récupérons nos bagages et trouvons sans peine la sortie pour prendre possession de notre véhicule. Nous avons loué auprès du prestataire habituel qui a réservé pour nous un véhicule chez Avis. Il y a peu de monde, la prise en charge est rapide. Nous héritons d'une KIA Sportage d'une couleur qui reste à définir... sur le contrat, il est noté Bronze. Bon ben bronze alors.
2. Le parking Avis et notre Kia Sportage... bronze!

Ayant prévu de faire de nombreux game drive, notre garde-robe se concentre sur des habits sans couleurs vives. La règle est le kaki, le brun, le marron. Là c'est gagné! Avec cette voiture! on est sûr, de ne pas passer inaperçus... 😇
Nous quittons l'aéroport en direction de Pretoria, route qui nous mènera vers notre première étape Thabazimbi au nord de l'Afrique du Sud via la N1. Comme d'habitude lorsqu'on arrive dans un nouveau pays, on se paume un peu autour de Johannesbourg et de ses autoroutes à 2 fois 6 voies! Nous nous arrêtons dans un centre commercial à Irene où un client nous renseigne sur la direction à prendre. Nous le remercions chaleureusement et après quelques courses au Pick and Pay local joignons la bonne autoroute. En avant! Le ciel est gris, il fait 14°C mais nous sommes en chemin pour d'autres horizons!
3. L'autoroute N1 que nous empruntons jusqu'à Bela-Bela

Après un arrêt rapide pour déjeuner à Bela-Bela, nous arrivons en milieu d'après-midi à Thabazimbi où nous avons réservé une chambre...
4. L'arrivée à Thabazimbi

...au Maroela Guest house.
5. Vue depuis le balcon de Maroela Guest House - La ville à nos pieds, nous profitons de la douceur de la soirée

Dimanche 19 Août 2012 - Thabazimbi-Marakele - 40 km
Nous sommes réveillés de bonne heure dès 6h00 par les chants des oiseaux qui sont dans les arbres en contrebas (cela dit ils sont rarement dans les canalisations ou sur la descente de lit 😉) et attendons patiemment 8h00 pour descendre dans la salle à manger où nous sommes reçus pour le petit déjeuner. Nous sommes les 2 seuls hôtes présents mais il y 2 personnes en cuisine et une en salle pour s'occuper de nous. Après avoir échangés quelques propos et avalé ce délicieux petit déjeuner, nous partons en direction du parc de Marakele à quelques kilomètres de là. Nous présentons notre Wild Card achetée quelques jours plus tôt sur le site www.sanparks.org ainsi que notre réservation pour le Tiopi tented camp. L'agent d'accueil nous remet les clefs de la tente en nous recommandant de ne pas nous présenter avant 13h00, le personnel devant faire le ménage. Ca nous va bien; nous n'aurons pas à revenir au bureau et nous pouvons donc nous engager sur les pistes les plus lointaines à travers le parc.
6 . Entrée du parc National de Marakele

Immédiatement, nous sommes sur les pistes désertes du parc. Nos sens en éveil pour photographier le premier impala qui passera à proximité de nos objectifs!
7. Piste dans le Marakele

8. Autruche

9. Girafe

10. Couple de Zèbres

Après avoir roulé sur les du parc pistes durant toute la matinée, nous prenons la direction du Tiopi Tented camp où nous nous présentons à la tente N°1 "Plover"
11. Plover Tiopi Tented camp


Le déjeuner avalé et après un peu de repos, nous repartons sur les route en direction du massif de Krantzberg
12. Route en direction du massif de Krantzberg - Lenong drive

Avant la montée, la route est assez large mais sur les 6 derniers kilomètres il n'est pas question de se trouver nez à nez avec un autre véhicule 😮. Au grand désespoir d'Isa, Nous croisons néanmoins, nos deux roues gauches dans le vide deux autres véhicules. 😮. Ca passe!
13. Vue sur le panorama

Nous redescendons par la même route en croisant les doigts, espérant ne pas faire de rencontre sur cette route unique et si étroite puis nous empruntons une nouvelle piste qui nous offre une belle vue sur notre camp.
14. Tiopi Tented camp

Le safari recommence...
15. Chacal à dos noir

16. Zèbre avec en arrière plan le massif
17.Zèbre 
De retour au camp, pendant que je gère la recharge des appareils photographiques, j'entends Isa appeler! Elle a posé, bien inconsciemment la mignonne, un paquet de gâteaux secs sur la table de la cuisine. Le temps d'ouvrir le réfrigérateur pour saisir une bouteille (d'eau je précise), un vervet subtilise le dit paquet et s'enfuit non sans lui lancer un regard moqueur! Le singe, installé dans l'arbre 5 mètres au-dessus de nous, se goinfre tous les gâteaux un à un sous le regard envieux de ses congénères et de notre regard désolé de nous être fait avoir par moins bête que nous.
18. Le voleur masqué par les branches dans l'acacia

Je lance quelques projectiles dans sa direction pour lui signifier mon mécontentement ce qui le fait reculer de quelques branches. Sans plus.
Il est l'heure de démarrer le braaï et de prendre un verre de vin blanc Sudaf' Il fait doux et le site est particulièrement calme. Seuls quelques babouins sur la rive opposée poussent des cris se disputant leurs territoires...l'instant est magique!
19. Vue depuis le deck

20. Nous...simplement

Lundi 20 Août 2012 - Marakele - Mapunbugwe - 500 km
Nous ouvrons nos jolis yeux à 6h00, toujours sous le chant des oiseaux. Une douche, un petit déjeuner et nous quittons notre tente pour retrouver l'entrée du camp. Après un premier game drive matinal, nous sommes "brocouille" comme on dit dans le bouchonnois. 😉. Nous sortons du parc et joignons Thabazimbi pour faire le plein de la voiture puis prenons la route en direction du parc de Mapungubwe. Celle-ci est assez longue 500km. De plus, des travaux à Lephalale nous obligent à ralentir et à faire un grand détour. Sur les 200 derniers kilomètres de nombreux nids de poule jalonnent la route. En fait il s'agit plutôt de nids d'autruche que j'appellerai dorénavant dans ce carnet de voyage "Potholes". Cette succession de potholes m'obligent à slalomer sur la voie et à opérer de brusques coups de frein! Nous arrivons en vue de Alldays, seule ville à proximité du parc (50km tout de même!). Courses, essence et nous reprenons notre chemin jusqu'à la Gate (au sud sur la carte)
Nous remplissons les formulaires administratifs caractéristiques rebroussons chemin jusqu'au Limpopo Forest camp qui se trouve dans la partie Nord-Ouest du parc.
21.Carte du Marakele National Park

Nous nous offrons une collation dans cette nouvelle tente et prenons la direction du hide de Maloutswa Pan. Le hide n'est séparé que de quelques kilomètres du camp. Le paysage est pauvre, c'est une grande étendue déserte. Soudain, nous apercevons nos premiers éléphants, au loin. Forcément nous faisons 278 photos d'eux au moins! Nous ne savons pas, à cet instant ce que nous réserve la soirée. 🙂
22. Premiers éléphants à Mapungubwe

Nous arrivons au hide et ouvrons les volets en bois qui ferment la cache. En position, le doigt sur le déclencheur et les jumelles rivées aux yeux, nous savourons la quiétude autour du point d'eau surveillé par un aigle pêcheur, majestueux
23. Aigle pêcheur

C'est un défilé d'animaux qui viennent s'abreuver à tour de rôle.24. Impalas

25. Phacochère
Je vous passe les Outardes kori, girafes, Cobes des roseaux, Ouettes égyptiennes, etc.
Notre attention se porte sur un troupeau d'éléphants qui vient à son tour boire et s'asperger de boue et de poussière.
26. Les éléphants arrivent, ils passent sous nos yeux!
.

27. Eléphant au point d'eau

28.

Un dernier vol d'aigle et nous quittons le hide en nous promettant de revenir le lendemain matin 🙂
29. Aigle pêcheur

Le retour à la base est rapide. Braai, saucisses (Boerewors), salade et nous sommes au lit à 20h15!
Mardi 21 Août 2012 - Mapunbugwe - 60 km
Lever dès 6h00. Nous quittons à 7h00 la tente pour retourner au point d'eau qui nous a tant offert la veille. Sur le chemin, de nombreux impalas se régalent du fruit tombé des arbres.
30. Impalas

Nous arrivons au hide et observons un Cobe des roseaux et des girafes.
31. Cobe des roseaux

32. Girafe se désaltérant

Nous ne verrons pas mieux et nous reprenons la route de la veille pour retourner vers la Main Gate (va voir la carte ci-dessus pour bien suivre! 🙂)
33. Mapungubwe main gate

Les jeunes femmes au bureau nous remettent la clef de notre bungalow situé à Leokwe camp. Nous partons pour notre game drive mais cette partie du parc ne nous réserve pas beaucoup d'observation. 😕 Un arrêt à néanmoins retenu notre attention le Treetop hide. Après une marche d'environ 300m sur des passerelles en bois reliant à une hauteur de 10m un nouveau hide, nous nous trouvons sur la rive du Limpompo à la frontière du Botswana.
34. Accès au hide

35. Frontière entre l'Afrique du Sud et le Botswana

Nous nous rendons ensuite à Confluence View Point.
36. Quelques baobabs ponctuent la fôret et le bush 
Confluence Point est l'endroit où se jette la rivière Shashe (qui marque la frontière entre le Botswana du Zimbabwe) dans la rivière Limpopo.
Nous faisons le tour du site et décidons d'y revenir dans l'après-midi pour réaliser des photos avec une plus belle lumière.Nous allons au Leokwe camp et je m'offre une sieste réparatrice, écrasé de chaleur.
En début d'après-midi, après un saut à la piscine du camp où nous prenons un peu de frais dans l'eau, nous retournons au Treetop hide et au Confluence view point.
37. Piscine de Leokwe camp

Effectivement, le soir, le paysage à Confluence Point se pare de ses plus belles couleurs!
38. Cormoran Africain

39.

40. Vue sur le parc Mapungubwe
Mercredi 22 Août 2012 - Mapunbugwe-Punda Maria Kruger - 320 kmNous avons passé une bonne nuit. Enfin... pas si bonne.
Isa, chuchotte: - Fred... - .... - Fredeu!... - ... - Fredeuuuu!!! - ...
Il est 1h00 du matin, Isa me secoue après m'avoir interpellé plusieurs fois sans réponse de ma part.
- Kes ki ya? (je parle pas très bien lorsqu'on me réveille brutalement) - Ya des bruits dehors et je vois des ombres Moi, in peto "ben vl'à autre chose" Je me lève, me dirige vers la fenêtre, entrouvre les rideaux et scrute la nuit. La lumière du bungalow identique au nôtre situé en face m'aveugle mais je n'entends ni ne vois rien. Je me recouche en rassurant Isa et invente une explication qui sur le coup me semble valable. Ne retrouvant pas le sommeil, je regarde la fenêtre et soudain je vois une masse en ombre chinoise qui se dessine sur les rideaux. M... c'est quoi ça? Je m'arme de mon courage à deux mains (une seule aurait suffit en fait) et ouvrant brutalement les rideaux je vois 2 éléphants en goguette brisant les acacias à quelques mètres du bungalow. Leur ombre est projetée sur la façade de notre bungalow grâce à la lumière de notre voisine! Je les observe de longues minutes et me régale de leur ballet nocturne. Je dis un petit mot à Isa m'excusant de ne pas l'avoir crue dans un premier temps (mais je l'ai eu cuite) et me recouche.
A 6h00, lorsque nous nous réveillons, un des deux éléphants rôde encore dans les parages.
41. Eléphant alentour de notre bungalow

Après un solide petit déjeuner dans notre bungalow de luxe, nous quittons le camp en direction du parc Kruger
42. Baobabs sur la route

Après un arrêt à Musina pour procéder au ravitaillement, nous arrivons à Pafuri Gate à 10h30.
43. Pafuri Gate

Nous achetons un guide en français comprenant la carte du parc et nous nous arrêtons sur le pont de la rivière Luvuvhu. A cet endroit, nous pouvons sortir du véhicule, nous en profitons pour faire des clichés.
44. Vue sur la rivière Luvuvhu

Nous nous rendons ensuite à Pafuri Picnic area. Le site est bien aménagé. Des tables, des sanitaires et des agents du parc qui louent des bouteilles de gaz avec des poëles métalliques pour le pique-nique, l'ensemble le long de la rivière. L'endroit est très agréable.
45. Pafuri Picnic area

Nous prenons ensuite la direction du camp de Punda Maria où nous procédons au check-in de notre tente. L'aménagement est remarquable encore une fois. C'est une constante!
46. Tente Punda Maria


En milieu d'après-midi, départ pour Mahonie loop. 25km au milieu des bois. Peu d'animaux. Des éléphants, des buffles, des koudous et des impalas.
Les paysages par contre sont superbes!
47. Mahonie loop

Jeudi 23 Août 2012 - Punda Maria - Shingwedzi Kruger - 100 km
Comme à l'habitude, nous quittons le camp de bonne heure pour bénéficier des premiers instants de la journée dans le parc. Nous prenons la direction de Dzundzwini loop pour la bonne réputation de ses paysages. Nous ne sommes pas déçus.
48. Dzundzwini loop

A part quelques animaux et un vautour, nous n'observons rien de particulier. Nous stoppons à Balabala puis empruntons la piste S56 qui ne nous apportera aucune émotion particulières.
Nous nous arrêtons à Shingwedzi pour pique-niquer sur l'aire réservée au visiteurs49. Entrée de Shingwedzi

En fin de repas, une rumeur couvre la place. Il y a des fauves aux alentours. Sur les conseils d'une famille, nous retournons précipitamment sur les pistes pour voir des lions et des guépards qui nous ont été signalés à 2-3 kilomètres de là. L'avantage dans le parc Kruger c'est que les fauves sont signalés... par les voitures postées en bord de route dont les passagers épient les broussailles. Premier arrêt, 3 véhicules. Nous échangeons quelques mots avec le chauffeur de l'un d'eux qui nous indique l'emplacement où 2 lions sont tapis sous les arbres à une vingtaine de mètres. L'homme est à bord d'un gros 4x4. Il nous dit qu'il a vu les oreilles des fauves bouger par dessus les broussailles.... super... Ben nous, on voit rien m'sieur... on est trop près du sol!! On reprend la route en direction des guépards. Ils sont là, sous les arbres, à l'ombre. Après quelques manoeuvres pour se mettre bien en place et quelques échanges avec les voisins qui observent la scène, nous pouvons mitrailler les 3 félins.
50. Un des trois guépards (c'est vraiment une des rares photos exploitables 😊)

Nous retournons au camp pour prendre possession de notre bungalow et repartons sur les pistes en milieu d'après-midi. Nous envisageons de rejoindre Red Rocks par la S52
Nous roulons quelques kilomètres lorsque nous tombons nez à nez avec un troupeau de buffles. Combiens sont-ils? 200? 300? Difficile à dire. Ce qui est certain c'est que ces buffles sont au beau milieu de notre chemin et ne bougent pas. N ous patientons de longues minutes puis au bout d'un quart d'heure nous nous résignons à rebrousser chemin. Nous faisons demi-tour et reprenons la piste dans l'autre sens pour atteindre le point que nous nous étions fixés via la N16
51. Fermé pour cause de traversée de buffles!

Nous joignons finalement le point de vue de Red Rocks où nous pouvons sortir du véhicule pour nous dégourdir les jambes.
52. Red Rocks viewpoint

Nous reprenons la route pour retourner au camp lorsque nous voyons une hyène couchée sur la bas côté.53. Hyène

elle est seule... puis un... non, deux et en fait 3 petits l'accompagne et sorte de leur tanière.
54. Hyène et ses 3 petits

Nous retournons au camp de Shingwedzi. En chemin, nous nous arrêtons pour regarder longuement les éléphants dans le lit de la rivière. Il est presque 18h00 et d'ici quelques minutes les portes d'accès au camp se fermeront. Nous hâtons le retour.
Vendredi 24 Août 2012 - Shingwedzi - Letaba Kruger - 163 km
Nous quittons le camp de Singwedzi par la "old main road" S144. Nous ne verrons rien de particulier à part le cul et le dos d'un ratel.
Toutefois, une petite troupe de Bucorve du sud, ce n'est pas si fréquent. 8 individus en goguette.
55. Bucorve du Sud

56. Corvinelle Noir et blanc

57. Choucador à oreillons bleu

On fait dans le piaf car côté grosses bêtes... on n'est pas vernis. 😐
58. Nous passons le Tropique du Capricorne

Arrivée à Letaba, nous déjeunons comme c'est devenu habituel sur la partie réservée aux voyageurs de passage. Nous nous garons entre deux bus scolaires dans lesquels les enfants nous font de grands signes amicaux. Sympa.
Le repas terminé, nous visitons le Musée de l'éléphant dédié aux éléphants en général et aux 7 plus gros pachydermes du parc Kruger, réputés pour la longueur de leurs défenses. Ils s'appellent "The Seven Magnificent" en référence au titre éponyme du fameux western. Le site est très intéressant et instructif. Ca coûte rien d'apprendre quelque chose en vacances 🙂. On se sent un peu moins béotien ensuite.
59. Musée de l'éléphant

Nous intégrons notre bungalow et après installation repartons dans notre flamboyant SUV.
60. Bungalow n°66

Nous prenons la route de Engelthard qui longe la rivière ce qui nous permet de voir de nombreux hippopotames. La piste est en bon état et de nombreux loops partent de celle-ci pour approcher la rivière en contrebas. Dans l'un de ceux-ci, nous débusquons une girafe toute aussi surprise que nous au détour d'un virage! Elle s'enfuie, gracieuse.
61. Le long de la rivière Letaba

62. Hide de Matambeni

63. Des guetteurs...
64. Crocodiles sur la rive

Samedi 25 août 2012 - Letaba - Olifants Kruger - 96 km
Ce jour, nous avons réservé un bushwalk au départ de Letaba. Réveil à 4h45 et après une rapide collation, nous nous rendons à l'entrée du camp qui sommeille. Le rendez-vous est fixé à 5h15. Nous partons à 5h45 en voiture en compagnie d'une jeune femme sud africaine et d'une famille de 3 personnes, des allemands. Nous sommes donc 6 pour deux guides. Après avoir roulé une demie-heure, le 4x4 s'arrête dans la bush. Il était temps, il fait très froid. Les deux guides Peter et Oscar nous donnent les recommandations de sécurité et de comportement. Nous devons marcher en file indienne, ne pas nous interpeller ou les appeler en criant mais en claquant des doigts ou sifflant doucement.
65. Oscar de dos

Parfois, les 2 hommes s'arrêtent et l'un d'eux nous explique le fonctionnement d'une termitière, nous montre des traces ou nous fait écouter les bruits pendant que l'autre veille à notre sécurité. Nous assistons aux premières heures de la journée. Le sentiment de liberté est forcément plus grand qu'en voiture. Le soleil levé, la température monte très vite et nous atteignons une douce chaleur. Nous ne croiserons pas d'animaux pendant les 2 heures et demie que dure la randonnée.
66. Un crâne de bufle

Après une pause café, nous repartons en direction de Letaba. Nous remercions nos guides d'une gratification qu'ils semblent apprécier.
Les valises remisées dans le coffre, nous pouvons continuer notre périple à travers le Kruger.
Quelques animaux croisés sur la piste et nous arrivons à Olifants où nous organisons des lessives à la laundry automatique. Les machines sont vieillottes et il faut les remplir avec de l'eau puisée au robinet voisin et déverser celle-ci dans le tambour. Une jeune femme du camp, Lilly nous aide et prend le commandement de notre corvée. Elle nous commande de la laisser faire et de revenir dans 2 heures, elle s'occupe de tout nous dit-elle. Ce sera fait et elle sera aussi gratifiée de quelques billets pour cette prestation qui n'est pas de son ressort.
Nous nous rendons au point de vue sur la rivière Olifants derrière le restaurant. Nous restons à admirer la vue lorsque une cinquantaine d'enfants arrivent en courant. Un car scolaire les a déposés et sous l'oeil de leurs professeurs ces écoliers en uniforme rigolards, bruyants, vivants tout simplement nous font des signes, nous prennent en photo avec leur portable, nous montrent du doigt. Nous échangeons des sourires et des regards de sympathie. Ils repartent quelques minutes plus tard tout aussi bruyamment.
67. des regards, des sourires

Nous repartons en milieu d'après-midi pour un nouveau game drive
68. La rivière Olifants

69. Vue depuis le pont Olifants

Nous voyons aussi depuis ce pont une girafe morte gisant dans l'eau se faire dévorer par des crocodiles.🏴☠️.
Les pistes fermées à cause de ponts détériorés et la chaleur (35°c) ne nous offrent pas de belles observations.
Qu'à ne cela tienne, nous rentrons de bonne heure et la soirée est placée sous le sceau de l'apéritif et du braai avec de succulentes brochettes de boeuf mariné!
Dimanche 26 août 2012 - Olifants Sabie - 307km La nuit a été mauvaise. Il fait très chaud et nous quittons le camp vers 7h00. Nous nous arrêtons sur le pont Olifants. Seule la malheureuse girafe continue de se faire dévorer par 5 crocodiles.
La boucle S89 est toujours aussi triste mais dès que nous arrivons sur la route principale H1-4, c'est un festival! Impalas, girafes, zèbres, gnous, un troupeau de buffles, des phacochères. Enfin, nous voyons nos premiers rhinocéros. 🙂
70. Premier rhinocéros

71. Les paysages changent à l'approche de Orpen

Nous sortons du parc Kruger par la porte d'Orpen et roulons en direction de Klaserie pour joindre Sabie, prochaine étape.
Si la route est en bon état, il y a beaucoup de monde sur les bas-côtés. Nous sommes dimanche et les habitants font leurs courses et se rendent à l'église. Ca demande une grande attention et rend la route fatigante bien que jolie.
72. La route entre Haziview et Sabie

Après Haziview, nous arrivons à notre chambre d'hôte Porcupine Ridge Guesthouse. L'accueil est magnifique et nous nous sentons vraiment reçus comme des amis.
Nous repartons néanmoins assez vite en direction de Mac Mac pools pour pique-niquer. Le site est assez fréquenté. Nous sommes dimanche et les gens du coin aiment passer la journée dehors à faire griller des saucisses et morceaux de boeuf.
Nous retournons passer le reste de l'après-midi dans le jardin du Porcupine ridge guesthouse. Nous sommes les seuls visiteurs. 🙂.
John et Janet nos hôtes ont une charmante maison avec quelques chambres à 5 km de Sabie sur une colline. Verdure, fleurs, oiseaux, tout est propice au repos.
73. Porcupine guest house - Le jardin

74. Zosteros du Cap

Le soir, je fais une petite randonnée avec Janet, George et Alice les 32 golden retriever jusqu'à une cascade où l'été les habitants de Sabie se baignent.
75. Cascade

76. George et Alice 😛

Le soir, resto à Sabie au Wild fig tree. Bonne adresse!
Lundi 27 août 2012 - Sabie - Route des Panoramas - 191 km
Après un petit déjeuner copieux, nous prenons la route vers Sabie vers le nord. Nous avons prévu aujourd'hui de visiter la route des Panoramas. Il y a plusieurs sites à visiter tout au long de la route. Le concept est simple. Un parking payant (en 10 et 20 Rands) Des vendeurs de souvenirs Un accès parfois payant au site (entre 10 et 20 rands par personne)
Nous nous arrêtons tout d'abord à Pinnacle, un éperon rocheux.
77. Pinnacle

Nous poursuivons notre route jusqu'à God's Windows où la vue porte à des dizaines de kilomètres vers l'est.
78. God's window

Après une petite marche de 20 minutes nous traversons la Rain forest et toute l'Afrique du Sud s'ouvre à nous.
79. Vue depuis la Rain forest

Il faut marcher une petite vingtaine de minutes pour accéder à ce point de vue et peu de monde fait l'effort. La plupart des visiteurs rechignent à marcher un peu, qui plus est lorsque ça monte. Nous sommes récompensés. 80. La Rain forest

81. Les boutiques de souvenir

Ensuite, nous filons jusqu'àu site des Three Rondavels
Il y a plus de monde et il faut un peu jouer des coudes mais bon... faut pas exagérer, tout se fait gentiment... Dès que les 3 pénibles de service qui se mettent devant tout le monde en se photographiant avec en arrière plan le paysage sont partis tout va mieux! 😛 Et que je me mets de profil et que je me mets de face et que je me mets de dos(!!). J'ai envie d'en aider un à se prendre en photo en train de chuter mais ça ne se fait pas! 😇
82. Les Three Rondavels

83. Les boucles de la Blyde river

Nous croisons à nouveau des écoliers qui descendent d'un car scolaire.
84. Regarde l'oeil et le sourire de cet élève!

Ces enfants illuminent les lieux. 🙂
Nous quittons les lieux et nous nous rendons à Bourke's Luke Potholes pique-niquer.
Notre repas avalé, nous partons visiter cette partie de la route des Panoramas. C'est très beau.
85. Bourke's Luke Potholes

86. Bourke's Luck Potholes


Nous allons jusqu'au bout du site (au moins jusqu'à l'endroit où les visiteurs ont le droit de se rendre)
87.

Nous repartons et faisons un stop rapide à Lisbon Falls
88.

Nous nous concertons et décidons de ne pas nous rendre à Pilgrim rest et préférons nous balader en ville à Graskop. Quelques vendeurs à la sauvette, des boutiques de souvenirs plutôt chères et des restaurants. La ville est paisible mais manque de charme.
Nous sommes de retour à Sabie où nous achetons des fruits et faisons quelques courses.
Petit break et rafraîchissements dans la chambre puis nous dînerons à nouveau en ville ce soir.
Mardi 28 août 2012 - Sabie -Motswari - 290 km
Ce matin, je me suis levé avec une boule au ventre, une appréhension. L'impression qu'il y a quelque chose qui va foirer. J'en touche un mot à Isa. Nous prenons notre petit déjeuner et faisons nos adieux à John et Janet, les remerciant de leur délicieux accueil.
Nous devons remonter vers le nord pour nous rendre dans la réserve privée de Motswari à Timbavati. Plutôt que de reprendre la route de l'aller par Hazyview, nous décidons de partir par la route des Panoramas et de traverser les villes de Graskop Leboeng et Hoedspruit. Lorsque nous traversons Sabie, Isa me m'avertit: "Attention au stop". Je marque le stop et redémarre... Pas de chance un flic est au milieu de la route. Il m'arrête et me dit que je n'ai pas marqué le stop. 😠 Bon... la v'la la boule au ventre. Heureusement, j'ai une technique bien particulière lorsque je croise un flic dans un pays étranger. Je prends mon meilleur accent français et explique au type que j'ai bien marqué le stop mais que je regrette de ne pas l'avoir assez marqué, etc. Je me confonds en excuses. Le flic ne veut rien entendre et me met sous le nez un document sur lequel je lis que ne pas marquer un stop va me coûter 750 Rands (75€). Isa commence à se fâcher... faut pas. Le type me demande si on est en vacances. Ben oui. en moi je pense qu'il le sait bien. Il y a un macaron gros comme ça sur la pare-brise de la voiture indiquant que nous sommes à bord d'un véhicule de location. Cible facile. L'agent, me propose alors de ne payer que 600 Rands car nous sommes touristes. Combien? 500 je lui demande? Non 600! P... il fait ch... ce c... Non seulement il est de mauvaise foi mais en plus il veut m'arnaquer et s'en mettre plein les poches. Je pèse le pour et le contre. Finalement je cède et lui verse l'argent. Heureusement il ne me fait pas la morale en plus! On reprend la route Isa et moi en bougonnant. Ca nous gâche le plaisir.
Le temps est couvert et nous sommes heureux d'avoir bénéficié d'un beau soleil la veille.
Arrivés à Hoedspruit, nous faisons quelques courses avant de nous engager dans la réserve privée de Timbavati.
89. Borne routière dans Timbavati
Nous nous acquittons des droits d'entrée (120R) et parcourons à petite vitesse la quarantaine de kilomètres qui nous mènent au Motswari lodge.Nous arrivons vers 13h00 et là, commencent 2 journées magiques où nous sommes pris en charge du matin jusqu'au soir. 🙂. Une limonade à l'accueil, les recommandations d'usage concernant la sécurité et nous prenons possession de notre bungalow.
A 14h30, le déjeuner est servi. Salades, fruits, fromages, nous tournons autour de ces agapes avec les autres invités du lodge.90. La salle de restaurant!

Après ce premier repas, le rendez-vous est fixé à 15h30 pour un départ en game drive.
91. Le Range Rover

Nous sommes 6 passagers dans le Range Rover. Un couple d'allemands et un couple de suisses. Le guide Chad et le tracker Moussa
92. Voici la vue que l'on a depuis le Range Rover. Moussa le tracker et Chad le guide

93. Traversée d'une rivière

94. Jabiru d'Afrique

95. Autour Chanteur

Après quelques kilomètres de pistes à traquer les animaux, nous nous rendons à l'endroit où des lions ont tué un buffle 2 jours plus tôt. Les lions sont toujours là. La scène est paisible mais l'odeur pestilentielle est insoutenable. 🤪
96. Des vautours nous signalent la scène comme des panneaux indicateurs

97. Une lionne après le festin

98. Il y a des restes

Pour arriver jusqu'au lieu, nous avons traversé des endroits improbables. Là, le game drive en réserve privée prend tout son sens. Les guides vont où bon leur semble sans limites, excepté les difficultés rencontrées par le véhicule.
Nous regagnons dans le froid le camp à la nuit tombée vers 19h00. Nous nous rafraîchissons dans notre chambre avant de rejoindre le bar où nous buvons un verre avant de dîner. La salle à manger en plein air autour d'un grand feu est magnifique et digne d'un 4 étoiles quant à la qualité de la cuisine et d'une centaine de millions d'étoiles en ce qui concerne la décoration.
99. Salle à manger Motswari

Il est 21h lorsque nous finissons de dîner. Nous rentrons escortés à notre bungalow. Nous sommes enchantés et repus. Je ne me souviens pas m'être allongé pour me coucher dans mon lit...
Mercredi 29 aout 2012 - Motswari
... Pourtant je me réveille sans problème à 4h50 lorsque notre guide toque à notre porte. "Y dors jamais çui là?" 😉 Nous nous levons en sursaut. Pas question d'être en retard pour un rapide collation et pour notre premier game drive matinal. Départ à 6h00. Petit café rapide et nous reprenons les pistes avec notre couple d'allemands. Ulla et Siegfried. une girafe...quelques éléphants,
100. Un jeune éléphanteau accompagné de sa mère

101. Un guépard

Le ton est donné. 🙂
Vers 8h00 nous prenons un café au bord d'un point d'eau
102. Pause café

Puis nous nous rendons à une retenue d'eau où des Cobes des roseaux s'abreuvent sous le regard d'hippopotames
103. Nénuphars

104. Rollier à longs brins

Nous retournons à la base vers 10h00 où nous prenons un solide petit déjeuner (faut bien tenir jusqu'au repas de midi...) 😇
105.

Soudain, un troupeau d'éléphants traverse le lit de la rivière jouxtant notre salle à manger...
106.

Nous assistons longuement à la scène et prenons beaucoup de plaisir à les regarder vivre.
107. Eléphants s'abreuvant

Entre le petit déjeuner (de 10h00) et le repas du midi (de 14h30), les hôtes vaquent à leurs occupations. Sieste, lecture, piscine.
108. Des phacochères investissent le camp sous nos yeux

Avant le déjeuner, nous choisissons de suivre une conférence organisée par un guide sur la vie sauvage et le métier de tracker. Nous ne saisissons pas tout mais la passion qui anime l'homme est indéniable.
Le rythme de la veille reprend. Déjeuner et départ pour le game drive de l'après-midi.
Cette sortie nous réserve une belle surprise. Tout d'abord, au point d'eau nous observons des koudous, cobes, girafes, et un saurien.
109. Crocodile

Nous repartons sur les chemins et notre guide aperçoit un léopard. Malheureusement celle -ci (il s'agit d'une femelle) est située assez loin de nous et n'est pas vraiment visible à travers les frondaisons. Qu'a ne cela ne tienne, nous faisons demi-tour et au prix de quelques acrobaties en Range Rover nous nous retrouvons dans le lit sablonneux de la rivière à chercher un accès.
110. Chad cherche un passage

Après quelques aller-retours, nous nous trouvons cette fois en contrebas du rocher où trône la léoparde!!
111. Léoparde M'Pali

Au bout de quelques minutes, elle descend et traverse devant nous sans nous jeter un seul regard.
112.

113. Elle longe la rivière

...et s'en va en aval puis sur l'autre rive pour disparaître dans les fourrés.
114.

Nous sommes vraiment heureux et privilégiés. Quatre touristes avec 2 guides rien que pour nous. De vrais efforts de notre guide pour nous amener vers une belle vue. Fantastique!
Nous quittons le site pour rôder sur les pistes de la réserve. L'oeil exercé du tracker Moussa aperçoit un rhinocéros dans les frondaisons. Après encore une fois des tours et des détours à travers la forêt dense pour éviter rochers et fossés, nous approchons le rhinocéros. Il s'agit en fait d'une mère et de son petit. Ce dernier à 8 mois. Il est né en janvier. Il est amusant de le voir avec des gestes patauds imiter sa mère en grattant le sol avec sa corne ou en s'essayant à descendre et monter dans un fossé.
115. Rhinocéros et sa mère

Je regrette secrètement que ces rhinos ne se soient pas placés dans le soleil couchant, la photo aurait été meilleure 😛
Retour à Motwari, apéritif, dîner sous les étoiles avec une bouteille de vin sudaf en compagnie de notre couple d'allemand avec qui nous avons sympathisé. Nous nous couchons, vannés, et nous endormons de suite.
Jeudi 30 aout - Motswari - Skukuza Kruger - 240 km
Comme la veille, Chad nous réveille à 4h45. Nous le retrouvons autour des muffins et du café ainsi que Moussa et toujours nos allemands. Chad nous demande de nous dépêcher afin de ne pas partir trop tard.... effectivement, au lieu de quitter le camp à 6h00 nous sommes sur les pistes et dans le froid dès 5h45 🙂. Nous tournons sur les chemins depuis trois quarts d'heure lorsque Moussa voit des lions. Soyons clairs: Sans le guide ou le tracker (peut-être même les deux) on ne verrait rien par nous même. Il est extraordinaire de constater que ces gens déchiffrent dans la nature ce que nous ne verrions pas même sous nos yeux. En cela un séjour en réserve privée reste incomparable.
Il y a là un buffle tué la nuit dernière avec un clan de lions. Un mâle, 2 lionnes et un jeune mâle. Ils sont tous les 4 repus, le ventre plein autour de la carcasse. Nous approchons en Range Rover lorsque soudain une lionne se lève subitement en grognant. Le guide n'a pas vu le signe du tracker assis à l'avant de notre véhicule et nous sommes entrés dans l'espace vital du clan! (Si vous avez vu Dirty Dancing, vous savez que chacun a un espace... et ben les lions c'est pareil 😛)
116. La lionne, aux aguets nous surveillant

Une prompte marche arrière d'une dizaine de mètres et chacun se détend. La lionne et Moussa le tracker à l'avant de la voiture. Nous observons de longues minutes la scène
116. Jeune lion jouant avec la carcasse du buffle

117. On ne joue pas avec la nourriture!

118. L'oeil attentif du mâle

Le mâle quitte le groupe pour s'abreuver au point d'eau tout proche
119. Mâle se désaltérant

Nous repartons lorsqu'à nouveau un léopard est signalé. Ce dernier game drive se termine en apothéose. 🙂🙂
Nous nous plaçons en attente et la léoparde traverse devant nous.
120.

Nous la suivons à travers le bush puis elle disparaît dans la nature. Elle a néanmoins eu le bon goût de se placer dans la lumière du soleil matinal pour que nous puissions faire de belles photos.
121. Léopard dans le soleil matinal

Nous retournons au camp pour la dernière fois, prenons notre petit déjeuner et quittons avec grands regrets le Motswari à 11h00 en direction du parc Kruger et de Skukuza.
La route se passe bien et entrons dans le parc vers 14h00 et après avoir parcouru 35 km nous faisons le check-in et restons au bungalow pour un temps de repos.
122. Bungalow Skukuza

Nous repartons ensuite pour notre game drive de l'après-midi mais en solo cette fois et en restant sur les pistes! Plus question de traverser des forêts d'acacias! Des babouins, des girafes, des impalas... on redescend d'un cran. Plus de fauves. Qu'importe, nous prenons aussi du plaisir à voyager tous les deux à notre rythme.
Le soir j'ai prévu un petit braai tout simple. Après avoir mangé et bu pendant 2 jours, un peu de diète nous fait du bien! J'ouvre le coffre de la voiture et me rend compte qu'il ne me reste que 2 malheureuses bûches. Ca va être dur de faire des braises avec ça. Un voisin me voyant en peine (je fais bien le mec qui n'y arrive pas) m'offre le complément en bois. Ca nous permet de faire griller correctement les saucisses Sudafs (Worns).
123. Braai

Vendredi 31 aout - Skukuza Berg-En-Dal Kruger - 172 km
Nous quittons notre bungalow après avoir pris notre douche comme chaque matin. La route empruntée est la S114 qui est magnifique car elle longe de gros rochers. Par contre, nous croisons peu d'animaux!
124. La piste S114

125. Des Ouettes d'Egypte (ainsi nommées pour leur maquillage similaire aux anciens égyptiens)

Comme à l'accoutumé, nous voyons des girafes, des élephants, des impalas et 3 rhinocéros. Lorsque nous remontons la H3 vers Afsaal, nous voyons un lion couché en travers de la chaussée. Il respire avec difficulté. Nous ne savons pas comment réagir. Photo? Pas de photo? Appeler les secours? Interroger les autres passagers des véhicules? Quelques-uns ont un téléphone à l'oreille, on fait une photo volée et on reprend notre chemin vers le nord où nous stoppons à Afsaal. Nous nous offrons un bon café et une gaufre
126.

127. La piste S25, de superbes couleurs ocres et rouges

Nous arrivons à notre ultime étape dans le Parc Kruger et pique-niquons avant d'aller à notre bungalow faire un peu de lessive et quelques courses. Nous déjeunons avec la rivière en contrebas sous le regard envieux des babouins. Je remarque ce jour que les babouins les plus agés savent ouvrir les poubelles pour aller chercher les restes des friandises ou des repas dont nous nous débarrassons. Les plus jeunes parient sur le vol.
Le game drive de l'après-midi ne nous offrira rien de grandiose. Un léopard et des lions au loin qui ne nous émeuvent pas, touristes blasés que nous sommes devenus depuis notre séjour à Motswari! (Mais non... les fauves étaient trop loin! 😛)
128. Girafe alentour de Berg-En-Dal

129. Des rhinocéros au point d'eau
Retour au camp à 17h50. Apéro et dîner au resto de Berg-En-Dal. Pas génial. 😕.Samedi 1er septembre - Berg-En-Dal Kruger Santa Lucia- 644 km
Aujourd'hui, nous avons une longue étape à faire et nous nous levons un peu plus tôt que d'habitude à 5h45. Petit déjeuner vite avalé, une douche, le chargement de la voiture fait, nous quittons le camp avant 7h00 en direction de Santa Lucia sur la côte.
Nous sortons à Malelane Gate qui se situe à l'extrême sud du parc Kruger et empruntons la N4 jusqu'à Kaapmuiden en nous acquittant au passage de divers péages.
Ensuite nous joignons Barbeton, Badplass et prenons la direction de Lochiel.
Les paysages se succèdent
130. Ici, des Bougainvilliers

Après Badplass, nous traversons une ville qui n'est pas sur la carte 😮. Nous sommes samedi et la ville est bondée!
131.
Nous évitons les nombreux piétons et les véhicules et continuons notre route mais tout d'abord sur une route moins large, puis des pistes larges et enfin des pistes étroites. Je pense que nous nous sommes trompés. Lorsque nous croisons un de ces minibus qui transporte les habitants, je m'arrête et interpelle le chauffeur. Je lui demande la direction de Lochiel et il m'annonce que je dois faire demi-tour puis prendre à gauche dans la ville que nous avons traversé 20 minutes plus tôt.
Aussitôt renseignés, nous faisons demi-tour et reprenons le chemin. Effectivement, la destination de Lochiel est indiquée mais nous le n'avions pas vue lors de notre premier passage car nous étions trop préoccupés à faire attention aux piétons et aux feux.Nous continuons notre périple vers Lochiel puis Piet relief où nous marquons une pause pour trouver de l'argent. Pas de chance, tous les distributeurs de la ville sont vides. La suite du voyage nous fait passer par Pongola où nous nous arrêtons pour déjeuner et trouvons enfin de l'argent.
Nous reprenons la route mais au fûr et à mesure que la côte approche, le ciel se sali et quelques ondées marquent le pare-brise. Nous joignons Santa Lucia peu avant 16h00. Nous avons prévu de rester 2 nuits à Santa Lucia Guesthouse. Nous avions hier environ 30°C et sommes descendus à 17°C avec des nuages. Nous ne le savons pas encore mais les grosses chaleurs, c'est terminé pour nous cette année!
Santa Lucia est une petite station balnéaire très calme et très jolie. Comme d'habitude le clivage est très marqué entre la population noire et blanche. Les barbelés sur les clotures des maisons, les barreaux aux fenêtres, les chiens derrière les grilles. 😕.
Nous dînons au Ocean's Basket, excellent restaurant de fruits de mer. Je recommande l'adresse. Prix doux et belle carte des vins!
dimanche 2 septrembre - Santa Lucia - 93km
C'est dimanche et nous faisons la grasse matinée jusqu'à 7h00 Le petit déjeuner est servi à 8h00 et nous partons en direction de la réserve de Ismangaliso Wetland Park et Cape Vidal. Nous payons l'entrée 120 R, la Wildcard nationale ne fonctionne pas pour ce parc.
132. L'entrée de Cape Vidal

Après le passage de la gate, nous empruntons Vlei loop. Nous serpentons au milieu des dunes entre points d'eau, forêts et paysages magnifiques.
133. Vlei loop

Nous observons de nombreux Koudous puis nous nous rendons à Mission Rocks Lookout qui offre un somptueux point de vue sur la partie ouest du parc.
134. Mission Rocks Outlook

Un peu plus loin, nous avons accès à l'océan. Un panneau indique à l'entrée du parking que le nombre de véhicule autorisé en stationnement est d'une vingtaine (de mémoire). J'ignorai cela. Fort heureusement, il n'y a qu'une quinzaine de voitures parquées et nous pouvons nous arrêter à cet endroit. Une courte marche nous mène vers l'océan. Nous pouvons enfin toucher l'eau.
135. L'océan Indien
Il y a de nombreux pêcheurs sur le rivage armés de matériel de pointe.136.

La température est douce et nous profitons de ce moment pour marcher sur les rochers entre les crabes
137.

Le bout du parc est proche et nous arrivons au point nommé Cape Vidal. Il y a toute une station balnéaire à cet endroit. Parkings, village de tentes et bungalows, sanitaires, etc. L'ensemble sous les pins. Nous allons jusqu'à la plage où les Sud-africains passent leur dimanche.
138. Cap Vidal

139. La plage de Cap Vidal

Le retour se fait via le loop de grassland. Après avoir roulé au beau milieu d'une plaine entre les points d'eau
140. Pélicans à Catalina Bay

141. Hippopotame

Nous nous trouvons entre les dunes avec des koudous, des Cobes des roseaux et quelques buffles.
142. Les dunes de Cape Vidal

143. Les dunes de Cap Vidal

144. Zèbres et Cobe des roseaux sur le même cliché

145. Rhinocéros

Ce parc a été un de nos grands coup de coeur! Nous avons dans la journée vu des palmiers, des dunes, l'océan et des animaux que nous observons habituellement dans des paysages désertiques.
Nous sommes de retour au B&B à 15h30 et après un peu de repos et un café, décidons de partir à pied faire le tour de la ville sur les conseils de notre hôte. La marche est longue et nous la faisons assez vite car la nuit tombe vite et nous n'avons pas envie de nous trouver nez à nez avec un hippopotame dont les balades nocturnes à travers la ville sont fréquentes.
Nous partons en direction de l'est vers la rivière Imfolozi et Ocean view Point.
146. Nous sommes prévenus!

147. Accès à Ocean viewpoint par l'est (les arbres sont en permanence penchés par le vent absent ce jour là)

148. Ocean View Point

149. Parking de Ocan View Point à l'ouest

Nous rentrons à la guesthouse au pas de course et finissons notre balade quasiment dans la nuit. Nous retournons au restaurant de la veille car le choix de poissons est énorme. Il nous aurait fallu encore une soirée pour goûter tout ce qui nous aurait fait envie. Accompagné d'un Chardonnay Chenin Blanc, la journée se termine en beauté!
Lundi 3 septembre - Santa Lucia Kosi forest lodge - 230 km
Rendez-vous est pris avec nos hôtes pour prendre le petit déjeuner de bonne heure car nous avons de la route à faire pour joindre Manguzi au fin fond du Kwazulu-Natal où nous devons passer les 2 prochaines journées. La route se déroule sans accroc et c'est après avoir passé de nombreux ralentisseurs sur une route toute neuve que nous arrivons à Manguzi. Comme d'habitude, la ville grouille de monde. Musique à fond, femmes, enfants, hommes, tout le monde s'affaire.
150. Manguzi

Nous avons rendez-vous avec la navette du Kosy Forest lodge car celui-ci n'est joignable qu'en 4x4, gage de solitude. A midi, notre guide se présente à la station service où le rendez-vous a été fixé et nous laissons notre propre véhicule sur le parking d'un lodge avec lequel le Kosi Foret lodge a des accords de gardiennage. Nous transbordons nos bagages dans le Range Rover de Jerom notre guide et partons en direction du camp où nous arrivons une demie-heure plus tard. Entre un accès "paumatoire" et la difficulté de la piste, le 4x4 s'impose comme moyen de locomotion!
Nous faisons le check-in et intégrons notre tente. Le Kosi Forest lodge se situe dans les étendues sauvages de Ismangaliso Westland reconnu patrimoine mondial. Les suites sont construites en bois et recouvertes de toiles de tente, les salles de bain à ciel ouvert. nous sommes sur la rive du lac Shengeza.
151. Notre tente

152. La salle de bains

Nos repères pris, nous déjeunons sur le deck prévu à cet effet. Nous sommes en compagnie d'un couple d'anglais. Puis nous partons pour un bushwalk de 2 heures dans la forêt de rafia à la recherche de l'aigle palmé. Si la balade est sympa, le vent, violent, et la fraîcheur de la température nous fatiguent assez vite. Peu d'animaux, pas d'oiseaux ou presque, je suis déçu. 😕. Le guide fort heureusement nous explique la façon dont vivent les villageois aux alentours et la façon dont ils utilisent la forêt et ses ressources pour vivre. Le peuple habitant de part et d'autre de la frontière avec le Mozambique sont les Tsonga dont est issu notre guide.
153. Palmiers rafia

154. Forêt de palmier rafia

Nous retournons à nos cabanes sur pilotis et dînons. Nous rencontrons un couple de français alsaciens. Très sympas. Ils sont comme nous à la fin de leur séjour et nous les retrouverons par hasard à l'aéroport dans quelques jours. A noter qu'au Kosi Forest lodge la cuisine est la meilleure de tout ce que nous avons goûté tout au long de notre séjour! 🙂🙂🙂
Mardi 4 septembre - Kosi Forest lodge - 0 km
La seule activité prévue dans le cadre de notre séjour est une balade en canoë. Le personnel du lodge essaie bien de nous vendre une excursion d'une journée sur le lac mais le mauvais temps et le froid nous en dissuadent. Nous partons après le petit déjeuner avec Jerom sur le deuxième lac. La balade est sympa et nous observons cette fois plus d'oiseaux que la veille le vent étant tombé.
155. Martin pêcheur géant

156. Anhingas

157. Anhingas

158. Aigle pêcheur

159. Vue depuis le canoë

Nous sommes de retour à midi pour déjeuner et passons l'après-midi au bord de la piscine un livre à la main et les polaires sur les épaules. Il fait gris, il fait froid, il pleuviote... bref, c'est pas des vacances...🙁.
Nous dînons d'un splendide repas et allons nous coucher
Mercredi 5 septembre - Kosi forest lodge - Imfolozi - 302 km
Il a commencé à pleuvoir vers 4 heures cette nuit.Nous sortons de la tente pour prendre une douche. Il fait approximativement 10°C et la salle de bain extérieure à sacrément perdu de son charme 😕. Le petit déjeuner pris, nous décidons de quitter le site pour retrouver notre voiture plus tôt que prévu car il n'y a rien d'autre à faire que prendre la route.
La route est bonne bien que faite sous la pluie. Nous arrivons au parc de Imfolozi où nous devons dormir au camp de Mpila.
160. Imfolozi

Ces dernières semaines le parc a brûlé sur une grande partie. Je te laisse imaginer l'opération: pluie + paysage brulé + brouillard + froid = mal de tête² x déprime Nous parcourons la route entre l'entrée du parc et le camp à vitesse réduite mais les paysages bouchés n'offrent que peu de visibilité. 🤪
161.

J'espérais beaucoup de ce parc mais il ne nous a pas offert grand chose. Même le camp de Mpila si réputé est désespérant de tristesse. 😕
162. Mpila

Il fait froid dans le bungalow. Nous ressortons faire un game drive sur les pistes nord du parc.
Quelques rhinocéros, quelques girafes et c'est tout. Il pleut toujours. une pluie forte, épaisse qui mouille!
163.

Nous retournons au chalet. Le morceau de viande acheté sur la route ne pourra pas se faire griller au braai, nous le ferons au four.
Heureusement, demain sera un autre jour! 🙂
jeudi 6 septembre - imfolozi - Winterton 571 km
Il a plu toute la nuit. Toute la nuit? Oui!
Nous quittons le parc de bonne heure et après avoir aperçu 3 rhinocéros, nous prenons la route en direction du Drakensberg. Mtubatuba puis Empangeni puis la route des batailles Merlmoth, Nqutu Dundee et Ladysmith J'aurai aimé m'arrêter visiter un site mais la route est très difficile car la pluie continue, le brouillard et les dépassements de véhicules lents sont épuisants. L'attention est très importante. Il y a de gros travaux routiers autour de la N3 qui relie Durban à Johannesbourg à hauteur de Ladysmith. Nous en profitons pour nous égarer un petit peu vers Colenso. Une charmante conductrice nous voyant sur le bas côté en train de déchiffrer notre carte routière s'arrête et nous indique la bonne direction. Ne vous fiez pas au panneaux, allez tout droit! effectivement nous arrivons (sous la pluie) à Winterton. Nous passons au syndicat d'initiative qui nous trouve une chambre. Au passage la préposée nous prend 10% de commission ce qui porte le prix de la piaule à 770 R au lieu de 700 😮.
Le Swallows Nest B&B est tenu par Molly. Une femme de 70 ans très sympathique qui vit au mileu de meubles et de tapisserie aussi âgés qu'elle. Notre chambre est vieillote mais le principal est d'avoir trouvé un toit pour passer la nuit. Plus tard dans l'après-midi nous roulons vers Champagne Castle Valley. Pluie, brouillard, etc. Les paysages sont mornes et nous faisons demi-tour pour reprendre des forces à la chambre. Un bain, du repos et nous ressortons dîner au Thokosiza. Restaurant correct sans plus. Je profite de la liaison internet pour regarder la meteo sur mon mobile. La prévision pour le lendemain n'est pas bonne mais heureusement meilleure pour le samedi. On Verra bien... il pleut toujours.
Vendredi 7 septembre - Royal natal 127 km
Nous faisons notre toilette dans la baignoire, il n'y a pas de douche. Pas évident pour se laver les cheveux. Molly nous a fait préparer le petit déjeuner. Correct sans plus. Par contre le café est imbuvable et finit dans le lavabo de la chambre. nous croisons à table ce matin là des techniciens de cinéma qui tournent un film sur Nelson Mandela. Amateurs de cinéma nous aurions aimé parler avec eux mais leur mutisme n'incita pas à la conversation. Ce matin, la solution qui s'offre à nous consiste à visiter Cathedral Peak et pourquoi pas y randonner. Peine perdue. Il fait froid (9°C) il pleut encore et toujours.
164.

165. Champagne Castle

Nous nous rendons jusqu'à Didima et visitons le musée Didima Rock Art Center. Au moins nous y serons au chaud. Nous allons au guichet où une employée frigorifiée nous prévient que les films diffusés dans l'auditorium ne fonctionnent pas. comme le chauffage d'ailleurs. Bon..ok... nous serons à l'abri alors! Il y a tout de même quelques fuites dans le toit de chaume du musée mais globalement nous sommes au sec. Nous visitons les salles d'exposition et repartons en direction du Royal Natal où j'ai réservé un hôtel proche du parc. Le Tower of Pizza.
166. Village du Drakensberg

Nous arrivons vers 13h00 et prenons possession de notre chalet. J'achète du bois pour faire flamber dans la cheminée.
167. Tower of Pizza

Il pleut, il fait froid. On se fait un après-midi cinéma sur l'ordinateur et nous allons le soir à la pizzeria. La salle est chauffée par une cheminée d'angle qui réchauffe les clients situés à moins de 2,50 mètres. nous sommes à 8 mètres. Il fait froid. 🏴☠️ . Décidément...
Samedi 8 septembre - Royal natal 33 km
Dernière chance pour aller randonner dans le Drakensberg. Ce matin il ne pleut plus. 🙂. Nous allons enfin pouvoir profiter de ces paysages extraordinaires. Nous avalons vite fait notre petit déjeuner dans la grande salle de la pizzeria que réchauffe un soleil qui perce les nuages!
Aujourd'hui, nous avons prévu de faire la randonnée de Tugela Gorge. 14 km aller retour et une marche de 6 heures.
Nous prenons la direction du camp de Thendele situé à 1580m alt et nous nous garons sur le parking réservé aux randonneurs. Il y a là quelques véhicules. 4 ou 5 tout au plus.
Nous nous enregistrons sur le cahier destiné à cet effet et quittons la place en direction du sentier.168.

Nous nous sentons revivre sous le soleil et la montée progressive mais constante vers les gorges est facile. Les mollets inactifs depuis plusieurs semaines ne souffrent pas.
169. Thukela River

Les paysages se succèdent. Tantôt arides, tantôt dans le plus pur style "rain forest"
170.

Au bout de 2 heures, nous devons traverser la rivière qui est assez haute. Si avec mes grandes jambes et mon agilité naturelle (😮 silence au fond) je franchis tel un cabri la difficulté en utilisant les rochers, Isa tourne, retourne, détourne, cherche un passage de longues minutes avant de se résigner à se déchausser et à franchir le torrent les pieds dans l'eau glacée! Par trois fois, elle renouvellera l'opération.
171. en tirant la langue pour un meilleur équilibre!

Ensuite nous escaladons une échelle, dernière difficulté avant d'atteindre la chute d'eau.
172.

Ce n'est pourtant pas la dernière difficulté. Il faut ensuite escalader entre racines et pitons métalliques fixés dans les rochers sur une hauteur d'une dizaine de mètres. Pour le coup, Isa reste en bas et je m'élance seul à l'assaut. Arrivé en haut, la forêt est traversée par un chemin qui mène à une toute fine chute d'eau. La fameuse chute Tugela qui est la plus haute du monde (ou un truc comme ça). Je n'ai pas d'appareil photo mais croyez moi, ce n'est pas à la hauteur de la difficulté que nous avons eu sur cette dernière heure. Nous redescendons l'échelle d'acier et pique-niquons le long de la rivière. Nous avons mis 4 heures.
173.

Nous repartons en sens inverse en direction du camp Thendele. La descente est plus fatigante que la montée, il faut toujours retenir son poids et les genoux (les miens surtout) morflent.
174. Eastern Buttress 3011 m

175.

Nous sommes de retour à 15h30 au parking soit 6h30 après le départ.
Une boisson gazeuse avalée au visitor center et nous retournons le coeur léger et les jambes lourdes à notre bungalow.
Le soleil a finalement fait son grand retour la veille de notre départ et nous ne resterons pas sur une note négative.
176. Entrée Tower of Pizza

177. Le repos d'un des deux "héros"

Dimanche 9 septembre - Royal natal- Johannesbourg 416 km
Dernier jour en Afrique du Sud! Nous quittons sans nous presser notre chambre et prenons la route en direction de Johannesbourg. Nous arrivons à l'aéroport au bout de 4 heures de route et enregistrons nos bagages. Un arrêt à Zurich, l'arrivée à Paris le lundi matin. Le mardi nous reprenons le travail.
178.

Le bilan en chiffres
5300 km 45 kg de bagages enregistrés 2700 photos 1 heure de vidéo 1300 litres d'eau de pluie sur notre chemin 😛 des tonnes de bons souvenirs
Le bilan coup de coeur
Nous avons été agréablement surpris de nos rapports avec les sud africains. Nous nous attendions à des relations tendues, il n'en a jamais été question. La qualité des hébergements et le nombre de ceux-ci sont au-dessus de la moyenne. Les prix sont bas vis-à-vis de notre pouvoir d'achat européen. Inaccessible pour les habitants.
Nous avons aimé l'Afrique du Sud. Les paysages, les animaux, les gens, les routes, l'océan.
Isa et FredXIII 🙂
Rêve d'Afrique. Namibie, Botswana et Zimbabwe (été 2010) English translation pending
Voici le récit d'un voyage fait durant l'été 2010 en Afrique australe. Merci au forumeurs présents sur VF qui nous ont aidés à organiser ce qui n'était qu'un projet.
Présentation des aventuriers « C’est qui qui vient ? »
Nous sommes une famille de 4 personnes.
Notre ainée (20 ans déjà !) ne nous accompagne pas cette année. Elle travaille durant tout le mois de juillet et part ensuite au mois d’août en vacances avec des amis.
Maxime, notre fils de 16 ans vient avec nous. Homme à tout faire et encyclopédie animalière, il a été durant toutes les vacances notre référant lorsque nous ne savions pas à quel animal nous avions affaire.
Isabelle, photographe: n’avait pas grande idée de ce que seraient ces vacances et nuits partagées entre camping et lodges.
Fred, photographe et écrivain : a préparé à l’aide de divers forums les vacances et a établi comme chaque année et quasi démocratiquement la destination de ce voyage.
Pas des baroudeurs mais un certain goût (ou un goût certain) pour les voyages.
La genèse ou « Pourquoi on en est arrivé là »
Enfant, je rêvais à la lecture des aventures de Tintin et de celles de Tarzan, l’homme singe. Je refaisais les histoires et sortais souvent vainqueur de mes combats avec des bêtes sauvages.
Mon goût prononcé pour la culture anglo-saxonne m’a fait imaginer le Docteur Livingstone et les chutes de la reine Victoria
La lecture de plusieurs récits de voyage a fini par me décider dès l’entrée de l’hiver 2010. Cette année nous partirons en Namibie.
Pour paraphraser un copain, il faut juste oublier que c’est en Afrique et que c’est au sud. Là-bas, en Afrique australe, à cette période c’est l’hiver.
Ben c’est pas grave, on se couvrira.
La carte du trajet ou « C’est par là qu’on va »
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Le voyage ou "Notre aventure pas à pas »
Mardi 13 juillet
Dernier jour de travail. Quelques messages sur VF pour faire mes adieux sur le forum "Afrique Centrale et de l'Ouest". Je travaille jusqu'au dernier moment et laisse la responsabilité à Isabelle et Maxime de boucler les valises et de tout apporter à l'aéroport au terminal 2E de Roissy CDG où nous devons nous retrouver. Je les rejoins pour ma part en transports en commun.
Notre avion décolle à 23h20 de Roissy Charles de Gaulle en direction de Johannesburg. Nous voyageons sur Air France à bord du A380.
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Le vol se déroule sans histoires et nous atterrissons en Afrique du Sud à 9h15.
Mercredi 14 juillet
Nous récupérons tous nos bagages et nous nous dirigeons vers les correspondances dans l’aérogare à la recherche du comptoir de South Africa airways pour un décollage prévu à 13h20 en direction de Windhoek. L’aide d’un porteur dûment équipé d’un gilet aux couleurs de l’aéroport nous permet de passer le check in sans faire la queue. Manque de chance, notre porteur est fan de football. Nous échangeons nos impressions sur le foot et le « jeu à la française » mais surtout de l’image envoyée au monde lors de la piètre prestation de notre équipe nationale. Nous réfléchissons à l’opportunité de nous faire passer pour belges pour le reste du séjour mais renonçons assez vite à cette idée et décidons d’assumer les railleries. Elles ne seront finalement pas si nombreuses. Le vol en direction de Windhoek se déroule sans encombre. Je suis placé à côté d’un citoyen américain qui fait le voyage plusieurs fois par an. Il habite à Salt Lake City (UT) et nous échangeons durant une heure nos souvenirs de voyages dans la région de Moab et de Capitol Reef. L’arrivée à Windhoek se fait à 14h20 comme prévu. Notre loueur de voiture a dépêché un chauffeur avec un véhicule pour venir nous chercher à l’aéroport.
3 - Aéroport de Windhoek
Nous prenons la route à destination de Windhoek et découvrons le paysage.
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Une demi-heure plus tard nous sommes arrivés à destination chez African Tracks et prenons possession de notre 4x4 NISSAN. Il n’est pas neuf et a 139.000km au compteur. Par contre, il est chaussé de pneus récents qui nous permettrons de ne pas subir une seule crevaison durant tout le voyage. Accueillis par le prestataire qui s’est occupé de la réservation et de l’intendance de notre voyage, nous nous rendons à notre première étape hôtelière tous les 3 dans le 4x4. Bon.... passer les vitesses avec la main gauche... tiens, la première c’est dans le même sens, en haut à gauche. Première intersection, je me retrouve sur la file de droite (à contre sens donc) en ayant déclenché les essuies glaces au lieu du clignotant. Les commandes essuie glace et clignotant sont inversées et prêtent à confusion). Ca sera d’ailleurs une constante durant tout le voyage. J’ai l’impression de conduire face à un miroir. Le trajet se déroule finalement correctement. Nous arrivons à notre hôtel: The Bougain Villa Guesthouse dans le quartier de Klein Windhoek.
5 - Bougain Villa guesthouse
Nous posons nos affaires et après un rapide repérage des lieux nous reprenons la route pour dîner un peu plus loin dans un restaurant le Kubata où nous avalons des parts de viande de 600g!!! Nous rentrons nous coucher, allumons le chauffage car il fait un peu frisquet tout de même et nous nous lovons dans les draps. Demain, direction le Sud !!
Jeudi 15 juillet
Après un solide petit déjeuner pris à l’hôtel, nous partons vers 8h30 en direction du désert du Kalahari ; Non sans avoir fait au préalable des courses dans un petit supermarché de Klein Windhoek (Pates, riz, quelques boites de conserves, de l’eau, du charbon, papier essuie tout et une bouteille de vin blanc Sud Africain). Bref, tout ce qui est primordial d’emmener face à une nature que nous n’espérons pas hostile.
Nous prenons ensuite la route goudronnée (B1) en direction de Rehoboth. Je voulais dans un premier temps attaquer directement les pistes mais afin de me faire la main avec cette damnée conduite à gauche, je renonce. Les premiers kilomètres consistent à éviter les jeunes babouins qui traversent la route. Le Nissan se révèle poussif et a du mal à dépasser le 90 km/h. Nous sommes très chargés et les réservoirs sont pleins. Etrangement, plus tard dans notre voyage, j’arriverai à rouler à presque 120 km/h. Je ne me suis pas expliqué cette différence. Quelques photos sont faites sur la route mais rien de génial. Arrivé à Rehoboth, nous prenons la piste C25.
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La route est belle et nous apercevons nos premiers animaux sauvages. Nous sommes néanmoins surpris de constater que la route est bordée de clôture. Nos clichés nous laissent sur notre faim, on ne va jamais oser montrer nos photos, les gens vont penser que nous étions au zoo de Saint Vrain!!
7 - Nids Républicain social
8 - koudous
Les dunes succèdent aux dunes, nous prenons ensuite la piste D1212 puis D1215 qui longe un pan. Nous ne croisons aucun véhicule. Nous arrivons au Bagatelle Kalahari game lodge vers 15 h 00. Celui-ci se situe sur la D1268. L’accueil est bon, notre hôte nous convoie jusqu’à notre emplacement de camping.
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Celui-ci possède son propre sanitaire avec WC, lavabo et douche avec de l’eau chaude produite grâce à un chauffe-eau au gaz. Nous montons pour la première fois les tentes sur le toit de notre véhicule et nous nous en sortons bien. Nous déballons la table, les chaises, les caisses de matériel de camping. Que de manutention!! C’est invariable durant tout le séjour. Maxime qui se demandait pourquoi on l’emmenait a sa réponse. Il grimpe dans le pick up et donne de sa personne, toujours avec enthousiasme et bonne humeur.
Une petite balade dans les dunes, nous apercevons des Springboks.
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Nous allumons notre premier feu, prenons notre premier repas et recevons la visite d’un springbok apprivoisé ou tout du moins habitué à la présence humaine et au lodge. Il fait froid.
Nous allons nous coucher dès la nuit noire tombée.... à 19h00.
Vendredi 16 juillet
La nuit a été pour le moins très froide. Il y a de la glace sur la face intérieure de la tente le matin lorsque nous nous levons à 6h30 !!! Renseignement pris au lodge, la température est descendue à 4°C cette nuit. Le petit déjeuner nous réchauffe un peu, les mains contre le mug de café, mais bien moins que les premiers rayons de soleil qui inondent la plaine.
Le Springbok qui nous a accompagnés lors du repas la veille au soir est encore là ce matin.
Nous plions les tentes pour la première fois. On est bon, ça se fait sans grand problème excepté le fait que les sangles qui maintiennent les tentes pliées sur le toit de la voiture sont gelées. Le froid nous meurtri les chairs (j’exagère un peu mais c’est pour mieux vous tenir en haleine).
Nous quittons le camp à 8h00 en direction de Sesriem. La route (C19) est bitumée jusqu’à Maltahöhe et se transforme ensuite en piste (36). Celle-ci est belle et je maitrise de mieux en mieux la conduite parfois acrobatique de ce type de revêtement. Les paysages se succèdent. Tsarishoogte pass se traverse sans difficulté et le pique-nique du midi se fera d’ailleurs au pied de cette dernière. L’ouvre-boite étant inaccessible dans le coffre, nous opérons la conserve achetée la veille au tournevis et au marteau tant bien que mal au pied d’un arbre.
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La piste devient plus rude (D826) et les passagers sont soumis à d’incessantes vibrations dues à l’effet “tôle ondulée”. Enfin, nous arrivons au camping de Sesriem.
Nous nous présentons à la réception avec notre voucher et profitons de ce moment pour acheter les places qui nous permettrons le lendemain de visiter le site de Sossusvlei. Acheter ces places la veille nous évitera de faire la queue le lendemain matin et de perdre du temps.
L’emplacement N°3 nous est attribué.
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Le camping est sympa, bien que très poussiéreux et peuplé de touristes. Le soir, restaurant avec de belles pièces de viande et un T-bone de compétition.
Coucher vers 20h30
Samedi 17 juillet
La porte d’accès au site ouvre à 7h30. Néanmoins l’accès pour les campeurs se fait une heure avant. Dès 6h00, bruits de portières, moteurs qui ronflent durant de longues minutes (on se demande quel plaisir ont les gens à faire tourner leur moteur durant 20 minutes mais bon....)
Pour notre part nous décidons de nous intercaler entre les 2 départs et prenons la route des dunes vers 7h00. L’avantage est que nous sommes seuls sur la route. Tout le monde est parti depuis une demi-heure déjà et les suivants ne passeront la ligne que dans 30 minutes. Personne devant, personne derrière pendant 45 km.
Le soleil se lève et nous profitons de la golden hour.
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Une autruche tente de faire la course.
Arrivés à la Dune 45 (au 45ème kilomètre du site), nous constatons qu’il y a déjà plusieurs voitures dont 2-3 tours opérateurs avec les chauffeurs et guides qui préparent le petit déjeuner pendant que leurs clients grimpent la Dune. C’est pas con ça...
Nous entamons la montée par la crête... et tout de suite, c’est l’enfer... A chaque pas que l’on fait en direction du sommet, une force appelée “gravité” fait redescendre le pied de la moitié du pas exécuté (tu me suis là?)
Tu montes de 30 cm et redescends de 15 cm...Et tout ça sous un vent extrêmement violent. D’ailleurs, ce jour, pas de vol en montgolfière.
16 17 - dune 45

On arrive quand même quasiment au sommet. On reprend notre souffle tant bien que mal et redescendons. Même principe. Tu fais un pas de 30 cm et glisse vers le bas de 15 cm, mais là, c’est cool.
Maxime, lui, préfère couper court et dévale la dune en ligne droite.
Arrivés en bas, nous nous restaurons de quelques gâteaux secs et de jus d’orange et reprenons le chemin en direction de Dead Vlei. Nous parcourons à nouveau une quinzaine de kilomètres avant de nous garer pour visiter Dead Vlei
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Après une marche d’environ 1 km à travers quelques dunes que nous gravissons cette fois sans efforts démesurés, nous arrivons sur le site.
20 - Dead Vlei

Dead Vlei est une cuvette d’argile où des marais s’étaient formés lors d’inondations et de crus des rivières environnantes.
Des acacias ont poussé dans ce marécage et sont morts lorsque le marais s’est asséché à cause des dunes environnantes qui ont coupé l’accès de l’eau au Vlei.
L’endroit est magnifique. Le contraste du sable rouge oxydé et de l’argile blanche est saisissant.
21 - Dead Vlei

Après un moment passé sur place, nous retournons à notre véhicule en direction de Sossusvlei. Nous atteignons le parking que les véhicules 2x4 ne doivent pas dépasser et qui marque la fin de la route bitumée. Là, des chauffeurs avec des navettes se proposent de nous emmener à Sossusvlei. Je refuse et me drape dans ma dignité.
L’arrêt technique est rapide pour dégonfler les pneus à 1,8 bar et nous attaquons les 5 kilomètres de piste sablonneuse pas trop rassurés. Nous suivons les traces qu’ont laissées nos prédécesseurs et nous nous en sortons pas si mal que ça. C’est même assez amusant en fait et je prends un peu d‘assurance. On s’ensable finalement une fois car j‘ai perdu de la vitesse à cause d’un moment d’hésitation… Aïe… vitesse courte, marche arrière, marche avant et ça repart au grand soulagement de chacun.
Nous arrivons enfin sur le parking de Sossusvlei.
Nous randonnons au pied des dunes dans la rivière asséchée la Tsauchab.
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24 Panorama vallée Tsauchaub

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Nous pique-niquons à l’ombre d’un arbre sur une des tables laissées à disposition des touristes.
Des oiseaux peu farouches nous tiennent compagnie, alléchés par les miettes de pain que nous leur offrons.
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Nous reprenons la piste en direction de la sortie. Quelques hésitations dans la partie sablonneuse car les traces partent un peu dans tous les sens sur le plateau mais nous arrivons sans encombre au parking 2x4. Je renonce à regonfler les 4 pneus avec la pompe manuelle et décide d’attendre de relier une station service afin de procéder à cela.
Après avoir acheté quelques sodas bien frais à la réception du camping, nous partons en direction du canyon de Sesriem qui se situe 5 km plus loin.
La piste qui y mène est assez rude et très caillouteuse mais sans difficulté majeure.
Le parking en partie haute du canyon est quasi désert. 2 véhicules stationnés seulement. Nous descendons dans le canyon par un accès facilité par des marches. Après avoir croisé quelques visiteurs, nous entamons notre marche à l’intérieur du canyon. Celui-ci s’élargit assez vite et la balade se fait sous le soleil.
28 - Canyon de Sesriem
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Après trois quart d’heure de marche, nous faisons demi-tour, les mouches sont envahissantes.
Au retour nous pénétrons la partie étroite du canyon mais devons nous arrêter rapidement car de l’eau bloque le passage. Nous nous remémorons alors notre visite à Water hole Canyon à Page (AZ) et retournons à notre véhicule.
Nous réinstallons le campement.
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Après l’apéritif et un barbecue, nous nous couchons. Les nuits sont plus chaudes, ça va bien.
Dimanche 18 juillet
Lever à 7h00 sans précipitation. Aujourd’hui, peu de route pour rejoindre le Gecko camp. Petit déjeuner tranquille, vaisselle de la veille et nous quittons Sesriem à 9h00 après avoir fait le plein d’essence et remis la pression des pneus à leur valeur de 2,2 bar.
Direction le parc de Naukluft.
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Nous arrivons au parc assez tard finalement. Mauvaise appréciation du temps nécessaire à relier la route.
34 - accès à Olive trail
Nous débutons le parcours de l’Olive trail vers midi. Nous voyons à bonne distance des zèbres que nous supposons être des zèbres des montagnes et des oréotragues.
35 - Zèbres dans le parc de Naukluft
Nous pique-niquons sur place. Puis nous faisons un arrêt à Solitaire où nous dégustons un fameux apple strudel.
36 - Solitaire
37 - Boutique à Solitaire
Nous reprenons la piste en direction de Gecko camp. Après avoir lu pas mal de commentaires sur ce camp, nous nous attendions à un accueil chaleureux. Il n’en a rien été et nous sommes allé seuls nous installer au Hilltop campsite en suivant les indications vaguement données par nos hôtes. Le camping de la colline possède un seul emplacement. Le nôtre. Les sanitaires sont sympas, une table avec 2 bancs nous attendent. Très sympa. Un vrai sentiment de « Out of Africa ».
38 - Panorama depuis hilltop campsite Gecko camp
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La nuit sur cet emplacement sera mauvaise à cause du vent violent qui bat les toiles de tente jusqu’à une heure du matin.
Lundi 19 juillet
Réveil à 6h00. J’allume le Donkey pour que l’eau de la douche soit chaude et nous petit-déjeunons.
La douche se révèle froide. Je n’ai pas du mettre assez de bois. L’apprentissage se fait aux dépends d’Isabelle. Bon… l’eau froide, c’est bon pour la peau dit-on.
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Nous quittons Gecko camp. La piste pour Walvis Bay est longue et monotone. Difficile parfois à cause des trous, des bosses, etc.
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Grand moment du voyage, nous passons le tropique du Capricorne et sacrifions à la photo souvenir...
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Nous stoppons à Walvis et parcourons le front de mer. Nous déjeunons au Raft, restaurant sur pilotis qui sert des pizzas, burgers et seafood. Adresse sympa. Quelques vendeurs à la sauvette nous accostent. Nous aurons noté durant l’ensemble de notre voyage en Namibie l’amabilité et la gentillesse de ces commerçants qui ne sont jamais agressifs bien que ne lâchant pas facilement l’affaire. En règle générale, les namibiens avec qui nous aurons à faire ont toujours été sympathiques.
Nous achetons quelques souvenirs et joignons la route vers Swakopmund et le Brigadoon lodge où nous passerons 2 nuits.
44 - chambre Brigadoon lodge
Bed and Breakfast à deux pas de la plage, très bonne adresse.
Mardi 20 juillet
Lever à 7h30 et petit déjeuner copieux à 8h00 sur la terrasse de notre chambre.
A 8h30, nous partons avec Desert Explorers faire du quad dans les dunes. C’est une activité très sympa. 2 heures à faire du roller coster.
Nous faisons quelques courses au supermarché pour le pique-nique du jour. De retour au B&B, décidons finalement de monter finalement à Cape Cross qui se situe 125 km au nord. En chemin, nous nous arrêtons à Hentiesbaai pour nous restaurer et 45 km plus loin arrivons à Cape Cross pour visiter une colonie d’otaries.
Nous nous acquittons des droits d’entrée (30N$ par personne) et immédiatement nous sentons que nous sommes arrivés. Quand j’écris nous sentons, c’est un euphémisme. L’odeur pique les yeux et si tu as perdu l’odorat, il te reste le bruit.
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Malgré tout, cette colonie peuplée de milliers d’individus est très impressionnante. Le retour se fait dans l’après-midi sur cette belle piste lisse de Schiste mais dans un brouillard à couper au couteau. De toute façon, nous ne manquons rien car le paysage est des plus monotone.
48 - Retour de Cape Cross
Le soir, dîner au Lighthouse restaurant.
Mercredi 21 juillet
Comme c’est devenu la coutume, nous quittons Swakopmund de bonne heure le matin. L’arrêt à la station service pour faire le plein (en moyenne nous mettrons 100 litres à chaque fois), vérifier la pression des pneus et les niveaux nous prend encore une fois une demi-heure. C’est un moment que nous mettons à profit (et rolle) pour échanger avec le pompiste qui s’occupe de nous.
Après avoir gagné Hentiesbaai par la C34, nous prenons la piste (C35) en direction de Uis
Cette route vers Uis est la plus…barbante de tout le voyage. 100 km de ligne droite, légèrement montante. Le 4x4 est durant tout ce tronçon hésitant entre la 4° vitesse rugissante et la 5° mollassonne. Nous croisons de nombreux Himbas assis à l’ombre d’un panneau routier ou d’un arbre ainsi que des boutiques tenues par des Hereros. Nous nous arrêtons faire quelques achats et échanger mais c’est décevant. On peut prendre des photos moyennant 10 N$ par photo.
Puis nous traversons le plateau du Brandberg par la 2612 à travers de splendides paysages.
Un véhicule est arrêté sur le bord de la piste comme à l’affut. Comme souvent dans ce cas, nous ralentissons. Le chauffeur nous fait signe de nous arrêter et nous apercevons alors entre les arbres deux éléphants à une centaine de mètres. Ce sont les premiers que nous voyons et nous sommes tout excités.
49 - Image furtive de nos premiers éléphants
Quelques photos plus tard, nous arrivons au Mowani Mountain Camp.
Accueil pour le moins… froid du propriétaire qui nous précise sans ménagement que nous sommes à l’accueil du lodge. Nous versons notre écot et nous nous replions vers le terrain de camping, le « coin des pauvres ». Nous n’avons droit à aucune des facilités du lodge, même pas le droit de jeter un œil à la partie hôtelière. Pour l’hospitalité, on repassera.
Le camping se situe à droite de l’entrée gardée du lodge. Quelque centaines de mètres de piste facile et nous voilà sur notre emplacement. Adossés à une colline, l’endroit est vraiment agréable et beau si ce n’était la présence des mouches qui gâche notre plaisir.
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52 - La douche
53 - Vue depuis la douche...
Nous attendons que la nuit tombe pour que ces dernières nous laissent tranquille. Une douche à l’air libre nous rafraichi et nous dînons d’une plâtrée de pâtes avant de nous coucher.
Jeudi 22 juillet
Le rituel du petit déjeuner, des tentes pliées et de la douche froide passé, nous partons de bonne heure en direction du site de Twyfelfontein. La visite débute à 8h30 et partons accompagnés de notre guide et d’un couple d’anglo-sud-africains visiter l’art rupestre ancestral des bushmen. La visite est plaisante et dure une petite heure.
54 - site de Twyfelfontein
55 - Lion man
Nous enchainons par la visite de Organ pipes et Burnt Mountain. Ces 2 sites ne présentent pas un grand intérêt mais leur proximité de Twyfelfontein en fait des lieux incontournables.
56-57 - Organ pipes et burnt mountain

Nous reprenons la piste, direction Palmwag où nous devons passer la nuit en lodge (avec les riches donc si on en croit l’accueil de la veille).
Arrivés en début d’après-midi sur place, nous patientons au bord de la piscine le temps que nos chambres soient prêtes.
Sevrés que nous sommes de rencontres avec les animaux depuis plusieurs jours, nous investissons 400 N$ par personne et partons à 15 heures faire un game drive.
Celui-ci s’avère correct, notre chauffeur Everest (qui pourtant n’en fait pas toute une montagne) est très agréable et pas économe d’anecdotes et de renseignements quant à la vie des animaux.
Lorsque nous quittons la route principale pour nous lancer à travers la savane sur une piste caillouteuse, le terme de safari prend tout son sens. La conduite est assez violente et nous sommes ballotés comme dans le tambour d’une machine à laver. Nous croisons nombre d’animaux et apercevons un éléphant qui s’abreuve dans le lit de la rivière.
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Après un apéritif organisé par Everest (qui tombe à pic) au soleil couchant.
60 - Apéritif dans le bush
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Nous nous retournons vers le lodge.
Dîner sur place. Menu identique pour tous les pensionnaires. Roti de Springbok que nous accompagnons d’un délicieux vin Sud-africain.
Vendredi 23 juillet
Après une bonne nuit dans un lit douillet, nous quittons Palmwag dans la mâtiné en direction de Ongongo et sa source d’eau chaude.
Nous reprenons la piste rocailleuse que nous avons parcouru partiellement la veille lors du game drive lorsque Maxime aperçoit un troupeau de girafes. Elles sont en contrebas de la route.
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Le voyage se poursuit lentement, nous profitons du paysage et sommes à l’affût d’animaux que nous sommes susceptibles de voir à tout instant. De nombreux panneaux routiers nous indiquent que nous pouvons rencontrer des éléphants. Il n’en sera rien.
Je jette un œil à la jauge d’essence et estime que nous devons faire le plein. Un œil à la carte et nous dépassons le village d’Ongongo pour aller plus loin à Seisfontein. Nous croisons en route une Outarde Curie qui est le plus grand oiseau volant.
Las, arrivé à Seisfontein il n’y a plus d’essence. La station service est en rupture d’approvisionnement et après avoir jeté un œil au fort transformé en hôtel (dans un cadre très sympa d’ailleurs) et fait quelques courses en ville, nous retournons sur nos pas en direction de Ongongo community camp. Demain, il faudra trouver de l’essence et vite.
La piste rocailleuse qui mène au camp fait une dizaine de kilomètres. Arrivés au camp, nous descendons vers la rivière et prenons possession de l’emplacement le plus proche de celle-ci. Nous déjeunons ici puis finalement remontons occuper une place plus grande et plus pratique dans la partie haute du camping. Bien nous en a pris, les milliers de grenouilles ont fait un vacarme extraordinaire durant toute le nuit. Vacarme atténué par le fait que nous étions loin de la rivière.
L’après-midi se passe en mode « repos » à Warmquelle, piscine naturelle d’eau chaude où nous nous baignons dans une eau limpide et turquoise réservée à nous seuls.
63 - Warmquelle
Le soir, douche dans la plus grande salle de bain du monde, dîner et coucher.
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65-Bloc sanitaire vu de l'extérieur - 66 - douche

67 - Dans la douche, la plus grande salle de bain du monde... vue imprenable
Samedi 24 juillet
Le petit déjeuner avalé et les tentes pliées, nous continuons notre route vers le nord et Epupa où nous devons être ce soir. Durée du trajet prévisionnel 6 heures.
Des allemands rencontrés la veille nous ont dit tout le bien qu’ils pensaient de Epupa falls, nous préviennent que la route sera longue… et qu’il n’y a pas de carburant à Seisfontein. Oui, merci, je savais.
La piste (D3704) en direction de Opuwo est assez roulante. Soudain, au détour d’un virage, on a l’impression qu’elle n’existe plus. Nous croyons être dans le lit pierreux d’une rivière à sec durant une cinquantaine de mètres. On imagine mal des camions passer par là mais nous en croiserons un néanmoins plus tard.
Un peu plus loin, nous arrivons à Joubert Pass. La piste est bitumée. Nous comprenons rapidement pourquoi. La pente est si forte que le 4x4 perd de la vitesse au point de refuser d’avancer plus loin. Je stoppe, passe la première et essaye de démarrer au frein à main. Impossible. Je me questionne, chacun à bord se demande comment on peut monter une telle côte avec un tel pourcentage !! Au moment où je me dis que je vais faire une marche arrière pour essayer de prendre un peu de vitesse dans la descente précédente, je me ravise et pense à passer la première « low gear ». La puissance du couple permet au véhicule de grimper la déclivité et, au pas, d’arriver au sommet.
Coup de chaud…
Arrivés à Opuwo, nous faisons le plein, (110 litres encore une fois) et sommes assaillis par les enfants qui veulent garder notre voiture pendant que nous faisons quelques courses et par les vendeuses de souvenirs. Après les courses au supermarché, nous repartons vers Epupa, 180 km plus loin.
Quelques kilomètres après Opuwo, nous nous arrêtons sous un arbre pour déjeuner. 2 enfants d’une dizaine d’année sur un âne arrivent à leur tour et nous dévisagent. Nous leur offrons des bonbons afin der rompre la glace. Quelques minutes plus tard leurs parents arrivent à leur tour sur un âne, charriant du bois. La conversation s’engage en anglais. Ils nous expliquent qu’ils vivent dans le bush à une petite distance de là. Nous les laissons là, sous leur arbre qui est le point de ralliement entre les parents et les enfants. L’homme nous demande quelque chose à manger. Nous leur offrons des gâteaux secs, du pain et nous poursuivons notre chemin.
Les paysages sont superbes, les troupeaux de bétail toujours aussi nombreux et nous atteignons Epupa en milieu d’après-midi.
68 - Cattle
Nous resterons 2 nuits au Epupa community campsite. C’est le camping le plus proche des chutes. Une magnifique terrasse en bois domine à une hauteur de 6 m la rivière Kuenene et après un rapide passage aux chutes, nous y buvons un verre en profitant du coucher de soleil et de l’endroit féerique.
69 - Epupa falls
70 - Ponton bar restaurant du community camp
71 - vue depuis le ponton
Dimanche 25 juillet
La veille, dès notre arrivée, nous avons été approchés par un guide qui nous a proposé ses services pour visiter un village Himba ou faire une randonnée.
Nous optons pour la visite d’un village Himba qui est le but de notre voyage dans cette région.
La visite du village est très intéressante. Notre guide Anita, nous révèle les coutumes Himba et nous facilite grandement les échanges avec ces gens d’une gentillesse infinie. Nous sommes très touchés par leur accueil. Nous avions peur de nous retrouver face à des bêtes de foire. Comment rester respectueux de ces gens et ne pas arriver en pays conquis en photographiant tout ce qui passe à portée d’objectif ?
Anita nous met à l’aise et les habitants du village aussi. Nous offrons des bonbons aux enfants mais devant leur difficulté à les manger nous nous rendons compte qu’ils n’ont pas retiré le papier transparent qui entoure celui-ci. Une autre culture…
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Nous quittons au bout de 2 heures à regret le village avec l’énorme sentiment d’avoir fait une rencontre réelle. Qu’en sera-t-il dans quelques années ?
Aujourd’hui, seules les femmes Himbas perpétuent les traditions. Les hommes sont revêtus de maillots de foot d’équipes européennes et ont un GSM à la main.
On a probablement contribué un peu ce matin à la disparition des coutumes ancestrales des Himbas.
De retour au camp, Anita nous guide le long de la rivière Kuenene en amont des chutes. Nous voyons des crocodiles à quelques mètres d’habitants se lavant dans la rivière, et plus loin des Velvets se nourrissant de noix de macadamia. Elle nous montre aussi la flore et nous conte des anecdotes.
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78 - Palmiers Makalani

L’après-midi sera dédié au repos au campement au bord de la rivière. En fin d’après-midi nous montons sur la colline avoisinante pour avoir les chutes en grand large…
79 - Epupa falls
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Lundi 26 juillet
Nous repartons vers le sud et empruntons à nouveau la piste qui relie Epupa à Opuwo.
Après 3 h 00 de route, à l’intersection nous empruntons la route C41 puis plus loin la C35 qui nous mène à Hobatere lodge. La route est bitumée, roulante. Il faut juste faire attention aux troupeaux de bétail qui sont sur les bas côtés ou carrément au beau milieu de la route. Pour une voie limitée à 120 km/h, c’est surprenant. This is Africa.
Le paysage est ennuyant au possible.
Nous arrivons à l’entrée de la concession Hobatere lodge à 14 h 00. Celui-ci se trouve au bout d’une piste de 16 km dans la concession privée. Nous apercevons des girafes et des koudous. Ceci augure bien du reste de l’après-midi.
Nous sommes accueillis chaleureusement à la réception de l’hôtel avec un jus de fruit. Nous prenons possession de notre chambre et sommes invités par Shawn à prendre le thé à 15h00 au restaurant.
Le thé est offert aux résidents avec quelques gâteaux faits maison. Shawn qui est le patron du lieu a toujours vécu ici depuis l’enfance. Ce sont ses parents qui ont monté l’affaire. Questionné, il nous explique que c’est lui qui s’occupe du ravitaillement en volant avec son propre avion. Il y a en effet un petit aérodrome contigu au lodge.
En dehors des clôtures du lodge, un hide a été construit. Shawn nous y accompagne à bord d’un vieux Range Rover de 1979. Tout est mécanique sur cet engin nous explique-t-il. Il n’y a que les phares qui soient électriques. C’est mieux pour l’entretien.
Le hide est située à 1 km du lodge à proximité d’un point d’eau très fréquenté par les animaux.
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Pas question d’y aller à pied. Effectivement, nous passons à côté d’éléphants, c’est très impressionnant.
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Nous restons 1h30 à observer les zèbres qui s’abreuvent sous le regard de 3 lionnes. L’agitation et l'anxieté qui s’empare du troupeau de zèbres est palpable.
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L’une des lionnes viendra à proximité du point d’eau en fin d’après-midi.
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Repas au lodge autour d’un grand feu, nuit calme et reposante.
Mardi 27 juillet
Nous quittons à regret Hobatere après un super petit déjeuner en direction de Etosha NP.
Le parc d’Etosha doit être un grand moment du voyage. Nous sommes un peu sur notre faim quant aux animaux croisés depuis le début de notre aventure. Des Springboks craintifs nous en avons vu des quantités industrielles mais peu d’éléphants ou de girafes. Les zèbres, vus la veille on satisfait notre soif de rayures.
Nous refaisons les 16 km de piste pour relier la route principale (C35) et arrivons à la gate de Etosha vers midi. Nous payons les droits d’entrée pour 3 jours, le garde nous précise que nous devons ressortir avant 12 h 00 maximum vendredi 30 juillet.
Après avoir fait le check in pour accéder au camping, nous roulons sur la partie nord ouest du parc. Ca ne commence pas mal. Gnous, secretary bird, Oryx, springboks, de nombreux animaux sont là.
85 - Secretary
86 - Oryx
Le soir, petit tour au point d’eau d’Okaukuejo. Le meilleur de tous les points d’eau éclairés de Etosha. C’est un ballet incessant de rhinocéros, d’éléphants et de girafes qui viennent s’abreuver sous les projecteurs.
87 - Rhinocéros
88 - Une photo loupée parmi tant d'autres....
Mercredi 28 juillet
Journée consacrée à Etosha NP. Nous sillonnons le parc toute la journée de point d’eau en point d’eau, échangeant avec les véhicules croisés des informations sur la nature des rencontres à faire ou déjà faites.
89 - Point d'eau d'Okaukuejo
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Le point d’eau de Goas marquera l’apogée de la journée, nous apercevons une lionne tapie à l’ombre. A notre arrivée, elle de lève et va nonchalamment se coucher un peu plus loin.
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Les portes du parc ferment à 17h45, nous restons jusqu’au dernier moment sur les pistes afin de profiter des belles lumières et des nombreux troupeaux de girafes.
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Aujourd’hui, pas d’éléphant.
Nous dormons le soir dans un chalet bush du camp de Halali. Apéritif et barbecue sont au rendez-vous d’une soirée tranquille qui sera marquée par la visite d’un ratel.
Jeudi 29 juillet
Aujourd’hui, nous rallions le camp de Halali au camp de Namutoni où nous camperons. De la même façon que la veille, nous explorons les pistes du parc.
En fin de matinée, nous sommes seuls (ce qui est exceptionnel tout de même dans ce parc assez fréquenté) à observer une lionne couchée à l’ombre scrutant le point d’eau et les animaux qui s’y abreuvent.
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Le reste de la journée se déroule sur les pistes avec un arrêt en début d’après-midi dans le camping herbeux de Namutoni où nous prenons nos marques et un peu de repos.
Reprenant la route plus tard, nous verrons un rhinocéros au loin, un éléphant et toujours de nombreuses et somptueuses girafes.
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En rentrant au camp, une lionne traverse la route juste devant notre véhicule. Nous sommes si surpris et la rencontre est si rapide que nous manquons l’occasion de faire de belles photos.
Vendredi 30 juillet
Après un dernier tour dans Etosha à la recherche de Dik dik nous quittons le parc pour Tsintsabis à la rencontre des Bushmen.
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Nous arrivons en début d’après-midi au Treesleeper camp. Camp communautaire au milieu d’une forêt, très sympa… et pas bondé comme les camps d’Etosha.
Nous décidons suite à la proposition de notre hôte de faire la visite d’un camp bushmen. 300N$ par personne la balade, ça promet d’être sympa.
Nous quittons le camp à pied avec notre guide (qui est aussi barman-réceptionniste-traducteur et bushman) en direction de Tsintsabis qui est à une grosse demi-heure du camp. Nous faisons quelques achats d’aliments à l’épicerie communautaire pour les offrir aux bushmen qui nous accueillent.
Nous sommes vendredi 30 juillet. Jour de paye. C’est la fête au village. Sono avec des rythmes zouk à fond, alcool à gogo, nous sommes sur nos gardes, il n’y a pas de raison que l’alcool ne rende pas moins idiots les namibiens que les français.
Actuellement, une route se construit reliant Windhoek à l’Angola. Les ouvriers du chantier sont basés à Tsintsabis. Il y a en conséquence beaucoup de communautés et de peuples différents qui s’y croisent. Ceci a pour effet d’engendrer une délinquance et malheureusement pas mal de problème d’alcool et de bagarres. Un poste de police s’est même installé ici alors qu’avant le plus proche était à Tsumeb à 60 km au sud.
Nous voilà repartis à pied durant une demi-heure vers le village bushman.
Arrivés sur place, nous constatons que les femmes ont quitté le camp pour faire des courses (jour de paye) pendant que les hommes boivent en ville (jour de paye). Sympa la balade.
Visite d’une première famille… ils sont absents. Ben tu parles… A la place nous voyons des voisins qui tiennent siège. Notre guide échange quelques mots avec les locataires du lieu et nous partons.
Deuxième famille une centaine de mètres plus loin. Tout le monde est là. Assis à même le sol en train de fumer cigarette sur cigarette. On se regarde tous les trois, j’interroge le guide du regard. Il échange quelques mots avec une femme, nous tournons quelques minutes sur place faisant semblant de nous intéresser à ce que nous voyons sous le regard des habitants et repartons pour une heure de marche en direction du camping.
Nous ne faisons pas de photo, l’ambiance ne s’y prête pas. Nous avons l’impression de visiter un bidonville.
Durée de la visite, 2 h 15, marche et courses incluses.
Au retour, je parle avec notre guide. Il m’explique que les bushmen qui sont là ont été déportés de Etosha où ils vivaient. Le gouvernement leur a offert 2 vaches, une chèvre et des terres et les a obligés à se sédentariser sur cette parcelle. Pour un peuple qui est historiquement une communauté de chasseurs et nomade, ça ne le fait pas vraiment.
Nous comprenons mieux l’impression de pauvreté et de laisser-aller que nous a donné ce village.
Nous ne souhaitions pas une visite avec un faux folklore, mais Treesleeper qui essaye via son association de pérenniser la culture Bushmen a vraiment des soucis à se faire.
Le soir, nous sommes sous les arbres et dormons en entendant au loin la musique provenant de l’épicerie.
Samedi 31juillet
Journée de liaison entre Tsintsabis et Bagani où nous devons loger ce soir près du delta de l’Okavongo.
Nous quittons les pistes pour une route bitumée pour joindre Rundu où nous ferons quelques courses. Tout au long de cette voie (B8) nous voyons de nombreux villages de part et d’autre.
Nous ne savons pas si c’est un rituel du au samedi mais de nombreuses femmes et enfants portent des bidons, tantôt vides et tantôt pleins d’eau. Les hommes sont plus souvent assis, à l’ombre des arbres dans les villages.
L’arrivée à Rundu est épique. La ville est noire de monde. Ca circule plus ou moins à contresens et dans une parfaite anarchie. Etant parisien, je connais ce type de circulation mais en roulant à gauche c’est nettement plus rock and roll. Les gens sont endimanchés et l’atmosphère est bon enfant. Devant retirer de l’argent à un ATM, je renonce, il y a 30 minutes de queue. Nous profitons du supermarché pour faire quelques courses.
Le reste du voyage se passe tranquillement et nous prenons place au camping du Mahangu safari lodge au bord de la rive l’Okavongo. A la réception, nous avançons nos montres d’une heure, et sommes à l’heure du Botswana. Les sanitaires sont corrects, l’emplacement aussi.
96 - Manhangu camp
97 - L'Okavongo
Une bonne adresse. Durant la nuit, les hippopotames investissent le camp et grognent. A l’abri dans les tentes sur toit, nous dormons du sommeil du juste jusqu’au moment où une envie naturelle me fait descendre. Cette envie est satisfaite à 2 m à peine de l’échelle d’accès à la tente et je remonte illico entendant non loin les hippopotames.
Dimanche 1er août
Après un solide petit déjeuner au lodge (la qualité des breakfasts est une constante) nous partons visiter le parc de Mahangu à proximité.
Je m’arrête pour payer l’entrée aux représentants du NWR et lorsque je ressors du bungalow Isabelle et Maxime m’apprennent qu’ils ont aperçu un troupeau d’éléphants traverser la piste. Le game promet !!!
Le Parc de Mahangu se divise en 3 pistes. Une le long de l’Okavongo, une deuxième côté forêt et une troisième qui traverse le parc à la manière d’une autoroute et rejoins la frontière Botswanienne. La première est la plus courue car la liste des animaux que nous sommes susceptibles de voir est longue. Durant les 40 km que dure le drive, nous verrons des babouins, un baobab, un museau d’hippopotame à 300 m (notre premier, on a pris 1265 photos). Rien de génial donc excepté que le parc est très joli. Ah si… 3-4 autruches aussi.
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Nous allons ensuite au Xaro lodge après avoir traversé la frontière.
Nous nous demandions quel était l’intérêt qu’avait le prestataire à nous faire passer la frontière pour aller rejoindre ce lodge. Nous avons compris dès notre arrivée.
Nous sommes accueillis très aimablement. A la demande de la réceptionniste nous vidons le coffre de la voiture et montons à bord d’un bateau chargés de nos valises et de notre matériel photographique. Vingt minutes plus loin nous arrivons à destination Ce trajet sur l’Okavongo est agréable et riche en rencontre avec des crocodiles paisiblement ( ?) couchés sur la rive.
99-100 Xaro lodge

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Nous dormirons dans des tentes sur pilotis avec salle de bain individuelle. Le grand luxe, une infinie gentillesse de nos hôtes, le paradis sur terre, loin de tout. Le soir nous retrouvons des sud africains, des allemands et un couple de français originaires de Toulouse entrevus le premier jour à Windhoek à table et discutons ensembles de nos voyages.
Lundi 2 août
Petit déjeuner au lodge, retour en bateau et nous reprenons possession de notre véhicule resté sur le parking. Comme la visite de la veille n’a pas été fructueuse, nous décidons de visiter à nouveau le parc de Mahangu après avoir repassé la frontière. Nous payons une fois de plus l’entrée et reprenons la même piste.
Cette fois, dans sa première partie, nous voyons des zèbres, des hippotragues et des girafes. Toujours pas d’éléphants.
Nous roulons ensuite en direction de Kongola où, après un petit ravitaillement nous séjournerons pour une nuit au camping du Mazambala island lodge.
Mardi 3 août
Nous plions une dernière fois les tentes sur toit, enlevons les duvets, offrons à une jeune fille du camping une couette que nous avions acheté à Mariental après notre première nuit si froide et repassons la frontière aujourd’hui encore pour aller au Botswana à Kasane. Cette fois, nous passons au pont de Ngoma. A cet endroit, le poste de frontière est plus grand que la veille. Il y a même… une barrière sanitaire. Nous n’avons pas le droit de faire passer de la viande de bœuf crue au Botswana en venant de Namibie. Pas de problème, nous n’avons que du biltong, viande de bœuf séchée. Ben oui… mais c’est cru quand même et je me fais saisir l’équivalent de 17€ de viande !!! Faut être bête quand même !!! Si nous avions mis le Biltong ailleurs que dans la glacière ou le frigo, on l’aurait passé mais bon…
De l’autre côté de la frontière, nous empruntons la route nord qui traverse le parc de Chobe. Nous voyons à plusieurs reprises des éléphants traverser la route ou stationner en bordure. Nous sommes éberlués. Enfin des éléphants tout prêts de nous.
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Nous arrivons à Kasane en début d’après-midi et faisons le check in au Water Lily lodge.
Ce n’est pas le super luxe mais l’hôtel est correct. La chambre un peu vieillotte, un matelas jeté au sol pour faire le troisième couchage…
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Vers 15h nous partons avec un couple d’anglais pour un game drive à Chobe.
Les compagnies qui peuvent emmener des touristes sont assez nombreuses à Kasane. Nous faisons confiance à l’hôtel pour nous organiser ça.
Nous payons les droits d’entrée du parc élevés 120 pulas par personne et 300 pula pour le drive.
Les pistes de Chobe sont très sablonneuses et nous apprécions d’avoir un chauffeur pour nous conduire dans le parc qui ne possède pas ou si peu de signalisation. Nous longeons la rivière et voyons de nombreux éléphants, girafes, hippopotames et enfin des buffles après lesquels nous courrions depuis plusieurs jours.
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Soudain, En fin de drive vers 17 h00, effervescence entre les chauffeurs des différentes compagnies. Un léopard a été vu non loin. Nous nous rendons sur place à toute vitesse et là, c’est un embouteillage en règle et chacun y va de son autorité pour permettre à ses clients de voir l’animal. Heureusement, personne ne s’attarde outrageusement mais la bête n’est surement pas dans son état normal.
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Nous avons presque réalisé le Big Five. Il manque le guépard mais un léopard fera l’affaire.
Nous rentrons ensuite au lodge dans le froid et la nuit.
Nous dînons à l’hôtel le soir. Service lent mais plats corrects.
Mercredi 4 août
Lors de l’élaboration du voyage, un des projets consistait à voir les chutes Victoria. De ce fait, on doit laisser notre véhicule à Kasane. Un prestataire arrive vers midi récupérer le 4x4 avec le réservoir vide (ou presque).
Une fois le véhicule parti, nous allons en ville échanger quelques euros en pulas.
En revenant de la banque, nous nous arrêtons à la poste où pour 1€ nous avons accès à internet. C’est pas du haut débit mais comme nous n’avons pas pu nous connecter depuis 2 semaines, je souhaite donner des nouvelles à nos proches.
Première chose, jeter un œil sur les comptes bancaires. Bien nous en a prit. Nous constatons que ma carte Visa a été piratée et que nous avons 5.700€ d’achat en attente de débit fin août. Un message vite fait à la banque (enfin vite fait avec la touche @ qui marche pas et avec le stress de la découverte ça le fait pas trop) pour prévenir du fait et notre demi-heure de haut débit 56k est terminée. Pour les nouvelles à la famille, on enverra des textos.
Du coup, carte Visa bloquée, on finira avec la Mastercard d’Isabelle.
L’après-midi est consacré à la détente et à divers échanges téléphoniques avec le banquier jusqu’au départ en bateau à 15 h 00 pour un « boat-cruise » la rivière Chobe.
Nous sommes à bord d’un petit bateau pouvant recevoir 8 personnes et nous sommes… trois plus le capitaine.
Comme pour le game en voiture, nous payons à nouveau l’entrée du parc et de la balade en bateau.
La petitesse du bateau nous permet de nous faufiler dans des bras de la rivière que les gros catamarans (avec parfois 100 personnes à bord) ne peuvent pas atteindre. Nous prenons beaucoup de plaisir à voguer sur les eaux calmes entre les crocodiles, les hippopotames et autres varans, éléphants, etc.
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Nous voyons, une des plus belles images de nos vacances. Plusieurs centaines d’éléphants, environ 500 d’après notre cap’ tain passent sur un banc de terre et se dirigent vers un endroit où pousse de l’herbe tendre et grasse.
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Nous restons peut-être une demi-heure sur place, bateau échoué à attendre la bonne lumière. C’est magique.
Nous retournons au lodge à 18h30 satisfaits, l’impression d’avoir eu un truc pour nous seuls. Quel bel après-midi!
Jeudi 5 août
Comme tu as tout suivi, tu as remarqué que nous n’avions plus de voiture.
Ce matin, il est prévu que l’on passe nous chercher à 9h30 pour nous conduire à Victoria Falls.
A 8h30 nous sommes prêts et patientons au bord de la piscine. A 9h00, notre chauffeur arrive. Il nous conduit avec d’autres voyageurs à la frontière Zambienne pour certains d’entre nous et Zimbabwéenne pour d’autres où un autre chauffeur nous attend, de l’autre côté de la barrière marquant le passage entre les deux Etats. Nous avons l’impression d’être à Check Point Charlie du temps de la guerre froide et nous passons avec nos valises à la main en essayant de ne rien oublier.
Notre nouveau chauffeur s’appelle Frederick. Il a un prénom super sympa.
Arrivés à Victoria Falls, je me rends compte que j’ai oublié mon chapeau (un Stetson acheté à Kanab en Utah en 2007). Là, je suis vert…A tous les coups, je l’ai probablement oublié lorsqu’on a payé les visas pour entrer au Zimbabwe. Je fais part à Frederick de mon désarroi et lui demande s’il retourne sur place aujourd’hui ou demain faire un transfert de voyageurs de jeter un œil dans le bureau de la douane.
Le Victoria falls Hôtel est un très vieil établissement au charme suranné de l’Empire Anglais de la reine Victoria.
Nous héritons d’une chambre vieillotte en bout de couloir mais bon… ça roule quand même.
En début d’après-midi nous partons visiter le site des chutes Victoria. Nous sommes accompagnés d’un policier entre la sortie de l’hôtel et l’entrée du site des chutes. C’est un peu lourd en fait, surtout que nous n’avons pas l’impression que ça craint, mais on ne peut pas y échapper. Quelques vendeurs à la sauvette nous accompagnent.
Les chutes de Niagara sont les plus grandes en débit, les chutes de Iguaçu sont les plus larges et les chutes Victoria sont les plus hautes. C’est du moins ce que nous lisons à l’entrée du site. Comme ça, tout le monde il est content !
L’entrée est payante. Tu parles, 30 US$ par personne! C’est extrêmement cher, surtout que ce n’est pas le président Mugabe qui les a creusées en personne…
Le site est magnifique, la rain Forest très impressionnante et au bout de 2 heures nous sommes au bout du site. Nous avons vue sur le pont qui enjambe la rivière Zambèze marquant la frontière entre le Zimbabwe où nous sommes et la Zambie.
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Nous faisons l’impasse sur toutes les activités possible et imaginable dans un tel cadre (vol en ULM, hélicoptère, base dump, tyrolienne, safari, château de sable, etc.) qui sont toujours très chères.
Nous faisons une incursion en ville à pied pour sentir un peu l’atmosphère. La vie est très difficile au Zimbabwe et la population souffre énormément. Les vendeurs de souvenirs sont assez pressants (c’est un mot faible) et nous faisons demi-tour assez vite, on n’a pas envie aujourd’hui d’être harcelés.
Nous rentrons à l’hôtel et lorsque nous arrivons à la chambre, la réception appelle. Notre chauffeur Frederick nous fait demander, il a mon chapeau. J’arrache un (gros) billet de mon porte-monnaie et cours à la rencontre de mon sauveur. Il est là, le Stetson à la main.
Frederick m’explique que j’ai perdu mon couvre-chef le matin en montant dans le van. Apparemment des gens l’on vu et nous ont appelés mais nous avons été sourds à leurs cris. Frederick est retourné sur place l’après-midi, le chapeau l’attendait posé sur un poteau.
Je le remercie chaleureusement, cet objet est plus qu’un chapeau pour moi.
Nous dînons à l’hôtel.
Vendredi 6 août
Petit déjeuner à volonté au Victoria falls hôtel. Le meilleur et toujours à l’anglaise. Nous adorons cela.
En matinée, nous nous rendons à un point de vue entre la seconde et la troisième gorge. De là nous voyons le Zambèze et la frontière avec la Zambie.
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Initialement nous souhaitions nous rendre en Zambie voir les chutes sous un autre angle que la veille. Le prix du visa (20 US$ par personne) et de l’entrée au site (30 US$ par personne) nous fait reculer.
Nous allons ensuite au Curio village acheter quelques souvenirs. Ca se fait un peu dans la douleur, les commerçants sont très pressants et lorsqu’ils sont à bout d’argument pour vendre des statuettes qui sont toutes identiques, veulent procéder à des échanges de tee-shirt, chaussures et même de nos chaussettes. Ce n’est pas évident.
L’après-midi, la piscine s’offre à nous. Une demi-journée de pur repos à glander sans rien faire sur 24 jours, c’est peu finalement et chacun à droit au repos. J'en profite pour faire des photos de l'hôtel.
122 - Victoria Falls hôtel
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En milieu d’après-midi, je ne tiens plus en place et je retourne seul à pied au point de vue où nous étions le matin pour avoir une autre lumière mais le site est à l’ombre. Je suis déçu.
Samedi 7 août
Nous décollons à 13h20 de Victoria falls airport en direction de Johannesburg et à 19h30 de Johannesburg pour Paris.
Le voyage, comme d’habitude est long et l’arrivée le dimanche matin à Roissy CDG à 6h30 un cauchemar. Nous récupérons nos valises, rentrons à la maison. Lundi 9 août
Au boulot…c’est brutal…
Le bilan :
Le retour a eu lieu il y a 5 semaines déjà.
Le voyage s’est décanté.
Si dans un premier temps nous n’étions pas aussi enthousiastes que lors de nos voyages aux USA, nous avons depuis révisé notre jugement et avons profondément aimé la région, les gens et la liberté que nous ont procurés ces vacances.
J’ai aimé cette lumière, si pure le matin et le soir, que je n’avais jamais eu auparavant. Ces nuits étoilées...
Merci à Vilcanota qui m'a prêté une partie du matériel photographique et grâce à qui j'ai réussi à faire quelques clichés... 😛
Présentation des aventuriers « C’est qui qui vient ? »
Nous sommes une famille de 4 personnes.
Notre ainée (20 ans déjà !) ne nous accompagne pas cette année. Elle travaille durant tout le mois de juillet et part ensuite au mois d’août en vacances avec des amis.
Maxime, notre fils de 16 ans vient avec nous. Homme à tout faire et encyclopédie animalière, il a été durant toutes les vacances notre référant lorsque nous ne savions pas à quel animal nous avions affaire.
Isabelle, photographe: n’avait pas grande idée de ce que seraient ces vacances et nuits partagées entre camping et lodges.
Fred, photographe et écrivain : a préparé à l’aide de divers forums les vacances et a établi comme chaque année et quasi démocratiquement la destination de ce voyage.
Pas des baroudeurs mais un certain goût (ou un goût certain) pour les voyages.
La genèse ou « Pourquoi on en est arrivé là »
Enfant, je rêvais à la lecture des aventures de Tintin et de celles de Tarzan, l’homme singe. Je refaisais les histoires et sortais souvent vainqueur de mes combats avec des bêtes sauvages.
Mon goût prononcé pour la culture anglo-saxonne m’a fait imaginer le Docteur Livingstone et les chutes de la reine Victoria
La lecture de plusieurs récits de voyage a fini par me décider dès l’entrée de l’hiver 2010. Cette année nous partirons en Namibie.
Pour paraphraser un copain, il faut juste oublier que c’est en Afrique et que c’est au sud. Là-bas, en Afrique australe, à cette période c’est l’hiver.
Ben c’est pas grave, on se couvrira.
La carte du trajet ou « C’est par là qu’on va »
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Le voyage ou "Notre aventure pas à pas »
Mardi 13 juillet
Dernier jour de travail. Quelques messages sur VF pour faire mes adieux sur le forum "Afrique Centrale et de l'Ouest". Je travaille jusqu'au dernier moment et laisse la responsabilité à Isabelle et Maxime de boucler les valises et de tout apporter à l'aéroport au terminal 2E de Roissy CDG où nous devons nous retrouver. Je les rejoins pour ma part en transports en commun.
Notre avion décolle à 23h20 de Roissy Charles de Gaulle en direction de Johannesburg. Nous voyageons sur Air France à bord du A380.
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Le vol se déroule sans histoires et nous atterrissons en Afrique du Sud à 9h15.
Mercredi 14 juillet
Nous récupérons tous nos bagages et nous nous dirigeons vers les correspondances dans l’aérogare à la recherche du comptoir de South Africa airways pour un décollage prévu à 13h20 en direction de Windhoek. L’aide d’un porteur dûment équipé d’un gilet aux couleurs de l’aéroport nous permet de passer le check in sans faire la queue. Manque de chance, notre porteur est fan de football. Nous échangeons nos impressions sur le foot et le « jeu à la française » mais surtout de l’image envoyée au monde lors de la piètre prestation de notre équipe nationale. Nous réfléchissons à l’opportunité de nous faire passer pour belges pour le reste du séjour mais renonçons assez vite à cette idée et décidons d’assumer les railleries. Elles ne seront finalement pas si nombreuses. Le vol en direction de Windhoek se déroule sans encombre. Je suis placé à côté d’un citoyen américain qui fait le voyage plusieurs fois par an. Il habite à Salt Lake City (UT) et nous échangeons durant une heure nos souvenirs de voyages dans la région de Moab et de Capitol Reef. L’arrivée à Windhoek se fait à 14h20 comme prévu. Notre loueur de voiture a dépêché un chauffeur avec un véhicule pour venir nous chercher à l’aéroport.
3 - Aéroport de Windhoek
Nous prenons la route à destination de Windhoek et découvrons le paysage.
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Une demi-heure plus tard nous sommes arrivés à destination chez African Tracks et prenons possession de notre 4x4 NISSAN. Il n’est pas neuf et a 139.000km au compteur. Par contre, il est chaussé de pneus récents qui nous permettrons de ne pas subir une seule crevaison durant tout le voyage. Accueillis par le prestataire qui s’est occupé de la réservation et de l’intendance de notre voyage, nous nous rendons à notre première étape hôtelière tous les 3 dans le 4x4. Bon.... passer les vitesses avec la main gauche... tiens, la première c’est dans le même sens, en haut à gauche. Première intersection, je me retrouve sur la file de droite (à contre sens donc) en ayant déclenché les essuies glaces au lieu du clignotant. Les commandes essuie glace et clignotant sont inversées et prêtent à confusion). Ca sera d’ailleurs une constante durant tout le voyage. J’ai l’impression de conduire face à un miroir. Le trajet se déroule finalement correctement. Nous arrivons à notre hôtel: The Bougain Villa Guesthouse dans le quartier de Klein Windhoek.
5 - Bougain Villa guesthouse
Nous posons nos affaires et après un rapide repérage des lieux nous reprenons la route pour dîner un peu plus loin dans un restaurant le Kubata où nous avalons des parts de viande de 600g!!! Nous rentrons nous coucher, allumons le chauffage car il fait un peu frisquet tout de même et nous nous lovons dans les draps. Demain, direction le Sud !!
Jeudi 15 juillet
Après un solide petit déjeuner pris à l’hôtel, nous partons vers 8h30 en direction du désert du Kalahari ; Non sans avoir fait au préalable des courses dans un petit supermarché de Klein Windhoek (Pates, riz, quelques boites de conserves, de l’eau, du charbon, papier essuie tout et une bouteille de vin blanc Sud Africain). Bref, tout ce qui est primordial d’emmener face à une nature que nous n’espérons pas hostile.
Nous prenons ensuite la route goudronnée (B1) en direction de Rehoboth. Je voulais dans un premier temps attaquer directement les pistes mais afin de me faire la main avec cette damnée conduite à gauche, je renonce. Les premiers kilomètres consistent à éviter les jeunes babouins qui traversent la route. Le Nissan se révèle poussif et a du mal à dépasser le 90 km/h. Nous sommes très chargés et les réservoirs sont pleins. Etrangement, plus tard dans notre voyage, j’arriverai à rouler à presque 120 km/h. Je ne me suis pas expliqué cette différence. Quelques photos sont faites sur la route mais rien de génial. Arrivé à Rehoboth, nous prenons la piste C25.
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La route est belle et nous apercevons nos premiers animaux sauvages. Nous sommes néanmoins surpris de constater que la route est bordée de clôture. Nos clichés nous laissent sur notre faim, on ne va jamais oser montrer nos photos, les gens vont penser que nous étions au zoo de Saint Vrain!!
7 - Nids Républicain social
8 - koudous
Les dunes succèdent aux dunes, nous prenons ensuite la piste D1212 puis D1215 qui longe un pan. Nous ne croisons aucun véhicule. Nous arrivons au Bagatelle Kalahari game lodge vers 15 h 00. Celui-ci se situe sur la D1268. L’accueil est bon, notre hôte nous convoie jusqu’à notre emplacement de camping.
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Celui-ci possède son propre sanitaire avec WC, lavabo et douche avec de l’eau chaude produite grâce à un chauffe-eau au gaz. Nous montons pour la première fois les tentes sur le toit de notre véhicule et nous nous en sortons bien. Nous déballons la table, les chaises, les caisses de matériel de camping. Que de manutention!! C’est invariable durant tout le séjour. Maxime qui se demandait pourquoi on l’emmenait a sa réponse. Il grimpe dans le pick up et donne de sa personne, toujours avec enthousiasme et bonne humeur.
Une petite balade dans les dunes, nous apercevons des Springboks.
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Nous allumons notre premier feu, prenons notre premier repas et recevons la visite d’un springbok apprivoisé ou tout du moins habitué à la présence humaine et au lodge. Il fait froid.
Nous allons nous coucher dès la nuit noire tombée.... à 19h00.
Vendredi 16 juillet
La nuit a été pour le moins très froide. Il y a de la glace sur la face intérieure de la tente le matin lorsque nous nous levons à 6h30 !!! Renseignement pris au lodge, la température est descendue à 4°C cette nuit. Le petit déjeuner nous réchauffe un peu, les mains contre le mug de café, mais bien moins que les premiers rayons de soleil qui inondent la plaine.
Le Springbok qui nous a accompagnés lors du repas la veille au soir est encore là ce matin.
Nous plions les tentes pour la première fois. On est bon, ça se fait sans grand problème excepté le fait que les sangles qui maintiennent les tentes pliées sur le toit de la voiture sont gelées. Le froid nous meurtri les chairs (j’exagère un peu mais c’est pour mieux vous tenir en haleine).
Nous quittons le camp à 8h00 en direction de Sesriem. La route (C19) est bitumée jusqu’à Maltahöhe et se transforme ensuite en piste (36). Celle-ci est belle et je maitrise de mieux en mieux la conduite parfois acrobatique de ce type de revêtement. Les paysages se succèdent. Tsarishoogte pass se traverse sans difficulté et le pique-nique du midi se fera d’ailleurs au pied de cette dernière. L’ouvre-boite étant inaccessible dans le coffre, nous opérons la conserve achetée la veille au tournevis et au marteau tant bien que mal au pied d’un arbre.
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La piste devient plus rude (D826) et les passagers sont soumis à d’incessantes vibrations dues à l’effet “tôle ondulée”. Enfin, nous arrivons au camping de Sesriem.
Nous nous présentons à la réception avec notre voucher et profitons de ce moment pour acheter les places qui nous permettrons le lendemain de visiter le site de Sossusvlei. Acheter ces places la veille nous évitera de faire la queue le lendemain matin et de perdre du temps.
L’emplacement N°3 nous est attribué.
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Le camping est sympa, bien que très poussiéreux et peuplé de touristes. Le soir, restaurant avec de belles pièces de viande et un T-bone de compétition.
Coucher vers 20h30
Samedi 17 juillet
La porte d’accès au site ouvre à 7h30. Néanmoins l’accès pour les campeurs se fait une heure avant. Dès 6h00, bruits de portières, moteurs qui ronflent durant de longues minutes (on se demande quel plaisir ont les gens à faire tourner leur moteur durant 20 minutes mais bon....)
Pour notre part nous décidons de nous intercaler entre les 2 départs et prenons la route des dunes vers 7h00. L’avantage est que nous sommes seuls sur la route. Tout le monde est parti depuis une demi-heure déjà et les suivants ne passeront la ligne que dans 30 minutes. Personne devant, personne derrière pendant 45 km.
Le soleil se lève et nous profitons de la golden hour.
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Une autruche tente de faire la course.
Arrivés à la Dune 45 (au 45ème kilomètre du site), nous constatons qu’il y a déjà plusieurs voitures dont 2-3 tours opérateurs avec les chauffeurs et guides qui préparent le petit déjeuner pendant que leurs clients grimpent la Dune. C’est pas con ça...
Nous entamons la montée par la crête... et tout de suite, c’est l’enfer... A chaque pas que l’on fait en direction du sommet, une force appelée “gravité” fait redescendre le pied de la moitié du pas exécuté (tu me suis là?)
Tu montes de 30 cm et redescends de 15 cm...Et tout ça sous un vent extrêmement violent. D’ailleurs, ce jour, pas de vol en montgolfière.
16 17 - dune 45
On arrive quand même quasiment au sommet. On reprend notre souffle tant bien que mal et redescendons. Même principe. Tu fais un pas de 30 cm et glisse vers le bas de 15 cm, mais là, c’est cool.
Maxime, lui, préfère couper court et dévale la dune en ligne droite.
Arrivés en bas, nous nous restaurons de quelques gâteaux secs et de jus d’orange et reprenons le chemin en direction de Dead Vlei. Nous parcourons à nouveau une quinzaine de kilomètres avant de nous garer pour visiter Dead Vlei
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Après une marche d’environ 1 km à travers quelques dunes que nous gravissons cette fois sans efforts démesurés, nous arrivons sur le site.
20 - Dead Vlei
Dead Vlei est une cuvette d’argile où des marais s’étaient formés lors d’inondations et de crus des rivières environnantes.
Des acacias ont poussé dans ce marécage et sont morts lorsque le marais s’est asséché à cause des dunes environnantes qui ont coupé l’accès de l’eau au Vlei.
L’endroit est magnifique. Le contraste du sable rouge oxydé et de l’argile blanche est saisissant.
21 - Dead Vlei
Après un moment passé sur place, nous retournons à notre véhicule en direction de Sossusvlei. Nous atteignons le parking que les véhicules 2x4 ne doivent pas dépasser et qui marque la fin de la route bitumée. Là, des chauffeurs avec des navettes se proposent de nous emmener à Sossusvlei. Je refuse et me drape dans ma dignité.
L’arrêt technique est rapide pour dégonfler les pneus à 1,8 bar et nous attaquons les 5 kilomètres de piste sablonneuse pas trop rassurés. Nous suivons les traces qu’ont laissées nos prédécesseurs et nous nous en sortons pas si mal que ça. C’est même assez amusant en fait et je prends un peu d‘assurance. On s’ensable finalement une fois car j‘ai perdu de la vitesse à cause d’un moment d’hésitation… Aïe… vitesse courte, marche arrière, marche avant et ça repart au grand soulagement de chacun.
Nous arrivons enfin sur le parking de Sossusvlei.
Nous randonnons au pied des dunes dans la rivière asséchée la Tsauchab.
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24 Panorama vallée Tsauchaub
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Nous pique-niquons à l’ombre d’un arbre sur une des tables laissées à disposition des touristes.
Des oiseaux peu farouches nous tiennent compagnie, alléchés par les miettes de pain que nous leur offrons.
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Nous reprenons la piste en direction de la sortie. Quelques hésitations dans la partie sablonneuse car les traces partent un peu dans tous les sens sur le plateau mais nous arrivons sans encombre au parking 2x4. Je renonce à regonfler les 4 pneus avec la pompe manuelle et décide d’attendre de relier une station service afin de procéder à cela.
Après avoir acheté quelques sodas bien frais à la réception du camping, nous partons en direction du canyon de Sesriem qui se situe 5 km plus loin.
La piste qui y mène est assez rude et très caillouteuse mais sans difficulté majeure.
Le parking en partie haute du canyon est quasi désert. 2 véhicules stationnés seulement. Nous descendons dans le canyon par un accès facilité par des marches. Après avoir croisé quelques visiteurs, nous entamons notre marche à l’intérieur du canyon. Celui-ci s’élargit assez vite et la balade se fait sous le soleil.
28 - Canyon de Sesriem
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Après trois quart d’heure de marche, nous faisons demi-tour, les mouches sont envahissantes.
Au retour nous pénétrons la partie étroite du canyon mais devons nous arrêter rapidement car de l’eau bloque le passage. Nous nous remémorons alors notre visite à Water hole Canyon à Page (AZ) et retournons à notre véhicule.
Nous réinstallons le campement.
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Après l’apéritif et un barbecue, nous nous couchons. Les nuits sont plus chaudes, ça va bien.
Dimanche 18 juillet
Lever à 7h00 sans précipitation. Aujourd’hui, peu de route pour rejoindre le Gecko camp. Petit déjeuner tranquille, vaisselle de la veille et nous quittons Sesriem à 9h00 après avoir fait le plein d’essence et remis la pression des pneus à leur valeur de 2,2 bar.
Direction le parc de Naukluft.
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Nous arrivons au parc assez tard finalement. Mauvaise appréciation du temps nécessaire à relier la route.
34 - accès à Olive trail
Nous débutons le parcours de l’Olive trail vers midi. Nous voyons à bonne distance des zèbres que nous supposons être des zèbres des montagnes et des oréotragues.
35 - Zèbres dans le parc de Naukluft
Nous pique-niquons sur place. Puis nous faisons un arrêt à Solitaire où nous dégustons un fameux apple strudel.
36 - Solitaire
37 - Boutique à Solitaire
Nous reprenons la piste en direction de Gecko camp. Après avoir lu pas mal de commentaires sur ce camp, nous nous attendions à un accueil chaleureux. Il n’en a rien été et nous sommes allé seuls nous installer au Hilltop campsite en suivant les indications vaguement données par nos hôtes. Le camping de la colline possède un seul emplacement. Le nôtre. Les sanitaires sont sympas, une table avec 2 bancs nous attendent. Très sympa. Un vrai sentiment de « Out of Africa ».
38 - Panorama depuis hilltop campsite Gecko camp
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La nuit sur cet emplacement sera mauvaise à cause du vent violent qui bat les toiles de tente jusqu’à une heure du matin.
Lundi 19 juillet
Réveil à 6h00. J’allume le Donkey pour que l’eau de la douche soit chaude et nous petit-déjeunons.
La douche se révèle froide. Je n’ai pas du mettre assez de bois. L’apprentissage se fait aux dépends d’Isabelle. Bon… l’eau froide, c’est bon pour la peau dit-on.
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Nous quittons Gecko camp. La piste pour Walvis Bay est longue et monotone. Difficile parfois à cause des trous, des bosses, etc.
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Grand moment du voyage, nous passons le tropique du Capricorne et sacrifions à la photo souvenir...
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Nous stoppons à Walvis et parcourons le front de mer. Nous déjeunons au Raft, restaurant sur pilotis qui sert des pizzas, burgers et seafood. Adresse sympa. Quelques vendeurs à la sauvette nous accostent. Nous aurons noté durant l’ensemble de notre voyage en Namibie l’amabilité et la gentillesse de ces commerçants qui ne sont jamais agressifs bien que ne lâchant pas facilement l’affaire. En règle générale, les namibiens avec qui nous aurons à faire ont toujours été sympathiques.
Nous achetons quelques souvenirs et joignons la route vers Swakopmund et le Brigadoon lodge où nous passerons 2 nuits.
44 - chambre Brigadoon lodge
Bed and Breakfast à deux pas de la plage, très bonne adresse.
Mardi 20 juillet
Lever à 7h30 et petit déjeuner copieux à 8h00 sur la terrasse de notre chambre.
A 8h30, nous partons avec Desert Explorers faire du quad dans les dunes. C’est une activité très sympa. 2 heures à faire du roller coster.
Nous faisons quelques courses au supermarché pour le pique-nique du jour. De retour au B&B, décidons finalement de monter finalement à Cape Cross qui se situe 125 km au nord. En chemin, nous nous arrêtons à Hentiesbaai pour nous restaurer et 45 km plus loin arrivons à Cape Cross pour visiter une colonie d’otaries.
Nous nous acquittons des droits d’entrée (30N$ par personne) et immédiatement nous sentons que nous sommes arrivés. Quand j’écris nous sentons, c’est un euphémisme. L’odeur pique les yeux et si tu as perdu l’odorat, il te reste le bruit.
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Malgré tout, cette colonie peuplée de milliers d’individus est très impressionnante. Le retour se fait dans l’après-midi sur cette belle piste lisse de Schiste mais dans un brouillard à couper au couteau. De toute façon, nous ne manquons rien car le paysage est des plus monotone.
48 - Retour de Cape Cross
Le soir, dîner au Lighthouse restaurant.
Mercredi 21 juillet
Comme c’est devenu la coutume, nous quittons Swakopmund de bonne heure le matin. L’arrêt à la station service pour faire le plein (en moyenne nous mettrons 100 litres à chaque fois), vérifier la pression des pneus et les niveaux nous prend encore une fois une demi-heure. C’est un moment que nous mettons à profit (et rolle) pour échanger avec le pompiste qui s’occupe de nous.
Après avoir gagné Hentiesbaai par la C34, nous prenons la piste (C35) en direction de Uis
Cette route vers Uis est la plus…barbante de tout le voyage. 100 km de ligne droite, légèrement montante. Le 4x4 est durant tout ce tronçon hésitant entre la 4° vitesse rugissante et la 5° mollassonne. Nous croisons de nombreux Himbas assis à l’ombre d’un panneau routier ou d’un arbre ainsi que des boutiques tenues par des Hereros. Nous nous arrêtons faire quelques achats et échanger mais c’est décevant. On peut prendre des photos moyennant 10 N$ par photo.
Puis nous traversons le plateau du Brandberg par la 2612 à travers de splendides paysages.
Un véhicule est arrêté sur le bord de la piste comme à l’affut. Comme souvent dans ce cas, nous ralentissons. Le chauffeur nous fait signe de nous arrêter et nous apercevons alors entre les arbres deux éléphants à une centaine de mètres. Ce sont les premiers que nous voyons et nous sommes tout excités.
49 - Image furtive de nos premiers éléphants
Quelques photos plus tard, nous arrivons au Mowani Mountain Camp.
Accueil pour le moins… froid du propriétaire qui nous précise sans ménagement que nous sommes à l’accueil du lodge. Nous versons notre écot et nous nous replions vers le terrain de camping, le « coin des pauvres ». Nous n’avons droit à aucune des facilités du lodge, même pas le droit de jeter un œil à la partie hôtelière. Pour l’hospitalité, on repassera.
Le camping se situe à droite de l’entrée gardée du lodge. Quelque centaines de mètres de piste facile et nous voilà sur notre emplacement. Adossés à une colline, l’endroit est vraiment agréable et beau si ce n’était la présence des mouches qui gâche notre plaisir.
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52 - La douche
53 - Vue depuis la douche...
Nous attendons que la nuit tombe pour que ces dernières nous laissent tranquille. Une douche à l’air libre nous rafraichi et nous dînons d’une plâtrée de pâtes avant de nous coucher.
Jeudi 22 juillet
Le rituel du petit déjeuner, des tentes pliées et de la douche froide passé, nous partons de bonne heure en direction du site de Twyfelfontein. La visite débute à 8h30 et partons accompagnés de notre guide et d’un couple d’anglo-sud-africains visiter l’art rupestre ancestral des bushmen. La visite est plaisante et dure une petite heure.
54 - site de Twyfelfontein
55 - Lion man
Nous enchainons par la visite de Organ pipes et Burnt Mountain. Ces 2 sites ne présentent pas un grand intérêt mais leur proximité de Twyfelfontein en fait des lieux incontournables.
56-57 - Organ pipes et burnt mountain
Nous reprenons la piste, direction Palmwag où nous devons passer la nuit en lodge (avec les riches donc si on en croit l’accueil de la veille).
Arrivés en début d’après-midi sur place, nous patientons au bord de la piscine le temps que nos chambres soient prêtes.
Sevrés que nous sommes de rencontres avec les animaux depuis plusieurs jours, nous investissons 400 N$ par personne et partons à 15 heures faire un game drive.
Celui-ci s’avère correct, notre chauffeur Everest (qui pourtant n’en fait pas toute une montagne) est très agréable et pas économe d’anecdotes et de renseignements quant à la vie des animaux.
Lorsque nous quittons la route principale pour nous lancer à travers la savane sur une piste caillouteuse, le terme de safari prend tout son sens. La conduite est assez violente et nous sommes ballotés comme dans le tambour d’une machine à laver. Nous croisons nombre d’animaux et apercevons un éléphant qui s’abreuve dans le lit de la rivière.
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Après un apéritif organisé par Everest (qui tombe à pic) au soleil couchant.
60 - Apéritif dans le bush
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Nous nous retournons vers le lodge.
Dîner sur place. Menu identique pour tous les pensionnaires. Roti de Springbok que nous accompagnons d’un délicieux vin Sud-africain.
Vendredi 23 juillet
Après une bonne nuit dans un lit douillet, nous quittons Palmwag dans la mâtiné en direction de Ongongo et sa source d’eau chaude.
Nous reprenons la piste rocailleuse que nous avons parcouru partiellement la veille lors du game drive lorsque Maxime aperçoit un troupeau de girafes. Elles sont en contrebas de la route.
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Le voyage se poursuit lentement, nous profitons du paysage et sommes à l’affût d’animaux que nous sommes susceptibles de voir à tout instant. De nombreux panneaux routiers nous indiquent que nous pouvons rencontrer des éléphants. Il n’en sera rien.
Je jette un œil à la jauge d’essence et estime que nous devons faire le plein. Un œil à la carte et nous dépassons le village d’Ongongo pour aller plus loin à Seisfontein. Nous croisons en route une Outarde Curie qui est le plus grand oiseau volant.
Las, arrivé à Seisfontein il n’y a plus d’essence. La station service est en rupture d’approvisionnement et après avoir jeté un œil au fort transformé en hôtel (dans un cadre très sympa d’ailleurs) et fait quelques courses en ville, nous retournons sur nos pas en direction de Ongongo community camp. Demain, il faudra trouver de l’essence et vite.
La piste rocailleuse qui mène au camp fait une dizaine de kilomètres. Arrivés au camp, nous descendons vers la rivière et prenons possession de l’emplacement le plus proche de celle-ci. Nous déjeunons ici puis finalement remontons occuper une place plus grande et plus pratique dans la partie haute du camping. Bien nous en a pris, les milliers de grenouilles ont fait un vacarme extraordinaire durant toute le nuit. Vacarme atténué par le fait que nous étions loin de la rivière.
L’après-midi se passe en mode « repos » à Warmquelle, piscine naturelle d’eau chaude où nous nous baignons dans une eau limpide et turquoise réservée à nous seuls.
63 - Warmquelle
Le soir, douche dans la plus grande salle de bain du monde, dîner et coucher.
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65-Bloc sanitaire vu de l'extérieur - 66 - douche
67 - Dans la douche, la plus grande salle de bain du monde... vue imprenable
Samedi 24 juillet
Le petit déjeuner avalé et les tentes pliées, nous continuons notre route vers le nord et Epupa où nous devons être ce soir. Durée du trajet prévisionnel 6 heures.
Des allemands rencontrés la veille nous ont dit tout le bien qu’ils pensaient de Epupa falls, nous préviennent que la route sera longue… et qu’il n’y a pas de carburant à Seisfontein. Oui, merci, je savais.
La piste (D3704) en direction de Opuwo est assez roulante. Soudain, au détour d’un virage, on a l’impression qu’elle n’existe plus. Nous croyons être dans le lit pierreux d’une rivière à sec durant une cinquantaine de mètres. On imagine mal des camions passer par là mais nous en croiserons un néanmoins plus tard.
Un peu plus loin, nous arrivons à Joubert Pass. La piste est bitumée. Nous comprenons rapidement pourquoi. La pente est si forte que le 4x4 perd de la vitesse au point de refuser d’avancer plus loin. Je stoppe, passe la première et essaye de démarrer au frein à main. Impossible. Je me questionne, chacun à bord se demande comment on peut monter une telle côte avec un tel pourcentage !! Au moment où je me dis que je vais faire une marche arrière pour essayer de prendre un peu de vitesse dans la descente précédente, je me ravise et pense à passer la première « low gear ». La puissance du couple permet au véhicule de grimper la déclivité et, au pas, d’arriver au sommet.
Coup de chaud…
Arrivés à Opuwo, nous faisons le plein, (110 litres encore une fois) et sommes assaillis par les enfants qui veulent garder notre voiture pendant que nous faisons quelques courses et par les vendeuses de souvenirs. Après les courses au supermarché, nous repartons vers Epupa, 180 km plus loin.
Quelques kilomètres après Opuwo, nous nous arrêtons sous un arbre pour déjeuner. 2 enfants d’une dizaine d’année sur un âne arrivent à leur tour et nous dévisagent. Nous leur offrons des bonbons afin der rompre la glace. Quelques minutes plus tard leurs parents arrivent à leur tour sur un âne, charriant du bois. La conversation s’engage en anglais. Ils nous expliquent qu’ils vivent dans le bush à une petite distance de là. Nous les laissons là, sous leur arbre qui est le point de ralliement entre les parents et les enfants. L’homme nous demande quelque chose à manger. Nous leur offrons des gâteaux secs, du pain et nous poursuivons notre chemin.
Les paysages sont superbes, les troupeaux de bétail toujours aussi nombreux et nous atteignons Epupa en milieu d’après-midi.
68 - Cattle
Nous resterons 2 nuits au Epupa community campsite. C’est le camping le plus proche des chutes. Une magnifique terrasse en bois domine à une hauteur de 6 m la rivière Kuenene et après un rapide passage aux chutes, nous y buvons un verre en profitant du coucher de soleil et de l’endroit féerique.
69 - Epupa falls
70 - Ponton bar restaurant du community camp
71 - vue depuis le ponton
Dimanche 25 juillet
La veille, dès notre arrivée, nous avons été approchés par un guide qui nous a proposé ses services pour visiter un village Himba ou faire une randonnée.
Nous optons pour la visite d’un village Himba qui est le but de notre voyage dans cette région.
La visite du village est très intéressante. Notre guide Anita, nous révèle les coutumes Himba et nous facilite grandement les échanges avec ces gens d’une gentillesse infinie. Nous sommes très touchés par leur accueil. Nous avions peur de nous retrouver face à des bêtes de foire. Comment rester respectueux de ces gens et ne pas arriver en pays conquis en photographiant tout ce qui passe à portée d’objectif ?
Anita nous met à l’aise et les habitants du village aussi. Nous offrons des bonbons aux enfants mais devant leur difficulté à les manger nous nous rendons compte qu’ils n’ont pas retiré le papier transparent qui entoure celui-ci. Une autre culture…
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Nous quittons au bout de 2 heures à regret le village avec l’énorme sentiment d’avoir fait une rencontre réelle. Qu’en sera-t-il dans quelques années ?
Aujourd’hui, seules les femmes Himbas perpétuent les traditions. Les hommes sont revêtus de maillots de foot d’équipes européennes et ont un GSM à la main.
On a probablement contribué un peu ce matin à la disparition des coutumes ancestrales des Himbas.
De retour au camp, Anita nous guide le long de la rivière Kuenene en amont des chutes. Nous voyons des crocodiles à quelques mètres d’habitants se lavant dans la rivière, et plus loin des Velvets se nourrissant de noix de macadamia. Elle nous montre aussi la flore et nous conte des anecdotes.
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78 - Palmiers Makalani
L’après-midi sera dédié au repos au campement au bord de la rivière. En fin d’après-midi nous montons sur la colline avoisinante pour avoir les chutes en grand large…
79 - Epupa falls
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Lundi 26 juillet
Nous repartons vers le sud et empruntons à nouveau la piste qui relie Epupa à Opuwo.
Après 3 h 00 de route, à l’intersection nous empruntons la route C41 puis plus loin la C35 qui nous mène à Hobatere lodge. La route est bitumée, roulante. Il faut juste faire attention aux troupeaux de bétail qui sont sur les bas côtés ou carrément au beau milieu de la route. Pour une voie limitée à 120 km/h, c’est surprenant. This is Africa.
Le paysage est ennuyant au possible.
Nous arrivons à l’entrée de la concession Hobatere lodge à 14 h 00. Celui-ci se trouve au bout d’une piste de 16 km dans la concession privée. Nous apercevons des girafes et des koudous. Ceci augure bien du reste de l’après-midi.
Nous sommes accueillis chaleureusement à la réception de l’hôtel avec un jus de fruit. Nous prenons possession de notre chambre et sommes invités par Shawn à prendre le thé à 15h00 au restaurant.
Le thé est offert aux résidents avec quelques gâteaux faits maison. Shawn qui est le patron du lieu a toujours vécu ici depuis l’enfance. Ce sont ses parents qui ont monté l’affaire. Questionné, il nous explique que c’est lui qui s’occupe du ravitaillement en volant avec son propre avion. Il y a en effet un petit aérodrome contigu au lodge.
En dehors des clôtures du lodge, un hide a été construit. Shawn nous y accompagne à bord d’un vieux Range Rover de 1979. Tout est mécanique sur cet engin nous explique-t-il. Il n’y a que les phares qui soient électriques. C’est mieux pour l’entretien.
Le hide est située à 1 km du lodge à proximité d’un point d’eau très fréquenté par les animaux.
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Pas question d’y aller à pied. Effectivement, nous passons à côté d’éléphants, c’est très impressionnant.
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Nous restons 1h30 à observer les zèbres qui s’abreuvent sous le regard de 3 lionnes. L’agitation et l'anxieté qui s’empare du troupeau de zèbres est palpable.
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L’une des lionnes viendra à proximité du point d’eau en fin d’après-midi.
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Repas au lodge autour d’un grand feu, nuit calme et reposante.
Mardi 27 juillet
Nous quittons à regret Hobatere après un super petit déjeuner en direction de Etosha NP.
Le parc d’Etosha doit être un grand moment du voyage. Nous sommes un peu sur notre faim quant aux animaux croisés depuis le début de notre aventure. Des Springboks craintifs nous en avons vu des quantités industrielles mais peu d’éléphants ou de girafes. Les zèbres, vus la veille on satisfait notre soif de rayures.
Nous refaisons les 16 km de piste pour relier la route principale (C35) et arrivons à la gate de Etosha vers midi. Nous payons les droits d’entrée pour 3 jours, le garde nous précise que nous devons ressortir avant 12 h 00 maximum vendredi 30 juillet.
Après avoir fait le check in pour accéder au camping, nous roulons sur la partie nord ouest du parc. Ca ne commence pas mal. Gnous, secretary bird, Oryx, springboks, de nombreux animaux sont là.
85 - Secretary
86 - Oryx
Le soir, petit tour au point d’eau d’Okaukuejo. Le meilleur de tous les points d’eau éclairés de Etosha. C’est un ballet incessant de rhinocéros, d’éléphants et de girafes qui viennent s’abreuver sous les projecteurs.
87 - Rhinocéros
88 - Une photo loupée parmi tant d'autres....
Mercredi 28 juillet
Journée consacrée à Etosha NP. Nous sillonnons le parc toute la journée de point d’eau en point d’eau, échangeant avec les véhicules croisés des informations sur la nature des rencontres à faire ou déjà faites.
89 - Point d'eau d'Okaukuejo
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Le point d’eau de Goas marquera l’apogée de la journée, nous apercevons une lionne tapie à l’ombre. A notre arrivée, elle de lève et va nonchalamment se coucher un peu plus loin.
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Les portes du parc ferment à 17h45, nous restons jusqu’au dernier moment sur les pistes afin de profiter des belles lumières et des nombreux troupeaux de girafes.
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Aujourd’hui, pas d’éléphant.
Nous dormons le soir dans un chalet bush du camp de Halali. Apéritif et barbecue sont au rendez-vous d’une soirée tranquille qui sera marquée par la visite d’un ratel.
Jeudi 29 juillet
Aujourd’hui, nous rallions le camp de Halali au camp de Namutoni où nous camperons. De la même façon que la veille, nous explorons les pistes du parc.
En fin de matinée, nous sommes seuls (ce qui est exceptionnel tout de même dans ce parc assez fréquenté) à observer une lionne couchée à l’ombre scrutant le point d’eau et les animaux qui s’y abreuvent.
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Le reste de la journée se déroule sur les pistes avec un arrêt en début d’après-midi dans le camping herbeux de Namutoni où nous prenons nos marques et un peu de repos.
Reprenant la route plus tard, nous verrons un rhinocéros au loin, un éléphant et toujours de nombreuses et somptueuses girafes.
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En rentrant au camp, une lionne traverse la route juste devant notre véhicule. Nous sommes si surpris et la rencontre est si rapide que nous manquons l’occasion de faire de belles photos.
Vendredi 30 juillet
Après un dernier tour dans Etosha à la recherche de Dik dik nous quittons le parc pour Tsintsabis à la rencontre des Bushmen.
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Nous arrivons en début d’après-midi au Treesleeper camp. Camp communautaire au milieu d’une forêt, très sympa… et pas bondé comme les camps d’Etosha.
Nous décidons suite à la proposition de notre hôte de faire la visite d’un camp bushmen. 300N$ par personne la balade, ça promet d’être sympa.
Nous quittons le camp à pied avec notre guide (qui est aussi barman-réceptionniste-traducteur et bushman) en direction de Tsintsabis qui est à une grosse demi-heure du camp. Nous faisons quelques achats d’aliments à l’épicerie communautaire pour les offrir aux bushmen qui nous accueillent.
Nous sommes vendredi 30 juillet. Jour de paye. C’est la fête au village. Sono avec des rythmes zouk à fond, alcool à gogo, nous sommes sur nos gardes, il n’y a pas de raison que l’alcool ne rende pas moins idiots les namibiens que les français.
Actuellement, une route se construit reliant Windhoek à l’Angola. Les ouvriers du chantier sont basés à Tsintsabis. Il y a en conséquence beaucoup de communautés et de peuples différents qui s’y croisent. Ceci a pour effet d’engendrer une délinquance et malheureusement pas mal de problème d’alcool et de bagarres. Un poste de police s’est même installé ici alors qu’avant le plus proche était à Tsumeb à 60 km au sud.
Nous voilà repartis à pied durant une demi-heure vers le village bushman.
Arrivés sur place, nous constatons que les femmes ont quitté le camp pour faire des courses (jour de paye) pendant que les hommes boivent en ville (jour de paye). Sympa la balade.
Visite d’une première famille… ils sont absents. Ben tu parles… A la place nous voyons des voisins qui tiennent siège. Notre guide échange quelques mots avec les locataires du lieu et nous partons.
Deuxième famille une centaine de mètres plus loin. Tout le monde est là. Assis à même le sol en train de fumer cigarette sur cigarette. On se regarde tous les trois, j’interroge le guide du regard. Il échange quelques mots avec une femme, nous tournons quelques minutes sur place faisant semblant de nous intéresser à ce que nous voyons sous le regard des habitants et repartons pour une heure de marche en direction du camping.
Nous ne faisons pas de photo, l’ambiance ne s’y prête pas. Nous avons l’impression de visiter un bidonville.
Durée de la visite, 2 h 15, marche et courses incluses.
Au retour, je parle avec notre guide. Il m’explique que les bushmen qui sont là ont été déportés de Etosha où ils vivaient. Le gouvernement leur a offert 2 vaches, une chèvre et des terres et les a obligés à se sédentariser sur cette parcelle. Pour un peuple qui est historiquement une communauté de chasseurs et nomade, ça ne le fait pas vraiment.
Nous comprenons mieux l’impression de pauvreté et de laisser-aller que nous a donné ce village.
Nous ne souhaitions pas une visite avec un faux folklore, mais Treesleeper qui essaye via son association de pérenniser la culture Bushmen a vraiment des soucis à se faire.
Le soir, nous sommes sous les arbres et dormons en entendant au loin la musique provenant de l’épicerie.
Samedi 31juillet
Journée de liaison entre Tsintsabis et Bagani où nous devons loger ce soir près du delta de l’Okavongo.
Nous quittons les pistes pour une route bitumée pour joindre Rundu où nous ferons quelques courses. Tout au long de cette voie (B8) nous voyons de nombreux villages de part et d’autre.
Nous ne savons pas si c’est un rituel du au samedi mais de nombreuses femmes et enfants portent des bidons, tantôt vides et tantôt pleins d’eau. Les hommes sont plus souvent assis, à l’ombre des arbres dans les villages.
L’arrivée à Rundu est épique. La ville est noire de monde. Ca circule plus ou moins à contresens et dans une parfaite anarchie. Etant parisien, je connais ce type de circulation mais en roulant à gauche c’est nettement plus rock and roll. Les gens sont endimanchés et l’atmosphère est bon enfant. Devant retirer de l’argent à un ATM, je renonce, il y a 30 minutes de queue. Nous profitons du supermarché pour faire quelques courses.
Le reste du voyage se passe tranquillement et nous prenons place au camping du Mahangu safari lodge au bord de la rive l’Okavongo. A la réception, nous avançons nos montres d’une heure, et sommes à l’heure du Botswana. Les sanitaires sont corrects, l’emplacement aussi.
96 - Manhangu camp
97 - L'Okavongo
Une bonne adresse. Durant la nuit, les hippopotames investissent le camp et grognent. A l’abri dans les tentes sur toit, nous dormons du sommeil du juste jusqu’au moment où une envie naturelle me fait descendre. Cette envie est satisfaite à 2 m à peine de l’échelle d’accès à la tente et je remonte illico entendant non loin les hippopotames.
Dimanche 1er août
Après un solide petit déjeuner au lodge (la qualité des breakfasts est une constante) nous partons visiter le parc de Mahangu à proximité.
Je m’arrête pour payer l’entrée aux représentants du NWR et lorsque je ressors du bungalow Isabelle et Maxime m’apprennent qu’ils ont aperçu un troupeau d’éléphants traverser la piste. Le game promet !!!
Le Parc de Mahangu se divise en 3 pistes. Une le long de l’Okavongo, une deuxième côté forêt et une troisième qui traverse le parc à la manière d’une autoroute et rejoins la frontière Botswanienne. La première est la plus courue car la liste des animaux que nous sommes susceptibles de voir est longue. Durant les 40 km que dure le drive, nous verrons des babouins, un baobab, un museau d’hippopotame à 300 m (notre premier, on a pris 1265 photos). Rien de génial donc excepté que le parc est très joli. Ah si… 3-4 autruches aussi.
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Nous allons ensuite au Xaro lodge après avoir traversé la frontière.
Nous nous demandions quel était l’intérêt qu’avait le prestataire à nous faire passer la frontière pour aller rejoindre ce lodge. Nous avons compris dès notre arrivée.
Nous sommes accueillis très aimablement. A la demande de la réceptionniste nous vidons le coffre de la voiture et montons à bord d’un bateau chargés de nos valises et de notre matériel photographique. Vingt minutes plus loin nous arrivons à destination Ce trajet sur l’Okavongo est agréable et riche en rencontre avec des crocodiles paisiblement ( ?) couchés sur la rive.
99-100 Xaro lodge
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Nous dormirons dans des tentes sur pilotis avec salle de bain individuelle. Le grand luxe, une infinie gentillesse de nos hôtes, le paradis sur terre, loin de tout. Le soir nous retrouvons des sud africains, des allemands et un couple de français originaires de Toulouse entrevus le premier jour à Windhoek à table et discutons ensembles de nos voyages.
Lundi 2 août
Petit déjeuner au lodge, retour en bateau et nous reprenons possession de notre véhicule resté sur le parking. Comme la visite de la veille n’a pas été fructueuse, nous décidons de visiter à nouveau le parc de Mahangu après avoir repassé la frontière. Nous payons une fois de plus l’entrée et reprenons la même piste.
Cette fois, dans sa première partie, nous voyons des zèbres, des hippotragues et des girafes. Toujours pas d’éléphants.
Nous roulons ensuite en direction de Kongola où, après un petit ravitaillement nous séjournerons pour une nuit au camping du Mazambala island lodge.
Mardi 3 août
Nous plions une dernière fois les tentes sur toit, enlevons les duvets, offrons à une jeune fille du camping une couette que nous avions acheté à Mariental après notre première nuit si froide et repassons la frontière aujourd’hui encore pour aller au Botswana à Kasane. Cette fois, nous passons au pont de Ngoma. A cet endroit, le poste de frontière est plus grand que la veille. Il y a même… une barrière sanitaire. Nous n’avons pas le droit de faire passer de la viande de bœuf crue au Botswana en venant de Namibie. Pas de problème, nous n’avons que du biltong, viande de bœuf séchée. Ben oui… mais c’est cru quand même et je me fais saisir l’équivalent de 17€ de viande !!! Faut être bête quand même !!! Si nous avions mis le Biltong ailleurs que dans la glacière ou le frigo, on l’aurait passé mais bon…
De l’autre côté de la frontière, nous empruntons la route nord qui traverse le parc de Chobe. Nous voyons à plusieurs reprises des éléphants traverser la route ou stationner en bordure. Nous sommes éberlués. Enfin des éléphants tout prêts de nous.
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Nous arrivons à Kasane en début d’après-midi et faisons le check in au Water Lily lodge.
Ce n’est pas le super luxe mais l’hôtel est correct. La chambre un peu vieillotte, un matelas jeté au sol pour faire le troisième couchage…
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Vers 15h nous partons avec un couple d’anglais pour un game drive à Chobe.
Les compagnies qui peuvent emmener des touristes sont assez nombreuses à Kasane. Nous faisons confiance à l’hôtel pour nous organiser ça.
Nous payons les droits d’entrée du parc élevés 120 pulas par personne et 300 pula pour le drive.
Les pistes de Chobe sont très sablonneuses et nous apprécions d’avoir un chauffeur pour nous conduire dans le parc qui ne possède pas ou si peu de signalisation. Nous longeons la rivière et voyons de nombreux éléphants, girafes, hippopotames et enfin des buffles après lesquels nous courrions depuis plusieurs jours.
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Soudain, En fin de drive vers 17 h00, effervescence entre les chauffeurs des différentes compagnies. Un léopard a été vu non loin. Nous nous rendons sur place à toute vitesse et là, c’est un embouteillage en règle et chacun y va de son autorité pour permettre à ses clients de voir l’animal. Heureusement, personne ne s’attarde outrageusement mais la bête n’est surement pas dans son état normal.
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Nous avons presque réalisé le Big Five. Il manque le guépard mais un léopard fera l’affaire.
Nous rentrons ensuite au lodge dans le froid et la nuit.
Nous dînons à l’hôtel le soir. Service lent mais plats corrects.
Mercredi 4 août
Lors de l’élaboration du voyage, un des projets consistait à voir les chutes Victoria. De ce fait, on doit laisser notre véhicule à Kasane. Un prestataire arrive vers midi récupérer le 4x4 avec le réservoir vide (ou presque).
Une fois le véhicule parti, nous allons en ville échanger quelques euros en pulas.
En revenant de la banque, nous nous arrêtons à la poste où pour 1€ nous avons accès à internet. C’est pas du haut débit mais comme nous n’avons pas pu nous connecter depuis 2 semaines, je souhaite donner des nouvelles à nos proches.
Première chose, jeter un œil sur les comptes bancaires. Bien nous en a prit. Nous constatons que ma carte Visa a été piratée et que nous avons 5.700€ d’achat en attente de débit fin août. Un message vite fait à la banque (enfin vite fait avec la touche @ qui marche pas et avec le stress de la découverte ça le fait pas trop) pour prévenir du fait et notre demi-heure de haut débit 56k est terminée. Pour les nouvelles à la famille, on enverra des textos.
Du coup, carte Visa bloquée, on finira avec la Mastercard d’Isabelle.
L’après-midi est consacré à la détente et à divers échanges téléphoniques avec le banquier jusqu’au départ en bateau à 15 h 00 pour un « boat-cruise » la rivière Chobe.
Nous sommes à bord d’un petit bateau pouvant recevoir 8 personnes et nous sommes… trois plus le capitaine.
Comme pour le game en voiture, nous payons à nouveau l’entrée du parc et de la balade en bateau.
La petitesse du bateau nous permet de nous faufiler dans des bras de la rivière que les gros catamarans (avec parfois 100 personnes à bord) ne peuvent pas atteindre. Nous prenons beaucoup de plaisir à voguer sur les eaux calmes entre les crocodiles, les hippopotames et autres varans, éléphants, etc.
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Nous voyons, une des plus belles images de nos vacances. Plusieurs centaines d’éléphants, environ 500 d’après notre cap’ tain passent sur un banc de terre et se dirigent vers un endroit où pousse de l’herbe tendre et grasse.
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Nous restons peut-être une demi-heure sur place, bateau échoué à attendre la bonne lumière. C’est magique.
Nous retournons au lodge à 18h30 satisfaits, l’impression d’avoir eu un truc pour nous seuls. Quel bel après-midi!
Jeudi 5 août
Comme tu as tout suivi, tu as remarqué que nous n’avions plus de voiture.
Ce matin, il est prévu que l’on passe nous chercher à 9h30 pour nous conduire à Victoria Falls.
A 8h30 nous sommes prêts et patientons au bord de la piscine. A 9h00, notre chauffeur arrive. Il nous conduit avec d’autres voyageurs à la frontière Zambienne pour certains d’entre nous et Zimbabwéenne pour d’autres où un autre chauffeur nous attend, de l’autre côté de la barrière marquant le passage entre les deux Etats. Nous avons l’impression d’être à Check Point Charlie du temps de la guerre froide et nous passons avec nos valises à la main en essayant de ne rien oublier.
Notre nouveau chauffeur s’appelle Frederick. Il a un prénom super sympa.
Arrivés à Victoria Falls, je me rends compte que j’ai oublié mon chapeau (un Stetson acheté à Kanab en Utah en 2007). Là, je suis vert…A tous les coups, je l’ai probablement oublié lorsqu’on a payé les visas pour entrer au Zimbabwe. Je fais part à Frederick de mon désarroi et lui demande s’il retourne sur place aujourd’hui ou demain faire un transfert de voyageurs de jeter un œil dans le bureau de la douane.
Le Victoria falls Hôtel est un très vieil établissement au charme suranné de l’Empire Anglais de la reine Victoria.
Nous héritons d’une chambre vieillotte en bout de couloir mais bon… ça roule quand même.
En début d’après-midi nous partons visiter le site des chutes Victoria. Nous sommes accompagnés d’un policier entre la sortie de l’hôtel et l’entrée du site des chutes. C’est un peu lourd en fait, surtout que nous n’avons pas l’impression que ça craint, mais on ne peut pas y échapper. Quelques vendeurs à la sauvette nous accompagnent.
Les chutes de Niagara sont les plus grandes en débit, les chutes de Iguaçu sont les plus larges et les chutes Victoria sont les plus hautes. C’est du moins ce que nous lisons à l’entrée du site. Comme ça, tout le monde il est content !
L’entrée est payante. Tu parles, 30 US$ par personne! C’est extrêmement cher, surtout que ce n’est pas le président Mugabe qui les a creusées en personne…
Le site est magnifique, la rain Forest très impressionnante et au bout de 2 heures nous sommes au bout du site. Nous avons vue sur le pont qui enjambe la rivière Zambèze marquant la frontière entre le Zimbabwe où nous sommes et la Zambie.
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Nous faisons l’impasse sur toutes les activités possible et imaginable dans un tel cadre (vol en ULM, hélicoptère, base dump, tyrolienne, safari, château de sable, etc.) qui sont toujours très chères.
Nous faisons une incursion en ville à pied pour sentir un peu l’atmosphère. La vie est très difficile au Zimbabwe et la population souffre énormément. Les vendeurs de souvenirs sont assez pressants (c’est un mot faible) et nous faisons demi-tour assez vite, on n’a pas envie aujourd’hui d’être harcelés.
Nous rentrons à l’hôtel et lorsque nous arrivons à la chambre, la réception appelle. Notre chauffeur Frederick nous fait demander, il a mon chapeau. J’arrache un (gros) billet de mon porte-monnaie et cours à la rencontre de mon sauveur. Il est là, le Stetson à la main.
Frederick m’explique que j’ai perdu mon couvre-chef le matin en montant dans le van. Apparemment des gens l’on vu et nous ont appelés mais nous avons été sourds à leurs cris. Frederick est retourné sur place l’après-midi, le chapeau l’attendait posé sur un poteau.
Je le remercie chaleureusement, cet objet est plus qu’un chapeau pour moi.
Nous dînons à l’hôtel.
Vendredi 6 août
Petit déjeuner à volonté au Victoria falls hôtel. Le meilleur et toujours à l’anglaise. Nous adorons cela.
En matinée, nous nous rendons à un point de vue entre la seconde et la troisième gorge. De là nous voyons le Zambèze et la frontière avec la Zambie.
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Initialement nous souhaitions nous rendre en Zambie voir les chutes sous un autre angle que la veille. Le prix du visa (20 US$ par personne) et de l’entrée au site (30 US$ par personne) nous fait reculer.
Nous allons ensuite au Curio village acheter quelques souvenirs. Ca se fait un peu dans la douleur, les commerçants sont très pressants et lorsqu’ils sont à bout d’argument pour vendre des statuettes qui sont toutes identiques, veulent procéder à des échanges de tee-shirt, chaussures et même de nos chaussettes. Ce n’est pas évident.
L’après-midi, la piscine s’offre à nous. Une demi-journée de pur repos à glander sans rien faire sur 24 jours, c’est peu finalement et chacun à droit au repos. J'en profite pour faire des photos de l'hôtel.
122 - Victoria Falls hôtel
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En milieu d’après-midi, je ne tiens plus en place et je retourne seul à pied au point de vue où nous étions le matin pour avoir une autre lumière mais le site est à l’ombre. Je suis déçu.
Samedi 7 août
Nous décollons à 13h20 de Victoria falls airport en direction de Johannesburg et à 19h30 de Johannesburg pour Paris.
Le voyage, comme d’habitude est long et l’arrivée le dimanche matin à Roissy CDG à 6h30 un cauchemar. Nous récupérons nos valises, rentrons à la maison. Lundi 9 août
Au boulot…c’est brutal…
Le bilan :
Le retour a eu lieu il y a 5 semaines déjà.
Le voyage s’est décanté.
Si dans un premier temps nous n’étions pas aussi enthousiastes que lors de nos voyages aux USA, nous avons depuis révisé notre jugement et avons profondément aimé la région, les gens et la liberté que nous ont procurés ces vacances.
J’ai aimé cette lumière, si pure le matin et le soir, que je n’avais jamais eu auparavant. Ces nuits étoilées...
Merci à Vilcanota qui m'a prêté une partie du matériel photographique et grâce à qui j'ai réussi à faire quelques clichés... 😛
Carnet de Namibie (ou voyage au pays d’Hilux) English translation pending
Et oui, encore un ! 😉
(Le sous-titre vient uniquement de l’impression de n’avoir jamais vu autant de ce type de véhicule, l’impression qu’il n’y avait quasiment que ça.)
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Ce voyage sera un « one-way » de 30 jours (15 août – 14 septembre), début à Windhoek (capitale de la Namibie) et fin à Victoria Falls (Zimbabwe), en Toyota Hilux avec tente sur le toit (loueur Asco Car Hire) et réservations (campings, hôtels et voiture) faites par Tourmaline ; les réservations ont été faites pratiquement 18 mois à l’avance, certains campings (Etosha par exemple) semblant être très demandés. La période a été choisie pour y être en hiver et avec encore assez d’eau aux chutes Victoria.
Nous (67 et 47 ans) avons l’habitude, aux USA, de dormir dans la voiture ; sur le toit, ce sera une première. Le matériel de couchage est fourni (couettes, drap, oreillers) mais nous apportons quand même nos duvets (on aurait pu s’en passer). La plupart des nuits seront en camping (mais pas sauvage) et une fois par semaine (environ) une nuit d’hôtel ou assimilé.
Comme nous serons en hiver, j’ai donné à Isabelle la fourchette de température (de 0 à 28°C) que nous devrions avoir à supporter, pour le choix des vêtements ; la réalité sera un peu différente mais n’anticipons pas.
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Pour notre parcours, un bon dessin valant mieux qu’un long discours, voici la carte de notre projet :
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J00 – jeudi 15 août 2019
Départ pour la Namibie ; le vol principal a été choisi sur Air Namibia pour des raisons d'horaire (arrivée vers 6h30) et il nous faut donc rallier Francfort ; Air France nous propose des vols aller aux horaires convenables mais, pratiquement un an avant le départ, change complètement ses horaires d'où un départ très matinal de Brest à 6h vers Roissy puis Francfort pour un décollage final vers 20h10.
J01 – vendredi 16 août 2019 => Windhoek Finalement, tout se passe assez bien malgré les attentes un peu longues et nous atterrissons à Windhoek à 6h10 ; sortie de l’avion (on descend sur le tarmac), il fait encore nuit et frais. Passage de l’immigration assez rapide malgré le nombre de voyageurs, récupération des bagages et nous trouvons le chauffeur de chez Asco qui nous attend (enfin, pas que nous). On quitte l’aéroport à 7h10 soit 1 h après l’atterrissage ; il fait jour et, sur le trajet, nous découvrons nos premiers animaux « exotiques ». Arrivés chez Asco, nous faisons la connaissance de Benoît, notre interlocuteur français envoyé par Tourmaline ; les divers échanges et signatures de documents sont facilités par sa présence. Ensuite, découverte du véhicule, de la tente et toutes les explications qui vont avec (et il y en a !) ; j’espère que nous n’oublierons rien. Benoît demande à l’employé d’Asco de nous donner, en plus du matériel de camping, un escabeau 2 marches et il faut bien avouer que ce fût très pratique ; plus besoin de grimper sur le pneu (au risque de tomber) pour manipuler la fermeture-éclair de la tente. Je serai le seul conducteur (ce qui ne dérange pas trop Isabelle) car négociation impossible bien que nous venions de prendre le package d’assurances max. _ Le véhicule est donc un Hilux double cabine (pour notre confort), mais le modèle Raider avec snorkel (dont nous n’aurons pas besoin), 2,8l de cylindrée, boite auto et une vraie fonction 4x4 (long et court avec blocage de différentiel) et très belle garde au sol ; 6 pneus neufs à gros crampons équipent notre superbe destrier qui a environ 130 000 km et quelques « accrocs », ce qui n’est pas plus mal ; la peinture est noire, mais ça ne durera pas. La partie arrière, totalement fermée par de la tôle épaisse, est équipée de 2 énormes tiroirs de rangement sur glissières, d’une caisse plastique contenant le matériel de cuisine et d’un vrai frigo, lui aussi sur glissières ; ce frigo est branché sur une seconde batterie et, comme nous roulions tous les jours, nous n’avons jamais eu besoin de l’arrêter, même la nuit. _ Trois heures plus tard, nous quittons Asco pour le centre commercial Spar pour faire le plein de nourriture pour les jours suivants ; les essuie-glaces se mettent en route à chaque appui sur les clignotants, tout étant quasiment inversé avec la conduite à gauche. Comme aide à la conduite, nous utiliserons Maps.me sur le téléphone en mode avion (testé juste quelques jours auparavant) ; tous les trajets (format kml) sont chargés ainsi qu’environ 300 points GPS et une version de sauvegarde sur tablette au cas où. C’est donc une première pour nous avec cette application et je pense, après utilisation quotidienne pendant 1 mois, que l’on peut lui décerner une note de 8/10. Nous faisons nos courses dans la grande surface mais sommes déçus par certains rayons, notamment les fruits et légumes (nous trouverons nettement mieux le lendemain). _ En sortant, nous essayons d’acheter des pulas (monnaie du Botswana, pays limitrophe), mais impossible ; un bureau de change n’en a pas et la banque nationale de Windhoek ne traite qu’avec ceux qui ont un compte. Comment ferons-nous à la frontière puisque le Botswana refuse dorénavant tout paiement avec une autre monnaie que la sienne, y compris la carte bleue (information récente fournie par Tourmaline et que nous verrons affichée au poste frontière) ? Quelques dernières courses (vin, apéro…) et nous rejoignons notre havre pour la nuit, la pension Londiningi où nous avons retenu le repas du soir et la nuit ; cette pension est tenue par Nathalie, une française. Pour l’instant, Maps.me marche très bien. Un rafraîchissement puis nous sortons nos bagages de la voiture ; il va falloir vider nos 2 gros sacs de voyage et répartir les contenus (les duvets pour la tente, les polaires pour les nuits fraîches, …). Test de l’adaptateur électrique : impossible de brancher nos prises françaises dedans ; Nathalie et un des occupants nous montreront qu’il suffisait de casser 2 petits ergots. _ L’heure du dîner arrive et, avec un apéritif bien mérité, nous discutons avec nos proches voisins qui, eux, ont fini leur voyage ; ils ont donc des infos toutes fraîches. Assez rapidement, nous nous rendons compte que nous avons des « points communs » et pour cause, il s’agit de Rouquine38, membre de VF et de son mari. Retour à la chambre pour une nuit bien méritée. _
Notre carrosse pour un mois
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Les 2 énormes tiroirs
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Le frigo de 44 litres en position ouvert
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J00 – jeudi 15 août 2019
Départ pour la Namibie ; le vol principal a été choisi sur Air Namibia pour des raisons d'horaire (arrivée vers 6h30) et il nous faut donc rallier Francfort ; Air France nous propose des vols aller aux horaires convenables mais, pratiquement un an avant le départ, change complètement ses horaires d'où un départ très matinal de Brest à 6h vers Roissy puis Francfort pour un décollage final vers 20h10.J01 – vendredi 16 août 2019 => Windhoek Finalement, tout se passe assez bien malgré les attentes un peu longues et nous atterrissons à Windhoek à 6h10 ; sortie de l’avion (on descend sur le tarmac), il fait encore nuit et frais. Passage de l’immigration assez rapide malgré le nombre de voyageurs, récupération des bagages et nous trouvons le chauffeur de chez Asco qui nous attend (enfin, pas que nous). On quitte l’aéroport à 7h10 soit 1 h après l’atterrissage ; il fait jour et, sur le trajet, nous découvrons nos premiers animaux « exotiques ». Arrivés chez Asco, nous faisons la connaissance de Benoît, notre interlocuteur français envoyé par Tourmaline ; les divers échanges et signatures de documents sont facilités par sa présence. Ensuite, découverte du véhicule, de la tente et toutes les explications qui vont avec (et il y en a !) ; j’espère que nous n’oublierons rien. Benoît demande à l’employé d’Asco de nous donner, en plus du matériel de camping, un escabeau 2 marches et il faut bien avouer que ce fût très pratique ; plus besoin de grimper sur le pneu (au risque de tomber) pour manipuler la fermeture-éclair de la tente. Je serai le seul conducteur (ce qui ne dérange pas trop Isabelle) car négociation impossible bien que nous venions de prendre le package d’assurances max. _ Le véhicule est donc un Hilux double cabine (pour notre confort), mais le modèle Raider avec snorkel (dont nous n’aurons pas besoin), 2,8l de cylindrée, boite auto et une vraie fonction 4x4 (long et court avec blocage de différentiel) et très belle garde au sol ; 6 pneus neufs à gros crampons équipent notre superbe destrier qui a environ 130 000 km et quelques « accrocs », ce qui n’est pas plus mal ; la peinture est noire, mais ça ne durera pas. La partie arrière, totalement fermée par de la tôle épaisse, est équipée de 2 énormes tiroirs de rangement sur glissières, d’une caisse plastique contenant le matériel de cuisine et d’un vrai frigo, lui aussi sur glissières ; ce frigo est branché sur une seconde batterie et, comme nous roulions tous les jours, nous n’avons jamais eu besoin de l’arrêter, même la nuit. _ Trois heures plus tard, nous quittons Asco pour le centre commercial Spar pour faire le plein de nourriture pour les jours suivants ; les essuie-glaces se mettent en route à chaque appui sur les clignotants, tout étant quasiment inversé avec la conduite à gauche. Comme aide à la conduite, nous utiliserons Maps.me sur le téléphone en mode avion (testé juste quelques jours auparavant) ; tous les trajets (format kml) sont chargés ainsi qu’environ 300 points GPS et une version de sauvegarde sur tablette au cas où. C’est donc une première pour nous avec cette application et je pense, après utilisation quotidienne pendant 1 mois, que l’on peut lui décerner une note de 8/10. Nous faisons nos courses dans la grande surface mais sommes déçus par certains rayons, notamment les fruits et légumes (nous trouverons nettement mieux le lendemain). _ En sortant, nous essayons d’acheter des pulas (monnaie du Botswana, pays limitrophe), mais impossible ; un bureau de change n’en a pas et la banque nationale de Windhoek ne traite qu’avec ceux qui ont un compte. Comment ferons-nous à la frontière puisque le Botswana refuse dorénavant tout paiement avec une autre monnaie que la sienne, y compris la carte bleue (information récente fournie par Tourmaline et que nous verrons affichée au poste frontière) ? Quelques dernières courses (vin, apéro…) et nous rejoignons notre havre pour la nuit, la pension Londiningi où nous avons retenu le repas du soir et la nuit ; cette pension est tenue par Nathalie, une française. Pour l’instant, Maps.me marche très bien. Un rafraîchissement puis nous sortons nos bagages de la voiture ; il va falloir vider nos 2 gros sacs de voyage et répartir les contenus (les duvets pour la tente, les polaires pour les nuits fraîches, …). Test de l’adaptateur électrique : impossible de brancher nos prises françaises dedans ; Nathalie et un des occupants nous montreront qu’il suffisait de casser 2 petits ergots. _ L’heure du dîner arrive et, avec un apéritif bien mérité, nous discutons avec nos proches voisins qui, eux, ont fini leur voyage ; ils ont donc des infos toutes fraîches. Assez rapidement, nous nous rendons compte que nous avons des « points communs » et pour cause, il s’agit de Rouquine38, membre de VF et de son mari. Retour à la chambre pour une nuit bien méritée. _
Notre carrosse pour un mois
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Les 2 énormes tiroirs
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Le frigo de 44 litres en position ouvert-

Namibie et Afrique du Sud, paysages à couper le souffle English translation pending
Bonjour,
Jamais deux sans trois. Eh oui, nous sommes devenus accros à la Namibie et pour varier un peu, nous avons ajouté quelques étapes en Afrique du Sud.
Ce fut un voyage magnifique, le sud de la Namibie est un enchantement pour les yeux. En Afrique du Sud, nous sommes tombés sous le charme du Richtersveld NP. Ce parc est tout simplement sublime ! Augrabies Falls fut la bonne surprise du voyage, les chutes sont presque trop aménagées, mais le parc lui-même est très beau. En ce qui concerne le KTP, nous avons eu quelques doutes en l’incluant dans l’itinéraire. Certains voyageurs ont été chanceux et ont vu beaucoup de félins et pour d’autres, ce parc fut une déception. Déception ou pas, vous verrez dans le carnet.
J’aimerais remercier Jean-Luc (Voyajou) qui m’a encouragé d’aller au Richtersveld, Attila qui m’a rassuré sur l’état des pistes du parc, Jacky (Jety34) qui m’a donné envie de faire une étape à Kokerboomkloof. Sans eux, nous serions passés à côté de ce parc aux paysages magnifiques et sauvages.
Merci aussi à Michel (Michel85200) pour m’avoir encouragé de passer minimum deux nuits aux Augrabies Falls. Il a même écrit qu’on pouvait y rester trois nuits sans s’ennuyer et il a bien raison. Nous y sommes restés deux nuits, mais nous aurions pu rester une troisième sans avoir l’impression de perdre notre temps. Pour le Richtersveld, Jacky a écrit qu’il serait dommage d’y rester seulement une ou deux nuits. Nous avons passé trois nuits dans ce parc et ne le regrettons absolument pas.
Jacques (Blancond) et Jean-François (Max68), avec leurs photos nous ont donné envie de faire le Tok Tokkie Trail. Un grand merci à eux !

Namibrand Tok Tokkie Trail
Richtersveld, Richtersberg Camp

Augrabies Falls NP
Pour les réservations, nous sommes à nouveau passés par Tourmaline qui a fait un travail formidable. J’ai échangé beaucoup de mails avec Carole, jusqu’à ce que l’itinéraire soit bouclé. Nous avions une grande inconnue, en voyageant au mois de mars-avril, nous ne pouvions pas être sûrs de pouvoir traverser l’Orange River à Sendelingsdrif. En effet, s’il y a trop d’eau, le bac ne traverse pas et il faut faire le détour par Oranjemund. Bref, c’était un casse-tête et je ne voulais pas prendre le risque de perdre une nuit au Richtersveld. Tourmaline nous a finalement conseillé de laisser l’étape avant et celle après le Richtersveld libre et de nous adapter selon la météo et la possibilité de traverser l’Orange River en bac.
Tourmaline a fait les réservations une année avant notre départ, seul les réservations des parcs en Afrique du Sud se sont fait un peu plus tard (11 mois avant). En ce qui concerne la voiture, nous nous sommes fait plaisir en réservant un Toyota Hilux Safari avec boîte automatique de chez Asco et je peux vous assurer que nous ne l'avons pas regretté. Quelle voiture formidable !
En ce qui concerne la période du voyage, nous avions envie de voir la Namibie « verte » et ce fut mission accomplie. Voyager en mars-avril comporte quelques risques au niveau météo. Les orages et pluies peuvent perturber certains trajets et rendre les pistes boueuses. Néanmoins, nous avons beaucoup aimé cette période de l’année, même s’il fait encore un peu chaud pour faire des longues randonnées.
Notre itinéraire (en parenthèse les étapes prévues lors de la réservation) :
24.03. Départ de Zurich 25.03. Windhoek, Londiningi B&B 26.03 Tsauchaub River Camp, Oerwald campsite 27.03. Sesriem, NWR Sesriem 28.03. Namibrand Tok Tokkie Trail 29.03. Namibrand Tok Tokkie Trail 30.03. Namtib Biosphere Reserve, camping 31.03. Aus, Klein Aus Vista camp 01.04. Aus, Klein Aus Vista camp 02.04. Fish River Canyon, NWR Hobas 03.04. Norotshama River camp (étape libre) 04.04. Richtersberg NP, Richtersberg (Potjiespram) 05.04. Richtersberg NP, Richtersberg 06.04. Richtersberg NP, Kokerboomkloof (Richtersberg) 07.04. Port Nolloth, hôtel Scotia Inn (étape libre) 08.04. Augrabies Falls, camp du parc 09.04. Augrabies Falls, camp du parc 10.04. KTP, Twee Rivieren camp 11.04. KTP, Nossob camp 12.04. KTP, Bitterpan 13.04. KTP, Mata Mata camp 14.04. Red Dunes Camp 15.04. Auas Safari Lodge 16.04. Départ de Windhoek
Jamais deux sans trois. Eh oui, nous sommes devenus accros à la Namibie et pour varier un peu, nous avons ajouté quelques étapes en Afrique du Sud.
Ce fut un voyage magnifique, le sud de la Namibie est un enchantement pour les yeux. En Afrique du Sud, nous sommes tombés sous le charme du Richtersveld NP. Ce parc est tout simplement sublime ! Augrabies Falls fut la bonne surprise du voyage, les chutes sont presque trop aménagées, mais le parc lui-même est très beau. En ce qui concerne le KTP, nous avons eu quelques doutes en l’incluant dans l’itinéraire. Certains voyageurs ont été chanceux et ont vu beaucoup de félins et pour d’autres, ce parc fut une déception. Déception ou pas, vous verrez dans le carnet.
J’aimerais remercier Jean-Luc (Voyajou) qui m’a encouragé d’aller au Richtersveld, Attila qui m’a rassuré sur l’état des pistes du parc, Jacky (Jety34) qui m’a donné envie de faire une étape à Kokerboomkloof. Sans eux, nous serions passés à côté de ce parc aux paysages magnifiques et sauvages.
Merci aussi à Michel (Michel85200) pour m’avoir encouragé de passer minimum deux nuits aux Augrabies Falls. Il a même écrit qu’on pouvait y rester trois nuits sans s’ennuyer et il a bien raison. Nous y sommes restés deux nuits, mais nous aurions pu rester une troisième sans avoir l’impression de perdre notre temps. Pour le Richtersveld, Jacky a écrit qu’il serait dommage d’y rester seulement une ou deux nuits. Nous avons passé trois nuits dans ce parc et ne le regrettons absolument pas.
Jacques (Blancond) et Jean-François (Max68), avec leurs photos nous ont donné envie de faire le Tok Tokkie Trail. Un grand merci à eux !

Namibrand Tok Tokkie Trail
Richtersveld, Richtersberg Camp
Augrabies Falls NP
Pour les réservations, nous sommes à nouveau passés par Tourmaline qui a fait un travail formidable. J’ai échangé beaucoup de mails avec Carole, jusqu’à ce que l’itinéraire soit bouclé. Nous avions une grande inconnue, en voyageant au mois de mars-avril, nous ne pouvions pas être sûrs de pouvoir traverser l’Orange River à Sendelingsdrif. En effet, s’il y a trop d’eau, le bac ne traverse pas et il faut faire le détour par Oranjemund. Bref, c’était un casse-tête et je ne voulais pas prendre le risque de perdre une nuit au Richtersveld. Tourmaline nous a finalement conseillé de laisser l’étape avant et celle après le Richtersveld libre et de nous adapter selon la météo et la possibilité de traverser l’Orange River en bac.
Tourmaline a fait les réservations une année avant notre départ, seul les réservations des parcs en Afrique du Sud se sont fait un peu plus tard (11 mois avant). En ce qui concerne la voiture, nous nous sommes fait plaisir en réservant un Toyota Hilux Safari avec boîte automatique de chez Asco et je peux vous assurer que nous ne l'avons pas regretté. Quelle voiture formidable !
En ce qui concerne la période du voyage, nous avions envie de voir la Namibie « verte » et ce fut mission accomplie. Voyager en mars-avril comporte quelques risques au niveau météo. Les orages et pluies peuvent perturber certains trajets et rendre les pistes boueuses. Néanmoins, nous avons beaucoup aimé cette période de l’année, même s’il fait encore un peu chaud pour faire des longues randonnées.
Notre itinéraire (en parenthèse les étapes prévues lors de la réservation) :
24.03. Départ de Zurich 25.03. Windhoek, Londiningi B&B 26.03 Tsauchaub River Camp, Oerwald campsite 27.03. Sesriem, NWR Sesriem 28.03. Namibrand Tok Tokkie Trail 29.03. Namibrand Tok Tokkie Trail 30.03. Namtib Biosphere Reserve, camping 31.03. Aus, Klein Aus Vista camp 01.04. Aus, Klein Aus Vista camp 02.04. Fish River Canyon, NWR Hobas 03.04. Norotshama River camp (étape libre) 04.04. Richtersberg NP, Richtersberg (Potjiespram) 05.04. Richtersberg NP, Richtersberg 06.04. Richtersberg NP, Kokerboomkloof (Richtersberg) 07.04. Port Nolloth, hôtel Scotia Inn (étape libre) 08.04. Augrabies Falls, camp du parc 09.04. Augrabies Falls, camp du parc 10.04. KTP, Twee Rivieren camp 11.04. KTP, Nossob camp 12.04. KTP, Bitterpan 13.04. KTP, Mata Mata camp 14.04. Red Dunes Camp 15.04. Auas Safari Lodge 16.04. Départ de Windhoek
Retour en Namibie, août 2011: English translation pending
Sa préparation a été longue, un peu distendue, mais ça y est : mon carnet de voyage est achevé. Le voici ...
Après un premier séjour en Namibie et au Botswana en 1993 qui m’avait laissé un souvenir indélébile, je me suis fait fort d’y emmener ma petite famille. Après plusieurs tentatives, 2011 est la bonne. Nous sommes cinq : les enfants, agés de 6, 11, et 13 ans, alias les petits explorateurs, ma tendre moitié et votre serviteur. Le périple, sur mode self drive, a duré 16 jours sur place. Pour la première expérience de ce type de mes petits explorateurs, j'ai préféré un circuit sans difficulté particulière, et du logement en dur dans la mesure du possible. Alors allons y ...
09 août : Lille – Frankfort – Windhoek Jour J. Après une nuit d'un sommeil agité à peine nerveux, les derniers préparatifs, nous partons en fin de matinée vers Francfort. Cinq heures de route ... ce n'est pas énorme par rapport à ce qui nous attend, mais les paysages le long de l'autoroute ne sont pas aussi spectaculaires que ceux que nous attendons pour la suite de notre périple. Derniers nuages, dernières pluies, nous voici à Francfort. Aéroport, terminal 2, parking P8, check’ in, pas de surprise avec les billets électroniques. Tout roule. Après ces quelques mois de préparatifs il ne manquerait plus qu'il en soit autrement. Air Namibie part à l'heure, le vol est plein. Ça y est, on y a va, en Namibie.
10 août : Windhoek – Ferme Düsternbrook Vol de nuit, sommeil précaire, nous nous posons à 5h10 du matin à Windhoek. Le commandant de bord nous annonce avec une certaine audace que la température extérieure est de 2°C. Le frisson parcourt l'ensemble des passagers avant même d'avoir mis le nez dehors. Finalement, en bas de la passerelle, il n'y paraît pas (tant que ça...). Contrôles, bagages, le chauffeur d'Asco nous attend, et nous emmène vers Windhoek à 7h00. Le soleil est déjà assez haut pour nous réchauffer et baigne le paysage d'une chaude lumière. Nous apercevons notre première girafe.
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2 Le tank, alias le char, le Toy, le bac, le camion ...
La prise en main du Hilux est méticuleuse, et les premiers kilomètres un peu hésitants. Nous rejoignons la B1 un peu malgré nous et filons vers le Nord. Première étape : Düsternbrook Guest Farm. Petite collation, et break contemplatif avant le départ pour le premier game drive prévu à 16h00. En contrebas, la rivière Dorba s’écoule lentement. C’est plutôt exceptionnel pour la saison, mais les pluies abondantes de cette année contribuent à ce petit miracle. Il a d’ailleurs fallu la franchir par deux fois pour rejoindre la Guest Farm, ce fut donc notre première « expérience » de conduite 4x4.
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Après un premier séjour en Namibie et au Botswana en 1993 qui m’avait laissé un souvenir indélébile, je me suis fait fort d’y emmener ma petite famille. Après plusieurs tentatives, 2011 est la bonne. Nous sommes cinq : les enfants, agés de 6, 11, et 13 ans, alias les petits explorateurs, ma tendre moitié et votre serviteur. Le périple, sur mode self drive, a duré 16 jours sur place. Pour la première expérience de ce type de mes petits explorateurs, j'ai préféré un circuit sans difficulté particulière, et du logement en dur dans la mesure du possible. Alors allons y ...
09 août : Lille – Frankfort – Windhoek Jour J. Après une nuit d'un sommeil agité à peine nerveux, les derniers préparatifs, nous partons en fin de matinée vers Francfort. Cinq heures de route ... ce n'est pas énorme par rapport à ce qui nous attend, mais les paysages le long de l'autoroute ne sont pas aussi spectaculaires que ceux que nous attendons pour la suite de notre périple. Derniers nuages, dernières pluies, nous voici à Francfort. Aéroport, terminal 2, parking P8, check’ in, pas de surprise avec les billets électroniques. Tout roule. Après ces quelques mois de préparatifs il ne manquerait plus qu'il en soit autrement. Air Namibie part à l'heure, le vol est plein. Ça y est, on y a va, en Namibie.
10 août : Windhoek – Ferme Düsternbrook Vol de nuit, sommeil précaire, nous nous posons à 5h10 du matin à Windhoek. Le commandant de bord nous annonce avec une certaine audace que la température extérieure est de 2°C. Le frisson parcourt l'ensemble des passagers avant même d'avoir mis le nez dehors. Finalement, en bas de la passerelle, il n'y paraît pas (tant que ça...). Contrôles, bagages, le chauffeur d'Asco nous attend, et nous emmène vers Windhoek à 7h00. Le soleil est déjà assez haut pour nous réchauffer et baigne le paysage d'une chaude lumière. Nous apercevons notre première girafe.
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2 Le tank, alias le char, le Toy, le bac, le camion ...

La prise en main du Hilux est méticuleuse, et les premiers kilomètres un peu hésitants. Nous rejoignons la B1 un peu malgré nous et filons vers le Nord. Première étape : Düsternbrook Guest Farm. Petite collation, et break contemplatif avant le départ pour le premier game drive prévu à 16h00. En contrebas, la rivière Dorba s’écoule lentement. C’est plutôt exceptionnel pour la saison, mais les pluies abondantes de cette année contribuent à ce petit miracle. Il a d’ailleurs fallu la franchir par deux fois pour rejoindre la Guest Farm, ce fut donc notre première « expérience » de conduite 4x4.
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Avis sur itinéraire de dix-sept jours en Namibie? English translation pending
Bonjour,
J'ai pour projet de partie en Namibie en autotour. Je suis en train de d'établir un itinéraire. J'aimerais connaitre vos avis.
Jour 1: Windhoek Londiningi B&B Jour 2:Waterberg Waterberg Wilderness Jour 3:ETOSHA NWR Namutoni Jour 4: ETOSHA NWR Namutoni Jour 5:ETOSHA NWR Okaukuejo Jour 6:TWYFELFONTEIN Aabadi Camp Jour 7:BRANDBERG Brandberg White Lady Lodge Jour 8:WALVIS BAY Free Air Guest house Jour 9:WALVIS BAY Free Air Guest house Jour 10:SESRIEM NWR Sesriem Jour 11:SESRIEM NWR Sesriem Jour 12:TIRAS Koimasis Guestfarm Jour 13:AUS Klein Aus Vista Jour 14:FISH RIVER CANYON Canon Roadhouse Jour 15: FISH RIVER CANYON Canon Roadhouse Jour 16: MARIENTAL Anib Lodge Jour 17: Windhoek retour :(
Dans le Damaraland, pour l'instant je suis sur Brandberg, mais j'hésite beaucoup avec Palmwag, qui apparemment est plus riche en faune. Faut il que je rajoute un jour? Ou est ce que ça n'en vaut pas la peine?
Merci d'avance pour toutes vos idées et renseignements!
Anne
J'ai pour projet de partie en Namibie en autotour. Je suis en train de d'établir un itinéraire. J'aimerais connaitre vos avis.
Jour 1: Windhoek Londiningi B&B Jour 2:Waterberg Waterberg Wilderness Jour 3:ETOSHA NWR Namutoni Jour 4: ETOSHA NWR Namutoni Jour 5:ETOSHA NWR Okaukuejo Jour 6:TWYFELFONTEIN Aabadi Camp Jour 7:BRANDBERG Brandberg White Lady Lodge Jour 8:WALVIS BAY Free Air Guest house Jour 9:WALVIS BAY Free Air Guest house Jour 10:SESRIEM NWR Sesriem Jour 11:SESRIEM NWR Sesriem Jour 12:TIRAS Koimasis Guestfarm Jour 13:AUS Klein Aus Vista Jour 14:FISH RIVER CANYON Canon Roadhouse Jour 15: FISH RIVER CANYON Canon Roadhouse Jour 16: MARIENTAL Anib Lodge Jour 17: Windhoek retour :(
Dans le Damaraland, pour l'instant je suis sur Brandberg, mais j'hésite beaucoup avec Palmwag, qui apparemment est plus riche en faune. Faut il que je rajoute un jour? Ou est ce que ça n'en vaut pas la peine?
Merci d'avance pour toutes vos idées et renseignements!
Anne
Traversée à vélo de la côte est du continent africain English translation pending
Hello à tous !
Tout d'abord, désolé pour la longueur du post. Mais le sujet est dense et je voulais raconter un peu en détail pour ceux que ça intéresse.
Voici la première partie de mon retour en mots et en images sur la traversée à vélo de la côte est du continent africain. Commençons par le commencement, et pas des moindres l’Égypte.
Introduction :
J’atterris au Caire après être parti de Mascate. Là bas j'attends un pote qui doit me rejoindre pour la traversée, puis chez un merveilleux warmshower, je rencontre un cyclo Anglais qui est parti de Londres jusque Athènes. Il semblerait que le courant passe bien et que nos conceptions de ce voyage soient similaires. The more the merrier.
Nous avions décidé de descendre nord-sud, de mare a mare. Donc départ de Port Said, pour finir de l'autre côté, au Cap, dans une durée qui reste indéterminée. Partons du Caire en train pour rejoindre Port Said. Nous sommes rapidement accostés par la police et avons de nouveaux copains à coté de qui s'assoir. A l'arrivée, on sent l'escorte venir mais on nous laisse finalement libre de partir contre toute attente. Et ça démarre.
Le trajet :
Voici la carte du trajet et les villes grossières de nos passages. Port Said - Damiata - Mansourah - Banha - Cairo El Fayoum - Beni Suef - Al minya - Assiout - Sohag Abydos - Qena - Louxor - Edfou - Assouan - Abu Simbel - Eshket
Ça représente un total de 36 jours et de 1600 km more or less.
Les premiers jours :
On prend le train au petit matin pour rejoindre la cote et après un dernier regard sur la mer, nous roulons plein sud. Dans le train déjà nous sommes repérés rapidement et on nous fait assoir gentiment auprès de la police. On se dit que la liberté ne fût pas bien longue et que les fameuses histoires d'escortes deviennent une réalité plus rapidement que prévu. Je pense que c'est plus pour la proximité avec le canal de Suez qu'autre chose. Arrivés en gare, la police nous observe plus amusé qu'autre chose, et on nous laisse partir, soit.
De là on mettra 3 jours pour rejoindre le Caire, que nous avion prévu de rattraper pour y passer noël. Cette première journée est bien raide à cause du vent sur la côte. On s'arrête pour manger au bord de la route, et on nous offre de dormir dans la mosquée. Tout le monde est chouette avec nous. On reprend la route après les photos et l'accolade.
On rattrape donc la route agricole. La vie est belle dans les villages que nous traversons et les gens chaleureux. C'est un vrai plaisir que de rouler là malgré les dos d'ânes à outrance et les déchets perpétuels qui changent complément la couleur des rives du petit cours d'eau que nous longeons. Au moment de dormir, on trouve un petit coin bétonné au milieu des champs qui s’avère être une mosquée. Ça ne semble gêné personne puisque ce sont des locaux qui nous mènent ici. On s'installe heureux de notre petit coin de paradis loin de tout.
Puis deux policiers arrivent accompagnés du mec qui nous a offert à la police. Et là s'en suit un beau bazar. Il en vient 10 autres pour voir un peu à quoi ressemble ce campement. Il semblerait que nous fûmes trop naïf quand au camping en Égypte. D'ailleurs le concept même semble les dépasser de loin. Certains miment des lancers de grenades et des tirs pour nous faire comprendre que c'est dangereux. D'autres les arrêtent en nous disant que c'est safe. Bon. On ne croit pas trop à la première version donc on insiste pour rester là et ne pas être transféré dans un hôtel. On nous accorde après une heure d'attente de rester dormir ici, mais les policiers dormiront avec nous. A peine le temps de se sentir gêné qu'ils s'installent et font un feu de camp. On s'endort malgré le bruit des conversations dehors autour du feu. Pour qu'à 1h du matin 22 policiers arrivent dans plusieurs camions. On secoue ma tente en criant "Marco, Marcoooo". Je suis nu, je me rhabille et sors en disant qu'il n'y a pas de Marco dans le coin. Contrôle des passeports, Andrew, notre ami américain a le droit à un petit questionnaire téléphonique nocturne concernant son visa.
Au petit matin on se croit libre lorsqu'au bout du chemin des camions de police barre la route. On se salue avec le sourire et ainsi commence l'escorte. On s'arrête manger quelque part, la police entoure le bâtiment, armé jusqu'aux dents. Ambiance. Et le soir on nous réserve une nuit dans le stade de la ville. Nous comptons 8 voitures de police dont certaines avec tourelle pour bloquer le périphérique et nous faire rentrer dans le stade. Sirènes, gyrophares. C'est un peu trop. On se sent honteux de tout ce défilé juste pour nous. Assignés à résidence, nous commandons à boire et à manger. Des voitures resteront au pied du bâtiment toute la nuit pour nous accompagner dés le matin.
Ainsi nous arrivons au Caire. Détour de 20km car ils nous amenaient à l'aéroport. En banlieue du Caire on nous promet de nous laisser tranquille dans la ville après avoir demandé à être considéré comme des touristes lambda. Mais le grand renfort de "Incha'allah" ne nous rassure guère. Tant pis. Le trafic est évidemment trop intense à cette heure pour qu'une voiture de police puisse nous suivre jusque Tharir square. On se perd donc malencontreusement.
Noël :
Sans tambours ni trompettes. Entre amis nouvellement rencontrés on profite des shawarmas, des kosharis, du vin et de la bière. On se fait aussi sévèrement critiqué. Nous sommes fous de vouloir traverser le pas à vélo en sachant que si quelqu' chose nous arrive, c'est le black out sur le tourisme pour quelques temps encore ici. On use et abuse de subterfuges pour nous faire réaliser que notre ego de mâle blanc est ce qui nous fait tenir tête à la situation alors que nous devrions prendre un train pour rejoindre le sud. Mais têtu nous sommes. Sans être idiots. Nous avons conscience de tout ça, c'est le fruit d'une décision murement réfléchi que de rouler ici. Joyeux noël.
Cairo - Louxor :
Sans escorte nous sortons et roulons. On s'engage dans le désert blanc lorsqu'une bombe explose à Gizeh. Nous dormons dans une mosquée abandonnée au milieu de nul part. Que va t'il se passer maintenant pour nous ? Avons passé un checkpoint 10km plus loin hier, et décidons d'aller voir ce qu'ils en pensent. Ils n'en pensent rien du tout et la situation est bien plus décontracté qu'on ne pourrait le penser. On décide malgré tout de changer de route et de prendre la route agricole. C'est pas forcément beau et intéressant mais au moins on se sent un peu plus safe. Que ça soit basé sur des faits concrets ou non, c'est du feeling plus qu'autre chose, et on marche au feeling. En fin d’après midi avant d'arriver à El Fayoum, un pickup avec trois kids dessus tentent de me faire les poches en roulant, je tombe, et remercie mon casque. Je souffle, bois un soda et on repart. Il reste 40km. 40km où je ne ferais que regarder derrière moi pour voir qui arrive. Je ne peux dormir dehors ce soir. Ainsi à l'hôtel, sous la couette, je me réfugie comme un gosse. Il faut affronter ses pensées et ne pas tomber dans la peur pour trois mecs qui ont surement plus besoin de ce que j'ai dans les poches que moi. Mais c'était plutôt brutal et dangereux. Secoue toi Clo.
Une dernière journée sans la police. Tout se passe plutôt bien et à nouveau, les gens sont chouettes et accueillants. De là jusqu'à Louxor, nous aurons une présence policière quasi permanente, 24h/24 quoi que l'on fasse. Si je vais pisser ou acheter une barre de chocolat, j'ai une AK47 qui m'accompagne. C'est pesant. On se dit que l'on s'y fait, mais non. Y'a qu'à voir l'état de mes ongles. La ballade tourne à la course puisqu'il s'agit de parcourir parfois 140km dans la journée pour rattraper un hôtel ou la police peut contrôler les alentours ainsi que l'entrée.
Sinon tout se passe plutôt bien avec eux. Quelques problèmes dus à la barrière du langage et des équipes qui veulent en finir rapidement avec nous et nous pousse à continuer lorsque nous voulons nous arrêter pour manger, boire, ou uriner. Ça me rend fou. Moi qui aime pédaler parce que je me sens libre sur ma petite reine, c'est le comble. Mais tu le savais Clotaire. Tu connaissais la situation. Tu l'as choisi, arrête de râler.
Plus on va vers le sud plus l'ambiance est décontractée. Mais j'ai surtout l'impression que ça dépend plus des équipes que du reste. Le peu que l'on tombe sur un flic qui fait lui même du vélo, on est assuré qu'il remue ciel et terre pour nous trouver à boire et à manger. Bon, ce n'est arrivé qu'une fois.
Je reçois des messages me disant que je vais trop vite, que je ne visite pas autant que je le devrais. Je mets un peu de temps à leur répondre. Je ne peux leur en vouloir d'être si loin de ma réalité.
Ainsi nous arrivons à Louxor. Pas vraiment la ville idéale pour se reposer, mais on squatte le toit de l'hostel qui nous protège d'un monde que je ne veux plus voir ces prochains jours. Louxor, que dire. Fidèle à sa réputation dirons nous.
Louxor - Aswan :
La sortie de la ville est un peu chaotique, devant gueuler sur les gamins qui sautent sur les vélos. Je n'aime pas la personne que je suis devenu. Je suis moins patient, limite paranoïaque et sous tension permanente. Il n'aura fallu jusqu'alors éviter qu'un ou deux cailloux. Mais je met ça sur le dos de la présence policière.
Car après Louxor, la présence policière est beaucoup plus disparate. On ne comprend pas leur organisation mais dés lors, on roule. On roule, et ils s'adaptent. Et là la situation change et la tension monte d'un cran. Les gamins sortent de partout, pas toujours bienveillant. Il faut rouler plus vite pour les semer, éviter ce qui se mettent en travers de la route, anticiper ce qui font semblant de nous sauter dessus au dernier moment. C'est lourd, et là je n'en peux plus. On tient tête au pays mais je suis sur les nerfs. On salue, on dit bonjour et merci. Mais le coeur n'y est plus. Je veux vite partir. Et je n'ai pas fait tout ce chemin pour arrêter là, ce n'est pas même envisageable. Alors on roule. Priant pour croiser le moins de villages possible, le moins d'école possible. bénissant par ailleurs les vendredi où les rues sont un peu plus vide même si les hauts parleurs des minarets hurlent toute la journée.
Un peu de présence policière ci et là. Les gamins lâchent ce qu'ils tiennent dans la main droite et saluent de la gauche. Ceux qui nous courent après ralentissent en voyant le camion de police. Et dire que je râlais après cette présence policière.
Puis Louxor. Je n'ai ni le cœur à visiter ni à apprécier. Je regarde la carte. Le désert. Les hommes se font plus rares. Endroit béni.
Aswan - frontière Soudanaise :
On quitte Aswan et allons en direction du désert. Il est interdit de traverser le barrage à vélo, on nous arrête un pickup. De là, la température change et les perspectives aussi. Passons un premier checkpoint puis c'est le désert. Une escorte se greffe à notre groupe. A la première station d'ambulance, on demande à dormir là. Le jours diminuant et le premier point étant à 50km avec vent latéral, c'est un compromis qui nous va. Pas du goût de tout le monde, il faut continuer. Je passe les détails de cette soirée rocambolesque où nous finissons à l'arrière d'un pick up pour éviter d'être en état d'arrestation. Puis après la police roule avec nos vélos. Puis tout le monde est dispersé dans la nuit noir du désert. Puis un flic plie un dérailleur arrière. Puis nous finissons tous entier au poste de police. Nous campons devant, réparons le dérailleur à la masse et nous endormons au bord de la route.
Le lendemain on nous laisse partir. C'est la fin de l'escorte, pour de vrai. Et 110km plus loin nous arrivons à un checkpoint où la police nous demande directement si nous voulons camer là, tout semble plus simple. Je vous passe mes chants d'amour pour les étendues désertiques. C'est beau. C'est intense. Ainsi 260km plus loin nous arrivons à Abu Simbel. Là nous pouvons dormir sur le parking. Il faudra se battre un peu pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Nous passons là nuit avec les chiens du parking, mais heureux d'être seuls et au calme. Jusqu'à l'arrivée des bus de touristes à l'aube.
On chope un bateau pour traverser le Nil. Il faudra là encore jouer des coudes pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Vive les échanges d'infos entre voyageurs..
De là, 36km jusqu'à la frontière. Ces kilomètres sont magnifiques. Le désert change de couleur, le relief reprend, l'horizon est brisé par les amas rocheux. Là encore je fond d'amour pour cet endroit.
Puis la frontière. A savoir qui de cette frontière ou de Kafka a inspirer l'autre. C'est fini, nous sommes au Soudan.
Visa :
Visa d'un mois que l'on a en quelques secondes à l'aéroport en échange de 25 dollars. Tolérance de dépassement de 14 jours, techniquement. J'ai dépassé d'une semaine et n'ai eu aucun soucis au moment de sortir. Sinon extension possible des divers immigration office. Quand à avoir le visa dans l'autre sens, aucune idée du fonctionnement. Mais je pense qu'il est aisé de l'avoir à la frontière Soudanaise.
La frontière :
Justement, pour éviter de tourner en rond. Apparemment une taxe de 100EP à payer à la sortie. Difficile de vérifier la véracité. On essaie de refuser mais on nous dit qu'on va camper là. Ça nous fait bien rire tiens. Mais surtout, il semble que tout le monde paie le même ticket pour passer la grille, donc bon, on se dit que pour une fois, on doit vraiment payer le bon prix pour le bon ticket.
Assurez vous bien de récupérer la fiche de sortie rose avec le timbre qui coute 2EP. Le bureau se trouve 2 portes sur la gauche. Sans ça, pas de sortie. Sans cette info, vous tournez en rond pendant 2h, littéralement, envoyé d'un bureau à un autre. Personne ne semblait savoir où nous pouvions trouver ce foutu papier. Un coup de tampon, un passage de grille et le Soudan.
Généralités sur prix/négociations :
Pas sur d'avoir souvent payé le bon prix pour les bonnes choses. Le prix fluctuant tout le temps pour un même type de produit. Les mecs se sont rendus compte à l'autre bout de l’Égypte qu'ils payaient 2EP systématiquement pour chaque paquet de clopes. Quand il a découvert ça au comptoir, j'ai cru qu'il allait l'embrasser. Il a regardait la monnaie, lui a serré la main avec un grand sourire.
Attention, je ne dis pas que les gens sont malhonnêtes, il y a juste le prix touriste. Lire un peu l'arabe, au moins les chiffres, et le bredouiller, c'est un vrai plus. "5 pounds - C'est écrit 3. - Ah oui je n'avais pas vu."
Le mec vend le même paquet de gâteau depuis 20 ans. Mais bon, c'est comme ça, ça fait partie du jeu.
J'entends d'ici le "Tu vas pas chipoter pour 10 centimes". Et bien selon les conditions, si. Je n'ai aucun mal à donner dans la rue un peu d'argent aux femmes, à offrir à manger. Mais qu'on me prenne pour une bille ça me fatigue. Et de plus, je voyage sur une durée trop longue pour que je puisse me permettre de perdre chaque jour un peu d'argent.
Conclusion :
Que dire ? Un pays complexe. J'ai vraiment eu des écarts thymiques important selon qui j'avais en face. C'était parfois beau et simple. Humain. Et parfois c’était incongru et glauque.
Sinon le pays est chouette. J'y ai trouvé de la vie, des belles personnes, une identité. La vallée du Nil est vraiment chouette. Les contrastes avec le désert et les petits sommets alentours sont cools. Les temples sont évidemment chouettes pour le peu que j'en ai vu, et j'adore le Caire !
De manière globale, je ne me suis pas senti à l'aise. Dire le contraire serait mentir. Et comme je l'ai dit, c'était plus dans l'optique d'une traversée nord sud que d'une réelle envie de traverser l’Égypte à vélo.
Suis je inconscient ? Ais je bien fait ou non ? Croyez moi, j'ai déjà toutes ces questions en tête, pas besoin de jouer la carte du jugement ou de l'introspection. Je ne fais que raconter ce que j'ai vécu et ressenti. C'est dans une démarche plus globale d'un voyage au long cours, où l'on tombe dans des endroits un peu moins sympas, dans des situations moins cools que dans d'autre. Ce n'est pas une recherche de la souffrance ou de la difficulté. C'était sur ma route, et je ne veux pas céder à la facilité. Par ailleurs, je ne suis pas idiot, si la situation est vraiment mauvaise, je skip. Mais se sentir mal à son aise ne veut pas dire se sentir en danger.
Voilà. A vous les studios. Désolé pour le pavé. J'ai écris ça sincèrement et suis ouvert à toute critique.
Et pour pus de photos je vous envoi vers mon site internet : www.lepedalistan.com Ou sur mon compte instagram où j'essaie de publier a word a day : @lepedalistan
Salutations du Soudan. Clo
Tout d'abord, désolé pour la longueur du post. Mais le sujet est dense et je voulais raconter un peu en détail pour ceux que ça intéresse.
Voici la première partie de mon retour en mots et en images sur la traversée à vélo de la côte est du continent africain. Commençons par le commencement, et pas des moindres l’Égypte.
Introduction :
J’atterris au Caire après être parti de Mascate. Là bas j'attends un pote qui doit me rejoindre pour la traversée, puis chez un merveilleux warmshower, je rencontre un cyclo Anglais qui est parti de Londres jusque Athènes. Il semblerait que le courant passe bien et que nos conceptions de ce voyage soient similaires. The more the merrier.
Nous avions décidé de descendre nord-sud, de mare a mare. Donc départ de Port Said, pour finir de l'autre côté, au Cap, dans une durée qui reste indéterminée. Partons du Caire en train pour rejoindre Port Said. Nous sommes rapidement accostés par la police et avons de nouveaux copains à coté de qui s'assoir. A l'arrivée, on sent l'escorte venir mais on nous laisse finalement libre de partir contre toute attente. Et ça démarre.
Le trajet :
Voici la carte du trajet et les villes grossières de nos passages. Port Said - Damiata - Mansourah - Banha - Cairo El Fayoum - Beni Suef - Al minya - Assiout - Sohag Abydos - Qena - Louxor - Edfou - Assouan - Abu Simbel - Eshket
Ça représente un total de 36 jours et de 1600 km more or less.
Les premiers jours :
On prend le train au petit matin pour rejoindre la cote et après un dernier regard sur la mer, nous roulons plein sud. Dans le train déjà nous sommes repérés rapidement et on nous fait assoir gentiment auprès de la police. On se dit que la liberté ne fût pas bien longue et que les fameuses histoires d'escortes deviennent une réalité plus rapidement que prévu. Je pense que c'est plus pour la proximité avec le canal de Suez qu'autre chose. Arrivés en gare, la police nous observe plus amusé qu'autre chose, et on nous laisse partir, soit.
De là on mettra 3 jours pour rejoindre le Caire, que nous avion prévu de rattraper pour y passer noël. Cette première journée est bien raide à cause du vent sur la côte. On s'arrête pour manger au bord de la route, et on nous offre de dormir dans la mosquée. Tout le monde est chouette avec nous. On reprend la route après les photos et l'accolade.
On rattrape donc la route agricole. La vie est belle dans les villages que nous traversons et les gens chaleureux. C'est un vrai plaisir que de rouler là malgré les dos d'ânes à outrance et les déchets perpétuels qui changent complément la couleur des rives du petit cours d'eau que nous longeons. Au moment de dormir, on trouve un petit coin bétonné au milieu des champs qui s’avère être une mosquée. Ça ne semble gêné personne puisque ce sont des locaux qui nous mènent ici. On s'installe heureux de notre petit coin de paradis loin de tout.
Puis deux policiers arrivent accompagnés du mec qui nous a offert à la police. Et là s'en suit un beau bazar. Il en vient 10 autres pour voir un peu à quoi ressemble ce campement. Il semblerait que nous fûmes trop naïf quand au camping en Égypte. D'ailleurs le concept même semble les dépasser de loin. Certains miment des lancers de grenades et des tirs pour nous faire comprendre que c'est dangereux. D'autres les arrêtent en nous disant que c'est safe. Bon. On ne croit pas trop à la première version donc on insiste pour rester là et ne pas être transféré dans un hôtel. On nous accorde après une heure d'attente de rester dormir ici, mais les policiers dormiront avec nous. A peine le temps de se sentir gêné qu'ils s'installent et font un feu de camp. On s'endort malgré le bruit des conversations dehors autour du feu. Pour qu'à 1h du matin 22 policiers arrivent dans plusieurs camions. On secoue ma tente en criant "Marco, Marcoooo". Je suis nu, je me rhabille et sors en disant qu'il n'y a pas de Marco dans le coin. Contrôle des passeports, Andrew, notre ami américain a le droit à un petit questionnaire téléphonique nocturne concernant son visa.
Au petit matin on se croit libre lorsqu'au bout du chemin des camions de police barre la route. On se salue avec le sourire et ainsi commence l'escorte. On s'arrête manger quelque part, la police entoure le bâtiment, armé jusqu'aux dents. Ambiance. Et le soir on nous réserve une nuit dans le stade de la ville. Nous comptons 8 voitures de police dont certaines avec tourelle pour bloquer le périphérique et nous faire rentrer dans le stade. Sirènes, gyrophares. C'est un peu trop. On se sent honteux de tout ce défilé juste pour nous. Assignés à résidence, nous commandons à boire et à manger. Des voitures resteront au pied du bâtiment toute la nuit pour nous accompagner dés le matin.
Ainsi nous arrivons au Caire. Détour de 20km car ils nous amenaient à l'aéroport. En banlieue du Caire on nous promet de nous laisser tranquille dans la ville après avoir demandé à être considéré comme des touristes lambda. Mais le grand renfort de "Incha'allah" ne nous rassure guère. Tant pis. Le trafic est évidemment trop intense à cette heure pour qu'une voiture de police puisse nous suivre jusque Tharir square. On se perd donc malencontreusement.
Noël :
Sans tambours ni trompettes. Entre amis nouvellement rencontrés on profite des shawarmas, des kosharis, du vin et de la bière. On se fait aussi sévèrement critiqué. Nous sommes fous de vouloir traverser le pas à vélo en sachant que si quelqu' chose nous arrive, c'est le black out sur le tourisme pour quelques temps encore ici. On use et abuse de subterfuges pour nous faire réaliser que notre ego de mâle blanc est ce qui nous fait tenir tête à la situation alors que nous devrions prendre un train pour rejoindre le sud. Mais têtu nous sommes. Sans être idiots. Nous avons conscience de tout ça, c'est le fruit d'une décision murement réfléchi que de rouler ici. Joyeux noël.
Cairo - Louxor :
Sans escorte nous sortons et roulons. On s'engage dans le désert blanc lorsqu'une bombe explose à Gizeh. Nous dormons dans une mosquée abandonnée au milieu de nul part. Que va t'il se passer maintenant pour nous ? Avons passé un checkpoint 10km plus loin hier, et décidons d'aller voir ce qu'ils en pensent. Ils n'en pensent rien du tout et la situation est bien plus décontracté qu'on ne pourrait le penser. On décide malgré tout de changer de route et de prendre la route agricole. C'est pas forcément beau et intéressant mais au moins on se sent un peu plus safe. Que ça soit basé sur des faits concrets ou non, c'est du feeling plus qu'autre chose, et on marche au feeling. En fin d’après midi avant d'arriver à El Fayoum, un pickup avec trois kids dessus tentent de me faire les poches en roulant, je tombe, et remercie mon casque. Je souffle, bois un soda et on repart. Il reste 40km. 40km où je ne ferais que regarder derrière moi pour voir qui arrive. Je ne peux dormir dehors ce soir. Ainsi à l'hôtel, sous la couette, je me réfugie comme un gosse. Il faut affronter ses pensées et ne pas tomber dans la peur pour trois mecs qui ont surement plus besoin de ce que j'ai dans les poches que moi. Mais c'était plutôt brutal et dangereux. Secoue toi Clo.
Une dernière journée sans la police. Tout se passe plutôt bien et à nouveau, les gens sont chouettes et accueillants. De là jusqu'à Louxor, nous aurons une présence policière quasi permanente, 24h/24 quoi que l'on fasse. Si je vais pisser ou acheter une barre de chocolat, j'ai une AK47 qui m'accompagne. C'est pesant. On se dit que l'on s'y fait, mais non. Y'a qu'à voir l'état de mes ongles. La ballade tourne à la course puisqu'il s'agit de parcourir parfois 140km dans la journée pour rattraper un hôtel ou la police peut contrôler les alentours ainsi que l'entrée.
Sinon tout se passe plutôt bien avec eux. Quelques problèmes dus à la barrière du langage et des équipes qui veulent en finir rapidement avec nous et nous pousse à continuer lorsque nous voulons nous arrêter pour manger, boire, ou uriner. Ça me rend fou. Moi qui aime pédaler parce que je me sens libre sur ma petite reine, c'est le comble. Mais tu le savais Clotaire. Tu connaissais la situation. Tu l'as choisi, arrête de râler.
Plus on va vers le sud plus l'ambiance est décontractée. Mais j'ai surtout l'impression que ça dépend plus des équipes que du reste. Le peu que l'on tombe sur un flic qui fait lui même du vélo, on est assuré qu'il remue ciel et terre pour nous trouver à boire et à manger. Bon, ce n'est arrivé qu'une fois.
Je reçois des messages me disant que je vais trop vite, que je ne visite pas autant que je le devrais. Je mets un peu de temps à leur répondre. Je ne peux leur en vouloir d'être si loin de ma réalité.
Ainsi nous arrivons à Louxor. Pas vraiment la ville idéale pour se reposer, mais on squatte le toit de l'hostel qui nous protège d'un monde que je ne veux plus voir ces prochains jours. Louxor, que dire. Fidèle à sa réputation dirons nous.
Louxor - Aswan :
La sortie de la ville est un peu chaotique, devant gueuler sur les gamins qui sautent sur les vélos. Je n'aime pas la personne que je suis devenu. Je suis moins patient, limite paranoïaque et sous tension permanente. Il n'aura fallu jusqu'alors éviter qu'un ou deux cailloux. Mais je met ça sur le dos de la présence policière.
Car après Louxor, la présence policière est beaucoup plus disparate. On ne comprend pas leur organisation mais dés lors, on roule. On roule, et ils s'adaptent. Et là la situation change et la tension monte d'un cran. Les gamins sortent de partout, pas toujours bienveillant. Il faut rouler plus vite pour les semer, éviter ce qui se mettent en travers de la route, anticiper ce qui font semblant de nous sauter dessus au dernier moment. C'est lourd, et là je n'en peux plus. On tient tête au pays mais je suis sur les nerfs. On salue, on dit bonjour et merci. Mais le coeur n'y est plus. Je veux vite partir. Et je n'ai pas fait tout ce chemin pour arrêter là, ce n'est pas même envisageable. Alors on roule. Priant pour croiser le moins de villages possible, le moins d'école possible. bénissant par ailleurs les vendredi où les rues sont un peu plus vide même si les hauts parleurs des minarets hurlent toute la journée.
Un peu de présence policière ci et là. Les gamins lâchent ce qu'ils tiennent dans la main droite et saluent de la gauche. Ceux qui nous courent après ralentissent en voyant le camion de police. Et dire que je râlais après cette présence policière.
Puis Louxor. Je n'ai ni le cœur à visiter ni à apprécier. Je regarde la carte. Le désert. Les hommes se font plus rares. Endroit béni.
Aswan - frontière Soudanaise :
On quitte Aswan et allons en direction du désert. Il est interdit de traverser le barrage à vélo, on nous arrête un pickup. De là, la température change et les perspectives aussi. Passons un premier checkpoint puis c'est le désert. Une escorte se greffe à notre groupe. A la première station d'ambulance, on demande à dormir là. Le jours diminuant et le premier point étant à 50km avec vent latéral, c'est un compromis qui nous va. Pas du goût de tout le monde, il faut continuer. Je passe les détails de cette soirée rocambolesque où nous finissons à l'arrière d'un pick up pour éviter d'être en état d'arrestation. Puis après la police roule avec nos vélos. Puis tout le monde est dispersé dans la nuit noir du désert. Puis un flic plie un dérailleur arrière. Puis nous finissons tous entier au poste de police. Nous campons devant, réparons le dérailleur à la masse et nous endormons au bord de la route.
Le lendemain on nous laisse partir. C'est la fin de l'escorte, pour de vrai. Et 110km plus loin nous arrivons à un checkpoint où la police nous demande directement si nous voulons camer là, tout semble plus simple. Je vous passe mes chants d'amour pour les étendues désertiques. C'est beau. C'est intense. Ainsi 260km plus loin nous arrivons à Abu Simbel. Là nous pouvons dormir sur le parking. Il faudra se battre un peu pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Nous passons là nuit avec les chiens du parking, mais heureux d'être seuls et au calme. Jusqu'à l'arrivée des bus de touristes à l'aube.
On chope un bateau pour traverser le Nil. Il faudra là encore jouer des coudes pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Vive les échanges d'infos entre voyageurs..
De là, 36km jusqu'à la frontière. Ces kilomètres sont magnifiques. Le désert change de couleur, le relief reprend, l'horizon est brisé par les amas rocheux. Là encore je fond d'amour pour cet endroit.
Puis la frontière. A savoir qui de cette frontière ou de Kafka a inspirer l'autre. C'est fini, nous sommes au Soudan.
Visa :
Visa d'un mois que l'on a en quelques secondes à l'aéroport en échange de 25 dollars. Tolérance de dépassement de 14 jours, techniquement. J'ai dépassé d'une semaine et n'ai eu aucun soucis au moment de sortir. Sinon extension possible des divers immigration office. Quand à avoir le visa dans l'autre sens, aucune idée du fonctionnement. Mais je pense qu'il est aisé de l'avoir à la frontière Soudanaise.
La frontière :
Justement, pour éviter de tourner en rond. Apparemment une taxe de 100EP à payer à la sortie. Difficile de vérifier la véracité. On essaie de refuser mais on nous dit qu'on va camper là. Ça nous fait bien rire tiens. Mais surtout, il semble que tout le monde paie le même ticket pour passer la grille, donc bon, on se dit que pour une fois, on doit vraiment payer le bon prix pour le bon ticket.
Assurez vous bien de récupérer la fiche de sortie rose avec le timbre qui coute 2EP. Le bureau se trouve 2 portes sur la gauche. Sans ça, pas de sortie. Sans cette info, vous tournez en rond pendant 2h, littéralement, envoyé d'un bureau à un autre. Personne ne semblait savoir où nous pouvions trouver ce foutu papier. Un coup de tampon, un passage de grille et le Soudan.
Généralités sur prix/négociations :
Pas sur d'avoir souvent payé le bon prix pour les bonnes choses. Le prix fluctuant tout le temps pour un même type de produit. Les mecs se sont rendus compte à l'autre bout de l’Égypte qu'ils payaient 2EP systématiquement pour chaque paquet de clopes. Quand il a découvert ça au comptoir, j'ai cru qu'il allait l'embrasser. Il a regardait la monnaie, lui a serré la main avec un grand sourire.
Attention, je ne dis pas que les gens sont malhonnêtes, il y a juste le prix touriste. Lire un peu l'arabe, au moins les chiffres, et le bredouiller, c'est un vrai plus. "5 pounds - C'est écrit 3. - Ah oui je n'avais pas vu."
Le mec vend le même paquet de gâteau depuis 20 ans. Mais bon, c'est comme ça, ça fait partie du jeu.
J'entends d'ici le "Tu vas pas chipoter pour 10 centimes". Et bien selon les conditions, si. Je n'ai aucun mal à donner dans la rue un peu d'argent aux femmes, à offrir à manger. Mais qu'on me prenne pour une bille ça me fatigue. Et de plus, je voyage sur une durée trop longue pour que je puisse me permettre de perdre chaque jour un peu d'argent.
Conclusion :
Que dire ? Un pays complexe. J'ai vraiment eu des écarts thymiques important selon qui j'avais en face. C'était parfois beau et simple. Humain. Et parfois c’était incongru et glauque.
Sinon le pays est chouette. J'y ai trouvé de la vie, des belles personnes, une identité. La vallée du Nil est vraiment chouette. Les contrastes avec le désert et les petits sommets alentours sont cools. Les temples sont évidemment chouettes pour le peu que j'en ai vu, et j'adore le Caire !
De manière globale, je ne me suis pas senti à l'aise. Dire le contraire serait mentir. Et comme je l'ai dit, c'était plus dans l'optique d'une traversée nord sud que d'une réelle envie de traverser l’Égypte à vélo.
Suis je inconscient ? Ais je bien fait ou non ? Croyez moi, j'ai déjà toutes ces questions en tête, pas besoin de jouer la carte du jugement ou de l'introspection. Je ne fais que raconter ce que j'ai vécu et ressenti. C'est dans une démarche plus globale d'un voyage au long cours, où l'on tombe dans des endroits un peu moins sympas, dans des situations moins cools que dans d'autre. Ce n'est pas une recherche de la souffrance ou de la difficulté. C'était sur ma route, et je ne veux pas céder à la facilité. Par ailleurs, je ne suis pas idiot, si la situation est vraiment mauvaise, je skip. Mais se sentir mal à son aise ne veut pas dire se sentir en danger.
Voilà. A vous les studios. Désolé pour le pavé. J'ai écris ça sincèrement et suis ouvert à toute critique.
Et pour pus de photos je vous envoi vers mon site internet : www.lepedalistan.com Ou sur mon compte instagram où j'essaie de publier a word a day : @lepedalistan
Salutations du Soudan. Clo
Route entre Windhoek et Solitaire (en 4x4) English translation pending
Bonjour,
Nous avons loué une voiture a l'aeroport de Windhoek, et comptons prendre la route pour notre premiere etape, pres de SOLIATAIRE (au solitaire lodge); - Question: la route est -elle bitumée tout le temps, y a t il des pistes, est ce compliqué pour des non initié a l'afrque, est ce risqué, quels sont vos conseils pour parcourir ces 288kms en quoi, 4h30 ? Y a til des arrets essence ou restauration a faire entre les deux?
merci de vos bons conseils
A&FX
A&FX
Projet en Namibie pour rando et photos animalières English translation pending
Bonjour à tous !
J'avais envisagé un voyage en Namibie Botswana mais je me rends compte que je vais être obligé de trop courir alors que j'aime prendre mon temps donc je ferais ces deux pays séparément.
Commençons donc par la Namibie en septembre 2016, en couple avec une location de 4x4 et un ou deux lodges au milieu du parcours pour une bonne nuit de sommeil !
Voici mon parcours :
J1 - Windhoek pour récupérer le 4x4, faire des courses et faire une nuit de récupération après le voyage donc nuit au Londiningi B&B J2 - Route vers Sossusvlei et nuit au Sesriem Campsite J3 - Journée dans les dunes à Sossusvlei et nuit au Sesriem Campsite J4 - Route vers Swakopmund en passant par Solitaire et nuit à Swakopmund J5 - Journée dans la région pour profiter de la faune marine et nuit à Swakopmund J6 - Route vers Spitzkoppe pour faire une randonnée et nuit à Spitzkoppe J7 - Route vers la réserve Brandberg et nuit au White Lady Lodge J8 - Route vers Palmwag en faisant en arrêt à Twyfelfontein et nuit à Palmwag J9 - Journée à Palmwag et nuit à Palmwag J10 - Route vers Epupa Falls, en passant par Camp Aussicht et nuit à Epupa Falls J11 - Journée à Epupa Falls et nuit à Epupa Falls J12 - Route vers Etosha et nuit à NWR Olifantsrus J13 - Journée à Etosha et nuit à NWR Olifantsrus J14 - Journée à Etosha et nuit à NWR Okaukuejo J15 - Journée à Etosha et nuit à NWR Okaukuejo J16 - Journée à Etosha et nuit à NWR Halali J17 - Journée à Etosha et nuit à NWR Halali J18 - Journée à Etosha et nuit à NWR Namutoni J19 - Journée à Etosha et nuit à NWR Namutoni J20 - Route vers Waterberg Plateau National Park et nuit à Waterberg J21 - Journée à Waterberg Plateau National Park et nuit à Waterberg J22 - Route vers Windhoek et préparation du retour en France (faire les valises, nettoyer le 4x4 et le rendre...) et nuit à Windhoek
Pourriez vous me dire si ce trajet vous semble approprié à deux personnes aimant la randonnée et la photo animalière. Il y a deux ans nous avons douze nuit dans le parc Kruger sans s'ennuyer une seconde et en passant nos journées dans notre petite voiture à photographier les animaux. Est ce que 8 nuits dans le parc Etosha, ce sera aussi bien (sans être trop long) sachant que ce parc est bien plus petit ?
Concernant la randonnée, avez vous des itinéraires à me conseiller ? J'ai entendu parler de l'Olive Trail. Est-il possible de l'intégrer à mon parcours sans ajouter une nuit ou est il préférable de dormir près de cette randonnée et donc à quel endroit ?
Je vous remercie de votre aide.
Solène
J'avais envisagé un voyage en Namibie Botswana mais je me rends compte que je vais être obligé de trop courir alors que j'aime prendre mon temps donc je ferais ces deux pays séparément.
Commençons donc par la Namibie en septembre 2016, en couple avec une location de 4x4 et un ou deux lodges au milieu du parcours pour une bonne nuit de sommeil !
Voici mon parcours :
J1 - Windhoek pour récupérer le 4x4, faire des courses et faire une nuit de récupération après le voyage donc nuit au Londiningi B&B J2 - Route vers Sossusvlei et nuit au Sesriem Campsite J3 - Journée dans les dunes à Sossusvlei et nuit au Sesriem Campsite J4 - Route vers Swakopmund en passant par Solitaire et nuit à Swakopmund J5 - Journée dans la région pour profiter de la faune marine et nuit à Swakopmund J6 - Route vers Spitzkoppe pour faire une randonnée et nuit à Spitzkoppe J7 - Route vers la réserve Brandberg et nuit au White Lady Lodge J8 - Route vers Palmwag en faisant en arrêt à Twyfelfontein et nuit à Palmwag J9 - Journée à Palmwag et nuit à Palmwag J10 - Route vers Epupa Falls, en passant par Camp Aussicht et nuit à Epupa Falls J11 - Journée à Epupa Falls et nuit à Epupa Falls J12 - Route vers Etosha et nuit à NWR Olifantsrus J13 - Journée à Etosha et nuit à NWR Olifantsrus J14 - Journée à Etosha et nuit à NWR Okaukuejo J15 - Journée à Etosha et nuit à NWR Okaukuejo J16 - Journée à Etosha et nuit à NWR Halali J17 - Journée à Etosha et nuit à NWR Halali J18 - Journée à Etosha et nuit à NWR Namutoni J19 - Journée à Etosha et nuit à NWR Namutoni J20 - Route vers Waterberg Plateau National Park et nuit à Waterberg J21 - Journée à Waterberg Plateau National Park et nuit à Waterberg J22 - Route vers Windhoek et préparation du retour en France (faire les valises, nettoyer le 4x4 et le rendre...) et nuit à Windhoek
Pourriez vous me dire si ce trajet vous semble approprié à deux personnes aimant la randonnée et la photo animalière. Il y a deux ans nous avons douze nuit dans le parc Kruger sans s'ennuyer une seconde et en passant nos journées dans notre petite voiture à photographier les animaux. Est ce que 8 nuits dans le parc Etosha, ce sera aussi bien (sans être trop long) sachant que ce parc est bien plus petit ?
Concernant la randonnée, avez vous des itinéraires à me conseiller ? J'ai entendu parler de l'Olive Trail. Est-il possible de l'intégrer à mon parcours sans ajouter une nuit ou est il préférable de dormir près de cette randonnée et donc à quel endroit ?
Je vous remercie de votre aide.
Solène
Namibie un pays immense et sauvage (Mai 2013) English translation pending
Venant de revenir d'un séjour de 15 jours en Namibie pays que je visitais pour la première fois, je voulais vous faire partager mes préparatifs et mes découvertes car ce pays m'a beaucoup plut !
Nous sommes partis à 3 en mai 2013 avec mon amie et son frère.

Ce dernier souhaitait visiter ce pays depuis longtemps, nous nous sommes donc laissé tenter sans trop de difficultés. 😎

Nous avons donc commencé les recherches d'agences proposant cette destination en octobre 2012, et sommes partis grâce à 2 agences : Tourmaline (pour la locations des lodges) et Maison d'Afrique (pour le vol).
Suite à vos nombreux carnets de voyage qui m'ont captivé, et a de nombreux échanges avec Tourmaline, j'ai déterminé le circuit suivant (Nous voulions rester 3 nuit à Etosha, voir Epupa Falls, et rester 2 nuits près de Sesriem).
12/5 OKahandja (Omulonga) Waterfall Camp) 13/5 Etosha (Namutoni NWR) 14/5 Etosha (Okaukuejo NWR) 15/5 Etosha (Dolomite Camp NWR) 16/5 Epupa Falls (Kapika Waterfall camp) 17/5 Opuwo (Opuwo Country Lodge) 18/5 Palmwag (Palmwag lodge) 19/5 Twylfelfontein (Aabadi Mountain Lodge) 20/5 Swakop (Fischreiher guesthouse) 21/5 Swakop (Fischreiher guesthouse) 22/5 Naukluft (Barchan Dunes retreat) 23/5 Sesriem (Namib Desert lodge) 24/5 Sesriem (Namib Desert lodge) 25/5 Mariental (Anib Lodge) 26/5 retour sur Paris

Nous avons eu quelques soucis pour la réservation du vol (vol départ Paris-Francfort puis Francfort-Windhoek) avec Maison d'Afrique : nous avions réservé le vol et attendions les billets électroniques or le Tour opérateur a annulé car voulant faire un contrôle et n'ayant pas réussi à nous joindre (mais aucun message laissé ni sur répondeur ni mail reçu) ils ont annulé purement et simplement notre réservation🏴☠️

Lorsque nous nous en sommes aperçus, nous avons du refaire des réservations. Nous avons eu la surprise de constater qu'entre temps, les billets avaient augmentés de 80€ par personne! 🤪
Nous sommes partis à 3 en mai 2013 avec mon amie et son frère.

Ce dernier souhaitait visiter ce pays depuis longtemps, nous nous sommes donc laissé tenter sans trop de difficultés. 😎

Nous avons donc commencé les recherches d'agences proposant cette destination en octobre 2012, et sommes partis grâce à 2 agences : Tourmaline (pour la locations des lodges) et Maison d'Afrique (pour le vol).
Suite à vos nombreux carnets de voyage qui m'ont captivé, et a de nombreux échanges avec Tourmaline, j'ai déterminé le circuit suivant (Nous voulions rester 3 nuit à Etosha, voir Epupa Falls, et rester 2 nuits près de Sesriem).
12/5 OKahandja (Omulonga) Waterfall Camp) 13/5 Etosha (Namutoni NWR) 14/5 Etosha (Okaukuejo NWR) 15/5 Etosha (Dolomite Camp NWR) 16/5 Epupa Falls (Kapika Waterfall camp) 17/5 Opuwo (Opuwo Country Lodge) 18/5 Palmwag (Palmwag lodge) 19/5 Twylfelfontein (Aabadi Mountain Lodge) 20/5 Swakop (Fischreiher guesthouse) 21/5 Swakop (Fischreiher guesthouse) 22/5 Naukluft (Barchan Dunes retreat) 23/5 Sesriem (Namib Desert lodge) 24/5 Sesriem (Namib Desert lodge) 25/5 Mariental (Anib Lodge) 26/5 retour sur Paris

Nous avons eu quelques soucis pour la réservation du vol (vol départ Paris-Francfort puis Francfort-Windhoek) avec Maison d'Afrique : nous avions réservé le vol et attendions les billets électroniques or le Tour opérateur a annulé car voulant faire un contrôle et n'ayant pas réussi à nous joindre (mais aucun message laissé ni sur répondeur ni mail reçu) ils ont annulé purement et simplement notre réservation🏴☠️

Lorsque nous nous en sommes aperçus, nous avons du refaire des réservations. Nous avons eu la surprise de constater qu'entre temps, les billets avaient augmentés de 80€ par personne! 🤪
Avis sur itinéraire en Namibie et au Botswana? English translation pending
Bonjour,
Ma femme et moi même enviseagons pour l'an prochain notre 1er trip safari photo en Afrique. Donc pour résumer il s'agirait d'une boucle Namibie + Botswana pendant 25 jours environ. Pour la durée s'il faut rallonger de quelques jours ou raccoucir, ça ne pose pas de problème. Le voyage aurait lieu en Septembre/octobre 2013 (donc si j'ai bien compris faut pas trop que je perde de temps pour les résas) le tout en 4x4 double cab tente sur toit durant tout le séjour.
J'ai déjà une 1ère ébauche d'itinéraire mais pas mal d'intérrogation, donc voici l'idée et ensuite je vous mitraille de questions.
jour 1 - Windhoek --> Sesriem jour 2 - Sossusvlei jour 3 - Sesriem --> Spitzkoppe (google map dit 7h pour 450 km mais dans la réalité ?) jour 4 - Spitzkoppe --> Palmwag jour 5 - Palmwag --> Purros (en route arrêt baignade à warmquelle) jour 6 - game drive éléphants du désert jour 7 - Purros --> Kamanjab ou directement Etosha mais y a t'il une entrée Ouest vers hobatere ? jour 8 - Etosha jour 9 - Etosha jour 9 - Etosha jour 10 - Etosha --> Mahango (longue route mais tout bitume donc ca me semble faisable non ?) jour 11 - game drive le matin dans Mahango et bateau le soir jour 12 - Mahango --> Kasane direct c'est jouable où il faut couper l'étape en deux à Salambala ? jour 13 - Parc de chobé jour 14 - Parc de chobé jour 15 - Parc de chobé + bateau jour 16 - Day trip pour les chutes Victoria
Option 1 jour 17 - kasane --> Maun via Nata jour 18 - trip Mokoro jour 1 jour 19 - trip Mokoro jour 2 Jour 20 - Maun --> Ghanzi Jour 21 - Ghanzi --> Windhoek jour 22 - Retour sur Nouméa
Option 2 jour 17 - kasane --> Savuti jour 18 - Savuti --> Moremi (à priori xakanaxa c'est le meilleur coin ?) jour 19 - game drive Moremi jour 20 - game drive Moremi jour 21 - Mokoro 1 journée depuis xakanaxa c'est possible ? jour 22 - Moremi --> Maun Jour 23 - Maun --> Ghanzi Jour 24 - Ghanzi --> Windhoek jour 25 - Retour à la réalité
Voilà pour l'itinéraire, vous aurez compris que le bord de mer et la zone Epupa falls en Namibie ne m'attire pas. Pour information je suis prêt à "sacrifier" Spitzkoppe et Purros au pire des cas. Si jamais les étapes du début sont intenables, j'avais envisagé de faire Sesriem-->Windhoek-->Waterberg-->Etosha.
Bon enfin je passe aux questions : 1°) Spitzkoppe et Purros immanquable selon vous ? 2°) option 1 ou 2 sachant que je n'ai pas d'expérience probante en 4x4 �� part un peu aux usa et de temps en temps en Nouvelle Calédonie ? Sachant que je n'aurais sans doute qu'un 2.5L Hilux sans snorkel (version safari 3.0TD chez Asco vraiment chère) mais bon le snorkel en septembre/octobre est-ce vraiment utile ? 3°) Le mokoro ca vaut vraiment le coup/coût ? Si oui, 1 ou 2 jours ? 4°) Pour le mokoro depuis Maun j'ai trouvé 193 €/pers pour 2 jours nourriture et matériel compris, ca vous parait honnête où vous avez mieux ?
Bon d'autres questions viendront par la suite en fonction de vos réponses. En tout cas n'hésitez pas à me proposer d'autres trajets alternatifs. Et me donner les temps de route réel entre les différents lieux.
Merci d'avance à tous.
Ma femme et moi même enviseagons pour l'an prochain notre 1er trip safari photo en Afrique. Donc pour résumer il s'agirait d'une boucle Namibie + Botswana pendant 25 jours environ. Pour la durée s'il faut rallonger de quelques jours ou raccoucir, ça ne pose pas de problème. Le voyage aurait lieu en Septembre/octobre 2013 (donc si j'ai bien compris faut pas trop que je perde de temps pour les résas) le tout en 4x4 double cab tente sur toit durant tout le séjour.
J'ai déjà une 1ère ébauche d'itinéraire mais pas mal d'intérrogation, donc voici l'idée et ensuite je vous mitraille de questions.
jour 1 - Windhoek --> Sesriem jour 2 - Sossusvlei jour 3 - Sesriem --> Spitzkoppe (google map dit 7h pour 450 km mais dans la réalité ?) jour 4 - Spitzkoppe --> Palmwag jour 5 - Palmwag --> Purros (en route arrêt baignade à warmquelle) jour 6 - game drive éléphants du désert jour 7 - Purros --> Kamanjab ou directement Etosha mais y a t'il une entrée Ouest vers hobatere ? jour 8 - Etosha jour 9 - Etosha jour 9 - Etosha jour 10 - Etosha --> Mahango (longue route mais tout bitume donc ca me semble faisable non ?) jour 11 - game drive le matin dans Mahango et bateau le soir jour 12 - Mahango --> Kasane direct c'est jouable où il faut couper l'étape en deux à Salambala ? jour 13 - Parc de chobé jour 14 - Parc de chobé jour 15 - Parc de chobé + bateau jour 16 - Day trip pour les chutes Victoria
Option 1 jour 17 - kasane --> Maun via Nata jour 18 - trip Mokoro jour 1 jour 19 - trip Mokoro jour 2 Jour 20 - Maun --> Ghanzi Jour 21 - Ghanzi --> Windhoek jour 22 - Retour sur Nouméa
Option 2 jour 17 - kasane --> Savuti jour 18 - Savuti --> Moremi (à priori xakanaxa c'est le meilleur coin ?) jour 19 - game drive Moremi jour 20 - game drive Moremi jour 21 - Mokoro 1 journée depuis xakanaxa c'est possible ? jour 22 - Moremi --> Maun Jour 23 - Maun --> Ghanzi Jour 24 - Ghanzi --> Windhoek jour 25 - Retour à la réalité
Voilà pour l'itinéraire, vous aurez compris que le bord de mer et la zone Epupa falls en Namibie ne m'attire pas. Pour information je suis prêt à "sacrifier" Spitzkoppe et Purros au pire des cas. Si jamais les étapes du début sont intenables, j'avais envisagé de faire Sesriem-->Windhoek-->Waterberg-->Etosha.
Bon enfin je passe aux questions : 1°) Spitzkoppe et Purros immanquable selon vous ? 2°) option 1 ou 2 sachant que je n'ai pas d'expérience probante en 4x4 �� part un peu aux usa et de temps en temps en Nouvelle Calédonie ? Sachant que je n'aurais sans doute qu'un 2.5L Hilux sans snorkel (version safari 3.0TD chez Asco vraiment chère) mais bon le snorkel en septembre/octobre est-ce vraiment utile ? 3°) Le mokoro ca vaut vraiment le coup/coût ? Si oui, 1 ou 2 jours ? 4°) Pour le mokoro depuis Maun j'ai trouvé 193 €/pers pour 2 jours nourriture et matériel compris, ca vous parait honnête où vous avez mieux ?
Bon d'autres questions viendront par la suite en fonction de vos réponses. En tout cas n'hésitez pas à me proposer d'autres trajets alternatifs. Et me donner les temps de route réel entre les différents lieux.
Merci d'avance à tous.
Avis sur itinéraire en Namibie avec tour-opérateur en août English translation pending
bonjour
je recherche des avis sur un itineraire proposé par un TO bien connu en france. c'est un voyage en 4x4 camping avec quelques hebergements en "dur". en aout 2020, haute saison, pas le choix. itineraire très classique sans trop d'écarts et qui se veut "tranquille" car avec une personne fatiguable; qui a besoin de se reposer de temps en temps. hebergements sous reserve de dispo bien sur.......
arrivée windhoek bien sur . 1 nuit longdining guest house
mariental/nuit anib lodge. 1 nuit
sesriem . 2 nuits au sesriem campsite
swakopmund. 2 nuits en "dur". l'hebergement proposé par le TO a adventure village ne me plait pas trop.....si vous avez des avis et conseils, je suis preneur. ai vu sea breeze guesthouse.
ensuite le TO prevoit 1 nuit a ugb terrace lodge campsite; me parait bien loin après twylfelfontein. avis svp ? vaut il mieux rajouter une nuit vers spitzkoppe ? je ne sais pas trop ou s'arrter pour cette region de damarland. entre swakopmund et etosha. une nuit ? 2 nuits ? tous les conseils sont les bienvenus !
puis ethosa 1 nuit a olifantsrus en camping puis le TO propose 2 nuits a etosha village. j'aurais preféré etre a l'interieur du parc . au plus près des trous d'eau. pour etre sur place le matin et le soir. sans etre géné par l'interdiction de conduite de nuit. 1 nuit a onguma. peut être une nuit de plus a onguma. des avis ? cela est bien ?
puis retour sur windhoek. le TO propose une dernière nuit a okahandja the elegant farmstead. j'aurais preféré avoir un stop sur okonjima reserve (pour les guepards).
bien sur, le tout doit etre boucle au plus tard fin sept/mi oct.
donc si vous avez des conseils, avis, activités a conseiller ou deconseiller.......je suis preneur !
merci par avance pour vos contribution.,
je recherche des avis sur un itineraire proposé par un TO bien connu en france. c'est un voyage en 4x4 camping avec quelques hebergements en "dur". en aout 2020, haute saison, pas le choix. itineraire très classique sans trop d'écarts et qui se veut "tranquille" car avec une personne fatiguable; qui a besoin de se reposer de temps en temps. hebergements sous reserve de dispo bien sur.......
arrivée windhoek bien sur . 1 nuit longdining guest house
mariental/nuit anib lodge. 1 nuit
sesriem . 2 nuits au sesriem campsite
swakopmund. 2 nuits en "dur". l'hebergement proposé par le TO a adventure village ne me plait pas trop.....si vous avez des avis et conseils, je suis preneur. ai vu sea breeze guesthouse.
ensuite le TO prevoit 1 nuit a ugb terrace lodge campsite; me parait bien loin après twylfelfontein. avis svp ? vaut il mieux rajouter une nuit vers spitzkoppe ? je ne sais pas trop ou s'arrter pour cette region de damarland. entre swakopmund et etosha. une nuit ? 2 nuits ? tous les conseils sont les bienvenus !
puis ethosa 1 nuit a olifantsrus en camping puis le TO propose 2 nuits a etosha village. j'aurais preféré etre a l'interieur du parc . au plus près des trous d'eau. pour etre sur place le matin et le soir. sans etre géné par l'interdiction de conduite de nuit. 1 nuit a onguma. peut être une nuit de plus a onguma. des avis ? cela est bien ?
puis retour sur windhoek. le TO propose une dernière nuit a okahandja the elegant farmstead. j'aurais preféré avoir un stop sur okonjima reserve (pour les guepards).
bien sur, le tout doit etre boucle au plus tard fin sept/mi oct.
donc si vous avez des conseils, avis, activités a conseiller ou deconseiller.......je suis preneur !
merci par avance pour vos contribution.,
Voyage en Namibie prévu 15 jours fin septembre English translation pending
Salut à tous!
Passionnés par les voyages, nous avons lancés mon compagnon et moi même un nouveau projet de voyage... La Namibie! Nous partons 15 jours la dernière semaine de Septembre et la première d'Octobre 2018. Nous avons commencé à établir un itinéraire que je vais vous partager afin que vous puissiez donner votre avis et nous aider dans cette préparation. Nous avons décidé de louer un 4*4 avec tente de toit et passer nos nuits dans les campings. Nous adorons la nature, les paysages exceptionnels, les animaux, la randonnée...
Samedi: Départ de Paris CDG
Dimanche: Arrivé à Windhoek, départ pour le parc de Waterberg.
Lundi: Découverte du parc le matin, puis route pour le parc Etosha.
Mardi: journée safari dans le parc entre Namutoni et Halali.
Mercredi: Journée safari dans le parc entre Halali et Okaukuejo.
Jeudi: Départ pour Kamanjab, visite du Otjitotongwe Cheetah Guestfarm.
Vendredi: Départ pour Spitzkoppe. En passant par Twyfelfontein.
Samedi: Découverte de Spitzkoppe le matin, puis route vers Walvis bay et Shakopmund.
Dimanche: Tour en kayak avec les Otaries, départ pour Sesriem.
Lundi: Découverte de Sesriem, Sossulvei.
Mardi: Départ pour Namibrand nature reserve.
Mercredi: Découverte de la reserve.
Jeudi: Départ pour Windhoek.
Vendredi:......
Samedi: Retour en France
Il reste une journée à placer quelque part.... Votre avis nous intéresse. Je trouve que la Namibie est plus difficile à préparer que les autres pays que l'on a pu faire... Mais les paysages vont valoir le coup.
Passionnés par les voyages, nous avons lancés mon compagnon et moi même un nouveau projet de voyage... La Namibie! Nous partons 15 jours la dernière semaine de Septembre et la première d'Octobre 2018. Nous avons commencé à établir un itinéraire que je vais vous partager afin que vous puissiez donner votre avis et nous aider dans cette préparation. Nous avons décidé de louer un 4*4 avec tente de toit et passer nos nuits dans les campings. Nous adorons la nature, les paysages exceptionnels, les animaux, la randonnée...
Samedi: Départ de Paris CDG
Dimanche: Arrivé à Windhoek, départ pour le parc de Waterberg.
Lundi: Découverte du parc le matin, puis route pour le parc Etosha.
Mardi: journée safari dans le parc entre Namutoni et Halali.
Mercredi: Journée safari dans le parc entre Halali et Okaukuejo.
Jeudi: Départ pour Kamanjab, visite du Otjitotongwe Cheetah Guestfarm.
Vendredi: Départ pour Spitzkoppe. En passant par Twyfelfontein.
Samedi: Découverte de Spitzkoppe le matin, puis route vers Walvis bay et Shakopmund.
Dimanche: Tour en kayak avec les Otaries, départ pour Sesriem.
Lundi: Découverte de Sesriem, Sossulvei.
Mardi: Départ pour Namibrand nature reserve.
Mercredi: Découverte de la reserve.
Jeudi: Départ pour Windhoek.
Vendredi:......
Samedi: Retour en France
Il reste une journée à placer quelque part.... Votre avis nous intéresse. Je trouve que la Namibie est plus difficile à préparer que les autres pays que l'on a pu faire... Mais les paysages vont valoir le coup.
Voyage de 3 semaines en Namibie en septembre 2016 English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis en pleine préparation de notre futur voyage d'environ 3 semaines en Namibie qui aura lieu en septembre 2016, et aurais besoin de vos avis sur notre itinéraire (très difficile à construire car il y a tellement de choses à découvrir...)
Tout d'abord, petite présentation... Nous sommes un couple d'une trentaine d'années vivant en France et ce sera notre premier voyage sur le continent africain. Nous aimons la marche à pied, et attendons de ce voyage de découvrir tous les nombreux animaux possibles, les paysages époustouflants... Nous ne voulons pas forcément faire d'activités organisées, et préférons être autonomes. De plus, nous voyagerons avec un budget un peu serré...
Pour notre façon de voyager, nous louerons une petite berline (polo vivo) et aurons une tente au sol. Nous prévoyons donc l'essentiel de nos nuits en camping et quelques unes en dur pour se requinquer...
Voici l'itinéraire en "gros" : nous avons déjà réserver les nuits à Sesriem et Etosha.
Windhoek Mariental Quivertree forest ? Fish River canyon ? (sachant que nous ne ferons pas la grande rando sur 5 jours et que ça rajoute pas mal de route) Luderitz Sossusleiv/Sesriem (2 nuits dont 1 dans le parc) Kuiseb canyon ? Swakopmund ? (sachant que nous ne sommes pas intéressés par les sports nautiques) Brandberg Palmwag (2nuits) Etosha (4jours dont 1 nuit à OLifantstrus et 2 à Okaukuejo) Waterberg (2 nuits) Okonjima Windhoek
Que pensez-vous de cet itinéraire en 3 semaines ? Sachant qu'on voudrait privilégier les endroits où il est possible de randonner... Nous ne savons pas trop s'il y a besoin de tout réserver : vu que ce sera la saison haute, faut-il anticiper ? Tout est-il accessible en berline dans notre circuit ?
J'ai lu que les températures pouvaient être très froides la nuit à certains endroits de la Namibie au mois de septembre, est-ce tenable en tente quand-même (en s'équipant bien sûr) ?
Nous aurions beaucoup aimé faire une escapade à cheval : certains d'entre vous ont-ils eu ce type d'expérience ?
Et enfin, nous avons un dilemme pour le soir de notre arrivée... Notre avion arrive vers 21h à Windhoek... Du coup, nous dormirons à Windhoek (Cardboard Backpackers ou CHameleon backpackers) mais y aura-t-il des navettes encore �� cette heure-ci car nous ne pourrons louer la voiture qu'à partir du lendemain.... D'ailleurs, les tarifs de location de voiture sont moins chers à l'aéroport mais cela vaut-il le coup de retourner à l'aéroport le lendemain ?
Merci beaucoup à tous !
Je suis en pleine préparation de notre futur voyage d'environ 3 semaines en Namibie qui aura lieu en septembre 2016, et aurais besoin de vos avis sur notre itinéraire (très difficile à construire car il y a tellement de choses à découvrir...)
Tout d'abord, petite présentation... Nous sommes un couple d'une trentaine d'années vivant en France et ce sera notre premier voyage sur le continent africain. Nous aimons la marche à pied, et attendons de ce voyage de découvrir tous les nombreux animaux possibles, les paysages époustouflants... Nous ne voulons pas forcément faire d'activités organisées, et préférons être autonomes. De plus, nous voyagerons avec un budget un peu serré...
Pour notre façon de voyager, nous louerons une petite berline (polo vivo) et aurons une tente au sol. Nous prévoyons donc l'essentiel de nos nuits en camping et quelques unes en dur pour se requinquer...
Voici l'itinéraire en "gros" : nous avons déjà réserver les nuits à Sesriem et Etosha.
Windhoek Mariental Quivertree forest ? Fish River canyon ? (sachant que nous ne ferons pas la grande rando sur 5 jours et que ça rajoute pas mal de route) Luderitz Sossusleiv/Sesriem (2 nuits dont 1 dans le parc) Kuiseb canyon ? Swakopmund ? (sachant que nous ne sommes pas intéressés par les sports nautiques) Brandberg Palmwag (2nuits) Etosha (4jours dont 1 nuit à OLifantstrus et 2 à Okaukuejo) Waterberg (2 nuits) Okonjima Windhoek
Que pensez-vous de cet itinéraire en 3 semaines ? Sachant qu'on voudrait privilégier les endroits où il est possible de randonner... Nous ne savons pas trop s'il y a besoin de tout réserver : vu que ce sera la saison haute, faut-il anticiper ? Tout est-il accessible en berline dans notre circuit ?
J'ai lu que les températures pouvaient être très froides la nuit à certains endroits de la Namibie au mois de septembre, est-ce tenable en tente quand-même (en s'équipant bien sûr) ?
Nous aurions beaucoup aimé faire une escapade à cheval : certains d'entre vous ont-ils eu ce type d'expérience ?
Et enfin, nous avons un dilemme pour le soir de notre arrivée... Notre avion arrive vers 21h à Windhoek... Du coup, nous dormirons à Windhoek (Cardboard Backpackers ou CHameleon backpackers) mais y aura-t-il des navettes encore �� cette heure-ci car nous ne pourrons louer la voiture qu'à partir du lendemain.... D'ailleurs, les tarifs de location de voiture sont moins chers à l'aéroport mais cela vaut-il le coup de retourner à l'aéroport le lendemain ?
Merci beaucoup à tous !
Deux itinéraires: Namibie-Botswana ou Namibie seule? English translation pending
Après avoir fait plusieurs recherches, j'hésite entre deux itinéraire pour un voyage Namibie/Botswana ou Namibie seule. Les deux départs sont début avril. Est-ce un bon temps pour y aller? Les voici. Merci de votre aide.
1- Jour 1 : Windhoek Jour 2 : Windhoek - Onkonjima (route) Jour 3 : Etosha Jour 4 : Etosha Jour 5 : Etosha - Ruacana (route) Jour 6 : Ruacana Jour 7 : Ruacana - Epupa Fallsa (route) Jour 8 : Epupa Falls - Opuwo (route) Jour 9 : Opuwo - Palmwag (route) Jour 10 : Palmwag - Spitzkoppe (route) Jour 11 : Spitzkoppe - Swakopmund Jour 12 : Swakopmund - Sesriem (route) Jour 13 : Sesriem Jour 14 : Sesriem - Windhoek (route) Jour 15 : Windhoek - Maun (avion) Jour 16 : Moremi Jour 17 : Moremi Jour 18 : Moremi - Okavango (vol) Jour 19 : Okavango Jour 20 : Okavango - Victoria Falls (avion) Jour 21 : Victoria Falls Jour 22 : Départ via Johannesbourg (avion).
Jours 1 à 5 Arrivée à Windhoek, charmante capitale namibienne à l’architecture coloniale allemande. Arrêt dans une ferme consacrée à la conservation du guépard. Observation et discussion avec les fermiers. Direction nord : Etosha, synonyme de paysages de plaines et de savanes où pullulent les grands mammifères. C’est l’un des parcs les plus célébrés d’Afrique. Nous y ferons quelques safaris dont une impressionnante sortie nocturne au point d’eau d’Okaukuejo.
Jours 6 à 10 Baignade à la source chaude de Ongongo. Découverte des peuples Himba et Herero dans le Kaokoland et possibilité d’apercevoir des éléphants du désert. Observation d’animaux rares du désert dans la réserve de Palmwag. Traversée d’un spectaculaire récif montagneux et visite d’un site de peintures rupestres vieilles de 6 000 ans.
Jours 10 à 14 Étape à Swakopmund, station balnéaire à l’architecture coloniale allemande. Trajet vers les fabuleuses dunes de Sossusvlei (plus de 300 mètres de hauteur) en passant par le canyon de Kuiseb. Visite du canyon de Sesriem et retour à Windhoek.
Jours 15 à 19* Après un premier vol vers Maun au Botswana puis un second au cœur du delta de l’Okavango, les journées seront consacrées à la découverte du delta, en makoro et à pied. Game run dans la réserve de Moremi et vol à destination de Kasane pour accéder aux chutes Victoria.
* La séquence des visites de cette partie de l’itinéraire peut varier selon les jours de vol.
Jours 20 à 22 Petite incursion au Zimbabwe afin d’admirer l’un des sites naturels les plus grandioses d’Afrique, les chutes Victoria. Possibilité de randonnées ou de rafting sur le Zambèze. Vol de retour via Johannesbourg.
2-
Jours 1 - Départ de Montréal Assistance aux formalités d’enregistrement et envol à destination de Windhoek, via Johannesburg. Repas et nuit dans l’avion.
Jour 2 - Windhoek Dès notre arrivée à Windhoek, notre guide local nous accueillera et nous fera partager sa passion à travers un premier tour de ville de la capitale Namibienne. Installation, souper et nuit à l’hôtel.
Jour 3 - Windhoek / Okahandja / Otjiwarongo Déjeuner. En chemin vers Otjiwarongo, nous nous arrêterons au marché artisanal d’Okahandja, ancienne capitale du peuple Hereros. Dès notre arrivée à Otjiwarongo, nous nous installerons et déjeunerons au Lodge avant notre premier safari en 4x4 dans la réserve naturelle privée. Retour en fin d’après-midi. Souper et nuit au Lodge.
Jour 4 - Otjiwarongo / Parc National d'Etosha Déjeuner. Départ pour le Parc National d’Etosha, l’un des plus beaux parcs animaliers du monde, connu pour la grande richesse de sa faune et ses paysages savoureux. Installation au Lodge en fin de matinée. Dîner et temps libre avant notre première traversée du parc. Après une belle rencontre avec les girafes, antilopes, éléphants et lions de ce parc gigantesque, nous retournerons au Lodge pour le souper. Nuit au Lodge. Jour 5 - Parc National d'Etosha Déjeuner. Nous profiterons d’une journée complète de safari en 4x4 à la recherche des nombreuses espèces animales du parc, mais aussi des curiosités naturelles impressionnantes, tels que les immenses lacs asséchés de la réserve. Retour au Lodge pour le dîner. Poursuite du safari. Souper et nuit au Lodge.
Jour 6 - Parc National d'Etosha / Outjo Déjeuner. C’est en traversant le parc en entier que nous réaliserons l’étendue et la grande diversité naturelle de ce dernier. Dîner au camp d’état Halali puis continuation de la traversée. Arrivée dans la région d’Outjo en fin d’après-midi. Installation, souper et nuit au Lodge.
Jour 7 - Outjo / Kamanjab / Palmwag Après le déjeuner, nous nous rendrons dans un village Himba. Cette tribu, hors du temps et fière de ses traditions, résiste à l’influence du monde extérieur depuis des siècles : une rencontre inoubliable ! Dîner à Kamanjab. Route en direction de la région de Palmwag. Installation au Lodge et temps libre dans l’après-midi. Souper et nuit au Lodge.
Jour 8 - Palmwag Déjeuner. Aujourd’hui, nous profiterons de la réserve privée du Lodge et découvrirons la faune sauvage et les différents points de vues panoramiques de la région. Dîner au Lodge. Poursuite du safari en 4x4. Souper et nuit au Lodge. Jour 9 - Palmwag / Forêt Pétrifiée / Twifelfontein Déjeuner. Départ pour l’un des mystères de la nature : la Forêt Pétrifiée. Une gigantesque coulée de boue et d’immenses troncs d’arbres se sont fossilisés avec le temps dans les terres du désert et réapparaissent aujourd’hui pour nous… Dîner au Lodge de Twifelfontein. Dans l’après-midi, départ pour voir les peintures et gravures rupestres vieilles de plus de 6000 ans ! Souper et nuit au Lodge.
Jour 10 - Twifelfontein / Brandberg Déjeuner. Départ en 4x4 dans le lit asséché de la rivière Huab : un spectacle étonnant ! Retour au Lodge pour le dîner. Route pour le Mont Brandberg, véritable bloc de granit qui culmine à près de 2600 m d’altitude. Dans l’après-midi, nous arriverons au camp monté, spécialement installé pour nous aux pieds de la plus haute montagne de Namibie : un moment inoubliable ! Souper et soirée près du feu. Nuit au camp. Jour 11 - Brandberg / Cape Cross / Swakopmund Déjeuner. Route en direction de la petite ville balnéaire de Swakopmund située aux portes du désert de Namib. En chemin, nous ferons un arrêt à Cape Cross, connu pour sa colonie d’otaries à fourrure. Les mâles, déjà installés sur la rive, défendent leur territoire et s’engraissent le plus possible en vue de leur future conquête. Dîner au Lodge de Cape Cross puis poursuite vers Swakopmund. Arrivée en début d’après-midi et installation à l’hôtel. Temps libre pour magasiner. Possibilité de survoler le désert du Namib (en option), réputé pour être l’un des plus beaux au monde ! Souper et nuit à l’hôtel. Jour 12 - Walvis Bay / Swakopmund Déjeuner. Départ vers Walvis Bay, principal port de Namibie connu pour ses nombreux flamants d’Afrique Australe et d’innombrables espèces d’oiseaux. Il s’agira, pour nous, de notre point d’embarquement pour une belle croisière le long de la côte désertique, où nous aurons la chance de voir de façon privilégiée : otaries, cormorans du cap, goélands et dauphins. Dîner sur la plage et retour à l’hôtel. Temps libre et départ pour une belle excursion en 4 roues à travers les dunes du Namib. Souper en bord de mer. Nuit à l’hôtel. Jour 13 - Swakopmund / Désert du Namib / Sossusvlei Déjeuner. Ce matin nous prendrons la route vers les paysages lunaires de Moon Valley et découvrirons la plante ancestrale du désert : la Welwitchia Mirabilis. En chemin vers Rostock Ritz, nous ferons escale à la rivière du Kuiseb qui marque la limite de progression des dunes vers le nord. Dîner à Rostock Ritz puis continuation vers Sossusvlei. Installation au Lodge dans l’après-midi. Souper et nuit au Lodge. Jour 14 - Sossusvlei (Désert du Namib) Déjeuner. Départ aux aurores en direction des dunes rouges du plus ancien désert du monde. Nous terminerons la traversée du parc en 4x4 afin d’atteindre la plus belle zone du désert. Nous prendrons le temps d’admirer ce spectacle naturel par de nombreuses possibilités de marche. Retour au Lodge pour le dîner. Visite du canyon de Sesriem qui, d’une profondeur de 40 mètres, nous révèle l’histoire géologique de la région. Souper et nuit au Lodge. Jour 15 - Sossusvlei / Windhoek Déjeuner. Départ pour Windhoek, capitale et ville prospère de la Namibie. Dîner au restaurant et temps libre dans le centre-ville. Installation à l’hôtel. En soirée, départ pour le souper d’adieu dans un restaurant animé de la ville. Retour et nuit à l’hôtel. Jour 16 - Windhoek / Montréal Déjeuner. Selon horaire du vol, transfert à l’aéroport de Windhoek. Vol de retour vers Montréal.
1- Jour 1 : Windhoek Jour 2 : Windhoek - Onkonjima (route) Jour 3 : Etosha Jour 4 : Etosha Jour 5 : Etosha - Ruacana (route) Jour 6 : Ruacana Jour 7 : Ruacana - Epupa Fallsa (route) Jour 8 : Epupa Falls - Opuwo (route) Jour 9 : Opuwo - Palmwag (route) Jour 10 : Palmwag - Spitzkoppe (route) Jour 11 : Spitzkoppe - Swakopmund Jour 12 : Swakopmund - Sesriem (route) Jour 13 : Sesriem Jour 14 : Sesriem - Windhoek (route) Jour 15 : Windhoek - Maun (avion) Jour 16 : Moremi Jour 17 : Moremi Jour 18 : Moremi - Okavango (vol) Jour 19 : Okavango Jour 20 : Okavango - Victoria Falls (avion) Jour 21 : Victoria Falls Jour 22 : Départ via Johannesbourg (avion).
Jours 1 à 5 Arrivée à Windhoek, charmante capitale namibienne à l’architecture coloniale allemande. Arrêt dans une ferme consacrée à la conservation du guépard. Observation et discussion avec les fermiers. Direction nord : Etosha, synonyme de paysages de plaines et de savanes où pullulent les grands mammifères. C’est l’un des parcs les plus célébrés d’Afrique. Nous y ferons quelques safaris dont une impressionnante sortie nocturne au point d’eau d’Okaukuejo.
Jours 6 à 10 Baignade à la source chaude de Ongongo. Découverte des peuples Himba et Herero dans le Kaokoland et possibilité d’apercevoir des éléphants du désert. Observation d’animaux rares du désert dans la réserve de Palmwag. Traversée d’un spectaculaire récif montagneux et visite d’un site de peintures rupestres vieilles de 6 000 ans.
Jours 10 à 14 Étape à Swakopmund, station balnéaire à l’architecture coloniale allemande. Trajet vers les fabuleuses dunes de Sossusvlei (plus de 300 mètres de hauteur) en passant par le canyon de Kuiseb. Visite du canyon de Sesriem et retour à Windhoek.
Jours 15 à 19* Après un premier vol vers Maun au Botswana puis un second au cœur du delta de l’Okavango, les journées seront consacrées à la découverte du delta, en makoro et à pied. Game run dans la réserve de Moremi et vol à destination de Kasane pour accéder aux chutes Victoria.
* La séquence des visites de cette partie de l’itinéraire peut varier selon les jours de vol.
Jours 20 à 22 Petite incursion au Zimbabwe afin d’admirer l’un des sites naturels les plus grandioses d’Afrique, les chutes Victoria. Possibilité de randonnées ou de rafting sur le Zambèze. Vol de retour via Johannesbourg.
2-
Jours 1 - Départ de Montréal Assistance aux formalités d’enregistrement et envol à destination de Windhoek, via Johannesburg. Repas et nuit dans l’avion.
Jour 2 - Windhoek Dès notre arrivée à Windhoek, notre guide local nous accueillera et nous fera partager sa passion à travers un premier tour de ville de la capitale Namibienne. Installation, souper et nuit à l’hôtel.
Jour 3 - Windhoek / Okahandja / Otjiwarongo Déjeuner. En chemin vers Otjiwarongo, nous nous arrêterons au marché artisanal d’Okahandja, ancienne capitale du peuple Hereros. Dès notre arrivée à Otjiwarongo, nous nous installerons et déjeunerons au Lodge avant notre premier safari en 4x4 dans la réserve naturelle privée. Retour en fin d’après-midi. Souper et nuit au Lodge.
Jour 4 - Otjiwarongo / Parc National d'Etosha Déjeuner. Départ pour le Parc National d’Etosha, l’un des plus beaux parcs animaliers du monde, connu pour la grande richesse de sa faune et ses paysages savoureux. Installation au Lodge en fin de matinée. Dîner et temps libre avant notre première traversée du parc. Après une belle rencontre avec les girafes, antilopes, éléphants et lions de ce parc gigantesque, nous retournerons au Lodge pour le souper. Nuit au Lodge. Jour 5 - Parc National d'Etosha Déjeuner. Nous profiterons d’une journée complète de safari en 4x4 à la recherche des nombreuses espèces animales du parc, mais aussi des curiosités naturelles impressionnantes, tels que les immenses lacs asséchés de la réserve. Retour au Lodge pour le dîner. Poursuite du safari. Souper et nuit au Lodge.
Jour 6 - Parc National d'Etosha / Outjo Déjeuner. C’est en traversant le parc en entier que nous réaliserons l’étendue et la grande diversité naturelle de ce dernier. Dîner au camp d’état Halali puis continuation de la traversée. Arrivée dans la région d’Outjo en fin d’après-midi. Installation, souper et nuit au Lodge.
Jour 7 - Outjo / Kamanjab / Palmwag Après le déjeuner, nous nous rendrons dans un village Himba. Cette tribu, hors du temps et fière de ses traditions, résiste à l’influence du monde extérieur depuis des siècles : une rencontre inoubliable ! Dîner à Kamanjab. Route en direction de la région de Palmwag. Installation au Lodge et temps libre dans l’après-midi. Souper et nuit au Lodge.
Jour 8 - Palmwag Déjeuner. Aujourd’hui, nous profiterons de la réserve privée du Lodge et découvrirons la faune sauvage et les différents points de vues panoramiques de la région. Dîner au Lodge. Poursuite du safari en 4x4. Souper et nuit au Lodge. Jour 9 - Palmwag / Forêt Pétrifiée / Twifelfontein Déjeuner. Départ pour l’un des mystères de la nature : la Forêt Pétrifiée. Une gigantesque coulée de boue et d’immenses troncs d’arbres se sont fossilisés avec le temps dans les terres du désert et réapparaissent aujourd’hui pour nous… Dîner au Lodge de Twifelfontein. Dans l’après-midi, départ pour voir les peintures et gravures rupestres vieilles de plus de 6000 ans ! Souper et nuit au Lodge.
Jour 10 - Twifelfontein / Brandberg Déjeuner. Départ en 4x4 dans le lit asséché de la rivière Huab : un spectacle étonnant ! Retour au Lodge pour le dîner. Route pour le Mont Brandberg, véritable bloc de granit qui culmine à près de 2600 m d’altitude. Dans l’après-midi, nous arriverons au camp monté, spécialement installé pour nous aux pieds de la plus haute montagne de Namibie : un moment inoubliable ! Souper et soirée près du feu. Nuit au camp. Jour 11 - Brandberg / Cape Cross / Swakopmund Déjeuner. Route en direction de la petite ville balnéaire de Swakopmund située aux portes du désert de Namib. En chemin, nous ferons un arrêt à Cape Cross, connu pour sa colonie d’otaries à fourrure. Les mâles, déjà installés sur la rive, défendent leur territoire et s’engraissent le plus possible en vue de leur future conquête. Dîner au Lodge de Cape Cross puis poursuite vers Swakopmund. Arrivée en début d’après-midi et installation à l’hôtel. Temps libre pour magasiner. Possibilité de survoler le désert du Namib (en option), réputé pour être l’un des plus beaux au monde ! Souper et nuit à l’hôtel. Jour 12 - Walvis Bay / Swakopmund Déjeuner. Départ vers Walvis Bay, principal port de Namibie connu pour ses nombreux flamants d’Afrique Australe et d’innombrables espèces d’oiseaux. Il s’agira, pour nous, de notre point d’embarquement pour une belle croisière le long de la côte désertique, où nous aurons la chance de voir de façon privilégiée : otaries, cormorans du cap, goélands et dauphins. Dîner sur la plage et retour à l’hôtel. Temps libre et départ pour une belle excursion en 4 roues à travers les dunes du Namib. Souper en bord de mer. Nuit à l’hôtel. Jour 13 - Swakopmund / Désert du Namib / Sossusvlei Déjeuner. Ce matin nous prendrons la route vers les paysages lunaires de Moon Valley et découvrirons la plante ancestrale du désert : la Welwitchia Mirabilis. En chemin vers Rostock Ritz, nous ferons escale à la rivière du Kuiseb qui marque la limite de progression des dunes vers le nord. Dîner à Rostock Ritz puis continuation vers Sossusvlei. Installation au Lodge dans l’après-midi. Souper et nuit au Lodge. Jour 14 - Sossusvlei (Désert du Namib) Déjeuner. Départ aux aurores en direction des dunes rouges du plus ancien désert du monde. Nous terminerons la traversée du parc en 4x4 afin d’atteindre la plus belle zone du désert. Nous prendrons le temps d’admirer ce spectacle naturel par de nombreuses possibilités de marche. Retour au Lodge pour le dîner. Visite du canyon de Sesriem qui, d’une profondeur de 40 mètres, nous révèle l’histoire géologique de la région. Souper et nuit au Lodge. Jour 15 - Sossusvlei / Windhoek Déjeuner. Départ pour Windhoek, capitale et ville prospère de la Namibie. Dîner au restaurant et temps libre dans le centre-ville. Installation à l’hôtel. En soirée, départ pour le souper d’adieu dans un restaurant animé de la ville. Retour et nuit à l’hôtel. Jour 16 - Windhoek / Montréal Déjeuner. Selon horaire du vol, transfert à l’aéroport de Windhoek. Vol de retour vers Montréal.
Voyage Johannesburg - Botswana - chutes Victoria - Namibie - Cape Town English translation pending
Bonjour à tous,
J'habite en Martinique, donc à 8h d'avion de Paris. Et Paris se trouve à au moins 11h d'avion de Johannesburg. Je pense dormir une nuit à Paris pour récupérer, à l'aller et au retour. Donc, aller à Johannesburg, c'est partir de Martinique le jour J, arriver à Paris, en j+1, dormir à Paris, repartir de Paris en j+2 et arriver à Johannesburg en J+3. Et je ne parle même pas du coût financier!!!!!
Et ça ce n'est que l'aller. Vous multiplier ça par 2 et vous comprendrez que je ne ferai pas de voyages en Afrique australe souvent. A vrai dire, j'en ferai un l'an prochain, je l'espère, peut-être un deuxième dans longtemps, mais pas plus!!!
Du coup, j'ai concocté un projet de voyage de 32 jours qui commence à Johannesbourg, car c'est un symbole très fort de la lutte contre l'apartheid, avec Soweto et le musée de l'apartheid et qui se termine à Cape town, par rapport à Robben island. Bref, si j'ai voulu venir en Afrique c'est par rapport à Mandela.
Donc, au départ, je ne devais aller qu'en Afrique du sud. En septembre 2013, c'était une évidence qu'en aout 2014 j'irais en Afrique du sud. On rajoutait un ou deux parcs animaliers, puisqu'entre temps j'avais appris qu'on pouvait voir des animaux en liberté là-bas et puis voilà. Ma vision de voyage était très simple, sur 3 semaines, emballés, c'était pesés!! Puis pour des raisons de santé, je n'ai pas pu partir. Donc, pour 2015, nouveau projet.
Entre temps, de petits lutins, tous plus machiavéliques les uns que les autres, se sont évertués à me parler de la Namibie, me mettre sous le nez des carnets de la Namibie. J'ignorais son existence jusqu'alors. J'ai tenu 1 an, supportant le supplice des images de paysages désertiques tous plus beaux les uns que les autres, les promesses de paysages enchanteurs, de rencontres animalières à couper le souffle.
Mais, en 2013, je revenais des hauts plateaux andins, et notamment du sud lipez et du salar d'uyuni, et des paysages plus beaux que ceux là, j'étais sure qu'il n'y en avaient pas. D'ailleurs, je suppose que Max va finir par le reconnaitre. Bref, j'étais immunisée contre tout ça. Puis plus le temps passait, plus les souvenirs vivaces du sud lipez s'estompaient, et plus les photos de Namibie prenaient de l'importance. L'effet du vaccin s'estompait, et les signes de la maladie revenaient: désir de voir des paysages désertiques!!!!
Par dessus tout ça est venu se greffer que les rencontres animalières étaient les plus extraordinaires au parc Chobe, qui a l'inestimable avantage d'être pas très loin des chutes victoria, ce qui me permettrait de compléter ma liste des chutes les plus connues, iguazu, niagara, puis victoria. Aller au fish river canyon, me permettrait de découvrir le cousin du grand canyon des Etats-Unis que je connais déjà. Enfin, passer au namaqualand à partir de mi- aout me donnerait des chances de le voir fleuri.
Voilà planté le décor du pourquoi? Pourquoi tant de jours? Pourquoi tant de lieux aussi éloignés? Pourquoi je commence par le nord, et pourquoi je finis par le sud.
Maintenant, va falloir s'occuper du comment? Comment relier tous ces points? Voiture? Quel loueur? Quel véhicule? Avion? Quel(s) aéroport (s)?
Quand? Quand partir, quand revenir? Pour les dates de mes vacances, j'ai 2 impératifs: ne pas partir avant début juillet et revenir fin aout au plus tard: je suis prof!
Où? Ou dormir? Où manger? Hébergements: camper?, en tente sur le toit, en tente au sol, en camping car, en bushcamper? Tout hébergement en dur? Mix camping, hébergement en dur? En sachant que camper pour moi c'est juste pour diminuer la facture, mais ce n'est vraiment pas ma tasse de thé.
Combien? Budget? Combien prévoir? Quel Nombre de jour minimum sans avoir à courir entre 2 points? 32 jours sur place avec départ d'Afrique au plus tard le 25/08 pour que je sois rentrée chez moi le 28/08 pour souffler avant la rentrée?
Dernière chose, concernant le froid, vu que ce sera l'hiver en Afrique austral, il se trouve que dans les hauts plateaux andins situés dans mon autre hémisphère sud, j'ai dormi dans des chambres non chauffées en hiver austral à plus de 4000m d'altitude, où la température était entre 1°C et 5°C la nuit dans la chambre.
Bien, j'ai suffisamment écrit pour un premier post. J'ai parasité pas mal de carnets et de posts avant d'ouvrir le mien, et je remercie infiniment tous ceux qui se reconnaitront et qui ont été bienveillants à mon égard, alors je vous en pris, lâchez-vous, c'est parti pour la fiesta. Brain stormers à vos marques, prêt, partez!!!!!
A plus.
J'habite en Martinique, donc à 8h d'avion de Paris. Et Paris se trouve à au moins 11h d'avion de Johannesburg. Je pense dormir une nuit à Paris pour récupérer, à l'aller et au retour. Donc, aller à Johannesburg, c'est partir de Martinique le jour J, arriver à Paris, en j+1, dormir à Paris, repartir de Paris en j+2 et arriver à Johannesburg en J+3. Et je ne parle même pas du coût financier!!!!!
Et ça ce n'est que l'aller. Vous multiplier ça par 2 et vous comprendrez que je ne ferai pas de voyages en Afrique australe souvent. A vrai dire, j'en ferai un l'an prochain, je l'espère, peut-être un deuxième dans longtemps, mais pas plus!!!
Du coup, j'ai concocté un projet de voyage de 32 jours qui commence à Johannesbourg, car c'est un symbole très fort de la lutte contre l'apartheid, avec Soweto et le musée de l'apartheid et qui se termine à Cape town, par rapport à Robben island. Bref, si j'ai voulu venir en Afrique c'est par rapport à Mandela.
Donc, au départ, je ne devais aller qu'en Afrique du sud. En septembre 2013, c'était une évidence qu'en aout 2014 j'irais en Afrique du sud. On rajoutait un ou deux parcs animaliers, puisqu'entre temps j'avais appris qu'on pouvait voir des animaux en liberté là-bas et puis voilà. Ma vision de voyage était très simple, sur 3 semaines, emballés, c'était pesés!! Puis pour des raisons de santé, je n'ai pas pu partir. Donc, pour 2015, nouveau projet.
Entre temps, de petits lutins, tous plus machiavéliques les uns que les autres, se sont évertués à me parler de la Namibie, me mettre sous le nez des carnets de la Namibie. J'ignorais son existence jusqu'alors. J'ai tenu 1 an, supportant le supplice des images de paysages désertiques tous plus beaux les uns que les autres, les promesses de paysages enchanteurs, de rencontres animalières à couper le souffle.
Mais, en 2013, je revenais des hauts plateaux andins, et notamment du sud lipez et du salar d'uyuni, et des paysages plus beaux que ceux là, j'étais sure qu'il n'y en avaient pas. D'ailleurs, je suppose que Max va finir par le reconnaitre. Bref, j'étais immunisée contre tout ça. Puis plus le temps passait, plus les souvenirs vivaces du sud lipez s'estompaient, et plus les photos de Namibie prenaient de l'importance. L'effet du vaccin s'estompait, et les signes de la maladie revenaient: désir de voir des paysages désertiques!!!!
Par dessus tout ça est venu se greffer que les rencontres animalières étaient les plus extraordinaires au parc Chobe, qui a l'inestimable avantage d'être pas très loin des chutes victoria, ce qui me permettrait de compléter ma liste des chutes les plus connues, iguazu, niagara, puis victoria. Aller au fish river canyon, me permettrait de découvrir le cousin du grand canyon des Etats-Unis que je connais déjà. Enfin, passer au namaqualand à partir de mi- aout me donnerait des chances de le voir fleuri.
Voilà planté le décor du pourquoi? Pourquoi tant de jours? Pourquoi tant de lieux aussi éloignés? Pourquoi je commence par le nord, et pourquoi je finis par le sud.
Maintenant, va falloir s'occuper du comment? Comment relier tous ces points? Voiture? Quel loueur? Quel véhicule? Avion? Quel(s) aéroport (s)?
Quand? Quand partir, quand revenir? Pour les dates de mes vacances, j'ai 2 impératifs: ne pas partir avant début juillet et revenir fin aout au plus tard: je suis prof!
Où? Ou dormir? Où manger? Hébergements: camper?, en tente sur le toit, en tente au sol, en camping car, en bushcamper? Tout hébergement en dur? Mix camping, hébergement en dur? En sachant que camper pour moi c'est juste pour diminuer la facture, mais ce n'est vraiment pas ma tasse de thé.
Combien? Budget? Combien prévoir? Quel Nombre de jour minimum sans avoir à courir entre 2 points? 32 jours sur place avec départ d'Afrique au plus tard le 25/08 pour que je sois rentrée chez moi le 28/08 pour souffler avant la rentrée?
Dernière chose, concernant le froid, vu que ce sera l'hiver en Afrique austral, il se trouve que dans les hauts plateaux andins situés dans mon autre hémisphère sud, j'ai dormi dans des chambres non chauffées en hiver austral à plus de 4000m d'altitude, où la température était entre 1°C et 5°C la nuit dans la chambre.
Bien, j'ai suffisamment écrit pour un premier post. J'ai parasité pas mal de carnets et de posts avant d'ouvrir le mien, et je remercie infiniment tous ceux qui se reconnaitront et qui ont été bienveillants à mon égard, alors je vous en pris, lâchez-vous, c'est parti pour la fiesta. Brain stormers à vos marques, prêt, partez!!!!!
A plus.
Botswana: de Kasane à Windhoek English translation pending
Bonjour,
Je fais un nouveau post, les données changeants, je ne veux pas embrouiller encore plus.🙂
Compte tenu du coût de l'avion additionné au prix du one way (environ 1.600 € en tout pour nous 4) on se demande s'il ne vaut pas mieux rentrer en voiture à Windhoek. Pour ce faire on a regardé, on pourrait tirer 2 jours de vacances en plus ... dire qu'on avait commencé à 18 sur place et là on en est à 23 😊.
On a très peu de temps pour se décider (ce week-end), seulement on ne connait absolument pas ce secteur 🤪. Voici les principales directions possibles:
1- faire Kasane -Windhoek en 3 jours, comment composer ces 3 jours ?
2- "sacrifier" le nord du Kaokoland: Opuwo, Epupa, Kunene River soit 2 jours et dans ce cas on aurait 5 jours pour faire Kasane - Windhoek: qu'en pensez-vous ?, ça vaut le sacrifice ? et si oui comment agencer ces journees ?
par avance merci
Merci
Je fais un nouveau post, les données changeants, je ne veux pas embrouiller encore plus.🙂
Compte tenu du coût de l'avion additionné au prix du one way (environ 1.600 € en tout pour nous 4) on se demande s'il ne vaut pas mieux rentrer en voiture à Windhoek. Pour ce faire on a regardé, on pourrait tirer 2 jours de vacances en plus ... dire qu'on avait commencé à 18 sur place et là on en est à 23 😊.
On a très peu de temps pour se décider (ce week-end), seulement on ne connait absolument pas ce secteur 🤪. Voici les principales directions possibles:
1- faire Kasane -Windhoek en 3 jours, comment composer ces 3 jours ?
2- "sacrifier" le nord du Kaokoland: Opuwo, Epupa, Kunene River soit 2 jours et dans ce cas on aurait 5 jours pour faire Kasane - Windhoek: qu'en pensez-vous ?, ça vaut le sacrifice ? et si oui comment agencer ces journees ?
par avance merci
Merci
Prépa d'un juillet 2015 namibien - A la recherche d'aides, de conseils, d'idées, de rires... English translation pending
Bonjour,
Depuis qqs années la Namibie nous trotte dans la tête. Après avoir hésité et avoir été bien aidés à nous décider par certaines et certains d'entre vous que nous remercions grandement (voir par là...), ce sera pour juillet 2015...
Nous hésitions car nous nous demandions si ce pays était envisageable sans résa d'avance des hébergements en dur ou en résas limitées. La réponse nous a semblé suffisamment positive pour tenter le coup... Un zeste d'esprit aventurier circule encore dans nos veines ! Par contre, zéro esprit et corps campeur !!!
Pour l'instant une seule chose à notre actif: les billets d'avion. Départ/retour de Francfort avec air Namibia (770 euros pp) - 10 heures de vol en direct 3 semaines sur place du 9 juillet au matin au 30 au soir
Nous partons de là car la structure de notre été 2015 sera à l'instar de celle de 2014. Une première partie de visites familiales nous mènera début juillet du côté de Thionville. Francfort est à 3 heures, une amie y habite et peut garder la voiture car elle ne bouge pas cet été - elle vient 3 semaines en Martinique en fin d'année... Donc, cela se goupille bien.
Maintenant, il ne reste plus qu'à remplir ces 22 journées sur place...
Nos envies: - Animaux en milieux naturels - Paysages grands ravisseurs de pupilles - Un rythme "Nous prenons notre temps", nous ne verrons qu'une toute petite partie du pays et de ses possibles - Un voyage laissant une bonne part d'adaptation et de décisions sur place
Nos limites: - Un budget sur place autour de 5 500 euros (avec une marge supp de 10%) - Des hébergements en dur - simples et fonctionnels - pas besoin de piscine, Spa... - Un seul pays donc les chutes Victoria sont disqualifiées pour cet été
Je vais lire et décanter carnets et prépas en cours... En attendant, je vais commencer à assembler des sites complémentaires repérés et analyser avec intérêts vos suggestions d'itinéraires ou de lieux clefs ou de coups de cœur...
Plus tard, viendra le temps des questions précises...
D'avance merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Depuis qqs années la Namibie nous trotte dans la tête. Après avoir hésité et avoir été bien aidés à nous décider par certaines et certains d'entre vous que nous remercions grandement (voir par là...), ce sera pour juillet 2015...
Nous hésitions car nous nous demandions si ce pays était envisageable sans résa d'avance des hébergements en dur ou en résas limitées. La réponse nous a semblé suffisamment positive pour tenter le coup... Un zeste d'esprit aventurier circule encore dans nos veines ! Par contre, zéro esprit et corps campeur !!!
Pour l'instant une seule chose à notre actif: les billets d'avion. Départ/retour de Francfort avec air Namibia (770 euros pp) - 10 heures de vol en direct 3 semaines sur place du 9 juillet au matin au 30 au soir
Nous partons de là car la structure de notre été 2015 sera à l'instar de celle de 2014. Une première partie de visites familiales nous mènera début juillet du côté de Thionville. Francfort est à 3 heures, une amie y habite et peut garder la voiture car elle ne bouge pas cet été - elle vient 3 semaines en Martinique en fin d'année... Donc, cela se goupille bien.
Maintenant, il ne reste plus qu'à remplir ces 22 journées sur place...
Nos envies: - Animaux en milieux naturels - Paysages grands ravisseurs de pupilles - Un rythme "Nous prenons notre temps", nous ne verrons qu'une toute petite partie du pays et de ses possibles - Un voyage laissant une bonne part d'adaptation et de décisions sur place
Nos limites: - Un budget sur place autour de 5 500 euros (avec une marge supp de 10%) - Des hébergements en dur - simples et fonctionnels - pas besoin de piscine, Spa... - Un seul pays donc les chutes Victoria sont disqualifiées pour cet été
Je vais lire et décanter carnets et prépas en cours... En attendant, je vais commencer à assembler des sites complémentaires repérés et analyser avec intérêts vos suggestions d'itinéraires ou de lieux clefs ou de coups de cœur...
Plus tard, viendra le temps des questions précises...
D'avance merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Namibie, le tour classique avec quelques échappées sauvages... English translation pending
Et nous voici reparti pour une destination que nous avions beaucoup apprécié en 2012. Cette fois, nous partageons ce voyage avec des amis qui ne connaissent pas encore ce coin du monde, l'occasion de leur faire découvrir quelques pépites africaines...
Et si vous le désirez, vous pouvez embarquer avec nous !
Comme à l'habitude, je tiens à préciser que tout le voyage est fait maison, les moyens de transport, les campings et les lodges (quand c'est possible) sont réservés et les itinéraires routiers sont tous programmés sur Base Camp, nommés de la date du jour du déplacement et sauvegardé sur un Garmin. Enfin 3 Garmins car nous avons loués 3 Hilux avec tente sur le toit.
Quand je dis: quelques échappées sauvages, je parle des options de routes et des destinations peu usitées par les tours opérateurs parce que les agences de locations de voiture n'aiment pas que vous preniez des chemins plus difficiles d'accès.

En 2012, nous avions volé avec La Luft et Air Namibia au départ de Genève. Cette année, pour des raisons de tarifs et de transfert bagages, nous avons choisi Qatar.... Un peu plus long et un joli détour par le Golfe, région tendue s'il en est ! D'ailleurs le chemin pris par la compagnie montre bien que l'on ne survole pas ce que l'on veut dans la région ! Mais par contre le service et les avions ne laissent pas à désirer ! C'est la classe...
C'est parti, le 10 octobre 2019, GVA, 15h


Petit bémol avec ce choix, c'est l'heure d’arrivée sur place : 11h40. La journée est déjà bien entamée, et nous dormons ce soir à la Namib Desert Lodge, 30 km en dessous de Solitaire.
Pour la location des véhicules, nous sommes passé par Tourmaline afin de bénéficier d'un contact francophone en cas de problème de véhicule. Et notre guide local Michael est super sympa. Nous recevons de sa part un dossier complet en français et la prise en main des véhicules chez Asco est une formalité, bien que le tout soit un peu long à notre goût... Nous avons encore env. 4 heure de route et piste devant nous .... et quelques achats de première nécessité.
Au sujet des véhicules, le rangement du matériel de camping sur le pick up n'est toujours pas pratique et mal arrimé. Les chaises sont aguillées sur le coté et se retrouveront systématiquement sur les bagages, ce qui abîmera définitivement l'un d'entre eux.
Au sujet des pistes peu usitées évoquées plus haut, la petite précision apportée par Michael ne nous plaît guère : selon lui, Asco ne dépanne pas sur les pistes non répertoriées sur la carte. Et pour nous, ça va faire pas mal de km sur de telles pistes... D'après lui donc obligation de prendre des D....
Puis c'est le lâcher pour partir à gauche 🤪 , direction le Spaar de Rehoboth pour le ravitaillement.
Et si vous le désirez, vous pouvez embarquer avec nous !
Comme à l'habitude, je tiens à préciser que tout le voyage est fait maison, les moyens de transport, les campings et les lodges (quand c'est possible) sont réservés et les itinéraires routiers sont tous programmés sur Base Camp, nommés de la date du jour du déplacement et sauvegardé sur un Garmin. Enfin 3 Garmins car nous avons loués 3 Hilux avec tente sur le toit.
Quand je dis: quelques échappées sauvages, je parle des options de routes et des destinations peu usitées par les tours opérateurs parce que les agences de locations de voiture n'aiment pas que vous preniez des chemins plus difficiles d'accès.

En 2012, nous avions volé avec La Luft et Air Namibia au départ de Genève. Cette année, pour des raisons de tarifs et de transfert bagages, nous avons choisi Qatar.... Un peu plus long et un joli détour par le Golfe, région tendue s'il en est ! D'ailleurs le chemin pris par la compagnie montre bien que l'on ne survole pas ce que l'on veut dans la région ! Mais par contre le service et les avions ne laissent pas à désirer ! C'est la classe...
C'est parti, le 10 octobre 2019, GVA, 15h


Petit bémol avec ce choix, c'est l'heure d’arrivée sur place : 11h40. La journée est déjà bien entamée, et nous dormons ce soir à la Namib Desert Lodge, 30 km en dessous de Solitaire.
Pour la location des véhicules, nous sommes passé par Tourmaline afin de bénéficier d'un contact francophone en cas de problème de véhicule. Et notre guide local Michael est super sympa. Nous recevons de sa part un dossier complet en français et la prise en main des véhicules chez Asco est une formalité, bien que le tout soit un peu long à notre goût... Nous avons encore env. 4 heure de route et piste devant nous .... et quelques achats de première nécessité.
Au sujet des véhicules, le rangement du matériel de camping sur le pick up n'est toujours pas pratique et mal arrimé. Les chaises sont aguillées sur le coté et se retrouveront systématiquement sur les bagages, ce qui abîmera définitivement l'un d'entre eux.
Au sujet des pistes peu usitées évoquées plus haut, la petite précision apportée par Michael ne nous plaît guère : selon lui, Asco ne dépanne pas sur les pistes non répertoriées sur la carte. Et pour nous, ça va faire pas mal de km sur de telles pistes... D'après lui donc obligation de prendre des D....
Puis c'est le lâcher pour partir à gauche 🤪 , direction le Spaar de Rehoboth pour le ravitaillement.
De Windhoek à Kasane: itinéraire de 2 familles gâtées English translation pending
Bonjour tous,
Nous voilà de retour la tête pleines de magnifiques images. Qui ça nous: deux familles, une Belge, une Français, 3 d'un côté, 4 de l'autre, de 15 à 54 ans.
Ce voyage a été construit en commun ... avec l'aide des passionnés de VF, je pense notamment à Pierre 77, Rivièrefox, FredXIII, J2P, Voyagou, Francky, Musungu, Vinnylove, Bolo3 et de nombreux autres auprès de qui je m'excuse d'avoir oublié de les citer.
Pourquoi la Namibie ... ben justement à cause de Pierre et Fred. J'avais fait leur connaissance sur une autre section de VF et je suis allé voir leur "production littéraire et photographique". Leurs magnifiques carnets montrant toute la diversité qu'offre la Namibie m'ont donné très, mais alors très très, envie d'aller découvre l'Afrique Australe.
Ce projet nous a occupé toute une année: sites à visiter, agence à choisir, hébergement ... tiens justement en parlant d'hébergement : nous avons choisi une version originale, nous avons à la fois logé dans des lodges et dormi dans le camping attenant à ces lodges. Cette formule nous a permis de: - tester les "tentes sur le toit", la joie du camping, assez caractéristique des voyages dans ces contrées. Cela a été une découverte pour nous puisque j'étais le seul à en avoir déjà fait il y a ... je n'ose pas le dire ... 30 ans. Cela a bien plu aussi à nos ados. - profiter tout de même des commodités (et restaurant) du lodge - faire des économies substantielles puisque les lodges sont dans l'ensemble très cher.
Le parcours:
Ce qui nous fait en très court: Windhoek - Kalahari (Marienthal) - Namib (Sesriem) - Namib Nauklufs (près de Solitaire) - Walvis Bay (2x) - Brandberg - Grootberg - Purros - Opuwo - Epupa Falls - Kunene River Lodge - Etosha 3x (Dolomite, Okaukuejo, Onguma Bush Camp) - Rundu - Sakawhe au Botswana - Kongola - Kasane (2x) - Victoria Falls
Allez je me lance, voici le récit au jour le jour: PREMIERE PARTIE: ARRIVEE - KALAHARI - NAMIB J'ai aussi fait un blog, le texte est le même mais il y a beaucoup plus de photos, pour les amateurs cliquer ici
Jour 1
Ca y est le grand jour est arrivé, cela faisait 13 mois qu’on y pensait et 10 mois qu’on y « travaillait »
L’avion part à 20h10 de Frankfurt pour un vol direct à destination de Windhoek, capitale de la Namibie.
A 12h30 tout était prêt chargé, c’est un peu tôt, mais, comme il y a toujours de gros risques de bouchons sur la route, nous sommes tout de même partis. Et bien pour une fois on a très bien roulé, 2h50 porte à porte. On était donc 4h50 avant le vol … euhhh non 5h50, on vient de nous annoncer que le vol aurait 1h de retard. On prend notre mal en patience en passant tous les différents contrôles et en sillonnant le Duty Free. Après un repas léger type, on retrouve nos amis Belges avec qui nous faisons ce grand voyage (Jacqueline la maman grande organisatrice qui a énormément travaillé pour nous faire des fiches détaillées de nos dures journées de voyage, Virginie la fille toujours partante et souriante avec qui Léonie pourra échanger et Cedric le fils chauffeur, traducteur, photographe, chargé du talkie walkie, du Gps et de nombreuses autres tâches). A 20h30 on commence à nous faire embarquer … puis débarquer, vol encore retardé, l’avion n’a pas reçu l’agrément des services de contrôle pour cause de sièges mal fixés … ça inspire confiance !!!.
Une rapide discussion avec l’hôtesse m’apprendra qu’ils vont faire le plus vite possible car après 23h ils n’auront plus le droit de décoller … gloups !. Finalement nous avons pu reprendre l’embarquement et nous avons décollé vers 22h10. Vol sans histoire, long comme toujours avec nourriture pas top et pas d’écran TV individuel.


Jour 2
Le pilote a pu reprendre 1h ce qui fait que nous avons finalement atterri avec 1h de retard. Passage de douane, immigration et un chauffeur qui nous attendait pour nous amener chez le loueur de voitures (juste le temps de retirer de l’argent et en voiture, pardon mini bus). L’aéroport est distant de la ville d’environ 40 kms, nous verrons tout de même 4 girafes (ça commence bien), sinon on ne se croirait pas spécialement en Afrique, tout est récent, bien entretenu Et le paysage est désertique sans charme particulier. Chez le loueur un guide de l’agence de voyage (Tourmaline) nous attend, pratique d’avoir un Français sous la main, car nous avons beaucoup à voir avec le loueur (check list complète de la voiture et du matériel de camping).

Les véhicules sont récents (2010 et 2011, 79.000 et 55.000 kms), semblent bien entretenus, en revanche les pneus sont bons mais pas Off Road, le loueur n’en démordra pas, pareil pour la pelle et la caisse à outils que nous avions demandé (et qu’il avait accepté à l’exception des pneus où sa réponse était évasive). Je lui ferais tout de même changer une roue de secours un peu fatiguée. Son leitmotiv étant de dire que le véhicule était suffisamment bien équipé pour toutes les routes où nous étions sensés aller (le « Off Road » et certaines régions étant interdites pour les 4x4 de loc). Nous avons aussi appris le montage et le démontage des tentes (un peu fatiguées), fait le tour de tout le matériel (4 duvets neufs, couvertures, oreillers, table, chaises, réchaud à gaz, grille de barbecue, frigo sur batterie séparée…), plus deux roues de secours, un compresseur, bref de quoi remplir un coffre pourtant volumineux. Et les bagages me direz-vous, ça rentre encore mais il faut jouer un peu au Tetris. Après on reprend tout le contrat point par point, on discute de l’opportunité ou non d’une franchise, que nous finirons par refuser, il nous dit également avoir équipé les véhicules de mouchards. En conclusion l’entreprise semble sérieuse, en revanche j’ai beaucoup de mal avec les Afrikaners, leur attitude hautaine, voir agressive et je ne parle pas de leur comportement avec les noirs !.
Tout cela nous amène vers 11h, ensuite nous irons manger (des hamburgers !) puis faire les courses dans un supermarché. Et ce nos premiers tours de roues du « mauvais côté » de la route et avec une conduite à droite. C’est un coup à prendre, on perd nos repères et les essuies glace tournent beaucoup (comme tout est inversé ils ont les essuies glace à la place de nos clignotants). Heureusement que la boite et les pédales sont dans le même ordre que chez nous. Les supermarchés (SPAR, par exemple), eux, sont très semblables aux nôtres avec beaucoup de produits similaires. De façon générale les prix sont aussi « européens ». Ca y est on est enfin prêt, direction le sud. Comme il est déjà 13h nous n’aurons pas le temps de « flâner » sur les petites pistes. Nous emprunterons la grande route, goudronnée, ne sachant pas que serait une des seules que nous emprunterons et nous ne l’avons pas appréciée à sa juste valeur.
Pour cette première nuit, nous logeons à l’Anib Lodge, dans le Kalahari, région dont le nom fait rêver depuis les « dieux sont tombés sur la tête ». Nous avons un bungalow avec une belle vue. Après la prise de possession des lieux nous irons faire quelques pas pour le coucher du soleil. On savait qu’il se coucherait tôt mais pas qu’il ferait nuit noir ¼heure après. Le coucher étant à 16h30 à 17h on n’y voyait plus rien, et immédiatement le froid se fait sentir. On passe allègrement de 25 à 10° en très peu de temps. Pour pouvoir profiter du pays il faut donc se lever tôt. Tout est tôt, même le diner généralement servi à 18h30. Il sera bon, agrémenté d’un petit spectacle fait par le personnel du lodge. Nous aurons droit au menu décrit en langage des clics. En fait ils ne parlent pas qu’en clic, c’est comme si on remplaçait par exemple les voyelles par des clics et que le reste est normal. On croirait presque que c’est une autre personne qui place des clics de temps en temps en « surimpression » sur le discours « normal ». Les chambres sont belles et la literie aussi, nous passerons une bonne nuit … fraîche. Le fait qu’il n’y a qu’une heure de décalage horaire fait qu’il n’y a pas de temps d’adaptation, mais du coup on a moins l’impression d’être très très loin. En conclusion tout se présente bien et nous aurons vu quelques girafes, des Springbocks et des autruches


Jour 3
Le matin nous repartons faire une promenade plus longue pour voir le lever du soleil, avec pantalon, polaire et veste, je dirais qu’il faisait environ 5 à 7°. Ce tour nous permettra de voir de nombreux animaux, c’est qu’il est très peuplé le kalahari Springboks, Zèbres, Oryx, oiseaux.



Un bon petit déjeuner, puis réorganisation des bagages, en effet ce soir nous dormirons tous les 4 en tente, vous savez celles qui sont sur le toit. On a chacun préparé notre petit « sachet » avec le nécessaire indispensable car pas question de déballer nos grosses valises. Nous partons plein Ouest direction le désert du Namib et Sesriem avec ses dunes orange, les plus grandes du monde parait-il. Les paysages sont beaux, immenses, vides à part quelques animaux, on traverse de temps en temps une bourgade, elles sont très étendues avec très peu d’habitation, juste une station essence et une supérette. Il y a peu de circulation et on soupçonne que ce soit essentiellement des touristes.
Un voyant nous obligera à nous arrêter dans un garage à Maltahöhe (ça fait très Allemand non !). 3ème piste à droite en quittant la route. Le garage, tenu par un couple de blancs (comme tout ici) et entourés de noirs à leurs ordres. Il détecte tout de suite la panne, démonte le filtre à essence, le donne à un noir pour qu’il le nettoie, le reprend et le repose. Le garage est absolument nickel, un noir le balaye en permanence. Il nous « arnaque » un peu beaucoup mais on se fera rembourser par le loueur (du moins on espère). Mais le résultat est là, plus de voyant ni d’alarme sonore. Nous serons contrôlés 2 fois par la police, par ailleurs peu présente. On repart, mangeons en route (pain, jambon, tomate, fromage, yaourt et fruit). La piste est vraiment très belle, surtout lorsqu’on se rapproche de Sesriem.


En revanche peu d’animaux sur la route à part des Springbocks, des autruches et autres pintades. Nous rentrons dans le parc fermé avec poste de contrôle et gardien. Ils ne rigolent pas, tout cela fait très sérieux et carré. Nous prenons nos permis et prenons notre emplacement de camping. L’emplacement est très beau, tout au bout du camping, au bord de la savane, sous un arbre avec point d’eau et électricité.
Nous ferons un montage d’essais puis replions nos tentes pour pouvoir aller explorer notre première dune. Comme nos amis logent à l’extérieur du parc (et pas en tente) ils ont laissé leur véhicule à l’extérieur et nous sommes allé à 7 dans notre 4x4 pour aller explorer la première dune, qui se nomme dune Elim.
Piste, parking et escalade pour pouvoir la gravir et contempler le coucher de soleil. J’ai été surpris car elle est couverte de touffes de grandes herbes (faisant jusqu’à 1,5 mètres de haut). On fatigue rapidement à marcher dans le sable mou et chaque fois qu’on croit arriver en haut il y en a une plus haute derrière. Comme nous sommes un peu tard il n’y a que Théo qui ira jusqu’en haut. Nous nous attendrons le coucher de soleil un peu plus bas. C’est très beau, immense et des couleurs magnifiques l’herbe blonde, quelques arbres verts, les dunes orange et le ciel bleu. C’est parfait.


Retour au camping où nous finirons de monter la tente dans le noir (17h30 !).
Ensuite nous sortons du parc pour aller retrouver nos amis et diner au Sossusvlei Lodge. Il est réputé pour son buffet. Réputation méritée avec un buffet d’entré, un coin « plancha », un coin grillade avec plein de sortes de viandes (Oryx, Springbok, Zèbre, Koudou, Impala, et plein d’autres bêtes exotiques), et pour finir un buffet de dessert. Ensuite un peu de marche et TENTE, une première pour nous. Alors que dire … c’est plus satisfaisant au niveau concept que dans la réalité !. Il faut dire qu’un groupe électrogène « ronronnera » toute la nuit. Sinon, c’est tout de même exigu, lorsque quelqu’un bouge tous les autres le ressentent, le dos n’apprécie pas trop et vers le matin il fait froid.
Néanmoins cela participe au côté exceptionnel de nos vacances.
Jour 4
Lever avant l’aube (5h30), il fait froid mais c’est tout à fait supportable. Dire que dans 4 heures on aura trop chaud et on se badigeonnera de crème solaire. Pliage de tente express et départ sue les chapeaux de roues. En effet le but du jeu est d’arriver au niveau de la dune 45 (c’est son petit nom, qui signifie qu’elle est à 45 kms) pour le lever de soleil. Pour favoriser les personnes qui logent à l’intérieur du parc (donc nous) on a le droit de partir dès 5h50 alors que les personnes qui logent à l’extérieur (nos amis par exemple) ne peu vent entrer dans le parc qu’à 6h30 . Nous parcourons cette magnifique route (goudronnée) au milieu des dunes. D’abord avec les phares et petit à petit le paysage apparait, c’est magnifique, (il faut juste faire attention aux animaux qui ne comprennent pas toujours que la route ne leur est pas destinée. Nous nous arrêtons donc à cette fameuse dune 45 que nous escaladerons juste ce qu’il faut pour pouvoir voir le soleil qui se lève …magique. Et maintenant nous sommes sur des dunes sans végétation, toutes oranges.



Retour dans la voiture pour s’enfoncer plus en avant dans Sossusvlei. Fin de la route goudronnée, maintenant c’est le morceau de bravoure, 5 kms dans du sable profond !. Stop, position 4x4, boite courte, dégonflage de pneus (que nous ne ferons pas), 3ème vitesse et en avant !. C’est un peu comme conduire dans 40 cm de neige poudreuse, en gros il vaut mieux laisser la voiture trouver toute seule ses ornières. C’est sympa à faire même si tu transpires quand tu vois que la voiture commence à avoir du mal et ralentit. Il faut dire que nos véhicules sont des veaux et manquent réellement de puissance. A l’arrivée nous jetons notre dévolu sur un petit emplacement à part, sous un arbre où nous prendrons un superbe petit déjeuner au milieu des dunes du Namib.
Ensuite nous allons découvrir un site magnifique, dont on trouve les photos partout : Deadvlei. C’est comme un lac salé entouré de dunes rouge où il ne reste que quelques acacias morts il y a 400 ans. En fait autrefois il y avait de l’eau mais maintenant à part de l’eau de pluie le lac n’est plus irrigué. Autour ce sont de grandes dunes rouges. Après avoir marché dans le fond de ce lac nous avons escaladé l’une des grandes dunes jusqu’à la crête que nous avons suivi. Grandiose (c’est pour changer de magnifique). On est vraiment ailleurs. C’est un des sites les plus visités, mais à l’aune de la Namibie, nous devions bien être au plus 20 ou 30 sur tout le site !.



Petite parenthèse, de façon générale il y a peu de monde et les routes sont désertes, en fait il n’y a que les quelques blancs et les touristes qui ont des voitures, ce qui fait que même en ville il y a très peu de voiture. En revanche ce sont principalement des 4x4 (Toyota, Nissan) ou des Mercedes. Donc presque toujours de gros véhicules en très bon état. Les supermarchés, assez nombreux, sont à un niveau de prix presque européens, et essentiellement fréquenté par les blancs … et les quelques touristes. Tout est très propre, bien entretenu et récent.
Pour revenir à nos dunes : après ce tour bien physique nous nous enfonçons encore plus loin dans les dunes avec les 4x4 jusqu’au site de Sossusvlei proprement dit. Là, étonnement, il y a encore de l’eau dans le petit lac, ce contraste eau / dunes désertiques est saisissant. Pas d’escalade cette fois juste un petit tour au bord de l’eau.

Ensuite nous retournons à l’entrée du parc avant de reprendre notre route vers notre lodge suivant. Comme on est en milieu de journée, petit casse croûte rapide sous un soleil de plomb.
Lorsque nous voulons sortir nous apprenons qu’il faut présenter le permis que nous avions obtenu la veille, problème nous ne le trouvons plus. Le gardien refusera obstinément de nous laisser sortir, malgré les palabres de Théo, nous devrons retourner à la réception pour nous faire établir un duplicata. ½ h plus tard nous pourrons enfin partir.
La piste, de gravillons, traverse le Namib. Un arrêt au panneau « TROPIQUE DU CAPRICORNE » pour la photo immortalisant notre passage et nous continuerons vers Solitaire, gros point sur une carte … en réalité une station service avec une boulangerie et un semblant de superette. La boulangerie est mondialement connue pour ses Apfelstrudel et ses pâtisseries. Nous nous conformerons à la tradition et consommerons ces excellentes gâteries pour notre 15 heures.

Peu d’animaux sur la route à part des S et A (comprenez springbocks et autruches qui nous verrons tout le temps) plus 5 zèbres et quelques oryx au loin Encore une trentaine de kilomètres, toujours sur des gravillons, et nous arriverons à notre lodge. Qu’est-ce qui a pu venir comme idée aux propriétaires de s’installer ici au milieu de rien. On est loin de tout, le paysage est splendide. Le Lodge(Barchan Dunes Retreat) est niche au creux d’une petite montagne, presque complètement caché, juste avant il y a une petite orangeraie. Les chambres sont en fait de petits chalets semi enterrés, on ne les distingue pratiquement pas. Pour le notre qui est plus grand nous avons dû prendre la voiture. C’est un vrai petit paradis, surtout pour Léonie puisqu’il y a des suricates, des chiens et surtout 3 chevaux dont un cheval peluche (ou ours comme elle dit). Les chalets et la maison des propriétaires est superbe, jusqu’au mobilier en bois des chambres. Comme c’est une maison d’hôtes l’accueil y est plus chaleureux que dans un hôtel, le repas délicieux et l’ambiance détendue et agréable, on aurait vraiment envie d’y rester plusieurs jours. Les propriétaires parlent Allemand, ce qui est pratique pour moi.

En conclusion : Léonie aimerait tout transporter chez nous pour y vivre (maison, animaux, paysage, ..) !.
Nous voilà de retour la tête pleines de magnifiques images. Qui ça nous: deux familles, une Belge, une Français, 3 d'un côté, 4 de l'autre, de 15 à 54 ans.
Ce voyage a été construit en commun ... avec l'aide des passionnés de VF, je pense notamment à Pierre 77, Rivièrefox, FredXIII, J2P, Voyagou, Francky, Musungu, Vinnylove, Bolo3 et de nombreux autres auprès de qui je m'excuse d'avoir oublié de les citer.
Pourquoi la Namibie ... ben justement à cause de Pierre et Fred. J'avais fait leur connaissance sur une autre section de VF et je suis allé voir leur "production littéraire et photographique". Leurs magnifiques carnets montrant toute la diversité qu'offre la Namibie m'ont donné très, mais alors très très, envie d'aller découvre l'Afrique Australe.
Ce projet nous a occupé toute une année: sites à visiter, agence à choisir, hébergement ... tiens justement en parlant d'hébergement : nous avons choisi une version originale, nous avons à la fois logé dans des lodges et dormi dans le camping attenant à ces lodges. Cette formule nous a permis de: - tester les "tentes sur le toit", la joie du camping, assez caractéristique des voyages dans ces contrées. Cela a été une découverte pour nous puisque j'étais le seul à en avoir déjà fait il y a ... je n'ose pas le dire ... 30 ans. Cela a bien plu aussi à nos ados. - profiter tout de même des commodités (et restaurant) du lodge - faire des économies substantielles puisque les lodges sont dans l'ensemble très cher.
Le parcours:
Ce qui nous fait en très court: Windhoek - Kalahari (Marienthal) - Namib (Sesriem) - Namib Nauklufs (près de Solitaire) - Walvis Bay (2x) - Brandberg - Grootberg - Purros - Opuwo - Epupa Falls - Kunene River Lodge - Etosha 3x (Dolomite, Okaukuejo, Onguma Bush Camp) - Rundu - Sakawhe au Botswana - Kongola - Kasane (2x) - Victoria FallsAllez je me lance, voici le récit au jour le jour: PREMIERE PARTIE: ARRIVEE - KALAHARI - NAMIB J'ai aussi fait un blog, le texte est le même mais il y a beaucoup plus de photos, pour les amateurs cliquer ici
Jour 1
Ca y est le grand jour est arrivé, cela faisait 13 mois qu’on y pensait et 10 mois qu’on y « travaillait »
L’avion part à 20h10 de Frankfurt pour un vol direct à destination de Windhoek, capitale de la Namibie.
A 12h30 tout était prêt chargé, c’est un peu tôt, mais, comme il y a toujours de gros risques de bouchons sur la route, nous sommes tout de même partis. Et bien pour une fois on a très bien roulé, 2h50 porte à porte. On était donc 4h50 avant le vol … euhhh non 5h50, on vient de nous annoncer que le vol aurait 1h de retard. On prend notre mal en patience en passant tous les différents contrôles et en sillonnant le Duty Free. Après un repas léger type, on retrouve nos amis Belges avec qui nous faisons ce grand voyage (Jacqueline la maman grande organisatrice qui a énormément travaillé pour nous faire des fiches détaillées de nos dures journées de voyage, Virginie la fille toujours partante et souriante avec qui Léonie pourra échanger et Cedric le fils chauffeur, traducteur, photographe, chargé du talkie walkie, du Gps et de nombreuses autres tâches). A 20h30 on commence à nous faire embarquer … puis débarquer, vol encore retardé, l’avion n’a pas reçu l’agrément des services de contrôle pour cause de sièges mal fixés … ça inspire confiance !!!.
Une rapide discussion avec l’hôtesse m’apprendra qu’ils vont faire le plus vite possible car après 23h ils n’auront plus le droit de décoller … gloups !. Finalement nous avons pu reprendre l’embarquement et nous avons décollé vers 22h10. Vol sans histoire, long comme toujours avec nourriture pas top et pas d’écran TV individuel.


Jour 2
Le pilote a pu reprendre 1h ce qui fait que nous avons finalement atterri avec 1h de retard. Passage de douane, immigration et un chauffeur qui nous attendait pour nous amener chez le loueur de voitures (juste le temps de retirer de l’argent et en voiture, pardon mini bus). L’aéroport est distant de la ville d’environ 40 kms, nous verrons tout de même 4 girafes (ça commence bien), sinon on ne se croirait pas spécialement en Afrique, tout est récent, bien entretenu Et le paysage est désertique sans charme particulier. Chez le loueur un guide de l’agence de voyage (Tourmaline) nous attend, pratique d’avoir un Français sous la main, car nous avons beaucoup à voir avec le loueur (check list complète de la voiture et du matériel de camping).

Les véhicules sont récents (2010 et 2011, 79.000 et 55.000 kms), semblent bien entretenus, en revanche les pneus sont bons mais pas Off Road, le loueur n’en démordra pas, pareil pour la pelle et la caisse à outils que nous avions demandé (et qu’il avait accepté à l’exception des pneus où sa réponse était évasive). Je lui ferais tout de même changer une roue de secours un peu fatiguée. Son leitmotiv étant de dire que le véhicule était suffisamment bien équipé pour toutes les routes où nous étions sensés aller (le « Off Road » et certaines régions étant interdites pour les 4x4 de loc). Nous avons aussi appris le montage et le démontage des tentes (un peu fatiguées), fait le tour de tout le matériel (4 duvets neufs, couvertures, oreillers, table, chaises, réchaud à gaz, grille de barbecue, frigo sur batterie séparée…), plus deux roues de secours, un compresseur, bref de quoi remplir un coffre pourtant volumineux. Et les bagages me direz-vous, ça rentre encore mais il faut jouer un peu au Tetris. Après on reprend tout le contrat point par point, on discute de l’opportunité ou non d’une franchise, que nous finirons par refuser, il nous dit également avoir équipé les véhicules de mouchards. En conclusion l’entreprise semble sérieuse, en revanche j’ai beaucoup de mal avec les Afrikaners, leur attitude hautaine, voir agressive et je ne parle pas de leur comportement avec les noirs !.
Tout cela nous amène vers 11h, ensuite nous irons manger (des hamburgers !) puis faire les courses dans un supermarché. Et ce nos premiers tours de roues du « mauvais côté » de la route et avec une conduite à droite. C’est un coup à prendre, on perd nos repères et les essuies glace tournent beaucoup (comme tout est inversé ils ont les essuies glace à la place de nos clignotants). Heureusement que la boite et les pédales sont dans le même ordre que chez nous. Les supermarchés (SPAR, par exemple), eux, sont très semblables aux nôtres avec beaucoup de produits similaires. De façon générale les prix sont aussi « européens ». Ca y est on est enfin prêt, direction le sud. Comme il est déjà 13h nous n’aurons pas le temps de « flâner » sur les petites pistes. Nous emprunterons la grande route, goudronnée, ne sachant pas que serait une des seules que nous emprunterons et nous ne l’avons pas appréciée à sa juste valeur.
Pour cette première nuit, nous logeons à l’Anib Lodge, dans le Kalahari, région dont le nom fait rêver depuis les « dieux sont tombés sur la tête ». Nous avons un bungalow avec une belle vue. Après la prise de possession des lieux nous irons faire quelques pas pour le coucher du soleil. On savait qu’il se coucherait tôt mais pas qu’il ferait nuit noir ¼heure après. Le coucher étant à 16h30 à 17h on n’y voyait plus rien, et immédiatement le froid se fait sentir. On passe allègrement de 25 à 10° en très peu de temps. Pour pouvoir profiter du pays il faut donc se lever tôt. Tout est tôt, même le diner généralement servi à 18h30. Il sera bon, agrémenté d’un petit spectacle fait par le personnel du lodge. Nous aurons droit au menu décrit en langage des clics. En fait ils ne parlent pas qu’en clic, c’est comme si on remplaçait par exemple les voyelles par des clics et que le reste est normal. On croirait presque que c’est une autre personne qui place des clics de temps en temps en « surimpression » sur le discours « normal ». Les chambres sont belles et la literie aussi, nous passerons une bonne nuit … fraîche. Le fait qu’il n’y a qu’une heure de décalage horaire fait qu’il n’y a pas de temps d’adaptation, mais du coup on a moins l’impression d’être très très loin. En conclusion tout se présente bien et nous aurons vu quelques girafes, des Springbocks et des autruches


Jour 3
Le matin nous repartons faire une promenade plus longue pour voir le lever du soleil, avec pantalon, polaire et veste, je dirais qu’il faisait environ 5 à 7°. Ce tour nous permettra de voir de nombreux animaux, c’est qu’il est très peuplé le kalahari Springboks, Zèbres, Oryx, oiseaux.




Un bon petit déjeuner, puis réorganisation des bagages, en effet ce soir nous dormirons tous les 4 en tente, vous savez celles qui sont sur le toit. On a chacun préparé notre petit « sachet » avec le nécessaire indispensable car pas question de déballer nos grosses valises. Nous partons plein Ouest direction le désert du Namib et Sesriem avec ses dunes orange, les plus grandes du monde parait-il. Les paysages sont beaux, immenses, vides à part quelques animaux, on traverse de temps en temps une bourgade, elles sont très étendues avec très peu d’habitation, juste une station essence et une supérette. Il y a peu de circulation et on soupçonne que ce soit essentiellement des touristes.
Un voyant nous obligera à nous arrêter dans un garage à Maltahöhe (ça fait très Allemand non !). 3ème piste à droite en quittant la route. Le garage, tenu par un couple de blancs (comme tout ici) et entourés de noirs à leurs ordres. Il détecte tout de suite la panne, démonte le filtre à essence, le donne à un noir pour qu’il le nettoie, le reprend et le repose. Le garage est absolument nickel, un noir le balaye en permanence. Il nous « arnaque » un peu beaucoup mais on se fera rembourser par le loueur (du moins on espère). Mais le résultat est là, plus de voyant ni d’alarme sonore. Nous serons contrôlés 2 fois par la police, par ailleurs peu présente. On repart, mangeons en route (pain, jambon, tomate, fromage, yaourt et fruit). La piste est vraiment très belle, surtout lorsqu’on se rapproche de Sesriem.


En revanche peu d’animaux sur la route à part des Springbocks, des autruches et autres pintades. Nous rentrons dans le parc fermé avec poste de contrôle et gardien. Ils ne rigolent pas, tout cela fait très sérieux et carré. Nous prenons nos permis et prenons notre emplacement de camping. L’emplacement est très beau, tout au bout du camping, au bord de la savane, sous un arbre avec point d’eau et électricité.
Nous ferons un montage d’essais puis replions nos tentes pour pouvoir aller explorer notre première dune. Comme nos amis logent à l’extérieur du parc (et pas en tente) ils ont laissé leur véhicule à l’extérieur et nous sommes allé à 7 dans notre 4x4 pour aller explorer la première dune, qui se nomme dune Elim.
Piste, parking et escalade pour pouvoir la gravir et contempler le coucher de soleil. J’ai été surpris car elle est couverte de touffes de grandes herbes (faisant jusqu’à 1,5 mètres de haut). On fatigue rapidement à marcher dans le sable mou et chaque fois qu’on croit arriver en haut il y en a une plus haute derrière. Comme nous sommes un peu tard il n’y a que Théo qui ira jusqu’en haut. Nous nous attendrons le coucher de soleil un peu plus bas. C’est très beau, immense et des couleurs magnifiques l’herbe blonde, quelques arbres verts, les dunes orange et le ciel bleu. C’est parfait.


Retour au camping où nous finirons de monter la tente dans le noir (17h30 !).
Ensuite nous sortons du parc pour aller retrouver nos amis et diner au Sossusvlei Lodge. Il est réputé pour son buffet. Réputation méritée avec un buffet d’entré, un coin « plancha », un coin grillade avec plein de sortes de viandes (Oryx, Springbok, Zèbre, Koudou, Impala, et plein d’autres bêtes exotiques), et pour finir un buffet de dessert. Ensuite un peu de marche et TENTE, une première pour nous. Alors que dire … c’est plus satisfaisant au niveau concept que dans la réalité !. Il faut dire qu’un groupe électrogène « ronronnera » toute la nuit. Sinon, c’est tout de même exigu, lorsque quelqu’un bouge tous les autres le ressentent, le dos n’apprécie pas trop et vers le matin il fait froid.
Néanmoins cela participe au côté exceptionnel de nos vacances.
Jour 4
Lever avant l’aube (5h30), il fait froid mais c’est tout à fait supportable. Dire que dans 4 heures on aura trop chaud et on se badigeonnera de crème solaire. Pliage de tente express et départ sue les chapeaux de roues. En effet le but du jeu est d’arriver au niveau de la dune 45 (c’est son petit nom, qui signifie qu’elle est à 45 kms) pour le lever de soleil. Pour favoriser les personnes qui logent à l’intérieur du parc (donc nous) on a le droit de partir dès 5h50 alors que les personnes qui logent à l’extérieur (nos amis par exemple) ne peu vent entrer dans le parc qu’à 6h30 . Nous parcourons cette magnifique route (goudronnée) au milieu des dunes. D’abord avec les phares et petit à petit le paysage apparait, c’est magnifique, (il faut juste faire attention aux animaux qui ne comprennent pas toujours que la route ne leur est pas destinée. Nous nous arrêtons donc à cette fameuse dune 45 que nous escaladerons juste ce qu’il faut pour pouvoir voir le soleil qui se lève …magique. Et maintenant nous sommes sur des dunes sans végétation, toutes oranges.



Retour dans la voiture pour s’enfoncer plus en avant dans Sossusvlei. Fin de la route goudronnée, maintenant c’est le morceau de bravoure, 5 kms dans du sable profond !. Stop, position 4x4, boite courte, dégonflage de pneus (que nous ne ferons pas), 3ème vitesse et en avant !. C’est un peu comme conduire dans 40 cm de neige poudreuse, en gros il vaut mieux laisser la voiture trouver toute seule ses ornières. C’est sympa à faire même si tu transpires quand tu vois que la voiture commence à avoir du mal et ralentit. Il faut dire que nos véhicules sont des veaux et manquent réellement de puissance. A l’arrivée nous jetons notre dévolu sur un petit emplacement à part, sous un arbre où nous prendrons un superbe petit déjeuner au milieu des dunes du Namib.
Ensuite nous allons découvrir un site magnifique, dont on trouve les photos partout : Deadvlei. C’est comme un lac salé entouré de dunes rouge où il ne reste que quelques acacias morts il y a 400 ans. En fait autrefois il y avait de l’eau mais maintenant à part de l’eau de pluie le lac n’est plus irrigué. Autour ce sont de grandes dunes rouges. Après avoir marché dans le fond de ce lac nous avons escaladé l’une des grandes dunes jusqu’à la crête que nous avons suivi. Grandiose (c’est pour changer de magnifique). On est vraiment ailleurs. C’est un des sites les plus visités, mais à l’aune de la Namibie, nous devions bien être au plus 20 ou 30 sur tout le site !.



Petite parenthèse, de façon générale il y a peu de monde et les routes sont désertes, en fait il n’y a que les quelques blancs et les touristes qui ont des voitures, ce qui fait que même en ville il y a très peu de voiture. En revanche ce sont principalement des 4x4 (Toyota, Nissan) ou des Mercedes. Donc presque toujours de gros véhicules en très bon état. Les supermarchés, assez nombreux, sont à un niveau de prix presque européens, et essentiellement fréquenté par les blancs … et les quelques touristes. Tout est très propre, bien entretenu et récent.
Pour revenir à nos dunes : après ce tour bien physique nous nous enfonçons encore plus loin dans les dunes avec les 4x4 jusqu’au site de Sossusvlei proprement dit. Là, étonnement, il y a encore de l’eau dans le petit lac, ce contraste eau / dunes désertiques est saisissant. Pas d’escalade cette fois juste un petit tour au bord de l’eau.

Ensuite nous retournons à l’entrée du parc avant de reprendre notre route vers notre lodge suivant. Comme on est en milieu de journée, petit casse croûte rapide sous un soleil de plomb.
Lorsque nous voulons sortir nous apprenons qu’il faut présenter le permis que nous avions obtenu la veille, problème nous ne le trouvons plus. Le gardien refusera obstinément de nous laisser sortir, malgré les palabres de Théo, nous devrons retourner à la réception pour nous faire établir un duplicata. ½ h plus tard nous pourrons enfin partir.
La piste, de gravillons, traverse le Namib. Un arrêt au panneau « TROPIQUE DU CAPRICORNE » pour la photo immortalisant notre passage et nous continuerons vers Solitaire, gros point sur une carte … en réalité une station service avec une boulangerie et un semblant de superette. La boulangerie est mondialement connue pour ses Apfelstrudel et ses pâtisseries. Nous nous conformerons à la tradition et consommerons ces excellentes gâteries pour notre 15 heures.

Peu d’animaux sur la route à part des S et A (comprenez springbocks et autruches qui nous verrons tout le temps) plus 5 zèbres et quelques oryx au loin Encore une trentaine de kilomètres, toujours sur des gravillons, et nous arriverons à notre lodge. Qu’est-ce qui a pu venir comme idée aux propriétaires de s’installer ici au milieu de rien. On est loin de tout, le paysage est splendide. Le Lodge(Barchan Dunes Retreat) est niche au creux d’une petite montagne, presque complètement caché, juste avant il y a une petite orangeraie. Les chambres sont en fait de petits chalets semi enterrés, on ne les distingue pratiquement pas. Pour le notre qui est plus grand nous avons dû prendre la voiture. C’est un vrai petit paradis, surtout pour Léonie puisqu’il y a des suricates, des chiens et surtout 3 chevaux dont un cheval peluche (ou ours comme elle dit). Les chalets et la maison des propriétaires est superbe, jusqu’au mobilier en bois des chambres. Comme c’est une maison d’hôtes l’accueil y est plus chaleureux que dans un hôtel, le repas délicieux et l’ambiance détendue et agréable, on aurait vraiment envie d’y rester plusieurs jours. Les propriétaires parlent Allemand, ce qui est pratique pour moi.

En conclusion : Léonie aimerait tout transporter chez nous pour y vivre (maison, animaux, paysage, ..) !.
Dix-sept jours de 4x4 en Namibie du 27 mai au 12 juin English translation pending
Bonjour
Nous partons à deux en Namibie.Les vols sont réservés.Nous pensons louer un4/4 et coucher dans des lodges sans camper.
On a envisagé un itinéraire mais on se pose encore des questions que nous comptons regler avec l'aide du forum!
J1:aterrissage 11h30, prise du véhicule et direction Bagatelle kalahari game ranch et game drive si possible
J2 et 3 direction Sossusvlei lodge et activités
J4 direction Walvis bay par le canyon de Kuiseb
J5sortie otaries puis Sandwich Harbour
J6Welwitschia nature drive, nuit au Spitzkoppen lodge
J7 White lady lodge, pentures rupestres et éléphants
J8Palmwag via Twyfelfontein
J9game drive toute la journée(seuls ou avec guide?)
J10 Dolomite camp
J11et 12 Okaukuejo
J13.....
J14 et15 Mount Etjo lodge
J16:depart à 17h45
On a un jourà caser et on enviage plusieurs choses: Le Namib rand nature reserve,1 nuit entre le kalahari et Sossosvlei (J2);est ce tres different de Sossusvlei?Ona aussi pensé à y dormir une nuit apres une seule nuit à Sossusvlei (intérét?) Passer 3 nuits à Sossusvlei ou Walvis bay Aller un jour à Terrace bay avant Palmwag, mais on ne sait pas trop ce qu'on peut y faire à part la péche... Faire Frans Indongo lodge avant Mount Etjo est ce intéréssant de faire et leCCF et Africat vu qu'on voit des guépards dans les 2? Onest un peu perdus Merci pour votre aide Marc
On a un jourà caser et on enviage plusieurs choses: Le Namib rand nature reserve,1 nuit entre le kalahari et Sossosvlei (J2);est ce tres different de Sossusvlei?Ona aussi pensé à y dormir une nuit apres une seule nuit à Sossusvlei (intérét?) Passer 3 nuits à Sossusvlei ou Walvis bay Aller un jour à Terrace bay avant Palmwag, mais on ne sait pas trop ce qu'on peut y faire à part la péche... Faire Frans Indongo lodge avant Mount Etjo est ce intéréssant de faire et leCCF et Africat vu qu'on voit des guépards dans les 2? Onest un peu perdus Merci pour votre aide Marc
Carnet de voyage d'un mois en Namibie (16 avril-17 mai 2009) English translation pending
Bonjour,
Tout d'abord, merci à tous ceux qui avaient laissé leurs messages, conseils, carnets de route ... sur les forums relatifs à la Namibie. Leurs expériences nous ont beaucoup aidé à monter seuls et sans intermédiaire notre séjour de 4 semaines en Namibie (16 avril – 17 mai 2009).
Si cela peut aider de futurs voyageurs dans ce pays magnifique et superbe, voici notre expérience personnelle.
J1 : PARIS - FRANCFORT(Lufthansa 17h55 -> 18h10)) Récupération des bagages et enregistrement Francfort-Windhoek (Air Namibia / 22h40 -> 7h40) Nous avions acheté nos billets mi-novembre après avoir mis notre itinéraire sur papier et contacté directement le loueur de 4 x4 et les différents hébergements.
J2 : WINDHOEK Arrivée 7h40. Récupération GPS et Tél.Sat chez Be Local à l’aéroport, Récupération 4x4, installation à l’hôtel Pension STEINER, visite ville à pied, permis au MET, courses alimentaires, dîner chez NICE-Ecole de cuisine namibienne ..)
AFRICAN TRACKS pour le 4 x 4 (RAS, sérieux et bon véhicule) Ministry of Environment and Tourism MET, 2nd Floor FGI House, Post Street Mall Windhoek Pension STEINERN$685 (chambre double & petit déjeuner) à 10 minutes à pied du centre ville et à 5 minutes d'un immense supermarché PICK & PAY / NICE N$420 pour 2 (plat, dessert, vin et eau) J3 : WINDHOEK - MARIENTAL(B1 Sud – 4h) Nuit au campsite du Bagatelle Kalahari Game Ranch (N$125/pers/nuit). Campsite très agréable, beaucoup d’espace, eau courante, barbecue, bloc sanitaires individuels, pas d’électricité et très bon accueil. Sundowner drive à 15h. Dîner buffet (N$200/pers vin et eau inclus).
J4 : Désert du KALAHARI
Morning drive, la nature, les dunes rouges, le ciel bleu et la végétation jaune et verte, oryx, springbok, autruche ... Nuit au campsite du Bagatelle Kalahari Game Ranch. Essence et supermarché à Mariental
J5 : MARIENTAL- KEETMANSHOOP(B1 sud - 4h) Nuit au campsite de la Quiver Tree Forest (N$80/pers). Dîner à la ferme (N$180/pers vin inclus). Très bel endroit, la forêt de Kokerboom, les roches pourpres et noires, les moutons Caracul et le Giant's Playground
J6 : KEETMANSHOOP - FISH RIVER CANYON (B4 vers Lüderitz puis C12 - 4h via HOBAS et le Fish River Canyon)
Le Fish RIver Canyon : impressionnant surtout pour ceux qui ne connaissent pas celui du Colorado. Nuit au Canyon Lodge. Très beaux paysages (grandes plaines et rochers teintés de rouge au soleil couchant). Dîner buffet (N$200/pers vin inclus)
J7 : FISH RIVER CANYON(C37 vers Ai-Ais)
Le site de Ai-Ais était encore en plein travaux. Donc pas grand chose à voir. Une journée que l'on aurait pu "économiser" mais on ne le savait pas et la route différente des autres est très belle. Nuit au Canyon Roadhouse. Dîner à la carte (N$160/pers vin inclus)
J8 : FISH RIVER CANYON - AUS(C12 puis B4 Ouest – 3h30)
Nuit au campsite du Klein Aus Vista (N$150/emplacement). Pas de point électrique le lieu est sauvage et intact. De très belles balades à faire à pied. Le point d'eau de Garub où viennent les chevaux sauvages est à une vingtaine de kilomètres (Si l'on est patients, on peut voir arriver un groupe de chevaux). La route est totalement asphaltée (donc moins de charme) mais le paysage est splendide en fin de journée. Dîner buffet (N$180/pers vin inclus)
J9 : AUS - LÜDERITZ(B4 Ouest – 2h)
Lüderitz, c'est uneville, un peu "désordonnée", un mélange de bâtiments moches et de très belles maisons de l'époque allemande. Beaucoup de charme tout de même. Pour aller visiter la ville fantôme de Kolmanskop (c'est à voir car il s'y dégage une atmosphère particulière), il est possible de le faire depuis Aus sans séjourner à Lüderitz : 125km de route magnifique entre Aus et Lüderitz. Aller-Retour largement possible dans la journée. Permis Kolmanskop à acheter au Lüderitzz Safaris & Tours dans Bismarck Street ou directement à l’entrée de la ville. Nuit au Nest Hotel
J10 : LÜDERITZ - FERME KOIIMASIS (B4 Est, C13 puis D707 – 4h)
Route C13 et surtout D707 magiques. Nuit au campsite de la ferme Koiimasis (N$250/emplacement). Pas d’électricité mais lieu absolument superbe (chevaux, rochers, beaucoup d’espace, sanitaires communs hyper propres). Vente de viande congelée marinée, préparée par Anke, la propriétaire de la ferme (N$175 pour 2 steaks de koudou et 2 steaks d’autruche). Superbe ballade de 2h environ qui vous permet de rencontrer un « murmureur » (méthode douce pour « dresser » les chevaux)
J11 : FERME KOIIMASIS - HAMMERSTEIN LODGE via DUWISIB (D707, C27, D826, D831, C19 Ouest - Tsaris Pass – 4h)
Beaucoup de couleurs et de paysages différents. Nuit au hammerstein Lodge (on voulait voir leurs félins, caracals, guépards et léopard). C’est un bon lodge mais l’ambiance y est un peu ‘rigide’. Dîner buffet barbecue est très copieux (N$180/pers vin inclus)
J12 : HAMMERSTEIN LODGE - SESRIEM (C19 Est, D827, C27 – 3h)
Il faut prendre la C27 (route magnifique.Nuit au campsite de Sesriem (N$300/pers/nuit). Le camping sans doute le plus cher de Namibie, beaucoup de monde et sanitaires pas très propres mais on est à l’entrée des dunes. Eau mais pas d’électricité que l’emplacement. Après-midi dans les dunes. Beaucoup de chacals dans le camp la nuit (curieux, voleurs mais pas méchants). Dîner buffet au restaurant du camping (N$150/pers vin inclus).
J13 : SESRIEM
Survol en montgolfière (Namib Sky Safari) au lever du jour (On vous prend au camping à 5h30, décollage vers 6h30 - survol 1h environ puis petit déjeuner au champagne au milieu de nulle part – Très cher mais splendide). Fin de journée à Sossusvlei et DeadVlei. Moins de monde qu’au matin et très belles couleurs. Nuit au campsite de Sesriem . Dîner à la carte au restaurant du camping (N$120/pers vin inclus)
J14 : SESRIEM - SOLITAIRE (Kuangukuangu) (C19, C14 et D1275 – 3h)
Un peu plus de monde sur les routes C19 et C14 mais ce n'est pas non plus l'embouteillage. Nuit à Kuangukuangu (90€ /nuit/2pers. A 3 km du Barchan Dunes - dîner possible au Barchan Dunes, avec Willem et Hannetjie, les propriétaires très accueillants N$250/pers vin inclus). Kuangukuangu, c’est une maisonette juste pour 2, au milieu de nulle part, avec vue sans limite depuis la chambre, Donkey system pour l'eau chaude, WC et douche avec le ciel pour toit …. Le calme, l’espace sans limite … Le BONHEUR ....
J15 : SOLITAIRE - WALVIS BAY (C14 – 4h30) La route C14, c'est 6 paysages différents. Un peu plus de voitures mais que c'était beau (il faut prévoir 4h30 de route tant les arrêts photos sont nombreux !). Walvis Bay est une ville, étendue mais pleine de charme (très belles maisons, beaucoup de couleurs, très propre). Etape obligée pour aller à Sandwich Harbour ou faire une sortie en bateau moteur dans la lagune. Nuit au KLEINES NEST (N$600 la chambre double avec petit déjeuner), guesthouse sur l’Esplanade en bord de mer, à 10 minutes à pied du restaurant RAFT, très sympa et très propre (N$600 chambre double avec petit déjeuner). Dîner au RAFT (N$210/pers vin inclus) . Le poisson y est excellent et les plats de viande très copieux.
MINISTRY OF ENVIRONMENT AND TOURISM - Walvis Bay office: Henrich Baumann Street Road - Number 643 Monday to Friday: 8h - 13h and 14h - 17h / Saturday, Sunday & Public Holidays: 8h - 13h
J16 : WALVIS BAY - SWAKOPMUND (B2 – 0h45).
Le matin : sortie en mer sur la lagune avec LEVO TOURS (sortie très sympa d’1/2 journée, 8h-13h) Swakopmund, c'est la ville, qui s'étend de plus en plus vers le désert. L'architecture est belle, l'ambiance "bord de mer" a son charme. Après-midi sur la « welwitschia drive », route lunaire et désertique, magnifique et beaucoup de Welwitschia. Nuit au Beach Hotel et dîner au restaurant-musée KUPFERPFANNE dans Tobias Haineyko (N$230/pers vin inclus). Les steaks d’oryx y sont excellents.
J17 : SWAKOPMUND
Le matin : sortie dans le désert avec 'Tommy Living Desert Tour' (1/2 journée dans le désert avec un passionné, 8h-13h). Visite de la ville l’après-midi. Nuits au Beach Lodge et dîner au restaurant de l’hôtel, LE WRECK (N$230/pers). Le poisson y est excellent.
MINISTRY OF ENVIRONMENT AND TOURISM - Swakopmund Office: Corner Bismarck Street and Sam Nujoma Avenue Open hours for permits: Monday to Friday: 8h - 13h and 14h - 17h / Saturday, Sunday & public Holidays: 8h - 13h
Si les bureaux du Ministère sont fermés : Charly Desert Tour est situé sur Sam Nujoma Avenue (au 11) et La station Hans Kreiss sur cette même avenue
J18 : SWAKOPMUND - SPITZKOPPE (sans passer par cape Cross initialement prévu car on avait vu une très importante colonie d'otaries à Walvis Bay. B2, D1918 et D1925 – 3h) Nuit au Spitzkoppe Restcamp (géré par la communauté Damara (N$100/emplacement). IL FAUT Y ALLER ! Le lieu est magique, sauvage, au milieu des roches et au pied du Spitzkoppe. Pas d’eau et pas d’électricité mais de l’espace et du calme. Visite guidée possible du Bushman’s paradise (N$120 pour 2 personnes)
J19 : SPITZKOPPE - BRANDBERG (D3716, D930 via Uis C35, D2359 – 2h30)
Nous sommes dans le DAMARALAND : routes, paysages à couper le souffle et rencontres magnifiques. Nuit au WHITE LADY LODGE, face au massif du Brandberg (splendide). Beaucoup de suricates dans le camp et le lodge. Possibilité d'aller voir les éléphants vivant dans le désert à un prix à peu près correct (N$300/pers remboursés si pas d'éléphants)
J20 : BRANDBERG - TWYFELFONTEIN (D2359, D2319, C35 via Khorixas, C39 – 4h avec arrêt et visite de la Forêt pétrifiée)
Visite du site de Twyfelfontein (peintures et gravures rupestres), organ Pipes. Nuit au Camp Xaragu, campsite très sympa, hyper propre, bel espace et endroit superbe. Pas d'électricité mais des lampes à huile partout dans le camp (N$150/emplacement). Dîner-buffet (N$180/pers vin inclus) très sympa (grande tablée pour tout le monde)
J21 : TWYFELFONTEIN – SEISFONTEIN via le canyon de KHOWARIB (C39, C43 – 4h)
Route très belle. Passage de la barrière sanitaire (attention à une petite arnaque aux fruits de Palm Tree gravés : la barrière ne s'ouvre que si vous en acheté au moins un et le tarif est exhorbitant). Arrêt au Canyon de Khowarib (endroit magnifique). Nuit au SEISFONTEIN LODGE, propre avec piscine (c’est bien après la longue route), personnel très sympa et excellent dîner. Le tarif des excursions proposés par le lodge est exhorbitant (N$800/pers pour toute la journée et pour 4 pers minimum)
J22 : SEISFONTEIN - OPUWO (C43 – 3h30) Route difficile (étroite, encaissée, lit de rivières avec cailloux ..) mais MAGNIFIQUE. Nuit au campsite du OPUWO COUNTRY HOTEL (N$75/pers). Eau, électricité, calme et sanitaires très propres. Accès à la piscine (à débordement et vue sur la vallée) de l’hôtel.
J23 : OPUWO
Sortie village Himba avec un guide de l'hôtel. C'est plus cher (N$300/pers) mais vous passez 3h dans un village qui n'est pas au bord de la route ou à 5 minutes d'Opuwo. Nuit au lodge. Dîner buffet (N$200/pers vin inclus)
J24 : OPUWO – EPUPA FALLS (C43 – 3h30)
Route en meilleur état que la partie précédente, superbe et très différente. Nuit au campsite OMARUNGA au bord de la rivière KUNENE, sous les palmiers et à 2 pas des chutes (N$76/pers). Pas d’électricité mais point d’eau sur chaque emplacement et sanitaires communs avec le ciel pour toit. Dîner buffet très sympa (N$220/pers vin inclus).
J25 : EPUPA FALLS - OPUWO – 36km au nord de KAMANJAB (C43, C41, C35 – 5h) Routes C41 et C43 asphaltées, donc vitesse maxi 120km/h mais attention aux nombreux troupeaux (bovines, caprins ..) sur la route. Nuit au KAVITA LION LODGE, siège de la fondation AFRI LEO (protection des lions). Très bel endroit, visite du centre éducatif qui accueille régulièrement des jeunes élèves pour les sensibiliser à la protection des félins, beaucoup d’informations sur les activités de la fondation (réparation des clôtures du parc Etosha, sensibilisation des fermiers, éco tourisme …). Game drive et morning drive.
J26 : 36km au nord de KAMANJAB – ETOSHA (C35, D2694, D2710 et C38 – 3h) Cette route permet d’éviter OUTJO si l’on a rien à y faire. Un supermarché et une station essence permet de faire le ravitaillement à KAMANJAB et les routes Dxxx permettent de découvrir de nouveaux paysages et d’y faire de belles rencontres (suricates, écureuils, serpents, oiseaux …). Nuit à l’OKAUKUEJO RESTCAMP (N$200/pers), propre, bien équipé (barbecue, eau et électricité sur chaque emplacement), piscine, supérette, Poste, station essence, restaurant et point d’eau pour l’observation des animaux. Accueil très souriant et très sympathique. Découverte de la partie ouest du parc. Beaucoup de chacals dans le camp la nuit (curieux, voleurs mais pas méchants)
J27 : ETOSHA
Découverte de la partie centrale du parc. Beaucoup d’animaux aux points d’eau et sur les pistes. Nuit à l’HALALI RESTCAMP (N$200/pers), propre (juste un peu poussiéreux), barbecue, eau et électricité sur chaque emplacement, grande piscine, supérette plus petite, Poste, station essence, restaurant et point d’eau pour l’observation des animaux. Accueil très souriant et très sympathique. Ce camp accueille beaucoup de namibiens qui viennent y passer la journée en famille (barbecue, piscine …).
J28 : ETOSHA Découverte de la partie est du parc. Beaucoup d’animaux aux points d’eau et sur les pistes. Nuit au NAMUTONI RESTCAMP (N$200/pers), propre, emplacement en herbe, barbecue, eau et électricité sur chaque emplacement), piscine, Poste, station essence, restaurant et point d’eau pour l’observation des animaux. Attention : la supérette vend essentiellement des souvenirs plutôt que de l’alimentation. Il faut prévoir d’apporter sa nourriture. Accueil peu souriant et peu sympathique de la réception (qui ne doit pas apprécier les campeurs apparemment. Nombreuses et très audacieuses mangoustes rayées.
J29 : ETOSHA – TSUMEB – Météorite de HOBA – PARC du WATERBERG (C38, C42, D2859, D2860, D2512 – 7h avec arrêt au lac Otjikoto, déjeuner à Tsumeb et à la météorite de Hoba) Routes et paysages splendides. Belles couleurs, rouge et vert sur la D2512. Nuit dans un Bush chalet du WATERBERG RESTCAMP. Accueil souriant et sympathique, chalet propre et bien équipé (kitchenette, barbecue extérieur, garage pour voiture …) juste au pied du plateau du Waterberg. Piscine et bon restaurant, station essence (qui ne vend pas de gaz-oil mais juste de l’essence)
J30 : Parc du WATERBERG – OTJIWARONGO – 130km au nord d’OKAHANDJA (D2512, C22, B1) Nuit à l’OKONJIMA LODGE, siège de la Fondation AFRICAT (protections des léopards et guépards) . Très bel endroit, plusieurs activités organisées dont un léopard tracking suivi d’un sundowner drive, l’observation des procs-épics à la nuit tombée, morning drive… Beaucoup de charme même si toute cette organisation est un peu « rigide ».
J31 : OKONJIMA – WINDHOEK (B1 – 3h)
Retour sur la capitale. Restitution du 4 x 4 en fin de mâtinée. Le loueur garde nos bagages et nous dépose au centre-ville où il nous récupère vers 16h pour nous conduire à l’aéroport (vol Air Namibia Windhoek-Francfort prévu à 19h). Déjeuner en terrasse chez Gatherman sur Independance Avenue (le poisson et la viande y sont excellents).19h décollage pour Francfort. Attention : tous les magasins, dont le Namibia Craft Center, sont fermés le samedi après-midi dans Windhoek. Seuls certains supermarchés et les cafés restent ouverts.
J32 : Arrivée PARIS Arrivée à 6h à Francfort. Récupération des bagages, enregistrement puis vol Francfort-Paris. Arrivée à Paris à 10h45.
Des des souvenirs plein la tête et des images plein les yeux. Difficile de rentrer .... SNIF ….
Ce que l’on a le plus aimé : TOUT et plus particulièrement le KALAHARI, le KAOKOLAND et surtout le DAMARALAND. Tous les campsites mais plus particulièrement ceux du BAGATELLE KALAHARI, de la ferme KOIIMASIS et du SPITZKOPPE Les routes sans fin, les couleurs, les paysages sans cesse différents, la luminosité, les rencontres, les sourires, l’accueil, le silence, le calme, le camping sous le ciel étoilé et la Voie Lactée, la viande … Le DEPAYSEMENT TOTAL que procure un voyage en Namibie
Ce que l’on a le moins aimé : Quasiment rien sauf l’ambiance tendue et moins chaleureuse qui règne à OPUWO autour de la station essence BP-supermarché–banque ATM Le HAMMERSTEIN LODGE pour son atmosphère un peu froide et rigide. Le SEISFONTEIN LODGE pour son très mauvais rapport qualité-prix.
Quelques chiffres : 6200 km parcourus – 620 litres de gaz-oil (soit 10L/100km) pour un TOYOTA HI-LUX 2.2L Double Cabine (équipé tente sur toit et camping) – 1 crevaison « lente » - Aucune panne – 2730 photos – 3h de films – 29 jours de soleil
Le Budget (30 jours sur place) : * Avion 1980€ pour 2 Aller-Retour (Paris-Francfort-Windhoek avec LUFTHANSA et AIR NAMIBIA) * Essence N$4220 (6200km et 620 litres) * 4 x 4 (équipement complet camping et tente de toit, rachat total de la franchise) N$26000 * GPS (pas vraiment utile) et téléphone satellite (rassurant dans certaines régions mal couvertes par l’opérateur mobile namibien MIC) N$5790 * Logement (15 nuits en camping, 14 nuits en lodges, inclus parfois ½ pension, full boar) N$24940 * Restaurant N$6360 * Alimentation Supermarché N$3500 * Entrées dans les parcs et sites N$1690 (N$100 pour la Quiver Tree Forest, N$170 pour 1 jour au Fish River Canyon, N$90 pour Kolmanskop, N$60 pour la White Lady, N$510 pour 3 jours à Etosha, N$340 pour 2 jours à Sesriem , N$170 pour 1 jour au Waterberg, N$80 pour la Welwitshia Drive, N$70 Twyfelfontein, N$60 Petrified Forest, N$40 Lac Otjikoto) * Excursions et visites guidées N$3230 (N$550/pers pour le Living Desert Tour, N$450/pers pour la lagune de Walvis Bay, N$120 pour le guide Damara au Spitzkoppe, N$600 pour le village Himba près d’Opuwo, les game drive et sundowner drive) * Survol en Montgolfière (avec Namib Sky Safari), une « folie » pour 2 N$7000 * Divers (cartes postales, timbres, livres, cadeaux …) N$3420
Des objets à emporter (en plus du reste): * Des gants pour le montage-démontage de la tente ou s’il faut changer une roue. * Ficelle, gros scotch, pince à linge, sacs poubelle. * Poële et fouet pour faire des crêpes, et soupes instantanées en sachets (cela dépanne toujours en camping) * Papier d’aluminium (pratique pour cuire les pommes de terre dans la braise du barbecue) * Lampe frontale (indispensable quand il n’y a pas d’électricité dans les campsites) * Un convertisseur 12V-220V qui se branche sur l’allume-cigare (utile pour recharger ses batteries photo ou camescope en roulant) * Une paire de jumelles (pour mieux observer certains animaux) * Beaucoup de mémoire pour l’appareil photo * Lunettes de soleil, crème solaire et stick à lèvres (le soleil cogne, surtout dans le désert) et un spray eau de mer pour « dépoussiérer » et humidifier le nez (beaucoup, beaucoup de poussière sur les routes) * Une bouteille thermos, bien utile pour conserver une boisson fraîche ou chaude (selon les besoins) dans la voiture et boire en conduisant. * Des sacs en toile épaisse qui peuvent être utiles en cas d’ensablement (on les remplit et on les coince sous les roues), * Un couteau style « couteau suisse , un épluche-légumes (pas toujours présent dans l’équipement de camping), un ouvre-boîte (celui de l’équipement n’est pas toujours efficace), un bon tire-bouchon (pour le vin) et un ouvre bouteille (pour la bière)
* Eventuellement une pelle à luge pour descendre la dune N°7 (on devait être trop lourds car on a pas raiment glissé !)
Ce que l’on trouve sur place dans les supermarchés: Sac de bois pour le barbecue (à préférer au charbon de bois), allume-feux, adaptateur prise de courant Europe-Namibie, spirales et bombe anti-moustiques, des bidons de 5 litres d’eau, quasiment toute l’alimentation de base (lait, miel, cornflakes, boites de salades de fruits, épices, pain, pommes, tomates, oignons, huile, papier WC, savons, shampoing, déodorant ….) et surtout des RUSK (gros gâteaux secs, parfaits pour les petits déjeuners) de la marque OUMA (les meilleurs) ou BOKOMO (çà c’est pour les gourmands que rien n’empêche d’en glisser un paquet dans le sac au retour)
Nos photos : http://picasaweb.google.fr/cdfglg
Bon voyage à tous ceux qui sont en partance pour la Namibie.
Laurence
Tout d'abord, merci à tous ceux qui avaient laissé leurs messages, conseils, carnets de route ... sur les forums relatifs à la Namibie. Leurs expériences nous ont beaucoup aidé à monter seuls et sans intermédiaire notre séjour de 4 semaines en Namibie (16 avril – 17 mai 2009).
Si cela peut aider de futurs voyageurs dans ce pays magnifique et superbe, voici notre expérience personnelle.
J1 : PARIS - FRANCFORT(Lufthansa 17h55 -> 18h10)) Récupération des bagages et enregistrement Francfort-Windhoek (Air Namibia / 22h40 -> 7h40) Nous avions acheté nos billets mi-novembre après avoir mis notre itinéraire sur papier et contacté directement le loueur de 4 x4 et les différents hébergements.
J2 : WINDHOEK Arrivée 7h40. Récupération GPS et Tél.Sat chez Be Local à l’aéroport, Récupération 4x4, installation à l’hôtel Pension STEINER, visite ville à pied, permis au MET, courses alimentaires, dîner chez NICE-Ecole de cuisine namibienne ..)
AFRICAN TRACKS pour le 4 x 4 (RAS, sérieux et bon véhicule) Ministry of Environment and Tourism MET, 2nd Floor FGI House, Post Street Mall Windhoek Pension STEINERN$685 (chambre double & petit déjeuner) à 10 minutes à pied du centre ville et à 5 minutes d'un immense supermarché PICK & PAY / NICE N$420 pour 2 (plat, dessert, vin et eau) J3 : WINDHOEK - MARIENTAL(B1 Sud – 4h) Nuit au campsite du Bagatelle Kalahari Game Ranch (N$125/pers/nuit). Campsite très agréable, beaucoup d’espace, eau courante, barbecue, bloc sanitaires individuels, pas d’électricité et très bon accueil. Sundowner drive à 15h. Dîner buffet (N$200/pers vin et eau inclus).
J4 : Désert du KALAHARI
Morning drive, la nature, les dunes rouges, le ciel bleu et la végétation jaune et verte, oryx, springbok, autruche ... Nuit au campsite du Bagatelle Kalahari Game Ranch. Essence et supermarché à Mariental
J5 : MARIENTAL- KEETMANSHOOP(B1 sud - 4h) Nuit au campsite de la Quiver Tree Forest (N$80/pers). Dîner à la ferme (N$180/pers vin inclus). Très bel endroit, la forêt de Kokerboom, les roches pourpres et noires, les moutons Caracul et le Giant's Playground
J6 : KEETMANSHOOP - FISH RIVER CANYON (B4 vers Lüderitz puis C12 - 4h via HOBAS et le Fish River Canyon)
Le Fish RIver Canyon : impressionnant surtout pour ceux qui ne connaissent pas celui du Colorado. Nuit au Canyon Lodge. Très beaux paysages (grandes plaines et rochers teintés de rouge au soleil couchant). Dîner buffet (N$200/pers vin inclus)
J7 : FISH RIVER CANYON(C37 vers Ai-Ais)
Le site de Ai-Ais était encore en plein travaux. Donc pas grand chose à voir. Une journée que l'on aurait pu "économiser" mais on ne le savait pas et la route différente des autres est très belle. Nuit au Canyon Roadhouse. Dîner à la carte (N$160/pers vin inclus)
J8 : FISH RIVER CANYON - AUS(C12 puis B4 Ouest – 3h30)
Nuit au campsite du Klein Aus Vista (N$150/emplacement). Pas de point électrique le lieu est sauvage et intact. De très belles balades à faire à pied. Le point d'eau de Garub où viennent les chevaux sauvages est à une vingtaine de kilomètres (Si l'on est patients, on peut voir arriver un groupe de chevaux). La route est totalement asphaltée (donc moins de charme) mais le paysage est splendide en fin de journée. Dîner buffet (N$180/pers vin inclus)
J9 : AUS - LÜDERITZ(B4 Ouest – 2h)
Lüderitz, c'est uneville, un peu "désordonnée", un mélange de bâtiments moches et de très belles maisons de l'époque allemande. Beaucoup de charme tout de même. Pour aller visiter la ville fantôme de Kolmanskop (c'est à voir car il s'y dégage une atmosphère particulière), il est possible de le faire depuis Aus sans séjourner à Lüderitz : 125km de route magnifique entre Aus et Lüderitz. Aller-Retour largement possible dans la journée. Permis Kolmanskop à acheter au Lüderitzz Safaris & Tours dans Bismarck Street ou directement à l’entrée de la ville. Nuit au Nest Hotel
J10 : LÜDERITZ - FERME KOIIMASIS (B4 Est, C13 puis D707 – 4h)
Route C13 et surtout D707 magiques. Nuit au campsite de la ferme Koiimasis (N$250/emplacement). Pas d’électricité mais lieu absolument superbe (chevaux, rochers, beaucoup d’espace, sanitaires communs hyper propres). Vente de viande congelée marinée, préparée par Anke, la propriétaire de la ferme (N$175 pour 2 steaks de koudou et 2 steaks d’autruche). Superbe ballade de 2h environ qui vous permet de rencontrer un « murmureur » (méthode douce pour « dresser » les chevaux)
J11 : FERME KOIIMASIS - HAMMERSTEIN LODGE via DUWISIB (D707, C27, D826, D831, C19 Ouest - Tsaris Pass – 4h)
Beaucoup de couleurs et de paysages différents. Nuit au hammerstein Lodge (on voulait voir leurs félins, caracals, guépards et léopard). C’est un bon lodge mais l’ambiance y est un peu ‘rigide’. Dîner buffet barbecue est très copieux (N$180/pers vin inclus)
J12 : HAMMERSTEIN LODGE - SESRIEM (C19 Est, D827, C27 – 3h)
Il faut prendre la C27 (route magnifique.Nuit au campsite de Sesriem (N$300/pers/nuit). Le camping sans doute le plus cher de Namibie, beaucoup de monde et sanitaires pas très propres mais on est à l’entrée des dunes. Eau mais pas d’électricité que l’emplacement. Après-midi dans les dunes. Beaucoup de chacals dans le camp la nuit (curieux, voleurs mais pas méchants). Dîner buffet au restaurant du camping (N$150/pers vin inclus).
J13 : SESRIEM
Survol en montgolfière (Namib Sky Safari) au lever du jour (On vous prend au camping à 5h30, décollage vers 6h30 - survol 1h environ puis petit déjeuner au champagne au milieu de nulle part – Très cher mais splendide). Fin de journée à Sossusvlei et DeadVlei. Moins de monde qu’au matin et très belles couleurs. Nuit au campsite de Sesriem . Dîner à la carte au restaurant du camping (N$120/pers vin inclus)
J14 : SESRIEM - SOLITAIRE (Kuangukuangu) (C19, C14 et D1275 – 3h)
Un peu plus de monde sur les routes C19 et C14 mais ce n'est pas non plus l'embouteillage. Nuit à Kuangukuangu (90€ /nuit/2pers. A 3 km du Barchan Dunes - dîner possible au Barchan Dunes, avec Willem et Hannetjie, les propriétaires très accueillants N$250/pers vin inclus). Kuangukuangu, c’est une maisonette juste pour 2, au milieu de nulle part, avec vue sans limite depuis la chambre, Donkey system pour l'eau chaude, WC et douche avec le ciel pour toit …. Le calme, l’espace sans limite … Le BONHEUR ....
J15 : SOLITAIRE - WALVIS BAY (C14 – 4h30) La route C14, c'est 6 paysages différents. Un peu plus de voitures mais que c'était beau (il faut prévoir 4h30 de route tant les arrêts photos sont nombreux !). Walvis Bay est une ville, étendue mais pleine de charme (très belles maisons, beaucoup de couleurs, très propre). Etape obligée pour aller à Sandwich Harbour ou faire une sortie en bateau moteur dans la lagune. Nuit au KLEINES NEST (N$600 la chambre double avec petit déjeuner), guesthouse sur l’Esplanade en bord de mer, à 10 minutes à pied du restaurant RAFT, très sympa et très propre (N$600 chambre double avec petit déjeuner). Dîner au RAFT (N$210/pers vin inclus) . Le poisson y est excellent et les plats de viande très copieux.
MINISTRY OF ENVIRONMENT AND TOURISM - Walvis Bay office: Henrich Baumann Street Road - Number 643 Monday to Friday: 8h - 13h and 14h - 17h / Saturday, Sunday & Public Holidays: 8h - 13h
J16 : WALVIS BAY - SWAKOPMUND (B2 – 0h45).
Le matin : sortie en mer sur la lagune avec LEVO TOURS (sortie très sympa d’1/2 journée, 8h-13h) Swakopmund, c'est la ville, qui s'étend de plus en plus vers le désert. L'architecture est belle, l'ambiance "bord de mer" a son charme. Après-midi sur la « welwitschia drive », route lunaire et désertique, magnifique et beaucoup de Welwitschia. Nuit au Beach Hotel et dîner au restaurant-musée KUPFERPFANNE dans Tobias Haineyko (N$230/pers vin inclus). Les steaks d’oryx y sont excellents.
J17 : SWAKOPMUND
Le matin : sortie dans le désert avec 'Tommy Living Desert Tour' (1/2 journée dans le désert avec un passionné, 8h-13h). Visite de la ville l’après-midi. Nuits au Beach Lodge et dîner au restaurant de l’hôtel, LE WRECK (N$230/pers). Le poisson y est excellent.
MINISTRY OF ENVIRONMENT AND TOURISM - Swakopmund Office: Corner Bismarck Street and Sam Nujoma Avenue Open hours for permits: Monday to Friday: 8h - 13h and 14h - 17h / Saturday, Sunday & public Holidays: 8h - 13h
Si les bureaux du Ministère sont fermés : Charly Desert Tour est situé sur Sam Nujoma Avenue (au 11) et La station Hans Kreiss sur cette même avenue
J18 : SWAKOPMUND - SPITZKOPPE (sans passer par cape Cross initialement prévu car on avait vu une très importante colonie d'otaries à Walvis Bay. B2, D1918 et D1925 – 3h) Nuit au Spitzkoppe Restcamp (géré par la communauté Damara (N$100/emplacement). IL FAUT Y ALLER ! Le lieu est magique, sauvage, au milieu des roches et au pied du Spitzkoppe. Pas d’eau et pas d’électricité mais de l’espace et du calme. Visite guidée possible du Bushman’s paradise (N$120 pour 2 personnes)
J19 : SPITZKOPPE - BRANDBERG (D3716, D930 via Uis C35, D2359 – 2h30)
Nous sommes dans le DAMARALAND : routes, paysages à couper le souffle et rencontres magnifiques. Nuit au WHITE LADY LODGE, face au massif du Brandberg (splendide). Beaucoup de suricates dans le camp et le lodge. Possibilité d'aller voir les éléphants vivant dans le désert à un prix à peu près correct (N$300/pers remboursés si pas d'éléphants)
J20 : BRANDBERG - TWYFELFONTEIN (D2359, D2319, C35 via Khorixas, C39 – 4h avec arrêt et visite de la Forêt pétrifiée)
Visite du site de Twyfelfontein (peintures et gravures rupestres), organ Pipes. Nuit au Camp Xaragu, campsite très sympa, hyper propre, bel espace et endroit superbe. Pas d'électricité mais des lampes à huile partout dans le camp (N$150/emplacement). Dîner-buffet (N$180/pers vin inclus) très sympa (grande tablée pour tout le monde)
J21 : TWYFELFONTEIN – SEISFONTEIN via le canyon de KHOWARIB (C39, C43 – 4h)
Route très belle. Passage de la barrière sanitaire (attention à une petite arnaque aux fruits de Palm Tree gravés : la barrière ne s'ouvre que si vous en acheté au moins un et le tarif est exhorbitant). Arrêt au Canyon de Khowarib (endroit magnifique). Nuit au SEISFONTEIN LODGE, propre avec piscine (c’est bien après la longue route), personnel très sympa et excellent dîner. Le tarif des excursions proposés par le lodge est exhorbitant (N$800/pers pour toute la journée et pour 4 pers minimum)
J22 : SEISFONTEIN - OPUWO (C43 – 3h30) Route difficile (étroite, encaissée, lit de rivières avec cailloux ..) mais MAGNIFIQUE. Nuit au campsite du OPUWO COUNTRY HOTEL (N$75/pers). Eau, électricité, calme et sanitaires très propres. Accès à la piscine (à débordement et vue sur la vallée) de l’hôtel.
J23 : OPUWO
Sortie village Himba avec un guide de l'hôtel. C'est plus cher (N$300/pers) mais vous passez 3h dans un village qui n'est pas au bord de la route ou à 5 minutes d'Opuwo. Nuit au lodge. Dîner buffet (N$200/pers vin inclus)
J24 : OPUWO – EPUPA FALLS (C43 – 3h30)
Route en meilleur état que la partie précédente, superbe et très différente. Nuit au campsite OMARUNGA au bord de la rivière KUNENE, sous les palmiers et à 2 pas des chutes (N$76/pers). Pas d’électricité mais point d’eau sur chaque emplacement et sanitaires communs avec le ciel pour toit. Dîner buffet très sympa (N$220/pers vin inclus).
J25 : EPUPA FALLS - OPUWO – 36km au nord de KAMANJAB (C43, C41, C35 – 5h) Routes C41 et C43 asphaltées, donc vitesse maxi 120km/h mais attention aux nombreux troupeaux (bovines, caprins ..) sur la route. Nuit au KAVITA LION LODGE, siège de la fondation AFRI LEO (protection des lions). Très bel endroit, visite du centre éducatif qui accueille régulièrement des jeunes élèves pour les sensibiliser à la protection des félins, beaucoup d’informations sur les activités de la fondation (réparation des clôtures du parc Etosha, sensibilisation des fermiers, éco tourisme …). Game drive et morning drive.
J26 : 36km au nord de KAMANJAB – ETOSHA (C35, D2694, D2710 et C38 – 3h) Cette route permet d’éviter OUTJO si l’on a rien à y faire. Un supermarché et une station essence permet de faire le ravitaillement à KAMANJAB et les routes Dxxx permettent de découvrir de nouveaux paysages et d’y faire de belles rencontres (suricates, écureuils, serpents, oiseaux …). Nuit à l’OKAUKUEJO RESTCAMP (N$200/pers), propre, bien équipé (barbecue, eau et électricité sur chaque emplacement), piscine, supérette, Poste, station essence, restaurant et point d’eau pour l’observation des animaux. Accueil très souriant et très sympathique. Découverte de la partie ouest du parc. Beaucoup de chacals dans le camp la nuit (curieux, voleurs mais pas méchants)
J27 : ETOSHA
Découverte de la partie centrale du parc. Beaucoup d’animaux aux points d’eau et sur les pistes. Nuit à l’HALALI RESTCAMP (N$200/pers), propre (juste un peu poussiéreux), barbecue, eau et électricité sur chaque emplacement, grande piscine, supérette plus petite, Poste, station essence, restaurant et point d’eau pour l’observation des animaux. Accueil très souriant et très sympathique. Ce camp accueille beaucoup de namibiens qui viennent y passer la journée en famille (barbecue, piscine …).
J28 : ETOSHA Découverte de la partie est du parc. Beaucoup d’animaux aux points d’eau et sur les pistes. Nuit au NAMUTONI RESTCAMP (N$200/pers), propre, emplacement en herbe, barbecue, eau et électricité sur chaque emplacement), piscine, Poste, station essence, restaurant et point d’eau pour l’observation des animaux. Attention : la supérette vend essentiellement des souvenirs plutôt que de l’alimentation. Il faut prévoir d’apporter sa nourriture. Accueil peu souriant et peu sympathique de la réception (qui ne doit pas apprécier les campeurs apparemment. Nombreuses et très audacieuses mangoustes rayées.
J29 : ETOSHA – TSUMEB – Météorite de HOBA – PARC du WATERBERG (C38, C42, D2859, D2860, D2512 – 7h avec arrêt au lac Otjikoto, déjeuner à Tsumeb et à la météorite de Hoba) Routes et paysages splendides. Belles couleurs, rouge et vert sur la D2512. Nuit dans un Bush chalet du WATERBERG RESTCAMP. Accueil souriant et sympathique, chalet propre et bien équipé (kitchenette, barbecue extérieur, garage pour voiture …) juste au pied du plateau du Waterberg. Piscine et bon restaurant, station essence (qui ne vend pas de gaz-oil mais juste de l’essence)
J30 : Parc du WATERBERG – OTJIWARONGO – 130km au nord d’OKAHANDJA (D2512, C22, B1) Nuit à l’OKONJIMA LODGE, siège de la Fondation AFRICAT (protections des léopards et guépards) . Très bel endroit, plusieurs activités organisées dont un léopard tracking suivi d’un sundowner drive, l’observation des procs-épics à la nuit tombée, morning drive… Beaucoup de charme même si toute cette organisation est un peu « rigide ».
J31 : OKONJIMA – WINDHOEK (B1 – 3h)
Retour sur la capitale. Restitution du 4 x 4 en fin de mâtinée. Le loueur garde nos bagages et nous dépose au centre-ville où il nous récupère vers 16h pour nous conduire à l’aéroport (vol Air Namibia Windhoek-Francfort prévu à 19h). Déjeuner en terrasse chez Gatherman sur Independance Avenue (le poisson et la viande y sont excellents).19h décollage pour Francfort. Attention : tous les magasins, dont le Namibia Craft Center, sont fermés le samedi après-midi dans Windhoek. Seuls certains supermarchés et les cafés restent ouverts.
J32 : Arrivée PARIS Arrivée à 6h à Francfort. Récupération des bagages, enregistrement puis vol Francfort-Paris. Arrivée à Paris à 10h45.
Des des souvenirs plein la tête et des images plein les yeux. Difficile de rentrer .... SNIF ….
Ce que l’on a le plus aimé : TOUT et plus particulièrement le KALAHARI, le KAOKOLAND et surtout le DAMARALAND. Tous les campsites mais plus particulièrement ceux du BAGATELLE KALAHARI, de la ferme KOIIMASIS et du SPITZKOPPE Les routes sans fin, les couleurs, les paysages sans cesse différents, la luminosité, les rencontres, les sourires, l’accueil, le silence, le calme, le camping sous le ciel étoilé et la Voie Lactée, la viande … Le DEPAYSEMENT TOTAL que procure un voyage en Namibie
Ce que l’on a le moins aimé : Quasiment rien sauf l’ambiance tendue et moins chaleureuse qui règne à OPUWO autour de la station essence BP-supermarché–banque ATM Le HAMMERSTEIN LODGE pour son atmosphère un peu froide et rigide. Le SEISFONTEIN LODGE pour son très mauvais rapport qualité-prix.
Quelques chiffres : 6200 km parcourus – 620 litres de gaz-oil (soit 10L/100km) pour un TOYOTA HI-LUX 2.2L Double Cabine (équipé tente sur toit et camping) – 1 crevaison « lente » - Aucune panne – 2730 photos – 3h de films – 29 jours de soleil
Le Budget (30 jours sur place) : * Avion 1980€ pour 2 Aller-Retour (Paris-Francfort-Windhoek avec LUFTHANSA et AIR NAMIBIA) * Essence N$4220 (6200km et 620 litres) * 4 x 4 (équipement complet camping et tente de toit, rachat total de la franchise) N$26000 * GPS (pas vraiment utile) et téléphone satellite (rassurant dans certaines régions mal couvertes par l’opérateur mobile namibien MIC) N$5790 * Logement (15 nuits en camping, 14 nuits en lodges, inclus parfois ½ pension, full boar) N$24940 * Restaurant N$6360 * Alimentation Supermarché N$3500 * Entrées dans les parcs et sites N$1690 (N$100 pour la Quiver Tree Forest, N$170 pour 1 jour au Fish River Canyon, N$90 pour Kolmanskop, N$60 pour la White Lady, N$510 pour 3 jours à Etosha, N$340 pour 2 jours à Sesriem , N$170 pour 1 jour au Waterberg, N$80 pour la Welwitshia Drive, N$70 Twyfelfontein, N$60 Petrified Forest, N$40 Lac Otjikoto) * Excursions et visites guidées N$3230 (N$550/pers pour le Living Desert Tour, N$450/pers pour la lagune de Walvis Bay, N$120 pour le guide Damara au Spitzkoppe, N$600 pour le village Himba près d’Opuwo, les game drive et sundowner drive) * Survol en Montgolfière (avec Namib Sky Safari), une « folie » pour 2 N$7000 * Divers (cartes postales, timbres, livres, cadeaux …) N$3420
Des objets à emporter (en plus du reste): * Des gants pour le montage-démontage de la tente ou s’il faut changer une roue. * Ficelle, gros scotch, pince à linge, sacs poubelle. * Poële et fouet pour faire des crêpes, et soupes instantanées en sachets (cela dépanne toujours en camping) * Papier d’aluminium (pratique pour cuire les pommes de terre dans la braise du barbecue) * Lampe frontale (indispensable quand il n’y a pas d’électricité dans les campsites) * Un convertisseur 12V-220V qui se branche sur l’allume-cigare (utile pour recharger ses batteries photo ou camescope en roulant) * Une paire de jumelles (pour mieux observer certains animaux) * Beaucoup de mémoire pour l’appareil photo * Lunettes de soleil, crème solaire et stick à lèvres (le soleil cogne, surtout dans le désert) et un spray eau de mer pour « dépoussiérer » et humidifier le nez (beaucoup, beaucoup de poussière sur les routes) * Une bouteille thermos, bien utile pour conserver une boisson fraîche ou chaude (selon les besoins) dans la voiture et boire en conduisant. * Des sacs en toile épaisse qui peuvent être utiles en cas d’ensablement (on les remplit et on les coince sous les roues), * Un couteau style « couteau suisse , un épluche-légumes (pas toujours présent dans l’équipement de camping), un ouvre-boîte (celui de l’équipement n’est pas toujours efficace), un bon tire-bouchon (pour le vin) et un ouvre bouteille (pour la bière)
* Eventuellement une pelle à luge pour descendre la dune N°7 (on devait être trop lourds car on a pas raiment glissé !)
Ce que l’on trouve sur place dans les supermarchés: Sac de bois pour le barbecue (à préférer au charbon de bois), allume-feux, adaptateur prise de courant Europe-Namibie, spirales et bombe anti-moustiques, des bidons de 5 litres d’eau, quasiment toute l’alimentation de base (lait, miel, cornflakes, boites de salades de fruits, épices, pain, pommes, tomates, oignons, huile, papier WC, savons, shampoing, déodorant ….) et surtout des RUSK (gros gâteaux secs, parfaits pour les petits déjeuners) de la marque OUMA (les meilleurs) ou BOKOMO (çà c’est pour les gourmands que rien n’empêche d’en glisser un paquet dans le sac au retour)
Nos photos : http://picasaweb.google.fr/cdfglg
Bon voyage à tous ceux qui sont en partance pour la Namibie.
Laurence
Une boucle (presque!) classique en Namibie English translation pending
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage en Namibie... une boucle (presque !) classique de 20 jours en novembre 2012.
Le récit accompagné de photos, cartes et quelques (courtes) vidéos se trouve ici :
http://sites.google.com/...uleuxvoyagesnamibie/
Bonne découverte et à + !
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Présentation
De l'Afrique, nous connaissions un peu le Nord, le Maroc, la Tunisie, l'Egypte entre autres. Mais à part un mini safari au Kenya en 1997, le Sud africain nous était totalement inconnu et ne figurait pas vraiment dans le top de notre wish list, du moins pas jusqu'à une période récente.
J'avais l'impression qu'un voyage dans ces contrées se limitait à la forme safari. Or je ne nous voyais pas nous contenter de sillonner la région pendant des semaines, enfermés dans notre véhicule alors que nous adorons ponctuer nos séjours de quelques randonnées.
C'était mal connaître la Namibie. Merci à tous les contributeurs de la rubrique "Afrique australe" de Voyage Forum (ils sont trop nombreux pour que je les cite) qui par leurs récits de voyage et leurs participations aux discussions ont aiguisé ma curiosité et m'ont donné envie de connaître ce pays.
Alors quand j'ai commencé à me pencher sérieusement sur la destination, j'ai découvert de véritables trésors, des dunes ocres du Namib aux étendues de sel d'Etosha en passant par les contreforts montagneux du Naukluft ou le deuxième plus grand au monde, celui de Fish River ou encore les marigots et marais du delta de l'Okavango. En y regardant encore de plus près, j'ai découvert un territoire très peu peuplé (2 habitants au km2) pouvant offrir un vrai terrain d'aventure et, pour des amoureux de la randonnée, de belles opportunités à condition d'orienter le voyage dans ce sens. Assurément, la Namibie était faite pour nous !
C'est par conséquent cette option que nous avons retenue. Pour la mettre en œuvre, nous nous sommes adressés à une agence locale francophone, Madiza Tours, qui a peaufiné le parcours et réservé pour nous à la fois le véhicule et les hébergements que nous avons souhaité de type lodge et/ou bungalow. C'était plus simple d'autant qu'un petit mois à peine nous séparait de la date de départ.
A partir d'une première ébauche d'itinéraire et de quelques consignes (parcours cool, randonner quand c'est possible…), Caroline de Madiza Tours a été très réactive. Elle nous a immédiatement fait une proposition qui collait à nos attentes, orientant le choix d'hébergement vers des lodges proposant la randonnée parmi leurs activités.
Ce qui donne une boucle dans le sens des aiguilles d'une montre que nous accommoderons à notre sauce en l'émaillant de quelques fantaisies personnelles ;-) Estimation kilométrique : 3 000 km minimum en 3 semaines.
Arrivée en Namibie et première étape vers le Kalahari par les pistes
J1 : Samedi 3 novembre 2012
Le vol Francfort – Windhoek a été acheté en ligne auprès de la compagnie Air Namibia et le préacheminement depuis Paris se fait par Air France. Les bagages sont enregistrés jusqu'à leur destination finale.
Les cinq heures d'escale à Francfort nous permettent un rapide aller-retour dans le centre-ville qui n'est qu'à une vingtaine de minutes de l'aéroport par la S-Bahn (sorte de RER). Hauptwache est à la fois la station où nous descendons mais aussi le nom d'un ancien poste de garde transformé en café-restaurant à la mode. Ça tombe bien, il pleut des cordes, il est 15 h 30 et à part deux ou trois cacahuètes servies par Air France, nous n'avons pas déjeuné.
Alors c'est avec plaisir que nous nous mettons à table en espérant que cesse la pluie.
Une heure plus tard il pleut toujours, nous passons rapidement dans Zeilstrasse devant ces galeries commerçantes qui font de l'œil à leurs clients, nombreux en ce samedi après-midi…avant de prendre la direction de la fameuse place du Römerberg avec ses maisons typiques sous un ciel de Toussaint
De retour à l'aéroport vers 17 h 30, les formalités s'enchaînent sans temps mort et l'avion décolle à 19 h 10 comme prévu. A bord, pas d'écran individuel, mais peu importe, car après le dîner, l'objectif est de dormir afin d'arriver à destination en forme pour la première étape.
J2 : Dimanche 4 novembre 2012
Mission accomplie, nous avons pu dormir quatre ou cinq heures d'affilée.
Il est 6 heures, nous foulons le sol africain avec trente minutes d'avance alors que le ciel nous gratifie de son plus bel arc-en-ciel et que l'air se remplit d'une agréable senteur de foin ou d'herbe coupée. Bienvenue en Namibie !
Mais deux heures ne seront pas de trop pour sortir enfin de l'aéroport. La queue au bureau de change notamment n'en finit pas.
Avec les premiers dollars namibiens en poche, les choses sérieuses peuvent commencer.
Première étape chez le loueur Advanced Car Hire dans la zone industrielle de Windhoek où Caroline nous rejoint pour un briefing détaillé. Elle nous a préparé, elle aussi, un solide carnet de voyage. Avec le nôtre en plus, nous sommes parés !
Présentation de notre véhicule : un Toyota Hilux simple cabine, une configuration qui va immédiatement nous sembler peu pratique. Très profond, le plateau n'est accessible que par le hayon arrière, tous les bagages risquent de glisser vers l'avant et je nous imagine déjà obligés de les récupérer en grimpant à quatre pattes dans la poussière du coffre.
Bon tant pis, c'est le modèle réservé, alors il faut faire avec. On verra plus tard comment améliorer le système. Pour nous consoler, le volume d'une cabine simple est plus facile à climatiser, un avantage en cette saison.
Pour couronner le tout, le hayon ferme mal. L'employé nous fait un difficile réglage mais après le premier arrêt pour les courses, impossible de le verrouiller efficacement et à l'arrêt suivant le bitoniau est irrémédiablement perdu.
Nous tentons bien un retour chez le loueur avant de quitter définitivement Windhoek mais un dimanche en fin de matinée, il n'y a plus personne sur place. Nous avons beau secouer la poignée de porte, le seul résultat obtenu, c'est la mise en branle de l'alarme. Oups, sauvons-nous avant d'ameuter tous les services de sécurité !
C'est donc avec un hayon mal clos que nous prenons enfin la route à 11 h 30 avec l'objectif de rallier le Kalahari Red Dune Lodge, 200 kilomètres et 2 heures et demi par le ruban asphalté de la B1 (réputée monotone !) ou 265 kilomètres et 4 heures par les pistes. Devinez ce que nous choisissons ? Par les pistes, bien sûr, j'avais bien précisé que le circuit serait presque classique !
La prise en mains est un peu laborieuse, la conduite se fait à gauche et bien que nous l'ayons déjà expérimentée en Australie et aux Seychelles, il nous faut à nouveau un temps d'adaptation. Nous commençons donc par indiquer nos premiers changements de direction d'un bon coup de balai d'essuie-glace. Qu'est-ce que c'est agaçant ! Quant à passer les vitesses de la main gauche, cela demande une véritable rééducation.
Pour préparer le parcours, nous avons acheté la carte Tracks4africa compatible, via le logiciel Mapsource, avec notre GPS Garmin de randonnée. Celui-ci nous servira aussi à nous guider sur la route.
Nous voilà sur les rails et très vite au cœur de ces vastes espaces africains : une route (ou une piste) se déroulant à l'infini à travers une savane herbeuse à laquelle les parasols des acacias donnent une touche verdoyante malgré la saison.
Une circulation faible, très faible, peu ou pas d'habitations : nous avons vraiment l'impression d'être seuls dans cette immensité.
Premiers paysages namibiens … et premières curiosités !
Mais qui a bien pu construire ces nids démesurés qui ressemblent à des toits de chaume ?
Ce sont les républicains sociaux (Philetairus socius), de tout petits oiseaux de couleur brun-gris au ventre blanc et au bec bleu clair. Ils vivent en colonie jusqu'à 300 individus.
Leurs nids sont de grands complexes, un peu comme des immeubles comprenant plusieurs appartements et certains peuvent avoir plus de 100 ans d'âge et avoir hébergé plusieurs générations.
Après Dordabis, le bitume laisse place aux pistes, des gravel roads, très larges et très roulantes dans l'ensemble. Après avoir bifurqué deux fois à droite, puis deux fois à gauche aux croisements successifs, tout en longeant ou en enfourchant les dunes roses du Kalahari peuplées d'autruches et d'antilopes, nous arrivons à destination à 15 h 30 comme prévu, pas mécontents de pouvoir enfin nous poser. Température largement supérieure à 30 ° C. Altitude 1235 mètres (contre 1600 mètres à Windhoek).
Au Red Dune Lodge, nous héritons du bungalow n° 4 (Black Wildbeest) en pierre et toile, coiffé d'un toit de chaume, situé au bord d'un vlei, un lac naturel asséché. Parquet en teck, beaux meubles traditionnels massifs, salle de bains en pierre naturelle et clim' : dans ces conditions, difficile de quitter la chambre en cette fin d'après-midi.
18 heures : C'est le moment ou jamais pour une petite balade vespérale avant que le soleil ne se couche dans une heure environ. Sur la propriété, Red Dam Walk se fait en 45 minutes, la durée est parfaite et c'est sur ce sentier que nous pensons être engagés. Au bout de 20 minutes de marche, nous sommes un peu étonnés que, pour une boucle de cette durée, le parcours n'ait pas encore viré à droite. Il est encore temps de faire demi-tour mais puisque nous sommes lancés, ma foi, continuons encore un peu. D'ailleurs, cette fois-ci, le sentier a bien l'air de tourner à droite sauf que le panneau indique que nous sommes sur Dune Walk… 2 heures alors que le soleil est déjà sur le point de se coucher.
Nous assistons alors à un coucher de soleil mémorable dans un ciel chargé d'orage…
… suivi d'un contre-la-montre excitant dans le sable des dunes. Nous savons que sous ces latitudes la nuit tombe très rapidement après le coucher du soleil et nous sommes encore très loin du lodge. Finalement, au pas de course, nous bouclons le tour en 1 heure 15 et sommes de retour avec les toutes, toutes dernières lueurs du jour. Pour une première journée, c'est une sacrée journée !
Au restaurant, nous inaugurons, avec un ragoût de koudou, une longue série de "game food"… Nous sommes définitivement dans l'ambiance !
Nids de républicains sociaux au premier plan
De la Zebra River au Nauklutf NP : Quiver Tree Trail et Waterkloof Trail
J3 : Lundi 5 novembre 2012
Le petit déjeuner n'étant servi qu'à partir de 7 h 30, nous avions envisagé une petite balade au lever du jour. L'idéal aurait été de démarrer à 6 heures mais pour cette première matinée, nous traînons un peu. A 7 heures, c'est parti et maintenant que le plan des lieux est bien clair, nous trouvons sans difficulté le début du Red Dam Walk (celui que nous avons manqué hier soir). Il nous mène au Dune Sofa, un canapé au cœur des dunes, idéal pour profiter du silence tout simplement !
Une heure trente plus tard, bien mis en appétit par cette petite balade matinale, nous croquons avec gourmandise les tartines de ce premier petit déjeuner en terre namibienne.
9 h 30 : Déjà prêts pour reprendre la route ! En réalité, en dehors d'une vingtaine de kilomètres de goudron au départ, la presque totalité des 230 kilomètres jusqu'au Zebra River Lodge se fait sur des pistes. La vitesse est limitée à 80 km/heure sur ce type de revêtement et à 120 km/heure sur l'asphalte. Durée estimée pour ce parcours : 4 heures.
Afin de nous hydrater régulièrement sans avoir à nous arrêter et sans avoir à lâcher le volant, une poche (de type Camelbak), remplie de glaçons et de 2 litres d'eau est placée entre nos deux sièges.
Dans le coffre, une glacière (ramenée dans nos bagages) garnie de glace, généreusement offerte par les lodges ou parfois achetée, maintient au frais le pique-nique du midi.
Ainsi parés, nous nous dirigeons plein ouest à travers une savane d'épineux par la piste D1254 sur laquelle tous les quarts d'heure il faut ouvrir et refermer un portail au grand dam de mon copilote qui espérait se relaxer !
Petit à petit, les paysages deviennent plus vallonnés, laissant entrevoir à l'horizon les premiers reliefs des monts Naukluft.
Il est 13 h 30 quand nous pénétrons dans le canyon de la rivière Zebra (altitude 1300 mètres) et tout d'un coup, caché au fond des monts Tsaris, cerné de nombreux canyons, apparaît le Zebra River Lodge où nous avons prévu de passer deux nuits.
Un pavillon retient tout de suite notre attention. Mince, des clients y sont déjà au balcon. En fait, on nous a réservé le logement au premier plan sur la photo. Un couple allemand, occupe, quant à lui, celui au deuxième plan. Nous serons tous les quatre les seuls clients pendant les deux jours.
On ne pouvait pas mieux rêver ! Chambre spacieuse, très belle vue, accueil chaleureux par le couple sud-africain, propriétaire des lieux depuis septembre dernier, secondé par une jeune stagiaire anglaise très mignonne.
Comme activité en soirée, on nous propose le traditionnel "game drive". Pour les novices de la destination, il s'agit de se promener dans un véhicule 4 x 4 ouvert, appartenant au lodge, sur le domaine de la propriété afin de pouvoir y observer quelques animaux dans leur environnement sauvage. Collation ou apéritif prévus !
Non merci, en indéfectibles randonneurs, nous préférons découvrir le domaine à pied. Mais pas immédiatement, d'abord (et ça deviendra un rituel) quelques brasses dans la piscine et un peu de repos en attendant que les températures deviennent plus supportables.
16 h 30 : Allons-y, car aujourd'hui pas question de rentrer de nuit. La randonnée que nous avons retenue, Quiver Tree Trail, se fait en 2 heures à 2 heures et demie. Nous sommes donc parfaitement dans les temps.
Après avoir suivi le lit de la rivière, le sentier prend de la hauteur. Sur ses pentes, des arbres que nous appellerons "golden trees", leurs troncs sont comme recouverts d'une fine couche de ce métal précieux.
Du plateau nous dominons une mer de canyons !
Mais le clou de la randonnée se trouve encore un étage plus haut. Alors que nous nous en approchons, je ne peux m'empêcher de penser à cette description de Wilbur Smith dans son roman "Fortune d'Afrique". "Dans la brume de chaleur apparaissait un tertre de schistes mauves bizarrement surmonté d'un arbre antédiluvien, un Kokkerboom à l'écorce écaillée comme une peau de serpent".
L'auteur a l'air de dépeindre exactement celui que nous voyons se dresser majestueusement devant nous !
Il s'agit en réalité d'un aloès, Aloe dichotoma, appelé "arbre à carquois" car les bushmen se servaient de ses branches et de son écorce pour en faire des carquois.
Une fois ce point culminant atteint, il ne reste plus que de la descente pour retourner au lodge. Finalement 1 heure ¾ nous ont suffi à boucler le circuit. Très belle randonnée et quelle fière allure, ce Kokkerboom !
En revanche, pas d'animaux aperçus pendant notre balade. Nous les verrons pendant le dîner : toute une troupe de koudous venus s'abreuver. Nous assistons, attendris, au ballet de leurs ombres sous le lampadaire du point d'eau sur fond de ciel étoilé. Un beau spectacle !
J4 : Mardi 6 novembre 2012
Nous avions programmé deux nuits ici afin de bénéficier d'une journée pleine pour faire une grande randonnée dans le parc national du Nauklutf à 60 km. Mais entre Olive Trail (11 km en 4 heures) ou Waterkloof Trail (17 km en 6/7 heures) nous n'étions pas encore définitivement fixés en quittant le lodge ce matin à 7 heures.
Une heure plus tard, alors que nous franchissons la grille d'entrée du parc, la décision n'est toujours pas prise. Une fois arrivés devant l'office des rangers, c'est le moment ou jamais d'arrêter notre choix. Alors, Olive ou Waterkloof ?
Finalement… c'est un permis pour le Waterkloof Trail que nous demandons à la ranger de service. Après tout, 17 km, c'est du même ordre que la randonnée de Chesler Park via Joint Trail dans les Needles (Canyonlands UT) que nous avions parcourue sous une chaleur torride en 8 heures.
Comme nous avons toute la journée devant nous, autant l'occuper pleinement, surtout qu'ici la baignade est possible aux deux extrémités du parcours.
"Full tour or partial tour ?" insiste notre ranger. Nous nous regardons un bref instant, oui, c'est décidé… "full tour" ! "Oh, s'exclame-t-elle, you are good hikers ! "
Good hikers ? Ça, on le saura ce soir !
A 8 h 30, nous sommes fins prêts à nous mesurer au Waterkloof Trail, pleins de courage mais aussi avec un peu d'appréhension car nous n'avons aucune idée de la nature du terrain que nous allons rencontrer. Nous n'allons pas tarder à le savoir ! Altitude de départ : 1495 mètres.
La randonnée commence d'abord par un passage bucolique à travers un tunnel de roseaux. Plutôt ludique comme démarrage !
Mais aussitôt après, escaladant le cours de la rivière Naukluft, le sentier disparaît totalement. On avance d'une pierre sur l'autre dans le lit du ruisseau, en partie sec, en tentant de ne pas perdre de vue les marques de peinture jaune indiquant la direction à suivre. Un avantage : l'endroit est plutôt ombragé ! L'inconvénient : il vaut mieux regarder où l'on met les pieds au risque de se tordre une cheville. Des babouins détalent à notre approche. Ils sont plus lestes que nous !
Ne manquons pas, malgré tout, de lever le nez de temps en temps. Au-dessus de nos têtes, les falaises ocres du Naukluft.
Partout de jolis bassins rafraîchissants invitent à la baignade mais nous reportons ce moment à la fin de l'après-midi. Pour l'instant, nous pensons d'abord à avancer, ce qui est loin d'être simple. Nous avons plutôt l'impression de faire du sur-place, perdant beaucoup de temps à chercher les marques, loin d'être toujours visibles.
Last Water : c'est l'endroit où se termine le tour partiel, réputé demander 1 heure à 1 heure et demie. Nous sommes à peu près dans la moyenne ! C'est également là que le parcours s'éloigne de la rivière, tourne à l'ouest pour gravir une ravine (kloof).
C'est un peu plus loin que j'ai vraiment un coup de mou. Pour l'instant pas de dénivelé significatif mais une montée qui s'étire, s'étire… à n'en plus finir. N'avons-nous pas présumé de nos forces ? Vu notre rythme, allons-nous pouvoir être de retour avant la fermeture du parc (19 heures) ? Je commence à sérieusement douter de nos capacités.
Mais une orange succulente me redonne un bon coup de fouet alors que l'on s'enfonçe dans ce canyon aux parois orangées (un petit air de Southwest !) avant de traverser un plateau de plus en plus ouvert.
Le panneau "Half way" a définitivement raison de mes doutes. Il est 11 h 50, cela fait 3 h 20 que nous sommes partis, altitude 1772 mètres, dénivelé depuis le départ 280 mètres. Pas si mal !
C'est le moment que nous choisissons pour nous restaurer afin de prendre des forces avant d'attaquer le point culminant qui est encore devant nous. Pique-nique agrémenté par la cavalcade gracieuse de quelques springboks.
Nous mettons toutes nos forces dans la montée vers la crête (1914 mètres) que nous atteignons à 13 h 12 exactement, récompensés par une superbe perspective sur le désert. Dénivelé depuis le départ : 420 mètres.
Je pensais que le plus dur était derrière nous et qu'à partir de là, nous n'aurions plus qu'à caracoler dans la pente pour finir la randonnée en deux temps trois mouvements.
Mais la descente est longue et escarpée, avec un facteur aggravant, la chaleur qui à cette heure de la journée atteint son maximum (entre 35 et 40 ° C). Heureusement que nous avions 4 litres d'eau chacun ! La réserve a déjà bien baissé.
Il n'y a que les plantes succulentes qui puissent s'épanouir ici et cet Euphorbia virosa l'est tout particulièrement.
Nous, en revanche, on commence à vraiment dessécher. Heureusement, la présence de babouins nous annonce qu'un cours d'eau est proche. En effet, il est 15 heures, nous avons perdu 500 mètres de dénivelé, la rivière Gororosib est en vue et avec elle, la promesse d'une baignade.
Nous repérons rapidement ce bassin naturel, creusé dans le travertin, au beau milieu de cet amphithéâtre désertique.
Nous y plongeons avec délice ! Après tant d'efforts, enfin le réconfort !
Mais la récréation n'est que de courte durée. Il reste du chemin à parcourir et par-dessus le marché, il va falloir remonter de près de 80 mètres de dénivelé. La poisse ! Et toujours ces foutues marques difficiles à repérer !
La fin est harassante ! Alors que nous pensons être arrivés (l'office est en vue), une dernière erreur (des marques mal placées) nous conduit dans une impasse, nous obligeant à faire demi-tour et finir par une implacable remontée par le camping et la route. Seule consolation : le détour permet d'apercevoir ce superbe arbre à carquois !
Fin de la randonnée : 16 h 45, après plus de 8 heures, arrêts et baignade compris. Alors, good hikers ? A chacun d'en juger !
Bilan : une très belle randonnée et un beau défi vaillamment relevé. Le referions-nous ? Sans doute pas. Trop dur, surtout en cette saison. L'Olive Trail moins long aurait peut-être été une meilleure option.
En attendant, retour au lodge, douche, dîner, dodo… nous sommes KO. Deuxième nuit au Zebra River Lodge.
Arbre à carquois
De Sesriem à Sossusvlei : Dead Vlei et Dune 45
J5 : Mercredi 7 novembre 2012
Ce matin nouvelle randonnée… Non, je plaisante, ce matin, séance chaise longue au bord de la piscine. C'est aussi le meilleur endroit pour observer les oiseaux (118 espèces répertoriées sur la propriété) qui, au cours d'un vol en rase-mottes, trouvent là un bel abreuvoir. Mais pas facile de les mettre dans la boîte !
Le lézard, en revanche, pose carrément, nous laissant tout loisir de le photographier sous tous les angles. Il s'agit d'un agame terrestre ou Agama aculeata.
Mais est-ce la fatigue qui nous fait voir double ? ;-)
En tout cas, ce n'est pas la petite étape d'aujourd'hui qui devrait nous fatiguer. Seulement 80 km, soit moins de deux heures. A 10 h45, top départ via les pistes D850 et 854.
Mais c'est en abordant la D845 que les paysages changent radicalement. Le sable rose pâle de la piste nous oblige pour la première fois à enclencher la fonction 4 x 4. De part et d'autres de la piste, de grandes étendues herbeuses forment un véritable tapis vert amande duquel émergent quelques acacias isolés abritant chacun une autruche ou quelques antilopes.
A l'arrière plan, les montagnes commencent à se teinter de rouge puis, plus loin, le cordon de dunes du Namib fait une apparition.
Il n'est pas loin de midi. Le thermomètre extérieur/intérieur que nous venons d'installer dans notre véhicule indique très précisément 40 ° dehors et 30 dedans. Côté altitude, nous ne sommes plus qu'à 800 mètres.
Arrivée sous le cagnard à 13 h 30 à Sesriem, porte d'accès aux dunes de Sossusvlei. Entrée du parc : 80 N$ par personne par jour + 10 N$ par véhicule par jour.
Le Sossus Dune Lodge est, avec le Sesriem Camp Site, le seul établissement à l'intérieur du parc. Il offre ainsi un avantage énorme, c'est de pouvoir atteindre Sossusvlei avant le lever du soleil et de rester à l'intérieur du parc bien après le coucher de soleil. Nous y passerons deux nuits.
Construit en 2007 et géré par NWR (Namibia Wildlife Resorts, l'administration des parcs nationaux namibiens), le lodge se présente sous forme de 24 bungalows en bois local, toile de tente et toit de chaume, de style africain. Douze sont orientés côté dune et les douze autres côté canyon. Une interminable passerelle en bois dessert l'ensemble.
On nous octroie le plus éloigné des chalets, le n°12 côté canyon. Il se distingue des autres par l'ajout d'une terrasse couverte avec un lit balancelle (!) car c'est une suite… nuptiale. Eh, oui, il n'y avait pas d'autre chalet disponible au moment de la réservation mais avec un petit supplément, on a pu avoir cette suite et tous les petits plus qui vont avec : champagne (plus exactement, vin pétillant !), corbeille de fruits et surtout un grand frigo rempli à ras bord de toute une variété de boissons (si, si…offertes).
Nous ferons donc comme si nous étions d'heureux honeymooners. Heureux, nous sommes, honeymooners nous fûmes !
La chambre est superbe mais le ventilateur a beau mouliner, il ne fait que brasser de l'air chaud, très chaud. Nous essayons la douche pour nous rafraîchir mais pas mieux, l'eau froide coule… chaude. Et la piscine ? De peur de ne pas trouver de parasol à l'ombre et devant les 500 mètres de passerelle à parcourir sous le soleil, nous renonçons. Le lit-balancelle ? Pourquoi pas ! Il n'y fait pas plus chaud qu'à l'intérieur et en se balançant, on pourrait presque ressentir un petit courant d'air.
Nous fixons 16 heures comme heure raisonnable pour sortir. Bien qu'il fasse encore 37 °, on trouve qu'il commence à faire meilleur.
L'objectif de la fin d'après-midi est d'assister au coucher du soleil sur la Dune 45 (45 car elle se trouve à 45 km de l'entrée). Mais en cours de route, nous réalisons qu'il est possible de faire bien plus de choses que cela.
Nous décidons donc de pousser jusqu'à Sossusvlei, sauf que nous n'avons pris ni GPS, ni documentation, ni plan. Tout est resté dans la chambre, sapristi !
A priori, ce n'est pas bien compliqué. Il suffit de suivre la route de 65 km jusqu'au bout et là ce serait sans doute indiqué. Les 5 derniers kilomètres se font dans le sable mou, nous tentons sans dégonfler les pneus. C'est limite ! A deux doigts de s'ensabler, on fait hurler le moteur au grand étonnement des petits springboks, intrigués par tout ce vacarme.
Mais une fois au bout du bout, entre Sossusvlei, Hiddenvlei et Deadvlei, lequel est le plus indiqué pour ce soir ? Je me rappelle avoir lu que Hiddenvlei était peu visité, je parie que demain matin tout le monde se ruera sur Deadvlei, alors cette dernière me semble l'option à retenir.
Situer Dead Vlei n'est pas aussi évident, il n'y a aucun panneau. Heureusement un chauffeur a bien voulu nous renseigner et nous indiquer la direction à suivre pour atteindre le "marais mort".
Il suffit en fait de suivre les traces de pas !
En chemin, nous croisons deux groupes sur le retour, ce qui nous laisse les lieux pour nous tout seuls !
Premier aperçu du lac asséché où de vieux troncs noirs d'Acacia orioloba âgés de 500 ans semblent attendre une improbable résurrection. Beau et impressionnant à la fois !
Il y a matière à faire plaisir au photographe !
Mais tout ça prend pas mal de temps et l'heure tourne. Pourrons-nous atteindre la dune 45 à temps pour le coucher de soleil, d'autant qu'en cours de route, des autruches nous retiennent.
Il est déjà 19 heures quand nous nous garons à ses pieds.
Nous l'escaladons un peu. Quelle sensation étrange… l'impression que la dune va se dérober sous nos pieds. Sensation mêlée à un peu de vertige et accentuée par un vent à décorner les oryx !
Du haut de ses 150 mètres, la dune domine les plaines environnantes… lunaires à cette heure de la soirée !
Instant de méditation et de solitude au coucher du soleil !
Un délicieux moment qu'il va falloir interrompre pour rentrer. Il reste 45 km à parcourir, ce qui nous fait arriver de nuit, bien après 20 heures.
Il ne faut pas traîner, le dîner est servi jusqu'à 21 heures. Les tables sont dressées sur la terrasse, la température est idéale et le menu à la hauteur du décor environnant. Après plusieurs dîners de game, je choisis ce soir du poisson. Après tout, la mer n'est qu'à 120 km à vol d'oiseau ! Hervé, quant à lui, reste fidèle au steak d'oryx !
Magnifique journée. Demain, on se lève tôt pour atteindre les dunes pour le lever de soleil !
Dead Vlei
Sossusvlei, Big Mama, Hidden Vlei et Dune Elim
J6 : Jeudi 8 novembre 2012
Nous n'avons pas fermé l'œil de la nuit. En première partie de nuit, il a fait trop chaud, en seconde des moustiques ont sévi (malgré la moustiquaire), en troisième les démangeaisons associées, et en dernière… le réveil a sonné. Il est 4 h 30 du matin.
A partir de 4 h 45, les "breakfast packs" nous attendent au restaurant et la "coffee station" est ouverte. Le temps d'avaler une boisson chaude et hop, nous sommes parmi les premiers à nous élancer sur les 60 km de goudron. Objectif (et c'est pour cela que nous avons choisi de loger dans le parc) : être à Sossusvlei pour le lever du soleil.
La vitesse est limitée à 60 km/heure mais le chauffeur du véhicule du parc (parti en éclaireur) a l'air de tout bonnement l'ignorer et sème tous ses poursuivants.
Cette fois-ci, on ne fait pas l'économie de dégonfler les pneus pour passer la dernière partie, sableuse. En louvoyant dans le sable, on passe haut la main.
On laisse Dead Vlei et Crazy Dune, la plus haute du parc, à la foule (comme prévu, tout le monde s'arrête là) pour pousser jusqu'au pied d'une autre dune géante, Big Mama.
Après deux départs manqués (le premier pour oubli du sac photo, le second pour oubli de couvre-chef), la lente ascension vers la crête de Big Mama peut commencer. En assurant chacun de nos pas tellement la finesse de l'arête est impressionnante, nous progressons vers le sommet alors que le soleil se lève sur le désert, tout étonnés d'être les seuls à avoir fait ce choix.
Quarante-cinq minutes pour monter à pas de fourmi et cinq minutes pour descendre à grandes enjambées.
Big Mama que nous venons d'escalader ! L'arête porte encore nos traces.
Puis traversée du lac asséché de Sossus Vlei (qui a donné son nom au parc).
A mes côtés, une autruche se pavane tranquillement. D'ailleurs l'endroit a l'air d'être très fréquenté comme le laissent à penser les traces de sabots et de pattes de centaines d'animaux – des doigts de l'autruche aux empreintes des antilopes – moulées dans l'argile et cuites par le soleil.
Le connaisseur pourrait sans doute aussi y observer toute une variété d'empreintes de chaussures ;-)
Après un petit déjeuner en compagnie d'une nuée de passereaux, direction Hidden Vlei.
En passant devant le parking de Dead Vlei, la foule est bien au rendez-vous de la "dune folle" et du marais aux arbres morts alors que les navettes continuent encore et encore à déverser des flots de visiteurs vers le fameux point d'intérêt et que les cars continuent à affluer vers l'espace de stationnement.
Alors qu'un monde fou se presse pour voir Dead Vlei, pas le moindre amateur pour Hidden Vlei. Alors que Dead Vlei est facilement accessible en véhicule 4 x 4 privé ou en navette du parc, le "marais caché" nécessite un peu de marche. Deux kilomètres en suivant les piquets noirs indique le panneau. Il est 9 heures.
Pour l'instant, rien ne laisse deviner que plus loin se cache une merveilleuse lagune.
Car Hidden Vlei se mérite. La marche dans le sable n'est pas aussi aisée qu'il n'y paraît.
Mais quand la lagune blanche surgit derrière la dernière pente, sa beauté n'en est que plus saisissante !
Vers midi, nous sommes de retour au lodge. Le thermomètre commence à frôler les 40 °, il serait temps de se mettre au frais pour une petite sieste. Dans la chambre, mis à part le frigo ;-) je ne vois pas d'endroit propice. Alors tentons la piscine !
Très bonne option ! L'eau à une trentaine de degrés est délicieuse et le bord du bassin conçu dans un espace aéré permet de respirer. Le comble… en retrouvant l'ombre après la baignade, nous avons la chair de poule ! Plusieurs trempettes successives permettent ainsi d'attendre 16 heures dans les meilleures conditions.
La fin de l'après-midi est consacrée à une petite balade dans l'étroit défilé du canyon de Sesriem…
… puis à crapahuter sur la dune Elim.
Sous le souffle du vent, les frêles herbes tracent, sur le sable, des dessins éphémères.
Un extrait du roadbook made by Madiza Tours nous dit :" Du haut de la dune, vous aurez une vision sur les dunes rouges, les montagnes bleues, la savane jaune, et bien souvent quelques oryx et springboks".
Les dunes rouges, les montagnes bleues, la savane jaune…
… et les oryx ! Cahier des charges parfaitement rempli !
Nous assistons au coucher du soleil tout juste en arrivant près du lodge, l'occasion d'une vue panoramique sur le site !
Entre-temps, sur notre terrasse, il y a eu comme un petit problème. Mais qui a arraché et fait tomber tous ces brins de chaume ? Qui a jeté les coussins de la balancelle par-dessus bord ? Et qui a crotté un peu partout ? Notre enquête nous porte à croire que ce sont des babouins les coupables ! Ils ont dû bien s'amuser, les coquins ! Heureusement qu'ils n'ont pas pénétré dans la chambre, surtout qu'on avait laissé toutes les fenêtres entrouvertes !
Ce soir, la fraîcheur ambiante nous fait presque regretter de ne pas avoir emporté de petite laine pour le dîner.
Vue depuis la dune Elim
Rostock Mountains : des zèbres de Hartmann sur le Rambler's Trail
J7 : Vendredi 9 novembre 2012
Aujourd'hui pas de réveil aux aurores ni de breakfast pack et pourtant nous sommes déjà sur notre terrasse dès 6 heures pour le lever de soleil.
Après le petit déjeuner dès 7 heures, nous profitons des lieux en repoussant à 10 heures le moment du check-out.
C'est le moment de faire un petit point sur nos découvertes dans le désert. Tout comme nous aurons bientôt le plaisir de chasser les Big Five, ici nous avons eu l'occasion de dénicher les Little Five !
En réalité le départ effectif de Sossus ne se fera pas avant 10 h 45, car il est primordial de trouver une solution pour éviter à nos bagages de glisser vers l'avant du coffre. Les attacher ? Bonne idée mais avec quoi, à part nos lacets de chaussures ? Heureusement pour nos godillots, j'ai une meilleure idée : les housses de siège de la voiture sont resserrées avec un cordon bien trop long. Un coup de ciseaux (chut, faut pas le dire !) et le tour est joué. Plus tard, à partir de Swakopmund, une corde bien plus solide remplacera ce bricolage provisoire.
Pas mécontents de notre trouvaille, nous finissons par nous mettre en route pour une toute petite étape de 140 km et 2 heures jusqu'au Rostock Ritz Desert Lodge.
Pause règlementaire à Solitaire pour son fameux Strudel aux pommes qui ressemble davantage à un crumble (je m'y connais en desserts).
Il fait déjà 36 °, ça n'a pas l'air de gêner les animaux, particulièrement actifs sur le trajet : oryx, autruches, phacochères, springboks.
Les chevaux, quant à eux, restent bien sagement derrière la clôture à observer la circulation. Ils ne voient pas beaucoup de monde passer quand… tiens, un panache de poussière… v'la du monde !
Nous arrivons à destination à Rostock Ritz cinq kilomètres après avoir franchi l'entrée de la propriété qui s'étend sur 12 000 hectares. Construit sur une colline dominant le désert environnant, le lodge compte une vingtaine de chambres dans des bungalows en ciment et pierre en forme d'igloos. A première vue, pas le must au niveau architectural, mais la construction permet de garantir une relative fraîcheur et la chambre, bien que petite par rapport aux précédentes, est très fonctionnelle. Accueil charmant de la part de Lara et Walter (à qui je ne manque pas de passer un bonjour de la part de Pierre77).
Comme à chaque fois, nous testons la piscine avec très belle vue plongeante sur le désert, les chaises longues suspendues très confortables et le calme très appréciable tout en étudiant le trail à faire en fin d'après-midi.
Un petit recueil rassemble toutes les opportunités de randonnées entre 1 et 7 heures. Nous choisissons Rambler's Trail, 8 km, 3 heures. Nous partirons à 16 heures.
Le sentier suit une crête en ménageant de beaux points de vue sur le désert…
… à travers des amas de quartzite d'où émergent quelques Commiphora wildii.
Nous ne tardons pas à apercevoir très loin dans la plaine de nombreux troupeaux de zèbres de montagne (ou zèbres de Hartmann). La propriété en compte plus de 300.
Le zèbre de montagne de Hartmann est une espèce endémique. Il se distingue de son congénère, le zèbre de plaine de Burchell, par des rayures régulières et plus rapprochées, complètement noires et blanches. Son ventre est tout blanc et ses pattes sont régulièrement rayées jusqu'en bas.
Quand le sentier quitte la crête pour rejoindre la plaine, nous avons le plaisir de croiser la route des zèbres et d'assister à une joyeuse cavalcade. Sans doute commencent-ils à se diriger vers le point d'eau en contrebas du lodge.
La scène des zèbres au galop… comme si vous y étiez !
Un peu plus loin, ils s'arrêtent et ce sont eux qui nous regardent passer !
Instants magiques avant le retour sur un sentier facile juste avant le coucher de soleil.
Dernière rencontre avec un écureuil terrestre !
Pour le dîner, le restaurant à la carte va nous permettre une nouvelle dégustation de game. Nous avions déjà mis dans notre assiette du koudou et de l'oryx. Ce soir, c'est au tour de l'autruche !
Lion's Rock
Nord du Namib-Naukluft NP : des arches et des sculptures rocheuses
J8 : Samedi 10 novembre 2012
Les hurlements des chacals ont animé notre nuit et ce matin, c'est le braiement et le galop des… zèbres qui nous tirent du lit. En poussant le rideau alors que le soleil n'est pas encore levé, nous ne tardons pas en à distinguer plusieurs groupes, répartis sur toute la plaine, puis tout près, en contrebas de notre bungalow, un groupe de sept individus qui nous fixent. Qu'ils sont beaux !
Le lodge aurait tout aussi bien pu s'appeler Zebra Plain Lodge, en raison du grand nombre de ces ongulés présents sur ses terres.
Pour commencer la journée, une petite balade matinale avant le petit déjeuner est tout indiquée et même si le soleil est déjà levé quand nous démarrons, Sunrise Walk (3,5km/1 h 30) semble la mieux adaptée.
Elle débute comme hier par une grimpette vers la crête puis tourne vers le point de vue appelé "Lion King". Mais c'est quoi, ce Lion King ? Une forme rocheuse suggérant un lion, la gueule ouverte ? Non, tout simplement un promontoire rocheux dominant la plaine d'où l'on imagine bien le roi des animaux s'adresser à son peuple.
Puis, après avoir traversé les dunes et avant de revenir près du lodge, le sentier passe devant les écuries où Destiny, un bébé zèbre, recueilli il y a 6 mois, gravement blessé, a l'air de se plaire avec la harde de chevaux semi-sauvages.
La suite de la journée va consister à rallier Swakopmund mais à l'heure du petit déjeuner, nous hésitons toujours entre plusieurs options possibles pour ce parcours.
Il y a bien sûr la traditionnelle C 14 via Walvis Bay mais qui a la réputation d'être monotone. Comme alternative, j'avais étudié un détour via Mirabib pour lequel un permis est nécessaire, nous l'avons !
Mais finalement, c'est une troisième option qui occupe notre réflexion matinale.
Dans son roadbook, Caroline suggère de rejoindre, après le canyon de Kuiseb, la C 28 via des pistes transversales : un trajet plus long mais plus beau avec plus de chance de voir des animaux.
Finalement, en croisant les informations de notre carte papier, du guide LP et de Tracks4Africa, deux indications supplémentaires vont retenir notre attention : Rock Arch et Rock Sculptures, situés au nord de la C 28 et à l'intérieur du parc national du Namib-Naukluft.
Nous décidons donc d'adopter la suggestion de Caroline en y intégrant, si possible, ces deux points d'intérêt. Tout cela est donc encore loin d'être au point surtout que nous ne connaissons pas ni l'état des pistes dans le parc national, ni le temps requis pour ces fantaisies. Il est 10 heures du matin quand nous prenons la route, ce serait bien qu'on arrive à Swakopmund avant l'heure de fermeture de la réception de l'hôtel à 18 heures.
Le trajet commence sur la classique C14 via Gaub Pass puis Kuiseb Pass avant de franchir l'entrée du parc national du Namib-Naukluft. Les principaux axes traversant ce parc (C 14 et 28, D 1982 et 1998) sont autorisés à tous les véhicules. En dehors de ces axes, un permis est nécessaire. Nous l'avons, donc, tout va bien.
Car déjà une petite diversion s'offre à nous : un point de vue sur les dômes et vallons du Naukluft. Pour Hervé, l'occasion de s'essayer à un raidillon pendant que je me dégourdis les jambes. La pente à 30 %... très peu pour moi !
Peu après, on quitte définitivement la C 14 pour des pistes traversières censées être riches en animaux.
Un panneau en annonce d'ailleurs !
Des oryx ? Mais ouiiiii !
Au carrefour suivant… une girafe ? Oui, c'est bien une girafe… Tiens, pourtant aucun panneau ne l'indiquait ;-)
Je ne m'attendais pas à voir une girafe ici. Est-ce son habitat naturel ou a-t-elle été déplacée là pour la satisfaction d'un propriétaire ? En tout cas, c'est une belle surprise.
Une fois la C28 atteinte (il est déjà midi), nous la délaissons aussitôt pour nous enfoncer vraiment dans le parc national sur des pistes off road, étroites, cahoteuses, imprévisibles… Bref, nous sommes dans notre élément.
Quarante minutes plus tard, nous atteignons le lit de la rivière Tinkas et au milieu du désert, cette oasis est parfaite pour notre pique-nique.
Encore une heure de plus, sur une piste bumpy, very bumpy… avant de découvrir enfin la fameuse arche !
Malheureusement, deux familles sud-africaines y ont déjà installé leur campement, ce qui gâche un peu son image, mais elle est très belle malgré tout !
Malgré les 38 degrés ambiants, une petite exploration des alentours s'impose. L'endroit a l'air d'être très convoité pour le camping. Le deuxième site, sous une alcôve rocheuse, est, lui aussi, déjà occupé par un énorme camion tout terrain de marque MAN immatriculé en Allemagne portant la mention "Germany – Mongolia – China". Son propriétaire nous confie qu'ici c'est le meilleur site de campement de toute la Namibie. Nous voulons bien le croire et si nous avions eu un véhicule équipé camping, c'est bien là que nous aurions aimé passer la nuit.
Mais pour nous, il est temps de poursuivre, d'abord en rebroussant chemin jusqu'à Tinkas, puis en prenant la direction de Bloedkoppie. La piste est très rugueuse par endroits, il faut être prudent. Les kilomètres ne défilent pas vite mais les heures, elles, filent à toute vitesse. Il est 15 heures et si l'objectif est de rejoindre Swakopmund avant 18 heures, il serait temps d'abréger les arrêts.
Mais comment abréger quand on voit de tels paysages ! Sur des centaines de mètres à la ronde, des formations rocheuses alvéolées comme des nids d'abeilles !
D'autres évoquant des trous de gruyère !
Des cachettes, des cavernes, des labyrinthes… où l'on aimerait pouvoir se perdre si on avait davantage de temps ! D'ailleurs, un sentier balisé "Rock Sculptures Trail", donne accès à ce dédale (compter 4 à 5 heures).
A peine repartis, nous nous accordons un dernier arrêt (vraiment le dernier !) au pied du Bloedkoppie pour admirer deux jeunes arbres à carquois jumeaux… on ne peut pas manquer ça !
Puis, zou… il faut vraiment penser à rallier Swakopmund, nous sommes encore à plus de 100 kilomètres.
Heureusement, la dernière portion de piste entre Bloedkoppie et la C 28 permet d'accélérer la moyenne et une fois sur cette dernière, il suffit de laisser rouler jusqu'au bord de mer.
Au fur et à mesure de la perte d'altitude, la végétation se fait de plus en plus rare jusqu'à devenir sable et poussière. On pourrait se croire à l'approche d'Iquique au Chili, mêmes paysages, mêmes impressions.
Dans ce paysage lunaire, une plante millénaire arrive néanmoins à tirer son épingle du jeu : le Welwitschia mirabilis, j'aurai l'occasion d'y revenir plus tard. Quelques exemplaires sont visibles en bordure de la C28.
La température, elle aussi, va progressivement chuter jusqu' à 15 ° à l'approche de Swakopmund alors que nous ne tardons pas à pénétrer dans une épaisse couche de brouillard.
A 17 heures, nous arrivons à destination au Stiltz, un ensemble de 10 bungalows sur pilotis, au bord de la rivière Swakop et à côté de l'océan.
Avant toute chose, nous demandons à réserver un restaurant pour ce soir. Le Tug, le meilleur restaurant de poisson de la ville, est complet, samedi oblige. De tête, je me souviens que le Lighthouse figurait aussi sur ma liste, alors allons-y pour le Lighthouse. Autant le dire tout de suite, grosse bouffe ordinaire, adresse à ne pas retenir !
Maintenant parlons des choses agréables. Avant de nous tendre les clés, la réceptionniste nous précise qu'en raison d'une annulation, nous avons été surclassés. Très bonne nouvelle !
Alors que nous pénétrons dans la villa 2, voici ce que nous découvrons : Une villa sur deux niveaux de plus de 200 mètres carrés, 3 chambres, 2 salles de bains, 3 WC, un grand salon, une grande salle à manger, une terrasse, un escalier monumental… des tableaux, des objets décoratifs, des bouquets de fleurs… une vraie maison !
Nous n'en croyons pas nos yeux et faisons 10 fois le tour de la maison, complètement incrédules !
En tout cas, une journée qui nous aura réservé plein de belles surprises, tant du côté nature que du côté hébergement !
Rock Arch
De Swakopmund à Walvis Bay : entre flamants roses et otaries
J9 : Dimanche 11 novembre 2012
En jetant un coup d'œil par la fenêtre ce matin, force est de constater que le temps est fidèle à la réputation de la ville : gris, froid et brumeux. Alors autant rester encore un peu sous la couette. D'ailleurs, ici tout est prévu, le matelas du lit est chauffant, de quoi affronter les froides nuits hivernales. Néanmoins en novembre, nous n'avons pas eu besoin de cette option. Une bonne couette suffit.
En général, l'étape au bord de l'océan est consacrée à une ou plusieurs excursions. Les plus prisées sont les croisières en catamaran ou en bateau à moteur dans la lagune de Walvis Bay et/ou les tours en 4 x 4 dans les dunes de Sandwich Harbour ainsi que toute une série de variantes en mixant les deux.
Bof, tout ceci ne nous inspire pas vraiment, alors c'est par nos propres moyens que nous décidons d'explorer la région. Vers 9 h 30, cap sur Walvis Bay qui n'est qu'à une trentaine de kilomètres et à autant de minutes de notre pied à terre.
Déjà des flamants ainsi qu'une multitude d'oiseaux dans la baie.
Nous traversons les marais salants où la route devient une piste de sel qui finit… dans le sable ! Plus de véritable piste, plus d'indications, seulement des traces, beaucoup de traces ! Grâce au GPS, une direction cependant : celle de Pelican Point et de son phare !
Néanmoins un peu hésitants à ce stade du parcours, nous nous faisons rapidement doubler par le véhicule d'un TO qui accélère tout ce qu'il peut, sans doute pour nous semer. Sans se laisser impressionner, Hervé lui emboîte le pas - ou plutôt la roue - de façon à ne pas le perdre de vue. C'est plus facile avec un éclaireur !
Dans la précipitation, nous n'avons pas pris le soin de dégonfler les pneus. Le moteur peine un peu mais on y est arrivé.
Il est 11 heures. Le phare de Pelican Point est encore dans la brume mais déjà un espoir d'éclaircie s'annonce.
A gauche du phare, quelle est donc cette grande masse sombre nimbée de brouillard ? Mais oui, ce sont des otaries. La région est réputée pour accueillir l'une des plus grandes colonies d'otaries à fourrure du monde.
En poursuivant, nous constatons des groupes de cette taille tout autour de la pointe. Certains groupes font d'ailleurs bon ménage avec les flamants.
De tels rassemblements attirent aussi les prédateurs comme ce chacal à chabraque qui attend tranquillement l'heure de son déjeuner.
Entre le phare et les salines, le retour se fait par une légère variante avant de rejoindre la trace initiale et sans oublier de dégonfler les pneus… c'est quand même plus facile ainsi.
Au sud de Walvis Bay, un autre site n'a pas manqué d'attirer notre attention : Sandwich Harbour, un ancien port baleinier aujourd'hui sanctuaire naturel protégé abritant jusqu’à 250 000 oiseaux migrateurs et, en particulier, 40 % des flamants roses d’Afrique australe. Uniquement accessible par une piste de sable difficile, il est quasiment impossible de s'y rendre seul.
Alors, est-ce que nous avons tenté ? Cela nous a bien titillé, mais non !
Par conséquent, la suite de la journée s'est passée à Swakopmund avec une grande balade à pied par la plage jusqu'à l'embouchure de la Swakop où une lagune donne à voir, là aussi, canards, flamants, pélicans, cormorans, mouettes, échassiers, et autres oiseaux.
C'est aussi l'occasion d'observer la végétation unique de cette côte. Ici Dollar Bush (Zygophyllum stapffii) et Psilocaulon
Fin de la balade sur la jetée avec une vue sur la ville devant une mer démontée et sous un ciel à nouveau couvert. On s'imaginerait être dans une ville balnéaire du Nord ou de la Baltique !
Pour couronner cette journée en beauté, rien de mieux qu'un excellent dîner de poisson au Tug. Adresse à retenir !
Nous avons vraiment apprécié cette ��tape au bord de l'océan malgré les basses températures. Bien au contraire, cette fraîcheur nous a permis de souffler un peu après la chaleur torride du désert. Pourtant, demain, on y retourne !
Flamants roses à Swakopmund
Du désert de Moon Valley au fouillis rocheux du Spitzkoppe
J10 : Lundi 12 novembre 2012-12-15
Avec toutes les otaries vues hier, le détour prévu aujourd'hui à Cape Cross ne se justifie plus. Nous avons donc le choix, soit d'aller directement à Spitzkoppe, soit de flâner en route.
Flâner nous convient ! C'est pourquoi, nous prévoyons un passage par Welwitschia Drive, un itinéraire permettant de découvrir Moon Landscape et surtout les plus gros spécimens de cette plante étrange qu'est la Welwitschia mirabilis. Un permis est nécessaire car la piste traverse une nouvelle fois l'extrémité du Namib-Naukluft NP.
A distance de la côte, nous espérions retrouver rapidement le soleil mais il a bien du mal à percer et c'est sous un ciel laiteux que nous découvrons les premiers reliefs de cette vallée lunaire, qui nous rappelle beaucoup la vallée chilienne de la Muerte.
Un petit sentier permet de dominer ces collines et vallées érodées par les rivières Swakop et Khan.
Plus loin, on découvre une curieuse cascade de roches, en fait, un filon de dolérite noire.
Dans ce désert de sable et de pierre où l'on imagine que rien ne pousse, l'on peut faire, malgré tout, d'intéressantes découvertes botaniques.
D'abord les plus importants champs de lichens foliacés du monde. Contrairement aux "crustacés" qui se développent sur un support, les foliacés s'en écartent et présentent un aspect touffu.
Et bien sûr, parmi les nombreuses curiosités végétales de Namibie, l'extraordinaire Welwitschia mirabilis ! Plutôt laide, cette espèce végétale apparentée aux conifères fait preuve d'une remarquable adaptation à son environnement, sa principale source d'humidité étant le brouillard. Plants femelles et plants mâles diffèrent : les premiers ont des cônes plus grands de couleur jaune-brun, renfermant des graines alors que les seconds ont des cônes plus petits de couleur saumon.
La Welwitschia mirabilis croît lentement et l'on estime que la plupart des spécimens de taille moyenne ont 1 000 ans d'âge. Les plus gros spécimens peuvent atteindre 2 000 ans. Enfin, cette bizarrerie de la nature a pour principal habitant une punaise, suceuse de sève, appelée en anglais "push-me-pull-you bug" car mâles et femelles s'accouplent dos à dos.
Mais curieusement, dans ce désert si paisible, il semble régner aujourd'hui une certaine fébrilité. Il y a l'air de se passer quelque chose d'inhabituel. La preuve ? Ici, une antenne de télécommunications en train d'être dressée, là des panneaux interdisant l'accès de certaines pistes secondaires sous le motif "Drilling in progress", plus loin un défilé de camions chargés de fûts à contenu explosif. Sans compter, la question mystérieuse que nous ont posée deux touristes allemands : "Did you see the drills ?"
Mais qu'est-ce qui se trame ?
Nous ne tardons pas à avoir la réponse. Alors que nous pique-niquons tranquillement dans l'oasis de Goanikontes, nous assistons d'abord à un interminable défilé de véhicules, des camionnettes de sécurité aux ambulances… jusqu'à ce qu'apparaisse cet étrange véhicule tout droit sorti d'un film fantastique, bientôt suivi par d'autres tout aussi loufoques.
Manifestement l'endroit est dédié au tournage d'un film. Plus tard, nous apprendrons qu'il s'agit de Mad Max 4 !
Après ce petit divertissement, nous finissons de traverser les plaines lunaires du Dorob NP avant de rejoindre la route B 2 goudronnée, le long de laquelle fleurissent bon nombre d'installations minières. Trafic soutenu sur cet axe important !
Cent vingt kilomètres avant notre destination, on commence déjà à apercevoir la silhouette pointue du Spitzkoppe. Tel un mirage, le sommet domine du haut de ses 1728 mètres les plaines poussiéreuses du sud du Damaraland, ce qui lui a valu le surnom de "Cervin d'Afrique".
Au pied du massif, nous emménageons dans un bungalow rudimentaire. De l'extérieur, c'est plutôt sympa. A l'intérieur, c'est vraiment très basique mais comme on le savait… et puis, quand on ne campe pas, c'est le seul moyen de pouvoir passer une nuit sur le site. Toilettes sèches, douches chaudes partagées, mais comme nous sommes les seuls occupants des bungalows, nous avons toutes les commodités pour nous tout seuls.
Et puis, le must ici, c'est le décor absolument exceptionnel alors ne perdons pas de temps et allons immédiatement le découvrir.
Il est 16 heures, le ciel couvert nous (protège) de la chaleur et contrarie les premières prises de vues.
Rock Bridge dans la grisaille !
Quand Monsieur n'a pas l'appareil photo en mains, voilà ce que lui inspirent tous ces boulders !
Soudain, un rayon de soleil dans un ciel de plus en plus chargé alors que nous nous apprêtons à voir le site de pétroglyphes de Small Bushman's Paradise.
Puis un espoir d'amélioration en approchant de Boxing Glove !
Le temps de faire tout le tour du massif pour accéder à la partie nord (la partie centrale est inaccessible car clôturée), les nuages ont eu le temps de se disloquer. Alors peut-être aurons-nous un beau coucher de soleil ?
Face nord du Spitzkoppe dans une belle lumière ! Et une arche rocheuse de plus !
Une heure avant le coucher de soleil qui s'annonce maintenant sous les meilleurs auspices !
Pour en profiter pleinement, nous revenons un peu sur nos pas pour ne pas être trop loin, une fois le soleil couché. Notre perchoir près du campsite 11 est idéal.
19 heures, dernières lumières… 19 h 15, dernier rayon sur le Klein Spitzkoppe ! 19 h 20 : la montagne rougeoie !
Le spectacle est terminé. Nous rentrons à la nuit presque tombée dans notre cabanon pour une petite dînette sous les étoiles. Encore une magnifique journée !
Arche au Spitzkoppe
Spitzkoppe encore : du pied des Pontok Mountains au Bushman's Paradise
J 11 : Mardi 13 novembre 2012
Ciel flamboyant au réveil : rien de tel pour nous faire lever d'un bond !
Un tel décor nous donne bien envie de prolonger d'une matinée notre séjour au Spitzkoppe. En effet, rien ne presse, nous n'avons que deux heures de trajet pour rejoindre le Brandberg.
Car j'ai une idée qui me trotte dans la tête, soufflée par Karin15 : trouver son "secret garden" sur les pentes des Pontok Mountains. A part quelques éléments succincts, je n'ai ni préparé l'itinéraire, ni localisé l'accès, ni même le massif.
C'est donc avec beaucoup d'empressement que nous soumettons nos quelques indications au manager que nous croisons au petit déjeuner.
A partir de ces informations, le manager nous désigne le massif derrière nous ainsi que la crête à atteindre, quelque part entre entre les Pontok 2 et 3. Ah ! Oui ? Il va falloir monter là-haut ?
L'homme nous conseille de faire l'ascension en compagnie d'un guide, solution qu'Hervé approuve immédiatement. Mais quand on s'adresse à la réception du camp, on nous répond qu'il faudrait faire venir le guide du village, ce qui nécessite un certain délai. Je proteste, je veux pouvoir démarrer tout de suite, puisque nous sommes prêts et qu'il ne fait pas encore trop chaud.
"Pas de problème", nous répond le ranger qui ajoute qu'il va nous accompagner jusqu'au trailhead, nous indiquer la direction et qu'ensuite il suffit de suivre les cairns.
Aussitôt dit, aussitôt fait ! Le gars suggère qu'on prenne notre véhicule jusqu'au lieu de départ. C'est lui qui conduit, moi je grimpe sur les genoux d'Hervé (pour cause de simple cabine !).
Il nous laisse sur la première pente rocheuse (et retournera à pied) après avoir fixé ensemble un horaire de retour. Il est 8 heures. Si à midi nous ne sommes pas revenus, il engagera notre recherche.
Alors voilà, il n'y a plus qu'à grimper là-haut. A première vue, cela a l'air simple mais en réalité, le terrain est un fouillis rocheux inextricable dans lequel il est bien difficile de repérer des cairns et de distinguer cette rampe principale décrite par Karin.
La progression lente et fastidieuse est plus proche du scrambling et même si a priori, ce n'est pas réellement dangereux, c'est tout de même stressant par endroits.
Heureusement le décor est à la hauteur de la difficulté. Arbre à beurre ou Cyphostemma currorii… magnifique ! Détail de l'arbre à beurre Arbre à carquois Des formes rocheuses extraordinaires, type "cracked egg"
Néanmoins, malgré la mise en garde de Karin, nous nous sommes laissés dévier par deux fois de la rampe principale pour nous retrouver au pied de voies d'escalade verticales. Il est tout bonnement impossible de distinguer les séries de cairns indiquant la voie principale ou celles indiquant les voies secondaires.
La vue est alors encore plus grandiose, mais l'erreur nous coûte à chaque fois beaucoup d'énergie !
Alors quand nous nous retrouvons une troisième fois dans une impasse, bloqués par un rocher sur une barre très inclinée, nous préférons ne pas tenter le diable et faire gentiment demi-tour.
Notre quête du jardin secret s'arrête là, après 188 mètres de dénivelé et deux heures aller-retour.
Un dernier coup d'œil au cours de la descente !
A 10 heures, nous sommes de retour à la voiture, ce qui nous laisse le temps de pousser jusqu'à Bushman's Paradise.
Grâce à une chaîne métallique, nous gravissons ses pentes de granit avant d'accéder à un plateau parsemé de boulders aux formes originales. Le terrain de jeu d'un géant ?
Attention à boule ;-) Voici les quilles !
L'arrivée se fait dans une cuvette de verdure abritant des peintures rupestres réalisées par les Bushmen il y a … ans. Malgré les dégradations subies, il reste quelques scènes remarquables.
La matinée a été bien remplie. Nous franchissons finalement la guérite de sortie du parc peu avant midi, histoire de rassurer le ranger sur notre retour, sains et saufs. Ouf !
Deux heures plus tard, nous arrivons en vue du Brandberg, un massif de granit dont le nom signifie "montagne de feu" et dont le sommet du Königstein (2 573 mètres) est le point culminant du pays. Néanmoins, sa célébrité tient davantage à ses pétroglyphes, notamment la fameuse "White Lady".
La température frise les 42 ° alors la Dame blanche, ce sera pour demain matin.
Dans l'immédiat, nous prenons pension au Brandberg White Lady Lodge. Dans le lit de la rivière Ugab, le lodge propose, outre un camping, 15 chambres au confort simple dans un style sans prétention. Nous voilà prévenus !
Mais comme il n'y a pas beaucoup de monde au lodge, la patronne nous laisse le choix entre une chambre basique pourvue d'un ventilateur (c'est ce qui était prévu pour nous) ou un petit chalet indépendant, certes sans ventilo, mais naturellement aéré et plus agréable. Nous partons visiter les deux et préférons de loin le chalet (n°7)… bénéficiant une fois de plus d'une forme de surclassement ;-)
Après avoir crapahuté toute la matinée et sous plus de 40 degrés, à part la baignade, il n'y a rien de raisonnablement envisageable pour la fin de l'après-midi. Alors vive la piscine !
Butter Tree au Spitzkoppe
Du Brandberg à Twyfelfontein : off road à la recherche des animaux sauvages
J12 : Mercredi 14 novembre 2012
6 heures : déjà debout pour assister au lever du soleil sur le massif du Brandberg, un peu surpris par la fraîcheur matinale. Petite laine indispensable.
7 heures : les premiers au petit déjeuner et avant 8 heures, les premiers au check-out !
Sans doute les autres clients ont-ils retenu l'excursion à la recherche des éléphants du désert, le camion est déjà prêt. La patronne nous précise, à ce propos, qu'un groupe de pachydermes a été repéré en aval de la rivière. Pourquoi ne nous l'a-t-on pas proposé ? Peut-être parce qu'il n'y avait plus de place ?
Bon, tant pis pour les éléphants ! Notre projet, ce matin, consiste à rendre visite à la Dame blanche du Brandberg (White Lady).
A 8 h 15, nous sommes déjà devant la guérite d'entrée du site. La balade étant obligatoirement guidée, c'est Justus qui nous accompagne. Pour y accéder, le sentier remonte le ravin de Tsisab, dévoilant des pentes rocheuses aux couleurs mordorées d'où émergent des bouquets d'arbres épars.
Côté flore, cette jolie Cleome angustifolia que Justus appelle Butterfly Flower.
Côté animaux, le guide nous montre des traces de léopards, de chacals et de babouins mais les animaux que nous verrons en réalité seront de plus petite taille.
Ressemblant à des marmottes, les damans vivent en groupes dans les rochers, se nourrissent d'herbe ou de feuilles et ont besoin de très peu d'eau pour survivre.
Ils urinent toujours tous au même endroit, dans des latrines.
Quant au lézard agame des rochers, la couleur bleue de son corps et la couleur orange de ses pattes et de sa queue indiquent que c'est par amour qu'il s'est ainsi paré.
Justus marche d'un bon pas et au bout de 3 km, nous arrivons à la grotte abritant des pétroglyphes vieux de 2 000 à 5 000 ans.
La fameuse peinture rupestre de la Dame blanche représente un étrange cortège de chasse dans lequel le personnage principal tient d'une main quelque chose qui ressemble à une fleur ou à une plume et de l'autre un arc et plusieurs flèches.
Une première étude (Abbé Breuil, 1946) a affirmé que ce personnage était vraisemblablement une femme de race blanche, crétoise ou égyptienne.
Depuis, cette hypothèse n'a pas été validée. Les chercheurs actuels pensent que la Dame blanche serait plutôt un garçon San dont le corps a été enduit d'argile dans le cadre d'une cérémonie d'initiation.
Hervé a lui aussi son idée, déformation professionnelle oblige : pourquoi ce serait-ce pas une personne (homme ou femme) noire souffrant d'une maladie de peau, le vitiligo ? D'ailleurs Justus lui-même en a quelques plaques sur le visage. Le débat est ouvert !
Retour au parking à 10 h 30 (compter 1 h 30 à 2 heures selon le temps accordé aux peintures). Visite très intéressante et balade agréable !
Deux heures et un peu plus de 100 kilomètres nous séparent de Twyfelfontein alors pourquoi ne pas envisager un petit détour pour tenter de voir des éléphants du désert ! Idée immédiatement adoptée !
Dans cet objectif, nous abandonnons l'itinéraire prévu via Soris-Soris pour prendre la direction de l'Ugab River avec un nouveau passage à proximité de White Lady Lodge.
Les éléphants ont été repérés en aval, il faudrait donc rouler vers l'ouest dans le lit asséché de la rivière. Mais une fois devant la rivière, Hervé hésite, trouvant le trajet trop risqué (sable mou +++). Tant pis pour les éléphants, continuons. Mais déjà, il regrette et un peu plus loin tourne à gauche sur une piste qui rejoint le lit du cours d'eau puis le traverse à plusieurs reprises. Avec un peu de chance, on pourrait tomber sur ces fameux éléphants !
D'ailleurs, on imagine fort bien toute une troupe de pachydermes avançant à la queue leu leu et dans la poussière, pour aller s'abreuver dans cette vallée verdoyante que l'on commence à voir apparaître devant nous ! Comme dans le Livre de la Jungle !
Mais à part une gardienne de chèvres et son troupeau, personne !
A ce stade, le GPS recalcule le trajet. Nous voilà donc avec une nouvelle feuille de route qui va nous réserver bien des surprises.
La piste commence à s'éloigner de la rivière Ugab pour s'enfoncer dans des paysages arides à souhait.
Le sable blanc dans le lit de la rivière se teinte progressivement de rose à l'approche de dunes pétrifiées. Le GPS confirme la réalité du terrain, "two spoors/sand" prévient-il.
Pour avancer dans le sable de plus en plus profond, il n'y a pas d'autre moyen que de pousser le moteur au grand effroi d'une autruche, obligée de piquer un long sprint en montée pour nous fuir. La pauvre !
Pensant que le passage dans le sable serait bref, nous espérions faire l'économie du dégonflage des pneus mais à ce stade, impossible de s'en passer. Le véhicule se conduit mieux mais la partie est encore loin d'être gagnée.
Devant nous, on ne voit pas la fin d'un double ruban de sable rouge. Au milieu de nulle part, je m'inquiète régulièrement de la tournure que prend le parcours et surveille attentivement le GPS, espérant pouvoir rejoindre les pistes classiques à la première occasion. Mais visiblement, c'est le contraire.
Tiens, des vestiges de présence humaine ! Vestiges seulement… car de présence humaine, point, depuis ce matin.
Avec une nouvelle rivière, Goantagab River, on n'est pas prêts de sortir du sable. Mais au moins avons-nous une nouvelle chance de rencontrer les éléphants du désert… d'autant que le passage dans le lit asséché de la Goantagab est très long.
Chouette, voilà déjà des girafes !
Puis des oryx, des springboks, des babouins, des zèbres de montagne, des koudous, un serpentaire ! Mais que cette vallée est riche en animaux ! Certes le parcours est long (il est déjà 13 h 30) mais que de rencontres ! L'Afrique sauvage dans toute sa splendeur !
Il ne manque plus que les éléphants !
Ah, cette fois-ci, ils ne devraient pas être loin ! Crottes encore toutes fraîches droit devant !
Mais quand on finit par quitter le lit de la rivière, il faut se faire une raison et dire adieu aux éléphants !
Après le sable, voilà que la piste devient pierreuse en traversant de vastes étendues de mesas et de plateaux.
En débouchant au pied de la Red Mountain, nous n'en croyons pas nos yeux ! Voici qu'apparaît devant nous un rhinocéros … noir, en plein milieu du Damaraland, en dehors de toute réserve ou de tout parc national. Nous sommes alors à 40 km de Twyfelfontein.
La photo prise de loin n'est pas extraordinaire mais la rencontre est tout simplement incroyable. Exceptionnelle… rare, diront les spécialistes.
Nous tentons bien une petite approche - en véhicule, pas à pied ;) - mais quand on sait qu'une bête de cette taille peut faire près d'une tonne, que sa corne peut faire 80 à 150 cm, qu'elle peut atteindre une vitesse de 55 km/h et courir pendant 10 km, il vaut mieux ne pas insister !
Une fois à distance du rhino, nous prenons le temps de contempler ces montagnes violacées.
La zone que nous traversons ensuite est particulièrement difficile. Le GPS annonçe "Serious 4WD needed". Espérons que notre suspension et nos pneus soit suffisamment robustes pour supporter les bonds que lui inflige le terrain. A suivre !
Soulagement provisoire quand nous arrivons à proximité de Burnt Mountain. Après un dernier franchissement scabreux, la piste se transforme en autoroute (ou presque) pour les dix derniers kilomètres. Ouf !
A 15 h 30, nous sommes accueillis au Camp Kipwe, un ensemble de 8 bungalows en pierre et argile, parfaitement bien intégrés aux boulders environnants. Grande chambre, climatisation, belle salle de bains sous les étoiles. Assurément, c'est bien plus qu'un camp !
Pour supporter les 40 degrés ambiants et nous relaxer après cette journée si intense, nous courons faire trempette dans la Rock Pool… très cool !
Alors que nous lézardons au bord du bassin, un employé s'enquiert de trouver le propriétaire du véhicule immatriculé "N108275W" car ses pneus sont à plat. 108275 ? Mais c'est nous et si les pneus ont l'air dégonflés, c'est sans doute parce qu'on n'a pas encore pris le soin de les regonfler à l'issue de cette journée !
Erreur, les pistes off road, ça ne pardonne pas ! Diagnostic : un pneu déchiré et non réparable (le gars changera la roue). Heureusement que nous avons opté pour l'assurance "Super Cover".
L'esprit tranquille, nous continuons à profiter de la soirée au belvédère aménagé par le lodge. Apéro et snacks sur fond de soleil couchant avant de déguster le meilleur filet d'oryx du séjour !
Une journée exceptionnelle ! La rencontre avec ce rhinocéros noir sauvage vaut bien celle d'un troupeau d'éléphants ! Dans la famille des Big Five comprenant le lion, le léopard, le buffle, le rhinocéros noir et l'éléphant, nous sommes ravis d'avoir déjà mis à notre actif le quatrième de la liste.
Un rhinocéros noir en plein milieu du Damaraland... rencontre rarissime 🙂!
De Twyfelfontein à Grootberg : Rock Art, Burnt Mountain et Organ Pipes
J13 : Jeudi 15 novembre 2012
Un nouveau parcours off road de prévu ? Si l'on s'écoutait, on ne dirait pas non, car on a vraiment adoré notre journée d'hier. Mais n'ayant plus qu'une seule roue de secours, ce ne serait pas raisonnable. Le parcours sera donc (très !) classique aujourd'hui !
Dès 8 h 30, nous sommes devant l'entrée du site d'art pariétal de Twyfelfontein, mais ni les premiers ni les seuls. Des cars de touristes stationnent déjà sur le parking.
La visite de ce parc national, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, se fait en compagnie d'un guide. Compter 1 h 30 à 2 heures.
En dehors d'une horde de visiteurs, nous arrivons à l'accueil en même temps qu'un couple d'Allemands octogénaires accompagnés de leur fils quinqua. Pensant sans doute que nous étions ensemble, le guide nous réunit pour une visite commune.
A la première intersection, il propose deux options : soit une boucle facile par Lion Man's Trail (45 minutes) ou un parcours un peu plus engagé en enchaînant Dancing Kudu's Trail et Lion Mans' Trail (1 h 30). Nous, on se verrait bien faire les deux mais les octogénaires ?
Afin d'harmoniser nos souhaits respectifs, le gars propose de commencer par Lion Man, on verrait ensuite pour le Kudu. C'est d'accord !
Avec tous ces amas de grès rouge piquetés de bouquets d'herbe séchée, le cadre est somptueux ! Pas étonnant que ce matériau rocheux ait inspiré des artistes il y a quelques milliers d'années !
Contrairement à d'autres sites, ici, il ne s'agit pas de peintures mais de gravures, réalisées dans la roche à l'aide de burins de quartz. Les plus anciennes ont été faites par les Bushmen il y a plus de 8 000 ans. Elles représentent essentiellement les animaux du Damaraland, principal gibier des chasseurs-cueilleurs de l'époque.
En fonction des différences de couleur et d'usure, les chercheurs ont néanmoins distingué six époques de réalisation.
Ces gravures-ci font sans doute partie des plus anciennes !
Celle-là en revanche a l'air plus récente, vu le style du trait et surtout la présence d'animaux comme otaries et baleines.
Il est d'ailleurs reconnu que certaines gravures ont de toute évidence été réalisées par des copieurs au XIXème siècle.
C'est pour cette raison que l'ensemble nous laisse un peu sur notre faim, surtout que nous nous trouvons vite pris en sandwich entre deux grands groupes de touristes bruyants et pressés.
Nos compagnons de visite nous quittent à l'issue de la première boucle, la dame a l'air complètement exténuée. Le parcours fait moins de 2 km mais dans un terrain rocailleux et en montée.
Quant à nous, nous espérons échapper aux groupes et nous retrouver enfin tranquilles sur le sentier du koudou dansant. Bien joué !
La variante nous permet non seulement d'approcher des formations rocheuses remarquables mais aussi des peintures rupestres d'une grande finesse.
Nous finissons par la gravure – sans doute la plus ancienne au vu de la patine - qui a donné son nom au trail : "Dancing Kudu"... remarquable !
C'est ainsi que se termine notre visite mais avant de quitter définitivement Twyfelfontein, nous prenons le temps de faire un saut à Organ Pipes puis à Burnt Moutain. Organ Pipes ou "tuyaux d'orgue"… des colonnes de dolérite hautes de quatre mètres formant un mur de 100 mètres de long !
Burnt Mountain ou "montagne brûlée"… dans un paysage de désolation, un amas de scories semblant avoir été exposées au feu (oxydes de fer, de manganèse…).
On a maintenant bouclé le tour de Twyfelfontein. Il est temps de rejoindre notre lieu d'étape suivant, le Grootberg Lodge, 120 km. Encore une petite étape mais c'est promis, aujourd'hui, pas de fantaisie, ce sera un parcours direct… ou presque. Et pourquoi pas la rencontre tant attendue avec les éléphants du désert ?
Vingt kilomètres avant l'arrivée, nous nous accordons un petit détour par Palmwag, histoire de prendre du carburant ainsi que des renseignements sur les conditions d'accès à Palmwag Day Visitor Area (pour demain). Pour y accéder, il faut franchir la Ligne rouge, une barrière de contrôle vétérinaire, séparant les fermes d'élevage de bétail du Sud de l'agriculture vivrière du Nord. En guise de contrôle vétérinaire, nous avons juste droit à un contrôle des passeports, avec le sourire ! Deuxième passage au retour moins d'une demi-heure plus tard pour poursuivre vers Grootberg.
Alors que la piste commence à grimper, passant de 970 mètres dans la plaine de Palmwag à 1548 mètres au col du Grootberg, un panneau ne va pas manquer de susciter notre intérêt. Nous restons en alerte !
Mais à part le dos d'un bœuf gris que j'ai confondu avec celui d'un éléphant, pas le moindre pachyderme à l'horizon… alors que nous atteignons la barrière d'entrée du lodge.
Nous ne sommes pas arrivés pour autant, car l'hôtel est situé 65 mètres de dénivelé plus haut. Après inspection de notre véhicule, le gardien estime que nous devrions être en mesure de grimper la pente d'accès au lodge de plus de 30 %. Tout doucement, en vitesse courte, différentiel bloqué… très impressionnant !
Sur une propriété de 12 000 ha appartenant à la communauté locale Khoadi/Hoas, Grootberg Lodge propose 11 bungalows en pierre et toit de chaume offrant une vue plongeante sur les plaines du Damaraland. Nous y avons prévu deux nuits. Un lieu qui serait idéal si l'accueil était moins nonchalant et le service moins approximatif. Autre bémol : sous prétexte de lions sur la propriété, aucune activité n'est possible sans être accompagné. Un peu frustrant pour nous !
Mais en dehors de cela, l'emplacement est vraiment exceptionnel et la vue incomparable !
Par conséquent, à défaut de se balader, on profite de la vue et accessoirement de la piscine, bien qu'à cette altitude ce ne soit pas la grande chaleur.
Burnt Mountain
Safari dans la concession de Palmwag
J14 : vendredi 16 novembre 2012
Comme le Grootberg Lodge n'offre aucune activité non guidée, nous avons décidé de passer la journée à l'extérieur, plus précisément à Palmwag Day Visitor Area qui n'est qu'à 25 km de notre hébergement.
La concession se parcourt en self drive, ce qui nous convient parfaitement. Les permis s'obtiennent à l'entrée de la concession (200 N$ pour 2, véhicule compris).
Un peu avant 9 heures, nous nous présentons au portail de l'entrée sud après avoir franchi une nouvelle fois la barrière vétérinaire où le contrôleur nous a reconnus. On nous remet un plan avec les différents points de vue et points d'intérêt.
C'est parti ! Dès la première intersection, nous avions l'intention de tourner à gauche pour une petite boucle traversant la rivière qui, vu son nom de Leopard Drive pouvait laisser espérer une possible présence de léopards. Mais le passage du cours d'eau sur des dalles rocheuses nous paraît trop scabreux… cette première difficulté laisse présager un parcours plutôt engagé.
A défaut de la piste du léopard, on se contente du point d'intérêt I-5 "Twee Palms", une très belle oasis avec, en aval, un joli bassin creusé par la rivière et, en amont, les fameux Twee Palms, des palmiers jumeaux au cœur d'un canyon de grès rouge.
Une heure est nécessaire pour rejoindre le point d'intérêt suivant I-6, Van Zyl Gat. On roule au pas, la plupart du temps en seconde, à une vitesse comprise entre 5 et 20 km/heure. Sans compter qu'en cours de trajet, on ne résiste pas aux arrêts nécessaires pour observer les animaux. A quand la rencontre avec les éléphants ? En attendant, voici déjà une maman zèbre et son petit !
Si la conduite est délicate en raison de la nature du terrain, il n'y a en revanche aucune difficulté à se repérer, tout est parfaitement bien indiqué.
Vers 10 h 30 (soit 1 h 30 après l'entrée), nous atteignons le cul-de-sac de Van Zyl Gat, très curieux de savoir ce que cachait cet endroit. Une petite exploration à pied s'impose.
Nous découvrons alors un long défilé profond creusé par l'Uniab River où semblent nicher de nombreux oiseaux. D'ailleurs, un héron en a fait son territoire.
Après Van Zyl Gat, il faut revenir sur nos pas avant de nous diriger vers le point d'intérêt I-4. Les oryx sont nombreux à cet endroit mais dès qu'on s'arrête, ils se dépêchent de nous tourner le dos, prêts à se sauver. Avec leur paire de cornes très droites et leur face noire et blanche, ces antilopes sont vraiment magnifiques.
Il est 11 h 30 (2 h 30 après l'entrée) quand s'on approche de Kawaxab (I-4). Avec un nom pareil, à quoi faut-il s'attendre ? A notre grande surprise, dans cet environnement rocailleux, nous trouvons un canyon étonnamment vert ainsi qu'une cascade alimentant un bassin naturel aux eaux claires invitant à la baignade. Quel dommage, nous n'avons pas nos maillots.
En prenant un peu de hauteur au point de vue immédiatement voisin (V5), nous dominons une vaste plaine où la rivière Uniab et ses affluents ont créé des îlots de verdure dans cette immensité de poussière et de cailloux : un environnement tout à fait propice à abriter des animaux !
Si vous regardez bien, vous allez distinguer une famille girafe que nous apercevons depuis notre poste d'observation.
En traversant la plaine, nous ne tardons pas à croiser leur route. Quel spectacle attendrissant ! Mais toujours pas d'éléphants !
Dans l'immédiat, voici un "grand koudou"… très peu farouche, parfaitement reconnaissable à ses grandes cornes torsadées en spirale. Les femelles et leurs petits sont un peu plus loin, à l'ombre d'un mopane.
Puis, tout d'un coup, à force de les désirer… voilà bien des éléphants ! Ils sont deux. Ils sont un peu loin, on en profite pour faire une pause prolongée pour les observer longuement tout en grignotant quelques gâteaux secs. Il est presque midi.
Comme ils n'ont pas l'air de vouloir se rapprocher, nous finissons par poursuivre. A l'intersection suivante, nous prenons à droite "Rhino Drive", espérant renouveler notre expérience récente et mettre à notre actif une deuxième rencontre de rhinocéros. Mais on n'est pas gagnant à tous les coups et on a beau balayer du regard les vastes étendues de la concession, côté rhino, on restera bredouilles. Beaucoup d'autres animaux en revanche : des zèbres de montagne et encore des girafes et des oryx.
Le point d'intérêt I-1 ou Awaxas marque la fin de la visite. Dernier panorama sur un désert de pierrailles laissant place à l'arrière-plan à un filet de verdure sur fond de massifs montagneux.
En tout, un parcours d'une quarantaine de kilomètres à peine, mais ayant nécessité plus de quatre heures. Beaucoup d'animaux, des paysages étonnants et en dehors des gardiens, pas un seul humain. Avant de sortir de la concession, nous vérifions néanmoins l'état des pneus (ouf, tout est OK) car le terrain était vraiment difficile.
Une demi-heure plus tard, nous passons le portail Nord avant de franchir une nouvelle fois la barrière vétérinaire. On ne nous contrôle même plus tellement on est connus et on nous demande si on reviendra demain. Non demain, on quitte définitivement la région en direction du parc national d'Etosha.
Dans l'immédiat, retour au Grootberg Lodge et deuxième nuit sur place.
Palmwag
Etosha Ouest : l'arche de Noé d'Okaukuejo
J15 : Samedi 17 novembre 2012
Aujourd'hui, entre Grootberg et le parc national d'Etosha, nous allons faire une de nos plus longues étapes, soit 260 km que nous parcourrons en 4 heures. Le trajet se fait essentiellement sur des voies asphaltées à l'exception d'un raccourci en terre permettant de relier plus rapidement la C 40 à la C 38… une piste toute droite à l'exception de trois virages à angle droit où, selon la loi de Murphy, on ne manque pas de croiser les trois seuls véhicules du parcours !
Arrivée à l'entrée Sud du parc vers 13 heures, enregistrement, puis poursuite jusqu'à Okaukuejo Restcamp, 17 km plus loin. Là, nous payons les droits d'entrée du parc national pour trois jours avant de prendre possession de notre chambre pour une nuit.
Datant de 1955, Okaukuejo est le plus ancien camp gouvernemental d'Etosha. Comme beaucoup de lieux d'hébergement dans des parcs nationaux ailleurs dans le monde , il est très vaste et offre toute la gamme de confort, de l'emplacement de camping au chalet de luxe en passant par le bush chalet, le family chalet et la chambre double. Sans parler des boutiques, station essence, piscine, restaurant… Bref, il ne faut pas chercher la confidentialité mais d'autres avantages que nous ne tarderons pas à découvrir.
De l'extérieur, les bâtiments (ancien casernement) abritant les chambres doubles ne paient pas de mine mais l'intérieur, fraîchement rénové, est plutôt mignon. La salle de bains est de belle taille, surtout par rapport à la chambre, toute petite. Malgré ce défaut, elle offre deux avantages indéniables : un frigo et surtout la climatisation, bienvenus quand on sait que la température extérieure affiche 38 ° C en ce début d'après-midi.
Après un pique-nique sous la clim', un plouf dans la piscine, à 15 h 30, nous sommes prêts pour notre première exploration du parc.
Quelques mots sur le parc national : L'Etosha National Park (23 000 km2) se range parmi les plus belles réserves naturelles de la planète. Son nom signifiant "grand endroit blanc d'eau asséchée" lui vient de l'Etosha Pan, un immense désert salin de plus de 5 000 km2 qui se transforme en lagune à la saison des pluies et qui abrite, dans les plaines et le bush environnants, une faune très diversifiée. Contrairement à d'autres réserves africaines que le visiteur doit sillonner des journées entières à la recherche d'animaux, à Etosha, ils viennent, paraît-il, à vous… ou presque !
Autre facilité : pendant la saison sèche, les animaux se regroupent autour des points d'eau. Il suffit donc de se garer près de ces endroits stratégiques et d'attendre qu'ils se présentent, non pas isolés mais par dizaines ou centaines, paraît-il.
C'est tout cela que nous sommes prêts à aller vérifier !
Bien entendu, interdiction formelle de descendre du véhicule et obligation stricte d'être de retour au camp avant le coucher du soleil (sous peine d'amende), le portail du camp étant fermé.
Pour commencer, direction plein nord vers le point d'eau d'Okondeka, réputé être fréquenté par les animaux de plaine mais aussi par des girafes et même des lions.
Sur le trajet vers Okondeka…
Dans cette plaine herbeuse écrasée de chaleur… où seul cet acacia isolé est source d'ombre pour les animaux, chacun essaie de trouver sa solution !
Et tant pis si la piste est bloquée !
Et ceux-là, que cherchent-ils devant cette borne ? Leur route ou un coin abrité du soleil ?
Autre technique pour supporter la chaleur, faire l'autruche… ;-)
Ou faire comme les oryx… le second profitant de l'ombre du premier !
Les girafes, en file indienne dans un trait d'ombre, font elles aussi preuve d'inventivité quand le thermomètre s'affole.
A Odondeka, le point d'eau tient ses promesses : le roi des animaux est au rendez-vous. Il traverse la piste devant la voiture qui nous précède puis va rejoindre son harem, non sans pousser un rugissement autoritaire.
A partir d'Odondeka et dans le but de sillonner toutes les pistes de cette partie du parc, nous décidons de pousser jusqu'à la limite ouest de N'Bari via Adamax, sans vraiment bien estimer le temps nécessaire pour cette grande boucle.
L'itinéraire, passant par des zones boisées et d'autres dévastées par le feu, n'apporte rien de plus si ce n'est du stress en voyant l'heure tourner et aucun autre véhicule avoir fait le choix de s'éloigner autant.
On fonce pour arriver dans les temps avant de ralentir afin de capter la belle lumière de fin de soirée.
Bon finalement, nous sommes rentrés au bercail à 18 h 40 avec une bonne demi-heure d'avance sur la limite fatidique avec pas moins de 140 km parcourus dans l'après-midi. Si l'on y ajoute les 260 de ce matin, on a indiscutablement battu un record aujourd'hui.
18 h 40, c'est la bonne heure pour s'approcher du point d'eau du camp. C'est l'un des autres avantages de dormir dans ce camp à l'intérieur du parc : le trou d'eau, éclairé le soir, y jouit d'une belle activité, spécialement au coucher du soleil voire à la nuit tombée.
Allons voir ce qui s'y passe !
Il y a déjà du monde côté spectateurs. Comme autour d'une arène, ils ont pris place dans un silence religieux pour assister à la représentation !
Le rituel au point d'eau est réglé par les lois de la hiérarchie, les plus forts étant les premiers autorisés à s'abreuver: grands seigneurs (lions, léopards, éléphants), puis mammifères (girafes, zèbres).
Les grands seigneurs boudent-ils la mare ce soir ? Pour l'instant et en leur absence, girafes et zèbres osent une approche mais le frottement d'aile d'un oiseau ne manque pas de tous les faire sursauter. Sait-on jamais !
Pendant qu'ils se désaltèrent, les animaux sont tous vulnérables mais les girafes se montrent particulièrement inquiètes : l'une surveille les alentours pendant que les autres boivent.
C'est maintenant au tour des zèbres de s'abreuver !
Entre-temps, le soleil s'est couché et le ciel est lourd de nuées d'orage. Le tonnerre gronde et des éclairs blancs zèbrent l'horizon, marquant le début de la fin de la saison sèche.
Placides, les girafes continuent à affluer et le rituel se poursuit.
Pour nous, petit entracte pour aller dîner puis retour au point d'eau une heure plus tard. J'avais lu que les rhinocéros étaient très précisément abonnés à cet endroit entre 20 heures et 22 heures. Il est 21 heures, nous devrions être pile dans le bon créneau.
Alors ?
Oui, ils sont là ! Une maman et son petit !
Mais avec le vent qui se lève accompagné des premières grosses gouttes de pluie, nous abrégeons la séance et courons mettre l'appareil à l'abri. Super journée !
Après le rhino noir et l'éléphant vus les jours précédents, notre liste des Big Five a été complétée aujourd'hui par le lion. A quand le léopard et le buffle ?
Lions à Odondeka
Etosha Centre : quelques animaux inattendus parmi beaucoup d'autres !
J 16 : Dimanche 18 novembre 2012
6 heures : pas une bête au trou d'eau. Nous petit-déjeunons aussitôt avant de prendre la route dès 7 h 45.
Objectif : rallier Halali en faisant un maximum de détours afin qu'aucun recoin du parc (ou presque) ne nous échappe. On espère notamment voir des éléphants des savanes, en général très nombreux et faciles à observer à Etosha.
Il a plu cette nuit et le ciel en porte encore les traces ce matin. Le fond de l'air s'en ressent aussi, seulement 22 petits degrés, on respire !
Premier détour vers le Pan pour voir à quoi ressemble cette lagune asséchée. Elle a un petit air de prés salés du Mont St Michel !
Entre Pan et Aus, je passe sous silence les dizaines de zèbres, de springboks, de koudous qui croisent notre route… des scènes devenues tellement courantes qu'on en serait presque blasés.
A ce stade, on voudrait faire des rencontres plus rares, plus marquantes, plus extraordinaires…
Les animaux qui suivent ne font pas partie des plus impressionnants mais ont tous quelque chose de singulier.
Classé "moyennement difficile à voir" par l'auteur de "Compagnon de safari", le ratel. Ici il est en train de rechercher la proie qui vient de lui échapper.
Passant presqu'inaperçue dans l'univers des grands animaux, une tortue terrestre.
Encore plus insolite, ce caméléon… traversant tranquillement la piste de son pas chaloupé. Incroyable quand on sait la difficulté qu'on a eu à en dénicher à Madagascar !
Enfin, étonnant de par sa taille, le dik-dik de Damara, l'une des plus petites antilopes du monde. C'est la première fois que nous en voyons une d'aussi près.
Puis, en prenant la déviation de Salvadora, ce n'est pas la rareté des animaux qui crée l'événement mais leur nombre. Nous assistons en effet au plus grand rassemblement de zèbres que nous avons pu voir à Etosha, sans doute une bonne centaine.
Mais pourquoi sont-ils si nombreux ici ? Peut-être pour entourer ce petit zébron ?
En tout cas, c'est l'occasion pour nous de photographier ces individus sous toutes les coutures.
Etosha, c'est aussi le paradis des oiseaux, un régal pour des ornithologues bien équipés. Petit florilège pour débutants !
Ces rencontres successives nous amènent à Halali sur le coup de midi. Le Restcamp est du même style que le précédent, la chambre bien plus grande mais la salle de bains ridiculement petite. Avec frigo et climatisation, l'ensemble affiche un très bon rapport qualité/prix.
Aujourd'hui pas de bain dans la piscine, on préfère rester sous la clim'. A 15 h 30, bien reposés, on poursuit notre quête à la recherche d'animaux.
La végétation autour de Halali est très différente de celle plus à l'ouest, composée ici essentiellement de bush de mopane, terminalia et combretum d'où émergent quelques inselbergs dolomitiques.
Bref, un environnement de sous-bois touffu où apercevoir des animaux à distance se révèle quasiment impossible.
D'abord un peu déçus, nous ne tardons pas à apprécier le côté excitant de cette quête en milieu dense où chaque virage peut nous réserver une surprise ! Nous restons à l'affût !
Soudain, après une dizaine de kilomètres, nous tombons nez à nez avec quatre girafes toutes aussi surprises que nous. Les voir d'aussi près et sans s'y attendre procure une émotion différente de celle qu'on peut ressentir en les côtoyant de loin au trou d'eau.
Mais la rencontre qui engendrera le plus d'excitation, c'est celle de ces deux hyènes tachetées… sous les fenêtres de notre voiture. Impressionnantes surtout quand on sait qu'elles peuvent abattre des proies de la taille des buffles. Pas très rassurée, je garde un doigt sur le bouton de fermeture des vitres… au cas où, pendant qu'Hervé shoote.
La suite de la soirée sera encore plus magique.
Une fois rentrés au camp, nous courons au point d'eau. Les premiers spectateurs ont déjà pris les meilleures places de cet espace érigé en gradins à la manière d'un théâtre antique. Les acteurs se font encore désirer, la scène est vide.
Ni vraiment patients ni vraiment contemplatifs, nous décidons de revenir plus tard, vers 19 heures pour le coucher du soleil.
C'est aussi à ce moment-là que les acteurs choisissent d'investir la scène. D'abord en solo puis en duo… sur fond de soleil couchant.
Rien à ajouter ! Après un long moment de contemplation, nous nous éclipsons sur la pointe des pieds… avec des étoiles dans les yeux !
Rhinocéros au point d'eau de Halali
Etosha Est : encore des animaux !
J17 : Lundi 19 novembre 2012
Réveil 6 h 40, petit déjeuner dans la foulée et départ une heure plus tard en direction de Namutoni, le camp le plus à l'est d'Etosha.
Le temps est partiellement couvert, orageux au loin, avec quelques gouttes de pluie. Assurément la saison sèche tire sur sa fin.
Tout comme hier, l'objectif de la matinée n'est pas de filer au plus vite à Namutoni mais de ratisser toutes les pistes secondaires et de passer en revue tous les points d'eau en quête d'animaux. Direction Nord à partir d'Halali puis Est, en longeant le Pan.
Premier détour sur notre trajet : Nuamses… où nous sommes déjà récompensés par la présence d'un lion.
Penché sur la mare, il boit tout son saoul, sans doute après une nuit très active.
Et glou, et glou, et glou, il se remplit la panse jusqu'à plus soif ! Ah ! ça y est !
Retour sur la piste principale C 28 que nous trouvons encombrée par plusieurs troupeaux de springboks. Normal, nous arrivons tout près de Springbokfontein où ils ont sans doute l'intention de se rendre.
A l'intersection de Springbokfontein justement, nous optons pour la déviation via Oberfontein en longeant la lagune dans une belle lumière.
Cette savane herbeuse est le domaine favori des gnous bleus et pour une fois, ils se laissent approcher d'assez près.
Tout à l'observation des gnous, on a failli écraser cette tortue. On ne s'attendait pas à en voir autant ici. C'est vrai qu'avec sa carapace, elle est moins vulnérable que beaucoup d'autres animaux.
A peine de retour sur la C 28 se présente une nouvelle opportunité de boucle via Ngobib, juste en traversant le carrefour. C'est là que nous tombons sur une antilope que nous voyions pour la première fois : un bubale !
Dernière fantaisie sur le trajet : un aller-retour vers Kalkheuwel pour une nouvelle rencontre avec une espèce d'antilopes que nous n'avions pas encore vue jusque-là : l'impala à mufle noir. Endémique au nord-ouest namibien et au sud-ouest angolais, c'est un animal protégé car en danger.
Juste avant d'atteindre Namutoni, on ne résiste pas à faire un petit stop pour les zèbres. Ils sont trop craquants !
Il est 12 h 30 quand nous arrivons à destination. Le camp le plus à l'est d'Etosha se distingue par son fort blanchi à la chaux, un vestige colonial datant de 1899, quelque peu surréaliste à cet endroit. Il est classé monument historique.
Au pied du fort, l'hébergement se fait dans des bungalows ou des chambres doubles. C'est cette dernière catégorie que nous avons réservée et nous sommes agréablement surpris par la qualité des prestations : chambre très grande, moderne avec une salle de bains immense avec baignoire intégrée, douche supplémentaire à l'extérieur et petit patio à l'entrée. Climatisation et frigo en sus.
Après une première découverte des lieux (piscine, fort, trou d'eau) et une bonne sieste, l'après-midi est déjà bien entamé quand nous nous décidons à sortir.
Après avoir parcouru Dik Dik Drive sans avoir vu le moindre dik-dik, c'est parti pour le grand tour du Fisher's Pan. Les orages que nous avions devinés au loin les jours précédents ont bien trempé les pistes. Nous avançons sur une voie truffée de nids-de-poule remplis de boue. Le loueur risque de ne pas reconnaître la couleur de son véhicule !
Les silhouettes élancées des palmiers Makalani dominent la plaine herbeuse Twee Palms peuplée de zèbres, d'autruches, de springboks et de gnous.
Mais aux différents points d'eau (Klein Namutoni, Klein et Groot Okepi), personne ! Sans doute les animaux ont-ils maintenant moins besoin de venir dans ces endroits dans la mesure où ils commencent à trouver de l'eau un peu partout ! Je crois qu'il va falloir faire le deuil des éléphants !
Pour nous consoler, un magnifique gnou sur fond de ciel orageux.
Pas de coucher de soleil ce soir, de gros nuages bouchent l'horizon. Pas le moindre animal au trou d'eau en dehors de milliers d'insectes dans la lumière du lampadaire.
Mais malgré tout, une soirée très sympa avec dîner aux chandelles au restaurant du camp installé dans le fort, sur une placette pavée à l'allure d'hacienda espagnole. Finalement, Namutoni ne manque pas de charme.
Gnou bleu
Waterberg Plateau NP : première grosse pluie sur Mountain View Trail
J18 : Mardi 20 novembre 2012
Réveil à 6 heures, dernier tour dans Etosha et dernière tentative pour espérer voir des éléphants.
On tente d'abord Pan Segd où zèbres, antilopes et gnous sont présents en nombre. Mais d'éléphant pas la moindre oreille !
Allez, tentons Tsumcor. Sur la piste, un rassemblement de dizaines de pintades de Numidie. Très farouches, elles se sauvent dans les broussailles du bas-côté dès qu'on s'arrête et aussitôt après, réinvestissent le terrain. Mais que peuvent-elles bien trouver d'intéressant à picorer sur le gravier?
Les millepattes aussi sont de sortie de bon matin.
Mais d'éléphant, toujours pas la moindre trompe ! Pourtant, les crottes ne manquent pas en direction de Tsumcor et tout le périmètre autour du point d'eau en est jonché.
Hum, à moins queue ;-)
Bon, les pachydermes ont sans doute déjà migré vers le nord du parc avec l'arrivée des premières pluies. Alors c'est sans regrets (car par ailleurs la moisson d'animaux a été bonne !) que nous quittons définitivement Etosha après le petit déjeuner, vers 9 heures.
Prochaine étape : Waterberg National Park, 320 km. Nous devrions en avoir pour près de 5 heures via Tsumeb et Grootfontein.
Petit à petit, l'herbe sur les bas-côtés de la route et les arbres du bush deviennent plus verts. Le paysage se vallonne et une mer de bush s'étend à perte de vue.
A Grootfontein, nous rejoignons la D 2512 que nous n'allons plus quitter jusqu'à Waterberg. Elle traverse bon nombre de propriétés privées où il faut prendre soin de bien fermer les portails successifs après notre passage.
Les acacias sont en fleurs.
La couleur de la piste passe par toutes les variantes de rouges, de lie de vin à saumon en passant par le marron et tranche ainsi avec les différents verts des arbres.
Quelques termitières remarquables méritent un arrêt alors que nous commençons à longer les falaises du Waterberg.
Arrivée à destination vers 13 h 30.
Après avoir réglé les droits d’entrée du parc national, nous découvrons les bungalows en briques et toits rouges, bien alignés le long d’une allée pavée, entourés d’un bel espace gazonné, à l’ombre d’arbres centenaires. L’endroit est plutôt agréable.
L’intérieur révèle une grande chambre avec frigo. Pas de climatisation, uniquement un ventilateur mais la chaleur est très relative ici. A l’heure la plus chaude de la journée, elle n’a pas dépassé 33 ° C.
Le camp a vu ces dernières années l’installation à demeure de plusieurs colonies de babouins. D’attraction amusante pour les touristes, leur présence pourrait devenir un fléau si chacun ne respecte pas quelques précautions élémentaires. Par conséquent, il est recommandé de ne pas les nourrir, de ne rien laisser traîner et de prendre soin de bien fermer portes et fenêtres des chambres.
La piscine du camp est devenue leur abreuvoir.
Après trois jours sans possibilité de randonner, on se réjouit de pouvoir se dégourdir les jambes sur le Mountain View Trail. Mais hâtons-nous, car le ciel commence à virer à l’orage.
Quarante minutes de montée (et autant pour la descente) dans un amoncellement de roches rouge sombre égayées par les couleurs vives des lichens sur les parois abruptes du plateau. 6297 Contrairement aux lichens foliacés qui se développent en s’écartant de leur support, les lichens incrustants croissent en s’y étalant.
Vue depuis le plateau sur cette immense plaine lacérée de traînées rectilignes, les marques des pistes et limites de propriétés.
Une rapide exploration des alentours nous révèle quelques pinacles aux allures fantomatiques sous un ciel très menaçant.
Avec les premières gouttes de pluie, on précipite la descente. Le ciel se déchaîne et l’orage éclate vraiment alors qu’on arrive at home. La pluie bienfaisante pour la nature et pour les animaux tombe à point pour le décrassage de notre véhicule également. On le rendra un peu moins souillé.
C’est la première fois que nous avons besoin de nos imperméables pour nous rendre au restaurant pour dîner. C’est bien le tout début de la saison des pluies.
Termitière géante au Waterberg
De Waterberg à Okonjima : Kambazembi Trail, Girafe Trail et Leopard Track
J19 : Mercredi 21 novembre 2012
A notre réveil, nous trouvons un curieux visiteur (ou un visiteur curieux) sur notre terrasse : c'est un calao de Monteiro. Mais il y beaucoup d'oiseaux par ailleurs dans le camp pour le plus grand bonheur des amateurs.
Avec seulement 20 petits degrés au thermomètre, l'atmosphère s'est bien rafraîchie et les polaires bienvenues, le temps du petit déjeuner.
A 8 h 15, nous sommes déj prêts à nous offrir une balade supplémentaire. Ce sera Kambazembi Trail. Mais qui est ce Kambazembi ? Il s'agit le chef de la résistance herero qui s'est battu en 1904 contre les forces coloniales allemandes sur le site du Waterberg.
Le sentier se faufile dans une forêt d'arbustes parsemée de gros blocs de grès écaillés, lesquels permettent ici ou là un coup d'œil sur la plaine.
Nous avançons sans faire de bruit, à l'écoute des bruissements de la forêt, à l'affût d'une rencontre avec un herbivore. Et pourquoi pas un hippotrague noir ou une antilope rouanne, des espèces rares protégées par le parc national ?
Bon, finalement ni l'un ni l'autre, mais du plus petit au plus gros : Des araignées de l'espèce des Trombidiidae(en anglais… red velvet mites), particulièrement actives après la pluie. Des damans des rochers à l'allure débonnaire ! Et toute une colonie de mangoustes rayées se faufilant entre nos jambes (ou presque !) en poussant de petits cris.
Une balade de 3 km seulement, une distance que nous avons involontairement doublé en ratant une bifurcation mal signalée. En tout 6 km et près de deux heures de déambulation que nous avons finalement bien appréciées.
Notre prochaine destination est Okonjima Main Camp à 100 km. Vers 12 h 30, nous arrivons à la barrière d'entrée de la propriété pour un premier contrôle avant deux supplémentaires ainsi qu'un portail automatique. Ici on ne plaisante pas avec la sécurité.
Okonjima Nature Reserve s'étend sur 22 200 ha et se compose de trois espaces différents : 20 000 ha de réserve naturelle privée dédiée à la réhabilitation des fauves, 2 000 ha consacré à l'hébergement et 200 ha pour le centre de soins des carnivores.
Les panneaux sont très explicites en traversant la partie "réserve naturelle"… attention danger !
Une fois sortis de la zone dangereuse, nous pénétrons dans la partie dédiée à l'hébergement où évoluent aussi quelques animaux tels que girafes, babouins, zèbres, antilopes, phacochères…
L'enseigne du lodge donne le ton. Ici les activités tournent autour de l'observation des félins (essentiellement guépards et léopards). Dire que jusqu'en 1994 les propriétaires ont abattu ces animaux, prédateurs de leur bétail, avant d'en faire un atout et de créer un centre de réhabilitation afin de les relâcher dans la réserve. Depuis l'an 2 000, plus de mille guépards et léopards ont ainsi été réintroduits dans le milieu naturel.
Vous aurez remarqué que nous n'étions pas spécialement fans de game drive mais dans le cas particulier de ce lodge, nous estimons qu'on ne peut pas rater une aussi belle opportunité d'approcher ces félins.
Nous écoutons donc avec intérêt les différentes propositions : demain matin très tôt, Leopard Track et aujourd'hui en fin d'après-midi, Cheetah Track. Pour le Leopard Track, nous sommes partants mais le Cheetah Track… non merci, les chimpanzés ne nous attirent pas vraiment. Un peu plus tard, nous réaliserons que "cheetah" (qui est aussi le prénom de la guenon dans Tarzan) est le nom anglais du guépard. Je sais, c'est ballot mais deux game drives auraient sans doute été trop pour nous.
On nous propose aussi un "night walk" après le dîner. On n'a pas bien compris ce qu'on pouvait y observer mais comme c'est à pied et qu'en plus c'est de nuit, on ne demande pas mieux.
En attendant, allons voir à quoi ressemble notre "view room". Waouh ! Un chalet indépendant à la décoration soignée, avec deux lits double donnant sur de grandes baies vitrées pour une vue +++ sur le bush. Ambiance "out of Africa" garantie.
Pendant que les autres hôtes embarquent pour le "Cheetah Track", nous partons à pied sur Girafe Trail (6 km).
Ah, si on pouvait rencontrer les deux girafes vues plus tôt dans l'après-midi, ce serait une expérience inoubliable car à pied, l'effet est vraisemblablement très différent. Certaines vadrouillent sans doute dans ce secteur, vu la quantité de crottes et de traces de pattes.
Le sentier nous amène sur les hauteurs, histoire d'apprécier l'étendue du domaine. Un océan de bush à perte de vue.
Sur le parcours, nous effrayons un grand koudou allongé sous un arbre. Il se relève d'un bond pour disparaître dans la brousse avant qu'on ait eu le temps de le voir. En revanche, sur la fin du trail, on tombe sur deux oryx dont l'un se laisse approcher de très près avant de poursuivre tranquillement sa route. Quelle émotion !
Après le dîner (excellent d'ailleurs), il nous reste à faire la balade nocturne. On se demande bien ce qu'on va y voir.
Curieusement nous sommes les deux seuls volontaires. Finalement en guise de balade, nous marcherons moins de 500 mètres pour nous rendre dans une cache (hide) afin d'observer le comportement nocturne de certains animaux, en l'occurrence les porcs-épics venant se servir de restes de fruits et légumes. A vrai dire, si les porcs-épics se sont régalés de cette nourriture facile, nous, on reste un peu sur notre faim !
J20 : Jeudi 22 novembre 2012
5 heures du matin, j'ouvre un œil et… une oreille puis deux… intriguée par un grognement étouffé. Le rugissement d'un lion ? Comment est-ce possible alors qu'hier nous avons randonné dans un périmètre soi-disant sécurisé ? Le son se répète encore, Hervé confirme qu'il s'agit sans doute bien d'un lion.
Une heure plus tard, avant d'embarquer pour la traque aux léopards, nous nous faisons confirmer à la réception que ce sont bien des rugissements de lions que nous avons entendus : en effet il y a deux vieux fauves dans un enclos à proximité. Ouf !
6 heures : en compagnie de quatre autres personnes, nous grimpons dans l'énorme 4 x 4 bâché du lodge, un engin aux allures de char d'assaut, conduit par Pieter secondé par une de ses collègues.
Direction, la partie "Nature Reserve" !
Les léopards réintroduits dans le milieu sont tous équipés d'un collier électronique pour pouvoir être retrouvés, suivis, et étudiés de près.
A peine la barrière d'entrée franchie, les choses sérieuses commencent : mise en 4 x 4 du véhicule, blocage du différentiel, conduite dans le sable et mise en action de l'antenne émettrice, à l'écoute d'un éventuel signal.
L'émetteur indique bien un léopard tout proche, mais malgré plusieurs allers-retours successifs, l'animal n'est pas évident à localiser de façon précise. Alors Pieter n'hésite pas à employer les grands moyens et le 4 x 4 devient char d'assaut, arrachant et écrasant les broussailles sur son passage. Hum, et la conscience environnementale ?
Au prix de ces petits massacres, le conducteur arrive à ses fins et immobilise l'engin à deux pas du fauve. Mais il a beau faire, on ne verra pas l'animal mieux que ça.
Deuxième tentative, un peu plus loin, au pied d'une colline mais l'émetteur envoie des signaux trop diffus : l'animal est trop loin.
Troisième essai dans un espace plus dégagé où le succès est au rendez-vous.
Nous trouvons une femelle allongée, nous tournant le dos. Nous retenons notre souffle !
Puis elle daigne un regard ! Superbe !
Quand elle se lève, nous la suivons, tout excités (en 4 x 4… pas à pied)
… avant de croiser sa route ! Impressionnante !
Grâce à ce drive, nous avons pu accrocher le quatrième des Big Five à notre tableau de chasse. Ne manque que le buffle, plus familier des zones humides alors pour ce faire, il faudra revenir pour un second voyage.
C'est sur ces images que se termine véritablement notre périple en terre namibienne avant un retour à Windhoek et une dernière nuit à Olive Grove Guesthouse.
Léopard à Okonjima
Epilogue
Impressions générales Nous sommes rentrés, conquis par la Namibie, par ses fabuleux paysages et par la rencontre avec les animaux sauvages.
Nous avions décidé de faire le parcours dans le sens des aiguilles d'une montre, cette option nous a donné entière satisfaction. Au début, ce sont davantage les paysages qui retiennent l'attention : dunes, canyons, vlei… sans parler des magnifiques arbres à carquois tout simplement uniques.
Dans le même temps, on s'enthousiasme pour le moindre animal. Quelle émotion quand on aperçoit pour la première fois zèbres, oryx, springboks et autres antilopes !
Au fur et à mesure, l'attente grandit et l'excitation arrive à son comble quand on tombe sur des girafes ou un rhinocéros noir en plein milieu de nulle part.
Jusque là les animaux se montrent néanmoins craintifs et plus on s'approche d'Etosha, plus l'impatience de pouvoir enfin les voir en nombre et de très près grandit. On profite alors pleinement des ressources du fameux parc national où la présence animalière prend le pas sur les paysages moins spectaculaires.
Nous avons pourtant apprécié toutes les étapes, de sorte qu'il est difficile de dire ce que l'on a préféré tellement on a tout aimé.
S'il fallait néanmoins désigner…
Nos coups de cœur !
- notre étape entre Brandberg et Twyfelfontein en passant par des pistes "off road" et des lits de rivière où nous avons été récompensés par la présence de beaucoup d'animaux et surtout par l'extraordinaire rencontre avec un rhinocéros noir... impressionnant. Un moment rare !
- l'étape entre Rostock et Swakopmund où nous avons passé une bonne partie de la journée sur les pistes du Naukluft NP au nord de la C 28 à découvrir les formations rocheuses de Rock Arch et de Rock Sculptures. Magnifique itinéraire.
- Palmwag Day Visitor Area : une alternance de paysages désertiques et de canyons verdoyants avec cascades et piscines naturelles ! Beaucoup d'animaux dont deux éléphants (mais de loin) et ce seront les seuls de tout notre voyage. Un regret ? Hormis la quasi absence d'éléphants, aucun !
Quelques mots sur les hébergements
De très belles prestations au Sossus Dune Lodge, au Camp Kipwe, à Okonjima Camp, au Zebra River Lodge entre autres mais celui qui nous a le plus impressionnés, c'est le Stiltz à Swakopmund où nous avons été surclassés dans une immense villa. On n'en est pas revenus et on n'en revient pas encore ! Par ailleurs, nous avons été agréablement surpris du bon rapport qualité/prix des camps gouvernementaux d'Etosha et du Waterberg, surtout par la présence de frigos et de climatisations, pas toujours proposés par d'autres lodges plus hauts de gamme.
Remerciements Mention particulière à Caroline de Madiza Tours qui, par sa réactivité, sa capacité à répondre à nos attentes, ses propositions pertinentes a tout mis en œuvre pour que ce voyage soit une réussite. Et il le fut ! Un grand merci !
Ouvrages et sites Internet utiles
Les ouvrages Le voyage a été préparé à l'aide du guide Lonely Planet Namibie. Un ouvrage qui ne nous a pas quitté pendant tout le parcours, le seul guide en langue française sur la faune namibienne : "Compagnie de safari" de la même Caroline Oriol.
Les sites Internet Les carnets de voyage relatifs à cette destination sur Voyage Forum. Une mine d'information par une foule de passionnés ! http://voyageforum.com/..._voyageurs__namibie/
Un récit (qui date déjà un peu) mais qui pourrait inspirer des voyageurs en mal de parcours off road : http://francois.leroux.free.fr/namibia/etapes.htm
Une foule de choses : plans, cartes, infos sur Spitzkoppe ou Welwitschia Drive en autres. A fouiller ! http://www.namibia-1on1.com/
Quelques généralités en matière de faune et de flore namibienne http://www.nacoma.org.na/...Coast/FaunaFlora.htm
Voilà, j'ai tout dit… ou presque ! Alors si la Namibie vous tente, si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire ou si vous souhaitez tout simplement nous laisser une petite trace de votre passage sur le site, n'hésitez pas, c'est toujours avec un grand plaisir que nous accueillons vos commentaires. Vous pouvez le faire par l'intermédiaire du livre d'or. Merci beaucoup de votre lecture et peut-être à bientôt pour un prochain "fabuleux voyage".
Feuille de Mopane
Le récit accompagné de photos, cartes et quelques (courtes) vidéos se trouve ici :
http://sites.google.com/...uleuxvoyagesnamibie/
Bonne découverte et à + !
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Présentation De l'Afrique, nous connaissions un peu le Nord, le Maroc, la Tunisie, l'Egypte entre autres. Mais à part un mini safari au Kenya en 1997, le Sud africain nous était totalement inconnu et ne figurait pas vraiment dans le top de notre wish list, du moins pas jusqu'à une période récente.
J'avais l'impression qu'un voyage dans ces contrées se limitait à la forme safari. Or je ne nous voyais pas nous contenter de sillonner la région pendant des semaines, enfermés dans notre véhicule alors que nous adorons ponctuer nos séjours de quelques randonnées.
C'était mal connaître la Namibie. Merci à tous les contributeurs de la rubrique "Afrique australe" de Voyage Forum (ils sont trop nombreux pour que je les cite) qui par leurs récits de voyage et leurs participations aux discussions ont aiguisé ma curiosité et m'ont donné envie de connaître ce pays.
Alors quand j'ai commencé à me pencher sérieusement sur la destination, j'ai découvert de véritables trésors, des dunes ocres du Namib aux étendues de sel d'Etosha en passant par les contreforts montagneux du Naukluft ou le deuxième plus grand au monde, celui de Fish River ou encore les marigots et marais du delta de l'Okavango. En y regardant encore de plus près, j'ai découvert un territoire très peu peuplé (2 habitants au km2) pouvant offrir un vrai terrain d'aventure et, pour des amoureux de la randonnée, de belles opportunités à condition d'orienter le voyage dans ce sens. Assurément, la Namibie était faite pour nous !
C'est par conséquent cette option que nous avons retenue. Pour la mettre en œuvre, nous nous sommes adressés à une agence locale francophone, Madiza Tours, qui a peaufiné le parcours et réservé pour nous à la fois le véhicule et les hébergements que nous avons souhaité de type lodge et/ou bungalow. C'était plus simple d'autant qu'un petit mois à peine nous séparait de la date de départ.
A partir d'une première ébauche d'itinéraire et de quelques consignes (parcours cool, randonner quand c'est possible…), Caroline de Madiza Tours a été très réactive. Elle nous a immédiatement fait une proposition qui collait à nos attentes, orientant le choix d'hébergement vers des lodges proposant la randonnée parmi leurs activités.
Ce qui donne une boucle dans le sens des aiguilles d'une montre que nous accommoderons à notre sauce en l'émaillant de quelques fantaisies personnelles ;-) Estimation kilométrique : 3 000 km minimum en 3 semaines.
Arrivée en Namibie et première étape vers le Kalahari par les pistes
J1 : Samedi 3 novembre 2012
Le vol Francfort – Windhoek a été acheté en ligne auprès de la compagnie Air Namibia et le préacheminement depuis Paris se fait par Air France. Les bagages sont enregistrés jusqu'à leur destination finale.
Les cinq heures d'escale à Francfort nous permettent un rapide aller-retour dans le centre-ville qui n'est qu'à une vingtaine de minutes de l'aéroport par la S-Bahn (sorte de RER). Hauptwache est à la fois la station où nous descendons mais aussi le nom d'un ancien poste de garde transformé en café-restaurant à la mode. Ça tombe bien, il pleut des cordes, il est 15 h 30 et à part deux ou trois cacahuètes servies par Air France, nous n'avons pas déjeuné.
Alors c'est avec plaisir que nous nous mettons à table en espérant que cesse la pluie.
Une heure plus tard il pleut toujours, nous passons rapidement dans Zeilstrasse devant ces galeries commerçantes qui font de l'œil à leurs clients, nombreux en ce samedi après-midi…avant de prendre la direction de la fameuse place du Römerberg avec ses maisons typiques sous un ciel de Toussaint
De retour à l'aéroport vers 17 h 30, les formalités s'enchaînent sans temps mort et l'avion décolle à 19 h 10 comme prévu. A bord, pas d'écran individuel, mais peu importe, car après le dîner, l'objectif est de dormir afin d'arriver à destination en forme pour la première étape.
J2 : Dimanche 4 novembre 2012
Mission accomplie, nous avons pu dormir quatre ou cinq heures d'affilée.
Il est 6 heures, nous foulons le sol africain avec trente minutes d'avance alors que le ciel nous gratifie de son plus bel arc-en-ciel et que l'air se remplit d'une agréable senteur de foin ou d'herbe coupée. Bienvenue en Namibie !
Mais deux heures ne seront pas de trop pour sortir enfin de l'aéroport. La queue au bureau de change notamment n'en finit pas.
Avec les premiers dollars namibiens en poche, les choses sérieuses peuvent commencer.
Première étape chez le loueur Advanced Car Hire dans la zone industrielle de Windhoek où Caroline nous rejoint pour un briefing détaillé. Elle nous a préparé, elle aussi, un solide carnet de voyage. Avec le nôtre en plus, nous sommes parés !
Présentation de notre véhicule : un Toyota Hilux simple cabine, une configuration qui va immédiatement nous sembler peu pratique. Très profond, le plateau n'est accessible que par le hayon arrière, tous les bagages risquent de glisser vers l'avant et je nous imagine déjà obligés de les récupérer en grimpant à quatre pattes dans la poussière du coffre.
Bon tant pis, c'est le modèle réservé, alors il faut faire avec. On verra plus tard comment améliorer le système. Pour nous consoler, le volume d'une cabine simple est plus facile à climatiser, un avantage en cette saison.
Pour couronner le tout, le hayon ferme mal. L'employé nous fait un difficile réglage mais après le premier arrêt pour les courses, impossible de le verrouiller efficacement et à l'arrêt suivant le bitoniau est irrémédiablement perdu.
Nous tentons bien un retour chez le loueur avant de quitter définitivement Windhoek mais un dimanche en fin de matinée, il n'y a plus personne sur place. Nous avons beau secouer la poignée de porte, le seul résultat obtenu, c'est la mise en branle de l'alarme. Oups, sauvons-nous avant d'ameuter tous les services de sécurité !
C'est donc avec un hayon mal clos que nous prenons enfin la route à 11 h 30 avec l'objectif de rallier le Kalahari Red Dune Lodge, 200 kilomètres et 2 heures et demi par le ruban asphalté de la B1 (réputée monotone !) ou 265 kilomètres et 4 heures par les pistes. Devinez ce que nous choisissons ? Par les pistes, bien sûr, j'avais bien précisé que le circuit serait presque classique !
La prise en mains est un peu laborieuse, la conduite se fait à gauche et bien que nous l'ayons déjà expérimentée en Australie et aux Seychelles, il nous faut à nouveau un temps d'adaptation. Nous commençons donc par indiquer nos premiers changements de direction d'un bon coup de balai d'essuie-glace. Qu'est-ce que c'est agaçant ! Quant à passer les vitesses de la main gauche, cela demande une véritable rééducation.
Pour préparer le parcours, nous avons acheté la carte Tracks4africa compatible, via le logiciel Mapsource, avec notre GPS Garmin de randonnée. Celui-ci nous servira aussi à nous guider sur la route.
Nous voilà sur les rails et très vite au cœur de ces vastes espaces africains : une route (ou une piste) se déroulant à l'infini à travers une savane herbeuse à laquelle les parasols des acacias donnent une touche verdoyante malgré la saison.
Une circulation faible, très faible, peu ou pas d'habitations : nous avons vraiment l'impression d'être seuls dans cette immensité.
Premiers paysages namibiens … et premières curiosités !
Mais qui a bien pu construire ces nids démesurés qui ressemblent à des toits de chaume ?
Ce sont les républicains sociaux (Philetairus socius), de tout petits oiseaux de couleur brun-gris au ventre blanc et au bec bleu clair. Ils vivent en colonie jusqu'à 300 individus.
Leurs nids sont de grands complexes, un peu comme des immeubles comprenant plusieurs appartements et certains peuvent avoir plus de 100 ans d'âge et avoir hébergé plusieurs générations.
Après Dordabis, le bitume laisse place aux pistes, des gravel roads, très larges et très roulantes dans l'ensemble. Après avoir bifurqué deux fois à droite, puis deux fois à gauche aux croisements successifs, tout en longeant ou en enfourchant les dunes roses du Kalahari peuplées d'autruches et d'antilopes, nous arrivons à destination à 15 h 30 comme prévu, pas mécontents de pouvoir enfin nous poser. Température largement supérieure à 30 ° C. Altitude 1235 mètres (contre 1600 mètres à Windhoek).
Au Red Dune Lodge, nous héritons du bungalow n° 4 (Black Wildbeest) en pierre et toile, coiffé d'un toit de chaume, situé au bord d'un vlei, un lac naturel asséché. Parquet en teck, beaux meubles traditionnels massifs, salle de bains en pierre naturelle et clim' : dans ces conditions, difficile de quitter la chambre en cette fin d'après-midi.
18 heures : C'est le moment ou jamais pour une petite balade vespérale avant que le soleil ne se couche dans une heure environ. Sur la propriété, Red Dam Walk se fait en 45 minutes, la durée est parfaite et c'est sur ce sentier que nous pensons être engagés. Au bout de 20 minutes de marche, nous sommes un peu étonnés que, pour une boucle de cette durée, le parcours n'ait pas encore viré à droite. Il est encore temps de faire demi-tour mais puisque nous sommes lancés, ma foi, continuons encore un peu. D'ailleurs, cette fois-ci, le sentier a bien l'air de tourner à droite sauf que le panneau indique que nous sommes sur Dune Walk… 2 heures alors que le soleil est déjà sur le point de se coucher.
Nous assistons alors à un coucher de soleil mémorable dans un ciel chargé d'orage…
… suivi d'un contre-la-montre excitant dans le sable des dunes. Nous savons que sous ces latitudes la nuit tombe très rapidement après le coucher du soleil et nous sommes encore très loin du lodge. Finalement, au pas de course, nous bouclons le tour en 1 heure 15 et sommes de retour avec les toutes, toutes dernières lueurs du jour. Pour une première journée, c'est une sacrée journée !
Au restaurant, nous inaugurons, avec un ragoût de koudou, une longue série de "game food"… Nous sommes définitivement dans l'ambiance !
Nids de républicains sociaux au premier plan

De la Zebra River au Nauklutf NP : Quiver Tree Trail et Waterkloof Trail
J3 : Lundi 5 novembre 2012
Le petit déjeuner n'étant servi qu'à partir de 7 h 30, nous avions envisagé une petite balade au lever du jour. L'idéal aurait été de démarrer à 6 heures mais pour cette première matinée, nous traînons un peu. A 7 heures, c'est parti et maintenant que le plan des lieux est bien clair, nous trouvons sans difficulté le début du Red Dam Walk (celui que nous avons manqué hier soir). Il nous mène au Dune Sofa, un canapé au cœur des dunes, idéal pour profiter du silence tout simplement !
Une heure trente plus tard, bien mis en appétit par cette petite balade matinale, nous croquons avec gourmandise les tartines de ce premier petit déjeuner en terre namibienne.
9 h 30 : Déjà prêts pour reprendre la route ! En réalité, en dehors d'une vingtaine de kilomètres de goudron au départ, la presque totalité des 230 kilomètres jusqu'au Zebra River Lodge se fait sur des pistes. La vitesse est limitée à 80 km/heure sur ce type de revêtement et à 120 km/heure sur l'asphalte. Durée estimée pour ce parcours : 4 heures.
Afin de nous hydrater régulièrement sans avoir à nous arrêter et sans avoir à lâcher le volant, une poche (de type Camelbak), remplie de glaçons et de 2 litres d'eau est placée entre nos deux sièges.
Dans le coffre, une glacière (ramenée dans nos bagages) garnie de glace, généreusement offerte par les lodges ou parfois achetée, maintient au frais le pique-nique du midi.
Ainsi parés, nous nous dirigeons plein ouest à travers une savane d'épineux par la piste D1254 sur laquelle tous les quarts d'heure il faut ouvrir et refermer un portail au grand dam de mon copilote qui espérait se relaxer !
Petit à petit, les paysages deviennent plus vallonnés, laissant entrevoir à l'horizon les premiers reliefs des monts Naukluft.
Il est 13 h 30 quand nous pénétrons dans le canyon de la rivière Zebra (altitude 1300 mètres) et tout d'un coup, caché au fond des monts Tsaris, cerné de nombreux canyons, apparaît le Zebra River Lodge où nous avons prévu de passer deux nuits.
Un pavillon retient tout de suite notre attention. Mince, des clients y sont déjà au balcon. En fait, on nous a réservé le logement au premier plan sur la photo. Un couple allemand, occupe, quant à lui, celui au deuxième plan. Nous serons tous les quatre les seuls clients pendant les deux jours.
On ne pouvait pas mieux rêver ! Chambre spacieuse, très belle vue, accueil chaleureux par le couple sud-africain, propriétaire des lieux depuis septembre dernier, secondé par une jeune stagiaire anglaise très mignonne.
Comme activité en soirée, on nous propose le traditionnel "game drive". Pour les novices de la destination, il s'agit de se promener dans un véhicule 4 x 4 ouvert, appartenant au lodge, sur le domaine de la propriété afin de pouvoir y observer quelques animaux dans leur environnement sauvage. Collation ou apéritif prévus !
Non merci, en indéfectibles randonneurs, nous préférons découvrir le domaine à pied. Mais pas immédiatement, d'abord (et ça deviendra un rituel) quelques brasses dans la piscine et un peu de repos en attendant que les températures deviennent plus supportables.
16 h 30 : Allons-y, car aujourd'hui pas question de rentrer de nuit. La randonnée que nous avons retenue, Quiver Tree Trail, se fait en 2 heures à 2 heures et demie. Nous sommes donc parfaitement dans les temps.
Après avoir suivi le lit de la rivière, le sentier prend de la hauteur. Sur ses pentes, des arbres que nous appellerons "golden trees", leurs troncs sont comme recouverts d'une fine couche de ce métal précieux.
Du plateau nous dominons une mer de canyons !
Mais le clou de la randonnée se trouve encore un étage plus haut. Alors que nous nous en approchons, je ne peux m'empêcher de penser à cette description de Wilbur Smith dans son roman "Fortune d'Afrique". "Dans la brume de chaleur apparaissait un tertre de schistes mauves bizarrement surmonté d'un arbre antédiluvien, un Kokkerboom à l'écorce écaillée comme une peau de serpent".
L'auteur a l'air de dépeindre exactement celui que nous voyons se dresser majestueusement devant nous !
Il s'agit en réalité d'un aloès, Aloe dichotoma, appelé "arbre à carquois" car les bushmen se servaient de ses branches et de son écorce pour en faire des carquois.
Une fois ce point culminant atteint, il ne reste plus que de la descente pour retourner au lodge. Finalement 1 heure ¾ nous ont suffi à boucler le circuit. Très belle randonnée et quelle fière allure, ce Kokkerboom !
En revanche, pas d'animaux aperçus pendant notre balade. Nous les verrons pendant le dîner : toute une troupe de koudous venus s'abreuver. Nous assistons, attendris, au ballet de leurs ombres sous le lampadaire du point d'eau sur fond de ciel étoilé. Un beau spectacle !
J4 : Mardi 6 novembre 2012
Nous avions programmé deux nuits ici afin de bénéficier d'une journée pleine pour faire une grande randonnée dans le parc national du Nauklutf à 60 km. Mais entre Olive Trail (11 km en 4 heures) ou Waterkloof Trail (17 km en 6/7 heures) nous n'étions pas encore définitivement fixés en quittant le lodge ce matin à 7 heures.
Une heure plus tard, alors que nous franchissons la grille d'entrée du parc, la décision n'est toujours pas prise. Une fois arrivés devant l'office des rangers, c'est le moment ou jamais d'arrêter notre choix. Alors, Olive ou Waterkloof ?
Finalement… c'est un permis pour le Waterkloof Trail que nous demandons à la ranger de service. Après tout, 17 km, c'est du même ordre que la randonnée de Chesler Park via Joint Trail dans les Needles (Canyonlands UT) que nous avions parcourue sous une chaleur torride en 8 heures.
Comme nous avons toute la journée devant nous, autant l'occuper pleinement, surtout qu'ici la baignade est possible aux deux extrémités du parcours.
"Full tour or partial tour ?" insiste notre ranger. Nous nous regardons un bref instant, oui, c'est décidé… "full tour" ! "Oh, s'exclame-t-elle, you are good hikers ! "
Good hikers ? Ça, on le saura ce soir !
A 8 h 30, nous sommes fins prêts à nous mesurer au Waterkloof Trail, pleins de courage mais aussi avec un peu d'appréhension car nous n'avons aucune idée de la nature du terrain que nous allons rencontrer. Nous n'allons pas tarder à le savoir ! Altitude de départ : 1495 mètres.
La randonnée commence d'abord par un passage bucolique à travers un tunnel de roseaux. Plutôt ludique comme démarrage !
Mais aussitôt après, escaladant le cours de la rivière Naukluft, le sentier disparaît totalement. On avance d'une pierre sur l'autre dans le lit du ruisseau, en partie sec, en tentant de ne pas perdre de vue les marques de peinture jaune indiquant la direction à suivre. Un avantage : l'endroit est plutôt ombragé ! L'inconvénient : il vaut mieux regarder où l'on met les pieds au risque de se tordre une cheville. Des babouins détalent à notre approche. Ils sont plus lestes que nous !
Ne manquons pas, malgré tout, de lever le nez de temps en temps. Au-dessus de nos têtes, les falaises ocres du Naukluft.
Partout de jolis bassins rafraîchissants invitent à la baignade mais nous reportons ce moment à la fin de l'après-midi. Pour l'instant, nous pensons d'abord à avancer, ce qui est loin d'être simple. Nous avons plutôt l'impression de faire du sur-place, perdant beaucoup de temps à chercher les marques, loin d'être toujours visibles.
Last Water : c'est l'endroit où se termine le tour partiel, réputé demander 1 heure à 1 heure et demie. Nous sommes à peu près dans la moyenne ! C'est également là que le parcours s'éloigne de la rivière, tourne à l'ouest pour gravir une ravine (kloof).
C'est un peu plus loin que j'ai vraiment un coup de mou. Pour l'instant pas de dénivelé significatif mais une montée qui s'étire, s'étire… à n'en plus finir. N'avons-nous pas présumé de nos forces ? Vu notre rythme, allons-nous pouvoir être de retour avant la fermeture du parc (19 heures) ? Je commence à sérieusement douter de nos capacités.
Mais une orange succulente me redonne un bon coup de fouet alors que l'on s'enfonçe dans ce canyon aux parois orangées (un petit air de Southwest !) avant de traverser un plateau de plus en plus ouvert.
Le panneau "Half way" a définitivement raison de mes doutes. Il est 11 h 50, cela fait 3 h 20 que nous sommes partis, altitude 1772 mètres, dénivelé depuis le départ 280 mètres. Pas si mal !
C'est le moment que nous choisissons pour nous restaurer afin de prendre des forces avant d'attaquer le point culminant qui est encore devant nous. Pique-nique agrémenté par la cavalcade gracieuse de quelques springboks.
Nous mettons toutes nos forces dans la montée vers la crête (1914 mètres) que nous atteignons à 13 h 12 exactement, récompensés par une superbe perspective sur le désert. Dénivelé depuis le départ : 420 mètres.
Je pensais que le plus dur était derrière nous et qu'à partir de là, nous n'aurions plus qu'à caracoler dans la pente pour finir la randonnée en deux temps trois mouvements.
Mais la descente est longue et escarpée, avec un facteur aggravant, la chaleur qui à cette heure de la journée atteint son maximum (entre 35 et 40 ° C). Heureusement que nous avions 4 litres d'eau chacun ! La réserve a déjà bien baissé.
Il n'y a que les plantes succulentes qui puissent s'épanouir ici et cet Euphorbia virosa l'est tout particulièrement.
Nous, en revanche, on commence à vraiment dessécher. Heureusement, la présence de babouins nous annonce qu'un cours d'eau est proche. En effet, il est 15 heures, nous avons perdu 500 mètres de dénivelé, la rivière Gororosib est en vue et avec elle, la promesse d'une baignade.
Nous repérons rapidement ce bassin naturel, creusé dans le travertin, au beau milieu de cet amphithéâtre désertique.
Nous y plongeons avec délice ! Après tant d'efforts, enfin le réconfort !
Mais la récréation n'est que de courte durée. Il reste du chemin à parcourir et par-dessus le marché, il va falloir remonter de près de 80 mètres de dénivelé. La poisse ! Et toujours ces foutues marques difficiles à repérer !
La fin est harassante ! Alors que nous pensons être arrivés (l'office est en vue), une dernière erreur (des marques mal placées) nous conduit dans une impasse, nous obligeant à faire demi-tour et finir par une implacable remontée par le camping et la route. Seule consolation : le détour permet d'apercevoir ce superbe arbre à carquois !
Fin de la randonnée : 16 h 45, après plus de 8 heures, arrêts et baignade compris. Alors, good hikers ? A chacun d'en juger !
Bilan : une très belle randonnée et un beau défi vaillamment relevé. Le referions-nous ? Sans doute pas. Trop dur, surtout en cette saison. L'Olive Trail moins long aurait peut-être été une meilleure option.
En attendant, retour au lodge, douche, dîner, dodo… nous sommes KO. Deuxième nuit au Zebra River Lodge.
Arbre à carquois

De Sesriem à Sossusvlei : Dead Vlei et Dune 45
J5 : Mercredi 7 novembre 2012
Ce matin nouvelle randonnée… Non, je plaisante, ce matin, séance chaise longue au bord de la piscine. C'est aussi le meilleur endroit pour observer les oiseaux (118 espèces répertoriées sur la propriété) qui, au cours d'un vol en rase-mottes, trouvent là un bel abreuvoir. Mais pas facile de les mettre dans la boîte !
Le lézard, en revanche, pose carrément, nous laissant tout loisir de le photographier sous tous les angles. Il s'agit d'un agame terrestre ou Agama aculeata.
Mais est-ce la fatigue qui nous fait voir double ? ;-)
En tout cas, ce n'est pas la petite étape d'aujourd'hui qui devrait nous fatiguer. Seulement 80 km, soit moins de deux heures. A 10 h45, top départ via les pistes D850 et 854.
Mais c'est en abordant la D845 que les paysages changent radicalement. Le sable rose pâle de la piste nous oblige pour la première fois à enclencher la fonction 4 x 4. De part et d'autres de la piste, de grandes étendues herbeuses forment un véritable tapis vert amande duquel émergent quelques acacias isolés abritant chacun une autruche ou quelques antilopes.
A l'arrière plan, les montagnes commencent à se teinter de rouge puis, plus loin, le cordon de dunes du Namib fait une apparition.
Il n'est pas loin de midi. Le thermomètre extérieur/intérieur que nous venons d'installer dans notre véhicule indique très précisément 40 ° dehors et 30 dedans. Côté altitude, nous ne sommes plus qu'à 800 mètres.
Arrivée sous le cagnard à 13 h 30 à Sesriem, porte d'accès aux dunes de Sossusvlei. Entrée du parc : 80 N$ par personne par jour + 10 N$ par véhicule par jour.
Le Sossus Dune Lodge est, avec le Sesriem Camp Site, le seul établissement à l'intérieur du parc. Il offre ainsi un avantage énorme, c'est de pouvoir atteindre Sossusvlei avant le lever du soleil et de rester à l'intérieur du parc bien après le coucher de soleil. Nous y passerons deux nuits.
Construit en 2007 et géré par NWR (Namibia Wildlife Resorts, l'administration des parcs nationaux namibiens), le lodge se présente sous forme de 24 bungalows en bois local, toile de tente et toit de chaume, de style africain. Douze sont orientés côté dune et les douze autres côté canyon. Une interminable passerelle en bois dessert l'ensemble.
On nous octroie le plus éloigné des chalets, le n°12 côté canyon. Il se distingue des autres par l'ajout d'une terrasse couverte avec un lit balancelle (!) car c'est une suite… nuptiale. Eh, oui, il n'y avait pas d'autre chalet disponible au moment de la réservation mais avec un petit supplément, on a pu avoir cette suite et tous les petits plus qui vont avec : champagne (plus exactement, vin pétillant !), corbeille de fruits et surtout un grand frigo rempli à ras bord de toute une variété de boissons (si, si…offertes).
Nous ferons donc comme si nous étions d'heureux honeymooners. Heureux, nous sommes, honeymooners nous fûmes !
La chambre est superbe mais le ventilateur a beau mouliner, il ne fait que brasser de l'air chaud, très chaud. Nous essayons la douche pour nous rafraîchir mais pas mieux, l'eau froide coule… chaude. Et la piscine ? De peur de ne pas trouver de parasol à l'ombre et devant les 500 mètres de passerelle à parcourir sous le soleil, nous renonçons. Le lit-balancelle ? Pourquoi pas ! Il n'y fait pas plus chaud qu'à l'intérieur et en se balançant, on pourrait presque ressentir un petit courant d'air.
Nous fixons 16 heures comme heure raisonnable pour sortir. Bien qu'il fasse encore 37 °, on trouve qu'il commence à faire meilleur.
L'objectif de la fin d'après-midi est d'assister au coucher du soleil sur la Dune 45 (45 car elle se trouve à 45 km de l'entrée). Mais en cours de route, nous réalisons qu'il est possible de faire bien plus de choses que cela.
Nous décidons donc de pousser jusqu'à Sossusvlei, sauf que nous n'avons pris ni GPS, ni documentation, ni plan. Tout est resté dans la chambre, sapristi !
A priori, ce n'est pas bien compliqué. Il suffit de suivre la route de 65 km jusqu'au bout et là ce serait sans doute indiqué. Les 5 derniers kilomètres se font dans le sable mou, nous tentons sans dégonfler les pneus. C'est limite ! A deux doigts de s'ensabler, on fait hurler le moteur au grand étonnement des petits springboks, intrigués par tout ce vacarme.
Mais une fois au bout du bout, entre Sossusvlei, Hiddenvlei et Deadvlei, lequel est le plus indiqué pour ce soir ? Je me rappelle avoir lu que Hiddenvlei était peu visité, je parie que demain matin tout le monde se ruera sur Deadvlei, alors cette dernière me semble l'option à retenir.
Situer Dead Vlei n'est pas aussi évident, il n'y a aucun panneau. Heureusement un chauffeur a bien voulu nous renseigner et nous indiquer la direction à suivre pour atteindre le "marais mort".
Il suffit en fait de suivre les traces de pas !
En chemin, nous croisons deux groupes sur le retour, ce qui nous laisse les lieux pour nous tout seuls !
Premier aperçu du lac asséché où de vieux troncs noirs d'Acacia orioloba âgés de 500 ans semblent attendre une improbable résurrection. Beau et impressionnant à la fois !
Il y a matière à faire plaisir au photographe !
Mais tout ça prend pas mal de temps et l'heure tourne. Pourrons-nous atteindre la dune 45 à temps pour le coucher de soleil, d'autant qu'en cours de route, des autruches nous retiennent.
Il est déjà 19 heures quand nous nous garons à ses pieds.
Nous l'escaladons un peu. Quelle sensation étrange… l'impression que la dune va se dérober sous nos pieds. Sensation mêlée à un peu de vertige et accentuée par un vent à décorner les oryx !
Du haut de ses 150 mètres, la dune domine les plaines environnantes… lunaires à cette heure de la soirée !
Instant de méditation et de solitude au coucher du soleil !
Un délicieux moment qu'il va falloir interrompre pour rentrer. Il reste 45 km à parcourir, ce qui nous fait arriver de nuit, bien après 20 heures.
Il ne faut pas traîner, le dîner est servi jusqu'à 21 heures. Les tables sont dressées sur la terrasse, la température est idéale et le menu à la hauteur du décor environnant. Après plusieurs dîners de game, je choisis ce soir du poisson. Après tout, la mer n'est qu'à 120 km à vol d'oiseau ! Hervé, quant à lui, reste fidèle au steak d'oryx !
Magnifique journée. Demain, on se lève tôt pour atteindre les dunes pour le lever de soleil !
Dead Vlei

Sossusvlei, Big Mama, Hidden Vlei et Dune Elim
J6 : Jeudi 8 novembre 2012
Nous n'avons pas fermé l'œil de la nuit. En première partie de nuit, il a fait trop chaud, en seconde des moustiques ont sévi (malgré la moustiquaire), en troisième les démangeaisons associées, et en dernière… le réveil a sonné. Il est 4 h 30 du matin.
A partir de 4 h 45, les "breakfast packs" nous attendent au restaurant et la "coffee station" est ouverte. Le temps d'avaler une boisson chaude et hop, nous sommes parmi les premiers à nous élancer sur les 60 km de goudron. Objectif (et c'est pour cela que nous avons choisi de loger dans le parc) : être à Sossusvlei pour le lever du soleil.
La vitesse est limitée à 60 km/heure mais le chauffeur du véhicule du parc (parti en éclaireur) a l'air de tout bonnement l'ignorer et sème tous ses poursuivants.
Cette fois-ci, on ne fait pas l'économie de dégonfler les pneus pour passer la dernière partie, sableuse. En louvoyant dans le sable, on passe haut la main.
On laisse Dead Vlei et Crazy Dune, la plus haute du parc, à la foule (comme prévu, tout le monde s'arrête là) pour pousser jusqu'au pied d'une autre dune géante, Big Mama.
Après deux départs manqués (le premier pour oubli du sac photo, le second pour oubli de couvre-chef), la lente ascension vers la crête de Big Mama peut commencer. En assurant chacun de nos pas tellement la finesse de l'arête est impressionnante, nous progressons vers le sommet alors que le soleil se lève sur le désert, tout étonnés d'être les seuls à avoir fait ce choix.
Quarante-cinq minutes pour monter à pas de fourmi et cinq minutes pour descendre à grandes enjambées.
Big Mama que nous venons d'escalader ! L'arête porte encore nos traces.
Puis traversée du lac asséché de Sossus Vlei (qui a donné son nom au parc).
A mes côtés, une autruche se pavane tranquillement. D'ailleurs l'endroit a l'air d'être très fréquenté comme le laissent à penser les traces de sabots et de pattes de centaines d'animaux – des doigts de l'autruche aux empreintes des antilopes – moulées dans l'argile et cuites par le soleil.
Le connaisseur pourrait sans doute aussi y observer toute une variété d'empreintes de chaussures ;-)
Après un petit déjeuner en compagnie d'une nuée de passereaux, direction Hidden Vlei.
En passant devant le parking de Dead Vlei, la foule est bien au rendez-vous de la "dune folle" et du marais aux arbres morts alors que les navettes continuent encore et encore à déverser des flots de visiteurs vers le fameux point d'intérêt et que les cars continuent à affluer vers l'espace de stationnement.
Alors qu'un monde fou se presse pour voir Dead Vlei, pas le moindre amateur pour Hidden Vlei. Alors que Dead Vlei est facilement accessible en véhicule 4 x 4 privé ou en navette du parc, le "marais caché" nécessite un peu de marche. Deux kilomètres en suivant les piquets noirs indique le panneau. Il est 9 heures.
Pour l'instant, rien ne laisse deviner que plus loin se cache une merveilleuse lagune.
Car Hidden Vlei se mérite. La marche dans le sable n'est pas aussi aisée qu'il n'y paraît.
Mais quand la lagune blanche surgit derrière la dernière pente, sa beauté n'en est que plus saisissante !
Vers midi, nous sommes de retour au lodge. Le thermomètre commence à frôler les 40 °, il serait temps de se mettre au frais pour une petite sieste. Dans la chambre, mis à part le frigo ;-) je ne vois pas d'endroit propice. Alors tentons la piscine !
Très bonne option ! L'eau à une trentaine de degrés est délicieuse et le bord du bassin conçu dans un espace aéré permet de respirer. Le comble… en retrouvant l'ombre après la baignade, nous avons la chair de poule ! Plusieurs trempettes successives permettent ainsi d'attendre 16 heures dans les meilleures conditions.
La fin de l'après-midi est consacrée à une petite balade dans l'étroit défilé du canyon de Sesriem…
… puis à crapahuter sur la dune Elim.
Sous le souffle du vent, les frêles herbes tracent, sur le sable, des dessins éphémères.
Un extrait du roadbook made by Madiza Tours nous dit :" Du haut de la dune, vous aurez une vision sur les dunes rouges, les montagnes bleues, la savane jaune, et bien souvent quelques oryx et springboks".
Les dunes rouges, les montagnes bleues, la savane jaune…
… et les oryx ! Cahier des charges parfaitement rempli !
Nous assistons au coucher du soleil tout juste en arrivant près du lodge, l'occasion d'une vue panoramique sur le site !
Entre-temps, sur notre terrasse, il y a eu comme un petit problème. Mais qui a arraché et fait tomber tous ces brins de chaume ? Qui a jeté les coussins de la balancelle par-dessus bord ? Et qui a crotté un peu partout ? Notre enquête nous porte à croire que ce sont des babouins les coupables ! Ils ont dû bien s'amuser, les coquins ! Heureusement qu'ils n'ont pas pénétré dans la chambre, surtout qu'on avait laissé toutes les fenêtres entrouvertes !
Ce soir, la fraîcheur ambiante nous fait presque regretter de ne pas avoir emporté de petite laine pour le dîner.
Vue depuis la dune Elim

Rostock Mountains : des zèbres de Hartmann sur le Rambler's Trail
J7 : Vendredi 9 novembre 2012
Aujourd'hui pas de réveil aux aurores ni de breakfast pack et pourtant nous sommes déjà sur notre terrasse dès 6 heures pour le lever de soleil.
Après le petit déjeuner dès 7 heures, nous profitons des lieux en repoussant à 10 heures le moment du check-out.
C'est le moment de faire un petit point sur nos découvertes dans le désert. Tout comme nous aurons bientôt le plaisir de chasser les Big Five, ici nous avons eu l'occasion de dénicher les Little Five !
En réalité le départ effectif de Sossus ne se fera pas avant 10 h 45, car il est primordial de trouver une solution pour éviter à nos bagages de glisser vers l'avant du coffre. Les attacher ? Bonne idée mais avec quoi, à part nos lacets de chaussures ? Heureusement pour nos godillots, j'ai une meilleure idée : les housses de siège de la voiture sont resserrées avec un cordon bien trop long. Un coup de ciseaux (chut, faut pas le dire !) et le tour est joué. Plus tard, à partir de Swakopmund, une corde bien plus solide remplacera ce bricolage provisoire.
Pas mécontents de notre trouvaille, nous finissons par nous mettre en route pour une toute petite étape de 140 km et 2 heures jusqu'au Rostock Ritz Desert Lodge.
Pause règlementaire à Solitaire pour son fameux Strudel aux pommes qui ressemble davantage à un crumble (je m'y connais en desserts).
Il fait déjà 36 °, ça n'a pas l'air de gêner les animaux, particulièrement actifs sur le trajet : oryx, autruches, phacochères, springboks.
Les chevaux, quant à eux, restent bien sagement derrière la clôture à observer la circulation. Ils ne voient pas beaucoup de monde passer quand… tiens, un panache de poussière… v'la du monde !
Nous arrivons à destination à Rostock Ritz cinq kilomètres après avoir franchi l'entrée de la propriété qui s'étend sur 12 000 hectares. Construit sur une colline dominant le désert environnant, le lodge compte une vingtaine de chambres dans des bungalows en ciment et pierre en forme d'igloos. A première vue, pas le must au niveau architectural, mais la construction permet de garantir une relative fraîcheur et la chambre, bien que petite par rapport aux précédentes, est très fonctionnelle. Accueil charmant de la part de Lara et Walter (à qui je ne manque pas de passer un bonjour de la part de Pierre77).
Comme à chaque fois, nous testons la piscine avec très belle vue plongeante sur le désert, les chaises longues suspendues très confortables et le calme très appréciable tout en étudiant le trail à faire en fin d'après-midi.
Un petit recueil rassemble toutes les opportunités de randonnées entre 1 et 7 heures. Nous choisissons Rambler's Trail, 8 km, 3 heures. Nous partirons à 16 heures.
Le sentier suit une crête en ménageant de beaux points de vue sur le désert…
… à travers des amas de quartzite d'où émergent quelques Commiphora wildii.
Nous ne tardons pas à apercevoir très loin dans la plaine de nombreux troupeaux de zèbres de montagne (ou zèbres de Hartmann). La propriété en compte plus de 300.
Le zèbre de montagne de Hartmann est une espèce endémique. Il se distingue de son congénère, le zèbre de plaine de Burchell, par des rayures régulières et plus rapprochées, complètement noires et blanches. Son ventre est tout blanc et ses pattes sont régulièrement rayées jusqu'en bas.
Quand le sentier quitte la crête pour rejoindre la plaine, nous avons le plaisir de croiser la route des zèbres et d'assister à une joyeuse cavalcade. Sans doute commencent-ils à se diriger vers le point d'eau en contrebas du lodge.
La scène des zèbres au galop… comme si vous y étiez !
Un peu plus loin, ils s'arrêtent et ce sont eux qui nous regardent passer !
Instants magiques avant le retour sur un sentier facile juste avant le coucher de soleil.
Dernière rencontre avec un écureuil terrestre !
Pour le dîner, le restaurant à la carte va nous permettre une nouvelle dégustation de game. Nous avions déjà mis dans notre assiette du koudou et de l'oryx. Ce soir, c'est au tour de l'autruche !
Lion's Rock

Nord du Namib-Naukluft NP : des arches et des sculptures rocheuses
J8 : Samedi 10 novembre 2012
Les hurlements des chacals ont animé notre nuit et ce matin, c'est le braiement et le galop des… zèbres qui nous tirent du lit. En poussant le rideau alors que le soleil n'est pas encore levé, nous ne tardons pas en à distinguer plusieurs groupes, répartis sur toute la plaine, puis tout près, en contrebas de notre bungalow, un groupe de sept individus qui nous fixent. Qu'ils sont beaux !
Le lodge aurait tout aussi bien pu s'appeler Zebra Plain Lodge, en raison du grand nombre de ces ongulés présents sur ses terres.
Pour commencer la journée, une petite balade matinale avant le petit déjeuner est tout indiquée et même si le soleil est déjà levé quand nous démarrons, Sunrise Walk (3,5km/1 h 30) semble la mieux adaptée.
Elle débute comme hier par une grimpette vers la crête puis tourne vers le point de vue appelé "Lion King". Mais c'est quoi, ce Lion King ? Une forme rocheuse suggérant un lion, la gueule ouverte ? Non, tout simplement un promontoire rocheux dominant la plaine d'où l'on imagine bien le roi des animaux s'adresser à son peuple.
Puis, après avoir traversé les dunes et avant de revenir près du lodge, le sentier passe devant les écuries où Destiny, un bébé zèbre, recueilli il y a 6 mois, gravement blessé, a l'air de se plaire avec la harde de chevaux semi-sauvages.
La suite de la journée va consister à rallier Swakopmund mais à l'heure du petit déjeuner, nous hésitons toujours entre plusieurs options possibles pour ce parcours.
Il y a bien sûr la traditionnelle C 14 via Walvis Bay mais qui a la réputation d'être monotone. Comme alternative, j'avais étudié un détour via Mirabib pour lequel un permis est nécessaire, nous l'avons !
Mais finalement, c'est une troisième option qui occupe notre réflexion matinale.
Dans son roadbook, Caroline suggère de rejoindre, après le canyon de Kuiseb, la C 28 via des pistes transversales : un trajet plus long mais plus beau avec plus de chance de voir des animaux.
Finalement, en croisant les informations de notre carte papier, du guide LP et de Tracks4Africa, deux indications supplémentaires vont retenir notre attention : Rock Arch et Rock Sculptures, situés au nord de la C 28 et à l'intérieur du parc national du Namib-Naukluft.
Nous décidons donc d'adopter la suggestion de Caroline en y intégrant, si possible, ces deux points d'intérêt. Tout cela est donc encore loin d'être au point surtout que nous ne connaissons pas ni l'état des pistes dans le parc national, ni le temps requis pour ces fantaisies. Il est 10 heures du matin quand nous prenons la route, ce serait bien qu'on arrive à Swakopmund avant l'heure de fermeture de la réception de l'hôtel à 18 heures.
Le trajet commence sur la classique C14 via Gaub Pass puis Kuiseb Pass avant de franchir l'entrée du parc national du Namib-Naukluft. Les principaux axes traversant ce parc (C 14 et 28, D 1982 et 1998) sont autorisés à tous les véhicules. En dehors de ces axes, un permis est nécessaire. Nous l'avons, donc, tout va bien.
Car déjà une petite diversion s'offre à nous : un point de vue sur les dômes et vallons du Naukluft. Pour Hervé, l'occasion de s'essayer à un raidillon pendant que je me dégourdis les jambes. La pente à 30 %... très peu pour moi !
Peu après, on quitte définitivement la C 14 pour des pistes traversières censées être riches en animaux.
Un panneau en annonce d'ailleurs !
Des oryx ? Mais ouiiiii !
Au carrefour suivant… une girafe ? Oui, c'est bien une girafe… Tiens, pourtant aucun panneau ne l'indiquait ;-)
Je ne m'attendais pas à voir une girafe ici. Est-ce son habitat naturel ou a-t-elle été déplacée là pour la satisfaction d'un propriétaire ? En tout cas, c'est une belle surprise.
Une fois la C28 atteinte (il est déjà midi), nous la délaissons aussitôt pour nous enfoncer vraiment dans le parc national sur des pistes off road, étroites, cahoteuses, imprévisibles… Bref, nous sommes dans notre élément.
Quarante minutes plus tard, nous atteignons le lit de la rivière Tinkas et au milieu du désert, cette oasis est parfaite pour notre pique-nique.
Encore une heure de plus, sur une piste bumpy, very bumpy… avant de découvrir enfin la fameuse arche !
Malheureusement, deux familles sud-africaines y ont déjà installé leur campement, ce qui gâche un peu son image, mais elle est très belle malgré tout !
Malgré les 38 degrés ambiants, une petite exploration des alentours s'impose. L'endroit a l'air d'être très convoité pour le camping. Le deuxième site, sous une alcôve rocheuse, est, lui aussi, déjà occupé par un énorme camion tout terrain de marque MAN immatriculé en Allemagne portant la mention "Germany – Mongolia – China". Son propriétaire nous confie qu'ici c'est le meilleur site de campement de toute la Namibie. Nous voulons bien le croire et si nous avions eu un véhicule équipé camping, c'est bien là que nous aurions aimé passer la nuit.
Mais pour nous, il est temps de poursuivre, d'abord en rebroussant chemin jusqu'à Tinkas, puis en prenant la direction de Bloedkoppie. La piste est très rugueuse par endroits, il faut être prudent. Les kilomètres ne défilent pas vite mais les heures, elles, filent à toute vitesse. Il est 15 heures et si l'objectif est de rejoindre Swakopmund avant 18 heures, il serait temps d'abréger les arrêts.
Mais comment abréger quand on voit de tels paysages ! Sur des centaines de mètres à la ronde, des formations rocheuses alvéolées comme des nids d'abeilles !
D'autres évoquant des trous de gruyère !
Des cachettes, des cavernes, des labyrinthes… où l'on aimerait pouvoir se perdre si on avait davantage de temps ! D'ailleurs, un sentier balisé "Rock Sculptures Trail", donne accès à ce dédale (compter 4 à 5 heures).
A peine repartis, nous nous accordons un dernier arrêt (vraiment le dernier !) au pied du Bloedkoppie pour admirer deux jeunes arbres à carquois jumeaux… on ne peut pas manquer ça !
Puis, zou… il faut vraiment penser à rallier Swakopmund, nous sommes encore à plus de 100 kilomètres.
Heureusement, la dernière portion de piste entre Bloedkoppie et la C 28 permet d'accélérer la moyenne et une fois sur cette dernière, il suffit de laisser rouler jusqu'au bord de mer.
Au fur et à mesure de la perte d'altitude, la végétation se fait de plus en plus rare jusqu'à devenir sable et poussière. On pourrait se croire à l'approche d'Iquique au Chili, mêmes paysages, mêmes impressions.
Dans ce paysage lunaire, une plante millénaire arrive néanmoins à tirer son épingle du jeu : le Welwitschia mirabilis, j'aurai l'occasion d'y revenir plus tard. Quelques exemplaires sont visibles en bordure de la C28.
La température, elle aussi, va progressivement chuter jusqu' à 15 ° à l'approche de Swakopmund alors que nous ne tardons pas à pénétrer dans une épaisse couche de brouillard.
A 17 heures, nous arrivons à destination au Stiltz, un ensemble de 10 bungalows sur pilotis, au bord de la rivière Swakop et à côté de l'océan.
Avant toute chose, nous demandons à réserver un restaurant pour ce soir. Le Tug, le meilleur restaurant de poisson de la ville, est complet, samedi oblige. De tête, je me souviens que le Lighthouse figurait aussi sur ma liste, alors allons-y pour le Lighthouse. Autant le dire tout de suite, grosse bouffe ordinaire, adresse à ne pas retenir !
Maintenant parlons des choses agréables. Avant de nous tendre les clés, la réceptionniste nous précise qu'en raison d'une annulation, nous avons été surclassés. Très bonne nouvelle !
Alors que nous pénétrons dans la villa 2, voici ce que nous découvrons : Une villa sur deux niveaux de plus de 200 mètres carrés, 3 chambres, 2 salles de bains, 3 WC, un grand salon, une grande salle à manger, une terrasse, un escalier monumental… des tableaux, des objets décoratifs, des bouquets de fleurs… une vraie maison !
Nous n'en croyons pas nos yeux et faisons 10 fois le tour de la maison, complètement incrédules !
En tout cas, une journée qui nous aura réservé plein de belles surprises, tant du côté nature que du côté hébergement !
Rock Arch

De Swakopmund à Walvis Bay : entre flamants roses et otaries
J9 : Dimanche 11 novembre 2012
En jetant un coup d'œil par la fenêtre ce matin, force est de constater que le temps est fidèle à la réputation de la ville : gris, froid et brumeux. Alors autant rester encore un peu sous la couette. D'ailleurs, ici tout est prévu, le matelas du lit est chauffant, de quoi affronter les froides nuits hivernales. Néanmoins en novembre, nous n'avons pas eu besoin de cette option. Une bonne couette suffit.
En général, l'étape au bord de l'océan est consacrée à une ou plusieurs excursions. Les plus prisées sont les croisières en catamaran ou en bateau à moteur dans la lagune de Walvis Bay et/ou les tours en 4 x 4 dans les dunes de Sandwich Harbour ainsi que toute une série de variantes en mixant les deux.
Bof, tout ceci ne nous inspire pas vraiment, alors c'est par nos propres moyens que nous décidons d'explorer la région. Vers 9 h 30, cap sur Walvis Bay qui n'est qu'à une trentaine de kilomètres et à autant de minutes de notre pied à terre.
Déjà des flamants ainsi qu'une multitude d'oiseaux dans la baie.
Nous traversons les marais salants où la route devient une piste de sel qui finit… dans le sable ! Plus de véritable piste, plus d'indications, seulement des traces, beaucoup de traces ! Grâce au GPS, une direction cependant : celle de Pelican Point et de son phare !
Néanmoins un peu hésitants à ce stade du parcours, nous nous faisons rapidement doubler par le véhicule d'un TO qui accélère tout ce qu'il peut, sans doute pour nous semer. Sans se laisser impressionner, Hervé lui emboîte le pas - ou plutôt la roue - de façon à ne pas le perdre de vue. C'est plus facile avec un éclaireur !
Dans la précipitation, nous n'avons pas pris le soin de dégonfler les pneus. Le moteur peine un peu mais on y est arrivé.
Il est 11 heures. Le phare de Pelican Point est encore dans la brume mais déjà un espoir d'éclaircie s'annonce.
A gauche du phare, quelle est donc cette grande masse sombre nimbée de brouillard ? Mais oui, ce sont des otaries. La région est réputée pour accueillir l'une des plus grandes colonies d'otaries à fourrure du monde.
En poursuivant, nous constatons des groupes de cette taille tout autour de la pointe. Certains groupes font d'ailleurs bon ménage avec les flamants.
De tels rassemblements attirent aussi les prédateurs comme ce chacal à chabraque qui attend tranquillement l'heure de son déjeuner.
Entre le phare et les salines, le retour se fait par une légère variante avant de rejoindre la trace initiale et sans oublier de dégonfler les pneus… c'est quand même plus facile ainsi.
Au sud de Walvis Bay, un autre site n'a pas manqué d'attirer notre attention : Sandwich Harbour, un ancien port baleinier aujourd'hui sanctuaire naturel protégé abritant jusqu’à 250 000 oiseaux migrateurs et, en particulier, 40 % des flamants roses d’Afrique australe. Uniquement accessible par une piste de sable difficile, il est quasiment impossible de s'y rendre seul.
Alors, est-ce que nous avons tenté ? Cela nous a bien titillé, mais non !
Par conséquent, la suite de la journée s'est passée à Swakopmund avec une grande balade à pied par la plage jusqu'à l'embouchure de la Swakop où une lagune donne à voir, là aussi, canards, flamants, pélicans, cormorans, mouettes, échassiers, et autres oiseaux.
C'est aussi l'occasion d'observer la végétation unique de cette côte. Ici Dollar Bush (Zygophyllum stapffii) et Psilocaulon
Fin de la balade sur la jetée avec une vue sur la ville devant une mer démontée et sous un ciel à nouveau couvert. On s'imaginerait être dans une ville balnéaire du Nord ou de la Baltique !
Pour couronner cette journée en beauté, rien de mieux qu'un excellent dîner de poisson au Tug. Adresse à retenir !
Nous avons vraiment apprécié cette ��tape au bord de l'océan malgré les basses températures. Bien au contraire, cette fraîcheur nous a permis de souffler un peu après la chaleur torride du désert. Pourtant, demain, on y retourne !
Flamants roses à Swakopmund

Du désert de Moon Valley au fouillis rocheux du Spitzkoppe
J10 : Lundi 12 novembre 2012-12-15
Avec toutes les otaries vues hier, le détour prévu aujourd'hui à Cape Cross ne se justifie plus. Nous avons donc le choix, soit d'aller directement à Spitzkoppe, soit de flâner en route.
Flâner nous convient ! C'est pourquoi, nous prévoyons un passage par Welwitschia Drive, un itinéraire permettant de découvrir Moon Landscape et surtout les plus gros spécimens de cette plante étrange qu'est la Welwitschia mirabilis. Un permis est nécessaire car la piste traverse une nouvelle fois l'extrémité du Namib-Naukluft NP.
A distance de la côte, nous espérions retrouver rapidement le soleil mais il a bien du mal à percer et c'est sous un ciel laiteux que nous découvrons les premiers reliefs de cette vallée lunaire, qui nous rappelle beaucoup la vallée chilienne de la Muerte.
Un petit sentier permet de dominer ces collines et vallées érodées par les rivières Swakop et Khan.
Plus loin, on découvre une curieuse cascade de roches, en fait, un filon de dolérite noire.
Dans ce désert de sable et de pierre où l'on imagine que rien ne pousse, l'on peut faire, malgré tout, d'intéressantes découvertes botaniques.
D'abord les plus importants champs de lichens foliacés du monde. Contrairement aux "crustacés" qui se développent sur un support, les foliacés s'en écartent et présentent un aspect touffu.
Et bien sûr, parmi les nombreuses curiosités végétales de Namibie, l'extraordinaire Welwitschia mirabilis ! Plutôt laide, cette espèce végétale apparentée aux conifères fait preuve d'une remarquable adaptation à son environnement, sa principale source d'humidité étant le brouillard. Plants femelles et plants mâles diffèrent : les premiers ont des cônes plus grands de couleur jaune-brun, renfermant des graines alors que les seconds ont des cônes plus petits de couleur saumon.
La Welwitschia mirabilis croît lentement et l'on estime que la plupart des spécimens de taille moyenne ont 1 000 ans d'âge. Les plus gros spécimens peuvent atteindre 2 000 ans. Enfin, cette bizarrerie de la nature a pour principal habitant une punaise, suceuse de sève, appelée en anglais "push-me-pull-you bug" car mâles et femelles s'accouplent dos à dos.
Mais curieusement, dans ce désert si paisible, il semble régner aujourd'hui une certaine fébrilité. Il y a l'air de se passer quelque chose d'inhabituel. La preuve ? Ici, une antenne de télécommunications en train d'être dressée, là des panneaux interdisant l'accès de certaines pistes secondaires sous le motif "Drilling in progress", plus loin un défilé de camions chargés de fûts à contenu explosif. Sans compter, la question mystérieuse que nous ont posée deux touristes allemands : "Did you see the drills ?"
Mais qu'est-ce qui se trame ?
Nous ne tardons pas à avoir la réponse. Alors que nous pique-niquons tranquillement dans l'oasis de Goanikontes, nous assistons d'abord à un interminable défilé de véhicules, des camionnettes de sécurité aux ambulances… jusqu'à ce qu'apparaisse cet étrange véhicule tout droit sorti d'un film fantastique, bientôt suivi par d'autres tout aussi loufoques.
Manifestement l'endroit est dédié au tournage d'un film. Plus tard, nous apprendrons qu'il s'agit de Mad Max 4 !
Après ce petit divertissement, nous finissons de traverser les plaines lunaires du Dorob NP avant de rejoindre la route B 2 goudronnée, le long de laquelle fleurissent bon nombre d'installations minières. Trafic soutenu sur cet axe important !
Cent vingt kilomètres avant notre destination, on commence déjà à apercevoir la silhouette pointue du Spitzkoppe. Tel un mirage, le sommet domine du haut de ses 1728 mètres les plaines poussiéreuses du sud du Damaraland, ce qui lui a valu le surnom de "Cervin d'Afrique".
Au pied du massif, nous emménageons dans un bungalow rudimentaire. De l'extérieur, c'est plutôt sympa. A l'intérieur, c'est vraiment très basique mais comme on le savait… et puis, quand on ne campe pas, c'est le seul moyen de pouvoir passer une nuit sur le site. Toilettes sèches, douches chaudes partagées, mais comme nous sommes les seuls occupants des bungalows, nous avons toutes les commodités pour nous tout seuls.
Et puis, le must ici, c'est le décor absolument exceptionnel alors ne perdons pas de temps et allons immédiatement le découvrir.
Il est 16 heures, le ciel couvert nous (protège) de la chaleur et contrarie les premières prises de vues.
Rock Bridge dans la grisaille !
Quand Monsieur n'a pas l'appareil photo en mains, voilà ce que lui inspirent tous ces boulders !
Soudain, un rayon de soleil dans un ciel de plus en plus chargé alors que nous nous apprêtons à voir le site de pétroglyphes de Small Bushman's Paradise.
Puis un espoir d'amélioration en approchant de Boxing Glove !
Le temps de faire tout le tour du massif pour accéder à la partie nord (la partie centrale est inaccessible car clôturée), les nuages ont eu le temps de se disloquer. Alors peut-être aurons-nous un beau coucher de soleil ?
Face nord du Spitzkoppe dans une belle lumière ! Et une arche rocheuse de plus !
Une heure avant le coucher de soleil qui s'annonce maintenant sous les meilleurs auspices !
Pour en profiter pleinement, nous revenons un peu sur nos pas pour ne pas être trop loin, une fois le soleil couché. Notre perchoir près du campsite 11 est idéal.
19 heures, dernières lumières… 19 h 15, dernier rayon sur le Klein Spitzkoppe ! 19 h 20 : la montagne rougeoie !
Le spectacle est terminé. Nous rentrons à la nuit presque tombée dans notre cabanon pour une petite dînette sous les étoiles. Encore une magnifique journée !
Arche au Spitzkoppe

Spitzkoppe encore : du pied des Pontok Mountains au Bushman's Paradise
J 11 : Mardi 13 novembre 2012
Ciel flamboyant au réveil : rien de tel pour nous faire lever d'un bond !
Un tel décor nous donne bien envie de prolonger d'une matinée notre séjour au Spitzkoppe. En effet, rien ne presse, nous n'avons que deux heures de trajet pour rejoindre le Brandberg.
Car j'ai une idée qui me trotte dans la tête, soufflée par Karin15 : trouver son "secret garden" sur les pentes des Pontok Mountains. A part quelques éléments succincts, je n'ai ni préparé l'itinéraire, ni localisé l'accès, ni même le massif.
C'est donc avec beaucoup d'empressement que nous soumettons nos quelques indications au manager que nous croisons au petit déjeuner.
A partir de ces informations, le manager nous désigne le massif derrière nous ainsi que la crête à atteindre, quelque part entre entre les Pontok 2 et 3. Ah ! Oui ? Il va falloir monter là-haut ?
L'homme nous conseille de faire l'ascension en compagnie d'un guide, solution qu'Hervé approuve immédiatement. Mais quand on s'adresse à la réception du camp, on nous répond qu'il faudrait faire venir le guide du village, ce qui nécessite un certain délai. Je proteste, je veux pouvoir démarrer tout de suite, puisque nous sommes prêts et qu'il ne fait pas encore trop chaud.
"Pas de problème", nous répond le ranger qui ajoute qu'il va nous accompagner jusqu'au trailhead, nous indiquer la direction et qu'ensuite il suffit de suivre les cairns.
Aussitôt dit, aussitôt fait ! Le gars suggère qu'on prenne notre véhicule jusqu'au lieu de départ. C'est lui qui conduit, moi je grimpe sur les genoux d'Hervé (pour cause de simple cabine !).
Il nous laisse sur la première pente rocheuse (et retournera à pied) après avoir fixé ensemble un horaire de retour. Il est 8 heures. Si à midi nous ne sommes pas revenus, il engagera notre recherche.
Alors voilà, il n'y a plus qu'à grimper là-haut. A première vue, cela a l'air simple mais en réalité, le terrain est un fouillis rocheux inextricable dans lequel il est bien difficile de repérer des cairns et de distinguer cette rampe principale décrite par Karin.
La progression lente et fastidieuse est plus proche du scrambling et même si a priori, ce n'est pas réellement dangereux, c'est tout de même stressant par endroits.
Heureusement le décor est à la hauteur de la difficulté. Arbre à beurre ou Cyphostemma currorii… magnifique ! Détail de l'arbre à beurre Arbre à carquois Des formes rocheuses extraordinaires, type "cracked egg"
Néanmoins, malgré la mise en garde de Karin, nous nous sommes laissés dévier par deux fois de la rampe principale pour nous retrouver au pied de voies d'escalade verticales. Il est tout bonnement impossible de distinguer les séries de cairns indiquant la voie principale ou celles indiquant les voies secondaires.
La vue est alors encore plus grandiose, mais l'erreur nous coûte à chaque fois beaucoup d'énergie !
Alors quand nous nous retrouvons une troisième fois dans une impasse, bloqués par un rocher sur une barre très inclinée, nous préférons ne pas tenter le diable et faire gentiment demi-tour.
Notre quête du jardin secret s'arrête là, après 188 mètres de dénivelé et deux heures aller-retour.
Un dernier coup d'œil au cours de la descente !
A 10 heures, nous sommes de retour à la voiture, ce qui nous laisse le temps de pousser jusqu'à Bushman's Paradise.
Grâce à une chaîne métallique, nous gravissons ses pentes de granit avant d'accéder à un plateau parsemé de boulders aux formes originales. Le terrain de jeu d'un géant ?
Attention à boule ;-) Voici les quilles !
L'arrivée se fait dans une cuvette de verdure abritant des peintures rupestres réalisées par les Bushmen il y a … ans. Malgré les dégradations subies, il reste quelques scènes remarquables.
La matinée a été bien remplie. Nous franchissons finalement la guérite de sortie du parc peu avant midi, histoire de rassurer le ranger sur notre retour, sains et saufs. Ouf !
Deux heures plus tard, nous arrivons en vue du Brandberg, un massif de granit dont le nom signifie "montagne de feu" et dont le sommet du Königstein (2 573 mètres) est le point culminant du pays. Néanmoins, sa célébrité tient davantage à ses pétroglyphes, notamment la fameuse "White Lady".
La température frise les 42 ° alors la Dame blanche, ce sera pour demain matin.
Dans l'immédiat, nous prenons pension au Brandberg White Lady Lodge. Dans le lit de la rivière Ugab, le lodge propose, outre un camping, 15 chambres au confort simple dans un style sans prétention. Nous voilà prévenus !
Mais comme il n'y a pas beaucoup de monde au lodge, la patronne nous laisse le choix entre une chambre basique pourvue d'un ventilateur (c'est ce qui était prévu pour nous) ou un petit chalet indépendant, certes sans ventilo, mais naturellement aéré et plus agréable. Nous partons visiter les deux et préférons de loin le chalet (n°7)… bénéficiant une fois de plus d'une forme de surclassement ;-)
Après avoir crapahuté toute la matinée et sous plus de 40 degrés, à part la baignade, il n'y a rien de raisonnablement envisageable pour la fin de l'après-midi. Alors vive la piscine !
Butter Tree au Spitzkoppe

Du Brandberg à Twyfelfontein : off road à la recherche des animaux sauvages
J12 : Mercredi 14 novembre 2012
6 heures : déjà debout pour assister au lever du soleil sur le massif du Brandberg, un peu surpris par la fraîcheur matinale. Petite laine indispensable.
7 heures : les premiers au petit déjeuner et avant 8 heures, les premiers au check-out !
Sans doute les autres clients ont-ils retenu l'excursion à la recherche des éléphants du désert, le camion est déjà prêt. La patronne nous précise, à ce propos, qu'un groupe de pachydermes a été repéré en aval de la rivière. Pourquoi ne nous l'a-t-on pas proposé ? Peut-être parce qu'il n'y avait plus de place ?
Bon, tant pis pour les éléphants ! Notre projet, ce matin, consiste à rendre visite à la Dame blanche du Brandberg (White Lady).
A 8 h 15, nous sommes déjà devant la guérite d'entrée du site. La balade étant obligatoirement guidée, c'est Justus qui nous accompagne. Pour y accéder, le sentier remonte le ravin de Tsisab, dévoilant des pentes rocheuses aux couleurs mordorées d'où émergent des bouquets d'arbres épars.
Côté flore, cette jolie Cleome angustifolia que Justus appelle Butterfly Flower.
Côté animaux, le guide nous montre des traces de léopards, de chacals et de babouins mais les animaux que nous verrons en réalité seront de plus petite taille.
Ressemblant à des marmottes, les damans vivent en groupes dans les rochers, se nourrissent d'herbe ou de feuilles et ont besoin de très peu d'eau pour survivre.
Ils urinent toujours tous au même endroit, dans des latrines.
Quant au lézard agame des rochers, la couleur bleue de son corps et la couleur orange de ses pattes et de sa queue indiquent que c'est par amour qu'il s'est ainsi paré.
Justus marche d'un bon pas et au bout de 3 km, nous arrivons à la grotte abritant des pétroglyphes vieux de 2 000 à 5 000 ans.
La fameuse peinture rupestre de la Dame blanche représente un étrange cortège de chasse dans lequel le personnage principal tient d'une main quelque chose qui ressemble à une fleur ou à une plume et de l'autre un arc et plusieurs flèches.
Une première étude (Abbé Breuil, 1946) a affirmé que ce personnage était vraisemblablement une femme de race blanche, crétoise ou égyptienne.
Depuis, cette hypothèse n'a pas été validée. Les chercheurs actuels pensent que la Dame blanche serait plutôt un garçon San dont le corps a été enduit d'argile dans le cadre d'une cérémonie d'initiation.
Hervé a lui aussi son idée, déformation professionnelle oblige : pourquoi ce serait-ce pas une personne (homme ou femme) noire souffrant d'une maladie de peau, le vitiligo ? D'ailleurs Justus lui-même en a quelques plaques sur le visage. Le débat est ouvert !
Retour au parking à 10 h 30 (compter 1 h 30 à 2 heures selon le temps accordé aux peintures). Visite très intéressante et balade agréable !
Deux heures et un peu plus de 100 kilomètres nous séparent de Twyfelfontein alors pourquoi ne pas envisager un petit détour pour tenter de voir des éléphants du désert ! Idée immédiatement adoptée !
Dans cet objectif, nous abandonnons l'itinéraire prévu via Soris-Soris pour prendre la direction de l'Ugab River avec un nouveau passage à proximité de White Lady Lodge.
Les éléphants ont été repérés en aval, il faudrait donc rouler vers l'ouest dans le lit asséché de la rivière. Mais une fois devant la rivière, Hervé hésite, trouvant le trajet trop risqué (sable mou +++). Tant pis pour les éléphants, continuons. Mais déjà, il regrette et un peu plus loin tourne à gauche sur une piste qui rejoint le lit du cours d'eau puis le traverse à plusieurs reprises. Avec un peu de chance, on pourrait tomber sur ces fameux éléphants !
D'ailleurs, on imagine fort bien toute une troupe de pachydermes avançant à la queue leu leu et dans la poussière, pour aller s'abreuver dans cette vallée verdoyante que l'on commence à voir apparaître devant nous ! Comme dans le Livre de la Jungle !
Mais à part une gardienne de chèvres et son troupeau, personne !
A ce stade, le GPS recalcule le trajet. Nous voilà donc avec une nouvelle feuille de route qui va nous réserver bien des surprises.
La piste commence à s'éloigner de la rivière Ugab pour s'enfoncer dans des paysages arides à souhait.
Le sable blanc dans le lit de la rivière se teinte progressivement de rose à l'approche de dunes pétrifiées. Le GPS confirme la réalité du terrain, "two spoors/sand" prévient-il.
Pour avancer dans le sable de plus en plus profond, il n'y a pas d'autre moyen que de pousser le moteur au grand effroi d'une autruche, obligée de piquer un long sprint en montée pour nous fuir. La pauvre !
Pensant que le passage dans le sable serait bref, nous espérions faire l'économie du dégonflage des pneus mais à ce stade, impossible de s'en passer. Le véhicule se conduit mieux mais la partie est encore loin d'être gagnée.
Devant nous, on ne voit pas la fin d'un double ruban de sable rouge. Au milieu de nulle part, je m'inquiète régulièrement de la tournure que prend le parcours et surveille attentivement le GPS, espérant pouvoir rejoindre les pistes classiques à la première occasion. Mais visiblement, c'est le contraire.
Tiens, des vestiges de présence humaine ! Vestiges seulement… car de présence humaine, point, depuis ce matin.
Avec une nouvelle rivière, Goantagab River, on n'est pas prêts de sortir du sable. Mais au moins avons-nous une nouvelle chance de rencontrer les éléphants du désert… d'autant que le passage dans le lit asséché de la Goantagab est très long.
Chouette, voilà déjà des girafes !
Puis des oryx, des springboks, des babouins, des zèbres de montagne, des koudous, un serpentaire ! Mais que cette vallée est riche en animaux ! Certes le parcours est long (il est déjà 13 h 30) mais que de rencontres ! L'Afrique sauvage dans toute sa splendeur !
Il ne manque plus que les éléphants !
Ah, cette fois-ci, ils ne devraient pas être loin ! Crottes encore toutes fraîches droit devant !
Mais quand on finit par quitter le lit de la rivière, il faut se faire une raison et dire adieu aux éléphants !
Après le sable, voilà que la piste devient pierreuse en traversant de vastes étendues de mesas et de plateaux.
En débouchant au pied de la Red Mountain, nous n'en croyons pas nos yeux ! Voici qu'apparaît devant nous un rhinocéros … noir, en plein milieu du Damaraland, en dehors de toute réserve ou de tout parc national. Nous sommes alors à 40 km de Twyfelfontein.
La photo prise de loin n'est pas extraordinaire mais la rencontre est tout simplement incroyable. Exceptionnelle… rare, diront les spécialistes.
Nous tentons bien une petite approche - en véhicule, pas à pied ;) - mais quand on sait qu'une bête de cette taille peut faire près d'une tonne, que sa corne peut faire 80 à 150 cm, qu'elle peut atteindre une vitesse de 55 km/h et courir pendant 10 km, il vaut mieux ne pas insister !
Une fois à distance du rhino, nous prenons le temps de contempler ces montagnes violacées.
La zone que nous traversons ensuite est particulièrement difficile. Le GPS annonçe "Serious 4WD needed". Espérons que notre suspension et nos pneus soit suffisamment robustes pour supporter les bonds que lui inflige le terrain. A suivre !
Soulagement provisoire quand nous arrivons à proximité de Burnt Mountain. Après un dernier franchissement scabreux, la piste se transforme en autoroute (ou presque) pour les dix derniers kilomètres. Ouf !
A 15 h 30, nous sommes accueillis au Camp Kipwe, un ensemble de 8 bungalows en pierre et argile, parfaitement bien intégrés aux boulders environnants. Grande chambre, climatisation, belle salle de bains sous les étoiles. Assurément, c'est bien plus qu'un camp !
Pour supporter les 40 degrés ambiants et nous relaxer après cette journée si intense, nous courons faire trempette dans la Rock Pool… très cool !
Alors que nous lézardons au bord du bassin, un employé s'enquiert de trouver le propriétaire du véhicule immatriculé "N108275W" car ses pneus sont à plat. 108275 ? Mais c'est nous et si les pneus ont l'air dégonflés, c'est sans doute parce qu'on n'a pas encore pris le soin de les regonfler à l'issue de cette journée !
Erreur, les pistes off road, ça ne pardonne pas ! Diagnostic : un pneu déchiré et non réparable (le gars changera la roue). Heureusement que nous avons opté pour l'assurance "Super Cover".
L'esprit tranquille, nous continuons à profiter de la soirée au belvédère aménagé par le lodge. Apéro et snacks sur fond de soleil couchant avant de déguster le meilleur filet d'oryx du séjour !
Une journée exceptionnelle ! La rencontre avec ce rhinocéros noir sauvage vaut bien celle d'un troupeau d'éléphants ! Dans la famille des Big Five comprenant le lion, le léopard, le buffle, le rhinocéros noir et l'éléphant, nous sommes ravis d'avoir déjà mis à notre actif le quatrième de la liste.
Un rhinocéros noir en plein milieu du Damaraland... rencontre rarissime 🙂!

De Twyfelfontein à Grootberg : Rock Art, Burnt Mountain et Organ Pipes
J13 : Jeudi 15 novembre 2012
Un nouveau parcours off road de prévu ? Si l'on s'écoutait, on ne dirait pas non, car on a vraiment adoré notre journée d'hier. Mais n'ayant plus qu'une seule roue de secours, ce ne serait pas raisonnable. Le parcours sera donc (très !) classique aujourd'hui !
Dès 8 h 30, nous sommes devant l'entrée du site d'art pariétal de Twyfelfontein, mais ni les premiers ni les seuls. Des cars de touristes stationnent déjà sur le parking.
La visite de ce parc national, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, se fait en compagnie d'un guide. Compter 1 h 30 à 2 heures.
En dehors d'une horde de visiteurs, nous arrivons à l'accueil en même temps qu'un couple d'Allemands octogénaires accompagnés de leur fils quinqua. Pensant sans doute que nous étions ensemble, le guide nous réunit pour une visite commune.
A la première intersection, il propose deux options : soit une boucle facile par Lion Man's Trail (45 minutes) ou un parcours un peu plus engagé en enchaînant Dancing Kudu's Trail et Lion Mans' Trail (1 h 30). Nous, on se verrait bien faire les deux mais les octogénaires ?
Afin d'harmoniser nos souhaits respectifs, le gars propose de commencer par Lion Man, on verrait ensuite pour le Kudu. C'est d'accord !
Avec tous ces amas de grès rouge piquetés de bouquets d'herbe séchée, le cadre est somptueux ! Pas étonnant que ce matériau rocheux ait inspiré des artistes il y a quelques milliers d'années !
Contrairement à d'autres sites, ici, il ne s'agit pas de peintures mais de gravures, réalisées dans la roche à l'aide de burins de quartz. Les plus anciennes ont été faites par les Bushmen il y a plus de 8 000 ans. Elles représentent essentiellement les animaux du Damaraland, principal gibier des chasseurs-cueilleurs de l'époque.
En fonction des différences de couleur et d'usure, les chercheurs ont néanmoins distingué six époques de réalisation.
Ces gravures-ci font sans doute partie des plus anciennes !
Celle-là en revanche a l'air plus récente, vu le style du trait et surtout la présence d'animaux comme otaries et baleines.
Il est d'ailleurs reconnu que certaines gravures ont de toute évidence été réalisées par des copieurs au XIXème siècle.
C'est pour cette raison que l'ensemble nous laisse un peu sur notre faim, surtout que nous nous trouvons vite pris en sandwich entre deux grands groupes de touristes bruyants et pressés.
Nos compagnons de visite nous quittent à l'issue de la première boucle, la dame a l'air complètement exténuée. Le parcours fait moins de 2 km mais dans un terrain rocailleux et en montée.
Quant à nous, nous espérons échapper aux groupes et nous retrouver enfin tranquilles sur le sentier du koudou dansant. Bien joué !
La variante nous permet non seulement d'approcher des formations rocheuses remarquables mais aussi des peintures rupestres d'une grande finesse.
Nous finissons par la gravure – sans doute la plus ancienne au vu de la patine - qui a donné son nom au trail : "Dancing Kudu"... remarquable !
C'est ainsi que se termine notre visite mais avant de quitter définitivement Twyfelfontein, nous prenons le temps de faire un saut à Organ Pipes puis à Burnt Moutain. Organ Pipes ou "tuyaux d'orgue"… des colonnes de dolérite hautes de quatre mètres formant un mur de 100 mètres de long !
Burnt Mountain ou "montagne brûlée"… dans un paysage de désolation, un amas de scories semblant avoir été exposées au feu (oxydes de fer, de manganèse…).
On a maintenant bouclé le tour de Twyfelfontein. Il est temps de rejoindre notre lieu d'étape suivant, le Grootberg Lodge, 120 km. Encore une petite étape mais c'est promis, aujourd'hui, pas de fantaisie, ce sera un parcours direct… ou presque. Et pourquoi pas la rencontre tant attendue avec les éléphants du désert ?
Vingt kilomètres avant l'arrivée, nous nous accordons un petit détour par Palmwag, histoire de prendre du carburant ainsi que des renseignements sur les conditions d'accès à Palmwag Day Visitor Area (pour demain). Pour y accéder, il faut franchir la Ligne rouge, une barrière de contrôle vétérinaire, séparant les fermes d'élevage de bétail du Sud de l'agriculture vivrière du Nord. En guise de contrôle vétérinaire, nous avons juste droit à un contrôle des passeports, avec le sourire ! Deuxième passage au retour moins d'une demi-heure plus tard pour poursuivre vers Grootberg.
Alors que la piste commence à grimper, passant de 970 mètres dans la plaine de Palmwag à 1548 mètres au col du Grootberg, un panneau ne va pas manquer de susciter notre intérêt. Nous restons en alerte !
Mais à part le dos d'un bœuf gris que j'ai confondu avec celui d'un éléphant, pas le moindre pachyderme à l'horizon… alors que nous atteignons la barrière d'entrée du lodge.
Nous ne sommes pas arrivés pour autant, car l'hôtel est situé 65 mètres de dénivelé plus haut. Après inspection de notre véhicule, le gardien estime que nous devrions être en mesure de grimper la pente d'accès au lodge de plus de 30 %. Tout doucement, en vitesse courte, différentiel bloqué… très impressionnant !
Sur une propriété de 12 000 ha appartenant à la communauté locale Khoadi/Hoas, Grootberg Lodge propose 11 bungalows en pierre et toit de chaume offrant une vue plongeante sur les plaines du Damaraland. Nous y avons prévu deux nuits. Un lieu qui serait idéal si l'accueil était moins nonchalant et le service moins approximatif. Autre bémol : sous prétexte de lions sur la propriété, aucune activité n'est possible sans être accompagné. Un peu frustrant pour nous !
Mais en dehors de cela, l'emplacement est vraiment exceptionnel et la vue incomparable !
Par conséquent, à défaut de se balader, on profite de la vue et accessoirement de la piscine, bien qu'à cette altitude ce ne soit pas la grande chaleur.
Burnt Mountain

Safari dans la concession de Palmwag
J14 : vendredi 16 novembre 2012
Comme le Grootberg Lodge n'offre aucune activité non guidée, nous avons décidé de passer la journée à l'extérieur, plus précisément à Palmwag Day Visitor Area qui n'est qu'à 25 km de notre hébergement.
La concession se parcourt en self drive, ce qui nous convient parfaitement. Les permis s'obtiennent à l'entrée de la concession (200 N$ pour 2, véhicule compris).
Un peu avant 9 heures, nous nous présentons au portail de l'entrée sud après avoir franchi une nouvelle fois la barrière vétérinaire où le contrôleur nous a reconnus. On nous remet un plan avec les différents points de vue et points d'intérêt.
C'est parti ! Dès la première intersection, nous avions l'intention de tourner à gauche pour une petite boucle traversant la rivière qui, vu son nom de Leopard Drive pouvait laisser espérer une possible présence de léopards. Mais le passage du cours d'eau sur des dalles rocheuses nous paraît trop scabreux… cette première difficulté laisse présager un parcours plutôt engagé.
A défaut de la piste du léopard, on se contente du point d'intérêt I-5 "Twee Palms", une très belle oasis avec, en aval, un joli bassin creusé par la rivière et, en amont, les fameux Twee Palms, des palmiers jumeaux au cœur d'un canyon de grès rouge.
Une heure est nécessaire pour rejoindre le point d'intérêt suivant I-6, Van Zyl Gat. On roule au pas, la plupart du temps en seconde, à une vitesse comprise entre 5 et 20 km/heure. Sans compter qu'en cours de trajet, on ne résiste pas aux arrêts nécessaires pour observer les animaux. A quand la rencontre avec les éléphants ? En attendant, voici déjà une maman zèbre et son petit !
Si la conduite est délicate en raison de la nature du terrain, il n'y a en revanche aucune difficulté à se repérer, tout est parfaitement bien indiqué.
Vers 10 h 30 (soit 1 h 30 après l'entrée), nous atteignons le cul-de-sac de Van Zyl Gat, très curieux de savoir ce que cachait cet endroit. Une petite exploration à pied s'impose.
Nous découvrons alors un long défilé profond creusé par l'Uniab River où semblent nicher de nombreux oiseaux. D'ailleurs, un héron en a fait son territoire.
Après Van Zyl Gat, il faut revenir sur nos pas avant de nous diriger vers le point d'intérêt I-4. Les oryx sont nombreux à cet endroit mais dès qu'on s'arrête, ils se dépêchent de nous tourner le dos, prêts à se sauver. Avec leur paire de cornes très droites et leur face noire et blanche, ces antilopes sont vraiment magnifiques.
Il est 11 h 30 (2 h 30 après l'entrée) quand s'on approche de Kawaxab (I-4). Avec un nom pareil, à quoi faut-il s'attendre ? A notre grande surprise, dans cet environnement rocailleux, nous trouvons un canyon étonnamment vert ainsi qu'une cascade alimentant un bassin naturel aux eaux claires invitant à la baignade. Quel dommage, nous n'avons pas nos maillots.
En prenant un peu de hauteur au point de vue immédiatement voisin (V5), nous dominons une vaste plaine où la rivière Uniab et ses affluents ont créé des îlots de verdure dans cette immensité de poussière et de cailloux : un environnement tout à fait propice à abriter des animaux !
Si vous regardez bien, vous allez distinguer une famille girafe que nous apercevons depuis notre poste d'observation.
En traversant la plaine, nous ne tardons pas à croiser leur route. Quel spectacle attendrissant ! Mais toujours pas d'éléphants !
Dans l'immédiat, voici un "grand koudou"… très peu farouche, parfaitement reconnaissable à ses grandes cornes torsadées en spirale. Les femelles et leurs petits sont un peu plus loin, à l'ombre d'un mopane.
Puis, tout d'un coup, à force de les désirer… voilà bien des éléphants ! Ils sont deux. Ils sont un peu loin, on en profite pour faire une pause prolongée pour les observer longuement tout en grignotant quelques gâteaux secs. Il est presque midi.
Comme ils n'ont pas l'air de vouloir se rapprocher, nous finissons par poursuivre. A l'intersection suivante, nous prenons à droite "Rhino Drive", espérant renouveler notre expérience récente et mettre à notre actif une deuxième rencontre de rhinocéros. Mais on n'est pas gagnant à tous les coups et on a beau balayer du regard les vastes étendues de la concession, côté rhino, on restera bredouilles. Beaucoup d'autres animaux en revanche : des zèbres de montagne et encore des girafes et des oryx.
Le point d'intérêt I-1 ou Awaxas marque la fin de la visite. Dernier panorama sur un désert de pierrailles laissant place à l'arrière-plan à un filet de verdure sur fond de massifs montagneux.
En tout, un parcours d'une quarantaine de kilomètres à peine, mais ayant nécessité plus de quatre heures. Beaucoup d'animaux, des paysages étonnants et en dehors des gardiens, pas un seul humain. Avant de sortir de la concession, nous vérifions néanmoins l'état des pneus (ouf, tout est OK) car le terrain était vraiment difficile.
Une demi-heure plus tard, nous passons le portail Nord avant de franchir une nouvelle fois la barrière vétérinaire. On ne nous contrôle même plus tellement on est connus et on nous demande si on reviendra demain. Non demain, on quitte définitivement la région en direction du parc national d'Etosha.
Dans l'immédiat, retour au Grootberg Lodge et deuxième nuit sur place.
Palmwag

Etosha Ouest : l'arche de Noé d'Okaukuejo
J15 : Samedi 17 novembre 2012
Aujourd'hui, entre Grootberg et le parc national d'Etosha, nous allons faire une de nos plus longues étapes, soit 260 km que nous parcourrons en 4 heures. Le trajet se fait essentiellement sur des voies asphaltées à l'exception d'un raccourci en terre permettant de relier plus rapidement la C 40 à la C 38… une piste toute droite à l'exception de trois virages à angle droit où, selon la loi de Murphy, on ne manque pas de croiser les trois seuls véhicules du parcours !
Arrivée à l'entrée Sud du parc vers 13 heures, enregistrement, puis poursuite jusqu'à Okaukuejo Restcamp, 17 km plus loin. Là, nous payons les droits d'entrée du parc national pour trois jours avant de prendre possession de notre chambre pour une nuit.
Datant de 1955, Okaukuejo est le plus ancien camp gouvernemental d'Etosha. Comme beaucoup de lieux d'hébergement dans des parcs nationaux ailleurs dans le monde , il est très vaste et offre toute la gamme de confort, de l'emplacement de camping au chalet de luxe en passant par le bush chalet, le family chalet et la chambre double. Sans parler des boutiques, station essence, piscine, restaurant… Bref, il ne faut pas chercher la confidentialité mais d'autres avantages que nous ne tarderons pas à découvrir.
De l'extérieur, les bâtiments (ancien casernement) abritant les chambres doubles ne paient pas de mine mais l'intérieur, fraîchement rénové, est plutôt mignon. La salle de bains est de belle taille, surtout par rapport à la chambre, toute petite. Malgré ce défaut, elle offre deux avantages indéniables : un frigo et surtout la climatisation, bienvenus quand on sait que la température extérieure affiche 38 ° C en ce début d'après-midi.
Après un pique-nique sous la clim', un plouf dans la piscine, à 15 h 30, nous sommes prêts pour notre première exploration du parc.
Quelques mots sur le parc national : L'Etosha National Park (23 000 km2) se range parmi les plus belles réserves naturelles de la planète. Son nom signifiant "grand endroit blanc d'eau asséchée" lui vient de l'Etosha Pan, un immense désert salin de plus de 5 000 km2 qui se transforme en lagune à la saison des pluies et qui abrite, dans les plaines et le bush environnants, une faune très diversifiée. Contrairement à d'autres réserves africaines que le visiteur doit sillonner des journées entières à la recherche d'animaux, à Etosha, ils viennent, paraît-il, à vous… ou presque !
Autre facilité : pendant la saison sèche, les animaux se regroupent autour des points d'eau. Il suffit donc de se garer près de ces endroits stratégiques et d'attendre qu'ils se présentent, non pas isolés mais par dizaines ou centaines, paraît-il.
C'est tout cela que nous sommes prêts à aller vérifier !
Bien entendu, interdiction formelle de descendre du véhicule et obligation stricte d'être de retour au camp avant le coucher du soleil (sous peine d'amende), le portail du camp étant fermé.
Pour commencer, direction plein nord vers le point d'eau d'Okondeka, réputé être fréquenté par les animaux de plaine mais aussi par des girafes et même des lions.
Sur le trajet vers Okondeka…
Dans cette plaine herbeuse écrasée de chaleur… où seul cet acacia isolé est source d'ombre pour les animaux, chacun essaie de trouver sa solution !
Et tant pis si la piste est bloquée !
Et ceux-là, que cherchent-ils devant cette borne ? Leur route ou un coin abrité du soleil ?
Autre technique pour supporter la chaleur, faire l'autruche… ;-)
Ou faire comme les oryx… le second profitant de l'ombre du premier !
Les girafes, en file indienne dans un trait d'ombre, font elles aussi preuve d'inventivité quand le thermomètre s'affole.
A Odondeka, le point d'eau tient ses promesses : le roi des animaux est au rendez-vous. Il traverse la piste devant la voiture qui nous précède puis va rejoindre son harem, non sans pousser un rugissement autoritaire.
A partir d'Odondeka et dans le but de sillonner toutes les pistes de cette partie du parc, nous décidons de pousser jusqu'à la limite ouest de N'Bari via Adamax, sans vraiment bien estimer le temps nécessaire pour cette grande boucle.
L'itinéraire, passant par des zones boisées et d'autres dévastées par le feu, n'apporte rien de plus si ce n'est du stress en voyant l'heure tourner et aucun autre véhicule avoir fait le choix de s'éloigner autant.
On fonce pour arriver dans les temps avant de ralentir afin de capter la belle lumière de fin de soirée.
Bon finalement, nous sommes rentrés au bercail à 18 h 40 avec une bonne demi-heure d'avance sur la limite fatidique avec pas moins de 140 km parcourus dans l'après-midi. Si l'on y ajoute les 260 de ce matin, on a indiscutablement battu un record aujourd'hui.
18 h 40, c'est la bonne heure pour s'approcher du point d'eau du camp. C'est l'un des autres avantages de dormir dans ce camp à l'intérieur du parc : le trou d'eau, éclairé le soir, y jouit d'une belle activité, spécialement au coucher du soleil voire à la nuit tombée.
Allons voir ce qui s'y passe !
Il y a déjà du monde côté spectateurs. Comme autour d'une arène, ils ont pris place dans un silence religieux pour assister à la représentation !
Le rituel au point d'eau est réglé par les lois de la hiérarchie, les plus forts étant les premiers autorisés à s'abreuver: grands seigneurs (lions, léopards, éléphants), puis mammifères (girafes, zèbres).
Les grands seigneurs boudent-ils la mare ce soir ? Pour l'instant et en leur absence, girafes et zèbres osent une approche mais le frottement d'aile d'un oiseau ne manque pas de tous les faire sursauter. Sait-on jamais !
Pendant qu'ils se désaltèrent, les animaux sont tous vulnérables mais les girafes se montrent particulièrement inquiètes : l'une surveille les alentours pendant que les autres boivent.
C'est maintenant au tour des zèbres de s'abreuver !
Entre-temps, le soleil s'est couché et le ciel est lourd de nuées d'orage. Le tonnerre gronde et des éclairs blancs zèbrent l'horizon, marquant le début de la fin de la saison sèche.
Placides, les girafes continuent à affluer et le rituel se poursuit.
Pour nous, petit entracte pour aller dîner puis retour au point d'eau une heure plus tard. J'avais lu que les rhinocéros étaient très précisément abonnés à cet endroit entre 20 heures et 22 heures. Il est 21 heures, nous devrions être pile dans le bon créneau.
Alors ?
Oui, ils sont là ! Une maman et son petit !
Mais avec le vent qui se lève accompagné des premières grosses gouttes de pluie, nous abrégeons la séance et courons mettre l'appareil à l'abri. Super journée !
Après le rhino noir et l'éléphant vus les jours précédents, notre liste des Big Five a été complétée aujourd'hui par le lion. A quand le léopard et le buffle ?
Lions à Odondeka

Etosha Centre : quelques animaux inattendus parmi beaucoup d'autres !
J 16 : Dimanche 18 novembre 2012
6 heures : pas une bête au trou d'eau. Nous petit-déjeunons aussitôt avant de prendre la route dès 7 h 45.
Objectif : rallier Halali en faisant un maximum de détours afin qu'aucun recoin du parc (ou presque) ne nous échappe. On espère notamment voir des éléphants des savanes, en général très nombreux et faciles à observer à Etosha.
Il a plu cette nuit et le ciel en porte encore les traces ce matin. Le fond de l'air s'en ressent aussi, seulement 22 petits degrés, on respire !
Premier détour vers le Pan pour voir à quoi ressemble cette lagune asséchée. Elle a un petit air de prés salés du Mont St Michel !
Entre Pan et Aus, je passe sous silence les dizaines de zèbres, de springboks, de koudous qui croisent notre route… des scènes devenues tellement courantes qu'on en serait presque blasés.
A ce stade, on voudrait faire des rencontres plus rares, plus marquantes, plus extraordinaires…
Les animaux qui suivent ne font pas partie des plus impressionnants mais ont tous quelque chose de singulier.
Classé "moyennement difficile à voir" par l'auteur de "Compagnon de safari", le ratel. Ici il est en train de rechercher la proie qui vient de lui échapper.
Passant presqu'inaperçue dans l'univers des grands animaux, une tortue terrestre.
Encore plus insolite, ce caméléon… traversant tranquillement la piste de son pas chaloupé. Incroyable quand on sait la difficulté qu'on a eu à en dénicher à Madagascar !
Enfin, étonnant de par sa taille, le dik-dik de Damara, l'une des plus petites antilopes du monde. C'est la première fois que nous en voyons une d'aussi près.
Puis, en prenant la déviation de Salvadora, ce n'est pas la rareté des animaux qui crée l'événement mais leur nombre. Nous assistons en effet au plus grand rassemblement de zèbres que nous avons pu voir à Etosha, sans doute une bonne centaine.
Mais pourquoi sont-ils si nombreux ici ? Peut-être pour entourer ce petit zébron ?
En tout cas, c'est l'occasion pour nous de photographier ces individus sous toutes les coutures.
Etosha, c'est aussi le paradis des oiseaux, un régal pour des ornithologues bien équipés. Petit florilège pour débutants !
Ces rencontres successives nous amènent à Halali sur le coup de midi. Le Restcamp est du même style que le précédent, la chambre bien plus grande mais la salle de bains ridiculement petite. Avec frigo et climatisation, l'ensemble affiche un très bon rapport qualité/prix.
Aujourd'hui pas de bain dans la piscine, on préfère rester sous la clim'. A 15 h 30, bien reposés, on poursuit notre quête à la recherche d'animaux.
La végétation autour de Halali est très différente de celle plus à l'ouest, composée ici essentiellement de bush de mopane, terminalia et combretum d'où émergent quelques inselbergs dolomitiques.
Bref, un environnement de sous-bois touffu où apercevoir des animaux à distance se révèle quasiment impossible.
D'abord un peu déçus, nous ne tardons pas à apprécier le côté excitant de cette quête en milieu dense où chaque virage peut nous réserver une surprise ! Nous restons à l'affût !
Soudain, après une dizaine de kilomètres, nous tombons nez à nez avec quatre girafes toutes aussi surprises que nous. Les voir d'aussi près et sans s'y attendre procure une émotion différente de celle qu'on peut ressentir en les côtoyant de loin au trou d'eau.
Mais la rencontre qui engendrera le plus d'excitation, c'est celle de ces deux hyènes tachetées… sous les fenêtres de notre voiture. Impressionnantes surtout quand on sait qu'elles peuvent abattre des proies de la taille des buffles. Pas très rassurée, je garde un doigt sur le bouton de fermeture des vitres… au cas où, pendant qu'Hervé shoote.
La suite de la soirée sera encore plus magique.
Une fois rentrés au camp, nous courons au point d'eau. Les premiers spectateurs ont déjà pris les meilleures places de cet espace érigé en gradins à la manière d'un théâtre antique. Les acteurs se font encore désirer, la scène est vide.
Ni vraiment patients ni vraiment contemplatifs, nous décidons de revenir plus tard, vers 19 heures pour le coucher du soleil.
C'est aussi à ce moment-là que les acteurs choisissent d'investir la scène. D'abord en solo puis en duo… sur fond de soleil couchant.
Rien à ajouter ! Après un long moment de contemplation, nous nous éclipsons sur la pointe des pieds… avec des étoiles dans les yeux !
Rhinocéros au point d'eau de Halali

Etosha Est : encore des animaux !
J17 : Lundi 19 novembre 2012
Réveil 6 h 40, petit déjeuner dans la foulée et départ une heure plus tard en direction de Namutoni, le camp le plus à l'est d'Etosha.
Le temps est partiellement couvert, orageux au loin, avec quelques gouttes de pluie. Assurément la saison sèche tire sur sa fin.
Tout comme hier, l'objectif de la matinée n'est pas de filer au plus vite à Namutoni mais de ratisser toutes les pistes secondaires et de passer en revue tous les points d'eau en quête d'animaux. Direction Nord à partir d'Halali puis Est, en longeant le Pan.
Premier détour sur notre trajet : Nuamses… où nous sommes déjà récompensés par la présence d'un lion.
Penché sur la mare, il boit tout son saoul, sans doute après une nuit très active.
Et glou, et glou, et glou, il se remplit la panse jusqu'à plus soif ! Ah ! ça y est !
Retour sur la piste principale C 28 que nous trouvons encombrée par plusieurs troupeaux de springboks. Normal, nous arrivons tout près de Springbokfontein où ils ont sans doute l'intention de se rendre.
A l'intersection de Springbokfontein justement, nous optons pour la déviation via Oberfontein en longeant la lagune dans une belle lumière.
Cette savane herbeuse est le domaine favori des gnous bleus et pour une fois, ils se laissent approcher d'assez près.
Tout à l'observation des gnous, on a failli écraser cette tortue. On ne s'attendait pas à en voir autant ici. C'est vrai qu'avec sa carapace, elle est moins vulnérable que beaucoup d'autres animaux.
A peine de retour sur la C 28 se présente une nouvelle opportunité de boucle via Ngobib, juste en traversant le carrefour. C'est là que nous tombons sur une antilope que nous voyions pour la première fois : un bubale !
Dernière fantaisie sur le trajet : un aller-retour vers Kalkheuwel pour une nouvelle rencontre avec une espèce d'antilopes que nous n'avions pas encore vue jusque-là : l'impala à mufle noir. Endémique au nord-ouest namibien et au sud-ouest angolais, c'est un animal protégé car en danger.
Juste avant d'atteindre Namutoni, on ne résiste pas à faire un petit stop pour les zèbres. Ils sont trop craquants !
Il est 12 h 30 quand nous arrivons à destination. Le camp le plus à l'est d'Etosha se distingue par son fort blanchi à la chaux, un vestige colonial datant de 1899, quelque peu surréaliste à cet endroit. Il est classé monument historique.
Au pied du fort, l'hébergement se fait dans des bungalows ou des chambres doubles. C'est cette dernière catégorie que nous avons réservée et nous sommes agréablement surpris par la qualité des prestations : chambre très grande, moderne avec une salle de bains immense avec baignoire intégrée, douche supplémentaire à l'extérieur et petit patio à l'entrée. Climatisation et frigo en sus.
Après une première découverte des lieux (piscine, fort, trou d'eau) et une bonne sieste, l'après-midi est déjà bien entamé quand nous nous décidons à sortir.
Après avoir parcouru Dik Dik Drive sans avoir vu le moindre dik-dik, c'est parti pour le grand tour du Fisher's Pan. Les orages que nous avions devinés au loin les jours précédents ont bien trempé les pistes. Nous avançons sur une voie truffée de nids-de-poule remplis de boue. Le loueur risque de ne pas reconnaître la couleur de son véhicule !
Les silhouettes élancées des palmiers Makalani dominent la plaine herbeuse Twee Palms peuplée de zèbres, d'autruches, de springboks et de gnous.
Mais aux différents points d'eau (Klein Namutoni, Klein et Groot Okepi), personne ! Sans doute les animaux ont-ils maintenant moins besoin de venir dans ces endroits dans la mesure où ils commencent à trouver de l'eau un peu partout ! Je crois qu'il va falloir faire le deuil des éléphants !
Pour nous consoler, un magnifique gnou sur fond de ciel orageux.
Pas de coucher de soleil ce soir, de gros nuages bouchent l'horizon. Pas le moindre animal au trou d'eau en dehors de milliers d'insectes dans la lumière du lampadaire.
Mais malgré tout, une soirée très sympa avec dîner aux chandelles au restaurant du camp installé dans le fort, sur une placette pavée à l'allure d'hacienda espagnole. Finalement, Namutoni ne manque pas de charme.
Gnou bleu

Waterberg Plateau NP : première grosse pluie sur Mountain View Trail
J18 : Mardi 20 novembre 2012
Réveil à 6 heures, dernier tour dans Etosha et dernière tentative pour espérer voir des éléphants.
On tente d'abord Pan Segd où zèbres, antilopes et gnous sont présents en nombre. Mais d'éléphant pas la moindre oreille !
Allez, tentons Tsumcor. Sur la piste, un rassemblement de dizaines de pintades de Numidie. Très farouches, elles se sauvent dans les broussailles du bas-côté dès qu'on s'arrête et aussitôt après, réinvestissent le terrain. Mais que peuvent-elles bien trouver d'intéressant à picorer sur le gravier?
Les millepattes aussi sont de sortie de bon matin.
Mais d'éléphant, toujours pas la moindre trompe ! Pourtant, les crottes ne manquent pas en direction de Tsumcor et tout le périmètre autour du point d'eau en est jonché.
Hum, à moins queue ;-)
Bon, les pachydermes ont sans doute déjà migré vers le nord du parc avec l'arrivée des premières pluies. Alors c'est sans regrets (car par ailleurs la moisson d'animaux a été bonne !) que nous quittons définitivement Etosha après le petit déjeuner, vers 9 heures.
Prochaine étape : Waterberg National Park, 320 km. Nous devrions en avoir pour près de 5 heures via Tsumeb et Grootfontein.
Petit à petit, l'herbe sur les bas-côtés de la route et les arbres du bush deviennent plus verts. Le paysage se vallonne et une mer de bush s'étend à perte de vue.
A Grootfontein, nous rejoignons la D 2512 que nous n'allons plus quitter jusqu'à Waterberg. Elle traverse bon nombre de propriétés privées où il faut prendre soin de bien fermer les portails successifs après notre passage.
Les acacias sont en fleurs.
La couleur de la piste passe par toutes les variantes de rouges, de lie de vin à saumon en passant par le marron et tranche ainsi avec les différents verts des arbres.
Quelques termitières remarquables méritent un arrêt alors que nous commençons à longer les falaises du Waterberg.
Arrivée à destination vers 13 h 30.
Après avoir réglé les droits d’entrée du parc national, nous découvrons les bungalows en briques et toits rouges, bien alignés le long d’une allée pavée, entourés d’un bel espace gazonné, à l’ombre d’arbres centenaires. L’endroit est plutôt agréable.
L’intérieur révèle une grande chambre avec frigo. Pas de climatisation, uniquement un ventilateur mais la chaleur est très relative ici. A l’heure la plus chaude de la journée, elle n’a pas dépassé 33 ° C.
Le camp a vu ces dernières années l’installation à demeure de plusieurs colonies de babouins. D’attraction amusante pour les touristes, leur présence pourrait devenir un fléau si chacun ne respecte pas quelques précautions élémentaires. Par conséquent, il est recommandé de ne pas les nourrir, de ne rien laisser traîner et de prendre soin de bien fermer portes et fenêtres des chambres.
La piscine du camp est devenue leur abreuvoir.
Après trois jours sans possibilité de randonner, on se réjouit de pouvoir se dégourdir les jambes sur le Mountain View Trail. Mais hâtons-nous, car le ciel commence à virer à l’orage.
Quarante minutes de montée (et autant pour la descente) dans un amoncellement de roches rouge sombre égayées par les couleurs vives des lichens sur les parois abruptes du plateau. 6297 Contrairement aux lichens foliacés qui se développent en s’écartant de leur support, les lichens incrustants croissent en s’y étalant.
Vue depuis le plateau sur cette immense plaine lacérée de traînées rectilignes, les marques des pistes et limites de propriétés.
Une rapide exploration des alentours nous révèle quelques pinacles aux allures fantomatiques sous un ciel très menaçant.
Avec les premières gouttes de pluie, on précipite la descente. Le ciel se déchaîne et l’orage éclate vraiment alors qu’on arrive at home. La pluie bienfaisante pour la nature et pour les animaux tombe à point pour le décrassage de notre véhicule également. On le rendra un peu moins souillé.
C’est la première fois que nous avons besoin de nos imperméables pour nous rendre au restaurant pour dîner. C’est bien le tout début de la saison des pluies.
Termitière géante au Waterberg

De Waterberg à Okonjima : Kambazembi Trail, Girafe Trail et Leopard Track
J19 : Mercredi 21 novembre 2012
A notre réveil, nous trouvons un curieux visiteur (ou un visiteur curieux) sur notre terrasse : c'est un calao de Monteiro. Mais il y beaucoup d'oiseaux par ailleurs dans le camp pour le plus grand bonheur des amateurs.
Avec seulement 20 petits degrés au thermomètre, l'atmosphère s'est bien rafraîchie et les polaires bienvenues, le temps du petit déjeuner.
A 8 h 15, nous sommes déj prêts à nous offrir une balade supplémentaire. Ce sera Kambazembi Trail. Mais qui est ce Kambazembi ? Il s'agit le chef de la résistance herero qui s'est battu en 1904 contre les forces coloniales allemandes sur le site du Waterberg.
Le sentier se faufile dans une forêt d'arbustes parsemée de gros blocs de grès écaillés, lesquels permettent ici ou là un coup d'œil sur la plaine.
Nous avançons sans faire de bruit, à l'écoute des bruissements de la forêt, à l'affût d'une rencontre avec un herbivore. Et pourquoi pas un hippotrague noir ou une antilope rouanne, des espèces rares protégées par le parc national ?
Bon, finalement ni l'un ni l'autre, mais du plus petit au plus gros : Des araignées de l'espèce des Trombidiidae(en anglais… red velvet mites), particulièrement actives après la pluie. Des damans des rochers à l'allure débonnaire ! Et toute une colonie de mangoustes rayées se faufilant entre nos jambes (ou presque !) en poussant de petits cris.
Une balade de 3 km seulement, une distance que nous avons involontairement doublé en ratant une bifurcation mal signalée. En tout 6 km et près de deux heures de déambulation que nous avons finalement bien appréciées.
Notre prochaine destination est Okonjima Main Camp à 100 km. Vers 12 h 30, nous arrivons à la barrière d'entrée de la propriété pour un premier contrôle avant deux supplémentaires ainsi qu'un portail automatique. Ici on ne plaisante pas avec la sécurité.
Okonjima Nature Reserve s'étend sur 22 200 ha et se compose de trois espaces différents : 20 000 ha de réserve naturelle privée dédiée à la réhabilitation des fauves, 2 000 ha consacré à l'hébergement et 200 ha pour le centre de soins des carnivores.
Les panneaux sont très explicites en traversant la partie "réserve naturelle"… attention danger !
Une fois sortis de la zone dangereuse, nous pénétrons dans la partie dédiée à l'hébergement où évoluent aussi quelques animaux tels que girafes, babouins, zèbres, antilopes, phacochères…
L'enseigne du lodge donne le ton. Ici les activités tournent autour de l'observation des félins (essentiellement guépards et léopards). Dire que jusqu'en 1994 les propriétaires ont abattu ces animaux, prédateurs de leur bétail, avant d'en faire un atout et de créer un centre de réhabilitation afin de les relâcher dans la réserve. Depuis l'an 2 000, plus de mille guépards et léopards ont ainsi été réintroduits dans le milieu naturel.
Vous aurez remarqué que nous n'étions pas spécialement fans de game drive mais dans le cas particulier de ce lodge, nous estimons qu'on ne peut pas rater une aussi belle opportunité d'approcher ces félins.
Nous écoutons donc avec intérêt les différentes propositions : demain matin très tôt, Leopard Track et aujourd'hui en fin d'après-midi, Cheetah Track. Pour le Leopard Track, nous sommes partants mais le Cheetah Track… non merci, les chimpanzés ne nous attirent pas vraiment. Un peu plus tard, nous réaliserons que "cheetah" (qui est aussi le prénom de la guenon dans Tarzan) est le nom anglais du guépard. Je sais, c'est ballot mais deux game drives auraient sans doute été trop pour nous.
On nous propose aussi un "night walk" après le dîner. On n'a pas bien compris ce qu'on pouvait y observer mais comme c'est à pied et qu'en plus c'est de nuit, on ne demande pas mieux.
En attendant, allons voir à quoi ressemble notre "view room". Waouh ! Un chalet indépendant à la décoration soignée, avec deux lits double donnant sur de grandes baies vitrées pour une vue +++ sur le bush. Ambiance "out of Africa" garantie.
Pendant que les autres hôtes embarquent pour le "Cheetah Track", nous partons à pied sur Girafe Trail (6 km).
Ah, si on pouvait rencontrer les deux girafes vues plus tôt dans l'après-midi, ce serait une expérience inoubliable car à pied, l'effet est vraisemblablement très différent. Certaines vadrouillent sans doute dans ce secteur, vu la quantité de crottes et de traces de pattes.
Le sentier nous amène sur les hauteurs, histoire d'apprécier l'étendue du domaine. Un océan de bush à perte de vue.
Sur le parcours, nous effrayons un grand koudou allongé sous un arbre. Il se relève d'un bond pour disparaître dans la brousse avant qu'on ait eu le temps de le voir. En revanche, sur la fin du trail, on tombe sur deux oryx dont l'un se laisse approcher de très près avant de poursuivre tranquillement sa route. Quelle émotion !
Après le dîner (excellent d'ailleurs), il nous reste à faire la balade nocturne. On se demande bien ce qu'on va y voir.
Curieusement nous sommes les deux seuls volontaires. Finalement en guise de balade, nous marcherons moins de 500 mètres pour nous rendre dans une cache (hide) afin d'observer le comportement nocturne de certains animaux, en l'occurrence les porcs-épics venant se servir de restes de fruits et légumes. A vrai dire, si les porcs-épics se sont régalés de cette nourriture facile, nous, on reste un peu sur notre faim !
J20 : Jeudi 22 novembre 2012
5 heures du matin, j'ouvre un œil et… une oreille puis deux… intriguée par un grognement étouffé. Le rugissement d'un lion ? Comment est-ce possible alors qu'hier nous avons randonné dans un périmètre soi-disant sécurisé ? Le son se répète encore, Hervé confirme qu'il s'agit sans doute bien d'un lion.
Une heure plus tard, avant d'embarquer pour la traque aux léopards, nous nous faisons confirmer à la réception que ce sont bien des rugissements de lions que nous avons entendus : en effet il y a deux vieux fauves dans un enclos à proximité. Ouf !
6 heures : en compagnie de quatre autres personnes, nous grimpons dans l'énorme 4 x 4 bâché du lodge, un engin aux allures de char d'assaut, conduit par Pieter secondé par une de ses collègues.
Direction, la partie "Nature Reserve" !
Les léopards réintroduits dans le milieu sont tous équipés d'un collier électronique pour pouvoir être retrouvés, suivis, et étudiés de près.
A peine la barrière d'entrée franchie, les choses sérieuses commencent : mise en 4 x 4 du véhicule, blocage du différentiel, conduite dans le sable et mise en action de l'antenne émettrice, à l'écoute d'un éventuel signal.
L'émetteur indique bien un léopard tout proche, mais malgré plusieurs allers-retours successifs, l'animal n'est pas évident à localiser de façon précise. Alors Pieter n'hésite pas à employer les grands moyens et le 4 x 4 devient char d'assaut, arrachant et écrasant les broussailles sur son passage. Hum, et la conscience environnementale ?
Au prix de ces petits massacres, le conducteur arrive à ses fins et immobilise l'engin à deux pas du fauve. Mais il a beau faire, on ne verra pas l'animal mieux que ça.
Deuxième tentative, un peu plus loin, au pied d'une colline mais l'émetteur envoie des signaux trop diffus : l'animal est trop loin.
Troisième essai dans un espace plus dégagé où le succès est au rendez-vous.
Nous trouvons une femelle allongée, nous tournant le dos. Nous retenons notre souffle !
Puis elle daigne un regard ! Superbe !
Quand elle se lève, nous la suivons, tout excités (en 4 x 4… pas à pied)
… avant de croiser sa route ! Impressionnante !
Grâce à ce drive, nous avons pu accrocher le quatrième des Big Five à notre tableau de chasse. Ne manque que le buffle, plus familier des zones humides alors pour ce faire, il faudra revenir pour un second voyage.
C'est sur ces images que se termine véritablement notre périple en terre namibienne avant un retour à Windhoek et une dernière nuit à Olive Grove Guesthouse.
Léopard à Okonjima

Epilogue
Impressions générales Nous sommes rentrés, conquis par la Namibie, par ses fabuleux paysages et par la rencontre avec les animaux sauvages.
Nous avions décidé de faire le parcours dans le sens des aiguilles d'une montre, cette option nous a donné entière satisfaction. Au début, ce sont davantage les paysages qui retiennent l'attention : dunes, canyons, vlei… sans parler des magnifiques arbres à carquois tout simplement uniques.
Dans le même temps, on s'enthousiasme pour le moindre animal. Quelle émotion quand on aperçoit pour la première fois zèbres, oryx, springboks et autres antilopes !
Au fur et à mesure, l'attente grandit et l'excitation arrive à son comble quand on tombe sur des girafes ou un rhinocéros noir en plein milieu de nulle part.
Jusque là les animaux se montrent néanmoins craintifs et plus on s'approche d'Etosha, plus l'impatience de pouvoir enfin les voir en nombre et de très près grandit. On profite alors pleinement des ressources du fameux parc national où la présence animalière prend le pas sur les paysages moins spectaculaires.
Nous avons pourtant apprécié toutes les étapes, de sorte qu'il est difficile de dire ce que l'on a préféré tellement on a tout aimé.
S'il fallait néanmoins désigner…
Nos coups de cœur !
- notre étape entre Brandberg et Twyfelfontein en passant par des pistes "off road" et des lits de rivière où nous avons été récompensés par la présence de beaucoup d'animaux et surtout par l'extraordinaire rencontre avec un rhinocéros noir... impressionnant. Un moment rare !
- l'étape entre Rostock et Swakopmund où nous avons passé une bonne partie de la journée sur les pistes du Naukluft NP au nord de la C 28 à découvrir les formations rocheuses de Rock Arch et de Rock Sculptures. Magnifique itinéraire.
- Palmwag Day Visitor Area : une alternance de paysages désertiques et de canyons verdoyants avec cascades et piscines naturelles ! Beaucoup d'animaux dont deux éléphants (mais de loin) et ce seront les seuls de tout notre voyage. Un regret ? Hormis la quasi absence d'éléphants, aucun !
Quelques mots sur les hébergements
De très belles prestations au Sossus Dune Lodge, au Camp Kipwe, à Okonjima Camp, au Zebra River Lodge entre autres mais celui qui nous a le plus impressionnés, c'est le Stiltz à Swakopmund où nous avons été surclassés dans une immense villa. On n'en est pas revenus et on n'en revient pas encore ! Par ailleurs, nous avons été agréablement surpris du bon rapport qualité/prix des camps gouvernementaux d'Etosha et du Waterberg, surtout par la présence de frigos et de climatisations, pas toujours proposés par d'autres lodges plus hauts de gamme.
Remerciements Mention particulière à Caroline de Madiza Tours qui, par sa réactivité, sa capacité à répondre à nos attentes, ses propositions pertinentes a tout mis en œuvre pour que ce voyage soit une réussite. Et il le fut ! Un grand merci !
Ouvrages et sites Internet utiles
Les ouvrages Le voyage a été préparé à l'aide du guide Lonely Planet Namibie. Un ouvrage qui ne nous a pas quitté pendant tout le parcours, le seul guide en langue française sur la faune namibienne : "Compagnie de safari" de la même Caroline Oriol.
Les sites Internet Les carnets de voyage relatifs à cette destination sur Voyage Forum. Une mine d'information par une foule de passionnés ! http://voyageforum.com/..._voyageurs__namibie/
Un récit (qui date déjà un peu) mais qui pourrait inspirer des voyageurs en mal de parcours off road : http://francois.leroux.free.fr/namibia/etapes.htm
Une foule de choses : plans, cartes, infos sur Spitzkoppe ou Welwitschia Drive en autres. A fouiller ! http://www.namibia-1on1.com/
Quelques généralités en matière de faune et de flore namibienne http://www.nacoma.org.na/...Coast/FaunaFlora.htm
Voilà, j'ai tout dit… ou presque ! Alors si la Namibie vous tente, si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire ou si vous souhaitez tout simplement nous laisser une petite trace de votre passage sur le site, n'hésitez pas, c'est toujours avec un grand plaisir que nous accueillons vos commentaires. Vous pouvez le faire par l'intermédiaire du livre d'or. Merci beaucoup de votre lecture et peut-être à bientôt pour un prochain "fabuleux voyage".
Feuille de Mopane

Pérégrinations namibiennes: orange is the new black? English translation pending
Encore un carnet sur la Namibie…. Purée ça saoule un peu à la fin….
Je vous répondrai : qu’importe le voyage pourvu qu’on ait l’ivresse.
En tout cas, soyez rassurés (ou pas) ce récit ne sera pas aussi « en direct » que celui de Tidju, pas aussi « fleuri d’expressions » que celui de Tahie (j’adore ton Nom di chtoupette), pas aussi « exhaustif et documenté » que celui de Rouquine…
Sans parler de toutes les magnifiques photos que ces trois là (et bien d’autres avant eux) ont déjà balancées sur ce forum. Bref il sera, je pense, à notre image, un peu dilettante….🤪 Soyez indulgents...
Nous avons voyager en juillet août et aussi en couple (59 et 55); l'un n'empêchant pas l'autre.😉
Et contrairement à la plupart des membres participant au VF Namibie nous n’avons pas opté pour le logement en tente sur le toit.
Nous dormirons les 30 nuits en « dur » dans différents lodges, guestfarms ou guesthouses
De plus nous avons choisi d’adopter un rythme peu soutenu (nous restons quasi chaque fois 2 nuits au même endroit) et des étapes courtes.
Voici notre itinéraire (5550 km quand même) :
Windhoek - Mariental - -Luderitz 2 nuits - Tirasberge 2 nuits - Sesriem 2 nuits
Rantberge 2 nuits - Swakopmund 2 nuits - Brandberg 2 nuits - Grootberg 2 nuits
Camp Aussicht - Opuwo - Epupa Falls 2 nuits - Kunene River Lodge 2 nuits - Kamanjab
Etosha Okaukuejo 2 nuits - Etosha Namutomi 2 nuits - Otjiwarango - Okondjima - WindhoekCircuit 4 semaines Afrique du Sud - Namibie avec enfants: trop dense? English translation pending
Bonjour à tous,
Nombre d'entre vous m'ont donné très envie de découvrir la Namibie à travers vos carnets, merci à tous pour ces partages et pour tous les conseils qu'on peut lire ici !
Je me permets de soumettre une ébauche de circuit à vos avis, car j'ai peur qu'il soit trop dense. Il a été "monté" avec une personne Tourmaline (au passage vraiment top !!! réactive, réponses détaillées et constructives, à l'écoute, super contact), qui semble optimiste sur la faisabilité d'un tel circuit, mais des doutes subsistent - non que je ne lui fasse pas confiance, mais je sais aussi que beaucoup de voyageurs privilégient la quantité au rythme lorsqu'ils découvrent un pays... ce qui n'est pas du tout une critique, mais qui n'est pas forcément notre cas : découvrir de magnifiques lieux avec un enfant qui chouine et qui traîne la jambe à cause de la fatigue accumulée n'a aucun intérêt et gâche le plaisir de tous !
Nous sommes 4 : 2 adultes, 2 enfants de 6 et 11 ans lors du voyage, prévu en été 2019 essentiellement en camping avec tentes sur le toit du 4x4. Nous ne connaissons pas l'Afrique australe, nous n'avons jamais fait de camping. Nous sommes "habitués" à faire des roadtrips aux États-Unis, bouger régulièrement n'est pas un problème. Par contre, les routes essentiellement en piste, "l'inconfort" du camping, les températures négatives ou presque la nuit, et surtout leurs conséquences sur la fatigue sont la grande inconnue.
Voici l'itinéraire prévu - mais non figé (les temps de parcours s'entendent en heures de route, sans pause !) :
jour 1 : vol Paris > Cape Town, arrivée le soir. jour 2 : visite des environs de Cape Town | Cap de Bonne-Espérance / Muizenberg, St James / Boulders NP. Est-il envisageable de visiter ces trois sites en une même journée ? jour 3 : visite de Cape Town | Nous ne sommes (vraiment) pas très ville, si la réponse à la question précédente est "oui", alors nous envisageons de faire sauter cette journée. jour 4 : Cape Town > De Kelder. 170km / 2/3h | route - observation baleines. jour 5 : De Kelder > De Hoop. 150km. 2/3h. | observation baleines - route jour 6 : De Hoop | visite de la réserve jour 7 : De Hoop > Cape Town > Windhoek. 200km, 3/4h de route puis vol. jour 8 : Windhoek > Otjiwarango. 250 km. 3h | Guépards et léopards jour 9 : Otjiwarango > Grootfontein. 250 km. 4h. jour 10 : Grootfontein. | visite d'un village Bushmen jour 11 : Grootfontein > Etosha (NWR Namutoni). 250 km, 4h. jour 12 : Etosha (NWR Halali). 70 km jour 13 : Etosha (NWR Okaukuejo). 70 km
/// début des inquiétudes sur la densité !
jour 14 : Etosha > Rustig Toko Lodge. 300 km. 5-6h en passant par le parc. jour 15 : Rustig Toko Lodge > Kaokoland. 250 km. 4-5h. jour 16 : Kaokoland | Visite d'un village Himba ? ça ne semble pas particulièrement conseillé... des avis ? jour 17 : Kaokoland > Twyfelfontein. 250 km. 4-5h | gravures rupestres jour 18 : Twyfelfontein > Swakopmund. 350 km. 6-7h. jour 19 : Swakopmund | Ville balnéaire. mouais... vraiment incontournable ? A en valoir le détour ? jour 20 : Swakopmund > Sesriem. 350 km. 6-7h. jour 21 : Sesriem.
/// fin des inquiétudes sur la densité !
jour 22 : Sesriem > Namib Rand Hideout. 130 km. 2/3h. jour 23 : Namib Rand Hideout. jour 24 : Namib Rand Hideout > Aus. 250 km. 4h jour 25 : Aus. |Kolmanskop énorme détour, on le sait, juste pour Kolmanskop. Toute la famille y tient. Donc ça, ça ne bougera a priori pas. jour 26 : Aus > Mariental. 450 km, 6h. Mariental est une pause "logique" sur la route entre Aus et Windhoek, mérite-t-elle d'y rester une nuit de plus pour profiter des environs ? jour 27 : Mariental > Windhoek. 280km, 4-5h. jour 28 : vols Windhoek > Johannesburg > Paris
Tous vos retours sont les bienvenus bien sûr ! Mais j'ai une question assez précise : pensez-vous que ce soit une hérésie de supprimer Kaokoland, Twyfelfontein et Swakopmund ? On a sûrement une idée fausse de ce que l'on a lu à ce sujet, mais si ça nous attire un peu (comme toute découverte), ça ne nous fait pas délirer non plus et ça nous semble lourd pour l'ensemble du circuit... beaucoup de route, peu de pauses, sachant que partout ailleurs même les jours sans changement de lieux pour la nuit seront denses en visites et route aussi...
L'idée serait de faire Etosha > Sesriem avec une ou deux nuits pour couper la route entre les deux (ce qui ferait nettement moins de nuits et un rythme plus cool sur l'ensemble du parcours !)... Si ça ne semble pas totalement fou, auriez-vous des suggestions d'étapes ? La carte indique un passage vers Windhoek (intéressant pour se ravitailler par exemple ?)...
Difficile de se faire une idée de la faisabilité sans avoir jamais voyagé dans ce type de conditions, alors un très grand merci pour vos retours !
Christelle :)
Nombre d'entre vous m'ont donné très envie de découvrir la Namibie à travers vos carnets, merci à tous pour ces partages et pour tous les conseils qu'on peut lire ici !
Je me permets de soumettre une ébauche de circuit à vos avis, car j'ai peur qu'il soit trop dense. Il a été "monté" avec une personne Tourmaline (au passage vraiment top !!! réactive, réponses détaillées et constructives, à l'écoute, super contact), qui semble optimiste sur la faisabilité d'un tel circuit, mais des doutes subsistent - non que je ne lui fasse pas confiance, mais je sais aussi que beaucoup de voyageurs privilégient la quantité au rythme lorsqu'ils découvrent un pays... ce qui n'est pas du tout une critique, mais qui n'est pas forcément notre cas : découvrir de magnifiques lieux avec un enfant qui chouine et qui traîne la jambe à cause de la fatigue accumulée n'a aucun intérêt et gâche le plaisir de tous !
Nous sommes 4 : 2 adultes, 2 enfants de 6 et 11 ans lors du voyage, prévu en été 2019 essentiellement en camping avec tentes sur le toit du 4x4. Nous ne connaissons pas l'Afrique australe, nous n'avons jamais fait de camping. Nous sommes "habitués" à faire des roadtrips aux États-Unis, bouger régulièrement n'est pas un problème. Par contre, les routes essentiellement en piste, "l'inconfort" du camping, les températures négatives ou presque la nuit, et surtout leurs conséquences sur la fatigue sont la grande inconnue.
Voici l'itinéraire prévu - mais non figé (les temps de parcours s'entendent en heures de route, sans pause !) :
jour 1 : vol Paris > Cape Town, arrivée le soir. jour 2 : visite des environs de Cape Town | Cap de Bonne-Espérance / Muizenberg, St James / Boulders NP. Est-il envisageable de visiter ces trois sites en une même journée ? jour 3 : visite de Cape Town | Nous ne sommes (vraiment) pas très ville, si la réponse à la question précédente est "oui", alors nous envisageons de faire sauter cette journée. jour 4 : Cape Town > De Kelder. 170km / 2/3h | route - observation baleines. jour 5 : De Kelder > De Hoop. 150km. 2/3h. | observation baleines - route jour 6 : De Hoop | visite de la réserve jour 7 : De Hoop > Cape Town > Windhoek. 200km, 3/4h de route puis vol. jour 8 : Windhoek > Otjiwarango. 250 km. 3h | Guépards et léopards jour 9 : Otjiwarango > Grootfontein. 250 km. 4h. jour 10 : Grootfontein. | visite d'un village Bushmen jour 11 : Grootfontein > Etosha (NWR Namutoni). 250 km, 4h. jour 12 : Etosha (NWR Halali). 70 km jour 13 : Etosha (NWR Okaukuejo). 70 km
/// début des inquiétudes sur la densité !
jour 14 : Etosha > Rustig Toko Lodge. 300 km. 5-6h en passant par le parc. jour 15 : Rustig Toko Lodge > Kaokoland. 250 km. 4-5h. jour 16 : Kaokoland | Visite d'un village Himba ? ça ne semble pas particulièrement conseillé... des avis ? jour 17 : Kaokoland > Twyfelfontein. 250 km. 4-5h | gravures rupestres jour 18 : Twyfelfontein > Swakopmund. 350 km. 6-7h. jour 19 : Swakopmund | Ville balnéaire. mouais... vraiment incontournable ? A en valoir le détour ? jour 20 : Swakopmund > Sesriem. 350 km. 6-7h. jour 21 : Sesriem.
/// fin des inquiétudes sur la densité !
jour 22 : Sesriem > Namib Rand Hideout. 130 km. 2/3h. jour 23 : Namib Rand Hideout. jour 24 : Namib Rand Hideout > Aus. 250 km. 4h jour 25 : Aus. |Kolmanskop énorme détour, on le sait, juste pour Kolmanskop. Toute la famille y tient. Donc ça, ça ne bougera a priori pas. jour 26 : Aus > Mariental. 450 km, 6h. Mariental est une pause "logique" sur la route entre Aus et Windhoek, mérite-t-elle d'y rester une nuit de plus pour profiter des environs ? jour 27 : Mariental > Windhoek. 280km, 4-5h. jour 28 : vols Windhoek > Johannesburg > Paris
Tous vos retours sont les bienvenus bien sûr ! Mais j'ai une question assez précise : pensez-vous que ce soit une hérésie de supprimer Kaokoland, Twyfelfontein et Swakopmund ? On a sûrement une idée fausse de ce que l'on a lu à ce sujet, mais si ça nous attire un peu (comme toute découverte), ça ne nous fait pas délirer non plus et ça nous semble lourd pour l'ensemble du circuit... beaucoup de route, peu de pauses, sachant que partout ailleurs même les jours sans changement de lieux pour la nuit seront denses en visites et route aussi...
L'idée serait de faire Etosha > Sesriem avec une ou deux nuits pour couper la route entre les deux (ce qui ferait nettement moins de nuits et un rythme plus cool sur l'ensemble du parcours !)... Si ça ne semble pas totalement fou, auriez-vous des suggestions d'étapes ? La carte indique un passage vers Windhoek (intéressant pour se ravitailler par exemple ?)...
Difficile de se faire une idée de la faisabilité sans avoir jamais voyagé dans ce type de conditions, alors un très grand merci pour vos retours !
Christelle :)
Safari 2015: Du Kruger à Etosha en passant par le Kgalagadi English translation pending
Bonjour tout le monde !! 😏
Voici le retour de notre road trip de 5 semaines en Afrique du Sud et en Namibie !!! (Juillet-Aout 2015)
Comme on dit en africain : Enjoy ! Hein quoi ce n’est pas en africain ? On m’aurait menti ?! 🤪 Je vais essayer d’avancer ce carnet le plus vite possible mais il va falloir être patient et à l’affut… tels des vervets bleus ! 😇
Comment ça celui ci n'a pas l'air bleu ? 😮 C'est un jeune ça doit etre pour ça !
Comme on dit en africain : Enjoy ! Hein quoi ce n’est pas en africain ? On m’aurait menti ?! 🤪 Je vais essayer d’avancer ce carnet le plus vite possible mais il va falloir être patient et à l’affut… tels des vervets bleus ! 😇

Comment ça celui ci n'a pas l'air bleu ? 😮 C'est un jeune ça doit etre pour ça !
Namibia Travel Journal: May 2025 - Trip Review
NAMIBIA TRIP 2025: April 24 to May 20: Feel free to comment or ask us any questions about this amazing journey.
>> Find all our photos and videos for each day on our website here: www.montagne-aventure.net
**DAY 1: Thursday, April 24, 2025: Outbound Flights from Lyon to Windhoek via Munich - Visit to Munich:**

Off we go on a new adventure. The alarm rings at 6:30 AM, the travel bags are packed, and we head to Lyon Airport. We booked our flight tickets with Lufthansa. The first leg to Munich, Germany, is operated by AirBaltic. Departure at 1:05 PM for a 1-hour and 20-minute flight. We arrive at 2:30 PM.
**We now have a 7-hour layover, so we take the opportunity to get some fresh air and explore Munich.** We quickly exit Terminal 2 of the airport and head towards the subway. We buy a group day ticket "Airport-city Day Zone M-5," valid for 2 to 5 people at a price of 30.50 € (instead of 16.30 € per person). We take the S8 line to **Marienplatz** in 35 minutes. **This is the heart of the city.** The weather is overcast, quite cool, but dry. Perfect for a little city trip between two flights while leaving our large luggage in transit at the airport. **Munich is the third-largest German city after Berlin and Hamburg, in the Bavaria region.** **The center has a lot of charm and brings together several religious buildings, easy to explore on foot.** We are impressed by the number of people enjoying these 100% pedestrian streets, which are very pleasant. After Marienplatz, the most famous square with the town hall, we head to the Cathedral of Our Lady, a Gothic church, then continue to **Karlsplatz** and move on to **the food market offering a wide selection of high-end food products in an atmosphere where a certain art of living prevails.** We also visit St. Peter's Church before grabbing a bite to eat. Two good hours were enough for this 10 km city walk. It's time to take the subway back: by 6:30 PM, we are back at the airport. Now, it's time for a bit of waiting and rest. Our second flight is scheduled for 9:35 PM for a 9-hour and 30-minute journey to our final destination in Namibia: **Windhoek.**
> Round-trip flight tickets with Lufthansa from Lyon: 2029 €, or 1,014.50 € per person.
> Lyon Airport parking: 120 €
> Today's expenses: 7 € for 2 pizzas in France / 14 € for the restaurant in Munich / 30.50 € for the daily subway ticket in Munich.
**DAY 2: Friday, April 25, 2024: Arrival in Windhoek, Visit to the Namibian Capital:**
After a 9-hour and 30-minute overnight flight with Discover Airlines, we finally land on Namibian soil just before 7:30 AM. The day is breaking, and the colors are already stunning. We are eager despite the usual fatigue from the flight. The airline was punctual, with friendly staff and good meals, though a bit light. We are the first flight of the day to land, with no more than 15 flights per day here, from 7 AM to 8 PM. We disembark on the tarmac at this airport located in the middle of nowhere, **I finally set foot on African soil for the first time.** We exit among the first from the aircraft to go through the long formalities at the front of the line, as the wait can quickly become endless. Allow at least 5 minutes per person for e-visas. We still wait 45 minutes despite only about twenty people ahead of us. Phew, it's done. We collect our luggage and then withdraw money from an ATM. We make 4 withdrawals of the maximum amount, 2000 NAD $ per withdrawal, for a total of 380 €, or 95.33 € per withdrawal.
Our driver arrives at the same time, perfect timing, we were quick.
We leave the airport at 8:45 AM. By 9:30 AM, we arrive at the **Gracious Whisp vehicle rental agency**, located at the entrance of Windhoek, small and human-sized with a fleet of recent vehicles. More formalities, then a short wait as our vehicle is not yet ready. Time to decompress, catch our breath, and enjoy the very pleasant morning temperature. Not a cloud in sight. Next, a briefing on the vehicle, always with a bit of apprehension due to our approximate English. Allow 45 minutes of explanations, including setting up the roof tent, camping equipment, technical information in case of a flat tire, driving tips in Namibia, and a tour of the 4x4. We have all the necessary equipment for camping: mattresses, sleeping bags, pillows, table, chairs, gas stove, BBQ grill... as well as 2 spare tires, a compressor, a dual tank, and accessories for removing wheels. Off we go, it's time to muster our courage and get behind the wheel. **Heading to SuperSpar Maerua**, fortunately located less than 10 minutes away. We park with the help of a parking attendant; it's very crowded, the space is narrow, but everything goes well despite the cursed right-hand drive. Today's new mission: stock up on groceries. The store is well-stocked with local and imported products, catering to all tastes. We spend 114 € on groceries, from pasta to meat, BBQ lighters to dishwashing products. Two people load our groceries into two carts and transfer them to our vehicle; we feel compelled to leave a tip, 50 NAD $, as we don't have change yet. Now, we head to the hotel, 15 minutes away. Traffic is difficult at a complicated intersection; this will likely be the only traffic jam in Namibia. **We arrive at Kate's Nest Guesthouse & Backpackers around 1:15 PM, quite tired.** We take some well-deserved rest at this recent establishment, quite calm with secure private parking. After a short nap, we enjoy the quiet by the hotel pool. Night falls between 6:30 PM and 7 PM. We eat quietly in our room tonight before starting this long 4x4 road trip in camping mode in the heart of Namibia.
> Today's grocery expenses: 114 € at Super Spar Marua (2395.21 NAD $).
> Round-trip flight tickets with Lufthansa from Lyon: 2029 €, or 1,014.50 € per person.
> Vehicle rental: 4x4 Toyota with roof tent for 24 days: Gracious Whisp Car Rentals: 2,638 € (N$50,640) or **1,319 €** per person - (https://gwcarrentals.com/)
> Distance driven today: 15 km.
> Accommodation: Kate's Nest Guesthouse & Backpackers - 4 Aristotles Street Academia, 9000 Windhoek - 36 € for two for one night.
> Windhoek International Airport website: (https://www.airports.com.na/)
**DAY 3: Saturday, April 26, 2025: Windhoek to Hardap: Mariental Region - Kalahari Desert:**
After a good, restful night, we wake up leisurely around 7 AM. We enjoy the comfort provided by this first and last hotel before 24 nights under the tent.
**We leave Kate's Nest Guesthouse at 8:30 AM to tackle the Namibian roads.** We quickly leave the capital; in just 30 minutes, we find ourselves almost alone in the world. The landscape is dotted with small domes. We leave the **paved B1** quickly to turn left onto the **C15**. **From there, we won't see more than 10 vehicles all day.** After passing through the few houses of **Lekkerwaterpoort**, we tackle our first gravel road. These road sections are limited to 100 km/h, but even at 70 km/h, I find it already challenging. However, I quickly get used to it and gradually pick up speed to reach my cruising speed of around 80 to 90 km/h. **We are on immense straight lines crossing wild expanses as far as the eye can see.** **We come across two baboons, a few ostriches, and numerous cattle and sheep farms.** We pass through the charming village of **Uhlenhorst** with its typical houses and children with broad smiles waving at us. Life here is already very different from Windhoek. **The thermometer rises quickly from 16°C at 8:30 AM to over 28°C in the early afternoon.**
**We arrive at the Hardap Dam reserve at 2 PM.** We stop at the toll booth at the park entrance to pay the entrance fee: 250 NAD $ for 2 people and 1 vehicle. We continue to the dam and then the camp entrance, located a bit further. We had booked in advance, but this place remains little frequented by foreigners.
We take advantage of the hottest hours to rest by the large pool overlooking the immense lake, a very enjoyable moment. Would this be a bit of a vacation?
Around 4:30 PM, we head to the campsite. We overlook this vast water reserve. We arrive first; we will be only 3 vehicles spending the night here. It's time to get to work and set up our equipment for the first time. It takes us a good 20 minutes to set everything up, with a slight apprehension about unfolding the tent. Once this task is done, which we will have to repeat for almost a month, we will become much more efficient over time. Time for rest and contemplation in total silence. The sun gradually sets, and the heat quickly becomes bearable again. Bliss! **This dam is located 20 km northwest of Mariental in an area dotted with conical hills topped with dolerite buttons (Hardap means "hillock" in Nama). It captures the Fish River, which flows south, creating a large lake in the middle of an arid environment. The contrast is striking.** We enjoy our first sunset facing this 360° otherworldly landscape.
Around 7 PM, we start our first BBQ, or "braai" as it's called here. The temperature is perfect. The sun sets, giving way to a star-filled sky of incredible beauty thanks to the absence of any light pollution. The Milky Way will lull us throughout the evening. After some good sausages and potatoes on the BBQ, we head to our roof tent around 9:30 PM with a complete change of scenery in just 24 hours. France already seems so far away...
This campsite has shared showers and toilets, quite clean and functional, as well as a central area with several BBQs and tables. The sites are arranged in a semicircle, each with an electrical outlet. The sites are close to each other but spacious, some slightly shaded. We are only three vehicles tonight, so it's perfectly comfortable and quiet. Not to mention the large pool near the restaurant. Our trip is off to a great start.
> Today's road itinerary: Windhoek > Head south on the B1 to Rehoboth > Turn left onto the C25 then C15 to Stampriet > C20 to Hardap > Full north on the B1 > Then turn left onto the M93 - 5 hours of driving.
> Distance driven today: 354 km.
> Accommodation: Hardap Recreation Resort - 23.3 € for two - Large pool - GR6W+3M2, Hardap Game Reserve, Mariental, Namibia - (http://www.nwr.com.na/resorts/hardap-resort/)
**DAY 4: Sunday, April 27, 2025: Hardap - Brukkaros Volcano - Keetmanshoop - Quivertree Forest Rest Camp**
Our first night under the tent was very pleasant; the little wind quickly calmed down, giving way to absolute silence. The mattress is decent, more comfortable than some nights in Nepal. The length and width give us enough space for maximum comfort, despite my height (1.91 m). We wake up a little before 7 AM as the sun rises, and the lights dazzle us from the start of the day. We pack up the equipment in 30 minutes, quite easily. Then we enjoy the sun, which warms up quickly while we keep our light fleece on.
At 8:30 AM, **we hit the road again, heading south** to our first stop in **Mariental**. We want to do some shopping at SuperSpar, but once we arrive in the parking lot, a young local is fighting with the supermarket security guards and then threatens to throw stones. We don't want to take any risks right at the start, so despite the baton blows he receives, he doesn't stop. We leave empty-handed but fill up with fuel at the Shell station 1 km further. The price per liter is 21.33 NAD $, we fill our 107-liter tank for 107 €. In Namibia, you get served, and they bring the card machine to the window to pay. It's then customary to leave a tip.
We then take the B1 heading due south on a recently renovated road. Around 11:30 AM, we leave it on our right to take **a wild gravel road, the M98**. Just before **Berseba**, we turn right onto a small track, the **D3904 towards Brukkaros Crater up to a camp at 1588 m altitude**. The track then becomes too bumpy. We stop on the counter-slopes where **a wide panorama unfolds over these immense plains as far as the eye can see**. It's 12:15 PM, time for us to eat a rice and tuna salad facing this landscape.
**We are alone in the world until a vehicle arrives and parks next to us.** A bit of apprehension, 4 men head towards us. It turns out to be 4 shepherds looking for a lost foal. The conversation is pleasant, lost in the middle of nowhere. We find ourselves alone again in this absolute silence. **The heat becomes stifling with a good 30°C**. We get back on the road around 1 PM. Back on the B1, **we continue due south to Keetmanshoop**, which we reach around 3 PM. We stop there to do some shopping for 262 NAD $ (12 eggs, a can of tuna, a can of corn, bread, a soda, and a 5-liter water container), or 12.48 €. Two quite insistent children ask us for money or candy at the store exit, yet we give them a small tip, but they continue to cling to the car. Locals parked next to us tell them to leave us alone. Anyway, we finish the trip to **Quivertree Forest**, 15 km away. We will spend the night in this **pleasant farm run by a German**. Upon arrival, as the day before, and as I suppose in the future, we dive straight into the cool pool to relax after all these kilometers. A bliss. Then we take our 4x4 and choose a spot near these famous trees. After the 33°C this afternoon, once 4 PM passed, the temperature drops again and becomes very pleasant. **We are in the middle of the Kokerboom, one of the most interesting and characteristic plants of hot and arid regions. It's not really a tree but a variant of the aloe plant whose botanical name is Aloe Dichotoma. This Kokerboom has a smooth and thick trunk reaching up to 1 m in thickness and 9 m in height. They bloom for the first time at the age of 20 to 30 years.** The flowers are yellow and reach about thirty centimeters during the season between June and July. **They grow mainly in an environment with a high concentration of black rocks absorbing a large amount of heat (38°C). The rocks also serve to anchor the tree with its tentacle-like roots. It also resists frost. Each is between 200 and 300 years old.**
Around 5 PM, we walk to the farm reception to watch the feeding of **two cheetahs**. Magnificent carnivores taking their time to savor their piece of meat. **Then we return near our campsite to enjoy the sunset among these trees. The colors are sublime, as every evening apparently. A magnificent spectacle with colors evolving from yellow to orange then to pink, before giving way once again to a sky filled with thousands of stars.** Our campsite at Quiver Tree Forest Camp is very comfortable; we have a water supply, a stone table, a small lamp, an electrical outlet, a small tree for shade, and a BBQ that we won't use tonight; we'll cook on gas. The sites are far apart, with some shared facilities scattered around, a very beautiful setting. No reservation possible, no need, just show up directly. **The campsite accommodation for 2 people costs 28 €, including the reserve entrance fee of 5 €**. We finish this second bivouac evening around 9:30 PM, time for some reading and sleep in peaceful silence without wind.
> Today's road itinerary: Mariental > B1 heading south to Brukkaros > At Tses turn right towards Berseba via the M98 > Turn right onto the D3904 > 8 km > Brukkaros Volcano (stop at the lower camp as the track is difficult for 1 hour) > Keetmanshoop > Turn left onto the M29 > Quivertree Forest - 4 hours of driving.
> Distance driven today: 371 km.
> Distance walked today: 6 km.
> Today's expenses: Groceries for 12.48 € (262 NAD $) / Fuel for 107 € (1 liter of diesel for 21.33 NAD $).
> Accommodation: Quivertree Forest Rest Camp, P.O. Box 262, Keetmanshoop, Namibia - BBQ, hot showers, toilets, and electricity - No reservation - Pool - 18 €/Person (N$ 340.00 with park entrance) - (http://www.quivertreeforest.com/)
**DAY 5: Monday, April 28, 2025: Quivertree Forest Rest Camp - Giant's Playground - Keetmanshoop - Fish River Canyon - Canyon Roadhouse:**
After an excellent start to the night, we are woken up by the wind shortly before 6 AM, but the sunrise is not far off. We get up at 6:30 AM to enjoy it. The atmosphere is a bit cooler this morning, but the reward is already here.
The adventure continues. At 7:45 AM, we head towards **Giant's Playground**, 4 km away. We take a 3-kilometer walk through this expanse of blocks and igneous rocks.
We continue south at 8:45 AM, passing through Keetmanshoop again where we do some shopping for 25 €, a big stock-up for a good part of the trip: meats, canned goods, pasta, fruits... At 9:30 AM, we take the B4 to Fish River Canyon.
At 11:30 AM, we arrive at the entrance to the NWR park (350 NAD $ entrance for 2 people and 1 vehicle). The track becomes bumpy immediately upon entering the park. After about ten kilometers, we come upon this landscape carved by nature. In the end, it's well worth the detour. We were at the Grand Canyon in the USA exactly (https://www.montagne-aventure.net/2024/04/29/j21-3-juin-2024-grand-canyon-et-lac-powell/) and can thus confirm that this Fish River Canyon is comparable. We make several stops along the southern flank. **Here, nothing is developed; nature is almost in the wild state.** **With 160 km in length, up to 27 km in width, and a depth of 150 m, it is indeed the second-largest canyon in the world.** The history of the canyon is apparent in its different earth layers and stratification: the antiquity of the place is tangible, and the absence of vegetation is surprising. **It consists of two nested canyons, formed at distinct periods. The first distinct layer of schist, sandstone, and eruptive material surrounding the canyon was formed a few two billion years ago, then transformed due to heat and pressure into more solid rock such as gneiss. The inner canyon, carved more recently by the Fish River, has a depth of 270 m.**
We have a picnic once again alone in the world facing this grand panorama at the **Sulphur Spring View Point**. This is where the hiking trail begins, plunging into this narrow canyon, but it is forbidden to venture there alone without a guide. It's 30°C, but a slight wind makes the atmosphere bearable. At 1 PM, we retrace our steps and continue to the **Main View Point** then to the **Hikers View Point**.
In the south of Namibia, the Fish River Canyon, 160 km long, is a true geological wonder: a canyon nested within another canyon, one of the largest in the world. The first sedimentary layers formed two billion years ago; 500 million years ago, a period of tectonic activity caused these layers to crack and tilt, opening a vast canyon in the Earth's crust. The second canyon, with a depth of 270 m, was carved over time by the passage of the Fish River in this new valley.
At 3 PM, we arrive at our very charming camp for the evening, the **Canyon Road House**. We fill up with fuel right away because tomorrow we have a long day of isolated driving: 55 liters for 1240 NAD $. Then we settle into the campsite we had previously reserved in France. We are assigned site 2, very well set up under a tree with its BBQ and stone table just steps from the pool. We quickly set up the tent and jump straight into the pool for the relaxation moment of the day. As usual, the water is quite cool, but it's a real pleasure. Then we stroll around this Canyon Road House, which recreates the atmosphere of the roadside inns of the 1950s with old car wrecks and vintage gas pumps in a bygone era. **Around 5:45 PM, we start a short walk leading us to the top of a hill overlooking the wide plateau where we are to watch the sunset.**
And finally, to end this beautiful day, it's time for the braai, with grilled sausages and white beans on the evening menu.
> Park entrance: 150 DN/person + 50 DN/vehicle (18 € for two). It is possible to enter at two access points: Hobas in the north and Ai-Ais in the south.
> Today's road itinerary: M29 > Keetmanshoop > B1 > B4 > C12 (track) > After Holoog turn right onto the D601 (C37 track) > Accommodation on our right (stop just to check in before 6 PM) > Continue 30 km (30 minutes of track) to the viewpoints after Hobas where you must pay the entrance fee. Sunset View Point to the left > Return before sunset as the park closes (best lights at sunrise). 3 hours.
> Distance driven today: 228 km.
> Distance walked today: 10 km.
> Today's expenses: 25 € for groceries / 17 € for the Fish River Canyon park entrance / 58 € for fuel.
> Accommodation: Canyon Roadhouse, Gondwana Collection Namibia – 34.4 € for two - Pool - Near Hobas - (http://www.gondwana-collection.com/fr/accommodation/canyon-road-campsite)
**DAY 6: Tuesday, April 29, 2025: Canyon Roadhouse - Orange River - South African Border - Vista Trail - Gondwana Sperrgebiet Park - Aus:**
The night was excellent in this very comfortable campsite. **We wake up to the sound of birds** before the alarm at 6:45 AM. Our little morning routine starts as the sun rises. **A big day of driving awaits us to the South African border. This will be the southernmost point of our journey.** We hit the road at 8 AM via the C37, pass through **Hobas**, then turn onto the D207 to **Aussenkehr.** **We cross a mountainous barrier with some high peaks and perfect cones. The rock varies from orange to pink to black.**
We then cross a lunar desert as far as the eye can see on a giant dome; the track winds through nowhere without meeting anyone for hours. The landscapes are surprising. **We spot several ostriches and a gemsbok.** In the middle of this endless expanse, we come to an improbable intersection and continue right onto the D278.
In the middle of these arid lands, we come across a green zone: a vast vineyard. At 10:30 AM, **we come across a "Road closed" sign, fortunately, a local resident waves us to continue; a bit stressed, we proceed.** We start to follow the beautiful Orange River. On the other side of the bank, just a few meters away, South Africa is there. It is the second-longest river in Southern Africa, after the Zambezi. It flows over 2,000 km to the Atlantic. After passing through narrow gorges, we regain altitude before starting the descent, gently heading back north.
**We now cross and follow the Fish River, which joins the Orange River further south** **along this gorge dating back millennia.** At exactly noon, we take a lunch break by the Fish River, still without meeting a soul in this landscape between greenery and aridity. The temperature here is cooler with a pleasant 23°C on the banks, the perfect spot. **We continue on the track to Rosh Pinah**, where we find a paved road again. **The section along the Orange River and the Fish River was officially closed, but we were able to pass without any issues, avoiding a detour of at least 3 hours.** Phew. We now drive at high speed (limited to 120 km/h) through these vast spaces. We come across many ostriches after the **dozens of monkeys along the Fish River**. Around 3 PM, 3 km after the very small town of **Aus**, we reach **our campsite for the evening at Klein Aus Vista**. A new **small peaceful haven very well set up**. As usual, after checking in at reception, we jump straight into the beautiful pool to get our well-deserved dose of coolness, another good thermal shock that our bodies appreciate. Once this moment of relaxation is over, we take our 4x4 to reach the campsite located a bit higher, set apart at the foot of a hill that overlooks us.
After setting up, **around 5 PM, we head to the Vista Trail to climb to the top of a mountain overlooking the vast plain that surrounds us at 360°**. It takes about 30 minutes to climb. The place is just magical, **the perfect viewpoint to admire the sunset**. **We fully savor the moment. We also spot one of the few wild horses in the world capable of living in the desert.** Their numbers have decreased in recent years due to predation and drought (around 100 to 150). At 7 PM, we return to the camp, time for the braai and preparing the meal in this peaceful little camp.
In the south of Namibia, the Fish River Canyon, 160 km long, is a true geological wonder: a canyon nested within another canyon, one of the largest in the world. The first sedimentary layers formed two billion years ago; 500 million years ago, a period of tectonic activity caused these layers to crack and tilt, opening a vast canyon in the Earth's crust. The second canyon, with a depth of 270 m, was carved over time by the passage of the Fish River in this new valley.
> Today's road itinerary: 5 hours of driving: D324 heading south (track) > turn right onto the C10 (track) > D316 heading south > turn right onto the C13 > In Aus turn left onto the B4 > Campsite via a track on the left.
> Fuel station: Solitaire or Aus.
> Distance driven today: 398 km.
> Distance walked today: 7 km.
> Accommodation: Klein-Aus Vista Desert Horse Campsite - Farm Klein-Aus No 8 on the B4 main road to Luederitz Aus 9000, Aus, Namibia - (http://www.klein-aus-vista.com/accommodation/desert-horse-campsite/) 17908 420 DN - Water + Shared shower (hot water). No electricity.
**DAY 7: Wednesday, April 30, 2025: Aus - Kolmanskop - Diaz Point - Luderitz - Kanaan Desert:**
We wake up around 6:45 AM, with partly cloudy weather for once; we feel the ocean's influence gradually. But the sun isn't far off. At 7 AM, we leave the campsite heading west towards Luderitz via the B4. **First stop of the day: Kolmanskop, the ghost town we reach at 8:30 AM**, entry costs 180 NAD $ per person. We discover this **timeless place** in 1.5 hours, moving from building to building amidst violent sand-laden gusts of wind. There's a lot of charm in these different living spaces. **The sand quickly reclaimed the place after this mining town was abandoned.** This was once the headquarters of Consolidated Diamond Mines. It's hard to believe that this former town, where the diamond industry once flourished, had a hospital, a bowling alley, and a theater. The decline in diamond sales after World War II and the discovery of richer deposits put an end to this golden age. By 1956, the town was already completely deserted, and the sand had reclaimed its rights. **These dilapidated buildings swallowed by shifting dunes have something surreal about them.**
At 10:15 AM, we hit the road again **heading to Luderitz, 22 km away**, and first to **Diaz Point** **facing the Atlantic Ocean**. It's a wind-swept peninsula with its characteristic red and white lighthouse. There's a campsite and a coffee shop on site, but the place doesn't inspire rest without shade or shelter from the wind. We return to the city via the D701 track that runs along the ocean, be careful at low tide. We come across **a few fishermen and a fox as well as flamingos.**
We walk through the few streets of the city, much smaller than I imagined, then climb to the **famous little Lutheran church that overlooks the city, the Felsenkirchr.** **The wind blows very strongly here, and the sand is omnipresent, surrounded by the Namib Desert and the southern Atlantic coast.** **A German colonial relic barely touched by the 21st century, Luderitz seems frozen in the past, giving it both a gloomy and a certain charm. In short, it's certainly one of the most incongruous places in Africa.**
At 1:15 PM, just before leaving Luderitz, we do some shopping for 20.50 € and fill up with fuel: 61.50 €, 1290 NAD $ for 61 liters (21.18 $ per liter).
**We return via the B4 to Aus** (paved), **then via rougher tracks**, the C13 then the D707, magnificent as it runs along a mountain range with multiple colors on our right and an endless flat desert on the other side.
To access our campsite for the evening, we must take a **narrow private track for 7 km** on our right to emerge, in this total vastness, at the **isolated Kanaan Desert Retreat on a small hill**. I don't have time today to jump into the pool near the reception; we arrive at 5 PM at 8 small, isolated, and unique sites with a small kitchen, a shower, and a private toilet under a small tarp shelter. **A crazy charm with a unique view...** **This will be my favorite accommodation of this trip. The photos speak for themselves.** We jump into the outdoor shower while savoring the landscape, then prepare our evening braai while enjoying the colors fading, facing this plateau with bushes turning a vivid orange. **A moment that will remain etched for life.** **Savanna atmosphere under a thin emerging moon. Every minute offers different colors. Facing our meal, we have a natural giant screen.**
We end this day contemplating the stars and admire this thin orange moon setting on the horizon (8:42 PM).
**Ghost town just before Luderitz: Kolmanskop** (open from 8 AM to 3 PM - N$ 180 p.p – 9 €). Once, Kolmanskoppe was organized around diamond mining. After finding new, more prolific spots, the town was abandoned and is now a ghost town. The sand and dunes have reclaimed their rights and buried everything humans had built. Houses, train station, bakery, everything has been covered by sand, which passes through the windows, even though they are 1 meter high.
> Today's road itinerary: 5h30: B4 to Luderitz (paved) > Round trip > Kolmanskop on the left > Return via the previous campsite > Then C13 (track) > Turn left D707 (track) > Then track to the right to the campsite.
> Distance driven today: 438 km.
> Distance walked today: 8 km.
> Today's expenses: Groceries at the Spar in Luderitz for 20.50 € / Fuel fill-up in Luderitz for 61.50 €.
> Official Kolmanskop website: (https://kolmanskuppe.com) (open from 8 AM to 1 PM - N$ 180 p.p – 9 €).
> Accommodation: Night at the south of the Namibrand Nature Reserve: Kanaan Desert Retreat – 26.5 € for two - (http://www.kanaannamibia.com/) - Farm 104 Karas 9000 - Sanitary facilities + BBQ + Water + Pool - No electricity - My favorite accommodation of this trip.
**DAY 8: Thursday, May 1, 2025: Kanaan Desert Retreat - Namib Desert - Crossing the Namibrand Nature Reserve – Sesriem Canyon - Elim Dune - Little Sossus Lodge**
After a cooler night than the previous ones with about 10°C, we wake up around 7 AM. We admire, as usual, the sunrise between the desert and the mountains. **The spot from last night was truly perfect, isolated from the world, in total serenity, with a wake-up call to the sound of birds.**
We hit the road a little after 8 AM, heading north via the D707 to Spes Bona, then the gravel road C27 via Betta to Sesriem. **The landscapes roll by and dazzle us.** **We are right in the heart of the Namibrand reserve**, coming across numerous **zebras**, **impalas**, **ruminants that reproduce in large numbers**, and **gemsboks**. At noon, we stop in the shade of a tree to eat. The spot is so romantic facing orange arid mountains and a vast green plateau. **A landscape full of contrasts, timeless and silent.**
**The Namib Desert is the oldest on the planet; its name means "vast arid plain," and it also gave its name to the entire country: Namibia.** The majority of these arid and semi-arid lands dotted with viewpoints are part of the Namib-Naukluft National Park, which covers 23,000 km².
At 1 PM, we enter the Sossusvlei park. We start with the **Sesriem Canyon**, which is 3 km long and 30 m deep. We enter it with a short 1-hour hike into its depths. **It was carved by the Tsauchab River in an agglomerate of sand and pebbles over 15 million years old.** We retrace our steps back to Sesriem, which means "six belts," referring to the number of leather belts (from ox wagons) needed to draw water from the canyon. This remote locality is mainly the gateway to Sossusvlei but offers a gas station and some accommodations. For our part, we sleep 40 km away tonight.
**We then move on to Elim Dune.** It takes about 45 minutes of walking to reach its summit, and the climb is very breath-taking as we progress in the sand where we almost slide back with each step. **A first grand 360° panorama unfolds. The ochre color of the sand contrasts completely with the yellow plain and the brown and black mountains in the distance.**
At 3:15 PM, we start the descent facing Sesriem. We were completely alone once again on this dune. **These Namib dunes are composed of colored quartzite sand, presenting hues ranging from cream to orange and from red to purple. Unlike the ancient dunes of the Kalahari, these move with the wind and adopt distinct, ever-changing shapes.** Star dunes resemble stars seen from above, while transverse dunes, like those on the coast south of Walvis Bay, stand perpendicular to the prevailing southwest wind. The most stable dunes, which thus have the most vegetation, are parabolic dunes, due to the variability of the winds. Longitudinal (seif) dunes measure up to 100 m in height, while barchan dunes, crescent-shaped and predominant at the extreme north of the Skeleton Coast and south of Luderitz, are the most mobile, created by unidirectional winds.
**We get back on the road for 45 minutes to our campsite for the evening, Little Sossus, which we reach at 5 PM**, via C27 then right onto C19. As often upon our arrival, I jump into the cool pool to relax after all this driving, then we proceed to set up the camp. As the day before, the campsite consists of 10 fairly distant sites, with private sanitary facilities and a small roof. We are delighted with this crazy charm. The hot water for our shower is wood-heated: a Namibian lights it every evening around 5 PM.
For a change, or not, the menu features a small BBQ with pork ribs and pasta, facing another sunset, this time with partial cloud cover giving equally splendid colors. Time for a well-deserved rest after long corrugated tracks covered in our 4x4 today.
> Today's road itinerary: 4h45 of driving: Find the D707 and head north (track) > At Spesbona turn left onto the C27 (track) > At Sesriem after entering the park, turn left following View Point Sesriem > Continue 4.5 km to the Sesriem Canyon Parking > Return then head towards Elim Dune > Exit the park then take the D826 > Turn right onto the C19 heading SE > Turn right facing the D854 to the campsite (campsite closes at 7 PM).
> Distance driven today: 272 km.
> Distance walked today: 8 km.
> Today's expenses: Entry to the Sossusvlei Namib-Naukluft Park: 17 € for two (with one car).
> Accommodation: Little Sossus Lodge – 35 € for two - At the junction of the C19 and D854 roads Maltahohe 9000, Maltahohe, Namibia - (http://www.littlesossus.net/) - Pool + Private bathroom + Hot water + Electricity + BBQ + Grocery store (bread to order the day before).
**DAY 9: Friday, May 2, 2025: Little Sossus Lodge - Namib-Naukluft National Park – Sesriem - Sossusvlei - Big Daddy – Deadvlei - Tsauchab River Camp**
Today we start the day early to tackle **the famous dunes of Sossusvlei at first light**. The alarm goes off at 6 AM to leave the camp at 6:45 AM. The wind is blowing quite strongly in gusts this morning, but it only woke us up a quarter of an hour before sunrise. The park opens at 7:15 AM. We start with a small encounter: a friendly **jackal lounging by the roadside.**
We first have to cover the 40 km of track to Sesriem, pay the entrance fee (350 NAD $), and drive 65 km on a paved road this time to reach the **vast salt pan (a lake whose sediments are made of salts) of Sossusvlei**. **It appears amidst the gigantic red dunes that rise on either side. The wind constantly changes the shape of the dunes, as well as their colors, which vary with the light. The setting is breathtaking, giving an impression of immensity and timeless grandeur.**
The paved road ends; the last 4 kilometers become technical and are reserved for 4x4s. Phew, I pass without any problems, though not without stress, switching to L4 mode. **We start the ascent to Big Daddy at 8:45 AM, 325 m of elevation gain in the sand nonetheless.** We climb at an excellent speed despite the strong wind, in exactly 1 hour. At 9:45 AM, we are at the summit of what will remain etched for a long time. The 360° view is simply unimaginable; you have to experience it to believe it. The wind blows violently up there, **it feels like being in the high mountains, on a snow ridge, with a strong transport of sand. The atmosphere is magical.** We start the descent running barefoot in the steep sand.
**We then move on to its neighbor, Deadvlei.** **Here, petrified trees stand in the "vlei" (basin) with their dried branches casting desolate shadows on the white ground. The juxtaposition of the deep blue sky and the towering dunes is captivating.**
We return to the 4x4 parking at 11 AM, the stress rises again for the sandy track passage. We retrace our steps and stop at **Dune 45**.
At noon, we take the opportunity to picnic at the foot of **the beautiful Dune 40**, where there is already no one left. We enjoy the quiet again, well, almost, as the wind remains omnipresent.
At 1 PM, we return to **Sesriem**, where we fill up with fuel (21.15 NAD $ per liter), totaling 1630 for 77 liters (78 €), and do some shopping for 245 NAD $ (two nice pieces of pork, 2 cans, 2 sandwiches for tomorrow, and 1 soda), which is 12.48 €. It's 27°C. We hit the road again, heading to a new destination at 2 PM. We take the C19 back to Little Sossus where we spent the night, then turn left onto the gravel road D854 for about 40 km to **Tsauchab River camp**. Finally, we won't be sleeping here; we are redirected 7 km downstream to **Naukluft View Camp**, which also belongs to Tsauchab River Camp.
We arrive at 4 PM, and thankfully, the fatigue was starting to set in. **Our campsite is located under a small forest, providing some protection from the wind that blew strongly all day. The calm does us a world of good. Once again, a lot of charm**, with very spaced-out sites without any visibility. We can't wait to take our shower. It will be possible from 5 PM with, as the day before, water heated by a wood fire. Time to prepare the campsite for the night. And on the menu, a braai with two superb pieces of pork bought in Sesriem and fries!!!!
**The Namib Desert**
An impressive coastal desert stretching from the Atlantic to a high plateau inland, the narrow Namib Desert runs along the southwest African coast for about 1,300 km. **Considered one of the oldest deserts in the world**, it is bordered to the north by the Kaokoland Desert, which extends into Angola, and to the south by South Africa's Karoo. The narrow Namib is mostly less than 160 km wide. Despite this, it is considered to consist of three sections: the coastal strip influenced by the Atlantic; the Outer Namib, occupying what remains of the western half; and the Inner Namib, comprising the eastern half of the desert. Generally called the Skeleton Coast, the coastal Namib receives almost no rain and depends on regular marine fogs for moisture. From sea level, the terrain rises to 900 m, where the desert meets the base of the Great Escarpment to the east. In the Inner Namib, average annual rainfall is only about 50 mm.
The dryness is such a characteristic of the Namib that it is thought to have been in this arid state for at least 55 million years. It is all the more surprising to learn that animals such as vipers, geckos, zebras, and elephants live in this desert. Some areas of the Namib are also rich in flora, including Welwitschia mirabilis, which grows near the ground with seemingly exhausted leaves, extracting moisture from marine fogs and can live over 1,000 years. In the southern Namib, some dunes are up to 32 km long and 240 m high.
**The frequent fog of the Skeleton Coast:** Driving north along the coast of Namibia, the cold Benguela Current in the Atlantic cools the moist air above the ocean, which, upon meeting the warm desert air, leads to the formation of thick fog banks that drift up to 100 km into the center of the Namib before evaporating under the sun.
> Today's road itinerary: 4 hours of driving: C19 towards Sesriem (track) > D826 (paved) > Foot of Big Daddy via a technical sandy track > Return via the same route > D854 to Tsauchab.
> Gas station: Sesriem.
> Distance driven today: 254 km.
> Distance walked today: 12 km.
> Today's expenses: Park entry at Sesriem for 2 people: 17 € / Fuel fill-up: 78 € / Groceries at Sesriem gas station: 12 € (245 NAD $).
> Accommodation: Tsauchab River Camp - Naukluft View Camp - D054 & D850 GPS: S24 26' 37" E16 10' 11" Sossusvlei 22007, Maltahohe, Namibia - BBQ + Private sanitary facilities + Water - www.tsauchab.com
**DAY 10: Saturday, May 3, 2025: Tsauchab River Camp - Naukluft National Park - Olive Trail Hike (10 km) - Ababis Guest Farm**
We pack up the camp at 8 AM and continue our road trip north via the D854, a bumpy track with many corrugated sections. It's cool this morning, 12°C.
**We enter the Naukluft massif, discovering landscapes with very different terrain than before.** We first need to check in at the campsite, 13 km from the entrance at the end of the track: 350 NAD $ for 2 people and 1 vehicle, then return 4 km back. **On the agenda is the lovely Olive Trail, a 10 km hiking loop that starts 4 km northwest of the park office**, along the D854 that we follow. At 9:45 AM, the hike begins with a fairly steep ascent (about 45 minutes) among the **wild olive trees** from which the trail gets its name. **At the summit, we enjoy a view that embraces the Naukluft Valley.** We then turn east and gradually descend into a deep valley, passing over sometimes slippery rocks. We have a snack around 11:30 AM in these small gorges. **Further on, to cross the wall of a canyon in front of us, some chains are fixed to the rock to help us pass.** We finish this superb loop clockwise at 1:15 PM, taking 3.5 hours including 30 minutes of breaks. We only crossed a small group of 3 people on this wild adventure far from everything. At 1:45 PM, we exit the park and take the **D854 track north to Bullsport**. From there, we turn left and take the C14, which **runs along the bed of the Tsondab River.**
**We arrive at our campsite for the evening, Ababis Guest Farm, at 3 PM.** Quite early for once, allowing us to rest a bit in this peaceful farm where many sheep wander around us. We also enjoy the pool under a magnificent sun, less hot than the previous days, it's 22°C. The camp has only 4 spaced-out sites around shared sanitary facilities. **We are in the middle of a vast plain facing the Naukluft massif mountains.** We will have another beautiful sunset on these mountains. For the first time on this trip, **we will be completely alone at this campsite.** **We haven't encountered many people today**, just 3 during the hike and fewer than 10 vehicles all day.
> Today's road itinerary: Head north on the D854 (track) > Turn left to enter the Naukfluft National Park > Continue on the track then turn right to the Olive Trail hike parking lot (1 hour for 45 km). Return to the D854 and continue north > At Bullsport turn left onto the C14 to Ababis (still a track) > The camp is located on the left facing the D1261 (1 hour for 60 km from Olive Trail). Total: 2 hours of driving for 100 km.
> Gas station: No gas station on the route, except in Solitaire.
> Distance driven today: 115 km.
> Distance walked today: 13 km.
> Accommodation: Ababis Gaestefarm - Night booked by email – payment on site: (https://www.ababis-gaestefarm.de/) - P.O.Box 1004, Maltahöhe - N$ 300.00 per person
**DAY 11: Sunday, May 4, 2025: Ababis Gaestefarm - Namib-Naukluft National Park – Solitaire - Gaub Pass - Kuiseb Canyon - Moon Landscape - Walvis Bay**
The night was, for the first time since the start of this road trip, quite difficult. A strong wind accompanied us all night, making the tent flap constantly. A racket that drove us crazy. We still managed to sleep a few hours. The morning sun brings back our smiles. We hit the road for this new stage a little before 7:45 AM.
We start the day with a first stop less than 15 km away **on the C14 in Solitaire** at 8:15 AM. **This town is lost in the middle of nowhere with its small gas station with a western atmosphere adorned with rusted and sand-covered car wrecks.** After a quick supply stop: 86 NAD $, or 4 € for 1 water container and a box of cookies, we continue north still on the C14, **crossing the Tropic of Capricorn** then devouring this **magnificent track up to Gaub Pass**. **A succession of narrow gorges, turns, climbs, and descents breaking the monotony of the previous long straight lines.** We are right in the heart of no man's land for 200 km. We then start the descent to the **Kuiseb Canyon. It houses the wide bed of the eponymous river, dry almost all year.** Even when it flows for 2 to 3 weeks during the rainy season, it doesn't go beyond Gobabeb and then seeps into the sand. **The drinking water that supplies Walvis Bay is pumped at Rooibank from this underground water table.** **We now cross the Kuiseb Desert where impressive dunes roll down.** We make a short stop at a **natural rock arch** reminding us of our (https://www.montagne-aventure.net/2024/04/29/j19-1-juin-2024-canyonlands-national-park-et-arches-national-park/). Then we gradually descend towards **Walvis Bay** where we will spend the night. At noon, we enter the **Dorob National Park**. The thermometer drops 10°C in 10 minutes as we get closer to the Atlantic Ocean.
At 12:45 PM, much earlier than initially planned, we arrive at the **Moon Landscape** (View Point 4, free) to have a snack, via a very recent surprising dual carriageway in the middle of nowhere, then via the C28. We are again in the hinterlands, the temperature has soared: 30°C without a bit of shade. Even if the colors and the panorama must be exceptional at sunrise or sunset, the detour for this 360° panorama is still worth it. Extreme aridity as far as the eye can see. The place lives up to its name; it really feels like being on the moon. We get back on the road at 1:30 PM via the D1991, C28, then again the A2, which is very new. The latter runs along the beautiful dunes up to the **Dune 7**, where we make another stop.
Then we head towards our final destination of the day, **Walvis Bay. Its port is sheltered by a sand spit, a natural breakwater that protects the city from the powerful assaults of the ocean. Its port was long a strategic place: claimed by the Cape Colony in 1795, it was officially annexed by the British in 1878 to counter Germany's ambitions in the region. A colony of fur seals, pelicans, flamingos, and whale terns have made it their home.**
We do a big grocery shopping at the Spar located in the center for 66 €; it's very easy to park there. Then we fill up with fuel at an Engen station right across for 1117 NAD $ for 54 liters (20.6 NAD $ per liter), which is 54 €. We then **enjoy the seaside in the Lagoon neighborhood**, where it's also easy to park. After kilometers in the desert, **this cool break is more than welcome. The outside temperature is 22°C. In the distance, we can clearly see the clouds lingering over Swakopmund.**
We take the 4x4 one last time to the **Lagoon Chalets where we will spend the night**. The spot is well set up and surprising in the heart of a residential neighborhood. The sites are quite large, separated by fences around very comfortable shared sanitary facilities. BBQ, electricity, and shaded area. We settle in quietly before going out on foot to watch the **sunset over the Pacific Ocean along Lagoon Promenade Road**. We can still see this impressive persistent mist in the distance. The neighborhood is very peaceful, certainly without much charm, but with a very well-developed seafront that inspires relaxation after kilometers without meeting anyone in inhospitable lands. We end the day with our traditional braai: grilled chicken thighs and sautéed potatoes in the coolness of a starry sky.
> Today's road itinerary: 5h30 of driving (or 3h30 of driving for 250 km without the Moon Landscape): Head north on the C14 > Cross the Tropic of Capricorn > Gaub Pass > Kuiseb Canyon on our left in a round trip > Continue to Green Valley and leave the C14 to the right on the D1984 > Turn right on the C28 > Then left D1991 to Moon Landscape D1991 View Point 4 > Return via the same road and stop at Dune 7 for sunset > Walvis Bay.
> Gas station: Solitaire or Walvis Bay.
> Distance driven today: 372 km.
> Distance walked today: 5 km.
> Today's expenses: Fuel fill-up for 54 € + Groceries for 66 € at Spar.
> Accommodation: Walvis Bay: Lagoon Chalets – 36.6 € for two - (http://www.lagoonchaletswb.com/) - 8th Road West, Meersig Meersig 9000, Walvis Bay, Namibia - BBQ – Electricity – Shared sanitary facilities.

**DAY 12: Monday, May 5, 2025: Walvis Bay - Swakopmund - Round Trip to Cape Cross (seals) - Wreck of the Zeila en route - Henties Bay - Spitzkoppe Tented Camp & Campsite**
After an excellent night, a bit cooler and more humid than usual, we wake up around 7 AM and leave the camp at 7:45 AM to **follow the Atlantic coast heading north**. We thus leave **Walvis Bay**, a very pleasant stopover town, and follow the ocean via the B2. **We enter the mist and Swakopmund** at 8:40 AM, parking **near the lighthouse**. The atmosphere is very quiet, the streets seem dead with large empty parking lots and very little traffic, but the few open shops are filled with expatriates enjoying their breakfasts, French bakeries, cafes, travel agencies... **We are in this Benguela Current, a fast cold ocean current that flows from South Africa, up the coasts of Namibia and Angola, towards the northwest to join a warm equatorial current. Hence the supply of very fish-rich waters and this tenacious mist depending on the seasons. In the northern part of the Namib Desert, fogs are frequent during the southern winter. It's almost the only source of moisture since the city of Swakopmund receives, on average, only 11 liters of water per m² in December and January.**
**Swakopmund is wedged between the dunes and the Atlantic rollers. It is the Namibian capital of adventure activities and has a ghostly colonial remnant. With its German architecture, its seaside promenade, it resembles a seaside town of the North Sea or the Baltic.** It is also a bustling African city. **Nearly two-thirds of Swakopmund's population live in Mondesa, a township created during apartheid, northeast of the city center, a legacy of the South African mandate.** The heart of the city is located in the area of the pier, at the foot of the lighthouse, better known as the Mole. During the South African occupation of Swakopmund, the port took a back seat to Walvis Bay.
Continuing on this C34, sometimes on salt, we come across the famous **wreck of the Zeila, stranded in 2008**, on our left. We can see it through the thick fog, being very close to the beach. It's 10:15 AM. Further on, Henties Bay is a bay that attracts many fishermen; it's teeming with vehicles equipped with fishing rods. Besides its fish-rich waters, it enjoys a relaxed atmosphere and a large beach suitable for walks.
We continue further north, heading to Cape Cross, this time a round trip because we will turn off later here in Henties Bay to reach Spitzkoppe via good gravel roads that are quiet alternatives to the very busy paved B2 further south. **Henties Bay is part of the Dorob National Park, a multi-purpose park protecting coastal ecosystems and hosting the many renowned recreational activities of the region. The part of the coast north of Swakopmund up to the Ugab is particularly popular with fishermen who come in droves to fish for saltwater fish.** The small concrete buildings spaced at regular intervals are actually toilets for fishermen and campers. The coastline is also dotted with world-renowned surf spots.
Even before arriving, we can already smell it before we come across thousands of seals (population in 2021: 1.5 million). **The Cape Cross Seal Reserve, the most renowned on the Namibian coast, is home to the most famous breeding colony of fur seals, which seems to take full advantage of the high concentrations of fish present in the icy waters of the Benguela Current. We are impressed by the sight of these 100,000 pinnipeds lounging on the beach and frolicking in the waves.** We have a picnic a little away from the smells facing the ocean in the sun.
At 12:45 PM, it's time to hit the road again. We retrace our steps back to Henties Bay. We stop there to do another big grocery run before not encountering any big cities for many days. We will only buy fresh items day by day until the end of the trip; we have 23 € worth. **In the space of 30 minutes, we go from 15 to 36°C. The thermal shock with an amplitude of more than 20°C.** At 1:45 PM, we hit the road again via the D1918, then we try a very small track on our left, the D1925. It becomes narrow and rough; I have a bit of apprehension. We arrive at a gate to open in the middle of nowhere, then young children run up to us asking for water or food... We then drive to **Spitzkoppe. The arrival right in front of the mountains is majestic, off the beaten path. This mountain appears in the distance like a mirage above the dusty plains of southern Damaraland.** We come across a second gate held by a guard. We enter the "Community Camp" campsite without realizing it through the west entrance. We are given a small paper, then we go to the reception passing **at the foot of these gigantic, magnificent rocks.** Once at the reception, we are informed that this is not the camp we had booked. Ours is located just a little further, and in the end, it's better because the latter was packed. We were able to cross the park very close to these rocks without paying. We exit through the main entrance; 5 Himba children cling to our doors and trunk asking for bread and food again. We continue despite them staying attached, worried about hurting them. Phew, more fear than harm. We cross the few houses and arrive at the right camp at 4:30 PM, the Spitzkoppe Tented & Campsite. The spot is much quieter and well set up. We have site C12, cozy to perfection with its sink, a private shower and toilet, as well as electricity, under the shade of a tree and facing the mountains. The sunset and sunrise will be perfect. We set up the tent and, without delay, head to the pool for a big dose of coolness. Then it's time to prepare the BBQ and **contemplate the fading lights on the Spitzkoppe massif.**
> Today's road itinerary: 5 hours of driving: Head north on the B2 (paved) along the ocean > Swakopmund > C34 (paved) still heading north > On the left, the wreck of the Zeila before Henties Bay > Cape Cross round trip > Henties Bay > D1916 heading east (track) > Turn left onto D3716 > Turn left to the campsite.
> Gas station: Swakopmund or Henties Bay.
> Distance driven today: 344 km.
> Distance walked today: 6 km.
> Today's expenses: Groceries in Henties Bay: 23 € + Cape Cross park entry: 17 €.
> Accommodation: Spitzkoppe Tented Camp & Campsite - Spitzkoppe River Valley 00000, Spitzkoppe river valley, Namibia - (http://spitzkoppemountaincamp.com/) - 26 € - Pool - BBQ - Shower and toilet.
**DAY 13: Tuesday, May 6, 2025: Spitzkoppe - Rock Pools - Uis**
It's 6:45 AM, **we wake up at the foot of one of the most emblematic landscapes of the country, Spitzkoppe, which towers over the valley at 1,728 m.** **The Spitzkoppe massif, "pointed hat" in Afrikaans, is actually a set of three rock formations: Big Spitzkoppe, the granite domes of the Pontok Mountains that surround it, and Little Spitzkoppe, to the southwest. It was first climbed in 1946 and has never stopped attracting experienced climbers; it remains one of the most challenging ascents in the country. The climate in the region is hot**, so try to visit during the cooler months, as it can quickly reach 36°C in the sun in the afternoon. **Spitzkoppe is particularly striking at dusk, as it was last night, and at dawn this morning when the low light sets the rocks ablaze with red and orange hues. The spectacle is unique.**
We re-enter the park managed by the local community (160 NAD $ per person), then start with the **arch sector**. We quietly enjoy all the viewpoints under perfect orange colors. We leave this magnificent spot, reminding us of (https://www.montagne-aventure.net/2024/04/29/j19-1-juin-2024-canyonlands-national-park-et-arches-national-park/), but with much less crowding here. Around 10 AM, we head closer to these mythical peaks, including the main one nicknamed the Matterhorn of Namibia. Then we finish with the **ascent of the rock above Rock Pool. The 360° view of the park is a must-see. Small natural pools carved into the rock bring a bit of water to this arid and rocky landscape.** The wind blows strongly up there, and during a photo shoot with a tripod, it falls forward right onto the lens glass, cracking it... Frustration and shouts, these will be the last quality photos of this trip, and a new bill to pay when we return to replace it... Disgusted.
We continue to **Bushmans Paradise**, have a lunch break in the shade of a rock before hitting the road again around 12:30 PM after thoroughly exploring the park, feeling weakened and sad about my passion: photography...
We fill up with fuel as soon as we arrive in Uis at the price of 21 NAD $ per liter, a total of 1021 NAD $ for 50 liters (52 € by card). **Uis is a former mining town. Tin mining ceased in the early 1990s, but the high white mountain where the ore was dumped is clearly visible. The region is rich in amethysts, Brandberg crystals, and other semi-precious stones; we come across many vendors on the roadside.**
We then head to our final destination of the day, the **Daureb Isib Restcamp**. We arrive quite early for once at 2:45 PM in the heat, but the camp is just perfectly set up, surely the most upscale we will have during this trip. We are in a fortunately shaded area under palm leaves, with a table, chairs with cushions, a sink, a hot shower, toilets, a beautiful pool, and of course our private BBQ. Perfect for regaining a bit of a smile after the fall of my DSLR camera. **We are facing the Brandberg massif, the "fire mountain" in Afrikaans, dominated by Königstein (2,573 m), the highest peak in Namibia.** **The Brandberg owes its name to the reddish-orange glow that forms on its slopes at dawn and dusk, when the sun's rays awaken its red granite faces studded with crystals. It also hides a real treasure inside, as it contains an exceptional concentration of prehistoric rock art**, mainly paintings and some petroglyphs, including the most famous of them, the **White Lady in the Tsisab Gorge**. There are over 43,000 in total, dating back 2,000 to 4,000 years, scattered in hundreds of crevices around the mountain.
Time for the usual swim, laundry, and evening cooking. On the braai menu, local sausages with cheese pasta and leftovers for a good salad the next day.
> Today's road itinerary: 1h45: Head north on the D3716 > Then D1930 (gravel and sand track) to Uis.
> Gas station: Uis.
> Distance driven today: 113 km.
> Distance walked today: 6 km.
> Today's expenses: Fuel fill-up in Uis for 52 € (1,021 NAD $).

> Accommodation: Daureb Isib Restcamp - Erf 672 C/O 3rd & 4th Avenue Uis 9000, Uis, Namibia - (http://www.daurebisib.com/) – 31 € - Pool. Comfort with private bathroom + electricity + Wi-Fi at the restaurant. Clear sky for a beautiful starry night.
**DAY 14: Wednesday, May 7, 2025: Brandberg (Namibia's Highest Mountain) - Damaraland:**
**The Brandberg massif is an isolated, dome-shaped mountain, an inselberg, that towers over the gravel plains scorched by the sun of the Namib Desert to the northwest. It measures 23 km long and 20 km wide. It is the highest point in Namibia at 2,573 meters.**
This massif formed about 130 million years ago when a gigantic viscous mass of magma from deep within the Earth's crust rose through the surrounding rock layers before solidifying. Later, the granite mass was exposed by the erosion of the surrounding rocks.
**The Brandberg is the highest mountain in Namibia, peaking at an altitude of 2,573 m. The indigenous San people call it the "burning mountain," as it appears to glow with a red light at sunset. With its considerable height and width, this massif influences the local climate, attracting more rain on its slopes than the desert below.** The rain seeps through the springs. Unique animal and plant species thrive in this high-altitude environment, and prehistoric paintings adorn the rock faces hidden in the ravines around the base of the mountain.
The first night was also hot since the start of this trip, the thermometer did not drop below 20°C. We wake up gently around 8 AM, a pleasant sleep-in, the sun is already out. After a quick morning cleanup of the 4x4, we have time today, we hit the road at 9:30 AM, getting lost in the Brandberg massif. We are now in the **Damaraland, which stretches from the majestic rock formations of the Brandberg in the south, where we are today, to the bushy expanses at the foot of the rugged mountains of Sesfontein in the north, where we will be tomorrow. It is the perfect destination for wildlife and flora observation.**
We take the track heading towards the **White Lady**, but we want an alternative to this guided visit only. So, just before arriving, we turn right towards a viewpoint named on Google Maps **Rastplatz**. We come across **small Himba villages, living in extreme poverty with no natural resources; the inhabitants ask for water with every passing vehicle...** A bit further, we encounter about ten **ostriches** in the middle of the track, magnificent, as we get closer to the mountains in the background, and a few meters further, **a herd of Oryx**. Then we approach the **bed of the Ugab River**. We then go back and have a snack in the middle of nowhere, under the shade of our 4x4, facing the mountainous massif. We get back on the road around noon, while the temperature is at its peak in this very hot region, 35°C on the gauge with very dry air. We go up the C35 slightly then turn left onto the small track D2319 until we reach the Ugab bed again. Back to Uis in the mid-afternoon.
We did not book the same campsite as the previous night; today we are at the Brandberg Rest Camp. Unfortunately, the camp is not at the same level as the previous one, which was perfect. But the price is also much lower. The sites are next to each other, separated by small fences behind the main building. But it will do just fine. We have our BBQ and electricity, the shared sanitary facilities are decent. We then lounge in the large pool. We will then buy some water for 10 € at the supermarket located right across.
> Gas station: Uis.
> Distance driven today: 118 km.
> Today's expenses: Groceries in Uis: 10 €.
> Accommodation: Brandberg Rest Camp Uis - No 3 Uis Street Namibia 9000, Damaraland, Namibia - (http://www.brandbergrestcamp.com/) - Large pool – Shower – Electricity
**DAY 15: Thursday, May 8, 2025: Damaraland: Petrified Forest - Ugab Valley - Palmwag**
The night was excellent and slightly cooler than the previous one. We wake up around 7 AM and hit the road just before 7:45 AM heading to a new destination as we continue this Namibian road trip. **We cross Damaraland today from south to north.** First via the C35 to **Khorixas**, then turning left onto the C39. **We come across some villagers walking kilometers under the scorching sun with only a small water container in their hand... What a tough life, light-years away from ours.** About 40 km west of this town, we arrive at the **Petrified Forest National Monument**. It is a vast expanse of veld (open vegetation area), dotted with petrified tree trunks that can reach 34 m in length and 6 m in circumference, estimated to be over 260 million years old. These trees belonged to the Gymnospermae family, conifers among which we find today's cycads and welwitschias. The absence of roots and branches suggests that the trunks were deposited here during a significant flood. The site has about fifty trees, some half-buried in sandstone, others perfectly petrified in silica with their bark and growth rings. A guide is mandatory at the entrance to visit the site.
We then continue on this C39 due west to the junction of the D2612. We make a round trip to the south to **Twyfelfontein, which means "uncertain spring" or "bubbling spring" in Damara**. The site is a UNESCO World Heritage site, located at the entrance of the grassy Aba Huab Valley and houses one of the largest collections of rock art on the continent. More than **2,500 petroglyphs** have been discovered on over 200 stones, as well as some rock paintings. They date back about 6,000 years and others 2,500 years. Many engravings depict species that have since disappeared from the region, such as elephants, rhinoceroses, giraffes, and lions. The presence of a seal attests to the existence of links with the coastline at the time, now over 100 km away. It is here, as well as at Brandberg, that the human history of Namibia began with these testimonies of ritual and economic practices among hunter-gatherer peoples.
We continue a bit further south on the D3214 then D3254 to visit the **Organ Pipes, "organ pipes"**. The entrance is also paid, much to our regret... 500 NAD $ for two. We take a well-marked trail leading to a small gorge containing dolerite (coarse-grained basalt) columns 4 m high and aligned on an astonishing 100 m long wall. We are in a volcanic chain stretching over a dozen kilometers, a pile of scoria that seems to have been exposed to fire, the Burnt Mountain "burnt mountain" stands in a bleak and desolate landscape where almost nothing grows.
We head back north and return to the C39 then the C43 to **Palmwag where we will spend the night**. **This concession, covering an area of 5,500 km², is a region of red hills and plains, remarkable for its rolling landscapes as well as its rich fauna and flora**. The region serves as a **buffer zone between Etosha and the Skeleton Coast**. We have a good chance of encountering black rhinos, desert elephants, and lions, as well as spotted hyenas, giraffes, gemsboks, and other antelopes.
We pass the sanitary control barrier at 4 PM, just before entering Palmwag. In our direction, from south to north, we are simply asked about our future destinations and to present my French driver's license. A few meters further, there is a small gas station, then on our left our final destination of the day: the Palmwag Lodge Campsites. We are happy to arrive after this long journey. The welcome is very pleasant, and the site is very comfortable with a real brick shelter housing our shower and toilet, as well as water and electricity. We always have a BBQ available, but today we unfortunately no longer have meat due to concerns about the sanitary control, but we were not sure if it was rather in the other direction that the transport of fresh meat and dairy products is prohibited. We now cross our fingers to be able to observe some different animals, as the place is renowned for elephants, giraffes, and rhinos. We first take some time to relax in the pool before going for a walk around the reserve, without encountering anything unfortunately this evening, but the wake-up will be up to par... Time for the sunset, which is always one of the highlights of the day.
> Today's road itinerary: 5h30 of driving: C35 heading north > Then turn left onto the C39 > Petrified Forest > Go down on the D3612 in a round trip to Twyfelfontain (rock paintings and Organ Pipes) > Go back up on the C39 then C43 to Palmwag > Round trip on the C40 to Mount Grootberg Pass.
For info on the C43, there is a sanitary control at the entrance and exit (transporting raw meat is prohibited).
Palmwag: black rhinos (guided or free visit? at sunrise or sunset).
> Gas station: Twyfelfontain or Palmwag (07:00 – 19:00) – Tire repair in Palmwag.
> Distance driven today: 349 km.
> Distance walked today: km.
> Accommodation: North of Palmwag Lodge Campsites - GPS Coordinates -19.88556°, 13.93694° - Pool – Water and electricity – 34 € - (https://gondwana-collection.com/accommodation/palmwag-campsite?LodgeName=PALMWAG%20CAMPSITE)
**DAY 16: Friday, May 9, 2025: Palmwag - Sesfontein - Entry into Kaokoland - Opuwo**
This morning, we take our time watching for wildlife. We can finally observe our first **kudus** as the sun begins to illuminate the plain in front of us (see video and time-lapse of the day). A few minutes later, we also spot **a couple of giraffes with their calf**, moving calmly and serenely.
**We leave Palmwag** at 9 AM, heading to the northernmost point of Damaraland via the C43 to Sesfontein.
A few kilometers on the track, and we come across **a herd of zebras**, 11 to be exact, in the middle of green hills. Even further, it's more than twenty that cross right in front of us, a treat for our eyes. Their gait is majestic; they are very sensitive to noise. Some are more curious than others and don't hesitate to stay close if we remain quiet. We then cross numerous rough riverbeds. We must always stay very attentive at the wheel because we can drive at over 80 km/h on straight lines and then suddenly have to brake to cross these small streams, usually already dry at this time of year. Many antelopes are still present by the side of the track; the heat is already rising, and they are often lying on the ground at this hour.
**We arrive in Sesfontein at 11:15 AM**, just as the children are leaving school. Transportation is done by donkey-drawn carts. The villagers spend their time in the shade of the trees and in front of the few small shops. The atmosphere of its streets is dusty with a laid-back pace; this town has the feel of an oasis located **by the Hoanib River**, the town of six springs from which it gets its name. Founded in 1896, it was a military outpost built after a cattle plague epidemic. This page of its history is reflected in Fort Sesfontein, erected in 1905 to fight cattle diseases, arms smuggling, and poaching.
We take a lunch break at the exit of the village around 11:30 AM in the shade of a tree, so peaceful, it's 32°C. We continue further north, away from the usual tourist routes, and **enter the Kunene region, also called Kaokoland**. The track becomes narrower and more winding. **These are now vast solitary spaces largely devoid of roads, simply crossed by sandy tracks opened by the South African army just a few decades ago.** The fauna and flora have managed to adapt to this harsh and dry environment, like the desert elephant, an endangered species whose slender legs are perfectly suited to the long journeys the animal must make to find water, a rare resource. This region is also the territory of the Himba people, emblematic of the country. Its name comes from the Kunene River, which marks a narrow belt of vegetation at the Angolan border.
**We arrive in Opuwo at 3 PM**, **this town is the capital of the Kunene region**. Its name means "the end" in the Herero language, a fitting term for this dusty collection of commercial buildings surrounded by traditional huts with round thatched roofs.
**Opuwo is a strong cultural moment of this trip in Himba territory, this semi-nomadic people traditionally settles in an onganda (small village), moving if necessary to find access to water. Himba women are known for their ochre-colored cream, otjize, a mixture of butterfat and ochre powder, applied to protect and moisturize the skin and hair. Fire and smoke play an important role in their culture.** Smoke, often scented with herbs, is used by women for purification. It can also convey prayers to the supreme being, Muluru. In traditional celebrations, there is always a sacred fire that remains lit between the main hut and the animal enclosure, to maintain ties with the ancestors.
Right upon arrival, we fill up with fuel at the Shell station at the price of 21.48 NAD $ per liter, or 67 liters for 1454 NAD $ (72 €) by card. We then quickly stock up on meat at the Spar **where Himba women with bare breasts mix with us, the only white people shopping in the aisles**. **Since the beginning of this trip, this is where life is most bustling**. There are many people on these dusty streets, after kilometers without seeing anyone, the shock is brutal. There are small markets, poverty but also wealth. The town is quite spread out. There are no white people left, **we finally discover the true, harsh African life.**
We arrive at the **Opuwo Country Lodge at 3:30 PM**, located slightly on the heights. We have site 9 at the end of the property for maximum isolation as we like. Once again, we have private sanitary facilities, a BBQ, and electricity. Once settled, we walk 10 minutes to the reception where the pool is located to cool off. An infinity pool that is just magnificent facing the vast landscape before us. But this contrast between this little comfort and the town below makes us uneasy. The employees walk back down. A guard is present at the entrance of the lodge to ensure security; the park where we are is fenced. We enjoy a good braai, then enjoy the few lights of the town gradually lighting up. The night will be quite noisy for once with very loud music rising from a party below until 2:30 AM... And yet it comes from far away... Maybe a bar? In any case, we rule out what we thought was just a party during our visit here on Friday.
> Today's road itinerary: 4 hours of track: Return via the C43 heading south to Opuwo.
> Gas station: Okangwati or Opuwo
> Distance driven today: 261 km.
> Today's expenses: Fuel fill-up in Opuwo for 72 € + Groceries in Opuwo for 21 €.
> Accommodation: Opuwo Country Hotel - Opuwo Hilltop Opuwo 9000, Opuwo, Namibia - -18.044682 / 13.833861 - (http://www.opuwolodge.com/) - N$600.00 - Pool / Water / Private sanitary facilities / Electricity / BBQ.
**DAY 17: Saturday, May 10, 2025: Opuwo to Epupa Falls:**
We take our time this morning by the **Kunene River**, then we hit the road at 8:45 AM. This is our return trip to Opuwo.
After 4 good hours of driving, **we return to the bustling life of Opuwo**. We refill with fuel at the Shell station (21.48 NAD $ per liter) 820 NAD $ (40 €) for 38 liters and do a quick grocery run at the Spar for 488 NAD $ (24 €). We don't take any meat because we have the **sanitary barrier** to cross tomorrow before entering Etosha Park. We pay for these two expenses in cash for the first time; until now, the credit card was always accepted, so we now have to use the cash we withdrew at the airport. Then we head back to the Opuwo Country Lodge, arriving at the campsite at 2 PM. We are the first to arrive, we rest for a moment before heading to the pool and then end the day around our traditional BBQ with sausages and sautéed potatoes. The full moon accompanies us, perfect for nighttime observations in Etosha starting tomorrow.
The campsite's location should be avoided because we again have infernal music that gets louder from 7 PM to 2:30 AM... And yet it comes from far away... Maybe a bar? In any case, we eliminate what we thought was just a party during our visit here on Friday.
> Today's road itinerary: 4 hours of track: Return via the C43 heading south to Opuwo.
> Gas station: Okangwati or Opuwo
> Distance driven today: 180 km.
> Accommodation: Opuwo Country Hotel - Opuwo Hilltop Opuwo 9000, Opuwo, Namibia - -18.044682 / 13.833861 - (http://www.opuwolodge.com/) - N$600.00 - Pool / Water / Electricity / BBQ
**DAY 18: Sunday, May 11, 2025: Epupa Falls:**
Time for a "vacation" day; we wake up leisurely at 8 AM and take our time this morning. Breakfast and even coffee. The night was good, lulled by the sound of the waterfalls.
In the late morning, we head out on the small path along the banks of the Kunene River, which offers magnificent landscapes. We have a beautiful view of Angola from the opposite bank. The falls extend over about 1.5 km and flow over a series of promontories, the highest of which reaches 37 m.
At noon, we return to our campsite to eat in the shade of the palm trees. On the menu: fried eggs and pasta. We take advantage of this afternoon to rest before the last part of this road trip, with reading, writing, and pool time on the agenda.
In the late afternoon, we return to one of the viewpoints overlooking Epupa Falls to once again enjoy the sunset colors from a different angle. We are over the moon; our thoughts wander in all directions. We discuss future trips, adventures, reminisce about our memories, and think about the world around us... We savor the luck of being here. On the way back, a Himba woman asks if we can give her a ride in our 4x4 to Opuwo tomorrow.
Tonight, we dine on our traditional braai with white beans by the Kunene River. We are lulled by the sound of this powerful river flowing under the song of insects. The coolness sets in, and we fall asleep under the stars.
> Distance driven today: 0 km.
> Distance walked today: 10 km.
> Accommodation: Omarunga Lodge Campsites - 68 € for two nights - Site by the river - (https://gondwana-collection.com/fr/accommodation/omarunga-epupa-falls-campsite?LodgeName=OMARUNGA%20EPUPA-FALLS%20CAMPSITE&hsLang=en)

**DAY 19: Monday, May 12, 2025: Epupa to Opuwo**
We enjoy the morning a bit more by the **Kunene River**, then we hit the road at 8:45 AM. This is our return trip to Opuwo.
After 4 good hours on the road, **we return to the bustling life of Opuwo**. We refill with fuel at the Shell station (21.48 NAD $ per liter) for 820 NAD $ (40 €) for 38 liters and do a quick grocery run at the Spar for 488 NAD $ (24 €). We don't take any meat because we have the **sanitary barrier** to cross tomorrow before entering Etosha Park. We pay in cash for these two expenses for the first time; until now, the credit card was always accepted, so we have to use the cash we withdrew at the airport. Then we head back to the Opuwo Country Lodge, arriving at the campsite at 2:30 PM. We are the first to arrive, rest for a moment before heading to the pool, and then end the day with our traditional BBQ: sausages and sautéed potatoes. The full moon accompanies us, perfect for nighttime observations in Etosha starting tomorrow.
The campsite's location should be avoided, as we again have loud music until 2:30 AM... And it comes from far away... Maybe a bar? In any case, we rule out what we thought was just a party during our visit here on Friday.
> Today's road itinerary: 4 hours of track: Return via the C43 heading south to Opuwo.
> Gas station: Okangwati or Opuwo
> Distance driven today: 180 km.
> Accommodation: Opuwo Country Hotel - Opuwo Hilltop Opuwo 9000, Opuwo, Namibia - -18.044682 / 13.833861 - (http://www.opuwolodge.com/) - N$600.00 - Pool / Water / Private sanitary facilities / Electricity / BBQ
**DAY 20: Tuesday, May 13, 2025: Opuwo – Etosha - Olifantsrus**
We wake up before dawn around 6:30 AM. We pack up the camp at 7:15 AM heading to a first waterhole to watch the sunrise and start our day of observations and discoveries. It's 11°C, and as soon as we leave the campsite, we come across numerous zebras, foxes, and springboks with the sun rising on the horizon. Magnificent images.
**At 8:30 AM, we are still alone**, we witness **one of the most beautiful scenes of this trip: 3 lionesses hunting springboks**. It's thanks to the latter, slowing down, that we manage to spot 4 lionesses' heads barely above the tall grass. They hide, stand up, move slowly... We wait without moving. This is their perfect terrain for camouflage. **We are on the lookout and try to be discreet during this hunting scene**. We leave the area to let them finish their remarkable work and continue the track towards the East. The terrain becomes completely flat. It's now been 3 hours since we left the campsite without noticing the time passing, and especially without meeting anyone. Around 10 AM, near a waterhole, we come across a solitary elephant mixed with zebras, buffaloes, and springboks.
Around 11 AM, we take a lunch break; here, it's us who are enclosed in enclosures. Whether in the campsites or the few small equipped areas, we are fenced in by a gate. The animals are free on their territory. The wind has picked up again, just like the sun. We eat alone in absolute calm in the heart of this incredible, unique park; there are no words to describe what nature offers us here, far from any human activity. We start to see some safari vehicles arriving, but the attendance remains much lower than I had imagined. At most, a total of fifteen throughout the day.
Etosha is also a wonderful reserve of vegetation; you can find multiple mopane groves. But also acacias and other trees appreciated by ruminants. The south and east of the park have the most waterholes, which is where most animals gather. In the West, the vegetation is denser, and the wildlife is harder to spot, but it is well present, especially the black-faced impala and Hartmann's mountain zebra, which are found almost nowhere else. The area being less frequented, the bush feeling is more pronounced.
30 minutes of track after eating, **we come across a solitary male lion. The build compared to the females this morning is noticeable from afar**, even though this one is quite far from us unfortunately, unlike this morning when they were right on top of us.
**Etosha is the preferred habitat of lions in Namibia, with about 330 individuals roaming the park's plains, nearly half of the country's wild lions.** The big cats rest under the trees near waterholes, especially the one at Okaukuejo where we arrive today, but it's also a good spot for elephants and rhinos.
We then enter the territory of buffaloes, which we come across by the dozens now. Wow, the encounters keep coming. Then around 2 PM, we follow this immense **Etosha Pan** for the first time, which we will follow for a good part of tomorrow's day.
We arrive at our campsite at 3:30 PM after more than 8 hours of self-safari filled with discoveries. We sleep tonight at the **Olifantsrus Camp**, which we had previously booked in France. We had to wait and click several times for a spot to open up, as the camp has very few sites, and that's a good thing. It is located in one of the wildest areas of Etosha and has a practical observation tower overlooking a waterhole, offering us great opportunities to spot wildlife after nightfall (see photos). **The sunset is once again memorable.** In the guestbook at the reception, where each visitor can note their observations, 3 lions were seen the day before just a few steps from here (1 male, 1 female, and their cub), on a part of the track we didn't cover today; it will be on tomorrow morning's program. We cross our fingers for these predators.
> Today's road itinerary: 6 hours of driving: Leave Opuwo via the C41 (paved road) > Turn right onto the C35 (paved road) to the Galton Gate > Enter Etosha Park.
> Gas station: Opuwo.
> Distance driven today: 369 km.
> Accommodation: Olifantsrus Camping site - 53.4 € for two – Shared sanitary facilities – Electricity – BBQ – No grocery store - (https://www.etoshanationalpark.org/fr/accommodation/olifantsrus-camp)

**DAY 21: Wednesday, May 14, 2025: Etosha National Park: From Olifantsrus to Okaukuejo:**
We wake up before dawn around 6:30 AM. We pack up the camp at 7:15 AM as the gates open, heading to a first waterhole to watch the sunrise and start our day of observations. It's 11°C, and just outside the campsite, we come across numerous zebras, foxes, and springboks with the sun rising on the horizon. Magnificent scenes.
**At 8:30 AM, we are still alone**, and we witness **one of the most beautiful moments of this trip: three lionesses hunting springboks**. Thanks to the springboks slowing down, we manage to spot four lionesses' heads barely above the tall grass. They hide, stand up, and move slowly... We wait without moving. This is their perfect terrain for camouflage. **We stay alert and try to be discreet during this hunting scene**. We leave the area to let them finish their remarkable work and continue the track towards the east. The terrain becomes completely flat. It's been 3 hours since we left the campsite without noticing the time, and especially without meeting anyone. Around 10 AM, near a waterhole, we come across a solitary elephant mixed with zebras, buffaloes, and springboks.
Around 11 AM, we take a lunch break; here, it's us who are enclosed in enclosures. Whether in the campsites or the few small equipped areas, we are fenced in by a gate. The animals are free on their territory. The wind has picked up again, just like the sun. We eat alone in absolute calm in the heart of this incredible, unique park; there are no words to describe what nature offers us here, far from any human activity. We start to see some safari vehicles arriving, but the attendance remains much lower than I had imagined. At most, a total of fifteen throughout the day.
Etosha is also a wonderful reserve of vegetation; you can find multiple mopane groves. But also acacias and other trees appreciated by ruminants. The south and east of the park have the most waterholes, which is where most animals gather. In the west, the vegetation is denser, and the wildlife is harder to spot, but it is well present, especially the black-faced impala and Hartmann's mountain zebra, which are found almost nowhere else. The area being less frequented, the bush feeling is more pronounced.
Thirty minutes of track after eating, **we come across a solitary male lion. The build compared to the females this morning is noticeable from afar**, even though this one is quite far from us unfortunately, unlike this morning when they were right on top of us.
**Etosha is the preferred habitat of lions in Namibia, with about 330 individuals roaming the park's plains, nearly half of the country's wild lions.** The big cats rest under the trees near waterholes, especially the one at Okaukuejo where we arrive today, but it's also a good spot for elephants and rhinos.
We then enter the territory of buffaloes, which we come across by the dozens now. Wow, the encounters keep coming. Then around 2 PM, we follow this immense **Etosha Pan** for the first time, which we will follow for a good part of tomorrow's day.
We arrive at our campsite at 3:30 PM after more than 8 hours of self-safari filled with discoveries. We sleep tonight at the **Okaukuejo Resort**. Upon arrival, this impression of a small town in the middle of hundreds of kilometers without infrastructure remains shocking. **The atmosphere is quite different from last night in our small wild campsite**. However, even though the attendance is higher, we are lucky to get a site in a corner (number 46). **The lit waterhole will also be a reward**. After checking in, we take advantage of the small grocery store to buy two meats for our next BBQs in the park, 3 pork chops and sausages, as well as a cold drink for 252 NAD $. This locality also offers a gas station, a restaurant, and a nice pool, but our goal during this park stay remains focused on the wildlife, so I won't give in this time. Time to set up, followed by a short rest, then our toilette before heading to the "waterhole" for the sunset around 6 PM. **A new grand spectacle unfolds before us, a hundred zebras come to hydrate right before our eyes at the water reserve facing the sunset in a cloud of dust. Then a couple of lions approach stealthily without managing to fill their stomachs. A third guest arrives, a second male lion also comes to drink. The waterhole now becomes the territory of the lions... We are speechless facing what nature offers us, we savor for over an hour scrutinizing the smallest details. What an intense day, images that will remain forever etched in our minds.** It's our turn to have our meal with three beautiful pork chops on the BBQ accompanied by curry vegetables.
At 9 PM, we decide to return to the waterhole, a wonderful idea because we find **an elephant and two black rhinos courting in the water. The male has a hard time seducing his sweetheart and eventually leaves, but a third rhino appears out of nowhere to join her. The scenes unfold under the spotlights** accompanied by a sky full of stars. We eventually go to bed. Looking forward to the rest of the story tomorrow.
> Today's road itinerary: Camp Olifantsrus > Camp Okaukuejo.
> Gas station: Okaukuejo camp.
> Distance driven today: 229 km. > Today's expenses: Groceries for 12 €.
> Accommodation: Okaukuejo Camping Site - 48.12 € for two - Pool - Gas station - Lit waterhole - Grocery store - (https://www.etoshanationalpark.org/fr/accommodation/okaukuejo)

**DAY 22: Thursday, May 15, 2025: Etosha National Park: From Okaukuejo to Halali:**
We wake up around 5:30 AM to a strange noise getting closer, a few thunderclaps, then heavy rain pours down on us! The first since the start of this trip, we had forgotten its sound and smell. We leave the campsite quickly at 7:13 AM as the gates open, the rain stops just in time!
We are right in the heart of the park today. We arrive at the Etosha Pan, an immense flat salt desert that, a few days a year, transforms into a shallow expanse teeming with flamingos and pelicans. At the end of the dry season, everything, from elephants to grasslands, is covered in the white, chalky dust of Etosha.
Around noon, at the Riedfontein waterhole, we spot two male lions in this picturesque savannah. As we've noticed, the females hunt while the males protect the territory. The males and cubs will benefit first.
The day was less emotional than the previous one. We encounter far fewer animals, often at a greater distance. Is it because of the stormy rain we had at dawn this morning, or is it the area? The tracks were also more exhausting, especially the Rhino Drive without meeting a soul. But the view over the immense salt pan as far as the eye can see is worth seeing. Maybe the waterhole at the campsite will surprise us tonight as it did yesterday?
We arrive at 4 PM at the Halali Resort for our last night in the park. We still have a lit waterhole, more intimate than yesterday's, and we can walk around the park thanks to a hiking trail. The sanitary facilities are shared and quite recent, with each site offering its own BBQ and electrical outlet. After setting up and a quick wash, we head on foot to the Halali waterhole for sunset. Tonight's menu features local sausages (beef and pork) with curry pasta.
> Today's road itinerary: Camp Okaukuejo > Camp Halali.
> Gas station: Halali Camp.
> Distance driven today: 242 km.
> Accommodation: Halali Camping Site - 48.12 € for two - Pool - Gas station - Lit waterhole - Grocery store - (https://www.nwr.com.na/resorts/halali-resort/)

**DAY 23: Friday, May 16, 2025: Etosha National Park: From Halali to Namutoni - Waterberg Park:**
We pack up the camp at 7:15 AM as the gates open. It's 17°C, and the sun is out as usual. **We follow the Etosha Pan, still quite wet at this time of year.** The small track offers different viewpoints under a sun gradually rising higher.
The further east we go, the more we encounter gnus, kudus, and impalas. **We are once again spoiled and delighted by everything we discover this morning.** A majestic **giraffe** appears before our eyes just before arriving at **Namutoni** around 9:45 AM, quickly followed by 4 other companions. From there, we change plans, do the **Fischer's Pan** loop, and then decide to exit through the northern gate, allowing us to cover the entire park. Our last encounters will be with these tallest animals, the giraffes, and what a spectacle to see them spread their legs to hydrate, followed by gnus.
Just before the exit, we take a lunch break at an equipped area at 11:30 AM.
**We leave Etosha National Park with a touch of nostalgia through the King Nehale Iya Mpingana gate** at 12:30 PM. We find the beautiful paved B1 road, which is a great relief. Cows and goats take over; driving at 120 km/h on these single-lane, two-way roads with these animals we brush past requires constant vigilance. We fill up with fuel at 1:30 PM in **Oshivelo** (21.33 $ per liter), 93 liters for 99 € by card. Since we hadn't planned to go so far north out of Etosha, we are surprised to go through a **sanitary check** at the exit of the town, but it turns out to be even quicker than the previous one, a simple glance in the fridge by very smiling women, much more pleasant than the staff at the Etosha entrances and exits.
We pass **near Lake Otjikoto** ("deep hole" in Herero), which is **one of the only two natural lakes in Namibia along with its neighbor Lake Guinas**. In 1851, explorers Charles Andersson and Francis Galton came across this karst lake occupying a limestone cauldron 100 m long, 150 m wide, and 55 m deep. Its steep walls, about 20 m high, are the result of the collapse of the rock roof of the sinkhole under water pressure. This lake is also known for the large quantity of weapons and ammunition found in its depths. Remnants of the region's violent past, they were dumped there in 1915 by the retreating German army, refusing to let South African troops get their hands on them. Unfortunately, it's paid entry, and given the late hour, we continue on our way. To our great surprise, there is a lot of traffic on this B1, including many trucks, the first time we've seen so many people in this country. The landscapes change; we even discover deciduous trees taking on their autumn colors.
We pass through **Tsumeb**, and the road continues to **Otjiwarongo**, which means "pleasant place" in the Herero language, and the town lives up to its name. Prosperous and peaceful, with wide avenues and a relaxed atmosphere, we stop there to do some shopping. We buy some local meat to treat ourselves during these last two remaining camping nights: skewers, pork, and sausages, as well as biscuits, a last water tank, and yogurt for Mimi; 388 NAD $ - 20 €. We get back on the road heading south via the B1 for 15 minutes, then turn left onto the C42, still paved, for 30 minutes and 41 km, then left again onto the D2512, a wavy sandy track for 15 minutes.
**We enter the Waterberg National Park this evening.** The arrival facing this mountainous massif in the middle of the plains under the end-of-day lights of a deep red makes us even more eager to discover it. **Composed of impressive sandstone cliffs, tangles of vines, a canopy teeming with birds, elusive wildlife, and improbable dinosaur footprints. The Waterberg occupies a large sandstone plateau 50 km long and 16 km wide, at an altitude of 150 m above the plain.** It is possible to encounter elands, black wildebeests, roan antelopes, buffaloes, and red hartebeests, and with luck, leopards, as well as 200 identified bird species.
We arrive at the NWR campsite at 6 PM, the first time we arrive so late, just before nightfall. It's from here that various hiking trails start for tomorrow's day, including the **Mountain View Trail** that climbs to the edge of the plateau. We quickly settle into this peaceful camp where calm reigns, no more than 5 vehicles tonight. The place is shaded, with fairly recent shared sanitary facilities, electricity, and a BBQ for each. We savor our second-to-last braai under the stars, hearing our plane that brought us to Frankfurt fly over, every day at the same time over the Waterberg then Etosha. Very rare, as there are very few flights that land or fly over Namibian skies.
> Today's road itinerary: 10 hours of driving: B1 then C42 then D2512.
> Gas station: Exit of Etosha Park, Tsumeb, Otavi, or Waterberg Park.
> Distance driven today: 616 km.
> Accommodation: NWR Waterberg Camping Site - Pool - Water - 45 € for two - (https://www.nwr.com.na/resorts/waterberg-resort/#1577510913112-8f243e49-35a647e7-1997)

**DAY 24: Saturday, May 17, 2025: Waterberg Park - Otjiwa:**
We wake up around 7 AM after a very cool night.
**At sunrise, the cliffs appear even redder, and the cries of baboons echo around us.** We come across about thirty of them. We start the hike around 8:15 AM. **The Mountain View Trail will take us to the Waterberg Plateau.** The temperature is pleasant for walking. **The trail starts in a thick forest where the song of birds resonates.** The path is little frequented, so progress is slow and irregular; we regularly have to duck, step over, and climb rocks. However, in 35 minutes, we reach the top of the plateau. We are once again alone in the world in this Namibian nature. **The 360° panorama extends over a wide plain of green shrubs below, then over these steep red cliffs** giving access to this suspended plateau of the Waterberg. To enter, unfortunately, a special permit is required, and you must be accompanied by a guide. We savor the moment under the already hot sun at 9 AM. After an hour reminiscing about our journey on our rocky promontory, we start the descent at 10 AM, completing a loop back to our starting point. **At 10:30 AM, we pass by the small cemetery of German fighters who died in 1904**, then we hit the road back to the B1. We take a lunch break at noon at one of the tables scattered regularly along the paved roads. We are watched by **baboons** perched in their tree. We then decide to make a **detour through the town of Otjiwarongo**, which we didn't have time to explore properly yesterday. **A quick visit to the train station is a must to see locomotive No. 41, built in 1912 by the German company Henschel. It was transported to Namibia to carry ore between the mines of Tsumeb and the port of Swakopmund before being decommissioned in 1960 when the tracks were modified.**
We return to do some shopping and bring back some souvenirs for 300 NAD $ (14 €). We then take the road south on the B1. I start to feel the end of this immense loop through Namibia. Morale is gradually dropping. But we still have plenty of beautiful things to discover. We arrive at 3 PM at the **Otjiwa Safari Lodge. This will be our last night camping after 22 nights sleeping in the wild to the sound of animals.** The nostalgia is palpable. We enter this high-end private park; we don't really feel at home upon arrival. The reception, the pool, the restaurant, everything is very upscale, unlike anything we've experienced during this road trip. However, the reserve has its charm; we come across our beautiful antelopes again. The 10 sites are very comfortable, spaced apart under some bushes. Each has, of course, its BBQ, electricity, lighting, and sink. Before enjoying our last evening, we need to do a thorough dusting of the 4x4 and a good cleaning and organizing of our belongings. Then it's time for our last perfect braai: chicken and pork skewers, as well as tomato-flavored white beans.
> Today's road itinerary: 1h30 of driving: Waterberg > Otjiwarongo > Okonjima wildlife reserve - D2512 then C22 then B1 then turn right onto a 3 km track.
> Gas station: Waterberg Park.
> Distance driven today: 135 km.
> Distance walked today: 6 km.
> Today's expenses: Souvenirs for 14 €.
> Accommodation: Otjiwa Safari Lodge - B1 main road, west side Otjiwarongo 12001, Otjiwarongo, Namibia - (http://www.otjiwa.com.na/) – 40 € for two – From 3 PM.
**DAY 25: Sunday, May 18, 2025: Otjiwa - Windhoek:**
For this last leg of our Namibian journey, we complete the loop back to our starting point, Windhoek. We leave our last campsite at Otjiwa, later than usual, at 10 AM. We head due south on the B1 in less than 3 hours to the country's capital, not without a touch of nostalgia after all these kilometers traveled through Namibia. The landscapes roll by with a lot of melancholy. We make a stop 60 km north, in Okahandja. We take the opportunity to fill up with fuel (21.10 $ per liter), 500 NAD $ for 23 liters; the card machine wasn't working, so we had to withdraw from an ATM at the next gas station. A local was quite insistent at my window, asking for food or money. Anyway, after 15 minutes, we get back on the road.
From here, we take the new A1, a 2x2 lane highway limited, like the previous roads, to 120 km/h. Then we gradually see some of the country's industries before entering the capital in the blink of an eye. We arrive at 1:45 PM at Chameleon Backpackers. It's a small hostel-style hotel with a central pool, a shared kitchen, secure indoor parking, and a restaurant. They also organize tours (3 Day Express, 3 Day Link, 4 Days Etosha, 7 Day Norbert Adventure), very different from everything we've encountered so far, a kind of atmosphere like in Thailand. There are dormitories, rooms with shared bathrooms, and our little cocoon, the Love Bird, a room located alone on the upper floor with its small balcony, a swing, its bathroom, and its large bed with a thatched roof. A lot of charm while overlooking the pool. We eat before setting off to explore the capital.
Windhoek is a modern and well-maintained city, contrasting completely with the rest of the country. It is heavily influenced by its German colonial heritage, still very present in some streets of the capital. The architecture is colorful and surprising. The skyline is shared between the spires of a neo-baroque cathedral, the unusual silhouette of three castles from the German colonial era, and glass and steel skyscrapers. Office workers head to Zoo Park at lunchtime.
We enjoy the smell of grills at some street corners lined with small single-story houses with zinc roofs.
We first head to Windhoek's emblematic monument, its unofficial symbol: Christuskirche, just a 10-minute walk away. This German Lutheran church rises above the traffic at the center of an intersection. Built in 1907 with local sandstone. The roof and other elements were imported from Europe. The result evokes a gingerbread house.
We then walk along the pedestrian shopping street of **Post Street Mall** to admire African crafts, but on this Sunday, most shops are closed; we'll come back tomorrow. We return via the Wernhil shopping center.
> Today's road itinerary: Return to Windhoek in 3 hours via the B1 then the A1. In the capital, turn left onto Florence Nightingale, then right onto Beethoven Street then C28 then B6, then Bismarck Street. Take Church Street and Trift Street towards Voight Street.
> Gas station: Okahandja or Windhoek.
> Distance driven today: 245 km.
> Accommodation: Chameleon Backpackers & Guesthouse – 49 € for two - 5-7 Voigt St, North Windhoek Central, 9000 Windhoek
**DAY 26: Monday, May 19, 2025: Windhoek, Visit to the Namibian Capital:**
Our last sleep in Namibia... The wake-up is a bit sad; we still enjoy this return to comfort in a real bed. After a hearty breakfast, we check out of our little cocoon at 10 AM. We leave our vehicle in the secure parking lot and return for a walk in the center of Windhoek. On this Monday, the center is immediately livelier while still remaining extremely calm for a capital. The pace of life is slow; employees move slowly without rushing, each task is performed with a slowness that is almost surprising. A few skyscrapers further on, we quickly leave the hyper-center. We retrace our steps to the shopping gallery where we linger for a while. We eat around noon with African music in the background, making us even more nostalgic. Then the trip will gradually come to an end, unfortunately, until the moment when we will have to, not without regret, return our rental vehicle around 3 PM... We stop by the hotel again and then head to the rental agency and then to the airport by shuttle, included in our contract.
At 4:20 PM, we are back at the airport. We see ourselves upon arrival as if it were yesterday... Tears are not far off; we wait, the formalities are much quicker than upon arrival. **We board by walking across the tarmac on foot, escorted by about fifteen Namibians, facing the sunset. It will be there until the end, beautifully drawn on the horizon, to say goodbye to Namibia...**
> Round-trip flight tickets with Lufthansa from Lyon: 2029 €, or **1,014.50 €** per person.
> Vehicle rental: 4x4 Toyota with roof tent for 24 days: Gracious Whisp Car Rentals: 2,638 € (N$50,640) or **1,319 €** per person - (https://gwcarrentals.com/)
**DAY 27: Tuesday, May 20, 2025:** Flight FRA 8:15 AM -> 9:35 AM LYS (Air Dolomite No. 1074)
Total expenses including flight tickets + vehicle rental + visa + Lyon parking + food + fuel:
Cost per person: 3467 € Cost for two: 6935 €
>> All our photos and videos for each day on our website here: (https://www.montagne-aventure.net/voyages-découvertes/namibie-2025/)
>> Find all our photos and videos for each day on our website here: www.montagne-aventure.net
**DAY 1: Thursday, April 24, 2025: Outbound Flights from Lyon to Windhoek via Munich - Visit to Munich:**

Off we go on a new adventure. The alarm rings at 6:30 AM, the travel bags are packed, and we head to Lyon Airport. We booked our flight tickets with Lufthansa. The first leg to Munich, Germany, is operated by AirBaltic. Departure at 1:05 PM for a 1-hour and 20-minute flight. We arrive at 2:30 PM.
**We now have a 7-hour layover, so we take the opportunity to get some fresh air and explore Munich.** We quickly exit Terminal 2 of the airport and head towards the subway. We buy a group day ticket "Airport-city Day Zone M-5," valid for 2 to 5 people at a price of 30.50 € (instead of 16.30 € per person). We take the S8 line to **Marienplatz** in 35 minutes. **This is the heart of the city.** The weather is overcast, quite cool, but dry. Perfect for a little city trip between two flights while leaving our large luggage in transit at the airport. **Munich is the third-largest German city after Berlin and Hamburg, in the Bavaria region.** **The center has a lot of charm and brings together several religious buildings, easy to explore on foot.** We are impressed by the number of people enjoying these 100% pedestrian streets, which are very pleasant. After Marienplatz, the most famous square with the town hall, we head to the Cathedral of Our Lady, a Gothic church, then continue to **Karlsplatz** and move on to **the food market offering a wide selection of high-end food products in an atmosphere where a certain art of living prevails.** We also visit St. Peter's Church before grabbing a bite to eat. Two good hours were enough for this 10 km city walk. It's time to take the subway back: by 6:30 PM, we are back at the airport. Now, it's time for a bit of waiting and rest. Our second flight is scheduled for 9:35 PM for a 9-hour and 30-minute journey to our final destination in Namibia: **Windhoek.**
> Round-trip flight tickets with Lufthansa from Lyon: 2029 €, or 1,014.50 € per person.
> Lyon Airport parking: 120 €
> Today's expenses: 7 € for 2 pizzas in France / 14 € for the restaurant in Munich / 30.50 € for the daily subway ticket in Munich.
**DAY 2: Friday, April 25, 2024: Arrival in Windhoek, Visit to the Namibian Capital:**
After a 9-hour and 30-minute overnight flight with Discover Airlines, we finally land on Namibian soil just before 7:30 AM. The day is breaking, and the colors are already stunning. We are eager despite the usual fatigue from the flight. The airline was punctual, with friendly staff and good meals, though a bit light. We are the first flight of the day to land, with no more than 15 flights per day here, from 7 AM to 8 PM. We disembark on the tarmac at this airport located in the middle of nowhere, **I finally set foot on African soil for the first time.** We exit among the first from the aircraft to go through the long formalities at the front of the line, as the wait can quickly become endless. Allow at least 5 minutes per person for e-visas. We still wait 45 minutes despite only about twenty people ahead of us. Phew, it's done. We collect our luggage and then withdraw money from an ATM. We make 4 withdrawals of the maximum amount, 2000 NAD $ per withdrawal, for a total of 380 €, or 95.33 € per withdrawal.
Our driver arrives at the same time, perfect timing, we were quick.
We leave the airport at 8:45 AM. By 9:30 AM, we arrive at the **Gracious Whisp vehicle rental agency**, located at the entrance of Windhoek, small and human-sized with a fleet of recent vehicles. More formalities, then a short wait as our vehicle is not yet ready. Time to decompress, catch our breath, and enjoy the very pleasant morning temperature. Not a cloud in sight. Next, a briefing on the vehicle, always with a bit of apprehension due to our approximate English. Allow 45 minutes of explanations, including setting up the roof tent, camping equipment, technical information in case of a flat tire, driving tips in Namibia, and a tour of the 4x4. We have all the necessary equipment for camping: mattresses, sleeping bags, pillows, table, chairs, gas stove, BBQ grill... as well as 2 spare tires, a compressor, a dual tank, and accessories for removing wheels. Off we go, it's time to muster our courage and get behind the wheel. **Heading to SuperSpar Maerua**, fortunately located less than 10 minutes away. We park with the help of a parking attendant; it's very crowded, the space is narrow, but everything goes well despite the cursed right-hand drive. Today's new mission: stock up on groceries. The store is well-stocked with local and imported products, catering to all tastes. We spend 114 € on groceries, from pasta to meat, BBQ lighters to dishwashing products. Two people load our groceries into two carts and transfer them to our vehicle; we feel compelled to leave a tip, 50 NAD $, as we don't have change yet. Now, we head to the hotel, 15 minutes away. Traffic is difficult at a complicated intersection; this will likely be the only traffic jam in Namibia. **We arrive at Kate's Nest Guesthouse & Backpackers around 1:15 PM, quite tired.** We take some well-deserved rest at this recent establishment, quite calm with secure private parking. After a short nap, we enjoy the quiet by the hotel pool. Night falls between 6:30 PM and 7 PM. We eat quietly in our room tonight before starting this long 4x4 road trip in camping mode in the heart of Namibia.
> Today's grocery expenses: 114 € at Super Spar Marua (2395.21 NAD $).
> Round-trip flight tickets with Lufthansa from Lyon: 2029 €, or 1,014.50 € per person.
> Vehicle rental: 4x4 Toyota with roof tent for 24 days: Gracious Whisp Car Rentals: 2,638 € (N$50,640) or **1,319 €** per person - (https://gwcarrentals.com/)
> Distance driven today: 15 km.
> Accommodation: Kate's Nest Guesthouse & Backpackers - 4 Aristotles Street Academia, 9000 Windhoek - 36 € for two for one night.
> Windhoek International Airport website: (https://www.airports.com.na/)
**DAY 3: Saturday, April 26, 2025: Windhoek to Hardap: Mariental Region - Kalahari Desert:**
After a good, restful night, we wake up leisurely around 7 AM. We enjoy the comfort provided by this first and last hotel before 24 nights under the tent.
**We leave Kate's Nest Guesthouse at 8:30 AM to tackle the Namibian roads.** We quickly leave the capital; in just 30 minutes, we find ourselves almost alone in the world. The landscape is dotted with small domes. We leave the **paved B1** quickly to turn left onto the **C15**. **From there, we won't see more than 10 vehicles all day.** After passing through the few houses of **Lekkerwaterpoort**, we tackle our first gravel road. These road sections are limited to 100 km/h, but even at 70 km/h, I find it already challenging. However, I quickly get used to it and gradually pick up speed to reach my cruising speed of around 80 to 90 km/h. **We are on immense straight lines crossing wild expanses as far as the eye can see.** **We come across two baboons, a few ostriches, and numerous cattle and sheep farms.** We pass through the charming village of **Uhlenhorst** with its typical houses and children with broad smiles waving at us. Life here is already very different from Windhoek. **The thermometer rises quickly from 16°C at 8:30 AM to over 28°C in the early afternoon.**
**We arrive at the Hardap Dam reserve at 2 PM.** We stop at the toll booth at the park entrance to pay the entrance fee: 250 NAD $ for 2 people and 1 vehicle. We continue to the dam and then the camp entrance, located a bit further. We had booked in advance, but this place remains little frequented by foreigners.
We take advantage of the hottest hours to rest by the large pool overlooking the immense lake, a very enjoyable moment. Would this be a bit of a vacation?
Around 4:30 PM, we head to the campsite. We overlook this vast water reserve. We arrive first; we will be only 3 vehicles spending the night here. It's time to get to work and set up our equipment for the first time. It takes us a good 20 minutes to set everything up, with a slight apprehension about unfolding the tent. Once this task is done, which we will have to repeat for almost a month, we will become much more efficient over time. Time for rest and contemplation in total silence. The sun gradually sets, and the heat quickly becomes bearable again. Bliss! **This dam is located 20 km northwest of Mariental in an area dotted with conical hills topped with dolerite buttons (Hardap means "hillock" in Nama). It captures the Fish River, which flows south, creating a large lake in the middle of an arid environment. The contrast is striking.** We enjoy our first sunset facing this 360° otherworldly landscape.
Around 7 PM, we start our first BBQ, or "braai" as it's called here. The temperature is perfect. The sun sets, giving way to a star-filled sky of incredible beauty thanks to the absence of any light pollution. The Milky Way will lull us throughout the evening. After some good sausages and potatoes on the BBQ, we head to our roof tent around 9:30 PM with a complete change of scenery in just 24 hours. France already seems so far away...
This campsite has shared showers and toilets, quite clean and functional, as well as a central area with several BBQs and tables. The sites are arranged in a semicircle, each with an electrical outlet. The sites are close to each other but spacious, some slightly shaded. We are only three vehicles tonight, so it's perfectly comfortable and quiet. Not to mention the large pool near the restaurant. Our trip is off to a great start.
> Today's road itinerary: Windhoek > Head south on the B1 to Rehoboth > Turn left onto the C25 then C15 to Stampriet > C20 to Hardap > Full north on the B1 > Then turn left onto the M93 - 5 hours of driving.
> Distance driven today: 354 km.
> Accommodation: Hardap Recreation Resort - 23.3 € for two - Large pool - GR6W+3M2, Hardap Game Reserve, Mariental, Namibia - (http://www.nwr.com.na/resorts/hardap-resort/)
**DAY 4: Sunday, April 27, 2025: Hardap - Brukkaros Volcano - Keetmanshoop - Quivertree Forest Rest Camp**
Our first night under the tent was very pleasant; the little wind quickly calmed down, giving way to absolute silence. The mattress is decent, more comfortable than some nights in Nepal. The length and width give us enough space for maximum comfort, despite my height (1.91 m). We wake up a little before 7 AM as the sun rises, and the lights dazzle us from the start of the day. We pack up the equipment in 30 minutes, quite easily. Then we enjoy the sun, which warms up quickly while we keep our light fleece on.
At 8:30 AM, **we hit the road again, heading south** to our first stop in **Mariental**. We want to do some shopping at SuperSpar, but once we arrive in the parking lot, a young local is fighting with the supermarket security guards and then threatens to throw stones. We don't want to take any risks right at the start, so despite the baton blows he receives, he doesn't stop. We leave empty-handed but fill up with fuel at the Shell station 1 km further. The price per liter is 21.33 NAD $, we fill our 107-liter tank for 107 €. In Namibia, you get served, and they bring the card machine to the window to pay. It's then customary to leave a tip.
We then take the B1 heading due south on a recently renovated road. Around 11:30 AM, we leave it on our right to take **a wild gravel road, the M98**. Just before **Berseba**, we turn right onto a small track, the **D3904 towards Brukkaros Crater up to a camp at 1588 m altitude**. The track then becomes too bumpy. We stop on the counter-slopes where **a wide panorama unfolds over these immense plains as far as the eye can see**. It's 12:15 PM, time for us to eat a rice and tuna salad facing this landscape.
**We are alone in the world until a vehicle arrives and parks next to us.** A bit of apprehension, 4 men head towards us. It turns out to be 4 shepherds looking for a lost foal. The conversation is pleasant, lost in the middle of nowhere. We find ourselves alone again in this absolute silence. **The heat becomes stifling with a good 30°C**. We get back on the road around 1 PM. Back on the B1, **we continue due south to Keetmanshoop**, which we reach around 3 PM. We stop there to do some shopping for 262 NAD $ (12 eggs, a can of tuna, a can of corn, bread, a soda, and a 5-liter water container), or 12.48 €. Two quite insistent children ask us for money or candy at the store exit, yet we give them a small tip, but they continue to cling to the car. Locals parked next to us tell them to leave us alone. Anyway, we finish the trip to **Quivertree Forest**, 15 km away. We will spend the night in this **pleasant farm run by a German**. Upon arrival, as the day before, and as I suppose in the future, we dive straight into the cool pool to relax after all these kilometers. A bliss. Then we take our 4x4 and choose a spot near these famous trees. After the 33°C this afternoon, once 4 PM passed, the temperature drops again and becomes very pleasant. **We are in the middle of the Kokerboom, one of the most interesting and characteristic plants of hot and arid regions. It's not really a tree but a variant of the aloe plant whose botanical name is Aloe Dichotoma. This Kokerboom has a smooth and thick trunk reaching up to 1 m in thickness and 9 m in height. They bloom for the first time at the age of 20 to 30 years.** The flowers are yellow and reach about thirty centimeters during the season between June and July. **They grow mainly in an environment with a high concentration of black rocks absorbing a large amount of heat (38°C). The rocks also serve to anchor the tree with its tentacle-like roots. It also resists frost. Each is between 200 and 300 years old.**
Around 5 PM, we walk to the farm reception to watch the feeding of **two cheetahs**. Magnificent carnivores taking their time to savor their piece of meat. **Then we return near our campsite to enjoy the sunset among these trees. The colors are sublime, as every evening apparently. A magnificent spectacle with colors evolving from yellow to orange then to pink, before giving way once again to a sky filled with thousands of stars.** Our campsite at Quiver Tree Forest Camp is very comfortable; we have a water supply, a stone table, a small lamp, an electrical outlet, a small tree for shade, and a BBQ that we won't use tonight; we'll cook on gas. The sites are far apart, with some shared facilities scattered around, a very beautiful setting. No reservation possible, no need, just show up directly. **The campsite accommodation for 2 people costs 28 €, including the reserve entrance fee of 5 €**. We finish this second bivouac evening around 9:30 PM, time for some reading and sleep in peaceful silence without wind.
> Today's road itinerary: Mariental > B1 heading south to Brukkaros > At Tses turn right towards Berseba via the M98 > Turn right onto the D3904 > 8 km > Brukkaros Volcano (stop at the lower camp as the track is difficult for 1 hour) > Keetmanshoop > Turn left onto the M29 > Quivertree Forest - 4 hours of driving.
> Distance driven today: 371 km.
> Distance walked today: 6 km.
> Today's expenses: Groceries for 12.48 € (262 NAD $) / Fuel for 107 € (1 liter of diesel for 21.33 NAD $).
> Accommodation: Quivertree Forest Rest Camp, P.O. Box 262, Keetmanshoop, Namibia - BBQ, hot showers, toilets, and electricity - No reservation - Pool - 18 €/Person (N$ 340.00 with park entrance) - (http://www.quivertreeforest.com/)
**DAY 5: Monday, April 28, 2025: Quivertree Forest Rest Camp - Giant's Playground - Keetmanshoop - Fish River Canyon - Canyon Roadhouse:**
After an excellent start to the night, we are woken up by the wind shortly before 6 AM, but the sunrise is not far off. We get up at 6:30 AM to enjoy it. The atmosphere is a bit cooler this morning, but the reward is already here.
The adventure continues. At 7:45 AM, we head towards **Giant's Playground**, 4 km away. We take a 3-kilometer walk through this expanse of blocks and igneous rocks.
We continue south at 8:45 AM, passing through Keetmanshoop again where we do some shopping for 25 €, a big stock-up for a good part of the trip: meats, canned goods, pasta, fruits... At 9:30 AM, we take the B4 to Fish River Canyon.
At 11:30 AM, we arrive at the entrance to the NWR park (350 NAD $ entrance for 2 people and 1 vehicle). The track becomes bumpy immediately upon entering the park. After about ten kilometers, we come upon this landscape carved by nature. In the end, it's well worth the detour. We were at the Grand Canyon in the USA exactly (https://www.montagne-aventure.net/2024/04/29/j21-3-juin-2024-grand-canyon-et-lac-powell/) and can thus confirm that this Fish River Canyon is comparable. We make several stops along the southern flank. **Here, nothing is developed; nature is almost in the wild state.** **With 160 km in length, up to 27 km in width, and a depth of 150 m, it is indeed the second-largest canyon in the world.** The history of the canyon is apparent in its different earth layers and stratification: the antiquity of the place is tangible, and the absence of vegetation is surprising. **It consists of two nested canyons, formed at distinct periods. The first distinct layer of schist, sandstone, and eruptive material surrounding the canyon was formed a few two billion years ago, then transformed due to heat and pressure into more solid rock such as gneiss. The inner canyon, carved more recently by the Fish River, has a depth of 270 m.**
We have a picnic once again alone in the world facing this grand panorama at the **Sulphur Spring View Point**. This is where the hiking trail begins, plunging into this narrow canyon, but it is forbidden to venture there alone without a guide. It's 30°C, but a slight wind makes the atmosphere bearable. At 1 PM, we retrace our steps and continue to the **Main View Point** then to the **Hikers View Point**.
In the south of Namibia, the Fish River Canyon, 160 km long, is a true geological wonder: a canyon nested within another canyon, one of the largest in the world. The first sedimentary layers formed two billion years ago; 500 million years ago, a period of tectonic activity caused these layers to crack and tilt, opening a vast canyon in the Earth's crust. The second canyon, with a depth of 270 m, was carved over time by the passage of the Fish River in this new valley.
At 3 PM, we arrive at our very charming camp for the evening, the **Canyon Road House**. We fill up with fuel right away because tomorrow we have a long day of isolated driving: 55 liters for 1240 NAD $. Then we settle into the campsite we had previously reserved in France. We are assigned site 2, very well set up under a tree with its BBQ and stone table just steps from the pool. We quickly set up the tent and jump straight into the pool for the relaxation moment of the day. As usual, the water is quite cool, but it's a real pleasure. Then we stroll around this Canyon Road House, which recreates the atmosphere of the roadside inns of the 1950s with old car wrecks and vintage gas pumps in a bygone era. **Around 5:45 PM, we start a short walk leading us to the top of a hill overlooking the wide plateau where we are to watch the sunset.**
And finally, to end this beautiful day, it's time for the braai, with grilled sausages and white beans on the evening menu.
> Park entrance: 150 DN/person + 50 DN/vehicle (18 € for two). It is possible to enter at two access points: Hobas in the north and Ai-Ais in the south.
> Today's road itinerary: M29 > Keetmanshoop > B1 > B4 > C12 (track) > After Holoog turn right onto the D601 (C37 track) > Accommodation on our right (stop just to check in before 6 PM) > Continue 30 km (30 minutes of track) to the viewpoints after Hobas where you must pay the entrance fee. Sunset View Point to the left > Return before sunset as the park closes (best lights at sunrise). 3 hours.
> Distance driven today: 228 km.
> Distance walked today: 10 km.
> Today's expenses: 25 € for groceries / 17 € for the Fish River Canyon park entrance / 58 € for fuel.
> Accommodation: Canyon Roadhouse, Gondwana Collection Namibia – 34.4 € for two - Pool - Near Hobas - (http://www.gondwana-collection.com/fr/accommodation/canyon-road-campsite)
**DAY 6: Tuesday, April 29, 2025: Canyon Roadhouse - Orange River - South African Border - Vista Trail - Gondwana Sperrgebiet Park - Aus:**
The night was excellent in this very comfortable campsite. **We wake up to the sound of birds** before the alarm at 6:45 AM. Our little morning routine starts as the sun rises. **A big day of driving awaits us to the South African border. This will be the southernmost point of our journey.** We hit the road at 8 AM via the C37, pass through **Hobas**, then turn onto the D207 to **Aussenkehr.** **We cross a mountainous barrier with some high peaks and perfect cones. The rock varies from orange to pink to black.**
We then cross a lunar desert as far as the eye can see on a giant dome; the track winds through nowhere without meeting anyone for hours. The landscapes are surprising. **We spot several ostriches and a gemsbok.** In the middle of this endless expanse, we come to an improbable intersection and continue right onto the D278.
In the middle of these arid lands, we come across a green zone: a vast vineyard. At 10:30 AM, **we come across a "Road closed" sign, fortunately, a local resident waves us to continue; a bit stressed, we proceed.** We start to follow the beautiful Orange River. On the other side of the bank, just a few meters away, South Africa is there. It is the second-longest river in Southern Africa, after the Zambezi. It flows over 2,000 km to the Atlantic. After passing through narrow gorges, we regain altitude before starting the descent, gently heading back north.
**We now cross and follow the Fish River, which joins the Orange River further south** **along this gorge dating back millennia.** At exactly noon, we take a lunch break by the Fish River, still without meeting a soul in this landscape between greenery and aridity. The temperature here is cooler with a pleasant 23°C on the banks, the perfect spot. **We continue on the track to Rosh Pinah**, where we find a paved road again. **The section along the Orange River and the Fish River was officially closed, but we were able to pass without any issues, avoiding a detour of at least 3 hours.** Phew. We now drive at high speed (limited to 120 km/h) through these vast spaces. We come across many ostriches after the **dozens of monkeys along the Fish River**. Around 3 PM, 3 km after the very small town of **Aus**, we reach **our campsite for the evening at Klein Aus Vista**. A new **small peaceful haven very well set up**. As usual, after checking in at reception, we jump straight into the beautiful pool to get our well-deserved dose of coolness, another good thermal shock that our bodies appreciate. Once this moment of relaxation is over, we take our 4x4 to reach the campsite located a bit higher, set apart at the foot of a hill that overlooks us.
After setting up, **around 5 PM, we head to the Vista Trail to climb to the top of a mountain overlooking the vast plain that surrounds us at 360°**. It takes about 30 minutes to climb. The place is just magical, **the perfect viewpoint to admire the sunset**. **We fully savor the moment. We also spot one of the few wild horses in the world capable of living in the desert.** Their numbers have decreased in recent years due to predation and drought (around 100 to 150). At 7 PM, we return to the camp, time for the braai and preparing the meal in this peaceful little camp.
In the south of Namibia, the Fish River Canyon, 160 km long, is a true geological wonder: a canyon nested within another canyon, one of the largest in the world. The first sedimentary layers formed two billion years ago; 500 million years ago, a period of tectonic activity caused these layers to crack and tilt, opening a vast canyon in the Earth's crust. The second canyon, with a depth of 270 m, was carved over time by the passage of the Fish River in this new valley.
> Today's road itinerary: 5 hours of driving: D324 heading south (track) > turn right onto the C10 (track) > D316 heading south > turn right onto the C13 > In Aus turn left onto the B4 > Campsite via a track on the left.
> Fuel station: Solitaire or Aus.
> Distance driven today: 398 km.
> Distance walked today: 7 km.
> Accommodation: Klein-Aus Vista Desert Horse Campsite - Farm Klein-Aus No 8 on the B4 main road to Luederitz Aus 9000, Aus, Namibia - (http://www.klein-aus-vista.com/accommodation/desert-horse-campsite/) 17908 420 DN - Water + Shared shower (hot water). No electricity.
**DAY 7: Wednesday, April 30, 2025: Aus - Kolmanskop - Diaz Point - Luderitz - Kanaan Desert:**
We wake up around 6:45 AM, with partly cloudy weather for once; we feel the ocean's influence gradually. But the sun isn't far off. At 7 AM, we leave the campsite heading west towards Luderitz via the B4. **First stop of the day: Kolmanskop, the ghost town we reach at 8:30 AM**, entry costs 180 NAD $ per person. We discover this **timeless place** in 1.5 hours, moving from building to building amidst violent sand-laden gusts of wind. There's a lot of charm in these different living spaces. **The sand quickly reclaimed the place after this mining town was abandoned.** This was once the headquarters of Consolidated Diamond Mines. It's hard to believe that this former town, where the diamond industry once flourished, had a hospital, a bowling alley, and a theater. The decline in diamond sales after World War II and the discovery of richer deposits put an end to this golden age. By 1956, the town was already completely deserted, and the sand had reclaimed its rights. **These dilapidated buildings swallowed by shifting dunes have something surreal about them.**
At 10:15 AM, we hit the road again **heading to Luderitz, 22 km away**, and first to **Diaz Point** **facing the Atlantic Ocean**. It's a wind-swept peninsula with its characteristic red and white lighthouse. There's a campsite and a coffee shop on site, but the place doesn't inspire rest without shade or shelter from the wind. We return to the city via the D701 track that runs along the ocean, be careful at low tide. We come across **a few fishermen and a fox as well as flamingos.**
We walk through the few streets of the city, much smaller than I imagined, then climb to the **famous little Lutheran church that overlooks the city, the Felsenkirchr.** **The wind blows very strongly here, and the sand is omnipresent, surrounded by the Namib Desert and the southern Atlantic coast.** **A German colonial relic barely touched by the 21st century, Luderitz seems frozen in the past, giving it both a gloomy and a certain charm. In short, it's certainly one of the most incongruous places in Africa.**
At 1:15 PM, just before leaving Luderitz, we do some shopping for 20.50 € and fill up with fuel: 61.50 €, 1290 NAD $ for 61 liters (21.18 $ per liter).
**We return via the B4 to Aus** (paved), **then via rougher tracks**, the C13 then the D707, magnificent as it runs along a mountain range with multiple colors on our right and an endless flat desert on the other side.
To access our campsite for the evening, we must take a **narrow private track for 7 km** on our right to emerge, in this total vastness, at the **isolated Kanaan Desert Retreat on a small hill**. I don't have time today to jump into the pool near the reception; we arrive at 5 PM at 8 small, isolated, and unique sites with a small kitchen, a shower, and a private toilet under a small tarp shelter. **A crazy charm with a unique view...** **This will be my favorite accommodation of this trip. The photos speak for themselves.** We jump into the outdoor shower while savoring the landscape, then prepare our evening braai while enjoying the colors fading, facing this plateau with bushes turning a vivid orange. **A moment that will remain etched for life.** **Savanna atmosphere under a thin emerging moon. Every minute offers different colors. Facing our meal, we have a natural giant screen.**
We end this day contemplating the stars and admire this thin orange moon setting on the horizon (8:42 PM).
**Ghost town just before Luderitz: Kolmanskop** (open from 8 AM to 3 PM - N$ 180 p.p – 9 €). Once, Kolmanskoppe was organized around diamond mining. After finding new, more prolific spots, the town was abandoned and is now a ghost town. The sand and dunes have reclaimed their rights and buried everything humans had built. Houses, train station, bakery, everything has been covered by sand, which passes through the windows, even though they are 1 meter high.
> Today's road itinerary: 5h30: B4 to Luderitz (paved) > Round trip > Kolmanskop on the left > Return via the previous campsite > Then C13 (track) > Turn left D707 (track) > Then track to the right to the campsite.
> Distance driven today: 438 km.
> Distance walked today: 8 km.
> Today's expenses: Groceries at the Spar in Luderitz for 20.50 € / Fuel fill-up in Luderitz for 61.50 €.
> Official Kolmanskop website: (https://kolmanskuppe.com) (open from 8 AM to 1 PM - N$ 180 p.p – 9 €).
> Accommodation: Night at the south of the Namibrand Nature Reserve: Kanaan Desert Retreat – 26.5 € for two - (http://www.kanaannamibia.com/) - Farm 104 Karas 9000 - Sanitary facilities + BBQ + Water + Pool - No electricity - My favorite accommodation of this trip.
**DAY 8: Thursday, May 1, 2025: Kanaan Desert Retreat - Namib Desert - Crossing the Namibrand Nature Reserve – Sesriem Canyon - Elim Dune - Little Sossus Lodge**
After a cooler night than the previous ones with about 10°C, we wake up around 7 AM. We admire, as usual, the sunrise between the desert and the mountains. **The spot from last night was truly perfect, isolated from the world, in total serenity, with a wake-up call to the sound of birds.**
We hit the road a little after 8 AM, heading north via the D707 to Spes Bona, then the gravel road C27 via Betta to Sesriem. **The landscapes roll by and dazzle us.** **We are right in the heart of the Namibrand reserve**, coming across numerous **zebras**, **impalas**, **ruminants that reproduce in large numbers**, and **gemsboks**. At noon, we stop in the shade of a tree to eat. The spot is so romantic facing orange arid mountains and a vast green plateau. **A landscape full of contrasts, timeless and silent.**
**The Namib Desert is the oldest on the planet; its name means "vast arid plain," and it also gave its name to the entire country: Namibia.** The majority of these arid and semi-arid lands dotted with viewpoints are part of the Namib-Naukluft National Park, which covers 23,000 km².
At 1 PM, we enter the Sossusvlei park. We start with the **Sesriem Canyon**, which is 3 km long and 30 m deep. We enter it with a short 1-hour hike into its depths. **It was carved by the Tsauchab River in an agglomerate of sand and pebbles over 15 million years old.** We retrace our steps back to Sesriem, which means "six belts," referring to the number of leather belts (from ox wagons) needed to draw water from the canyon. This remote locality is mainly the gateway to Sossusvlei but offers a gas station and some accommodations. For our part, we sleep 40 km away tonight.
**We then move on to Elim Dune.** It takes about 45 minutes of walking to reach its summit, and the climb is very breath-taking as we progress in the sand where we almost slide back with each step. **A first grand 360° panorama unfolds. The ochre color of the sand contrasts completely with the yellow plain and the brown and black mountains in the distance.**
At 3:15 PM, we start the descent facing Sesriem. We were completely alone once again on this dune. **These Namib dunes are composed of colored quartzite sand, presenting hues ranging from cream to orange and from red to purple. Unlike the ancient dunes of the Kalahari, these move with the wind and adopt distinct, ever-changing shapes.** Star dunes resemble stars seen from above, while transverse dunes, like those on the coast south of Walvis Bay, stand perpendicular to the prevailing southwest wind. The most stable dunes, which thus have the most vegetation, are parabolic dunes, due to the variability of the winds. Longitudinal (seif) dunes measure up to 100 m in height, while barchan dunes, crescent-shaped and predominant at the extreme north of the Skeleton Coast and south of Luderitz, are the most mobile, created by unidirectional winds.
**We get back on the road for 45 minutes to our campsite for the evening, Little Sossus, which we reach at 5 PM**, via C27 then right onto C19. As often upon our arrival, I jump into the cool pool to relax after all this driving, then we proceed to set up the camp. As the day before, the campsite consists of 10 fairly distant sites, with private sanitary facilities and a small roof. We are delighted with this crazy charm. The hot water for our shower is wood-heated: a Namibian lights it every evening around 5 PM.
For a change, or not, the menu features a small BBQ with pork ribs and pasta, facing another sunset, this time with partial cloud cover giving equally splendid colors. Time for a well-deserved rest after long corrugated tracks covered in our 4x4 today.
> Today's road itinerary: 4h45 of driving: Find the D707 and head north (track) > At Spesbona turn left onto the C27 (track) > At Sesriem after entering the park, turn left following View Point Sesriem > Continue 4.5 km to the Sesriem Canyon Parking > Return then head towards Elim Dune > Exit the park then take the D826 > Turn right onto the C19 heading SE > Turn right facing the D854 to the campsite (campsite closes at 7 PM).
> Distance driven today: 272 km.
> Distance walked today: 8 km.
> Today's expenses: Entry to the Sossusvlei Namib-Naukluft Park: 17 € for two (with one car).
> Accommodation: Little Sossus Lodge – 35 € for two - At the junction of the C19 and D854 roads Maltahohe 9000, Maltahohe, Namibia - (http://www.littlesossus.net/) - Pool + Private bathroom + Hot water + Electricity + BBQ + Grocery store (bread to order the day before).
**DAY 9: Friday, May 2, 2025: Little Sossus Lodge - Namib-Naukluft National Park – Sesriem - Sossusvlei - Big Daddy – Deadvlei - Tsauchab River Camp**
Today we start the day early to tackle **the famous dunes of Sossusvlei at first light**. The alarm goes off at 6 AM to leave the camp at 6:45 AM. The wind is blowing quite strongly in gusts this morning, but it only woke us up a quarter of an hour before sunrise. The park opens at 7:15 AM. We start with a small encounter: a friendly **jackal lounging by the roadside.**
We first have to cover the 40 km of track to Sesriem, pay the entrance fee (350 NAD $), and drive 65 km on a paved road this time to reach the **vast salt pan (a lake whose sediments are made of salts) of Sossusvlei**. **It appears amidst the gigantic red dunes that rise on either side. The wind constantly changes the shape of the dunes, as well as their colors, which vary with the light. The setting is breathtaking, giving an impression of immensity and timeless grandeur.**
The paved road ends; the last 4 kilometers become technical and are reserved for 4x4s. Phew, I pass without any problems, though not without stress, switching to L4 mode. **We start the ascent to Big Daddy at 8:45 AM, 325 m of elevation gain in the sand nonetheless.** We climb at an excellent speed despite the strong wind, in exactly 1 hour. At 9:45 AM, we are at the summit of what will remain etched for a long time. The 360° view is simply unimaginable; you have to experience it to believe it. The wind blows violently up there, **it feels like being in the high mountains, on a snow ridge, with a strong transport of sand. The atmosphere is magical.** We start the descent running barefoot in the steep sand.
**We then move on to its neighbor, Deadvlei.** **Here, petrified trees stand in the "vlei" (basin) with their dried branches casting desolate shadows on the white ground. The juxtaposition of the deep blue sky and the towering dunes is captivating.**
We return to the 4x4 parking at 11 AM, the stress rises again for the sandy track passage. We retrace our steps and stop at **Dune 45**.
At noon, we take the opportunity to picnic at the foot of **the beautiful Dune 40**, where there is already no one left. We enjoy the quiet again, well, almost, as the wind remains omnipresent.
At 1 PM, we return to **Sesriem**, where we fill up with fuel (21.15 NAD $ per liter), totaling 1630 for 77 liters (78 €), and do some shopping for 245 NAD $ (two nice pieces of pork, 2 cans, 2 sandwiches for tomorrow, and 1 soda), which is 12.48 €. It's 27°C. We hit the road again, heading to a new destination at 2 PM. We take the C19 back to Little Sossus where we spent the night, then turn left onto the gravel road D854 for about 40 km to **Tsauchab River camp**. Finally, we won't be sleeping here; we are redirected 7 km downstream to **Naukluft View Camp**, which also belongs to Tsauchab River Camp.
We arrive at 4 PM, and thankfully, the fatigue was starting to set in. **Our campsite is located under a small forest, providing some protection from the wind that blew strongly all day. The calm does us a world of good. Once again, a lot of charm**, with very spaced-out sites without any visibility. We can't wait to take our shower. It will be possible from 5 PM with, as the day before, water heated by a wood fire. Time to prepare the campsite for the night. And on the menu, a braai with two superb pieces of pork bought in Sesriem and fries!!!!
**The Namib Desert**
An impressive coastal desert stretching from the Atlantic to a high plateau inland, the narrow Namib Desert runs along the southwest African coast for about 1,300 km. **Considered one of the oldest deserts in the world**, it is bordered to the north by the Kaokoland Desert, which extends into Angola, and to the south by South Africa's Karoo. The narrow Namib is mostly less than 160 km wide. Despite this, it is considered to consist of three sections: the coastal strip influenced by the Atlantic; the Outer Namib, occupying what remains of the western half; and the Inner Namib, comprising the eastern half of the desert. Generally called the Skeleton Coast, the coastal Namib receives almost no rain and depends on regular marine fogs for moisture. From sea level, the terrain rises to 900 m, where the desert meets the base of the Great Escarpment to the east. In the Inner Namib, average annual rainfall is only about 50 mm.
The dryness is such a characteristic of the Namib that it is thought to have been in this arid state for at least 55 million years. It is all the more surprising to learn that animals such as vipers, geckos, zebras, and elephants live in this desert. Some areas of the Namib are also rich in flora, including Welwitschia mirabilis, which grows near the ground with seemingly exhausted leaves, extracting moisture from marine fogs and can live over 1,000 years. In the southern Namib, some dunes are up to 32 km long and 240 m high.
**The frequent fog of the Skeleton Coast:** Driving north along the coast of Namibia, the cold Benguela Current in the Atlantic cools the moist air above the ocean, which, upon meeting the warm desert air, leads to the formation of thick fog banks that drift up to 100 km into the center of the Namib before evaporating under the sun.
> Today's road itinerary: 4 hours of driving: C19 towards Sesriem (track) > D826 (paved) > Foot of Big Daddy via a technical sandy track > Return via the same route > D854 to Tsauchab.
> Gas station: Sesriem.
> Distance driven today: 254 km.
> Distance walked today: 12 km.
> Today's expenses: Park entry at Sesriem for 2 people: 17 € / Fuel fill-up: 78 € / Groceries at Sesriem gas station: 12 € (245 NAD $).
> Accommodation: Tsauchab River Camp - Naukluft View Camp - D054 & D850 GPS: S24 26' 37" E16 10' 11" Sossusvlei 22007, Maltahohe, Namibia - BBQ + Private sanitary facilities + Water - www.tsauchab.com
**DAY 10: Saturday, May 3, 2025: Tsauchab River Camp - Naukluft National Park - Olive Trail Hike (10 km) - Ababis Guest Farm**
We pack up the camp at 8 AM and continue our road trip north via the D854, a bumpy track with many corrugated sections. It's cool this morning, 12°C.
**We enter the Naukluft massif, discovering landscapes with very different terrain than before.** We first need to check in at the campsite, 13 km from the entrance at the end of the track: 350 NAD $ for 2 people and 1 vehicle, then return 4 km back. **On the agenda is the lovely Olive Trail, a 10 km hiking loop that starts 4 km northwest of the park office**, along the D854 that we follow. At 9:45 AM, the hike begins with a fairly steep ascent (about 45 minutes) among the **wild olive trees** from which the trail gets its name. **At the summit, we enjoy a view that embraces the Naukluft Valley.** We then turn east and gradually descend into a deep valley, passing over sometimes slippery rocks. We have a snack around 11:30 AM in these small gorges. **Further on, to cross the wall of a canyon in front of us, some chains are fixed to the rock to help us pass.** We finish this superb loop clockwise at 1:15 PM, taking 3.5 hours including 30 minutes of breaks. We only crossed a small group of 3 people on this wild adventure far from everything. At 1:45 PM, we exit the park and take the **D854 track north to Bullsport**. From there, we turn left and take the C14, which **runs along the bed of the Tsondab River.**
**We arrive at our campsite for the evening, Ababis Guest Farm, at 3 PM.** Quite early for once, allowing us to rest a bit in this peaceful farm where many sheep wander around us. We also enjoy the pool under a magnificent sun, less hot than the previous days, it's 22°C. The camp has only 4 spaced-out sites around shared sanitary facilities. **We are in the middle of a vast plain facing the Naukluft massif mountains.** We will have another beautiful sunset on these mountains. For the first time on this trip, **we will be completely alone at this campsite.** **We haven't encountered many people today**, just 3 during the hike and fewer than 10 vehicles all day.
> Today's road itinerary: Head north on the D854 (track) > Turn left to enter the Naukfluft National Park > Continue on the track then turn right to the Olive Trail hike parking lot (1 hour for 45 km). Return to the D854 and continue north > At Bullsport turn left onto the C14 to Ababis (still a track) > The camp is located on the left facing the D1261 (1 hour for 60 km from Olive Trail). Total: 2 hours of driving for 100 km.
> Gas station: No gas station on the route, except in Solitaire.
> Distance driven today: 115 km.
> Distance walked today: 13 km.
> Accommodation: Ababis Gaestefarm - Night booked by email – payment on site: (https://www.ababis-gaestefarm.de/) - P.O.Box 1004, Maltahöhe - N$ 300.00 per person
**DAY 11: Sunday, May 4, 2025: Ababis Gaestefarm - Namib-Naukluft National Park – Solitaire - Gaub Pass - Kuiseb Canyon - Moon Landscape - Walvis Bay**
The night was, for the first time since the start of this road trip, quite difficult. A strong wind accompanied us all night, making the tent flap constantly. A racket that drove us crazy. We still managed to sleep a few hours. The morning sun brings back our smiles. We hit the road for this new stage a little before 7:45 AM.
We start the day with a first stop less than 15 km away **on the C14 in Solitaire** at 8:15 AM. **This town is lost in the middle of nowhere with its small gas station with a western atmosphere adorned with rusted and sand-covered car wrecks.** After a quick supply stop: 86 NAD $, or 4 € for 1 water container and a box of cookies, we continue north still on the C14, **crossing the Tropic of Capricorn** then devouring this **magnificent track up to Gaub Pass**. **A succession of narrow gorges, turns, climbs, and descents breaking the monotony of the previous long straight lines.** We are right in the heart of no man's land for 200 km. We then start the descent to the **Kuiseb Canyon. It houses the wide bed of the eponymous river, dry almost all year.** Even when it flows for 2 to 3 weeks during the rainy season, it doesn't go beyond Gobabeb and then seeps into the sand. **The drinking water that supplies Walvis Bay is pumped at Rooibank from this underground water table.** **We now cross the Kuiseb Desert where impressive dunes roll down.** We make a short stop at a **natural rock arch** reminding us of our (https://www.montagne-aventure.net/2024/04/29/j19-1-juin-2024-canyonlands-national-park-et-arches-national-park/). Then we gradually descend towards **Walvis Bay** where we will spend the night. At noon, we enter the **Dorob National Park**. The thermometer drops 10°C in 10 minutes as we get closer to the Atlantic Ocean.
At 12:45 PM, much earlier than initially planned, we arrive at the **Moon Landscape** (View Point 4, free) to have a snack, via a very recent surprising dual carriageway in the middle of nowhere, then via the C28. We are again in the hinterlands, the temperature has soared: 30°C without a bit of shade. Even if the colors and the panorama must be exceptional at sunrise or sunset, the detour for this 360° panorama is still worth it. Extreme aridity as far as the eye can see. The place lives up to its name; it really feels like being on the moon. We get back on the road at 1:30 PM via the D1991, C28, then again the A2, which is very new. The latter runs along the beautiful dunes up to the **Dune 7**, where we make another stop.
Then we head towards our final destination of the day, **Walvis Bay. Its port is sheltered by a sand spit, a natural breakwater that protects the city from the powerful assaults of the ocean. Its port was long a strategic place: claimed by the Cape Colony in 1795, it was officially annexed by the British in 1878 to counter Germany's ambitions in the region. A colony of fur seals, pelicans, flamingos, and whale terns have made it their home.**
We do a big grocery shopping at the Spar located in the center for 66 €; it's very easy to park there. Then we fill up with fuel at an Engen station right across for 1117 NAD $ for 54 liters (20.6 NAD $ per liter), which is 54 €. We then **enjoy the seaside in the Lagoon neighborhood**, where it's also easy to park. After kilometers in the desert, **this cool break is more than welcome. The outside temperature is 22°C. In the distance, we can clearly see the clouds lingering over Swakopmund.**
We take the 4x4 one last time to the **Lagoon Chalets where we will spend the night**. The spot is well set up and surprising in the heart of a residential neighborhood. The sites are quite large, separated by fences around very comfortable shared sanitary facilities. BBQ, electricity, and shaded area. We settle in quietly before going out on foot to watch the **sunset over the Pacific Ocean along Lagoon Promenade Road**. We can still see this impressive persistent mist in the distance. The neighborhood is very peaceful, certainly without much charm, but with a very well-developed seafront that inspires relaxation after kilometers without meeting anyone in inhospitable lands. We end the day with our traditional braai: grilled chicken thighs and sautéed potatoes in the coolness of a starry sky.
> Today's road itinerary: 5h30 of driving (or 3h30 of driving for 250 km without the Moon Landscape): Head north on the C14 > Cross the Tropic of Capricorn > Gaub Pass > Kuiseb Canyon on our left in a round trip > Continue to Green Valley and leave the C14 to the right on the D1984 > Turn right on the C28 > Then left D1991 to Moon Landscape D1991 View Point 4 > Return via the same road and stop at Dune 7 for sunset > Walvis Bay.
> Gas station: Solitaire or Walvis Bay.
> Distance driven today: 372 km.
> Distance walked today: 5 km.
> Today's expenses: Fuel fill-up for 54 € + Groceries for 66 € at Spar.
> Accommodation: Walvis Bay: Lagoon Chalets – 36.6 € for two - (http://www.lagoonchaletswb.com/) - 8th Road West, Meersig Meersig 9000, Walvis Bay, Namibia - BBQ – Electricity – Shared sanitary facilities.

**DAY 12: Monday, May 5, 2025: Walvis Bay - Swakopmund - Round Trip to Cape Cross (seals) - Wreck of the Zeila en route - Henties Bay - Spitzkoppe Tented Camp & Campsite**
After an excellent night, a bit cooler and more humid than usual, we wake up around 7 AM and leave the camp at 7:45 AM to **follow the Atlantic coast heading north**. We thus leave **Walvis Bay**, a very pleasant stopover town, and follow the ocean via the B2. **We enter the mist and Swakopmund** at 8:40 AM, parking **near the lighthouse**. The atmosphere is very quiet, the streets seem dead with large empty parking lots and very little traffic, but the few open shops are filled with expatriates enjoying their breakfasts, French bakeries, cafes, travel agencies... **We are in this Benguela Current, a fast cold ocean current that flows from South Africa, up the coasts of Namibia and Angola, towards the northwest to join a warm equatorial current. Hence the supply of very fish-rich waters and this tenacious mist depending on the seasons. In the northern part of the Namib Desert, fogs are frequent during the southern winter. It's almost the only source of moisture since the city of Swakopmund receives, on average, only 11 liters of water per m² in December and January.**
**Swakopmund is wedged between the dunes and the Atlantic rollers. It is the Namibian capital of adventure activities and has a ghostly colonial remnant. With its German architecture, its seaside promenade, it resembles a seaside town of the North Sea or the Baltic.** It is also a bustling African city. **Nearly two-thirds of Swakopmund's population live in Mondesa, a township created during apartheid, northeast of the city center, a legacy of the South African mandate.** The heart of the city is located in the area of the pier, at the foot of the lighthouse, better known as the Mole. During the South African occupation of Swakopmund, the port took a back seat to Walvis Bay.
Continuing on this C34, sometimes on salt, we come across the famous **wreck of the Zeila, stranded in 2008**, on our left. We can see it through the thick fog, being very close to the beach. It's 10:15 AM. Further on, Henties Bay is a bay that attracts many fishermen; it's teeming with vehicles equipped with fishing rods. Besides its fish-rich waters, it enjoys a relaxed atmosphere and a large beach suitable for walks.
We continue further north, heading to Cape Cross, this time a round trip because we will turn off later here in Henties Bay to reach Spitzkoppe via good gravel roads that are quiet alternatives to the very busy paved B2 further south. **Henties Bay is part of the Dorob National Park, a multi-purpose park protecting coastal ecosystems and hosting the many renowned recreational activities of the region. The part of the coast north of Swakopmund up to the Ugab is particularly popular with fishermen who come in droves to fish for saltwater fish.** The small concrete buildings spaced at regular intervals are actually toilets for fishermen and campers. The coastline is also dotted with world-renowned surf spots.
Even before arriving, we can already smell it before we come across thousands of seals (population in 2021: 1.5 million). **The Cape Cross Seal Reserve, the most renowned on the Namibian coast, is home to the most famous breeding colony of fur seals, which seems to take full advantage of the high concentrations of fish present in the icy waters of the Benguela Current. We are impressed by the sight of these 100,000 pinnipeds lounging on the beach and frolicking in the waves.** We have a picnic a little away from the smells facing the ocean in the sun.
At 12:45 PM, it's time to hit the road again. We retrace our steps back to Henties Bay. We stop there to do another big grocery run before not encountering any big cities for many days. We will only buy fresh items day by day until the end of the trip; we have 23 € worth. **In the space of 30 minutes, we go from 15 to 36°C. The thermal shock with an amplitude of more than 20°C.** At 1:45 PM, we hit the road again via the D1918, then we try a very small track on our left, the D1925. It becomes narrow and rough; I have a bit of apprehension. We arrive at a gate to open in the middle of nowhere, then young children run up to us asking for water or food... We then drive to **Spitzkoppe. The arrival right in front of the mountains is majestic, off the beaten path. This mountain appears in the distance like a mirage above the dusty plains of southern Damaraland.** We come across a second gate held by a guard. We enter the "Community Camp" campsite without realizing it through the west entrance. We are given a small paper, then we go to the reception passing **at the foot of these gigantic, magnificent rocks.** Once at the reception, we are informed that this is not the camp we had booked. Ours is located just a little further, and in the end, it's better because the latter was packed. We were able to cross the park very close to these rocks without paying. We exit through the main entrance; 5 Himba children cling to our doors and trunk asking for bread and food again. We continue despite them staying attached, worried about hurting them. Phew, more fear than harm. We cross the few houses and arrive at the right camp at 4:30 PM, the Spitzkoppe Tented & Campsite. The spot is much quieter and well set up. We have site C12, cozy to perfection with its sink, a private shower and toilet, as well as electricity, under the shade of a tree and facing the mountains. The sunset and sunrise will be perfect. We set up the tent and, without delay, head to the pool for a big dose of coolness. Then it's time to prepare the BBQ and **contemplate the fading lights on the Spitzkoppe massif.**
> Today's road itinerary: 5 hours of driving: Head north on the B2 (paved) along the ocean > Swakopmund > C34 (paved) still heading north > On the left, the wreck of the Zeila before Henties Bay > Cape Cross round trip > Henties Bay > D1916 heading east (track) > Turn left onto D3716 > Turn left to the campsite.
> Gas station: Swakopmund or Henties Bay.
> Distance driven today: 344 km.
> Distance walked today: 6 km.
> Today's expenses: Groceries in Henties Bay: 23 € + Cape Cross park entry: 17 €.
> Accommodation: Spitzkoppe Tented Camp & Campsite - Spitzkoppe River Valley 00000, Spitzkoppe river valley, Namibia - (http://spitzkoppemountaincamp.com/) - 26 € - Pool - BBQ - Shower and toilet.
**DAY 13: Tuesday, May 6, 2025: Spitzkoppe - Rock Pools - Uis**
It's 6:45 AM, **we wake up at the foot of one of the most emblematic landscapes of the country, Spitzkoppe, which towers over the valley at 1,728 m.** **The Spitzkoppe massif, "pointed hat" in Afrikaans, is actually a set of three rock formations: Big Spitzkoppe, the granite domes of the Pontok Mountains that surround it, and Little Spitzkoppe, to the southwest. It was first climbed in 1946 and has never stopped attracting experienced climbers; it remains one of the most challenging ascents in the country. The climate in the region is hot**, so try to visit during the cooler months, as it can quickly reach 36°C in the sun in the afternoon. **Spitzkoppe is particularly striking at dusk, as it was last night, and at dawn this morning when the low light sets the rocks ablaze with red and orange hues. The spectacle is unique.**
We re-enter the park managed by the local community (160 NAD $ per person), then start with the **arch sector**. We quietly enjoy all the viewpoints under perfect orange colors. We leave this magnificent spot, reminding us of (https://www.montagne-aventure.net/2024/04/29/j19-1-juin-2024-canyonlands-national-park-et-arches-national-park/), but with much less crowding here. Around 10 AM, we head closer to these mythical peaks, including the main one nicknamed the Matterhorn of Namibia. Then we finish with the **ascent of the rock above Rock Pool. The 360° view of the park is a must-see. Small natural pools carved into the rock bring a bit of water to this arid and rocky landscape.** The wind blows strongly up there, and during a photo shoot with a tripod, it falls forward right onto the lens glass, cracking it... Frustration and shouts, these will be the last quality photos of this trip, and a new bill to pay when we return to replace it... Disgusted.
We continue to **Bushmans Paradise**, have a lunch break in the shade of a rock before hitting the road again around 12:30 PM after thoroughly exploring the park, feeling weakened and sad about my passion: photography...
We fill up with fuel as soon as we arrive in Uis at the price of 21 NAD $ per liter, a total of 1021 NAD $ for 50 liters (52 € by card). **Uis is a former mining town. Tin mining ceased in the early 1990s, but the high white mountain where the ore was dumped is clearly visible. The region is rich in amethysts, Brandberg crystals, and other semi-precious stones; we come across many vendors on the roadside.**
We then head to our final destination of the day, the **Daureb Isib Restcamp**. We arrive quite early for once at 2:45 PM in the heat, but the camp is just perfectly set up, surely the most upscale we will have during this trip. We are in a fortunately shaded area under palm leaves, with a table, chairs with cushions, a sink, a hot shower, toilets, a beautiful pool, and of course our private BBQ. Perfect for regaining a bit of a smile after the fall of my DSLR camera. **We are facing the Brandberg massif, the "fire mountain" in Afrikaans, dominated by Königstein (2,573 m), the highest peak in Namibia.** **The Brandberg owes its name to the reddish-orange glow that forms on its slopes at dawn and dusk, when the sun's rays awaken its red granite faces studded with crystals. It also hides a real treasure inside, as it contains an exceptional concentration of prehistoric rock art**, mainly paintings and some petroglyphs, including the most famous of them, the **White Lady in the Tsisab Gorge**. There are over 43,000 in total, dating back 2,000 to 4,000 years, scattered in hundreds of crevices around the mountain.
Time for the usual swim, laundry, and evening cooking. On the braai menu, local sausages with cheese pasta and leftovers for a good salad the next day.
> Today's road itinerary: 1h45: Head north on the D3716 > Then D1930 (gravel and sand track) to Uis.
> Gas station: Uis.
> Distance driven today: 113 km.
> Distance walked today: 6 km.
> Today's expenses: Fuel fill-up in Uis for 52 € (1,021 NAD $).

> Accommodation: Daureb Isib Restcamp - Erf 672 C/O 3rd & 4th Avenue Uis 9000, Uis, Namibia - (http://www.daurebisib.com/) – 31 € - Pool. Comfort with private bathroom + electricity + Wi-Fi at the restaurant. Clear sky for a beautiful starry night.
**DAY 14: Wednesday, May 7, 2025: Brandberg (Namibia's Highest Mountain) - Damaraland:**
**The Brandberg massif is an isolated, dome-shaped mountain, an inselberg, that towers over the gravel plains scorched by the sun of the Namib Desert to the northwest. It measures 23 km long and 20 km wide. It is the highest point in Namibia at 2,573 meters.**
This massif formed about 130 million years ago when a gigantic viscous mass of magma from deep within the Earth's crust rose through the surrounding rock layers before solidifying. Later, the granite mass was exposed by the erosion of the surrounding rocks.
**The Brandberg is the highest mountain in Namibia, peaking at an altitude of 2,573 m. The indigenous San people call it the "burning mountain," as it appears to glow with a red light at sunset. With its considerable height and width, this massif influences the local climate, attracting more rain on its slopes than the desert below.** The rain seeps through the springs. Unique animal and plant species thrive in this high-altitude environment, and prehistoric paintings adorn the rock faces hidden in the ravines around the base of the mountain.
The first night was also hot since the start of this trip, the thermometer did not drop below 20°C. We wake up gently around 8 AM, a pleasant sleep-in, the sun is already out. After a quick morning cleanup of the 4x4, we have time today, we hit the road at 9:30 AM, getting lost in the Brandberg massif. We are now in the **Damaraland, which stretches from the majestic rock formations of the Brandberg in the south, where we are today, to the bushy expanses at the foot of the rugged mountains of Sesfontein in the north, where we will be tomorrow. It is the perfect destination for wildlife and flora observation.**
We take the track heading towards the **White Lady**, but we want an alternative to this guided visit only. So, just before arriving, we turn right towards a viewpoint named on Google Maps **Rastplatz**. We come across **small Himba villages, living in extreme poverty with no natural resources; the inhabitants ask for water with every passing vehicle...** A bit further, we encounter about ten **ostriches** in the middle of the track, magnificent, as we get closer to the mountains in the background, and a few meters further, **a herd of Oryx**. Then we approach the **bed of the Ugab River**. We then go back and have a snack in the middle of nowhere, under the shade of our 4x4, facing the mountainous massif. We get back on the road around noon, while the temperature is at its peak in this very hot region, 35°C on the gauge with very dry air. We go up the C35 slightly then turn left onto the small track D2319 until we reach the Ugab bed again. Back to Uis in the mid-afternoon.
We did not book the same campsite as the previous night; today we are at the Brandberg Rest Camp. Unfortunately, the camp is not at the same level as the previous one, which was perfect. But the price is also much lower. The sites are next to each other, separated by small fences behind the main building. But it will do just fine. We have our BBQ and electricity, the shared sanitary facilities are decent. We then lounge in the large pool. We will then buy some water for 10 € at the supermarket located right across.
> Gas station: Uis.
> Distance driven today: 118 km.
> Today's expenses: Groceries in Uis: 10 €.
> Accommodation: Brandberg Rest Camp Uis - No 3 Uis Street Namibia 9000, Damaraland, Namibia - (http://www.brandbergrestcamp.com/) - Large pool – Shower – Electricity
**DAY 15: Thursday, May 8, 2025: Damaraland: Petrified Forest - Ugab Valley - Palmwag**
The night was excellent and slightly cooler than the previous one. We wake up around 7 AM and hit the road just before 7:45 AM heading to a new destination as we continue this Namibian road trip. **We cross Damaraland today from south to north.** First via the C35 to **Khorixas**, then turning left onto the C39. **We come across some villagers walking kilometers under the scorching sun with only a small water container in their hand... What a tough life, light-years away from ours.** About 40 km west of this town, we arrive at the **Petrified Forest National Monument**. It is a vast expanse of veld (open vegetation area), dotted with petrified tree trunks that can reach 34 m in length and 6 m in circumference, estimated to be over 260 million years old. These trees belonged to the Gymnospermae family, conifers among which we find today's cycads and welwitschias. The absence of roots and branches suggests that the trunks were deposited here during a significant flood. The site has about fifty trees, some half-buried in sandstone, others perfectly petrified in silica with their bark and growth rings. A guide is mandatory at the entrance to visit the site.
We then continue on this C39 due west to the junction of the D2612. We make a round trip to the south to **Twyfelfontein, which means "uncertain spring" or "bubbling spring" in Damara**. The site is a UNESCO World Heritage site, located at the entrance of the grassy Aba Huab Valley and houses one of the largest collections of rock art on the continent. More than **2,500 petroglyphs** have been discovered on over 200 stones, as well as some rock paintings. They date back about 6,000 years and others 2,500 years. Many engravings depict species that have since disappeared from the region, such as elephants, rhinoceroses, giraffes, and lions. The presence of a seal attests to the existence of links with the coastline at the time, now over 100 km away. It is here, as well as at Brandberg, that the human history of Namibia began with these testimonies of ritual and economic practices among hunter-gatherer peoples.
We continue a bit further south on the D3214 then D3254 to visit the **Organ Pipes, "organ pipes"**. The entrance is also paid, much to our regret... 500 NAD $ for two. We take a well-marked trail leading to a small gorge containing dolerite (coarse-grained basalt) columns 4 m high and aligned on an astonishing 100 m long wall. We are in a volcanic chain stretching over a dozen kilometers, a pile of scoria that seems to have been exposed to fire, the Burnt Mountain "burnt mountain" stands in a bleak and desolate landscape where almost nothing grows.
We head back north and return to the C39 then the C43 to **Palmwag where we will spend the night**. **This concession, covering an area of 5,500 km², is a region of red hills and plains, remarkable for its rolling landscapes as well as its rich fauna and flora**. The region serves as a **buffer zone between Etosha and the Skeleton Coast**. We have a good chance of encountering black rhinos, desert elephants, and lions, as well as spotted hyenas, giraffes, gemsboks, and other antelopes.
We pass the sanitary control barrier at 4 PM, just before entering Palmwag. In our direction, from south to north, we are simply asked about our future destinations and to present my French driver's license. A few meters further, there is a small gas station, then on our left our final destination of the day: the Palmwag Lodge Campsites. We are happy to arrive after this long journey. The welcome is very pleasant, and the site is very comfortable with a real brick shelter housing our shower and toilet, as well as water and electricity. We always have a BBQ available, but today we unfortunately no longer have meat due to concerns about the sanitary control, but we were not sure if it was rather in the other direction that the transport of fresh meat and dairy products is prohibited. We now cross our fingers to be able to observe some different animals, as the place is renowned for elephants, giraffes, and rhinos. We first take some time to relax in the pool before going for a walk around the reserve, without encountering anything unfortunately this evening, but the wake-up will be up to par... Time for the sunset, which is always one of the highlights of the day.
> Today's road itinerary: 5h30 of driving: C35 heading north > Then turn left onto the C39 > Petrified Forest > Go down on the D3612 in a round trip to Twyfelfontain (rock paintings and Organ Pipes) > Go back up on the C39 then C43 to Palmwag > Round trip on the C40 to Mount Grootberg Pass.
For info on the C43, there is a sanitary control at the entrance and exit (transporting raw meat is prohibited).
Palmwag: black rhinos (guided or free visit? at sunrise or sunset).
> Gas station: Twyfelfontain or Palmwag (07:00 – 19:00) – Tire repair in Palmwag.
> Distance driven today: 349 km.
> Distance walked today: km.
> Accommodation: North of Palmwag Lodge Campsites - GPS Coordinates -19.88556°, 13.93694° - Pool – Water and electricity – 34 € - (https://gondwana-collection.com/accommodation/palmwag-campsite?LodgeName=PALMWAG%20CAMPSITE)
**DAY 16: Friday, May 9, 2025: Palmwag - Sesfontein - Entry into Kaokoland - Opuwo**
This morning, we take our time watching for wildlife. We can finally observe our first **kudus** as the sun begins to illuminate the plain in front of us (see video and time-lapse of the day). A few minutes later, we also spot **a couple of giraffes with their calf**, moving calmly and serenely.
**We leave Palmwag** at 9 AM, heading to the northernmost point of Damaraland via the C43 to Sesfontein.
A few kilometers on the track, and we come across **a herd of zebras**, 11 to be exact, in the middle of green hills. Even further, it's more than twenty that cross right in front of us, a treat for our eyes. Their gait is majestic; they are very sensitive to noise. Some are more curious than others and don't hesitate to stay close if we remain quiet. We then cross numerous rough riverbeds. We must always stay very attentive at the wheel because we can drive at over 80 km/h on straight lines and then suddenly have to brake to cross these small streams, usually already dry at this time of year. Many antelopes are still present by the side of the track; the heat is already rising, and they are often lying on the ground at this hour.
**We arrive in Sesfontein at 11:15 AM**, just as the children are leaving school. Transportation is done by donkey-drawn carts. The villagers spend their time in the shade of the trees and in front of the few small shops. The atmosphere of its streets is dusty with a laid-back pace; this town has the feel of an oasis located **by the Hoanib River**, the town of six springs from which it gets its name. Founded in 1896, it was a military outpost built after a cattle plague epidemic. This page of its history is reflected in Fort Sesfontein, erected in 1905 to fight cattle diseases, arms smuggling, and poaching.
We take a lunch break at the exit of the village around 11:30 AM in the shade of a tree, so peaceful, it's 32°C. We continue further north, away from the usual tourist routes, and **enter the Kunene region, also called Kaokoland**. The track becomes narrower and more winding. **These are now vast solitary spaces largely devoid of roads, simply crossed by sandy tracks opened by the South African army just a few decades ago.** The fauna and flora have managed to adapt to this harsh and dry environment, like the desert elephant, an endangered species whose slender legs are perfectly suited to the long journeys the animal must make to find water, a rare resource. This region is also the territory of the Himba people, emblematic of the country. Its name comes from the Kunene River, which marks a narrow belt of vegetation at the Angolan border.
**We arrive in Opuwo at 3 PM**, **this town is the capital of the Kunene region**. Its name means "the end" in the Herero language, a fitting term for this dusty collection of commercial buildings surrounded by traditional huts with round thatched roofs.
**Opuwo is a strong cultural moment of this trip in Himba territory, this semi-nomadic people traditionally settles in an onganda (small village), moving if necessary to find access to water. Himba women are known for their ochre-colored cream, otjize, a mixture of butterfat and ochre powder, applied to protect and moisturize the skin and hair. Fire and smoke play an important role in their culture.** Smoke, often scented with herbs, is used by women for purification. It can also convey prayers to the supreme being, Muluru. In traditional celebrations, there is always a sacred fire that remains lit between the main hut and the animal enclosure, to maintain ties with the ancestors.
Right upon arrival, we fill up with fuel at the Shell station at the price of 21.48 NAD $ per liter, or 67 liters for 1454 NAD $ (72 €) by card. We then quickly stock up on meat at the Spar **where Himba women with bare breasts mix with us, the only white people shopping in the aisles**. **Since the beginning of this trip, this is where life is most bustling**. There are many people on these dusty streets, after kilometers without seeing anyone, the shock is brutal. There are small markets, poverty but also wealth. The town is quite spread out. There are no white people left, **we finally discover the true, harsh African life.**
We arrive at the **Opuwo Country Lodge at 3:30 PM**, located slightly on the heights. We have site 9 at the end of the property for maximum isolation as we like. Once again, we have private sanitary facilities, a BBQ, and electricity. Once settled, we walk 10 minutes to the reception where the pool is located to cool off. An infinity pool that is just magnificent facing the vast landscape before us. But this contrast between this little comfort and the town below makes us uneasy. The employees walk back down. A guard is present at the entrance of the lodge to ensure security; the park where we are is fenced. We enjoy a good braai, then enjoy the few lights of the town gradually lighting up. The night will be quite noisy for once with very loud music rising from a party below until 2:30 AM... And yet it comes from far away... Maybe a bar? In any case, we rule out what we thought was just a party during our visit here on Friday.
> Today's road itinerary: 4 hours of track: Return via the C43 heading south to Opuwo.
> Gas station: Okangwati or Opuwo
> Distance driven today: 261 km.
> Today's expenses: Fuel fill-up in Opuwo for 72 € + Groceries in Opuwo for 21 €.
> Accommodation: Opuwo Country Hotel - Opuwo Hilltop Opuwo 9000, Opuwo, Namibia - -18.044682 / 13.833861 - (http://www.opuwolodge.com/) - N$600.00 - Pool / Water / Private sanitary facilities / Electricity / BBQ.
**DAY 17: Saturday, May 10, 2025: Opuwo to Epupa Falls:**
We take our time this morning by the **Kunene River**, then we hit the road at 8:45 AM. This is our return trip to Opuwo.
After 4 good hours of driving, **we return to the bustling life of Opuwo**. We refill with fuel at the Shell station (21.48 NAD $ per liter) 820 NAD $ (40 €) for 38 liters and do a quick grocery run at the Spar for 488 NAD $ (24 €). We don't take any meat because we have the **sanitary barrier** to cross tomorrow before entering Etosha Park. We pay for these two expenses in cash for the first time; until now, the credit card was always accepted, so we now have to use the cash we withdrew at the airport. Then we head back to the Opuwo Country Lodge, arriving at the campsite at 2 PM. We are the first to arrive, we rest for a moment before heading to the pool and then end the day around our traditional BBQ with sausages and sautéed potatoes. The full moon accompanies us, perfect for nighttime observations in Etosha starting tomorrow.
The campsite's location should be avoided because we again have infernal music that gets louder from 7 PM to 2:30 AM... And yet it comes from far away... Maybe a bar? In any case, we eliminate what we thought was just a party during our visit here on Friday.
> Today's road itinerary: 4 hours of track: Return via the C43 heading south to Opuwo.
> Gas station: Okangwati or Opuwo
> Distance driven today: 180 km.
> Accommodation: Opuwo Country Hotel - Opuwo Hilltop Opuwo 9000, Opuwo, Namibia - -18.044682 / 13.833861 - (http://www.opuwolodge.com/) - N$600.00 - Pool / Water / Electricity / BBQ
**DAY 18: Sunday, May 11, 2025: Epupa Falls:**
Time for a "vacation" day; we wake up leisurely at 8 AM and take our time this morning. Breakfast and even coffee. The night was good, lulled by the sound of the waterfalls.
In the late morning, we head out on the small path along the banks of the Kunene River, which offers magnificent landscapes. We have a beautiful view of Angola from the opposite bank. The falls extend over about 1.5 km and flow over a series of promontories, the highest of which reaches 37 m.
At noon, we return to our campsite to eat in the shade of the palm trees. On the menu: fried eggs and pasta. We take advantage of this afternoon to rest before the last part of this road trip, with reading, writing, and pool time on the agenda.
In the late afternoon, we return to one of the viewpoints overlooking Epupa Falls to once again enjoy the sunset colors from a different angle. We are over the moon; our thoughts wander in all directions. We discuss future trips, adventures, reminisce about our memories, and think about the world around us... We savor the luck of being here. On the way back, a Himba woman asks if we can give her a ride in our 4x4 to Opuwo tomorrow.
Tonight, we dine on our traditional braai with white beans by the Kunene River. We are lulled by the sound of this powerful river flowing under the song of insects. The coolness sets in, and we fall asleep under the stars.
> Distance driven today: 0 km.
> Distance walked today: 10 km.
> Accommodation: Omarunga Lodge Campsites - 68 € for two nights - Site by the river - (https://gondwana-collection.com/fr/accommodation/omarunga-epupa-falls-campsite?LodgeName=OMARUNGA%20EPUPA-FALLS%20CAMPSITE&hsLang=en)

**DAY 19: Monday, May 12, 2025: Epupa to Opuwo**
We enjoy the morning a bit more by the **Kunene River**, then we hit the road at 8:45 AM. This is our return trip to Opuwo.
After 4 good hours on the road, **we return to the bustling life of Opuwo**. We refill with fuel at the Shell station (21.48 NAD $ per liter) for 820 NAD $ (40 €) for 38 liters and do a quick grocery run at the Spar for 488 NAD $ (24 €). We don't take any meat because we have the **sanitary barrier** to cross tomorrow before entering Etosha Park. We pay in cash for these two expenses for the first time; until now, the credit card was always accepted, so we have to use the cash we withdrew at the airport. Then we head back to the Opuwo Country Lodge, arriving at the campsite at 2:30 PM. We are the first to arrive, rest for a moment before heading to the pool, and then end the day with our traditional BBQ: sausages and sautéed potatoes. The full moon accompanies us, perfect for nighttime observations in Etosha starting tomorrow.
The campsite's location should be avoided, as we again have loud music until 2:30 AM... And it comes from far away... Maybe a bar? In any case, we rule out what we thought was just a party during our visit here on Friday.
> Today's road itinerary: 4 hours of track: Return via the C43 heading south to Opuwo.
> Gas station: Okangwati or Opuwo
> Distance driven today: 180 km.
> Accommodation: Opuwo Country Hotel - Opuwo Hilltop Opuwo 9000, Opuwo, Namibia - -18.044682 / 13.833861 - (http://www.opuwolodge.com/) - N$600.00 - Pool / Water / Private sanitary facilities / Electricity / BBQ
**DAY 20: Tuesday, May 13, 2025: Opuwo – Etosha - Olifantsrus**
We wake up before dawn around 6:30 AM. We pack up the camp at 7:15 AM heading to a first waterhole to watch the sunrise and start our day of observations and discoveries. It's 11°C, and as soon as we leave the campsite, we come across numerous zebras, foxes, and springboks with the sun rising on the horizon. Magnificent images.
**At 8:30 AM, we are still alone**, we witness **one of the most beautiful scenes of this trip: 3 lionesses hunting springboks**. It's thanks to the latter, slowing down, that we manage to spot 4 lionesses' heads barely above the tall grass. They hide, stand up, move slowly... We wait without moving. This is their perfect terrain for camouflage. **We are on the lookout and try to be discreet during this hunting scene**. We leave the area to let them finish their remarkable work and continue the track towards the East. The terrain becomes completely flat. It's now been 3 hours since we left the campsite without noticing the time passing, and especially without meeting anyone. Around 10 AM, near a waterhole, we come across a solitary elephant mixed with zebras, buffaloes, and springboks.
Around 11 AM, we take a lunch break; here, it's us who are enclosed in enclosures. Whether in the campsites or the few small equipped areas, we are fenced in by a gate. The animals are free on their territory. The wind has picked up again, just like the sun. We eat alone in absolute calm in the heart of this incredible, unique park; there are no words to describe what nature offers us here, far from any human activity. We start to see some safari vehicles arriving, but the attendance remains much lower than I had imagined. At most, a total of fifteen throughout the day.
Etosha is also a wonderful reserve of vegetation; you can find multiple mopane groves. But also acacias and other trees appreciated by ruminants. The south and east of the park have the most waterholes, which is where most animals gather. In the West, the vegetation is denser, and the wildlife is harder to spot, but it is well present, especially the black-faced impala and Hartmann's mountain zebra, which are found almost nowhere else. The area being less frequented, the bush feeling is more pronounced.
30 minutes of track after eating, **we come across a solitary male lion. The build compared to the females this morning is noticeable from afar**, even though this one is quite far from us unfortunately, unlike this morning when they were right on top of us.
**Etosha is the preferred habitat of lions in Namibia, with about 330 individuals roaming the park's plains, nearly half of the country's wild lions.** The big cats rest under the trees near waterholes, especially the one at Okaukuejo where we arrive today, but it's also a good spot for elephants and rhinos.
We then enter the territory of buffaloes, which we come across by the dozens now. Wow, the encounters keep coming. Then around 2 PM, we follow this immense **Etosha Pan** for the first time, which we will follow for a good part of tomorrow's day.
We arrive at our campsite at 3:30 PM after more than 8 hours of self-safari filled with discoveries. We sleep tonight at the **Olifantsrus Camp**, which we had previously booked in France. We had to wait and click several times for a spot to open up, as the camp has very few sites, and that's a good thing. It is located in one of the wildest areas of Etosha and has a practical observation tower overlooking a waterhole, offering us great opportunities to spot wildlife after nightfall (see photos). **The sunset is once again memorable.** In the guestbook at the reception, where each visitor can note their observations, 3 lions were seen the day before just a few steps from here (1 male, 1 female, and their cub), on a part of the track we didn't cover today; it will be on tomorrow morning's program. We cross our fingers for these predators.
> Today's road itinerary: 6 hours of driving: Leave Opuwo via the C41 (paved road) > Turn right onto the C35 (paved road) to the Galton Gate > Enter Etosha Park.
> Gas station: Opuwo.
> Distance driven today: 369 km.
> Accommodation: Olifantsrus Camping site - 53.4 € for two – Shared sanitary facilities – Electricity – BBQ – No grocery store - (https://www.etoshanationalpark.org/fr/accommodation/olifantsrus-camp)

**DAY 21: Wednesday, May 14, 2025: Etosha National Park: From Olifantsrus to Okaukuejo:**
We wake up before dawn around 6:30 AM. We pack up the camp at 7:15 AM as the gates open, heading to a first waterhole to watch the sunrise and start our day of observations. It's 11°C, and just outside the campsite, we come across numerous zebras, foxes, and springboks with the sun rising on the horizon. Magnificent scenes.
**At 8:30 AM, we are still alone**, and we witness **one of the most beautiful moments of this trip: three lionesses hunting springboks**. Thanks to the springboks slowing down, we manage to spot four lionesses' heads barely above the tall grass. They hide, stand up, and move slowly... We wait without moving. This is their perfect terrain for camouflage. **We stay alert and try to be discreet during this hunting scene**. We leave the area to let them finish their remarkable work and continue the track towards the east. The terrain becomes completely flat. It's been 3 hours since we left the campsite without noticing the time, and especially without meeting anyone. Around 10 AM, near a waterhole, we come across a solitary elephant mixed with zebras, buffaloes, and springboks.
Around 11 AM, we take a lunch break; here, it's us who are enclosed in enclosures. Whether in the campsites or the few small equipped areas, we are fenced in by a gate. The animals are free on their territory. The wind has picked up again, just like the sun. We eat alone in absolute calm in the heart of this incredible, unique park; there are no words to describe what nature offers us here, far from any human activity. We start to see some safari vehicles arriving, but the attendance remains much lower than I had imagined. At most, a total of fifteen throughout the day.
Etosha is also a wonderful reserve of vegetation; you can find multiple mopane groves. But also acacias and other trees appreciated by ruminants. The south and east of the park have the most waterholes, which is where most animals gather. In the west, the vegetation is denser, and the wildlife is harder to spot, but it is well present, especially the black-faced impala and Hartmann's mountain zebra, which are found almost nowhere else. The area being less frequented, the bush feeling is more pronounced.
Thirty minutes of track after eating, **we come across a solitary male lion. The build compared to the females this morning is noticeable from afar**, even though this one is quite far from us unfortunately, unlike this morning when they were right on top of us.
**Etosha is the preferred habitat of lions in Namibia, with about 330 individuals roaming the park's plains, nearly half of the country's wild lions.** The big cats rest under the trees near waterholes, especially the one at Okaukuejo where we arrive today, but it's also a good spot for elephants and rhinos.
We then enter the territory of buffaloes, which we come across by the dozens now. Wow, the encounters keep coming. Then around 2 PM, we follow this immense **Etosha Pan** for the first time, which we will follow for a good part of tomorrow's day.
We arrive at our campsite at 3:30 PM after more than 8 hours of self-safari filled with discoveries. We sleep tonight at the **Okaukuejo Resort**. Upon arrival, this impression of a small town in the middle of hundreds of kilometers without infrastructure remains shocking. **The atmosphere is quite different from last night in our small wild campsite**. However, even though the attendance is higher, we are lucky to get a site in a corner (number 46). **The lit waterhole will also be a reward**. After checking in, we take advantage of the small grocery store to buy two meats for our next BBQs in the park, 3 pork chops and sausages, as well as a cold drink for 252 NAD $. This locality also offers a gas station, a restaurant, and a nice pool, but our goal during this park stay remains focused on the wildlife, so I won't give in this time. Time to set up, followed by a short rest, then our toilette before heading to the "waterhole" for the sunset around 6 PM. **A new grand spectacle unfolds before us, a hundred zebras come to hydrate right before our eyes at the water reserve facing the sunset in a cloud of dust. Then a couple of lions approach stealthily without managing to fill their stomachs. A third guest arrives, a second male lion also comes to drink. The waterhole now becomes the territory of the lions... We are speechless facing what nature offers us, we savor for over an hour scrutinizing the smallest details. What an intense day, images that will remain forever etched in our minds.** It's our turn to have our meal with three beautiful pork chops on the BBQ accompanied by curry vegetables.
At 9 PM, we decide to return to the waterhole, a wonderful idea because we find **an elephant and two black rhinos courting in the water. The male has a hard time seducing his sweetheart and eventually leaves, but a third rhino appears out of nowhere to join her. The scenes unfold under the spotlights** accompanied by a sky full of stars. We eventually go to bed. Looking forward to the rest of the story tomorrow.
> Today's road itinerary: Camp Olifantsrus > Camp Okaukuejo.
> Gas station: Okaukuejo camp.
> Distance driven today: 229 km. > Today's expenses: Groceries for 12 €.
> Accommodation: Okaukuejo Camping Site - 48.12 € for two - Pool - Gas station - Lit waterhole - Grocery store - (https://www.etoshanationalpark.org/fr/accommodation/okaukuejo)

**DAY 22: Thursday, May 15, 2025: Etosha National Park: From Okaukuejo to Halali:**
We wake up around 5:30 AM to a strange noise getting closer, a few thunderclaps, then heavy rain pours down on us! The first since the start of this trip, we had forgotten its sound and smell. We leave the campsite quickly at 7:13 AM as the gates open, the rain stops just in time!
We are right in the heart of the park today. We arrive at the Etosha Pan, an immense flat salt desert that, a few days a year, transforms into a shallow expanse teeming with flamingos and pelicans. At the end of the dry season, everything, from elephants to grasslands, is covered in the white, chalky dust of Etosha.
Around noon, at the Riedfontein waterhole, we spot two male lions in this picturesque savannah. As we've noticed, the females hunt while the males protect the territory. The males and cubs will benefit first.
The day was less emotional than the previous one. We encounter far fewer animals, often at a greater distance. Is it because of the stormy rain we had at dawn this morning, or is it the area? The tracks were also more exhausting, especially the Rhino Drive without meeting a soul. But the view over the immense salt pan as far as the eye can see is worth seeing. Maybe the waterhole at the campsite will surprise us tonight as it did yesterday?
We arrive at 4 PM at the Halali Resort for our last night in the park. We still have a lit waterhole, more intimate than yesterday's, and we can walk around the park thanks to a hiking trail. The sanitary facilities are shared and quite recent, with each site offering its own BBQ and electrical outlet. After setting up and a quick wash, we head on foot to the Halali waterhole for sunset. Tonight's menu features local sausages (beef and pork) with curry pasta.
> Today's road itinerary: Camp Okaukuejo > Camp Halali.
> Gas station: Halali Camp.
> Distance driven today: 242 km.
> Accommodation: Halali Camping Site - 48.12 € for two - Pool - Gas station - Lit waterhole - Grocery store - (https://www.nwr.com.na/resorts/halali-resort/)

**DAY 23: Friday, May 16, 2025: Etosha National Park: From Halali to Namutoni - Waterberg Park:**
We pack up the camp at 7:15 AM as the gates open. It's 17°C, and the sun is out as usual. **We follow the Etosha Pan, still quite wet at this time of year.** The small track offers different viewpoints under a sun gradually rising higher.
The further east we go, the more we encounter gnus, kudus, and impalas. **We are once again spoiled and delighted by everything we discover this morning.** A majestic **giraffe** appears before our eyes just before arriving at **Namutoni** around 9:45 AM, quickly followed by 4 other companions. From there, we change plans, do the **Fischer's Pan** loop, and then decide to exit through the northern gate, allowing us to cover the entire park. Our last encounters will be with these tallest animals, the giraffes, and what a spectacle to see them spread their legs to hydrate, followed by gnus.
Just before the exit, we take a lunch break at an equipped area at 11:30 AM.
**We leave Etosha National Park with a touch of nostalgia through the King Nehale Iya Mpingana gate** at 12:30 PM. We find the beautiful paved B1 road, which is a great relief. Cows and goats take over; driving at 120 km/h on these single-lane, two-way roads with these animals we brush past requires constant vigilance. We fill up with fuel at 1:30 PM in **Oshivelo** (21.33 $ per liter), 93 liters for 99 € by card. Since we hadn't planned to go so far north out of Etosha, we are surprised to go through a **sanitary check** at the exit of the town, but it turns out to be even quicker than the previous one, a simple glance in the fridge by very smiling women, much more pleasant than the staff at the Etosha entrances and exits.
We pass **near Lake Otjikoto** ("deep hole" in Herero), which is **one of the only two natural lakes in Namibia along with its neighbor Lake Guinas**. In 1851, explorers Charles Andersson and Francis Galton came across this karst lake occupying a limestone cauldron 100 m long, 150 m wide, and 55 m deep. Its steep walls, about 20 m high, are the result of the collapse of the rock roof of the sinkhole under water pressure. This lake is also known for the large quantity of weapons and ammunition found in its depths. Remnants of the region's violent past, they were dumped there in 1915 by the retreating German army, refusing to let South African troops get their hands on them. Unfortunately, it's paid entry, and given the late hour, we continue on our way. To our great surprise, there is a lot of traffic on this B1, including many trucks, the first time we've seen so many people in this country. The landscapes change; we even discover deciduous trees taking on their autumn colors.
We pass through **Tsumeb**, and the road continues to **Otjiwarongo**, which means "pleasant place" in the Herero language, and the town lives up to its name. Prosperous and peaceful, with wide avenues and a relaxed atmosphere, we stop there to do some shopping. We buy some local meat to treat ourselves during these last two remaining camping nights: skewers, pork, and sausages, as well as biscuits, a last water tank, and yogurt for Mimi; 388 NAD $ - 20 €. We get back on the road heading south via the B1 for 15 minutes, then turn left onto the C42, still paved, for 30 minutes and 41 km, then left again onto the D2512, a wavy sandy track for 15 minutes.
**We enter the Waterberg National Park this evening.** The arrival facing this mountainous massif in the middle of the plains under the end-of-day lights of a deep red makes us even more eager to discover it. **Composed of impressive sandstone cliffs, tangles of vines, a canopy teeming with birds, elusive wildlife, and improbable dinosaur footprints. The Waterberg occupies a large sandstone plateau 50 km long and 16 km wide, at an altitude of 150 m above the plain.** It is possible to encounter elands, black wildebeests, roan antelopes, buffaloes, and red hartebeests, and with luck, leopards, as well as 200 identified bird species.
We arrive at the NWR campsite at 6 PM, the first time we arrive so late, just before nightfall. It's from here that various hiking trails start for tomorrow's day, including the **Mountain View Trail** that climbs to the edge of the plateau. We quickly settle into this peaceful camp where calm reigns, no more than 5 vehicles tonight. The place is shaded, with fairly recent shared sanitary facilities, electricity, and a BBQ for each. We savor our second-to-last braai under the stars, hearing our plane that brought us to Frankfurt fly over, every day at the same time over the Waterberg then Etosha. Very rare, as there are very few flights that land or fly over Namibian skies.
> Today's road itinerary: 10 hours of driving: B1 then C42 then D2512.
> Gas station: Exit of Etosha Park, Tsumeb, Otavi, or Waterberg Park.
> Distance driven today: 616 km.
> Accommodation: NWR Waterberg Camping Site - Pool - Water - 45 € for two - (https://www.nwr.com.na/resorts/waterberg-resort/#1577510913112-8f243e49-35a647e7-1997)

**DAY 24: Saturday, May 17, 2025: Waterberg Park - Otjiwa:**
We wake up around 7 AM after a very cool night.
**At sunrise, the cliffs appear even redder, and the cries of baboons echo around us.** We come across about thirty of them. We start the hike around 8:15 AM. **The Mountain View Trail will take us to the Waterberg Plateau.** The temperature is pleasant for walking. **The trail starts in a thick forest where the song of birds resonates.** The path is little frequented, so progress is slow and irregular; we regularly have to duck, step over, and climb rocks. However, in 35 minutes, we reach the top of the plateau. We are once again alone in the world in this Namibian nature. **The 360° panorama extends over a wide plain of green shrubs below, then over these steep red cliffs** giving access to this suspended plateau of the Waterberg. To enter, unfortunately, a special permit is required, and you must be accompanied by a guide. We savor the moment under the already hot sun at 9 AM. After an hour reminiscing about our journey on our rocky promontory, we start the descent at 10 AM, completing a loop back to our starting point. **At 10:30 AM, we pass by the small cemetery of German fighters who died in 1904**, then we hit the road back to the B1. We take a lunch break at noon at one of the tables scattered regularly along the paved roads. We are watched by **baboons** perched in their tree. We then decide to make a **detour through the town of Otjiwarongo**, which we didn't have time to explore properly yesterday. **A quick visit to the train station is a must to see locomotive No. 41, built in 1912 by the German company Henschel. It was transported to Namibia to carry ore between the mines of Tsumeb and the port of Swakopmund before being decommissioned in 1960 when the tracks were modified.**
We return to do some shopping and bring back some souvenirs for 300 NAD $ (14 €). We then take the road south on the B1. I start to feel the end of this immense loop through Namibia. Morale is gradually dropping. But we still have plenty of beautiful things to discover. We arrive at 3 PM at the **Otjiwa Safari Lodge. This will be our last night camping after 22 nights sleeping in the wild to the sound of animals.** The nostalgia is palpable. We enter this high-end private park; we don't really feel at home upon arrival. The reception, the pool, the restaurant, everything is very upscale, unlike anything we've experienced during this road trip. However, the reserve has its charm; we come across our beautiful antelopes again. The 10 sites are very comfortable, spaced apart under some bushes. Each has, of course, its BBQ, electricity, lighting, and sink. Before enjoying our last evening, we need to do a thorough dusting of the 4x4 and a good cleaning and organizing of our belongings. Then it's time for our last perfect braai: chicken and pork skewers, as well as tomato-flavored white beans.
> Today's road itinerary: 1h30 of driving: Waterberg > Otjiwarongo > Okonjima wildlife reserve - D2512 then C22 then B1 then turn right onto a 3 km track.
> Gas station: Waterberg Park.
> Distance driven today: 135 km.
> Distance walked today: 6 km.
> Today's expenses: Souvenirs for 14 €.
> Accommodation: Otjiwa Safari Lodge - B1 main road, west side Otjiwarongo 12001, Otjiwarongo, Namibia - (http://www.otjiwa.com.na/) – 40 € for two – From 3 PM.
**DAY 25: Sunday, May 18, 2025: Otjiwa - Windhoek:**
For this last leg of our Namibian journey, we complete the loop back to our starting point, Windhoek. We leave our last campsite at Otjiwa, later than usual, at 10 AM. We head due south on the B1 in less than 3 hours to the country's capital, not without a touch of nostalgia after all these kilometers traveled through Namibia. The landscapes roll by with a lot of melancholy. We make a stop 60 km north, in Okahandja. We take the opportunity to fill up with fuel (21.10 $ per liter), 500 NAD $ for 23 liters; the card machine wasn't working, so we had to withdraw from an ATM at the next gas station. A local was quite insistent at my window, asking for food or money. Anyway, after 15 minutes, we get back on the road.
From here, we take the new A1, a 2x2 lane highway limited, like the previous roads, to 120 km/h. Then we gradually see some of the country's industries before entering the capital in the blink of an eye. We arrive at 1:45 PM at Chameleon Backpackers. It's a small hostel-style hotel with a central pool, a shared kitchen, secure indoor parking, and a restaurant. They also organize tours (3 Day Express, 3 Day Link, 4 Days Etosha, 7 Day Norbert Adventure), very different from everything we've encountered so far, a kind of atmosphere like in Thailand. There are dormitories, rooms with shared bathrooms, and our little cocoon, the Love Bird, a room located alone on the upper floor with its small balcony, a swing, its bathroom, and its large bed with a thatched roof. A lot of charm while overlooking the pool. We eat before setting off to explore the capital.
Windhoek is a modern and well-maintained city, contrasting completely with the rest of the country. It is heavily influenced by its German colonial heritage, still very present in some streets of the capital. The architecture is colorful and surprising. The skyline is shared between the spires of a neo-baroque cathedral, the unusual silhouette of three castles from the German colonial era, and glass and steel skyscrapers. Office workers head to Zoo Park at lunchtime.
We enjoy the smell of grills at some street corners lined with small single-story houses with zinc roofs.
We first head to Windhoek's emblematic monument, its unofficial symbol: Christuskirche, just a 10-minute walk away. This German Lutheran church rises above the traffic at the center of an intersection. Built in 1907 with local sandstone. The roof and other elements were imported from Europe. The result evokes a gingerbread house.
We then walk along the pedestrian shopping street of **Post Street Mall** to admire African crafts, but on this Sunday, most shops are closed; we'll come back tomorrow. We return via the Wernhil shopping center.
> Today's road itinerary: Return to Windhoek in 3 hours via the B1 then the A1. In the capital, turn left onto Florence Nightingale, then right onto Beethoven Street then C28 then B6, then Bismarck Street. Take Church Street and Trift Street towards Voight Street.
> Gas station: Okahandja or Windhoek.
> Distance driven today: 245 km.
> Accommodation: Chameleon Backpackers & Guesthouse – 49 € for two - 5-7 Voigt St, North Windhoek Central, 9000 Windhoek
**DAY 26: Monday, May 19, 2025: Windhoek, Visit to the Namibian Capital:**
Our last sleep in Namibia... The wake-up is a bit sad; we still enjoy this return to comfort in a real bed. After a hearty breakfast, we check out of our little cocoon at 10 AM. We leave our vehicle in the secure parking lot and return for a walk in the center of Windhoek. On this Monday, the center is immediately livelier while still remaining extremely calm for a capital. The pace of life is slow; employees move slowly without rushing, each task is performed with a slowness that is almost surprising. A few skyscrapers further on, we quickly leave the hyper-center. We retrace our steps to the shopping gallery where we linger for a while. We eat around noon with African music in the background, making us even more nostalgic. Then the trip will gradually come to an end, unfortunately, until the moment when we will have to, not without regret, return our rental vehicle around 3 PM... We stop by the hotel again and then head to the rental agency and then to the airport by shuttle, included in our contract.
At 4:20 PM, we are back at the airport. We see ourselves upon arrival as if it were yesterday... Tears are not far off; we wait, the formalities are much quicker than upon arrival. **We board by walking across the tarmac on foot, escorted by about fifteen Namibians, facing the sunset. It will be there until the end, beautifully drawn on the horizon, to say goodbye to Namibia...**
> Round-trip flight tickets with Lufthansa from Lyon: 2029 €, or **1,014.50 €** per person.
> Vehicle rental: 4x4 Toyota with roof tent for 24 days: Gracious Whisp Car Rentals: 2,638 € (N$50,640) or **1,319 €** per person - (https://gwcarrentals.com/)
**DAY 27: Tuesday, May 20, 2025:** Flight FRA 8:15 AM -> 9:35 AM LYS (Air Dolomite No. 1074)
Total expenses including flight tickets + vehicle rental + visa + Lyon parking + food + fuel:
Cost per person: 3467 € Cost for two: 6935 €
>> All our photos and videos for each day on our website here: (https://www.montagne-aventure.net/voyages-découvertes/namibie-2025/)
Péripéties d'une famille en terres namibiennes English translation pending
Il règne une atmosphère un peu étrange ce weekend à la maison… Alors que d’habitude, à la veille d’un grand départ la tension et l’agitation dominent ; cette année c’est le calme. Tellement calme que le weekend nous paraît long. Tellement long que l’impatience nous ronge intérieurement ; comme une boule au ventre prête à exploser d’émerveillement au fil des surprises et rencontres qui nous attendent au cours des 4 prochaines semaines.
La Namibie c’est une grande première pour toute la tribu. Si avec nos 3 enfants nous avons coutume de poser nos valises sur le sol américain, cette année cap au Sud ! Autre façon de voyager aussi, puisque notre habituel combo SUV+motels laisse place à l’inévitable 4x4 avec le motel – euh la tente – sur le toit… A nous la zenitude des ciels étoilés au milieu du désert ! Nous sommes adeptes des randos dans le wilderness des US ; cette année nous plongeons dans une autre dimension de la notion des grands espaces. Et pourquoi fait-il si calme à la maison alors ?? Parce que nous sommes fin prêts. Tous les sacs sont bouclés depuis vendredi soir ; alors qu’on ne décolle que ce dimanche à 17h… Nous sommes confiants. Parce que tout est réservé sur place via Madiza Tours à Windhoek. Parce que le forum nous a procuré les excellents conseils indispensables à l’établissement et la réussite d’un tel itinéraire que nous voulons « plein la vue sans trop se presser ». Merci encore à tous ceux qui l’alimentent quotidiennement !
J’ai pris l’habitude de rédiger mes carnets de voyage au-jour-le-jour ; seule façon selon moi d’immortaliser des souvenirs tellement forts et nombreux que je crains que les détails ne soient trop éphémères. Même si cela demande un certain investissement en temps, quel bonheur quand ces souvenirs se ravivent à la relecture des semaines, des mois, des années plus tard ! Quand je voyage aux Etats-Unis, je prends plaisir aussi à partager mes notes et photos journalières en live (ou presque) sur le forum. Notes qui servent ensuite à la rédaction plus formelle de mon blog - http://photoolivier.com/wp/decouverte-usa/. Ici en Namibie, je sais que le défi sera de taille, étant donné l’absence quasi complète de connexion internet tout au long de notre périple, et le manque d’électricité pour recharger l’ordi ; le traditionnel « live » risque d’accuser rapidement un sacré différé ; mais qu’importe ! C’est un ressenti « à chaud » que nous voulons partager.
Aussi, nous vous invitons par le biais de ce carnet à prendre place sur le toit de notre 4x4, et à en prendre plein la vue autant que nous alors que nous dévalons les pistes namibiennes. Nombre de places illimitées 😊
Olivier
La Namibie c’est une grande première pour toute la tribu. Si avec nos 3 enfants nous avons coutume de poser nos valises sur le sol américain, cette année cap au Sud ! Autre façon de voyager aussi, puisque notre habituel combo SUV+motels laisse place à l’inévitable 4x4 avec le motel – euh la tente – sur le toit… A nous la zenitude des ciels étoilés au milieu du désert ! Nous sommes adeptes des randos dans le wilderness des US ; cette année nous plongeons dans une autre dimension de la notion des grands espaces. Et pourquoi fait-il si calme à la maison alors ?? Parce que nous sommes fin prêts. Tous les sacs sont bouclés depuis vendredi soir ; alors qu’on ne décolle que ce dimanche à 17h… Nous sommes confiants. Parce que tout est réservé sur place via Madiza Tours à Windhoek. Parce que le forum nous a procuré les excellents conseils indispensables à l’établissement et la réussite d’un tel itinéraire que nous voulons « plein la vue sans trop se presser ». Merci encore à tous ceux qui l’alimentent quotidiennement !
J’ai pris l’habitude de rédiger mes carnets de voyage au-jour-le-jour ; seule façon selon moi d’immortaliser des souvenirs tellement forts et nombreux que je crains que les détails ne soient trop éphémères. Même si cela demande un certain investissement en temps, quel bonheur quand ces souvenirs se ravivent à la relecture des semaines, des mois, des années plus tard ! Quand je voyage aux Etats-Unis, je prends plaisir aussi à partager mes notes et photos journalières en live (ou presque) sur le forum. Notes qui servent ensuite à la rédaction plus formelle de mon blog - http://photoolivier.com/wp/decouverte-usa/. Ici en Namibie, je sais que le défi sera de taille, étant donné l’absence quasi complète de connexion internet tout au long de notre périple, et le manque d’électricité pour recharger l’ordi ; le traditionnel « live » risque d’accuser rapidement un sacré différé ; mais qu’importe ! C’est un ressenti « à chaud » que nous voulons partager.
Aussi, nous vous invitons par le biais de ce carnet à prendre place sur le toit de notre 4x4, et à en prendre plein la vue autant que nous alors que nous dévalons les pistes namibiennes. Nombre de places illimitées 😊
Olivier
Quatre semaines magnifiques, de la Namibie aux chutes Victoria English translation pending
Bonjour à tous,
De retour de notre magnifique voyage, j'aimerais remercier les membres de ce forum pour leur précieuse aide lors de la préparation du voyage.
La Namibie nous a envoûtée, une partie de nous est rentrée à la maison, l'autre partie est restée là-bas.
Encore ce soir, à table, nous discutions avec nos enfants, afin de comprendre pourquoi ce voyage nous a tant enchanté. Les paysages sont beaux, voir très très beaux, mais nous avons souvent vu de magnifiques paysages lors de nos voyages.
Alors pourquoi? Les animaux? Oui, c'est génial tous ces animaux qui se promènent partout! A peine arrivée, nous voyons nos premiers babouins le long de la piste d'atterrissage et notre premier et dernier serpent sur la route. Les rencontres animalières étaient riches, très riches, inoubliables, fabuleuses! Mais, ce sont surtout les rencontres avec la population locale qui nous ont touchées. Peut-être, parce que nous ne nous y attendions pas?
Comment oublier ce petit garçon, qui nous a suivi de la station service à Opuwo jusqu'au supermarché, il ne disait rien, il nous regardait seulement avec ses grands yeux. Son visage et tout son corps étaient gris de poussière, ses habits en lambeaux. Quand j'ai ouvert le coffre, il m'a montré la bouteille d'eau. Quand je lui ai tendu une bouteille pleine, il a eu le sourire jusqu'aux oreilles.
Ce garçon Himba qui voulait absolument vendre une chèvre à notre fils.
Ce père de famille qui doit chercher deux fois par semaine de l'eau à 15 km de sa hutte.
Cette maîtresse d'école qui a fait chanter et réciter une comptine aux enfants rien que pour nous.
Cette famille à qui nous avons donné des T-shirts avec le logo du club de natation de notre région.
Ce garçon Himba qui voulait absolument être pris en photo avec son chien.
Ce maître d'école, bien habillé, avec sa baguette en main, qui donnait un cours au pied d'un arbre à ses élèves assis en rang sur de petites chaises en plastique, le tableau noir posé contre le tronc d'arbre.
Et encore, et encore...que des belles rencontres. Parfois juste quelques minutes, parfois quelques heures. Ils étaient contents de parler de leur pays, ils étaient contents de voir que nous apprécions de communiquer avec eux. Nous avions soif d'en savoir plus, de comprendre leur culture, leur façon de vivre. En partageant un petit bout de leur vie, ils nous ont fait un énorme cadeau. Merci à eux.
Mais, il y a aussi les magnifiques couchers du soleil et surtout, le ciel nocturne. Des milliers d'étoiles et la voie lactée. C'est magique! Jamais, avons-nous vu un ciel pareil.
Et, il y a ce silence, ce vide, ces espaces vierges, qu'est ce qu'on était bien.
Tout ceux qui aimeraient lire le carnet sans passer par les messages et conseils sur la voiture, le TO, les routes, etc., peuvent aller directement à la page deux ou cliquer sur ce lien: voyageforum.com/...post=7706008#7706008 vous arriverez directement au récit du J1.😉








De retour de notre magnifique voyage, j'aimerais remercier les membres de ce forum pour leur précieuse aide lors de la préparation du voyage.
La Namibie nous a envoûtée, une partie de nous est rentrée à la maison, l'autre partie est restée là-bas.
Encore ce soir, à table, nous discutions avec nos enfants, afin de comprendre pourquoi ce voyage nous a tant enchanté. Les paysages sont beaux, voir très très beaux, mais nous avons souvent vu de magnifiques paysages lors de nos voyages.
Alors pourquoi? Les animaux? Oui, c'est génial tous ces animaux qui se promènent partout! A peine arrivée, nous voyons nos premiers babouins le long de la piste d'atterrissage et notre premier et dernier serpent sur la route. Les rencontres animalières étaient riches, très riches, inoubliables, fabuleuses! Mais, ce sont surtout les rencontres avec la population locale qui nous ont touchées. Peut-être, parce que nous ne nous y attendions pas?
Comment oublier ce petit garçon, qui nous a suivi de la station service à Opuwo jusqu'au supermarché, il ne disait rien, il nous regardait seulement avec ses grands yeux. Son visage et tout son corps étaient gris de poussière, ses habits en lambeaux. Quand j'ai ouvert le coffre, il m'a montré la bouteille d'eau. Quand je lui ai tendu une bouteille pleine, il a eu le sourire jusqu'aux oreilles.
Ce garçon Himba qui voulait absolument vendre une chèvre à notre fils.
Ce père de famille qui doit chercher deux fois par semaine de l'eau à 15 km de sa hutte.
Cette maîtresse d'école qui a fait chanter et réciter une comptine aux enfants rien que pour nous.
Cette famille à qui nous avons donné des T-shirts avec le logo du club de natation de notre région.
Ce garçon Himba qui voulait absolument être pris en photo avec son chien.
Ce maître d'école, bien habillé, avec sa baguette en main, qui donnait un cours au pied d'un arbre à ses élèves assis en rang sur de petites chaises en plastique, le tableau noir posé contre le tronc d'arbre.
Et encore, et encore...que des belles rencontres. Parfois juste quelques minutes, parfois quelques heures. Ils étaient contents de parler de leur pays, ils étaient contents de voir que nous apprécions de communiquer avec eux. Nous avions soif d'en savoir plus, de comprendre leur culture, leur façon de vivre. En partageant un petit bout de leur vie, ils nous ont fait un énorme cadeau. Merci à eux.
Mais, il y a aussi les magnifiques couchers du soleil et surtout, le ciel nocturne. Des milliers d'étoiles et la voie lactée. C'est magique! Jamais, avons-nous vu un ciel pareil.
Et, il y a ce silence, ce vide, ces espaces vierges, qu'est ce qu'on était bien.
Tout ceux qui aimeraient lire le carnet sans passer par les messages et conseils sur la voiture, le TO, les routes, etc., peuvent aller directement à la page deux ou cliquer sur ce lien: voyageforum.com/...post=7706008#7706008 vous arriverez directement au récit du J1.😉







