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Sac à dos pour un panorama de la grèce en 10 jours English translation pending
by Jolon · 2010-08-22 · 3 replies
Bonjour à tous ! Je reviens d'un voyage de 10j du 12 au 21 aout 2010 en grèce, principalement continental avec une passe sur l'île d'Hydra. Probablement beaucoup d'endroits déjà dépeints sur ce forum, mais je vous propose quand meme mon carnet de voyage de ces 10 jours en routard ! Peut-être cela pourra donner des idées aux personnes désirant découvrir le pays en si peu de temps ?

Jour 1 - Voyage vers l'île d'Hydra

Après un levé difficile à 3h du matin, direction l'aéroport de Luxembourg pour un vol vers Athènes. Sac à dos bien chargé, mais que le nécessaire. Vol qui prendra du retard à Amsterdam (panne), et qui m'amènera finalement à Athènes à 16h30 locales ... L'occasion de découvrir l'aéroport, neuf car construit pour les JO de 2004. Dès la descente de l'avion, le dépaysement est là : chaleur méditerranéenne (35°), paysages brûlés par le soleil, alphabet grec qui m'est encore indéchiffrable.... Le voyage commence ! Je prends un bus pour le port du Pirée, trajet d'une heure. Première découverte de la circulation athénienne, incroyablement dense et différente de nos habitudes, klaxon à gogo, circulation dans la bande d'arret d'urgence ... Au pirée, je me cherche un bateau pour l'île d'Hydra, dans la partie orientale du péloponèse, à 1h30 de navigation d'Athènes. Un peu la galère, des agences s'étendent de partout, comment trouver la bonne ? Je pars finalement en "Flying Dolphin", transports très rapides et de taille plutot modeste, à 19h15. Premier contact avec les grecs, méditerranéens par excellence : ça parle fort , ça gesticule de partout. Ca vit, quoi ! Arrivée sur Hydra vers 21h, de nuit. Première impression difficile dans l'obscurité, mais le port semble très animé. Ruelles typiques, étroites et mignonnes. Me dirige vers la pension réservée, le succés de l'île rendant une arrivée à l'arrache assez risquée. Arrivée à la pension, venue du proprio, les clefs, chambre dans une résidence typique aux murs de chaux, très jolie. Vite, une moussaka dans une "Taverne" locale ! Faut bien commencer à tester la cuisine locale. Ce sera la seule fois où je tomberai sur une cuisine un peu fade ... Heureusement, la bière qui l'accompagne, la "Mythos" locale, passe, elle, super bien. Des chats errent de partout sur Hydra, très amusant de les voir mendier à chaque restaurant (heu, pardon, taverne).



Jour 2 - Découverte de l'île d'Hydra

Après quelques heures de sommeil très agréables (et climatisées !), je bois mon premier "café frappé", LA boisson grecque, sur le port. Chaleur forte dès le matin, j'aime beaucoup. Premier regard sur l'île : cette fois , le dépaysement est total. Hydra est une île où la circulation automobile est complètement interdite, les ânes et les charettes à bras sont donc les transports locaux. Quelle curiosité que de voir les gens charger leurs provisions sur le dos de leur mulle, ramener au village voisin des packs d'eau dans une charette quasi-médiévale ! Le charme de l'île est incroyable. Les ânes circulent dans des ruelles superbes, bordées de maisons fleuries aux façades blanches, qui s'étendent sur les hauteurs de l'île aux reliefs montagneux. Les gens sont souriants, joviaux, les touristes ne semblent pas mis à l'équart. Les hotels et pensions, qui sont partout, sont intégrés au village et ne lui ôtent en rien son charme. Première rencontre avec un prêtre orthodoxe, la religion -comme je le confirmerai dans tout ce voyage- étant omniprésente en grèce. En fin de matinée, je pars pour une marche vers la partie Nord de l'île, pause que j'entends ponctuer de baignades ... C'est tout d'abord le village de Kaminia qui se trouve sur mon chemin, à 15' à pied d'Hydra. Charmant, et bien que vivant lui aussi du tourisme, un peu moins "pris d'assaut" mais tout aussi typique. A la recherche d'une crique déserte pour me baigner, un papi local m'aborde spontanément, et m'invite dans un anglais très correct à descendre par la falaise vers une crique en contrebas. Merci ! Après avoir un peu galéré, je trouve le passage en question, et atterris dans une petite crique probablement seulement connue des locaux, quasi déserte et superbement bien située .... Baignade rafraichissante, eau sublime, turquoise et parfaitement propre, vue sur la côte lointaine. C'est décidé : je dois me procurer un masque, histoire de découvrir les fonds marins grecs ! Je repars vers le village de Vlychos, à 20' de là, deuxième et dernier village de l'île (un hameau dans l'intérieur mis à part). Mêmes remarques que pour Kaminia, Vlychos présentant en plus une "curiosité" locale : un pont en V, au dessus d'une rivière asséchée, sous lequel se reposent des ânes. Le chemin continue vers une sorte de mini chantier naval local, où les navires de l'île sont réparés . En contrebas, un quai complètement isolé porte l'inscription "Taxi boat", j'apprendrai plus tard qu'il s'agit d'un débarcadère pour les touristes décidant de venir jusqu'ici par les bateaux-taxis qui fleurissent dans le port d'hydra. J'arrive ensuite dans l'intérieur de l'île, à peine bordé de quelques maisons. 2km plus loin se trouve le fameux hameau, jusqu'au quel je n'irai pas. Trop chaud, et plus d'eau ... Demi-tour, retour vers Hydra, achat d'un masque et retour dans ma petite crique pour découvrir les fonds. Vu la propreté des eaux grecques, on voit très profond, plein de poissons nagent autour de moi, beaucoup d'oursins sur les fonds. Super expérience. Je goûte ce soir au souvlaki, brochette de porc ou de poulet à la sauce grecque, délicieux. Une ballade sur les hauteurs de nuit, avec les propriétaires de yacht qui sortent au loin en zodiac pour aller manger dans les restos chics des plages d'Hydra ... Avis aux amateurs de chats, Hydra est envahie de minous pas farouches du tout qui se dorent la pillule à chaque coin de rue !





Jour 3 - Transit vers Nauplie/Tolo

Dur de quitter Hydra, qui a pour moi un côté vraiment paradisiaque et -tourisme mis à part- assez intemporel .... Mais j'embarque ce matin pour Ermioni, ville continentale la plus proche, pour une traversée de 30'. Discussion avec un couple de français rencontrés sur le quai, arrivée à Ermioni et renseignements sur la manière de se rendre à Nauplie, ma prochaine étape, plus au Nord dans le Péloponnèse. Plus de bus. Taxi ? Trop cher. C'est parti pour du stop ... Et alors que je m'apprête à lever le pouce, repasse mon couple de français qui me propose de m'emmener jusqu'à Nauplie ! Quelle aubaine ! 1h de route à travers les montagnes (70% du territoire grec étant montagneux), dans la voiture de location de ce couple super sympathique. Ils me déposent à Tolo, station balnéaire au Sud de Nauplie, que je choisis comme point de chute car possédant les campings les plus proches de Nauplie. A 10€ la nuit, ça reste la meilleure solution de logement ! Et j'adore ça, ça tombe bien. Traversée de Tolo pour trouver (avec un peu de mal), le camping "Sunset", un peu à l'équart. Tolo n'a absolument aucun intérêt : mis à part le bord de mer avec vue sublime sur le golfe d'argolide, c'est la station touristique pour les grecs qui viennent dans le coin. Hotels, restaurants, plagistes. Probablement chouette pour les familles, mais pour le trip "routardiste", on a vu mieux ... Bref, je m'installe au camping, proprios parlant français, terrasses ombragées, et finis ma journée par une baignade dans le (seul) coin isolé et un peu plus tranquille trouvé sur la plage. Bon plan pour ceux qui y passent : les transats, payant en journée, sont déserts de nuit, pour une petite sieste avec le bruit des vagues en fond, c'est pas mal du tout ...



Jour 4 - La ville de Nauplie

Je pars aujourd'hui visiter Nauplie, d'après mes sources une des plus belles villes grecques. Première tentative pour rallier la belle : en stop. Succés nul, et chaleur terrible ... je me rabats sur le bus. Je loupe l'arrêt, y'a plus qu'à attendre le suivant ! 2h pour goûter le ouzo, sorte de pastis grec qui descend très bien. Premier gyros, kébab grec nourissant et pas cher du tout. Arrivée à Nauplie à 14h ... Visite de la ville, au charme très italien. Ruelles fleuries aux façades colorées. Petit musée archéo (pas payé, on me prend pour un étudiant, mouahahaha) détenant une armure antique parfaitement conservée, impressionant. Vue sur un fort dressé sur un îlot au large de la ville. Nauplie est dominée par une citadelle, à laquelle on accède par un escalier de presque 1000 marches, et une sorte de vieux chateau, "l'akronauplie". Pas le courage de me taper les 1000 marches, mais je monte quand meme à l'akronauplie d'où la vue panoramique est très belle, et donne notamment sur une plage de galets en contrebas , quasi déserte ... Bon ben, on va se baigner, alors. Un bon bain et quelques clichés sous-marins plus tard, retour vers l'horrible Tolo, dernière nuit au camping du coin, seulement gêné par une colo française bruyante et sans aucun respect pour les grecs (vive l'image de la france après ça).





Jour 5 - Epidaure, le site et la vieille ville

Je quitte Tolo au petit matin pour partir visiter le site d'Epidaure, connu pour son théâtre. Bus pour Nauplie, correspondance pour Epidaure. Le réseau de bus grec est super bien foutu, la plupart des bus des grosses lignes sont modernes et climatisés, le top confort. On oublierait presque que dehors, ça double sec les 2 roues sans casques à l'abord d'un virage ! Arrivée au site vers midi. Possibilité de laisser gratuitement le sac à dos à l'entrée , bien vu ! Je découvre tout d'abord le théâtre, colossal et incroyablement bien conservé. Pas grand monde, les quelques visiteurs frappent dans les mains et découvrent tous l'accoustique parfaite de ce théatre qui sert encore à diverses représentations, généralement le vendredi soir. Derrière, on peut visiter les ruines de divers temples dédiés à Asklipios, le dieu médecin, dont l'intéressant "premier hopital" grec, où on laissait en fait le malade, isolé, rêver à des prédictions divines sensées le guérrir. Retour ensuite vers le théâtre, ou je reste couché 2h sur les gradins, à imaginer les grecs ayant fait de même 2500 ans plus tôt ... sensation étrange. Très peu de visiteurs, étonnant pour un site pareil ! Suis-je tombé sur le bon jour ? Je prends le bus a 15h pour me rendre vers Archéa Epidavros, l'ancienne épidaure, petit port bordé de campings a 10km de là. Seul dans le bus, icônes orthodoxes qui pendent au rétro. Le chauffeur fait un détour de 8km pour déposer 3 nouveaux passagers montés sur le trajet, en aurait-on fait autant en France ? Super sympa. Arrivée à archéa, 20' de marche pour aller au camping, installation et je pars visiter les "ruines sous-marines" pas loin de là : masque et tuba obligatoires pour visiter les ruines d'environ 3 maisons et une dizaines d'amphores qui, pas spectaculaires en soit, se trouvent sous l'eau : hyper original que de nager au milieu des vieux murs et autres antiquités ! Un peu dur à trouver, mais si vous en avez l'occasion c'est à faire sans hésiter. Visite rapide de la ville, simple petit port sans fioritures. Camping très sympa, avec petite plage et ombre.





Jour 6 - Retour sur Athènes

Bus de bon matin, et bus pour Athènes. Environ 2H30 de trajet, en passant au dessus de l'impressionant canal de corinthe ! Arrivée en milieu d'après midi, et je pars vers une auberge de jeunesse repérée dans le Sud d'athènes. Spontanément, un papi m'aborde alors (décidément !), ayant deviné que je me dirigé vers cette auberge ... et m'en indique une autre, en plein plaka, quartier animé (et touristique). Pas de probleme pour la trouver, et j'y trouve un lit pour pas trop cher, impeccable ! L'occasion de passer la soirée à visiter ce quartier de Plaka, très étendu, animé, bardé de nombreux restos, boutiques.... A deux pas de l'acropole et de l'ancienne agora romaine, ce qui donne lieu à de superbes vues au détour hasardeux d'une ruelle. Ambiance de la ville un peu étouffante après 5 jours de camping ou de pension, je décide de changer mon plan initial et de repartir 1 jour en camping à Delphes. Je monte sur la colline de Phillopapou, étonnante car vierge de constructions alors que située en plein centre (une partie de cette colline étant la fameuse "pnyx" ou se réunissaient les citoyens antiques) , du haut de laquelle je peux observer un fantastique coucher de soleil sur l'acropole ....



Jour 7 - Athènes, partie I

Programme d'aujourd'hui : visite de l'Acropole, incontournable en venant à Athènes ! J'y accède en passant par les escaliers du vieux plaka, indiqués car sinon personne n'oserait s'aventurer dans ces MINUSCULES ruelles typiques au charme incroyable. Prix de l'entrée assez cher, 12€, heureusement il donne aussi l'accés à divers autres sites d'Athènes dont le cimetière du céramique ou l'Agora. En tout cas, l'acropole vaut bien ce prix là .... Malheureusement bardé d'échafaudages qui gâchent pas mal la vue -mais c'est pour le bien du site, donc bon ...-, l'aspect colossal des constructions laisse rêveur. On lève le nez vers le toit du Parthénon, perché à au moins 7m du sol, encore debout après des millénaires. On reste béat devant des pilliers sculptés en forme de femmes, tout ça à la main ... Un endroit vraiment incroyable, avec vue sur Athènes et ses horizons, le port du Pirée s'étendant au loin. En fin d'après-midi , je profite du ticket comun pour aller visiter le fameux quartier du céramique. Le site proposé est un amas de ruines et surtout, de stèles funéraires de vieux citoyens riches. Je mets presque 1h à trouver l'entrée, bien cachée sur une des faces du site ! La "rue" où se dressent les stèles est assez curieuse, un cimetière en ruine où l'on discerne encore de grandioses sculptures. Un petit musée propose quelques belles pièces retrouvées sur le cimetière. Pour conclure la soirée, je décide d'aller voir un spectacle typique ... à savoir des danses grecques traditionelles, jouées tous les soirs au théâtre "Dora Stratou", à deux pas de la célèbre colline de la Pnyx. Pas grand monde, et un spectacle très intéressant, avec des costumes (parfois un peu .... amusants pour le français de base qui découvre les chaussures à pompon !) faits à la main et un orchestre local qui permet de découvrir cette facette de la culture grecque.





Jour 8 - Delphes

Départ aujourd'hui pour Delphes, à 3h de bus d'Athènes, pour un jour et une nuit hors de l'ambiance très urbaine d'athènes :) Pas de bol , je prends le seul bus qui n'a pas été remplacé et qui date encore d'une vingtaine d'années, sans clim, un grec assez ... "volumineux" assis à côté. On en rigole une fois le trajet fini ! Arrivée là-bas en début d'après midi, 30' de marche pour rallier le camping voisin. Je décide d'aller visiter le site archéologique en soirée, une fois les cars de touristes partis. En attendant c'est ... farniente à la piscine du camping, hé ben ouais, autant profiter hein ! Vue sur la "mer d'olivier" qui s'étend dans la vallée en contrebas, et au loin, sur le golfe de corinthe. Incroyablement beau. Arrivée au site à 17h, à 3km du camping, et visite. Ca grimpe sec, mais d'intéressantes ruines de temples ou même un vieux stade sont perchées dans la falaise. En contrebas, le sanctuaire d'Athéna. Pas forcément aussi spectaculaire que l'acropole, mais l'endroit est charmant, alors les ruines y prennent une dimension spéciale. Visite de la ville de Delphes en soirée, aucun intérêt particulier, ville qui vit uniquement du tourisme. Baignade nocturne à la piscine pour finir la journée, et rencontre avec un groupe d'étudiants bretons ainsi qu'un "globe trotter" qui termine une marche de 3 mois à travers toute l'europe. Bonne fin de soirée.





Jour 9 & 10 - Athènes, partie II

Retour en matinée du vendredi à Athènes, par un bus encore une fois assez "vieillot". Je commence cette fin de séjour dans la capitale par une discussion avec encore un papi grec qui me tape spontanément la discute dans un anglais super correct ! Décidémment, ils sont sympa ces grecs .... En fin d'après midi, visite du musée national archéologique, sorte de "louvre grec". Je m'y rends à pied, et suis étonné par l'incroyable présence policière dans la capitale : dans le quartier d'Omonia, quartier "chaud" d'Athènes, un policier à chaque coin de rue, avec bouclier et fusil ... Un peu troublant. Je me trompe d'ailleurs de chemin et traverse la rue où se retrouvent tous les marginaux d'athènes, je ne m'attarde pas trop ... Arrivée au musée, et découverte de ses incroyables trésors : statues de dieux colossales, mises en valeur par la hauteur de plafond des différentes salles, masques mortuaires en or (masque d'Agamemnon, notamment), couronnes de feuilles de laurier en or fin, vases représentant des scènes mythologiques.... Une partie du musée est consacrée à l'égypte antique, et regorge elle aussi de belles pièces, notamment de momies dans leurs sarcophages. Je fais la fermeture, et me ballade dans Plaka de nuit pour finir la journée. J'en profite pour voir la relève de la garde, chorégraphiée au millième de seconde près mais un peu kitsch quand même ! Retour à l'auberge de jeunesse, qui possède un bar sur le toit avec vue sur l'acropole, et discussion avec un Coréen et deux Australiennes, très enrichissants, vision de l'Europe singulièrement différente ! Le samedi, je consacre le matin à la découverte des Halles d'athènes, sorte d'énorme hall de gare aménagé pour servir de marché couvert, principalement des étalages de viande et de poisson super pittoresque, éclairé de centaines d'ampoules électriques. Un très grand charme ! Visite ensuite du musée des instruments populaires, tout petit musée pas évident à trouver (merci le guide du routard), qui présente plein d'instruments sympa avec possibilité de les écouter, et visite des vieux bains turcs voisins, réaménagés. Pas franchement excitant, mais le lieu est bien foutu ... Et voilà, le temps de prendre le bus pour l'aéroport, et c'est déjà la fin de ces presque-10jours au pays de l'Olympe. Un pays magnifique, aux gens pour la plupart très acueillants, baigné par le soleil. Une mer turquoise, des plages propres, une cuisine délicieuse et un patrimoine historique absolument hallucinant ont terminé de me convaincre que la Grèce est un pays où il fait vraiment bon vivre ....









Fin du voyage
Croisière Costa de l'Adriatique à la Grèce (avril-mai 2011) English translation pending
by Dilos · 2011-05-19 · 4 replies
Suite n°2

Continuation sur Mykonos

B Pas d'excursions choisies Vous ne pouvez aller à Mykonos que grâce à la navette port-Mykonos.A pied, ily a au moins 3 km et la route est étroite.Vous devrez réserver les billets la vrille:6 euros par personne.

Si le bateau mouille au large dans la baie, des chaloupes sont mises à l'eau pour assurer le transfert bateau côte.Dans ce cas je ne connais pas les conditions.

3° escale Athènes 8h 14h

L'escale est trop courte à mon avis. - Acropole Plaka La Plaka est unvieux quartier commerçant avec d'innombrables boutiques.Pour les aller giques au shopping'abstenir. L'Acropole est incontournable. - Acropole musée archéologique Attention, ce musée là n'est pas le nouveau musée au pied de l'Acropole mais le musée national.J'ai donc eu une grande déception.Certes le musée national était intéressant mais n'était pas à la hauteur

de celui du bas de l'Acropole d'après les commentaires faits par ma fille. - Le mieux est de louer un taxi pour la journée.Il vous prend au port, vous promène dans la ville et vous conduit là où vous voulez et revient vous chercher dès que vous l'appelez.Prix pour 5 heures:120 euros. Comparaison: Avec le taxi 120 euros plus entrée au musée de l'Acropole 5eurosx4personnes=2O euros ajouter l'entée à l'Acropole12 eurosx4=48euros.Total:188euros Avec Costa 62 eurosx4=246 euros Comme les guides n'ont pas la possibilité de s'arrêter aux propylées etprès du Parthénon vous expliquent succinctement.Il vaut mieux utiliser le guide bleu.
Circuit de sept jours en Grèce avec enfant pour visiter des sites ayant rapport avec la mythologie grecque? English translation pending
by Detj · 2011-01-05 · 5 replies
Bonjour aux voyageurs et voyageuses,

Ma fille est passionnée de mythologie, et souhaite voir ça sur le terrain, je suis donc en train de me renseigner auprès des TO des circuits intéressant. Mais le soucis que j'ai, c'est que nous ne sommes pas fan de "suivez le groupe, SVP" et du déjà tout prêt même si cela peu être pratique. Je souhaite lui créé un circuit, d'environ 7 jours, pour voir les sites historiques et les musées ayant un rapport. Mais où aller en priorité, quel sont les endroits a voir absolument et se bien sûr qui sont que des attrapes touriste ? Je pense louer une voiture pour me déplacer. Quel conseilles pouvez vous nous donner afin que l'on passe un bon séjour ? Merci
Séjour en Grèce English translation pending
by Abitane · 2015-05-24 · 7 replies
Bonjour je souhaite partir seule en grèce une semaine en mois d'août, j'ai prévu de partir à Athène et faire des aller retours vers d'autres iles ou villes proches pourriez vous m'aider à établir un circuit interessant? aussi, j'ai besoin de sinformations sur la vue en grèce, chère ou pas.......d'autre info sur le quotidien

je ferai le départ à partir de casablanca / maroc 😉

je vous remercie d'avance

sousou
Escapade d'une semaine en Grèce (Athènes et Santorin), juin 2011 English translation pending
by Perfectday · 2011-08-02 · 3 replies
Bonjour à tous,

Merci à tous les membres très actifs de ce forum. J'ai principalement préparé notre voyage avec vf.

Je suis au final partie avec 2 guides de voyage: le routard et Geoguide pour la première fois.(Très bien pour la visite de l'acropole et des sites il y a aussi pas mal d'infos et adresses de tavernes sympas.... (souvent recoupées avec le routard)).

J'ai ouvert les guides seulement en Grèce en fait!!!

Voici un petit bilan de notre semaine passée à Athènes et Santorin.

Départ le samedi 18 Juin à 6h30 de nantes.

Vol Charter acheté début février (dès qu'ils ont été disponibles ou presque) sur le site de nouvelles frontières 304 € AR par personne

Vol effectué par air méditerranée, rien à dire très bien, le personnel donne beaucoup d'informations sur le vol et ce qu'il y a à voir.... en survolant la grèce ça faisait un peu visite guidée vue du ciel. Nickel....

En sortant de l'aéroport d'Athènes, Bus X96 pour le pirée (5 € par pers).

Il fait 28°C et grand soleil, ça change de nantes où il pleuvait à torrent avant de partir.🙂

On arrive à notre hôtel.

Je n’ai pas beaucoup préparé ce que nous allions faire avant de partir, alors le matin dans l'avion, j'ai regardé un peu et j'étais assez tentée par le musée national d'archéologie.

Malheureusement on a démarré assez tard, (on est allés chercher nos billets de bateau + on a mangé (pique-nique) + On a pris le métro et là on voulait s'arrêter à la station victoria. Problème à Omonia notre métro repart dans le sens inverse. On descend donc à Monastiraki, mais là la station est en travaux, donc pas possible de reprendre le métro. Bon ben on y va à pied....)

Au final on arrive à 15h45 et là évidemment grosse boulette de débutant 😊, le musée est sur le point de fermer. Dommage.🏴‍☠️ La prochaine fois je lirai mieux le guide avant de me précipiter !

Retour vers l'acropole on décide d'aller dans plaka, on passe surtout sur les hauteurs dans Anafiotika.... ça nous donne envie des cyclades et on a hâte d'y être. On contourne l'acropole et passons la fin de journée entre la colline de filopapou et le pnyx. La ballade est agréable et offre de jolis points de vue.

Repas le soir dans une taverne dans psiri. Très bon premier contact avec la cuisine grecque....

Retour au pirée.

Budget

Ticket journée métro : 4€ par pers

Taverne : 20 € pour 2

Dimanche 19 Juin 2011

Bateau pour santorin, départ à 7h, trajet en bateau rapide arrivée à 11h40 (56 € pas personne)

Au port le manager de notre hotel nous attend. On s'installe et partons manger. Puis ballade dans imerovigli.

On profite un peu de la petite piscine de l'hotel et vers 16h partons à pied pour rejoindre Oia. Là la ballade est sublime, pas trop difficile.

C'est super agréable. On est sous le charme de ces paysages envoutants.

Soirée à Oia et retour en bus (1,6€ par pers).

Budget

Repas midi à 19 € pour 2

Restaurant skala Oia 32 € pour 2

Lundi 20 Juin 2011

Copieux petit dej à l'hotel. Notre proprio nous dépose à Fira. On prend le bus pour Pyrgos (1,6€).

Arrivés à 11h, on se ballade dans la ville, elle est très agréable. On y reste un long moment. Puis départ à pied pour profit llias, là haut on fait un tour dans les jardins du monastère…

On s'engage ensuite sur le chemin descendant à l'ancienne Théra et Périssa. On cherche un peu notre chemin et on se heurte à des à pics impressionnants. On remonte sur la crète et finissons par retrouver notre chemin. Il n’y a quasiment pas d’arbre alors on voyait bien où on voulait aller. La vue est sublime. Un délice. Cette marche est très dure, mais si belle. On arrive à 14h40 à l’ancienne Thera c’est lundi et passé 14h donc dans tous les cas fermé, mais c’est pas très grave on n’en avait pas fait une priorité là on a envie de se reposer et se baigner.

Arrivés à Périssa vers 15h30, on s'installe sur un bain de soleil. Baignade et repos bien mérité. 😎

On repart sur Fira (2,2€ ) et mangeons à te akteion (firostefani). Retour à pied à Imerovigli

Budget

Midi pique nique (fruits) : 5 €

Parasol 5€

Te akteion : 36 euros (hum la moussaka)

Mardi 21 Juin 2011

On loue un scooter (18€ peut être pas une affaire, ça avait l’air réglo on n’a pas trop cherché) et partons à Fira. On fait un peu de logistique (résa billets bateau, excursion volcan). Ensuite on va vers akrotiri, visite du village, on va jusqu'à la red beach et pique niquons là bas. On part ensuite au bout de l'île, au niveau du phare. On passe le reste de la journée sur la plage de mésa pigasia. Le soir taverne Zafora à akrotiri et retour en scooter le soir. Le meltem s’est levé et il fait froid sur le scooter.

Midi pique nique (fruits) : 3,6€

Akrotiri : 26€ (on peut manger pour très peu cher plat sans viande dès 4€)

Essence : 10€ (on ne savait pas trop, on a mis 10 € au final 7 aurait été amplement suffisant pour notre voyage de la journée)

Mercredi 22 Juin 2011

On va à pied à Fira, la vue est très sympa de jour aussi. On fait un peu les boutiques de souvenir. C'est un peu le mauvais plan au début car tous les croisiéristes sont agglutinés à Fira sur 2 rues. Mais en s'éloignant un peu on peut flâner tranquillement. On descend ensuite pour notre excursion sur le volcan (départ 14h). Les paysages y sont très beaux, lunaires, malheureusement pas de fumerolles.

Les sources d'eau chaude c'était sympa. On n’en gardera pas un souvenir mémorable malgrè tout. On a tellement été enthousiasmés par les paysages vus lors des 2 premières randos…que c’était divertissant (source) intéressant mais pas impressionnés. Joli vue sur l’ensemble de la caldeira : de quoi faire une jolie photo panoramique.

Budget

Tour bateau : 20€ par pers (soit disant visite volcan guidé en fait pas du tout (je me demande si même ça existe en fait) + 2€ par pers pour entrer sur Néa Kameni

Remontée en télécabine : 4€ par personne

Pique nique : 3,6 € pour 2

Te akteion : 32€ pour 2

Jeudi 23 Juin 2011

On fait les sacs et les laissons à l'Hôtel. On part pour megalohori (1,6€). Gros coup de coeur pour ce village et sa place sympathique. On erre dans ses ruelles étroites.... bref une dernière journée magnifique on aurait pu y rester des heures.

Le midi on mange à la taverne raki sur la place. Ils font beaucoup de choses pour promouvoir megalohori, leur objectif est d’enterrer les fils électriques…Taverne succulente et personnel très sympathique. Quelques autres tables prises, beaucoup de français… Malgrè tout très peu de monde… On croise la mamie en noir le papi qui répare sa porte et nous salue… très chouette.

On rentre à l’hotel et en profite pour se baigner.

Départ à 18h30 (mais en réel à 19h40) pour le pirée (seajets 49€ par pers)

Il y a beaucoup de meltem et je suis déjà contente que notre bateau parte, l'arrêt à Milos est annulé

Le problème avec le retard c'est qu'on arrive vers 00h30 au pirée. Donc taxi pour aller à notre hotel dans syngrou fix. (20€, en fait 16€ affiché au compteur, de là il nous demande combien il y a de bagages dans le coffre et dit au final que c’est 20 € dès que c’est le port ou l’aéroport c’est un forfait, bref ça sent l’arnaque d’autant plus qu’il nous avait dit qu’il fallait qu’on se méfie pour aller à l’aéroport en métro car il y a des travaux et qu’en gros en taxi ce serait mieux ! ouai ouai (on l’a fait aucun problème), bon sinon il était très sympa et on était naze alors on a accepté de se faire arnaquer de 4€ max)

Budget

Taverne raki : 32€

Pique nique soir : 3,2€

Vendredi 24 Juin 2011

Journée consacrée à l'acropole&co, on débute par l'agora, puis la bibliothèque d'adrien, l'agora romaine, le théatre de dionysos pour terminer à l'acropole.

On a bien aimé notre visite de l’agora où on a appris beaucoup de choses.

Repas midi :21 euros (dans monastiraki, gyros et kebab on n’a pas du bien se débrouiller…)

Budget

Acropole : 12€ par pers

Taverne klimataria : 32€

Samedi 25 Juin 2011

Décollage à 11h30 d'athènes on a pris le métro cette fois ci. C’est très simple (14€ de mémoire le billet groupé pour 2)

Budget

Petit dej à l'aéroport (mauvais plan): au moins 11 euros
Voyage aux Cyclades en juin 2009 English translation pending
by Xavdu69 · 2009-03-08 · 8 replies
Kalimera à tous,

comme vous le devinez, je pars en Grèce le 6 juin jusqu'au 13. Depuis le temps que j'en rêve!! J'ai tout réservé par moi-même. J'ai reçu mes billets AR Lyon-Athènes via Zurich pour 295.10 euros. J'arrive à Athènes à 0h10. Il y a des métros toute la nuit? C'est 6 euros? J'ai réservé un hôtel près de la place Omonia 39 euros j'ai pas trouvé ça cher. Le lendemain, j'ai prévu la visite de l'Acropole et de Plaka de 9h30 à 12h30. Ca vous paraît faisable? J'ai vu que la visite du Parthénon est gratuite le 1er dimanche du mois : ça tombe bien le 7 juin est un dimanche! Ensuite je pars pour les Cyclades mais pas du Pirée, j'ai préféré Rafina. J'ai compté 1h30 de la Place Mavromateon. Quelqu'un peut confirmer? J'ai reçu ma réservation pour un bateau rapide Sea jets 46 euros. Quelqu'un connaît? J'arrive à Mykonos à 16h45. Ensuite, j'ai reçu ma quittance d'hôtel pour 4 nuits à Petinaros, 36 euros par nuit. Je compte aller à Delos le mardi de 10 à 15h. Le jeudi j'ai prévu la traversée vers Santorin et là est mon principal problème. C'est la seule réservation pour laquelle je n'ai aucune confirmation. Du coup j'ai appelé la société Paleologos hier qui m'a dit qu elle m'enverra un mail de confirmation quand les "timetables" seront finalisées. J'ai payé 38 euros pour un Flying Cat 4 que je prendrai à Mykonos sachant qu il fait tous les jours sauf 1 mercredi sur 2 Heraklion-Santorin-Mykonos-Santorin-Heraklion cf
http://www.ferries.gr/hfd/Quelqu'un a déjà pris ce Flying cat?? J'arrive à 17h25 sur Santorin. Ensuite, je compte réserver ma nuit dans un hôtel de Karterados pour 35 euros. C'est pas trop loin de Thira et Oia? Le vendredi à 11h je compte faire l'excursion à 15 euros au volcan. Je repars à 15h30 de Santorin et rentre par ferry sur Athenes : 8h de traversée!! Arrivée à 23h25 pour un avion qui repart vers Lyon à 6h40 le lendemain. Du coup j ai pas réservé d hotel pour la derniere nuit : j'irai directement à l'aéroport. Ca sera intense mais j en rêve déjà. Le tout pour 630 euros!!
Changement d'escales sur la croisière Costa "Retour en Terre Sainte" English translation pending
by Poupou10 · 2011-03-08 · 405 replies
COSTA vient de rechanger l'itineraire des croisieres sur le pacifica plus d'escales en ISRAEL !!!!!!! c'est remplacé par RHODES CHYPRE MARMARIS quel dommage, cette croisiere sans l Egype et l'Israel !!!! ils n'ont pas fini de brader ces croisieres qui ne se remplissent pas
Croisière sur le Costa Concordia le 1er février English translation pending
by Mariane63119 · 2009-01-06 · 23 replies
Bonsoir, nous partons avec mon mari et mes 2 filles en croisière pour la première fois sur ce bateau. nous sommes un jeune couple de 30 ans et nous aimerions connaitre d'autres personnes qui partent en même temps que nous afin de discuter un peu de ce qui nous attend 😉. Bonne soirée à tous.
Compte rendu de la croisière MSC Armonia au départ de Venise du 3 au 10 août 2012 English translation pending
by Croisifan · 2012-08-15 · 43 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes rentrés 😕 le 10 août dernier de la croisière sur le MSC Armonia au départ de Venise et je me lance dans un compte-rendu.

Avant le récit des escales quelques impressions d’ensemble rapides.

Nous ne connaissions pas l’Armonia : c’est un bateau ancien mais bien entretenu, les quelques dégradations que nous avions remarquées en début de croisière dans les parties publiques ont été réparées durant la semaine.

Nous avions une suite😎 au pont 10 à tribord à l’avant sous le SPA (sur l’Armonia seules les suites ont un balcon, ceci explique cela) et les enfants une cabine intérieure au même pont mais à l’arrière, nous avons donc beaucoup parcouru les coursives🏴‍☠️. La suite était très agréable, spacieuse et à cet endroit-là très calme. Il n’y a toutefois pas de salon séparé mais plutôt un coin salon. Nous avons eu droit à deux corbeilles de fruits😮, peut être une liée à la suite et l’autre au fait que nous soyons membres du MSC Club.

A notre arrivée dans la cabine, la clim. ne fonctionnait pas et la chaleur était insupportable🤪 (il faisait près de 35° à Venise). Nous avons appelé la réception qui nous a dit qu’une intervention n’était pas possible dans l’immédiat tout le personnel étant mobilisé pour l’embarquement😠. Finalement, le problème s’est réglé dans l’heure qui a suivi sans que nous sachions si la clim s’était remise en marche toute seule (le balcon était mal fermé à notre arrivée) ou si quelqu’un était intervenu😐.

En revanche nous avons eu deux coups de fil à 2 jours d’intervalle pour savoir si le problème avait bien été réglé plus un mot d’excuses dans la cabine le jour même : l’effet suite😇 ?

Nous avons aussi signalé un problème d’ampoule dans la cabine des enfants qui a été traité rapidement.

Concernant les repas, moi qui suis une adepte des buffets, j’ai été vraiment déçue😕😕. Il y avait peu de choix et ce n’était pas très bon, en tout cas vraiment un cran au-dessous de ce que nous avions eu sur l’Opéra la semaine précédente. Le thé nature était particulièrement insipide🙁. En outre, les stations d’eau étaient régulièrement fermées à l’intérieur du buffet obligeant les passagers à sortir au coin grill ou pizzeria pour avoir de l’eau😠. C’est sans doute destiné à favoriser la consommation de bouteilles d’eau mais particulièrement mesquin😛. D’ailleurs au restaurant, il n’est pas possible d’avoir de l’eau en carafe🤪 alors que cela n’avait pas posé de problème sur l’Opéra la semaine d’avant.

Nous nous sommes fait une raison et nous avons pris nos repas au restaurant, ce qui en définitive nous a parfaitement convenu. Cela nous a permis le midi de rencontrer des croisiéristes d’un peu partout et c’était très sympathique😄 de baragouiner un peu en anglais, un peu en allemand et même un peu en italien. Globalement, la qualité des repas au restaurant nous a semblée bonne (nous ne sommes pas très exigeants toutefois), surtout les pâtes et les glaces😊😊.

Pour ce qui est des escales, c’était une croisière un peu particulière puisqu’il n’y a pas de jour en mer et des escales plutôt courtes soit le matin soit l’après-midi. J’étais un peu dubitative sur cette organisation😐. Finalement, nous avons trouvé ça très bien😎. Cela nous a permis de profiter du bateau et du balcon, de faire la grasse matinée certains jours et de passer des après-midi au calme certains autres. Nous avons eu le temps de faire les visites que nous avions préparées sans nous presser.

Au final, une croisière vraiment agréable avec la magie du départ de Venise, le bleu merveilleux de la mer dans les iles grecques et la chaleur au rendez-vous plus la surprise de la beauté de Kotor.

Compte-rendu à suivre…

Quelques photos (photo 3 : le MSC sur lequel nous n'étions pas😉).
Escale de six heures à Athènes English translation pending
by Fanlo1 · 2008-01-05 · 4 replies
Bonjour,

Notre avion atterrira à Athènes le samedi 16 août 2008 à 07h30, et nous embarquons sur un bateau de croisière (le Star Clipper) au Pirée le même jour vers 16h00.

Je me demande ce que nous avons le temps de visiter pendant ce temps... où déposer nos bagages (pas possible de les laisser au bateau avant 16h00).

Merci de vos suggestions
Thaïlande ou Malaisie pour un voyage de noces au mois de septembre? English translation pending
by Vaultertif · 2012-07-07 · 11 replies
Bonjour tout le monde, voila je prepare mon voyage de noces avec ma femme et on voudrait aller une semaine voir 10jours en asie du sud-est pour le mois de septembre(on cherche un endroit tranquil et paisible avec de beau paysages). on a lu pas mal de discussions dans le forum et ailleurs et on hesite entre la thailande et la malaisie, sachant qu'il pleu pas mal a cette periode de l'année la-bas, on voudrais savoir:

1- si c'est faisable? c'est a dire, si la plui ne nous genera pas tant que ça, sachant qu'on voudrait bien profiter d'un peu de beau temps sur place! 2-lequel des deux pays est le plus adapté selon la periode et? on voudrait surtout savoir le coté ou il pleu le moin en septembre la-bas? 3-on a un budget de 500-600euro/sem max pour l'hebergement, peut-on esperer louer une petite maison ou un chalet avec picine privée a ce prix la? si vous pouvez partager avec nous vos experiences et vos informations ça serait genial?

voila c'est tout, on vous remerci a l'avance pour toutes les informations qu'on a pu trouver sur ce forum, il est genial!!!! a plus.
Où faire un stage d'une semaine de yoga/méditation en Asie? English translation pending
by Lilougirl · 2011-12-06 · 8 replies
Bonjour à tous,

J'aimerais m'offrir une semaine de méditation /yoga en asie. Je n'ai pas fait de choix sur le pays, je suis assez ouverte.

Avez-vous des infos, adresses ? Est-il mieux de prendre un vol sec et de trouver un centre sur place ou de trouver une agence qui propose une formule complète.

Merci par avance pour votre aide.
Avant la carratera austral: Chili ou Argentine? English translation pending
by Opai · 2010-11-24 · 10 replies
Bonjour,

J'hésite entre 2 options : passer par la région des lacs au Chili et y entrer vers Temuco ou rester en Argentine jusque Esquel.

Laquelle de ces deux alternatives vous semble la plus belle?

Par ailleurs, la caraterra australe est bien praticable en Novembre?
Islande: mai ou juillet? English translation pending
by Alexpoulin · 2009-02-08 · 3 replies
Bonjour!! J'hésite entre partir au mois de mai ou au mois juillet en Islande. Enfin, si je déplace mon voyage en été, je crains qu'il y ait beaucoup de touristes. Jaime voyager et avoir l'impression d'être seul au monde, je n'ai pas tellement envie de me retrouver avec un groupe de touristes à chaque beau point de vue!!

Donc, bien qu'en mai les routes vers l'intérieur sont fermée, y-a-t-il possibilité d'avoir tout de même une bonne idée du pays et de sa beauté? Y-a-t-il parfois des aurores boréales encore en mai? Mon but est le dépaysement et je déteste le tourisme de groupe, alors cest une bonne idée le mois de mai..? Ou est-ce qu'en été il n'y a pas assez de touristes pour en être agacé? Y-a-t il plus d'avantage à partir l'été v/s printemps?

Que de questionnements!!! Je veux juste être sûr avant d'acheter mon billet!!! Je viens du Québec alors c'est un peu le même type tranquillité que je recherche en Islande... Grands espaces vides, petits villages tranquilles et uniques... Loin du brou-ha-ha de touristes pressés et peu respectueux de l'environnement... Peut-être suis-je trop difficile (!!!) mais c'est ce que l'Islande m'inspire... Merci à l'avance!!!! Alex
Visites immanquables à Ajmer et/ou Pushkar? (Inde) English translation pending
by Chinois · 2011-04-01 · 8 replies
Bonjour à tous 🙂 nous sommes deux qui comptons passer début mai qqes jours à Ajmer et Pushkar.

dans la littérature j'ai repéré :

à Ajmer ; Dargah / Tombeau du Saint (Sufi) et Mosquée des deux jours 1/2 (?? ) ) à Pushkar: temple de Brahma ; Lac et Ghats

c'est assez "bateau" ....mais ..... avez vous d'autres idées ? des "immanquables " ??

toutes suggestions bienvenues. merci B
Sintra à pied ou en bus? (Portugal) English translation pending
by Americadream · 2011-02-05 · 21 replies
Bonjour à tous, Je vais cet été passer une semaine à Lisbonne et évidemment je voudrais passer 1 journée à Sintra. J'aimerais visiter le palais national de Pena, seulement j'ai vu que le train depuis Lisbonne ne nous dépose pas à coté. Y a-t-il un bus qui peut nous emmener ou cela est-il faisable à pied ? Ensuite nous voulons voir la plage d'Adraga et le village Azenhas do Mar. Là c'est pareil j'ai vu qu'un bus (scotturb 441) circulait jusqu'au village Azenhas do Mar. Donc en fait je pensais qu'on pouvait prendre le bus jusqu'au village, y faire un tour et reprendre le bus jusqu'à la station la plus proche de la plage Adraga et marcher ensuite, mais j'ai du mal à comprendre le site, alors pour ceux qui connaissent, quelle station nous rapproche le plus de la plage Adraga ? Et surtout cela est-il faisaible en une seule journée ? J'ai regarder les horaires du bus et j'ai l'impression que oui mais c'est difficile à comprendre je trouve, surtout que la carte du parcours du bus n'est pas accessible ... Merci d'avance
Où s'arrêter entre Black Hills National Forest et Yellowstone? (États-Unis) English translation pending
by Usafan · 2009-10-22 · 31 replies
Je suis en train de préparer un petit circuit pour 2010 et je bloque sur ce secteur que je ne connais absolument pas...

Est ce que quelqu'un pourrait m'indiquer un endroit sympa où m'arrêter entre les deux étapes : Black hills national forets et Yellowstone ?
Terra Nova sans socialiste, ou Terre-Neuve (c’est selon) English translation pending
by Auk · 2018-03-13 · 62 replies
Tout d’abord, je tiens à m’excuser pour ce mauvais jeu de mots destiné à attirer-atterrer le lecteur égaré, le canadien de passage sera sûrement médusé mais une rapide recherche internet devrait l’éclairer.

Quoiqu’il en soit, ceci est mon premier carnet de voyage (pas sûr que je refasse ça de sitôt, ça pompe du temps) et mon premier voyage à deux en Amérique du Nord. Nous avions choisi une destination originale pour fêter ça : Terre-Neuve pendant un mois en été.

Donc souvenons-nous l’été dernier, c’était Canada à coup sûr. Nous pensions d’abord aux Rocheuses. Après recherches, l’idée d’être dans un gigantesque parc à touristes nous a rafraîchis, de même que le côté loin et « ça ressemble aux Alpes en plus bleu pour les lacs ». Oui, je sais, c’est particulièrement réducteur mais je n’ai pas honte. Donc on s’est décalé plein Est pour notre projet, et après moult interrogations, nous avons jeté notre dévolu sur la province de l’Est qui paraissait la plus tranquille et la plus sauvage, avec icebergs, baleines, vaguement des montagnes et un parc national – Gros Morne – prometteur : Terre-Neuve. Et bien nous en a pris ! Je préviens le voyeur égaré : il faut aimer la forêt, les côtes rocheuses, les odeurs iodées et le gras.

Un avant-goût (Aparté photo, je vous préviens, nous ne sommes ni très doués ni très équipés en la matière)

Je démarre par un point organisation.

Le logement Sur place, nous avons choisi de mélanger les différents types de logement : camping, camping sauvage, b&b classiques ou via airbnb et même motels. Pour certains lieux, nous avions réservé à l’avance. Les logements sur Gros Morne en particulier sont très vites pleins, je conseille vivement de réserver. J’ai trouvé les motels chers pour ce que c’était et peu accueillants. Les emplacements des campings dans les parcs nationaux et provinciaux, par contre, étaient spacieux, avec barbecue et à distance les uns des autres. Super !

Le transport Nous y sommes allés avec Air Canada (800 euros le billet aller-retour par personne) avec un trajet des plus logiques Lyon-Montréal-Halifax-St John’s ou comment aller à l’ouest pour mieux revenir sur ses pas. Bizarrement et malheureusement, le prix était bien moins cher qu’un Lyon-Montréal-St John’s et l’organisation moins compliqué qu’un Lyon-Londres-St John’s. Il y a donc bien des Londres-St John’s ou Dublin-Saint John’s par Westjet mais depuis Lyon, ce n’était pas évident à mettre en place. Sur place, nous avons loué chez Enterprise, beaucoup moins cher que ses concurrents. La voiture devait en principe être de taille moyenne mais, une fois sur place, s’est avéré être le modèle le plus petit qu’ils avaient en stock : une Chevrolet Spark qui nous a occasionné quelques problèmes. On se sentait tout petit avec les monstres qui roulent en Amérique, pick-up, camions énormes et palaces ambulants qui servent de camping-cars. A ce sujet, je ne comprends pas les Canadiens : ils ont donc des caravanes et camping-cars luxueux et s’entassent dans des RV parks ridiculement petits, sans un arbre, avec des espaces de deux mètres entre les véhicules et se trouvant souvent juste à côté de routes très passantes.

La nourriture Bof bof. Ça avait bien commencé à St John’s et dans l’est (poissons frais, cod au gratin, soupes) et puis dans tous les petites villes et les villages, on s’est retrouvé dans des restos avec un choix restreint : hamburger ou fish and chips. J’ai donc goûté aux criminels Saint-Jacques, fraîches au départ, mal frites à la manière d’un fish and chips. Pour les pique-niques, là encore c’était moyen et la palme revient au roast beef tranché, recomposé et alvéolé que j’ai acheté sans faire attention. Bon dieu, ça m’a rappelé dans le même genre les kebabs britanniques (à ne jamais tenter).

Les gens Chaleureux, souvent prêts à aider et ayant le contact facile, nous avons vraiment apprécié notre séjour grâce à eux, que ce soient les locaux ou les touristes canadiens de passage. Il y a vraiment une fierté locale à se dire sympa et à l’être vraiment. Un Newfie en nous proposant de nous aider avec la voiture louée nous a bien sorti : « It’s normal, we are the nicest people in Canada ». Un détail, je ne sais pas ce que les Québécois ont fait à leurs voisins anglophones mais j’ai senti à plusieurs reprises du ressentiment de la part d’Ontariens et de Néo-Ecossais vis-à-vis du Québec qui, je cite, voudrait toujours être traité à part, suivi d’un « Regardez au Nouveau-Brunswick, ça marche très bien le bilinguisme et la cohabitation. Les Québécois, ils ne veulent pas suivre ce modèle ».
Une semaine en famille, mais où? English translation pending
by Marijanick · 2016-03-28 · 52 replies
nous voudrions partir tous en famille une semaine et cherchons une destination idéale c'est à dire où nous aurons un climat sympa en mai ou à l'automne, des plages, des excursions, faune et flore intéressante, surtout pas d'hôtel club, plutôt de l'authentique. J'avais pensé aux iles Canaries, à la ThaÏlande, au Sénégal (mais au niveau sécurité, j'ai un peu peur !), au Quebec ? ce sont des destinations très différentes mais peut être que certains forumeurs pourraient m'éclairer. Nous serons 8 adultes et 3 enfants. Merci pour votre aide
Excursions de Koh Samui à Hua Hin ou autre? English translation pending
by Michele13 · 2011-02-06 · 12 replies
Bonjour,

Depuis pas mal d'années maintenant, je suis une passionnée de la Tahailande comme vous tous ! et je voudrai savor si de KOH Samui où je suis assez souvent, on pourrait aller sur la côte de Surat tani et aller du côté de HUA HIN en, excursion pour quelques jours, je sais que l'oin peut traverser avec le Ferry, mais à partir de là que faire ?, je n'ai jamais fait ce coin et aimerai que l'on me conseille sachant que nous aimons les belles plages et les hôtels 2 * minimum, sur cette côte que doit on faire ? y a t il de belles choses à voir à découvrir ? si vous pouviez me donner quelques renseignements et hôtels ce serait bien, on voudrait y passer 4 jours et retourner à KS pour finir notre mois de vacances. Merci à ceux qui pourront me conseiller .
Pulau Lang Tengah ou l'Île Perhentian? (Malaisie) English translation pending
by Daffys · 2006-06-19 · 15 replies
bonjour

je compte finir mon séjour en malaisie par du balnéaire sur la cote est et j'hésite entre ces deux iles :

iles perhentian et Pulau Lang Tengah

qu'en pensez vous ?

j'ai récupéré pas mal d'infos sur perhentian mais très peu d'info sur Pulau Lang Tengah,

quelqu'un connait il ces iles ?

merci de vos infos

A+
Mimi and Maumau, Martine and DD Return! Or the Denver-Denver Loop of the 4 Friends
by Marcalamar · 2019-11-04 · 324 replies
Hello! 🙂

In 2017, struck by western addiction, our first road trip gave us an irresistible urge to return, which we did from September 2nd to 24th, 2019, on a loop from Denver to Denver via Yellowstone. The westernmost point of this journey, which took us through the geographical center of the USA, brought us within about a hundred kilometers of Moab, which had been the easternmost point of our last trip.

We’ve been back for over a month now, and I realize I’m starting to forget some details—it’s high time I started my travel journal before my brain turns into Swiss cheese and lets everything slip away. As I mentioned in my last story, it’ll take me quite a while to finish, so if any travelers have specific questions, don’t hesitate to message me privately. Once again, I’d like to thank everyone who helped me (and there were many!) prepare our road trip, with a special shout-out to Disneydiddl, Hiacinthe, and Titou (ladies first) as well as Fred and Itat, whom I bombarded with questions for months and who always kindly and patiently gave me tons of great tips. It’s thanks to all of you that this trip was such a success. I was a little worried I wouldn’t recapture the emotion and enthusiasm of our 2017 trip, but this one was just as "Wow" as the last.

For those who don’t know us, let me introduce our little group. We’re four friends in our sixties (this time, everyone made it, which let us score some "senior" discounts...). We live in the Var region, have known each other for over 20 years, and this was our second trip together to this magical West.

Mimi (Michèle): always the smallest and the funniest. Thank goodness she was there to speak English! Maumau (Maurice): her husband, always with his white hair, his Gallic mustache, his humor, and his Southern accent. He drove every other day. DD (André): the one with the beard, with whom I celebrated our 41st wedding anniversary at Yellowstone. Our second driver appreciated having a peaceful mind since he’s been retired since July. Marcalamar (Martine): that’s me—still blonde with glasses, still talking a lot, and still terrified of messing up the organization of this trip despite all the hours spent on the forum.

Recognize us? Ha ha ha!!!! No, just kidding!!!! That’s us!!!

Septembre 2015: 2 semaines de backpacking (ou presque) dans l'Utah English translation pending
by Oliv2019 · 2015-10-29 · 204 replies
L’année 2015 devait être une année blanche car j’avais dû faire pénitence pour tous les voyages déjà effectués là-bas ces dernières années. Seulement après avoir rempli la part de mon contrat (voyage en Namibie en début d’année), l’envie est revenu doucement, sournoisement, insidieusement… Il y a d’abord eu la lecture de nombreux carnets et messages sur le forum qui nous ont donné l’envie de découvrir des lieux comme par exemple White Domes. Puis de nouveaux horizons s’étaient ouverts avec la pratique du backpacking l’année dernière. Enfin, nous avions fait la connaissance au printemps de Thierry (alias WaveMaster) et sa femme, Lysiane, passionnés émérites de l’Ouest Américain et nos échanges ont contribué à conforter et nourrir ce voyage.

Préalables

1- Etablir un programme

Page blanche pour commencer…que mettre ?

Priorité 1 : backpacking presque uniquement Priorité 2 : lieux insolites Priorité 3 : journée tranquilles à mettre entre les backpacking Priorité 4 : caser le tout sur 2 semaines Priorité 5 : le mois de Septembre étant très variable au niveau du temps (période des orages), prévoir beaucoup de plans B

Très vite, nous avons mis 2 incontournables : Boulder Mail Trail et White Domes dans leurs versions backpacking. Puis, nous y avons mis 1 lieu qui nous donnait envie depuis plusieurs années : Little Colorado Confluence ! Ensuite, après plusieurs recherches sur la bible du backpacking dans l’Ouest Américain (backcountrypost.com), nous avons jeté notre dévolu sur Happy Canyon (dans sa version la plus simple et la moins risquée sur 3 jours). Enfin, un petit trek de 2 jours dans Owl Creek nous permettait de varier les plaisirs en terme de paysage.

Au final, nous avons donc prévu de faire au niveau du backpacking : White Domes sur 2 jours Boulder Mail Trail (BMT) sur 2 jours Happy Canyon sur 3 jours Owl Creek sur 2 jours Little Colorado Confluence (LCC) sur 3 jours

Ça, c’était le programme initial mais au final il va y avoir du changement ... malheureusement 🏴‍☠️

2- S’équiper

Nos expériences des années précédentes nous avaient laissé des souvenirs impérissables mais aussi des souvenirs de douleur liée au poids des sacs à dos. Il n’était pas rare que le sac dépasse les 25 kg (chargé en eau). Il était donc grand temps d’investir dans du matériel ultralight. Suivant les conseils de MLefevre, nous avons pris une tente Big Agnes Copper Spur UL2 (1.4kg) à la place de notre bonne vielle tente Decathlon ultra light T3 (3.5 kg quand même !). On a aussi pris des matelas ultra léger thermarest Neo Air Xlite (400gr) qui ont été excellent (confortable même si légèrement bruyant). Pour ma part, un nouveau sac à dos complétera mon matériel et fera fondre le poids total de 4kg.

3- Se préparer

Ces 5 treks peuvent se faire de différentes manières. Par exemple, il y a 5 possibilités pour aller à Little Colorado Confluence, 3 pour White Domes, 3 pour BMT, 3 pour Happy Canyon et 3 pour Owl Creek. Chacune de ses possibilités offrent des avantages et des inconvénients mais chacune méritent d’être étudiée. La préparation demande donc beaucoup de temps afin d’éviter de se retrouver bloqués ou de rendre ces treks pénibles (chemins trop exposés, passages trop techniques, trek trop physique, eau insuffisante en cette période de l’année). Bref, j’ai passé de longues soirées et ai échangé beaucoup sur ce forum. Au final, je pense n’avoir jamais autant préparé un voyage que celui-ci. Voici d’autres exemples d’aspects que j'ai du prendre en compte dans la préparation : LCC : difficulté des descentes (certaines sont simplement inenvisageables pour nous), végétation coupante et dense sur le premier mile depuis le bas du canyon, eau boueuse et rivière infranchissable si le niveau d’eau n’est pas proche de 0 à Cameron depuis 10 jours, problème d’eau des sources trop riches pour certaines composantes…. BMT par Death Hollow : Poison Ivy TRES IMPORTANT dans Death Hollow, risque de crue subite en Septembre Owl Creek : risque de Crue subite en Septembre, chemin non entretenu et difficulté à le suivre Happy Canyon : risque extrême de crue subite, difficulté de la piste d’approche (version 1), rappel technique (version 2), passages EXTREMEMENT exposés (version 3), impossibilité de traverser la Dirty Devil River en cas de pluie importante White Domes et les Canaan Mountains : Gestion de l’eau, risque de crue subite, ours (parait-il). Enfin, le facteur météo prédomine en Septembre et il nous a fallu penser à des plans B, C voir D.
Chiens errants sur l'Eurovélo 6: légende ou réalité? English translation pending
by Sanoliv · 2014-05-18 · 16 replies
Bonjour, J'ai pu lire sur différents sites ou posts que les chiens errants le long de l'euro velo 6 étaient un véritable fleau surtout en Roumanie. Vous qui l'avez pratiqué, avez vous été vraiment embêté par ces chiens errants ? Merci pour votre retour, Olivier
7 semaines de rêve dans l’Ouest US sans randonner (ou si peu) fin mai-début juillet 2016 English translation pending
by Mimimicha · 2016-10-01 · 693 replies
Bonjour à tous! Encore l'Ouest US me direz-vous! Mais nous ne nous en lassons pas. Je crains juste de vous lasser un peu, vous, avec des endroits vus maintes et maintes fois. Mais ces partages d'expériences font vivre nos voyages encore et encore....

Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:

Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :

- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,

- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).

Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.

Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.

Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.

Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.

Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.

Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.

Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.

Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,

sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.

Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.

(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).

Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !

Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.

Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.



J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.

1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.



Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide. Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛. Les repas sont tout à fait corrects : Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert Champagne en apéritif. Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.

Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !

Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines. L’arrivée à LA est abracadabrantesque. Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.

L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.

Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.

On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
De Seattle à Los Angeles: carnet d'un voyage en famille le long du Pacifique (ou presque), été 2016 English translation pending
by Lena38 · 2016-08-22 · 234 replies
Allez je me lance dans la rédaction du carnet de nos vacances ! En préambule, je voudrais remercier tous ceux sur ce forum qui m'ont aidée à préparer ce voyage et qui ont si gentiment et patiemment répondu à toutes les questions que je me posais pendant son organisation ! C'est grâce à eux que ce périple a été une réussite ! Petite présentation des voyageurs d'abord : De droite à gauche, entre Bob le minion et Gru : P. mon mari, L. 15 ans, M. 17 ans (si si, la petite tête au chapeau tout derrière !), T. 12 ans et moi ! Nous souhaitions faire un grand voyage aux Etats-Unis avec nos enfants et j'imaginais que cela se ferait plutôt à l'été 2017, lorsque nous aurions enfin fini de rembourser notre maison. Mais à l'automne dernier, nous avons réalisé que notre fille allait passer le bac en 2017, puis enchaînerait sur des études et que donc l'été 2016 serait certainement le dernier où cela serait facile d'organiser des vacances en famille au complet. Alors zou, on casse la tirelire et à nous les Usa ! La décision du grand voyage prise, il a fallu déterminer le parcours. J'avais le vieux rêve de descendre le long du Pacifique par la route 101/1, les enfants voulaient voir Seattle pour la Space Needle (à force de la voir en fond d'écran sur leur ordi 😏) et pour se rendre sur les terres de leur chanteur préféré, Macklemore, ils souhaitaient aller à San Francisco parce que San Francisco et à Los Angeles pour les studios Universal, et mon mari, accommodant comme toujours était d'accord pour tout. De plus, une de nos belles-soeurs vit à Los Angeles et cela nous donnait enfin une occasion de lui rendre visite. Le trajet était trouvé !

Voici au jour le jour nos nuitées : - Du 11/07 au 14/07 Seattle - 14/07 - 15/07 Port Angeles - 15/07 - 17/07 La Push - 17/07 - 19/07 Ilwaco - 19/07 - 21/07 Portland - 21/07 - 23/07 Bend - 23/07 - 24/07 White city - 24/07 - 25/07 Eureka - 25/07 - 26/07 Mendocino - 26/07 - 29/07 San Francisco - 29/07 - 31/07 Pacific Grove (Monterey) - 31/07 - 01/08 Morro Bay - 01/08 - 02/08 Santa Barbara - 02/08 - 04/08 Los Angeles

Nous sommes rentrés depuis un peu plus de quinze jours maintenant, et je vis encore ce voyage. J'essaie de faire un bilan, de définir ce qui m'a le plus étonnée, le plus marquée, et c'est difficile parce que tout se bouscule dans ma tête et que nous avons vécu tant de chose pendant ces 24 jours ! J'espère que raconter au jour le jour ce voyage en reprenant les notes prises chaque soir va m'aider à faire le tri... En tout cas, nous avons fait un séjour inoubliable, tous les jours l'un d'entre nous y fait référence... et j'ai déjà envie de repartir ! Pour ce qui est de la logistique et de l'organisation matérielle : - billets d'avion pris chez Air France en novembre. Vols multidestinations Paris-Seattle et Los Angeles-Paris, opérés à l'aller par Delta Airlines et au retour par Air France. 6500 euros pour nous 5 (4 prix adultes et 1 jeune), j'ai privilégié les vols directs. Les vols se sont bien passés, malgré du retard au départ à chaque fois. - voiture réservée en janvier chez Alamo. Catégorie Dodge Gran Caravan. Grâce à un lien donné par un forumeur (je suis désolée, je ne sais plus qui exactement, en tout cas merci infiniment encore !), j'obtiens une réduction de 10 %, le conducteur additionnel gratuit et la possibilité de rendre le réservoir d'essence vide. Nous aurons une Toyota Sienna, parfaite pour nous 5 et nos 5 valises. - nuits en hôtels uniquement, quasiment tous réservés via booking.com. Aucun souci concernant les réservations. A 5 personnes nécessitant un couchage adulte, j'ai dû la plupart du temps réserver deux chambres séparées. Il y a également eu des fois où nous étions dans un seul logement, avec deux chambres et parfois une cuisine. - repas pris le plus souvent sous forme de pique-nique le midi et au restaurant le soir. Restaurants souvent fast-food, nous ne sommes pas de grands gastronomes, et nos 3 ados étaient ravis de toute façon. T. s'est même lancé le challenge de manger le plus de hamburgers possibles pendant le séjour, et est arrivé à 13 ! La plupart des petits déjeuners ont été pris à l'hôtel. - les billets pour la majorité des attractions prévues ont été pris à l'avance, pour bénéficier de prix intéressants (Universal studios à 85 $) et de places disponibles (Alcatraz). Ils avaient été offert comme cadeaux de Noël en avance aux enfants par leurs grands-parents. Pour ceux que ça intéresserait, au total ce voyage nous a coûté presque 18000 euros pour nous 5.

Dans le prochain message, notre arrivée à Seattle ! (ici )

Dien Bien Phu... on en a tous entendu parler! English translation pending
by Saint · 2012-05-15 · 5 replies
Dien Bien Phu. 6 avril 2012.

Petite bourgade tranquille où il n'y a ni grand chose à faire ni grand chose à voir. Sauf peut - être une courte balade dans une rue un peu plus animée que les autres dont j'ai déjà oublié le nom. C'est une ville d'étape qui permet de rallier Hanoi par bus couchettes de nuit ou le Laos dont la frontière n'est pas très loin..

Nombreux hôtels et guets houses. Pas de soucis donc pour se loger à bon prix. Entre 10 et 20 dollars la double. Toujours la même galère pour trouver un resto où l'on ne se sent pas arnaqué...

Un grand monument de plusieurs tonnes est installé en haut de la colline où les Français ont subi une cuisante défaite en 1954. Tout le monde en à entendu parler au moins une fois dans sa vie. Je ne suis pas un nostalgique des batailles passées, gagnées ou perdues.. Je me contente de le regarder du bas des escaliers qui y montent. 3000 Français se sont fait massacrer pour rien ici. Je préfère la vie des rues environnantes.. Passons.

Si on veut voyager de jour, il y a 2 bus pour Son La. Direction Hanoï par un autre chemin. ( voir carte). Ils ne vont pas plus loin. Le premier à 7 h30 et le second à midi. 97000 dôngs. (5 dollars Us ) Environ 4 heures de route . Une route neuve. Mais on est encore loin de Hanoi... Environ une journée. Donc on peut prendre une connexion pour Môc Chaû.. Départ 16 heures arrivée 19 heures. 66000 dôngs vietnamiens ( 3, 4 dollars Us) Si on veut rallier Hanoi en une fois, il y a un bus de nuit couchettes pour 300 000 dôngs. Départ 17 h30.. Normalement... Il va jusqu'à Haiphong.

Paysages agréables mais rien d'exceptionnel à mes yeux. Mais je sais que je suis devenu difficile à satisfaire ou étonner . Bien d'autres, ayant moins voyagé, trouveraient tout ça magnifique..

La Ville de Môc Chaû est plutôt banale. Elle offre quelques hôtels de standing moyen. C'est bien pour une nuit. Pas plus. L'avantage est d'être à 180 kms de Hanoi soit 4 heures de bus environ. Ce qui permet , en partant tôt le matin d'éviter de repasser une nuit à Hanoi. L'arrivée se fait à My Dynh , la gare routière , qui est située à environ 5 kms du centre ville..
Sarajevo deux époques English translation pending
by Lucbertrand · 2017-02-26 · 17 replies
Les Balkans sont une région, où foisonnent les sociétés, zone d'achoppement et de conflits entre les cultures, où longtemps l'empire ottoman a affronté la chrétienté. Les influences ont fluctué au gré des fortunes de guerre. Tous ces pays je les ai visités plus ou moins longuement. Chacun d'entre eux a eu sa période de gloire au cours du millénaire écoulé, et pour la Grèce son apogée remonte encore bien plus loin. L'un d'eux, je le connais assez bien pour y avoir vécu trois ans. J'y ai laissé une partie de mon cœur, l’Albanie, pays dans lequel je me suis forgé des amitiés très fortes et indéfectibles. La Bosnie je l'ai aussi arpentée à différentes occasions, tout particulièrement au cours d'un long épisode dramatique de son histoire, le siège de Sarajevo. Mes voyages dans ce coin d'Europe, où l'on se sent très loin, plongé dans cette constellation de petits pays, qui chacun a une identité forte, j'en ai fait déjà plusieurs compte-rendus dans les carnets de voyage forum. L'un de ces écrits je ne l'avais jamais publié, car il pourrait s’apparenter quelque part à un voyage dans la guerre. Mais j'ai décidé de vous le soumettre, car il pourra intéresser les amoureux de cette ville extraordinaire qu'est Sarajevo, et que je trouve toujours aussi envoûtante chaque fois que j'y retourne. Donc voici ce texte, et désolé si certains le trouveront très très long et manquant de photos, mais j'espère qu'il donnera envie d'aller visiter ces terres balkaniques qui sont pétries par deux mille ans d'histoire:

Sarajevo deux époques, souvenirs, anecdotes

Sarajevo, cette ville au nom évocateur, qui tient une place particulière dans l'histoire de l'Europe, j'ai eu l'opportunité de la connaître à deux époques relativement rapprochées mais très différentes. La première fois, quatre mois durant le siège en 1994 en pleine guerre de Bosnie, et la seconde en effectuant un bref passage de deux jours en 2008 au cours d'un périple balkanique. Ces deux expériences dans des contextes opposés, me permettent de mettre en exergue tous les contrastes d'atmosphère au gré des circonstances et des événements que cette ville magique a connus. L'été 1994 arrive à grands pas, j'ai programmé mes vacances, j'irai faire de l'alpinisme du côté de la Vanoise. Brutalement à deux jours du départ, changement de destination, on m'informe que je pars à court terme pour Sarajevo dans le cadre des missions de guidage d'avions de combat. A peine le temps de prendre quelques habits, prévenir ma famille et je suis en route pour une formation accélérée afin de me remettre en tête les techniques aéronautiques appropriées. Les cours théoriques et pratiques sont prodigués par de braves Américains qui n'ont jamais imaginé que sur la terre des gens pouvaient parler autre chose que leur langage qui s'apparente plus à une suite d'acronymes et d'onomatopées à peine prononcés qu'à de l'anglais ! Après une injection à haute dose d'une semaine, je prends la direction de la Bosnie, plus spécialement Sarajevo et son siège. Survol des Alpes, je distingue très nettement les montagnes que je voulais grimper à proximité du col du Mont Cenis, mais l'aventure sera différente.

Je suis arrivé sur l'aéroport surchargé de matériels et d'hommes. La première urgence est de trouver à se loger avec mon équipe, nous sommes 7. On déniche un petit réduit, digne des plus minuscules refuges que j'ai connus en montagne. A 7 nous nous empilons sur 6 mètres carrés, mais ça va. Il ne fait pas froid nous sommes en juillet. D'ailleurs on pourrait avoir très, très chaud, car notre réduit est adossé au dépôt de munitions de la légion étrangère, un obus mal placé et nous prenons un billet direct pour la vaporisation. Nous allons vivre dans cet espace réduit quelques semaines, mais l'activité était si intense que lorsque nous le rejoignions nous nous écroulions dans le sommeil.

Ma première sortie dans la ville me permet de saisir immédiatement l'atmosphère qui y règne. Cité complètement bloquée où tout le monde se cache. Les rues sont désertes, la population vit, comme des rats, terrée. Les militaires dans les blindés et engoncés dans leur gilet pare-balles sont les seuls à donner un peu d'animation à la cité. Rarement, toujours furtivement on aperçoit un civil qui presse le pas dans une rue et disparaît bien vite pour éviter d'être tué par une balle qu'elle soit perdue ou non.

La ville de Sarajevo occupe le fond d'une cuvette toute en longueur. Du fait de son développement, les maisons par manque de place ont colonisé les collines environnantes. Des quartiers serrés se pressent tout au long des pentes de cette multitude de buttes raides, qui rentrent carrément dans la ville basse et l'encerclent de toutes parts. En levant les yeux, la première chose qui frappe, ce sont les façades de maisons individuelles qui constellent tous les reliefs environnants. Il ne faut pas de grandes explications pour comprendre, que de toutes ces fenêtres en encorbellement, des multitudes d'yeux vous regardent voire vous surveillent. Elles sont innombrables, les unes sur les autres, tout au long de ces grandes pentes qui tombent dans la ville. Tels de gros yeux inexpressifs mais lourds de menaces dissimulées, elles peuvent à tout moment prêter assistance à l'auteur d'un assassinat, tapi à l'abri de la lumière, son arme de précision à la main. On imagine facilement tous ces guetteurs scrutant l'immobilité de la ville. Combien de snipers, qui vous prennent dans leur croisillon, se cachent derrière ces ouvertures, à dessein pleines de pénombre ? Combien de fois, montant les escaliers de la fameuse patinoire la Skandéria j'ai senti ces regards sur moi. L'impression est étrange et désagréable, mais il ne sert à rien de lever les yeux, cela pourrait juste être pris pour un acte de provocation, et souvent la susceptibilité du tireur est proportionnelle à son taux d'imbibition à la slibovitch, alcool blanc de prune.

Au cours de différentes missions, je suis amené à remonter des rues remplies de carcasses de voitures et de trams bombardés et incendiés, on se croit dans un film de fiction, des spectacles dantesques de rouille et de fer tordu, mais non c'est la réalité. Par endroits, il faut bousculer certains obstacles avec le blindé pour passer sur ces chaussées recouvertes de gravats. Lors de ces déplacements en véhicules, des gens nous regardent à la dérobée. Dans les jardins de nombreuses maisons particulières les voitures sont bâchées et protégées dans un recoin de terrasse, en attendant des jours meilleurs où il y aura de l'essence, des routes en état et plus d'obus qui s’abattent selon une logique parfois difficile à saisir.

Assister au bombardement d'une ville est une expérience étrange. De gros obus frappent de plein fouet des façades qui s'écroulent dans des nuages de fumée. Les obus lorsqu'ils vous survolent, vous réalisez avec précision le danger qu'ils représentent. S'ils font un bruit strident et aigu, cela signifie qu'ils ont une vitesse élevée et qu'ils vont aller frapper plus loin. Par contre s'ils font un bruit plus mat avec des flop flop, cela trahit une vitesse faible et un engin qui commence à tanguer sur son axe, d'où une chute dans les environs. On apprend très vite, en regardant les autres, à réagir. J'ai fait cette découverte sur une colline en présence d'un groupe de Bosniaques, alors que je faisais des repérages concernant le positionnement des différentes forces en présence. La ville était sous le bombardement régulier de canons serbes de gros calibre. Nous nous trouvions sur la trajectoire des obus, mais bien en-deçà de leur point d'impact. Nous les entendions donc nous survoler dans un sifflement strident. Soudain, un bruit beaucoup plus bas, accompagné du fameux flop flop, décrit si souvent par les poilus de la grande guerre, a provoqué une réaction de fuite immédiate de mes interlocuteurs bosniaques. Effectivement un gros obus est tombé beaucoup plus près que les précédents mais à une distance, où le danger restait faible. C'est ce qu'on appelle apprendre par l'expérience ou sur le tas.

Dans la ville de Sarajevo une petite communauté de Croates se trouve prise en otage entre les Serbes et les Bosniaques. Participer à un office religieux parmi ce groupe catholique est très poignant. Même là, il faut se méfier du scoop journalistique, on pourrait rapidement faire croire en juxtaposant sur une même photo un militaire français et une religieuse croate que nous sommes là pour prendre parti en leur faveur. Bien sûr que leur situation nous émeut, bien sûr que dans la mesure de nos moyens nous les pourvoyons en nourriture, mais nous le ferions de la même manière pour les autres communautés, lorsque des êtres humains sont dans la nécessité impérieuse ils méritent une égalité de traitement. Dans cette petite communauté acculée, la ferveur est très importante, jeunes et vieux montrent la même foi. Je me souviens d'une anecdote amusante malgré la situation. Le prêtre de la légion étrangère française célèbre l'office au cours duquel il se réfère aux noces de Cana. Le légionnaire d'origine croate, lui servant d'interprète, traduit par noces de canard, d'où éclat de rire franc de toute la communauté croate. La difficulté et l'incertitude extrêmes n'enlèvent pas à l'être humain son sens de l'humour et son envie de rire. C'est rassurant. Bien que n'étant pas particulièrement pratiquant, ces offices me bouleversaient par la conviction et l'espérance qui émanaient de cette population martyrisée. Le fait d'y penser quinze ans après, je sens toujours monter en moi de l'émotion.

Observateur de cette situation dramatique que vit une population à trois entités et aussi un peu acteur pour essayer d’y remédier, on ne peut qu'éprouver un réel malaise en constatant toute la frénésie de ce qu'on appelle l'information pour contenter le voyeurisme de nos populations occidentales. Il faut dire que c'est tentant, bien installé chez soi le soir à vingt heures de regarder le sacro-saint journal télévisé qui distille sa kyrielle de faits divers sordides. Montrer des obus écraser une cité qui vit ou plutôt survit dans une immense détresse, c'est l'assurance de faire exploser l'audimat. Pourquoi le spectateur qui se cache en chacun de nous est-il si friand de ce genre de spectacle ? Voyeurisme par rapport à la mort, réconfort de voir qu'il y a plus malheureux que nous, oublier ses petits déboires quotidiens professionnels ou sentimentaux ?

J'ai été au cours de mes nombreux déplacements témoin de situations curieuses, que je ne comprenais pas toujours. Sur la fameuse « snipers allée » complètement déserte, un cycliste, seul sur l'immense ruban de goudron, marche recroquevillé son vélo à la main, et semble se protéger derrière le cadre de sa bicyclette, étrange ! Face à lui les hautes façades d'immeubles, desquelles des yeux amis et d’autres hostiles le surveillent, ces derniers prêts à délivrer la mort. Cette scène est surréaliste, le temps semble suspendu. L'hésitation de l'individu, de toute évidence dans une mauvaise situation est angoissante. À chaque instant on s'attend à entendre un bruit sec se répercutant le long des murs et voir l'homme et son vélo s'abattre au sol. Ce spectacle fait véritablement mal par la tension qu'il engendre. En bruit de fond permanent le son des détonations rappelle que la guerre est présente. On s'y adapte au point que l'absence de tir semble anormale. Se réveiller au bruit de la poudre devient une habitude, un peu à la manière du chant des oiseaux au printemps qui accompagne la reprise de conscience au sortir du sommeil. Lorsque je suis rentré en France, la première semaine j'étais réveillé tôt à cause justement de l'absence de ce bruit de fond qui m'avait accompagné durant quatre mois. L'accoutumance est telle, que le retour à la vie normale semble bizarre. Dès mon arrivée chez moi, je suis parti en montagne remonter le canyon de la Niscle dans les Pyrénées espagnoles. Ne plus avoir à porter un gilet pare-balles, ne plus faire attention aux mines, ne plus chercher le sniper embusqué, pouvoir se déplacer sans contrainte sur de grands espaces, cela procure une sensation étrange, comme si le retour à la normale nécessitait une rééducation. En quatre mois de conditions particulières, on s'adapte très fortement à la situation locale et l'on ne réalise pas à quel point cette adaptation formate les actions réflexes. De façon étrange dans ce canyon de la Niscle, qui est une œuvre de la nature titanesque et de grande beauté, je me sentais comme dans un environnement inhabituel par cette absence de dangers. Il faut se réhabituer à la normalité, et je comprends très bien qu'après des expériences extrêmes, ce qui n'a pas été mon cas, cette réadaptation soit très longue, voire impossible.

J'ai lu à plusieurs reprises des comptes-rendus de voyages en zones de guerre. Ces pratiques suscitent des critiques parfois acerbes, le voyeurisme étant considéré comme indécent. Cela me semble logique, et effectivement, je ne sais pas ce que j'aurais ressenti si j'étais venu simplement me promener, attiré par une curiosité malsaine. Je n'étais pas dans ce cas. Je me demande quelle différence existe entre le touriste en zone de guerre et le journaliste qui couvre l’événement ? Ce dernier ne fournit-il pas un document et des photos, choc des images oblige, à des gens curieux de voir plus que de savoir, poussés par ce qu'il faut appeler l'attrait du spectaculaire morbide donc du voyeurisme ? Mon premier réflexe serait de condamner le tourisme en zone de conflit, alors pourquoi permettre les scoops souvent violents des reporters, qui sous couvert d’information visent au sensationnel si possible bien sanguinolent ? Bien sûr, il me sera répondu qu'il s'agit du devoir d'information. Mais s'agit-il vraiment d'information ou d'un business lucratif à la limite de la décence ? Les journalistes, j'en ai croisé un certain nombre durant cette saison en Bosnie. Comme nous tous, ils faisaient leur métier, même si parfois « JT » oblige, contrainte de temps incompressible du 20h, les informations étaient à mon sens un peu arrangées voire beaucoup. L'obus de mortier filmé était peut-être payé et pas forcément attribué au bon camp, d'où l’ire du camp en question. Il nous arrivait même de recevoir des obus après le fameux JT en guise de protestations, tout du moins c'est ce que j'ai ressenti.

Cependant la visite des journalistes était toujours intéressante, révélatrice du mode de fonctionnement de nos sociétés, prises sous le feu des scoops et de l'information immédiate. Cette précipitation à rapporter de l'information, conditionnée par l'urgence du produit à livrer, quelles que soient les conditions de la collecte et la crédibilité des sources, conduit très logiquement à la désinformation ou même dans certains cas à la manipulation. Je me souviens avoir vu certains impacts de balles troublants sur certains véhicules, qui me faisaient penser qu'ils avaient été demandés par les occupants du dit véhicule pour les besoins du sensationnel à médiatiser. Peut-être ai-je l'esprit mal tourné ? En effet lorsque l'on me présente des traces de balles prétendument tirées par un sniper et que je vois des impacts très rapprochés, semblables à une rafale d'arme du style kalachnikov, je me pose des questions ! Mais imaginons le ou la reporter qui couvre l'événement du siège de Sarajevo et qui un soir ne rapporte rien de très spectaculaire pour la ‘grand-messe’ de 20heures, alors que ses concurrents des autres chaînes font un tabac. Il est fort à parier que ce journaliste va se retrouver très rapidement dans un placard à couvrir le fait divers en province. Donc dans cette surenchère de la précipitation, pour ne pas perdre son emploi, on est prêt à tout pour ne pas priver le bon peuple de France de son coup d'adrénaline en mangeant sa soupe devant son téléviseur. Il est important de lui montrer que ça pète, et mon Dieu que ce soit les uns ou les autres qui font péter ça n'a pas d'importance. Cela en a d'autant moins, qu'entre Serbes, Croates et Bosniaques la majorité des spectateurs ne fait pas la différence et puis s'en fout. L'important étant que ça pète autant que dans la série américaine sur laquelle ils vont embrayer dès le JT terminé. Je ne citerai pas les noms de chaînes dont j'ai vu, je dirais même subi les sarcasmes des représentants, qui dans l'anxiété de ne pas avoir suffisamment de matière à transférer par leur antenne satellite, me reprochaient de faire de la rétention d'information. Mais comment se prononcer sur une situation que l'on ne cerne pas complètement, mouvante à souhait, toute erreur d'interprétation pouvant avoir des répercussions graves. Tout particulièrement étaient concernés ceux qui restaient sur le terrain, les représailles n'étaient pas exclues de la part d'une faction que l'on aurait accusée à tort d'une action perpétrée par l'ennemi. Je trouvais dommage d'avoir à considérer les journalistes de mon propre pays comme un danger pour ma sécurité et essayer de les fuir autant que je pouvais. Je me souviens cependant d'un journaliste de Libération qui venait sur les zones de confrontation et qui posait peu de questions, mais cherchait à se faire sa propre idée de la situation. En le regardant, je comprenais qu'il mûrissait son article et qu'il n'était pas pressé. Ce qu'il fournirait serait certainement le fruit de sa conviction après son expérience sur le terrain et non un show médiatique à consommer le soir même.

Vie en zone de danger, comme il est étrange en tant que militaire de vivre dans des endroits où l'on se sent menacé sans être confronté à la guerre telle que nous l'avons tous gravée en nous par la narration des grands massacres entre Occidentaux. En effet, les deux conflagrations mondiales ont conditionné notre vision d'un conflit. Nous imaginons tout d'abord une hécatombe de militaires, comme par exemple sur les plages de Normandie ou dans les tranchées de Verdun ou de la Somme. Cela ne veut pas dire que les civils ont été épargnés dans ces périodes troublées. Là à Sarajevo pour les soldats internationaux, il s'agit plutôt de vie sous menaces multiples, mais non de danger de mort immédiate comme à Omaha Beach. En effet, durant mon séjour pas un seul soldat des forces internationales ne sera tué, tant mieux. Pour se préserver sur les itinéraires que nous empruntons à pied, des levées de terre ont été faites, ce qui permet un abri relatif contre les snipers. Mais par endroits, il y a des interruptions, par exemple aux carrefours, et là, on reste à découvert. C'est le cas en particulier pour accéder à la machine à laver, un petit passage devant le croisillon d'un fusil à lunette, mais on va quand même nettoyer son linge. C'est aussi le cas pour se rendre à une citerne où nous allons puiser de l'eau pour nettoyer les WC, égalité de traitement, quel que soit le grade chacun va chercher son seau pour les toilettes. Cette ambiance sous contrainte, on s'y habitue tellement que parfois cela en devient dangereux. Je me souviens de ce militaire monté en haut de la protection de terre et qui fumait tranquillement sa cigarette sous le regard de snipers. Il m'a de toute évidence pris pour un mauvais coucheur, lorsque je lui ai donné sèchement l'ordre de redescendre fumer à l'abri. Je pourrais relater d'autres anecdotes de ce genre qui me viennent à l'esprit, cependant ne vous y trompez pas cela n'enlève rien à l'extrême compétence et au dévouement sans faille des militaires français. Dans le cadre de ces coalitions aux ordres de l'ONU, on se trouve comme pris dans une énorme machine administrative à la réaction molle, alors que des populations vivent des situations dramatiques. Srebrenica et son massacre en sont la preuve manifeste. Assez vite, en ce qui me concerne je me suis fait une idée du niveau de danger auquel j'étais confronté. Bien sûr cela est statistique en fonction des événements que l'on constate. Comme je l'ai dit, malgré les tirs de tous calibres permanents, en tant que soldats de la force internationale, à la période où je me trouvais à Sarajevo, nous étions peu visés. À d'autres périodes ce n'était plus le cas, mais durant les quatre mois où j'ai été présent, nous n'avons eu à déplorer qu'un seul blessé. Par contre parmi les trois entités, bosniaques, croates et serbes les morts se comptaient par centaines, combattants et civils confondus. On prend rapidement conscience, que sur un même lieu, nous ne sommes pas tous soumis aux mêmes conditions et aux mêmes dangers. Parfois je pensais à Chamonix en été et à sa ronde permanente d'hélicoptères lancés dans des sauvetages souvent périlleux pour aider de nombreux alpinistes, ou malheureusement récupérer les corps de ceux qui y laissent leur vie. Durant les deux mois d'une saison à la « Mecque de l’alpinisme » la liste des blessés et de ceux qui ne reviendront pas est longue. Je ne pouvais m'empêcher de penser que statistiquement durant cet été 1994, le grimpeur dans les Alpes était plus en danger que le militaire plongé dans le siège de Sarajevo. Cette comparaison me troublait beaucoup. Comment l'assouvissement d'une passion peut-elle se révéler plus dangereuse que la participation à ce qu'on appelle une guerre, même s'il s'agit de mission d’interposition ?

Les sorties nocturnes dans la ville pour faire des essais de transmissions avec les avions, alors que les rues ont été rendues aux factions est une expérience pour le moins impressionnante. De nuit comme de jour le travail se fait généralement à partir d'un blindé. Espace carcéral auquel on s'habitue. On a parfois l'impression d'être en immersion dans un milieu glauque, entouré de bruits de tirs, à serpenter parmi des carcasses détruites, parfois des balles de petit calibre claquent sur le blindage. Ne rêve-t-on pas ? Sommes-nous dans un film d'anticipation au centre d'une ville soumise à la plus abominable des insurrections ? Non, il s'agit bien de la réalité. Dans cette ambiance tendue, la voix nasillarde d'un pilote américain, anglais ou français se fait entendre dans les écouteurs et la procédure de guidage commence. Être le maillon d'une énorme machine de guerre ou de paix, selon le point de vue, raccroche à une réalité palpable et par certains côtés est rassurante, surtout lorsqu'on pense être dans le camp des gentils. De toute évidence être le soldat d'un pays démocratique évite les états d'âme. Notre Président, à cette époque s'appelait François Mitterrand, même lorsque l'on n'a pas voté pour lui, l'image d'humanisme qui lui est attachée rassure le soldat engagé sur sa décision.

La vie dans une ville assiégée et affamée par encerclement laisse des souvenirs profonds. Circuler dans un quartier sous bombardement est une situation étrange. Le souffle puissant des déflagrations qui remonte les rues dans un râle rauque est impressionnant. Cela produit un bruit presque épais à la manière d'un gémissement profond et lugubre, canalisé par de hautes façades qui le compriment en lui donnant longueur et gravité. Il se propage accompagné d'une multitude d'échos tout aussi graves qui entretiennent le son. On sait qu'un obus est tombé à proximité, mais on ne voit rien entre les bâtiments, seul ce souffle renseigne sur la proximité de l'explosion. On est d'autant plus surpris, que le sifflement de la munition en vol a été atténué par le bruit du moteur de notre véhicule. Un jour où les tirs étaient particulièrement nourris, j'ai assisté à ce spectacle incompréhensible de civils qui n'avaient pas l'air de paniquer, comme s'il y avait un accord tacite sur le lieu précis du bombardement. Ils restaient sur le pas de leur porte, alors que le bombardement était tout proche. Je n'ai jamais eu d'explications. J'ai vu avec surprise le fameux marché de Sarajevo qui se tenait, même misérablement, alors qu'autour des munitions de gros calibres tombaient.

Au cours de nos missions il nous arrivait de dialoguer avec des avions alors que nous étions en pleine ville. Un après-midi, alors que nous stationnons sur la petite place de la patinoire, nous allons commencer une séance d'entraînement aux procédures de guidage avec des pilotes. Le lieu où nous nous trouvons est sous le feu permanent des belligérants qui se battent entre eux. Les armes qu'ils utilisent, principalement de petit calibre, ne représentent pas un réel danger pour nous, dans la mesure où nous restons dans notre véhicule blindé. Avant que la séance d'entraînement commence, je donne mes consignes à l'équipage du véhicule. Je leur précise qu'il s'agit d'un entraînement donc en aucun cas nous ne devons prendre de risque inutile. C'est à dire que tout problème technique de transmission qui nécessiterait une intervention extérieure au blindé ne doit pas être pris en compte, sécurité du personnel est prioritaire. Le contact est établi avec un A10 américain. Au début tout se passe bien, puis le contact radio se détériore. J'ai de plus en plus de mal à communiquer avec l'avion. Tout absorbé à mon travail à essayer d'interpréter les paroles de l'aviateur hachées et baignées dans une importante friture, je ne prête plus attention à mon environnement immédiat. Alors subitement la liaison redevient parfaite et la compréhension mutuelle facile. L'avion ayant fini son passage le calme revient dans l'habitacle de notre blindé. Alors discutant avec l'adjudant des transmissions qui m'assiste, je réalise qu'il était sorti sur le toit changer une antenne pour rétablir la communication, alors que partout autour nous entendions les bruits secs des balles qui frappaient les façades et parfois le métal de notre véhicule. Sans chercher à comprendre, régissant à son seul réflexe de technicien, l'adjudant était monté sur le toit pour changer un embout d'antenne restant exposé de longues secondes aux balles qui fusaient dans tous les sens. Il considérait qu'il avait simplement rempli sa mission. Cependant pour le principe, alors qu’il avait fait preuve d’un véritable courage, je lui ai reproché d'être sorti alors que j'avais demandé de limiter les risques. Mais je ne pouvais m'empêcher de penser que si la situation se dégradait et si l’on passait à une phase plus offensive, j'étais entouré de vrais combattants qui iraient jusqu'au bout sans se poser de question. Les périodes de vie en ville alternaient avec les périodes de vie en montagne, sur le fameux mont de Bijelasnica. Lorsqu'on est montagnard, que l'on soit en temps de paix ou de guerre l'attrait de l'ambiance de la montagne reste très fort. Nous logions dans un chalet de bois dans lequel des photos de montagnes prestigieuses étaient accrochées aux murs, en particulier les Tre Cime di Lavaredo et l'Everest. J'ai même trouvé un topo d'escalade écrit en yougoslave. Décor immense autour de ce point haut qui était le départ de la descente de ski des JO de Sarajevo. Quelques soldats français habitent ce lieu. En fonction des missions le nombre varie de cinq à une petite trentaine. Nous y sommes venus pour la première fois au mois d'août, après que les belligérants l'aient quitté suite à des accords internationaux. À notre arrivée nous découvrons un site dévasté, dans un état de grande saleté. Les derniers occupants ayant déféqué au beau milieu des pièces et saccagé le mobilier. Nous prenons donc régulièrement nos quartiers dans ces montagnes et remettons de l'ordre dans ce magnifique refuge. Ma mission principale était la détection de tous les matériels militaires dans les plaines environnantes pour les signaler à l'aviation. En conséquence j'ai passé beaucoup de temps assis tout en haut d'une cime à scruter. Il ne m'était jamais arrivé de rester au sommet d'une montagne une semaine complète. Expérience étonnante et enrichissante, je ne trouvais pas le temps long. Pouvoir assister au cours des jours qui s'écoulent à l'évolution météorologique autour d'un sommet, quel plaisir ! Bien entendu, j'y ai connu tous les temps : beau, chaud, soleil, couvert, venteux, pluvieux, froid et même la neige.

Le site était d'une grande beauté et très sauvage, bien qu'il s'agisse du sommet d'une station de ski. Le dénivelé était important par rapport à la plaine que nous dominions. De ce point, vers le nord, la vue donnait sur les Monts Igman et ensuite embrassait la cuvette de Sarajevo. Certains jours où la brume remplissait les terres basses, de Sarajevo ne surnageaient au-dessus du brouillard que les tours de retransmission détruites, qui comme des statues fracassées, portaient témoignage de la folie des hommes, qui plus bas s'affamaient et s'entretuaient. Il m'arrivait souvent de venir m'isoler seul assis au sommet. Tous les matins au lever du jour j'étais un spectateur assidu de ce moment magique, que tout alpiniste apprécie plus que tout. Pour le montagnard, généralement assister à l'apparition du soleil d'un sommet signifie que l'entreprise de la journée a été un succès puisqu'on est arrivé au but que l'on s'était fixé, donc tout à loisir, l'esprit libre on peut se livrer à ce fantastique spectacle de la nature. Bien évidemment ma situation et les raisons de ma présence étaient bien différentes de la motivation habituelle du grimpeur partant à l'assaut d'une face. Un matin, à cinq heures, alors que la nuit ne va pas tarder à céder la place à la lumière, assis seul, tous les sens en éveil je m'imprègne de ce spectacle dans ce contexte particulier du siège. Sous Bijelasnica une mer de nuages s'étale, de laquelle sortent quelques points hauts des collines enserrant Sarajevo. La distance à la ville amortit le bruit du canon qui est quasi permanent, et le transforme en une rumeur lointaine, sourde et diffuse. Y a-t-il vraiment la guerre ? Ce moment de joie intense que tout alpiniste gardera pour toujours dans son cœur va se produire. À l'est, la clarté se fait de plus en plus nette et les nuages prennent des teintes irisées qui s'étalent du rouge vif au marron sombre presque noir, dans un dégradé continu d'est en ouest. Alors, le soleil perce la couche et apparaît déformé du fait de la distorsion de la lumière traversant l'atmosphère. À cet instant, j'aperçois dans la direction de l'astre du jour deux « bateaux » chevauchant à vive allure cette mer de nuages calme. Enfin, je distingue leurs silhouettes surmontées de leurs doubles dérives caractéristiques. Il s'agit de deux F14 de l'US Navy qui convergent vers ma position, point caractéristique connu de tous les aviateurs de la coalition. Arrivés au pied de la montagne, ils l'escaladent en patrouille serrée au plus près du relief. J'ai tout loisir de les regarder monter vers ma position. L'un des avions me survole de quelques mètres, tandis que le second passe en dessous dans le petit col qui est à ma droite en contrebas. Je peux voir très distinctement les casques de l'équipage de l'aéronef lancé à vive allure. Heureusement que je me suis levé, dire que j'aurais pu rater un tel spectacle, qui restera gravé en moi à jamais. Je ne peux m'empêcher de penser à ma chère maman à laquelle j'ai dit, que j'étais en Italie. Si elle pouvait imaginer « l’enfer » qui est le mien. Je sais que ce genre de réflexion peut choquer, mais c’était bien mon état d’âme à ce moment, confronté à un double spectacle de beauté de la nature au lever du jour et de merveille technologique, le tout dans un environnement de guerre. Les journées étaient bien remplies, entre le travail technique, les visites d'autorités alliées ou serbes, de journalistes et même de troupes tentant des actions tout du moins d'intimidation. Dans ce contexte, pris entre les positions des Serbes et des Bosniaques, ce que nous craignions le plus c'était de nous faire attaquer par une faction, qui essaierait d'en rejeter la faute sur leurs ennemis afin que nous les attaquions à notre tour en guise de représailles. Du fait de cette insécurité, lorsque nous restions peu nombreux, nous prenions des précautions particulières, car nous ne pouvions rester éveillés toute la nuit. Nous déployions autour de notre refuge, des systèmes d'alarme constitués de fils fins reliés à des mines éclairantes. Un soir alors que nous sommes seulement cinq au sommet de cette montagne, réunis pour dîner, une explosion nous indique qu'une mine a été déclenchée. Branle-bas, nous montons rapidement sur le toit, prêts à répliquer en cas d'attaque. Que constatons-nous ? Un gros lièvre qui détale et qui de toute évidence était le responsable du déclenchement de notre alarme. Il est étrange de se retrouver couché à plat ventre sur le toit d'un refuge en montagne un pistolet mitrailleur à la main. L'adrénaline dans ces cas est la même que celle qui inonde lors d'un passage difficile d'escalade, tout l'esprit tendu vers l'action. De plus le groupe réagit comme un seul homme, chacun se positionnant au meilleur endroit prêt à faire front. L'esprit d'équipe dans ces situations lorsqu'il est bien rôdé est un atout indéniable. Je ne dirais pas presque déçus, nous retournons terminer notre dîner.

A deux mille mètres d'altitude, en l'absence de toute lumière parasite, la nuit est magnifique. En Bosnie à l'été 1994, des lumières parasites il n'y en avait pas, le pays n'étant plus approvisionné en électricité. Au mois d'août à l'époque des grands passages d'étoiles filantes, j'ai assisté de mon promontoire à de véritables feux d'artifices. Ce qui était aussi très curieux à regarder, c'était la ligne de démarcation ou ligne de front entre les belligérants. Autant la journée, elle n'était pas matérialisée à travers les forêts qui s'étalaient à nos pieds, la nuit par contre, les lampes de poche et les petits feux ponctuaient très nettement cette ligne qui séparait des hommes en guerre. Un soir j'étais en train de la regarder serpenter au gré des mouvements de terrain. Un avion m'a contacté pour venir étudier la zone. Dès que le bruit de son réacteur, très ténu à peine perceptible du fait de sa hauteur, s'est fait entendre, la ligne de front s'est presque instantanément éteinte. Dans cette quiétude de l'été, il ne fallait pas se fier aux apparences. Les hommes restaient très vigilants et se guettaient, prêts à donner la mort à l'imprudent qui se serait laissé prendre par la douceur de l'été.

Parfois nous étions confrontés à des situations difficiles. Un exemple, à quelques centaines de mètres de notre refuge, se trouvait le cadavre d'un combattant bosniaque en zone serbe. Des tractations par radio sont engagées afin que ses camarades puissent le récupérer. Les Serbes ne s'y opposent pas dans la mesure où, on leur rend la dépouille de l'un des leurs en échange. La réponse du camp adverse est simple : nous ne détenons pas de cadavre serbe, par contre nous avons des prisonniers, nous allons en tuer un, et vous donner son cadavre en échange. La négociation s'est égarée et a traîné quelques jours. Au mois d'août la chaleur aidant, le corps du combattant s'est rapidement métamorphosé et ce sont les soldats français qui sont allés le ramasser afin que les siens puissent lui donner une sépulture décente.

Il m'est arrivé d'avoir à participer à des reconnaissances le long de lignes de crêtes, afin de nous assurer que les différentes factions de combattants respectaient bien le retrait auquel elles s'étaient engagées. Hors le contexte très particulier de cette guerre balkanique, le déplacement en lui-même consistait en une magnifique balade sur une crête aérienne, offrant de toutes parts une vue magnifique sur un pays sauvage, très peu habité. Le problème des mines nous préoccupait cependant, et nous faisions attention. Sur ce sol de rocher dénudé, le risque de marcher sur l'une d'elles était faible. Par contre déclencher un système de piège en tirant du pied sur un fil me semblait possible.

Un jour où l'activité aérienne était interrompue pour cause de météo très mauvaise, je suis parti me balader dans le brouillard en pleine montagne avec l'un de mes camarades. Outre le danger inhérent à la montagne par mauvais temps, nous ressentions des impressions fortes à l'idée du contexte général de la région à ce moment. Devant nous, une masse sombre apparaît, nous marquons l'arrêt puis nous approchons. Il s'agit d'une stèle à la mémoire de randonneurs morts de froid après s'être égarés dans le mauvais temps. Cet accident remontait à plusieurs années avant le début de la guerre.

Depuis mon observatoire, j'ai aussi assisté à la destruction totale de la station de ski olympique par les Serbes. En effet, lorsqu'ils se sont retirés de cette zone, afin d'être sûrs que les Bosniaques n'utiliseraient pas les installations, ils ont tout dynamité. Par un bel après-midi, j'ai vu les pylônes des remontées mécaniques plier sous les charges d'explosif. Le feu d'artifice a duré un certain temps, avec en bouquet le dynamitage avec une très forte charge de bunkers qui se trouvaient à quelques mille cinq cents mètres de ma position. Des blocs énormes ont été projetés et un immense panache de fumée s'est élevé tel un geyser. L'onde de choc forte a sérieusement secoué notre bâtiment. Ce soir-là, tout autour dans un ciel clair il n'y avait que désolation et incendies. En contrebas un très bel ensemble hôtelier finissait de se consumer dans la nuit qui s'installait.

Bien que souvent isolé sur mon piton, je savais que très vite l'actualité pouvait me propulser au premier plan, au travers d'une déclaration à des reporters français mais aussi serbes. Il m'est arrivé à ce titre une expérience très intéressante et pleine d'enseignements. Ce jour-là, nous étions assez nombreux au sommet de la montagne, mon équipe, six en comptant le spécialiste du renseignement, un petit détachement de la Légion pour assurer notre sécurité et un détachement de parachutistes qui effectuait une mission spécifique. En tout, nous étions une bonne vingtaine. Un nuage de poussière tout en bas de notre montagne attire mon attention. Un véhicule monte. Lorsque j'arrive à le discerner clairement, je constate qu'il s'agit d'une voiture civile non blindée et non tout terrain, donc ce ne sont pas les journalistes habituels, reconnaissables à leur 4x4 aux vitres blindées. Immédiatement j'interroge le spécialiste du renseignement, qui me dit reconnaître ce véhicule. Il s'agit d'une équipe de télévision serbe venant de Belgrade. Qu'est-ce que cela signifie ? Le chemin est long pour arriver jusqu'à nous le long de ce chemin très caillouteux. Nous avons tout le temps de nous perdre en interrogations. Enfin la voilà cette voiture qui débouche sur l'esplanade devant notre bâtiment. Il s'agit d'une petite auto à la silhouette carrée, bien dans la tradition des véhicules des pays de l'est. En sortent deux journalistes, une femme et un homme à l'aspect assez miteux. Ils ne sont pas armés, donc pas considérés comme hostiles. Leur hostilité résidant cependant dans leur caméra. En effet, ne faisant pas confiance aux journalistes français, il est encore moins question de faire confiance à une équipe serbe, qui vient probablement sur instruction. Je demande à chacun de ne pas communiquer avec les nouveaux arrivants. Ayant enlevé mes différents attributs de grade, de nom et surtout d'appartenance à l'armée de l'air, je les laisse s'approcher. Une fois au contact, j'engage la conversation, et je ne juge pas utile de les empêcher de filmer, dans la mesure où nous ne leur parlons pas, afin d'éviter toute tentative de manipulation. Rapidement ils ne semblent plus motivés pour nous filmer, je pense les avoir découragés. Alors le spécialiste du renseignement attire mon attention sur le nouveau nuage de poussière qui vient à notre rencontre. Très vite les véhicules sont identifiés. Il s'agit de l'un des généraux de l'armée serbe de Bosnie accompagné de certains de ses adjoints. Les véhicules s'arrêtent à proximité de celui des journalistes. Le général et l'un de ses subordonnés descendent du premier ainsi que quelques officiers du second. Les journalistes se sont mis en position pour filmer. Je n'ai aucun mandat pour recevoir qui que ce soit de l'un des camps belligérants. Je me tiens donc en retrait, montrant très clairement que je n'ai pas l'intention d'accueillir cette délégation même si à sa tête se trouve un général. Ce dernier juge vite la situation et entreprend de faire le tour de la position. N'étant pas menaçant, ses adjoints non plus, je ne juge pas utile de leur en interdire l'accès. Cependant je les fais suivre par un légionnaire d'origine yougoslave, lui demandant de se tenir à la distance nécessaire et suffisante pour écouter ce qui se dit. La conversation entre ces officiers serbes est édifiante. En gros le général dit : les Français sont là mais n'en n'ont rien à foutre. Ensuite il revient se camper au milieu du terre-plein et attend que l'un d'entre nous vienne à son contact. J'interdis à quiconque de bouger. Alors le journaliste serbe s'approche et me dit que le général désirerait me parler. Ayant pris précédemment les précautions nécessaires afin que les caractéristiques de mon uniforme ne puissent être utilisées à des fins de propagande proserbe, je m'approche. Le général me tend la main, j'en fais de même. Et commence un grand serrage de mains à la mode communiste sous l'œil de la caméra. Je n'apprécie pas et me mets à tourner, pour perturber la prise de vue. Mon interlocuteur me pose un certain nombre de questions que j'élude et il me fait constater que je suis particulièrement prudent. A l'une d'entre elles je réponds que les montagnes de son pays sont très jolies et que j'apprécie d'avoir à m'y trouver. Il regarde les siens un peu interloqué et sourit. Je ne me sens pas particulièrement à l'aise, d'autant plus que le journaliste essaie de me coller le micro sous le nez. Je parle donc le moins distinctement possible tout en tournant, et la langue anglaise se prête bien à la non-articulation. Nous sommes donc tous à tourner sur ce terre-plein au sommet d'une montagne. Même si cela n'a pas duré très longtemps, j'ai eu l'impression d'une éternité. En effet, mes interlocuteurs sont aguerris beaucoup plus que je ne le suis à l'art de la manipulation et de la désinformation, donc je me sens dans cet entretien en position de vulnérabilité. Le général voyant toute l'hostilité passive que je manifeste à son encontre n'insiste pas trop. Il me dit au-revoir et repart avec ses adjoints. La voiture des journalistes les suit dans la foulée. Je ne pense pas qu'ils puissent exploiter les images qu'ils viennent de faire. Cette visite me semble étrange et surréaliste.

Nous sommes vraiment dans une situation bizarre au milieu de belligérants qui peuvent investir notre position dans la mesure où ils ne sont pas hostiles, mais auxquels nous nous opposerons s'ils sont armés. Alors que je me perds depuis une heure en conjectures sur la signification réelle de cette visite, l'un des parachutistes attire mon attention sur un groupe d'hommes à pied qui monte la pente raide qui conduit à notre position. Nous identifions tout de suite un groupe de combat d'une dizaine de soldats serbes, cette fois armés. Immédiatement je réunis les légionnaires et les parachutistes et les fais se positionner face à la menace. Les intrus constatent que nous réagissons mais continuent leur progression. À ma droite les légionnaires à ma gauche les parachutistes, échelonnés le long de la crête. Les armes sont clairement mises en position de tir. Ils montent toujours. Par contre ils ne lèvent pas leurs armes. J'y suis particulièrement attentif, car s'ils ont ordre d'attaquer il est fort probable que la première balle sera pour moi. La tension monte très clairement. Le lieutenant commandant le détachement de parachutistes positionné à quelques mètres de moi, tenant son pistolet mitrailleur prêt, m'interroge d'un regard insistant et n'attend qu'un signe de ma part pour tirer dans le tas. Pas de panique, mais ça ne va pas tarder à urger! Ils continuent de monter. Même s'ils ne sont pas directement menaçants, il n'est pas question de les laisser arriver avec leurs armes. Ils ne sont plus qu'à deux cents mètres. Les deux chefs de détachements légion et parachutiste guettent la moindre de mes réactions. J'ai clairement conscience de la décision rapide et lourde de conséquences, que je peux être amené à prendre à la moindre évolution de la situation. Les Serbes sentent que cela ne va pas tarder à dégénérer. Nous avons l'avantage de la hauteur, ce qui psychologiquement est confortable. Alors je vois le chef de groupe de combat serbe poser son arme, tous ses hommes en font de même, mais ils continuent de monter. Pour moi, cela est différent par rapport à mes directives. Je demande aux militaires français tout en restant extrêmement vigilants de ne plus les viser directement. Les Serbes arrivent à notre contact. Ils nous demandent de l'eau. Nous leur en offrons. Nous échangeons quelques paroles en restant les uns et les autres sur nos gardes, faisant attention à tout geste mal interprété, car après ces minutes de grosse tension, il faut revenir au calme psychologique. Puis ils repartent par où ils étaient arrivés. Au passage ils récupèrent leurs armes et disparaissent au bas de la montagne. De toute évidence, leur général les a envoyés pour nous tester. Je ne sais pas à quelle réaction il s'attendait. Par contre, je sais qu'il aurait suffi d'un détail, un petit incident, par exemple un soldat serbe qui trébuche en levant malencontreusement son arme de façon menaçante, et que j'interprète comme un déclenchement d'offensive pour que je fasse tirer sur le groupe.

À la fin de ma mission de quatre mois, la passation de consignes à mon successeur m'a une fois de plus amené à vivre une situation chargée en adrénaline. En effet, alors que je le conduisais sur les différents sites environnant Sarajevo à partir desquels nous guidions les avions, il se montra très curieux concernant l'un d'eux. Il s'agissait d'un point haut sur l'une des collines dominant la ville. Sur le mouvement de terrain en face de nous se trouvait une ligne de canons serbes. Afin de les faire désigner aux avions de combat, nous prenions comme point de repère initial une usine dans la vallée sous nos pieds. Cette usine nous ne la voyions pas du fait d'une rupture de pente. Cependant, je savais précisément où elle se situait et j'en connaissais les caractéristiques, car l'aéronavale française m'avait fait parvenir des photos de qualité. Mais mon camarade ne voulant se satisfaire des photos, il me demanda donc que nous allions voir de nos propres yeux cette fameuse usine. Pour ce faire, il fallait passer une petite ligne de crête à partir de laquelle la vue était plongeante sur le fond de la vallée. Je lui dis que cette manœuvre je ne l'avais jamais faite, elle était inutile et de plus fort dangereuse, car considérée à coup sûr comme une provocation par les Serbes. Nous nous dirigeons à pied vers ce lieu, alors que je m'efforce de le convaincre de la stupidité de ce que nous sommes en train d'accomplir. Au moment de passer cette fameuse ligne de crête, un sifflement strident et violent se fait entendre. L'air autour de nous est comme déchiré par une vibration puissante. Nous réalisons immédiatement que nous avons été la cible d'un tir direct. L'obus à pleine vitesse a dû passer dans un rayon d'une dizaine de mètres, mais heureusement un peu au-dessus. Du fait de notre position dominante il a franchi la colline et s'est écrasé loin derrière. Là j'ai dit à mon camarade que je refuse de continuer et je fais demi-tour, il me suit. Un deuxième obus s’abat à une centaine de mètres dans le jardin potager d'une villa en contrebas. Nous nous mettons à courir vers notre véhicule blindé. Une fois que nous sommes à l'intérieur, un troisième obus éclate à proximité et nous recevons quelques pierres projetées par le souffle de la déflagration. De toute évidence les Serbes nous ont fait passer un message, quant aux limites à ne pas dépasser. Je l'ai bien senti depuis quelques mois que je travaille dans ce secteur, qu'il y a un code de comportement non écrit mais bien établi entre eux et nous. S'ils avaient voulu nous tuer je pense que le premier coup aurait été le bon. Cependant plus j'y pense et plus je me dis que ce premier obus est passé très, très près. La moindre erreur de tir de leur part et nous le recevions directement et nous étions transformés en poussière. Ce sont là des expériences uniques, qui lorsque vous les avez vécues, vous marquent pour votre vie. Face à des décisions lourdes de conséquences que l'on peut être amené à prendre, je constate que je ne me pose plus de questions annexes. Toute la réflexion, que chaque militaire a dû avoir en amont concernant le métier des armes, permet de réagir sans état d'âme mais en gardant en tête les principes de démocratie et d'importance de la vie humaine.

Voilà ce que j'ai vécu dans cette ville et ses environs durant quatre mois de l'année 1994. C'est avec beaucoup d'intérêt et une curiosité exacerbée que j'y reviens en mai 2008, au cours d'un périple à travers les Balkans.

Mon arrivée se fait par une route à forte circulation, alors que je connaissais ce pays au travers d'un trafic inexistant hormis les véhicules militaires de la coalition de l'ONU. Donc tout surpris je rentre dans une ville qui n'a plus rien à voir avec celle où j'avais vécu. Très rapidement j'arrive au carrefour où durant quatre mois j'avais connu cette carcasse de tramway tordue et rouillée. Je suis impressionné par l'activité de la ville. Les façades des immeubles gardent les traces de la guerre. Comme il est étrange de voir cette foule dans ces rues dont je garde le souvenir d'un lieu désert, où seules les déflagrations perturbaient le silence pesant. Ce qui me frappe tout de suite une fois de plus, c'est cette foule de constructions escaladant les collines, mélange de maisons de quartiers, de mosquées et de cimetières. Ces derniers ne sont pas cachés par de grands murs afin de les soustraire à la vue. Bien au contraire ces véritables forêts de stèles blanches éclatantes, surgissent un peu partout au gré des reliefs qui enserrent la ville, par groupes plus ou moins importants. Au cours de mon séjour précédent, cette cité, je ne l'avais pas perçue de cette façon, sans doute accaparé à guider des avions à partir de mon blindé.

Après renseignement je vais loger chez l'habitant à mi-chemin du sommet d'une colline, où je me rendais fréquemment pour accomplir ma mission. Lorsque je parle au propriétaire de cet endroit que j'avais fréquenté pendant le siège, je le sens un peu gêné. Il me dira au fil de la conversation qu'à cette époque il était réfugié en Suisse. Il n'a pas à se sentir gêné. En effet, qu'aurait-il bien pu apporter en restant ici durant cette période de terreur ? Le quartier est superbe, constitué de petites rues en pente, délimitées par des maisons très balkaniques, un étage maximum, bien propres, badigeonnées à la chaux. De temps à autre une mosquée aux dimensions réduites, avec un minaret noir en bois dépasse au-dessus des toits. Que ce quartier est esthétique ! Sur une fenêtre deux chats sont langoureusement étalés, l'un d'eux est d'une blancheur immaculée et l'absence de contraste sur le mur blanc est étonnante. Sans délimitation aucune on passe de la rue à l'un des multiples cimetières. Les stèles funéraires relèvent plus de monuments historiques que des froides demeures de défunts que l'on rencontre chez nous. En s'y promenant on ressent tout le poids de l'histoire récente et dramatique, mais aussi et surtout de l'histoire ancienne et multiple, chrétienne et principalement ottomane. Le syncrétisme est palpable dans ce mélange de cultures. Ce qui est étonnant c'est qu'une guerre ait pu éclater. Pourquoi des peuples qui ont de tels points de convergence peuvent arriver à se battre. Des origines différentes qui subsistent malgré le temps et qui resurgissent sous le poids des évolutions géostratégiques, sous la pression de systèmes idéologiques du passé. Des chefs à l'esprit obtus, exacerbent les peurs par rapport à l'autre et tout éclate ? Cette différence culturelle entre orthodoxes, catholiques et musulmans, je l'ai connue en Albanie. Mais les situations ne peuvent se comparer. Dans ce petit pays, quelles que soient les origines religieuses, le voisin n'est pas ressenti comme une menace, même si on s'en moque parfois. Sans doute est-ce là tout le côté néfaste d'un politicien, qui de par son formatage idéologique, entretient des barrières entre les différents groupes, alors que son prédécesseur avait maintenu l'union, certes d'une main de fer. Sans doute est-ce facile de dire ce que je dis, la réalité de la relation humaine étant complexe. Peut-être les groupes d'origine différente ne sont pas vraiment solubles entre eux? Adieu les belles illusions de citoyen du monde, image idyllique que nos démocraties colportent de façon un peu hypocrite. Dans notre pays, la France la fraction ethnique est une réalité qui semble devenir de plus en plus visible. On comprend d'autant mieux, alors que nous sommes un pays encore prospère qui se veut démocratique, pays des droits de l'homme, que dans un pays pauvre régi par des règles sorties du communisme stalinien, les explosions entre groupes soient inévitables. Ces clivages qui montent les hommes les uns contre les autres, n'empêchent pas qu'individuellement ces mêmes hommes soient accueillants et très sensibles, c'est tout le paradoxe de la race humaine.

En tout cas je ne suis pas très optimiste pour le devenir de la Bosnie et de Sarajevo en particulier. Ce que j'y ai vu en 2008 n'est pas très rassurant. J'ai ressenti que si en apparence les frontières n'existaient plus, les différents groupes les situaient toujours avec précision. Si nous, Occidentaux, nous pouvons passer dans les différentes zones de Bosnie, les autochtones semblent beaucoup plus cantonnés par secteur. Par exemple il n'est pas possible de faire le tour de l'aéroport de Sarajevo en bus. De façon inexplicable à première vue, il s'arrête à un endroit et ne va pas plus loin. Cela semble correspondre aux limites de la zone de front que j'ai connue il y a plus de vingt ans.

Ayant donc utilisé le bus jusqu'à son terminus je continue mon tour à pied et je tombe sur le fameux tunnel, dont à l'époque nous ne savions pas s'il s'agissait d'un mythe ou d'une réalité. Que d'émotion cela me procure d'y pénétrer. Ce tunnel permettait aux Bosniaques de rejoindre la ville de Sarajevo en passant sous l'aéroport, car tous les accès terrestres étaient tenus par les Serbes, ou maintenus sous leur menace. De son point d'entrée sous terre je distingue très nettement le bâtiment de l'aéroport dans lequel j'avais été logé au cours de mon dernier mois de présence. Me revient à l'esprit mon installation dans la pièce qui m'avait été attribuée avec mon équipe. La fenêtre détruite ne protégeait pas la pièce des intempéries, mais surtout des tirs éventuels de snipers bien identifiés à proximité. Donc très humblement nous avions mis des sacs de sable dans le trou béant de la fenêtre, laissant un petit espace latéral afin que la lumière entre. Aucun sniper ne nous a jamais tiré dessus. Par contre je n'ai jamais cherché à les narguer. S'il avait été question de les détruire, alors il y aurait eu le choix entre un tir de blindé ou un passage d'avion, mais ce n'était pas à l'ordre du jour. Cependant mon successeur, sans doute plus joueur, s'est amusé à attirer l'attention d'un sniper. De ce fait de temps à autre, il se rappelait à son bon souvenir en lui tirant une balle dans la pièce, rien que pour le « fun ». Je suis content de ne pas avoir goûté ce genre de plaisir !

En regardant les vastes espaces dégagés de cet aérodrome, me reviennent en mémoire les soirées, où alors incorporé dans un régiment de légion je prenais des tours d'officier de service, dont la mission principale la nuit était de suivre la fameuse mission dite de « crossing ». Il s'agissait de gérer le flux de Bosniaques qui traversait en surface la zone de l'aéroport contrôlée par la force internationale. Tous ne pouvant pas emprunter le tunnel, le passage à l'air libre se faisait sous les yeux des Serbes qui avaient une vue directe sur la scène, car ils tenaient les deux extrémités de la piste. Or en vertu d'un accord international, la force militaire de l'ONU avait la responsabilité d'interdire aux Bosniaques de traverser en ce lieu. Il en résultait une situation ubuesque. Les Serbes nous menaçaient de tirer dans le tas si nous n'empêchions pas les Bosniaques de passer. Avec des véhicules blindés coordonnés de la tour de contrôle à l'aide d'intensificateurs de lumière infrarouge nous surveillions les passages. Avec nos blindés nous interceptions les personnes en train de traverser et les ramenions à leur point de départ. Dans une même nuit il n'était pas rare de ramener plusieurs fois la même personne. Et la population essayant de traverser était très diverse, ça allait de la jeune fille en mini-jupe au paysan qui traversait avec sa vache. Bien évidemment cette dernière il n'était pas question de la faire monter dans le blindé, on l'accrochait donc à l'extérieur. Tout ce ballet était observé par les Serbes qui parfois nous appelaient au téléphone pour nous dire d'être plus efficaces, en nous menaçant d'ouvrir le feu au canon si nous n'obtempérions pas. Me trouver là en bordure du terrain d'aviation avec tous ces souvenirs qui me reviennent à l'esprit est très émouvant. Prendre les transports en commun le long de « sniper allée » que cela me semble étonnant. Cette avenue est longue, je n'en avais plus un tel souvenir. Une ville déserte se traverse effectivement plus facilement qu'une ville noyée dans un trafic important. Des grappes humaines dans ces bus, cela prouve que la vie a repris malgré les problèmes qui subsistent. La visite du musée national, qui délimitait quasiment la ligne de front est aussi un moment unique. L'un de ses conservateurs qui y est demeuré tout au long de la guerre, vous montre la position de la ligne de front, qui passait pratiquement dans le petit bout de pelouse attenant au bâtiment.

Je pénètre dans l'enceinte de l'université. Une partie des bâtiments est abandonnée, étant trop endommagée et les réparations tardent. Ce qui est frappant, ce sont ces murs criblés de balles. Ces scènes je les ai aussi beaucoup vues en Croatie, autre pays dévasté par cette guerre de désagrégation de la Yougoslavie. Mais lorsque l'on regarde les façades de nombre de nos cathédrales on y voit les mêmes traces, souvenirs des conflits passés. Une fois dans les bâtiments occupés, un cerbère femme à l'allure peu sympathique me demande ce que je fais en ce lieu. Je lui réponds que je cherche la bibliothèque, qu'elle m'indique. Cela me permet de continuer à me promener pour m'imprégner de l'ambiance de cette université. Beaucoup d'étudiants y circulent l'air empressé, mais il m'est difficile de me faire une idée de l'activité réelle qui y est menée. Nombreux sont ceux qui parlent au moins un peu l'anglais, me semble-t-il.

Cette ville de Sarajevo la nuit est magnifique. Y manger dans un petit restaurant du centre, attablé sur la terrasse en pleine rue piétonne, au milieu d'une foule dense qui déambule, permet de bien prendre le pouls de la population. Beaucoup de jeunes, moins cependant que dans la ville de Prisren, capitale historique du Kosovo, que j'ai traversée la semaine précédente. Un pourcentage non négligeable de jeunes femmes sont voilées. Mais contrairement à ce que l'on voit généralement, ces voilages sont multicolores de tissu de belle qualité et moulants sur tout le corps. Ce que je pensais être le but du voilage, cacher les formes féminines, a ici l'effet inverse et révèle toute la grâce et l'esthétique de la passante. Que faut-il y comprendre ?

Le soir après ce bain de foule agréable, dans cette zone bien éclairée, que j'avais connue lugubre et déserte durant de longues nuits, je remonte à ma chambre. Il fait bon. La ville vue de haut est une véritable splendeur. Les collines environnantes enserrent de leurs lumières plongeantes cette cité qui s'étire en longueur. Une multitude de mosquées pointent leurs minarets couronnés d'ampoules. Je longe un grand cimetière aux stèles centenaires, elles débordent de l'autre côté de la rue qui le délimite, en colonisant quelques plates-bandes. On dirait qu’elles ont décidé d’aller se promener en prenant quelque liberté. Toutes ces pierres blanches érigées de facture ottomane, aux formes arrondies et pleines d'harmonie, reflètent la lumière environnante. Il règne en ce lieu une grande quiétude et cette atmosphère prend aux tripes. De telles rencontres faites au hasard vous tombent dessus par surprise et brutalement déclenchent une émotion très forte. Dans ces instants, l'émoi qui monte et vous envahit, procure une forme de béatitude que l'on aimerait garder en soi longtemps. Il me faut m'engager ensuite dans une petite rue en pente raide, pleine de pénombre. Au détour d'un mur, une mosquée au minaret de bois noir luit faiblement, tel un fanal sombre. Cette ville de nuit m'a bouleversé.

Ces deux passages séparés par 15 ans dans Sarajevo m'ont inspiré les quelques pages précédentes. Cette ville dans laquelle des événements capitaux pour l'Europe se sont déroulés au cours de toutes les époques de notre histoire, en particulier l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand héritier du trône d'Autriche par un jeune Serbe le 28 juin 1914, lieu permanent d'affrontement de civilisations et de religions, revêt à mes yeux une grande importance. Elle représente la ville balkanique dans toute sa splendeur et sa complexité historique. Avoir assisté, et participé à mon niveau, à l'un de ses épisodes historiques, l'un sans doute des plus dramatiques, me laisse une impression forte et des images indélébiles. La simple évocation de ce nom, Sarajevo, réveille en moi le souvenir d'une période passée, vécue avec intensité. Cette saison en Bosnie est probablement à l'origine de cette passion balkanique que j'éprouve fortement et que j'ai cultivée à travers d'autres pays, en particulier l'Albanie. D'ailleurs le jour où je changerai de véhicule, nécessairement j'aurai droit à une plaque avec nouvelle immatriculation qui laisse le choix du département. Et si j'en ai la possibilité à la place du 69 dans le coin inférieur droit j'aimerais mettre un aigle albanais, symbole balkanique par excellence, qui transcende les frontières de plusieurs pays.
Bulgarie: appart'hotel sur la mer Noire English translation pending
by Dnicolas · 2011-02-07 · 3 replies
Bonjour,

je demmare cette discussion pour parler d'une ville en bulgarie ou j'ai passé d'exellente vacance...BYALA, située entre varna et burgas et possédant des plages pas encore trop touristique... j'ai trouvé l'idee sur un blog
http://bgdream.unblog.fr. j'avais déja été a varna et a burgas et j'ai trouvé que la mentalité et les paysage était fort différent a byala...melange entre plage et colline ou j'ai autan fait des promenade en pleine nature que bronzé sur la plage...en plus le centre est tres typique et il y a des commerce qui commence a s'installé avec l'arrivée des touriste...donc voila...j'espere avoir eveillé de la curiosités aupres de vous cher voyageur et au plaisir de lire vos commentaire de voyages....et bon plan
Que faire à Guantanamo? English translation pending
by Rochoa · 2009-01-17 · 6 replies
Salut, J'ai un ami qui qui voulait visiter camaguey ou Guantanamo il m'a posé la question si Guantanamo valait la peine mais je n'ai jamais été et je voudrais lui donner une idée. Alors vos commentaires SVP.

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