Carnet devoyage père-fils, 10 jours en
Namibie, mai 2014
Le 9 mai à11h. c’est le bus Intercap de
Livingstone (
Zambie) pour
Windhoek (prononcéVînnedock), un 3 heures dans les routes défoncées de
Zambie pour la frontièrede
Namibie puis un autre 16 heures sur une bonne route asphaltée. Deux arrêtsd’environ 20 minutes en cours de route dans des dépanneurs/fast-food destations services. Vraiment rien d’appétissant dans les comptoirs, donc ce serachips, biscuits et eau.
L’arrivée àWindhoek est à 6h heure locale. On se rend tout de même à l’hôtel réservé pourle soir, après avoir nous même indiqué la route au chauffeur de taxi. L’HôtelUhland est un charmant petit hôtel déniché sur booking.com, mais il n’est que6h45, un peu tôt pour une chambre. On nous propose de prendre le petit-déjeuneret d’attendre à la piscine. Excellent petit-déjeuner, bon café, jus, viandefroide et fromage, petits pains chauds et rôtis... aah! Ça réconcilie avec la vie. À 9h la chambreest prête, Antoine se couche, moi je prépare une petite escapade en ville, ilfaut VOIR ce qu’il y a à VOIR. Balade de 2h30-3h et le tour de la ville estfait, à pieds. Les pelouses du parlement sont superbes, beaucoup de beauxédifices, c’est propre et calme (un samedi matin), quelques cafés-terrasses etrues piétonnes au centre-ville et les magasins habituels, parfois les mêmeschaînes qu’en
Zambie. Vers 15h30 retour en ville, version courte, pour allermanger avec Antoine. Le petit café repéré un peu plus tôt est en train defermer, c’est samedi et il est 16h. Maisil y a d’autres restos... crevettes, escargots à l’ail et spaghetti carbonara aupoulet feront l’affaire.
Le dimanchec’est la prise de possession de la camionnette Nissan, avec frigo s’il vousplaît. Une fois toutes les formalités et conseils d’usage réglés on «hit theroad Jack», direction désert
Namib-Naukluft. Très agréable de découvrir lepays, plutôt sec et aride, très peu peuplé, moins de 4 M d’habitants. On sentque l’on se promène «in the middle of nowhere», quelques fermes isolées ici etlà, de même que quelques gîtes et campings. On traverse quelques cols mais riende comparable à l’Europe. En fait on se promène sur un plateau à environ 1000md’altitude et il y a à peine quelques sommets qui atteignent les 2000 mètres.Puis on descend dans le désert, genre Sahel plutôt que genre Sahara.
À Solitaire (je n’invente pas), une première panne du système électrique, tous les cadransindicateurs ont cessé de fonctionner, mais le véhicule roule bien, à unevitesse x sur une distance y avec un réservoir à z on finit par se rendre au WELTEVREDEGUEST FARM Weltevrede (Veltévrrede) qui signifie «well satisfied» en afrikans.
Le 12 maic’est un lever à 3h45 pour être à l’entrée du parc à
Sesriem avant 5h30 pour untour de montgolfière (925 $CDN/2). Super expérience et comme le dit notreguide, «on ne sent pas le vent car on est le vent», au dessus du plus vieuxdésert du monde, où il n’a tombé que 20mm de pluie au cours de la dernièreannée. Une ballade à ± 300 mètres d’altitude et à une vitesse oscillant entre20 et 30 km/h, les vents étant légers, qui est suivi d’un petit déjeuner auchampagne, zèbres fumés maison et poissons fumés, confitures maison, croissants, dans les dunes, en plein désert. WOW! Ensuite c’est Sossusviel oùl’on met à l’œuvre notre Nissan 4 x 4 pour se rendre au site et faire une bonnepromenade dans les dunes. Il fait très chaud mais on a de l’eau. Il faut ledire, cette mer de sable et de dunes mérite de faire partie des sites dupatrimoine mondial. Au retour vers
Sesriem, une seconde panne, réglée par unsurvoltage d’un bon samaritain mais le moteur tousse, va-t-on se rendre à labarrière, encore environ 8 km ? À 100mètres de la barrière, panne complète, en plein centre d’une petite place. Parchance la circulation est faible. Donc téléphone à l’agence de location, mécanos, etc. etc. l’hôtel vient nous chercher à l’entrée du parc et demain on aura unautre véhicule. Coucher à nouveau au Weltevrede Guest Farm.
Au programme d’hier il y avait aussi la visitedu
canyon de Sesriem, reportée à cause de la panne. Ce matin on attend àl’hôtel le véhicule de remplacement, devant la chambre quelques impalasviennent se promener et c’est un avant-midi relax. Le
canyon de Sesriem n’est pas un «must», mais tant qu’àêtre dans le coin... Au retour à l’hôtel, une petite escapade sur leur immenseterrain, escalade d’une petite montagne à la recherche de peintures de bushmen.On trouve la «grotte» mais pas de peinture ou bien on ne sait les distinguermais la vue sur la région est superbe.
Au souper, du steak d’oryx au menu, excellent, servi avec oignons frits comme le foie de veau.C’est la pleine lune au dessus du désert. Fantastique ! Coucher au Weltevrede Guest Farm.
Ce 14 mai, direction Naukluft Mountains, il faut aller voir, nous ne sommes qu’à 100 km.On a vu, ça ne valait pas vraiment le détour et tant qu’à y faire éventuellementune rando de 8 jours, pas pour moi, trop chaud, sec et aride, très très peubalisé et décor assez peu varié. Par chance ce n’était pas cher, 90 $N. Diner à Solitaire et dernière nuit auWeltevrede Guest Farm.
Directionbord de mer ce 15 mai. 3h40 de route à travers des terrains plutôt désertiquespour
Walvis Bay, diner sur le bord de la mer. Il y a grand vent et c’estvraiment très frais, grand contraste avec le désert. Ici c’est le style villede vacances, grandes avenues, palmiers, belle promenade le long de la lagune.Mais pour se rappeler que l’on est toujours en Afrique on se frappe deux fois àune porte fermée au musée, la préposée étant absente, à la grande déception desresponsables du centre culturel et à la nôtre car il y a, apparemment, uneexposition sur les origines du
désert du Namib.
Il n’y a que35 km entre
Walvis Bay et Swakopmud alors on commence ce 16 mai par un petittour le long de la Lagoon où l’on voit des centaines de flamands roses fouillerle sable pour se nourrir, puis quelques courses dans
Walvis Bay, le coiffeur, un ATM, une Camera shop et on ne trouve pas la librairie. À l’entrée de
Swakopmund, c’est DesertEXplorers qui nous amène en Quad pour 2 heures dans le désert, assez capotantpour les jeunes, mais... le Quad d’Antoine tombe en panne «en plein milieu dudésert», remplacement du Quad, moi je m’ensable 2 fois et c’est le guide qui mesort du pétrin, cela en plus d’avoir manqué une «courbe» pour me retrouver àdevoir descendre 2 pentes très prononcées mais sans chavirer... Expérience quand même assez tripante que demonter et descendre à volonté dans les dunes et de perdre tous ses points derepères; par chance avait un guide. Ensuite c’est le coucher de soleil surl’Atlantique sud avant le coucher au Duenenblick apt. 37 Riverside Aveue à 1281 $N. pour 2 nuits. TVet Internet ne fonctionnent pas,... peut-être demain... alors même si à premièrevue ce que l’on voit de la
Namibie la situe comme assez développée selon noscritères africains, «on est toujours en Afrique». L’appartement est humide etfroid, on sent que c’est l’hiver en bord de mer.
En cettedeuxième journée en bord de mer, père et fils se séparent, Antoine va faire dusandboarding et papa reste relaxer à l’appart. Peut-être en attendant lestechniciens pour la télé et Internet, qui sait ? Un diner sur le bord de la meravec au menu du steak de springbok, tendre et excellent, puis un petit tour enville et au cimetière dont une section allemande remonterait à environ unsiècle.
Puis c’estle retour vers
Windhoek, 429 km et retour à l’hôtel Uhland. On a vu une petitepartie de la
Namibie, mais nos contacts ont été majoritairement avec des blancsalors qu’ils représentent moins de 10% de la population. Évidemment les parcsnationaux et les lieux dédiés aux touristes ne sont pas les meilleurs endroitspour entrer en contact avec les autochtones, peut-être une autre fois.
Le 19 mai à 13hc’est le bus de
Windhoek pour
Livingstone, voyage long et pénible (mais pascher à 580 $N), 23 heures alors qu’à l’aller on avait mis 19 heures. Petitproblème à l’immigration de sortie de
Namibie car à l’entrée, sans tropréfléchir, j’avais écrit sur le formulaire une durée de séjour de 8 jours, alors que c’était plutôt 10 ou 11 jours; or à la sortie on me dit que je devaissortir il y a 2 jours... tout ça même si on n’a pas besoin de visa... la prochaine fois vaut mieux écrire quelquesjours de plus que de moins. Finalement l’agent d’immigration nous tamponnequand même nos passeports sans autre histoire. Ouf !
Quant auretour en
Zambie l’entrée nous est très rapide, nos visas de résidents aidantsûrement.