On se réveille assez tôt, on remballe les sacs et prenons un copieux petit déjeuner au lodge en compagnie d'un groupe d'étudiants sud-africains.
A côté de la salle-à-manger, il y a normalement un point d'eau mais là il est à sec. Sur le côté, des transats et des parasols et un petit attroupement de jeunes. Toute une famille de phacochères et des oies prennent leur petit déjeuner à quelques pas, curieux mélange.
La lumière est déjà belle mais il ne faudra pas traîner, car le soleil est déjà bien haut.
Nos marseillais sont arrivés à
Windhoek mais ils doivent maintenant passer le parcours d'initiation Namvic pour la voiture. Nous avons donc convenu d'aller faire les courses pour deux ou trois jours à
Windhoek et de nous retrouver quelque part sur la B1.
Mais tout d'abord, il faut faire le plein. En quittant le lodge, Romain repère un groupe d'autruches. Arrêt photos, la journée commence bien !
Avec les explications reçues la veille, nous n'avons pas trop de mal à trouver la station Shell. On ne pouvait pas les rater non plus : ils nous font de grands signes. Faut pas vous inquiéter les gars, on ne connait pas d'autre station, donc jackpot pour vous ! Ils sont super souriants et nous avons bien sûr le "where are you from" habituel. Belge ! Ah Lukaku and Hazar ! Je suis mortifiée. Il fut un temps où les frites et le chocolat étaient la référence, tout se perd...
En fait ils connaissent quasi tous les joueurs de l'équipe

A l'entrée de la ville, nous croisons un groupe de babouins qui gambadent sur la route au milieu des passants. Sont tout de même pas très beaux.
Direction le Mall pour les courses. Il nous faut dix minutes pour trouver le parking pour les 4X4 car avec nos tentes sur le toit, on ne peut accéder au parking normal, un grand moment de solitude. Et c'est le coffre plus que bondé que nous reprenons la route pour Mariental. Nous parvenons à joindre Nadette et Jean-Mi avec le petit GSM Nokia première génération fourni par Namvic. Je pense que j'avais à peu près le même il y a près de 20 ans. On galère pour écrire un message, avec ce GSM où tu dois appuyer x fois sur la même touche pour choisir la lettre et où tu perds trois fois ton message avant de trouver comment supprimer cette satanée lettre p que tu ne voulais pas !!!!
Nous avons finalement convenu de rouler jusqu'à la petite ville de rehobooth et d'attendre jusqu'à 13h, sinon rendez-vous au prochain camping. Nous empruntons la monotone route B1 et sommes arrêtés pour notre premier contrôle de police. Il n'a pas d'uniforme, assis sur un tonneau, à peine un petit écusson qui confirme qui'l est de la police. Il demande le permis international et Christophe entame une petite discussion pour finalement lui dire qu'ils sont collègues. Ils se font un check d'enfer, on est tous frères lui dit notre nouvel ami, vas-y range ton permis bon voyage, j'adore déjà ce pays.
Nous faisons arrêt sur un parking pour attendre
Marseille qui a maintenant pris la route, merci Nokia. Sur le bas côté, des tentes de camping, logements des ouvriers qui travaillent sur un chantier routier. Beaucoup de voiture klaxonnent pour vérifier que tout est ok et une dame vient même s'arrêter à notre hauteur pour vérifier si nous avons besoin d'aide.
Et c'est enfin tous ensemble que nous prenons la route de Mariental. Nous avions initialement prévu de passer par les pistes au lieu de la B1 et de passer par le Hardap Dam, mais vu l'heure et la distance encore à parcourir, nous resterons sur la B1 plus rapide. Sur la route, malgré qu'elle soit fréquentée, nous croisons de nombreux springboks et oryx. Romain est notre pisteur, rien ne lui échappe.
Nous avons de petites radios qui nous permettent de discuter, bien pratique.
Pour le déjeuner, Nadette propose de pique-niquer le long du lac Oanob, repris sur le guide. il faut s'acquitter de 40 $N pour y accéder. C'est très joli, cette tâche bleue entourée de rochers. Nous essayons de prendre les pélicans en photo mais c'est sans compter sur le couillon qui se balade avec son bateau à moteur en faisant fuir tous les oiseaux.
Après avoir demandé l'accord du petit gérant, nous squattons la table de camping du camp de vacances avec vue sur le lac. Que demande le peuple.
Après cette pause bien sympathique, nous reprenons la route. Pas pour bien longtemps : des springboks traversent la route devant nous et à droite des zèbres et des gnous marchent à la queue leu leu. On pile sur les freins, quel spectacle.
Nous verrons aussi des mini tornades de sable.
Bon il se fait tard, il faudrait tout de même tenter d'arriver au camping (
Kalahari Anib Lodge Gondwana Collection) avant la nuit histoire que pour une première fois, on parvienne à monter les tentes correctement. C'est sans compter sur les girages ! Hurlements de Romain : girafes, girages, fais demi-tour ! Demi-tour, demi-tour, on est à 100 km/h tu crois que ça marche comme ça ! Coup de volant à gauche sur le bas-coté, branle-bas de combat, on s'affère vers les girafes. Moments magiques que de pouvoir approcher ces animaux à moins de 15m. Elles sont très farouches et nous marchons sur des oeufs. On reprend la route avec un sourire béat sur les lèvres, quelle journée !
La journée se termine, le soleil se couche et on doit encore s'installer pour la nuit.
Après moultes discussions 😁, nous trouvons la bonne route et c’est à la tombée de la nuit que nous posons nos valises au camp 3. À quelques centaines de mètres, un oryx. Il n’en faut pas plus pour emballer Romain. Tout le monde a la flemme de préparer à manger et l’invitation du petit réceptionniste gay nous tente. Nous mangerons donc le buffet au lodge. En attendant, il va se mériter le repas parce qu’on est assez loin. La salle de restaurant est superbe, très décorée c’est très cosy. On se goinfre comme des porcs, il nous faut bien des réserves pour retourner à la tente ma foi. A l’extérieur, un coin éclairé et un point d’eau où on peut admirer springboks, oryx et gnous, topissime. Et cerise sur le gâteau, nous avons droit à quelques chants namibiens proposés par les employés de l’hôtel. Sur le chemin du retour, les lampes de poches font apparaître les yeux de nombreux animaux, c’est impressionnant un peu surnaturel. Au milieu de la nuit, Romain qui va aux toilettes pour la énième fois nous appelle parce qu’il se sent observé, il y a des yeux partout autour de la tente. Bonne nuit à tous, veillez bien sur nous !