Nous étions donc arrivés à Mallacoota, le point le plus Est de notre périple.
En fait, Mallacoota c'est.... un gigantesque camping... 700 places rien que dans le notre. L'usine à gaz, ça donne envie de repartir à peine arrivés. Quelle erreur ! Il fallait rester à Thurra river. Heureusement ce n'est pas plein et on dispose d'un peu d'espace mais ceux qui ont demandé la vue sur la mer (magnifique) sont tassés comme des sardines.
Reconnaissons que le site est beau mais c’est trop touristique. Quelques petites balades mais on est fatigués et déçus. A signaler des oiseaux invisibles qui sonnent comme des clochettes !!
Samedi 29/11
On complète le plein d'eau puis on file. A Orslow plein, quelques courses et point i pour savoir si oui ou non nous pouvons faire la piste qui relie Erramunda à
Snowy river par le pont Mac Killops. La charmante dame n’a aucune hésitation et c’esten toute confiance que nous nous lançons..... Elle me montre juste une zone qui sera un peu étroite mais pas de problème.....
Route très sinueuse et étroite entourée de hauts Eucalyptus à tronc blanc tous droits et énormément de fougères arborescentes. Malheureusement tout a brûlé et l’herbe vert fluo ne suffit pas à cacher la misère. On évite de justesse un kangourou.Mince, on ne les voit que sur la route au mauvais moment !
Installation à l'aire de camping gratuite et bien sympa de Goongerah. Très sauvage et nous sommes seuls.
Beaucoup d'oiseaux« cloche » toujours aussi invisibles et autres.... En me baladant je croise un groupe de 5 Dingos.
Il fait beau et.... chaud. Le cc est très peu ventilé et malheureusement on ne peut pas ouvrir à cause des très nombreuses mouches.
Dimanche 30/11/2014
Il fait plus de 30° par moments. On attaque la piste, des passages sont très étroits. Malgré tout, il y a des fermes paumées avec des pâturages en fleurs magnifiques et puis de la forêt brûlée. Encore...
Nous arrivons dans une zone très sèche avec une nouvelle variété d'Eucalyptus, bas et tordus, on se croirait dans le sud de la
France, les Eucalyptus remplaçant les chênes ! Heureusement, la piste est très peu fréquentée. Ci-dessous, un aperçu du tronçon LARGE.
Enfin, arrivée au Pont Mac Killops !
On se dégourdit un peu les pattes et déjeuner. Le sentier est fermé pour cause d'incendie. Des déchets traînent... Je n’ai jamais vu un endroit aussi sale en
Australie ! Nous envisageons de passer la nuit ici mais la tension est trop forte. L’étroitesse de la piste « large » ne laissant rien présager de bon pour la zone étroite. Toujours à flan de ravin. Faut pas se rater.... Alors, départ pour la "piste de la mort"....
Trop de stress pour prendre des photos. Il y a 10 km vraiment très dangereux. Les roues passent au centimètre. Heureusement, on ne croise qu'une seule voiture, c'est chaud mais ça va. OUF !!!! On est contents de l’avoir fait car c’est beau mais franchement, je déconseille en cc. Et un plus gros que le notre ne passerait tout simplement pas car il raclerait la falaise.
Arrivée à Little River où nous décidons de passer la nuit sur le parking. Chauffeur, à la sieste !! Le temps se couvre et l'orage gronde au loin.... La vue sur la gorge est superbeet notre « camping » complètement paumé, on adore.
Depuis hier, route incluse, on a croisé moins de 10 voitures. Et le camping sauvage on adore. Mais le plein d’eau remonte à plusieurs jours, impossible de trouver la contenance REELLE du réservoir dans la paperasse de bord, alors régime draconien. Une partie de cette grosse gourmande de vaisselle se contente fort bien de papier essuie tout. Chaque goutte compte, même si nous avons évidemment un bidon de secours.
Et quelle chaleur dans le cc ! Dehors, il ferait bon à l'ombre mais c'est plein de petites mouches qui ne piquent pas mais agacent beaucoup.
En jouant avec sa tablette, Gérard découvre qu’il avait complètement oublié qu’il a chargé toutes les cartes d’
Australie et qu’avec son logiciel et son récepteur GPS et bien nous avons tout ce qu’il nous faut. Heureusement qu’on n’a pas loué ! Et quel soulagement, car même en prenant le ferry, le contournement de
Melbourne nous préoccupait beaucoup.
L'orage se rapproche pendant un apéro nonchalant et bien mérité. Ciel magnifique, orange, violet, éclairs et tonnerre. Malheureusement on voit mal de là où nous sommes alors je retourne en courant au point de vue.
Lundi 1/12
De nouveau la piste, mais d’une largeur correcte. Arrêt à Little Gorge qui aurait été plus sympa pour voir des animaux la nuit car là, il y a brutalement de l'herbe partout. A peine descendue du cc qu'un kangourou me déboule devant, tout près. Flûte ! A par ça... c’est très little !
Enfin la route ! Paysage monotone de prés verdoyants, de collines douces chapeautées de lambeaux de forêts. Des vaches et des moutons... Pas mal de maisons délabrées ou abandonnées. Un kangourou nous salue poliment du bord de la route.
Ca roule bien et on rejoint la grand-route. Arrêt scabreux pour déjeuner. D'abord on tente une piste mais impossible de faire demi tour ce qui impose une longue marche arrière.
On en trouve une autre, très manœuvrable et pour cause, il y passe plein d'énormes camions ! Entre bruit et poussière, c'est le pied !
On suit l'autoroute jusqu'à Moe où on se perd mais le GPS de la tablette nous dépatouille pour aller à un lac artificiel. Une grande aire récréative nous accueille, le plus dur étant de trouver un endroit plat. Cet immense parking est tout en pente, à se demander s’ils ne le font pas exprès ?
La pluie revient doucement.
Mardi 2/12
De la route, de la route. Sans le GPS ça aurait été vraiment très difficile de contourner
Melbourne. Des autoroutes dans tous les sens, c’est fou. Sur la carte le trajet semble simple mais on ne s’y retrouve pas à cette échelle. C’est la première fois que je loue un cc dans une ville aussi grande et heureusement que Gérard avait anticipé en chargeant cartes et logiciels sur cette tablette car franchement, c’est inextricable. Et il ne faut pas compter sur des panneaux pour indiquer la sortie pour le ferry.
Enfin on y arrive. C’est joli et aurait peut-être mérité une halte mais les campings sont coincés entre plages immenses et route donc bruyants car il y a beaucoup de circulation.De toute façon, il y a trop de monde pour nous.
Traversée rapide.
On longe ensuite une côte très jolie. Il y a beaucoup de monde. A Airayt Inlet on essaie le camping sauvage mais c'est interdit partout.
On finit au camping. Proprio très sympa, site petit d’une propreté époustouflante et..... WIFI !!!! Skype, mails... La température tombe. Le ciel se couvre....
Mardi 3/12
Ce matin il pleuviote. Et toute la journée petites averses et grisaille alterneront. Départ tranquille de ce charmant camping pour Lorne. Hyper touristique. Les points de vue, tintin, tout est noyé dans la brume. On va à Eskine falls, la seule à avoir de l'eau car ils sont en sécheresse.... Quel paradoxe ! Des bancs de brouillard sur la route et pour une fois la forêt n'a pas brulé. Il faut descendre plus de 300 marches pour arriver au pied de la maigre cascade.
Puis à 7 km au sud de Lorne, camping qui n'est pas collé à la route. Sympas mais 36 A$. Et l'eau chaude des douches est payante, 20 c les 5 mn.
Je n’ai jamais compris comment ils s’y prennent pour ne pas tomber....
Mercredi 4/12
Départ tranquille sous un beau soleil et une douce chaleur. La route longe la côte, très sauvage et escarpée. Au loin, un grand banc de brume annonce le retour du mauvais temps.
Halte très sympa à Kennett River avec un koala très coopératif ainsi que plein de perruches multicolores. L’arrêt est absolument obligatoire !!!
Brève halte à Appolo bay pour déjeuner en bord de mer face à la "colonie" de phoques. Un monsieur très sympa nous passe ses jumelles et en y mettant beaucoup de motivation, on perçoit quelques points noirs dans le lointain.
Puis on continue vers le Cap Otway. Petit détour et belle balade dans une forêt de fougères arborescentes, le Maits Rest Rainforest Boardwalk. Sur la route du cap il y a effectivement de nombreux Koalas perchés dans les arbres pour une fois, les panneaux ne mentent pas ! En revanche, c’est un peu lugubre car dans une zone, tous les arbres sont morts. Leurs prédateurs ayant été éliminés par les éleveurs, les Koalas seraient trop nombreux pour ce que peut supporter la forêt et les arbres meurent. Dans le camping, ils sont d’ailleurs protégés par de grands tubes métalliques censés empêcher les koalas de monter.
Nous renonçons à la visite du phare car la brume menace d’arriver, alors payer 40 A $ pour visiter des nuages, ça fait cher ! Grande lessive. Le soir la brume arrive et il fait frisquet.
Bon, la suite dans la troisième partie......