Le vrai sud désertique est inaccessible aux touristes que nous sommes depuis plus d’un an. Les Tunisiens avides d’euros ont décidé qu’il nous fallait payer un guide et une escorte militaire pour aller dans le petit triangle de sable situé sous El Borma ! Ca nous fait rigoler car nous circulons dans cette zone, El Borma/ Lorzot/Bordj el Khadra depuis presque trente ans pour notre plus grand plaisir. Nous y avons sympathisé avec les pétroliers qui sont seuls dans cette zone. Tantôt Français (Schlumberger) tantôt Ricains (Aliburton) Italiens (Agip Africa) Autrichiens et j’en passe.
Aujourd’hui il nous est impossible d’aller passer quelques bonnes soirées avec ces gens du désert, qui y vivent, y travaillent et ne font pas une danse du ventre surjouée et ridicule devant les touristes bruts démoulés de
Djerba. Eux connaissent la vie dans le désert et ils sont de bon vrais conseils et pas de pseudo légendes folklos et de traditions fumeuses comme en racontent les « guides » enturbannés aux pantalons bouffants et gilets multipoches.
J’ai la chance d’avoir une amie qui comprends l’arabe, si vous saviez le profond mépris que la plupart de ces gens là ont envers nous touristes!
J’ai participé en 1990 à la création d’un bouquin sur l’extrême sud Tunisien et maintenant c’est moi qui devrait prendre un guide ! Alors je suis joueur, j’ai pris un guide. L’homme est charmant, il est sédentarisé à Zaafrane, il est d’origine Rébaïa. Ces connaissances du sud se limitent à rallier un puits à l’autre et il nous demande de contourner les dunes plutôt que de les traverser... Il n’a rien compris à notre démarche et ce n’est pas sa faute il pratique un tourisme limité à une heure des hôtels ou des campements.
Les gens de l’OFFICE NATIONAL DU TOURISME TUNISIEN SE FOUTENT BIEN DE NOUS !
Coût de dix jours dans l’erg : voiture d’agence obligatoire pour porter les militaires + guide + autorisations= 2800 EUROS !!!!!!!!! Sans compter les frais d’hôtels de carburant et les traversées maritimes.
Pour ce prix là je vais à
Miami promener ma petite fille au Seaquarium et pêcher dans les keys pendant une semaine !
Je boycotte la
Tunisie ou j’allais trois fois par an, et je ne suis pas le seul, je regrette beaucoup ceux qui étaient devenus des amis et qui bossent dans les hôtels de
Tataouine ou de
Douz, ils n’y sont pour rien. Par contre, les Algériens de
Djanet et de
Tamanrasset sont ravis de voir revenir les touristes individuels chez eux... Allez voir Béchir au camping 4x4 à Tam... ça roule pour lui.