à te lire et te relire et te rerelire, il me manque bien plus que la poussière...
Il me manque le sourire des Himbas si fiers, leur regard si profond, il me manque le silence, la vue à perte de vue, les couleurs, les odeurs, la sincèrité d'une auto-stoppeuse héréro parfumée, la joie indicible, des larmes plein les yeux de voir ce gros machin tremper sa trompe dans le pan et pousser son petit pour qu'il rejoigne le troupeau qui s'éloigne dans la poussière du soleil couchant... et de penser que c'est lui le propriétaire des lieux, nous, nous ne sommes que locataires.
Il me manque le chant des grenouilles à warmquelle, la simplicité des gens et des lieux, la douceur du soleil à midi et le piquant du soir qui tombe, l'odeur du braai et le crépitement des steacks d'oryx qui cuisent, bien arrosé d'un petit vin sud'af dont le gout me manque,
il me manque le plaisir de découvrir des nouveaux paysages après chaque virage, l'envie de s'arrêter tous les 100 mètres pour faire des photos sur la D707, la gentillesse des expat installés là bas qui nous accueillent un peu partout.
Il me manque le nez sec, les mains pleines de poussières, la recherche du petit bois sec en pleine nature loin de tout, les graviers qui roulent sous les roues, les pistes à perte de vue filmées pendant des heures pour essayer d'en ramener quelque chose... : Rien par rapport au bonheur tout simple d'être là bas... !
Purée, que ça me manque...!
Alors croyez moi, vous tous qui préparez votre voyage, profitez en bien avant, parce que après... c'est plus pendant.
Et ce n'est pas seulement de revenir qui est difficile, c'est de rester... ici !
Encore un gros merci Sylvie pour ce magnifique récit.
Franck