Valbonë est située à environ 800 mètres d'altitude. En cette fin octobre, les températures sont très, très fraîches (pour ne pas dire froides...) dès la tombée de la nuit et cela jusqu'au milieu de la matinée.
Nous ne nous pressons donc pas pour partir en randonnée !
La marche choisie forme une boucle d'une douzaine de kilomètres pour un dénivelé d'un peu plus de 600 mètres.
Il est difficile de trouver dans le secteur des balades faciles ou même moyennes, c'est à dire moins de 500 mètres de dénivelé pour une distance totale inférieure à 15 kilomètres.
La montée en altitude est quasi le lot de toutes les propositions et les parcours sont plus souvent des allers-retours que des boucles.
Le pique-nique dans le sac, la polaire sur le dos, nous voilà enfin sur le départ.
Nous longeons tout d'abord la rivière et découvrons bientôt quelques souvenirs de la paranoïa d'Enver Hoxha dans les champs.
Quelques centaines de milliers de bunkers parsèment ainsi l'
Albanie pour protéger le pays d'une invasion qui n'a jamais eu lieu.
Peut-être aujourd'hui si on considère les vacanciers comme des ennemis...
Une piste grimpe vers le village de Kukaj, nous l'empruntons.
Le soleil est désormais assez haut dans le ciel pour réchauffer nos carcasses et permettre aux feuilles rousses de flamboyer sur les arbres.
Les randonneurs sont aussi rares que les beignets étaient nombreux dans notre assiette au petit-déjeuner.
Nous arriverons facilement aux quelques maisons blotties au pied du Maja e Thatë, maisons transformées pour la plupart en chambre d'hôtes.
A partir de là, les choses se corsent.
La pente devient très raide mettant mon coeur à rude épreuve !
Quelques nombreux arrêts plus tard, nous atteignons le point le plus élevé de cette randonnée, un lieu idéal pour déjeuner !
Nous admirons la vue en grignotant nos sandwichs puis cherchons le sentier qui devrait nous permettre de redescendre dans la vallée sans faire demi-tour.
Ce n'est pas grâce aux pancartes que nous le trouverons... Quelle idée de les implanter là où le marcheur n'en a plus besoin !
Un gps peut donc s'avérer bien utile dans ce pays.
Le sentier se perd dans la forêt et, si mon cœur n'a plus besoin de s'affoler pour fournir assez d'oxygène à mes cellules musculaires, ce sont mes cuisses qui se rappellent à mon bon souvenir...
Les voyages sont un excellent moyen de se rappeler qu'on possède un corps !
L'appareil photo forme alors un parfait alibi pour quelques nouvelles pauses.
Oh, regarde comme ces feuilles sont belles !
Oh, le magnifique panorama !
Quelques clichés plus tard, nous retrouvons le plat puis notre logis.
Nous nous reposons quelques temps sur notre balcon puis c'est l'heure de recharger nos batteries au restaurant de l'hôtel.
Bon appétit !