Comme je l'ai déjà marqué, les problèmes de sécurité peuvent être liés à l'état des routes. Mais on a des axes bien refaits : l'axe Shkodra -
Tiranë est excellent, de même l'"autoroute" (gratuite) allant de
Tiranë à
Durrës. Mais attendez-vous à des bouchons dans les villes et les albanais ne sont pas réputés pour leur patience. Par contre, si leur conduite change des habitudes "à la française", il n'empêche que les albanais sont dans l'ensemble adroits. Le parc automobile, c'est 90 % de mercedes dont certaines datent des années 70.
Mais attention ! Sur les axes refaits, la police est partout (reconnaissables avec leurs gilets jaune fluo), et c'est gavé de radars avec des moyens sophistiqués qui feraient pâlir notre ministre de l'intérieur en
France. Attention, sur les 2x2 voies, la vitesse est limitée à 90 km/h.
Concernant les albanais, en fait, faut se jeter à l'eau et vous verrez que, dans l'ensemble, la plupart des albanais sont adorables et chaleureux. Vous les amadouez par deux ou trois mots albanais et ça les touche profondémment. Ils ont le regard curieux et méfiant, c'est certain, car pas encore habitués à voir des personnes de l'extérieur. Et on vous reconnaîtra facilement en tant qu'étranger, le teint albanais est typique. Je n'ai pas rencontré de soucis particuliers excepté quelques provocations dont il est préférable de ne pas répondre.
Rouler à
Tiranë, faut s'armer de beaucoup de courage et rouler... comme eux, et ça klaxonne sans arrêt, bref si vous vous en sortez en conduisant en
Albanie, plus rien ne peut vous faire peur (ou presque) ! N'esperez aucune indication concernant la signalisation dans les villes, c'est inexistant, mais avec du bon sens, on s'en sort. Après, en dehors des villes, c'est clair et moderne.
Je n'ai pas vu d'offices de tourisme, mais les albanais se feront un plaisir de vous renseigner. Les boutiques de souvenir existent un peu partout, faut chercher.
Ce qui sort de l'ordinaire, c'est l'absence d'électricité dans certaines villes, comme certains quartiers de
Durrës. Alors, les magasins fonctionnent avec un groupe électrogène dehors, c'est bruyant, polluant, mais encore une fois... c'est l'
Albanie.
Pour les restos, c'est comme partout, y en a des bons et des moins bons. Evitez ceux au bord de la côte à
Durrës, c'est pas génial. Tapez dans les petites villes, et vous pourrez déguster de délicieux plats comme des poissons d'eau douce. Certaines pâtisseries sont bonnes, mais... bien grasses.
Pour les hôtels, c'est plutôt cher (20 €, vous aurez de la chance, enfin je parle surtout de
Tiranë), tout comme l'essence.
Sinon, pour le reste, ayez un bon bouquin de voyages (style Petit Futé, Bradt Travel), et surtout, prenez goût au système D.
Dernière petite chose pour le change : les banques ferment vers 14 h, et les taux pas toujours des plus avantageux. Le change dans la rue est possible, mais toujours risqué. Aller dans les petites agences de change (à
Shkoder, elles sont dans le centre-ville près de la mosquée), et le taux qui ne bouge pas trop, c'est 1 € = 123 LEK. Les euros ne sont pas acceptés partout, d'autant plus que les commerçants, s'ils acceptent, vous prendront bien souvent un taux bien plus désaventageux.
Pour l'été, autant être au courant, il fait très chaud en
Albanie dans les plaines basses : 40 degrés n'est pas quelque chose de rare. Par contre, faites gaffe aux orages, ils sont d'une très grande violence. En plein hiver, j'y ai eu droit, en roulant la nuit, sur une route défoncée, je faisais pas le malin. Tous les albanais même les poids lourds me doublaient, et quand on se range pour leur faciliter le passage, j'ai pas compris, ils râlent.
Sinon, il est clair et net que ce pays vaut la peine d'être visité. Concernant l'insécurité sur les personnes, c'est surtout le nord du pays (à l'est) où ça craint un peu plus, sinon, les précautions sont les mêmes comme en
France.
Les feux rouges commencent à pousser ici et là dans la capitale, et c'est plutôt bien respecté.