Bonjour,
L'ambiguité permanente dans laquelle s'est toujours engouffrée cette diaspora n'est pas une nouveauté mais un tic séculaire.
Elle accuse son pays d'accueil de manipuler et d'instrumentaliser un marigot politique malgache véreux alors même que ce dernier tire, seul entre clans, les ficelles de ses petites combines et arrangements insulaires.
Sa préférence et ses diatribes à sens unique démontrent sa difficulté d'intégration au sein de notre société hexagonale où elle n'exerce, en majorité, que des emplois subalternes, se sentant, à tort, discriminée et forgeant en retour de cette situation, des griefs servant d'alibis nourrissant ainsi grassement une critique récurrente et chauvine.
La richesse a toujours été l'objet de sa fascination décuplée, ici, par le seul fait qu'elle a le sentiment profond d'être spoliée par son ancien colonisateur, l'outrage suprême !
On imagine le pillage écologique de ces îlots s'ils n'étaient plus français mais cela ne semble pas compter à leurs yeux éblouis par de simples promesses pétrolières et gazières, convaincus d'avoir raison d'avoir tort !
Doit-on leur dire que les
Malouines sont anglaises à deux pas de l'
Argentine, que
Gibraltar anglais est en territoire espagnol et que Ceuta ou Melilla, espagnoles sont au
Maroc et l'on pourrait multiplier les exemples sur la planète !
La course aux illusions perdues a jalonné l'histoire de ce pays au cours des siècles passés jusqu'à en abuser ces pauvres colons venus se perdre sur cette île aux mirages se transformant en galère moribonde.
Le pays serait riche mais les gens sont pauvres, la majorité, en tous cas !
Comment, dés lors, assaisonner cette sainte vérité pour la rendre enfin crédible à des yeux qui refusent de voir les choses ?
En accusant les profiteurs d'andafy de leur voler le riz de la bouche mais en passant sous silence d'omerta, les aides extérieures multiples, accordées et versées, pour qu'un pays puisse assurer un minimum à ses habitants.
Je crois qu'en dehors des illusionnistes, les autres savent vers quoi ce pays se forge un avenir et ces élections en cours contribuent à renforcer ce sentiment d'immobilisme et de sur-place qui frappent cette île pour longtemps encore.