l'histoire du jour a pour vedette le castor et servira peut-être à des futurs Voyageurs à parer à des imprévus de la navigations sur certaines petites rivières d'
Amérique du Nord
Kashtin a dit, ailleurs:
"...
la mère de démenait avec sa nichée pendant que le père.... faisait la sieste"
ce qui démontre bien, ce que je pensais, que
le castor est un animal TRES intelligent. Aie!! Aie!!!


Cependant ils ne font pas que faire la sieste, ils sont même plutôt les stakhanovistes de la forêt. Ils réalisent des travaux de génie civil étonnants,

abattant des arbres pouvant atteindre 1 m de circonférence



, plus petits communément, bien entendu. Ils les épointent comme de vulgaires Caran d'Ache et l'arbre finit par chuter tandis que l'animal détale pour se mettre à l'abri. Ils réalisent des cabanes amphibies complexes et, pour y arriver lorsqu'il n'y a pas assez d'eau, construisent des barrages sur la rivière en charriant et faisant flotter devant eux- parfois toute la famille s'y met- quantités de branches et de feuillages.
Ils sont même actifs la nuit et, depuis sa tente en bord de l'eau, on peut être réveillé par le splash sonore produit par leur queue frappant l'eau.... pas pour travailler, mais pour on ne sait quelle raison!
Mais ces gentilles bestioles peuvent aussi vous jouer des tours pendables
Exemple: se déplaçant en canoe au fil de petites rivières voire de gros ruisseaux, dans un environnement forestier dense, il peut arriver que l'on n'ait d'autre choix que de poser sa tente tout près de l'eau, mais vraiment tout près ce qui évite d'avoir à dégager, voire défricher un emplacement de camping, le soir au terme d'un journée de pagaie. Tellement près que depuis sa tente on peut lancer son fil pour cueillir quelques truites fraîches pour le repas du soir (directement de la rivière dans la pôele à frire, à prendre au sens littéral...) On peut ne voir aucune activité révélant leur présence et pourtant, un peu plus en aval, ils sont là. Justement occupés à terminer un chantier comme pour vous em...... Et alors plus tard dans la nuit, le barrage ayant été terminé entre-temps, la montée de l'eau se produit insidieusement et... vers 3 heures du matin vous vous réveillez en sacrant, votre sac de couchage gorgé, flottant presque sur l'eau.


Mais pire peut encore arriver au voyageur encore inexpérimenté, même en plein jour. Il peut se produire que vous laissiez votre canoe près de la tente avant de partir pour la journée vers l'intérieur des terres; vous l'avez hissé plus ou moins sur la terre ferme...Lorsque vous revenez le soir.. bien sûr l'eau a monté dans la tente, cartes et papiers flottent gentiment sur 15 cms d'eau... et le canoé!! foutu bon sang!! sainte fumée! holy smoke! où est le canoé?


l'autre jour des porcs épics nous bouffent une paire de pagaies et aujourd'hui quelqu'un nous fauche le canoé!!

Dieu merci le même barrage qui a noyé la tente et fait dériver notre esquif l'a aussi bloqué un peu en aval,


heureusement d'ailleurs car si vous aviez à faire du canoé-stop dans certaines régions du bouclier canadien... vous pourriez voir vos cheveux blanchir avant qu'il en passe un!!
comme on dit... c'est en voyageant que l'on devient voyageur

cochize