Voyageuse13 · 25 février 2006 à 2:47 · 26 photos 28 messages · 9 participants · 8 691 affichages | | | | 25 février 2006 à 2:47 Argentine - Paraguay: 1 mois en février/mars 2006 Message 1 de 28 · Page 1 de 2 · 6 819 affichages · Partager Bonjour tout le monde,
Cela fait maintenant presque une semaine que je suis en Argentine. Alors, je voulais juste vous parler de mes impressions et d’endroits pas tres touristiques que j’ai visites et dont on ne parle pas tres souvent.
Samedi 18 fevrier 21 heures : je debarque a Buenos Aires.
Je suis restee 3 jours et j’ai vu bien sur, les quartiers de San Telmo, La Boca, Puerto Madero. San Telmo : quartier des antiquaires, sorte de marche aux puces pour touristes avec quelques demonstrations de tango par-ci par-la. Le dimanche, c’est une rue pietonne et animee. J’y suis passee le lundi en bus (donc, ce n’est plus pieton) et si on ne me l’avait pas dit, je n’aurais pas reconnu le quartier.... rien du tout, comme si le dimanche n’avait jamais existe  . La Boca : c’est tres joli les maisons aux couleurs vives rouges, bleues, vertes... mais c’est tout a fait dommage qu’elles soient essentiellement occupees par des restaurants, des boutiques de souvenirs et des expositions d’artistes pour touristes. Puerto Madero : l’ancien quartier des docks ou l’on a implante des restaurants et des bars pour « bobos ». On y trouve egalement le musee de l’immigration puisque tout les europeens arrivaient a cet endroit. Ne croyez pas que je n’aime pas Buenos Aires, mais j’ai trouve ces endroits presque « montes de toute piece pour les touristes ». Mais Buenos Aires, j’y ai aussi retrouve l’ambiance de Madrid, de Barcelone. Buenos Aires, c’est encore l’envers du decor : les « cartoneros » qui font de la recuperation dans les poubelles, de jour comme de nuit, les promeneurs de chiens, les enfants a l’entree des restaurants qui attendent...
Pour visiter, j’ai contacte l’association « Cicerones de Buenos Aires ». Ce sont des habitants de Buenos Aires, benevoles, qui vous font visiter les quartiers que vous souhaitez voir. C’est gratuit, mais il faut payer tous les frais de la personne qui vous accompagne (si vous allez au restau, boire un verre...) et donner un petit quelque chose (pas obligatoire) car l’association ne vit que de ces dons.
Pas de bol pour moi, je rate le festival de tango a une semaine pres. Je laisse le soin a ceux et celles qui arrivent de nous raconter  .
Mardi 21 fevrier 19 heures : je suis a la gare omnibus de Buenos Aires pour partir vers le nord en direction de Mercedes pour voir la reserve d’Esteros del Ibera.
La gare omnibus de Buenos Aires : dans les 150 guichets, plus de 70 quais...., un va et vient incessant de bus qui partent dans toutes les directions, une voix qui hurle de maniere continue au haut parleur dont je ne comprends qu’une seule chose « 30 minutes, 30 minutes », mon bus qui n’arrive pas malgre l’heure qui avance... Que va-t-il se passer dans 30 mns  ? Je n’en saurai jamais rien car mon bus arrive enfin. Entre la chaleur exterieure, la chaleur des pots d’echappements, la promiscuite de la foule, je sens la sueur degouliner dans mon dos... Ma 1ere experience en bus longue distance, semi cama. Tout le monde me disait « c’est confortable, c’est confortable ».... Je ne suis pas douillette, mais franchement... la clim en pleine figure, pas de couverture, le siege « demi allonge ». Bon, j’espere que ce sera mieux la prochaine fois  .
PS : j’ai retrouve la trace des freres BENSIMON  (pour ceux qui ne suivraient pas, voir le post de la rencontre VF du 22 janvier a Paris, page.....) : une immense affiche a la sortie de Buenos Aires.
Mercredi 22 fevrier 5h30 : l’hotesse du bus me reveille en plein rëve (j’ai quand mëme reussi a dormir).
En attendant l’heure de prendre mon billet, une argentine qui etait dans le bus m’aborde, on echange 2, 3 phrases et elle me dit au revoir.... en m’embrassant sur les 2 joues. J’adore les latinos pour ca. Au debut, ce genre de choses me choquait un peu, mais maintenant, je les aime trop. C’est aussi dans ce terminal de bus que je vois mes 1ers gauchos : teint burine, chapeau noir aux larges bords, large ceinture en cuir  .
Mercredi 22 fevrier 12h45 : le « colectivo » (mini bus) part enfin pour Colonia Pelegrini ou se trouve la reserve des Iberas.
Il est trop top avec ses sieges en skye rouge petant  . La reserve des Iberas : dans un village « pequenita » (minuscule, enfin a l’echelle argentine car c’est un carre qui doit faire au moins 1 km sur 1 km, mais c’est sur, il n’y a pas grand monde), une lagune avec des oiseaux superbes, des animaux s’apparentant au cochon d’ inde, mais en 150 fois plus gros (la, je n’ai plus le nom en tëte), des crocodiles, des cerfs qui nagent et se promenent... Puis une promenade a pied ou j’essaie de photographier ces oiseaux jaunes, rouges ou encore completement verts.... Dans la serie « la vie des bëtes », j’aurais du choisir les chiens, il y en a un nombre incalculable en Argentine, et ils sont beaucoup plus complaisants que les oiseaux).
Arriver a Colonia Pelegrini par Mercedes, c’est facile, mais en repartir pour Posadas encore plus au nord, c’est une aventure  ... Il faut, soit repartir vers le sud puis remonter vers le nord, solution plus econonique mais couteuse en temps, soit louer une voiture (4X4) avec chauffeur, solution plus onereuse mais plus rapide.. Je ne suis pas seule dans cet endroit perdu, il y a 3 autres touristes aussi fous que moi et nous pouvons ainsi partager les frais de la voiture.
Vendredi 24 fevrier 11 heures : de Posadas, je decide de visiter une mission jesuite du Paraguay tout proche.
Bus, frontiere argentine, tampon sur le passeport, frontiere paraguayene, pas de tampon   ???, visite des ruines impressionnantes quand mëme, bus de retour, frontiere paraguayene, STOP « vous n’avez pas de tampon d’entree ». Et bien non, j’ai demande a l’entree, on m’a dit qu’il n’y avait rien a faire. L’immigration ne veut rien entendre, 50 dollars d’amende reduite a 40 (suis pas sur que tout ait ete tres legal). J’ai les larmes aux yeux, de rage, de honte ou d’angoisse, je ne sais pas, je n’entends plus rien, il peut bien me dire tout ce qu’il veut, mon cerveau est vide.....
Alors voila, a une prochaine fois si j’ai des choses interessantes a vous raconter.
Tcha tchao, comme disent les argentins. | | | Hola Voyageuse 
Contente d'avoir de tes nouvelles fraîches, on commençait à s'inquiéter ici.... (un kidnapping par un latino est si vite arrivé  )
J'ai relevé plusieurs choses dans ton récit :
Tout le monde me disait « c’est confortable, c’est confortable ».... Je ne suis pas douillette, mais franchement... la clim en pleine figure, pas de couverture, le siege « demi allonge ». Bon, j’espere que ce sera mieux la prochaine fois
Si t'as besoin d'une couverture chauffante, pas de problème, on te l'envoie en poste restante 
PS : j’ai retrouve la trace des freres BENSIMON (pour ceux qui ne suivraient pas, voir le post de la rencontre VF du 22 janvier a Paris, page.....) : une immense affiche a la sortie de Buenos Aires.
Ahhhhhh les filous !  En plus de ton talent de reporter, je te félicite pour tes talents de détective ! 
une argentine qui etait dans le bus m’aborde, on echange 2, 3 phrases et elle me dit au revoir.... en m’embrassant sur les 2 joues. J’adore les latinos pour ca. Au debut, ce genre de choses me choquait un peu, mais maintenant, je les aime trop.
Rhooo, vigilence au maxi, keskontadit ? 
L’immigration ne veut rien entendre, 50 dollars d’amende reduite a 40 (suis pas sur que tout ait ete tres legal). J’ai les larmes aux yeux, de rage, de honte ou d’angoisse, je ne sais pas, je n’entends plus rien, il peut bien me dire tout ce qu’il veut, mon cerveau est vide.....
 Nous t'expédions d'urgence une collection de grigris avec la couverture polaire 
Au plaisir de suivre des escapades....et un bisou à Hergé 
A+ | | | PS : j’ai retrouve la trace des freres BENSIMON  (pour ceux qui ne suivraient pas, voir le post de la rencontre VF du 22 janvier a Paris, page.....) : une immense affiche a la sortie de Buenos Aires.
Ben et moi, nous sommes partout, on va conquérir le monde !!! | | | Ouais! Mais pour la surprise, c'est déjà loupé: on est repéré! 
Martine, on attend la suite avec impatience: vas-tu encore nous repérer dans le paysage argentin (nouveau jeu, exclusivité VF: retrouvez les frères BENSIMON!  )? Sinon, bonne continuation, et n'hésites pas à donner des nouvelles...
Ben | | | Hola, hola, Pas de soucis, je suis encore la.
Euh... c'est des oranges que vous auriez pu m'envoyer si je n'avais pas paye la taxe de sortie du Paraguay  .... Mais gardez-les, car je viens d'entrer au Bresil, et la, le chauffeur de bus ne s'est même pas arrete a la frontiere bresilienne  .... Il parait que je n'ai pas besoin de faire viser mon passeport  .
une argentine qui etait dans le bus m’aborde, on echange 2, 3 phrases et elle me dit au revoir.... en m’embrassant sur les 2 joues. J’adore les latinos pour ca. Au debut, ce genre de choses me choquait un peu, mais maintenant, je les aime trop.
Rhooo, vigilence au maxi, keskontadit ? 
ca c'est rien.... Ici, dans le bus, les gens se levent automatiquement quand une personne un peu agee arrive, pour lui laisser la place (chez nous, on aurait tendance a plonger le nez dans son bouquin...). Alors, je me leve... la dame me repond¨"no, no, mi amor, esta bien"  (non, non, mon amour, ca va)... Bon, evidemment, les mots n'ont pas la même signification des 2 cotes de l'Atlantique. | | | Et oui, ils ont même deja adopte ton grand chapeau | | | Pour l'instant, vous êtes demasques uniquement a buenos Aires, mais je continue mes recherches.. | | | À: Voyageuse13 · 28 février 2006 à 1:52 · Modifié le 11 mars 2006 à 15:35 Re: Argentine - Paraguay: 1 mois en février/mars 2006 Message 8 de 28 · Page 1 de 2 · 6 699 affichages · Partager Samedi 25 fevrier : je pars de Posadas vers San Ignacio Mini (1 heure de route) voir d'autres ruines de missions jesuites
San Ignacio est en Argentine. Il y a une trentaine de missions jesuites dans cette region autour des frontieres Paraguay/ Argentine/ Bresil, declarees patrimoine de l'humanite. Je decide de dormir a San Ignacio, qui est sur la route d' Iguazu ou je veux aller ensuite.
C'est une petite ville, je me dis que ca doit etre un peu comme La Colonia pelegrini dans le parc des iberas, une ambiance calme et des gens sympas. Centre ville : 1 hotel, 1 cafe, 1 epicerie, 1 restau, 1 pharmacie (il doit y avoir autant de pharmacies que de librairies en Argentine, c'est a dire beaucoup). Je trouve une hospedaje (type de logement entre la chambre chez l'habitant et l'auberge de jeunesse) pas terrible du tout mais pas cher du tout non plus.
Visite des ruines : je ne sais pas ce qu'en pensent ceux qui ont vu celles d' Encarnacion et celles de San Ignacio, plus connues, mais moi je prefere de loin celles d' Encarnacion. Mieux conservees, beaucoup plus reposantes et pratiquement pas touristiques. Mais l' Argentine doit certainement savoir faire du marketing mieux que le Paraguay....
En plus, il fait gris et je ne 'sens' pas du tout une bonne ambiance dans cette ville. Autant a Colonia Pelegrini, si j'avais laisse mon sac au bord de la route, je suis sure que je l'aurais recupere dans l'heure, autant ici, je suis sure que je ne l'aurais jamais recupere...  Je commence a angoisser de dormir, seule, dans cette hospedaje qui est situee, de plus, a la lisiere de la foret...  Je recupere mon sac dare dare et je reprends un bus pour Iguazu (SVP, envoyez d'urgence la couverture chauffante a Voyageuse13, Poste restante, Argentine).
Dimanche 26 fevrier 11 heures : les chutes d'Iguazu
C'est dimanche, et le dimanche, il y a du monde a Iguazu (je le sais car j'y suis retournee le lundi et on se sentait beaucoup moins chez Disney).
Alors, il y a les chemins touristiques ou vous pouvez aller en petites sandalettes, emmener votre bebe ou votre grand mere, aucun soucis. On voit les chutes d'un peu loin. Ce qu'il faut faire (enfin, c'est mon ressenti) pour apprecier pleinement cette merveille de la nature, c'est aller dans la petite ile qui se trouve au milieu et egalement aller a la "gorge du diable". De ces 2 endroits, on est au bord des "fers a cheval" et la, on voit, on sent toute cette eau qui vous tombe dessus (enfin, au figure).
Lundi 27 fevrier 9 heures : les chutes d'Iguazu, encore
Le lundi, je suis donc retourne, car je n'avais pas termine ma visite (entree a moitie prix si vous faites tamponner votre ticket le 1er jour). J'ai pris un sentier forestier d'ou on ne voit pas les chutes (sauf une toute petite cascade a la fin), mais qui serpente dans la foret et si l'on est chanceux, on peut apercevoir quelques animaux. La, l'espece "touriste" est en voie de disparition.... Heureusement, il en reste quelques uns. Heureusement, dis-je, car voici ce qu'on lit dans les brochures du parc : Les coatis peuvent devenir mechants et mordre Si vous croisez un puma  , faites lui genre "Moi Tarzan, toi petit chat a sa memere. Je suis plus fort que toi et je n'ai pas peur de toi   " Mais si vous n'avez pas l'ame d'un Tarzan ou d'une Jane, c'est rassurant de savoir que quelqu'un pourra vous entendre hurler a l'aide  .
J'ai decide de faire photographe de papillons car je suis toujours scotchee par les couleurs des papillons... Mais c'est un metier tres difficile qui demande beaucoup d'energie.... 
Lundi 27 fevrier vers 17 heures : je pars pour Foz de Iguacu, au Bresil, voir les chutes cote bresilien
C'est a quelques kms de Puerto Igazu. Tampon sur mon passeport a la sortie d' Argentine, mais pas de tampon a l"entree au Bresil..... A la grace de Dieu  .
C'est une ville beaucoup plus grande que Puerto Iguazu. Au 1er hotel que je fais, il y a un type qui doit faire partie d'une sorte de service touristique de la mairie qui me ballade dans plusieurs hotels afin que je puisse choisir. C'est peut-etre sense rassurer les gens ? En tout cas, moi, ca ne me rassure pas du tout...
Je trouve un hotel par mes propres moyens. L'hotelier me parle en bresilien et je lui reponds en espagnol... Moyennant quoi, on est arrive a s'entendre  et je suis en train de regarder en direct le carnaval de Rio a la tele.
Tchao tchao tout le monde | | | Les coatis peuvent devenir mechants et mordre Si vous croisez un puma  , faites lui genre "Moi Tarzan, toi petit chat a sa memere. Je suis plus fort que toi et je n'ai pas peur de toi   " Mais si vous n'avez pas l'ame d'un Tarzan ou d'une Jane, c'est rassurant de savoir que quelqu'un pourra vous entendre hurler a l'aide  .
J'ai decide de faire photographe de papillons car je suis toujours scotchee par les couleurs des papillons... Mais c'est un metier tres difficile qui demande beaucoup d'energie.... 
Et tu en as rencontré bcp des ces bestioles? Les vols d'hélicos m'ont parus infernaux sur ce sentier et à par les papillons et les fourmis géantes et quelques chants d'oiseaux qu'as-tu retenu? Raconte nous encore plein de choses Bonne route ClemAlex | | | Salut Clemalex,
Des pumas, je n'en ai pas rencontres non, heureusement  , mais des coatis, oui, mais cote bresilien. Ils ont l'air gentils comme ca, mais je preferais ne pas m'en approcher.... Quant au bruit des vols d'helico, je suis bien d'accord, ils gachent tout le plaisir de la balade.
Pour l'instant je suis au Paraguay, a Asuncion, que je quitte dans 2 heures. Je n'ai pas fait exactement ce que je voulais, car c'est un peu galere pour une personne seule et je commence a fatiguer un peu...
Je vous raconte ces quelques derniers jours tres bientot.
A+ | | | Deja 2 semaines qui se terminent et je n’ai pas vu grand chose de l’ Argentine puisque la semaine passee, j’etais au Bresil et au Paraguay...
Mardi 28 fevrier : les chutes d’Iguazu cote bresilien
Cote bresilien, c’est beaucoup moins interessant que cote argentin, car on n’approche pas vraiment les chutes. L’avantage, c’est qu’on en a une vision globale. Tout est bien organise, petit bus pour vous conduire au sentier d’ou l’on peut voir les chutes... Une demi journee suffit. Je voulais aller au barrage d’Itaipu, le plus grand barrage du monde, je crois. Seulement voila, c’est jour ferie au Bresil (carnaval) et il n’y a pas de visites au barrage  .... Apres un rapide tour dans Foz, deserte, je rentre a l’hotel trouver un peu de fraicheur car il fait dans les 40 degres... je suis au centre ville, mais le soir... personne.
Mercredi 01 mars 8 heures : je passe le “pont de l’amitie” entre Foz de Igacu (Bresil) et Ciudad del Este (Paraguay)
Bon point pour commencer la journee : on ne me demande rien a la frontiere bresilienne. Ouf. Rien non plus a la frontiere du Paraguay..... Mais la, j’insiste pour faire viser mon passeport... Heureusement, car a la sortie, ce sera une autre histoire...
A cette heure, il n’y a personne. A moins que ce ne soit parce que c’est jour de fete, car c’est bien ma chance  , au Paraguay, le 1er mars est ferie, c’est l’anniversaire de la mort d’un heros national.... L’office de tourisme est donc ferme, la consigne de la gare routiere refuse de garder mon sac car ils n’acceptent que les guaranis (monnaie paraguyenne) et je n’en ai pas... Je laisse donc mon sac en garde au poste de police et m’en vais faire un tour en ville qui est un veritable supermarche. On y vend des appareils photos, des TV, des CD (une pile de CD qu’on dirait vierges, 1 pile de pochettes et entre les 2 quelqu’un qui met le CD dans la pochette....), des vetements... Mais il pleut.... Pas terrible.
Mercredi 01 mars vers 18 heures : j’arrive a Asuncion, capitale du Paraguay.
La encore, la ville est completement, mais alors completement deserte (normal, c’est jour ferie, tout est ferme, meme pas un policier dans la rue). Je ne voudrais pas donner dans la psychose, mais l’hotelier ferme la porte a cle derriere nous (dans le bus, j’ai rencontré une colombienne qui vit en Norvege et qui fait cette partie du voyage avec une japonaise...). Quand on rentre de diner, vers 20 heures, en se pressant car il fait nuit, et que c’est desert de chez desert, l’hotelier nous apprend qu’une personne vient de se faire voler son sac a l’angle de la rue... Pas question donc de ressortir...
Jeudi 02 mars : je passe la journee a Asunción
Ca n’est plus ferie aujourd’hui, et c’est tres tres anime. Les monuments, la cathedrale malheureusement fermee, et surtout le marche, le “Mercado Quatro”. Alors la, c’est un vrai labyrinthe, et encore, je ne me suis pas trop aventuree a l’interieur... J’ai cru que je n’allais jamais pouvoir sortir de ces etroites ruelles etouffantes. Dommage, je suis passee par le coin des bouchers (enormes quartiers de viande, tripes...), j’aurais prefere trouver le quartier des fruits et legumes....
En fin de journee, je m’en vais, mais je ne sais pas pour quelle destination  ... Je voudrais aller a Filadelfia, a l’ouest du pays et visiter le Chaco. Renseignements pris a l’office de tourisme, il parait un peu onereux de visiter le Chaco seul. Et il me semble qu’il faut bien 3 ou 4 jours pour visiter cette region. Dans ce cas, ca ne vaut peut-etre pas la peine d’aller a Filadelfia (7 heures de bus) juste pour voir une petite ville. Oui, mais c’est une petite ville, a priori, tres differente du reste du pays puisque c’est la “capitale” des menonnites. Au Paraguay, a Asunción, la population est pour beaucoup constituee par les guaranis, indiens originaires du pays. Mais a Filadelfia, les mennonites sont une communaute religieuse a la base, dont les personnes sont originaires du Canada et de l’Europe. Ce qui fait qu’il doit y avoir un grand decalage de modes de vie. Je tergiverse pendant 1 heure, a la gare routiere : je vais a Filadelfia ou je retourne en Argentine  . Finalement, la nuit commence a tomber, je suis fatiguee, j’ai tres mal au crane et la perspective d’attendre le bus pour Filadefia jusqu’a 23 heure dans cette gare ne m’enchante pas du tout... Alors, je retourne a l’hotel a Asunción....
Vendredi 03 mars 12h30 heures : je me suis decidee pour revenir en Argentine, direction Resistencia
Decidee, decidee, c’est vite dit car encore maintenant, j’ai des regrets de ne pas etre allee a Filadelfia. Je n’ai pas vu grand chose du Paraguay, moins que ce que j’aurais voulu, mais je crois que j’aime bien ce pays. La plupart des gens que j’ai rencontres ont ete tres sympa et aimables, la plupart, mais pas tous... Seule, je crois que je me suis un peu laissee entrainer par la psychose ambiante a Asunción, mais Asunción n’est pas tout le Paraguay. Alors, avis a ceux qui voudraient faire un tour au Paraguay, je suis prete a y retourner....
Resistencia, 5 heures de bus, qu’ils disent.... sans compter les controles a la frontiere et sur la route.... A la fontiere : on descend du bus, on va au guichet cote Paraguay faire mettre le tampón de sortie, on va au guichet d’a cote qui est pour l’ Argentine... le douanier garde le passeport... On revient au bus ou les bagages ont ete decharges, on prend ses bagages, on passe a la douane argentine pour controle des bagages, on remet le tout dans le bus, on remonte dans le bus et enfin, le chauffeur vient nous redonner nos passeports... Tout ca prend bien 1 heure. Un quart d’heure plus tard, sur la route, controle de gendarmerie des bagages a main, tout le monde descend du bus et on se remet en file.... Tout le long du parcours, il y aura des controles, heureusement, on ne s’est arrêtes qu’une autre fois. Je ne sais pas pourquoi tous ces controles.....
Vendredi 03 mars 19 heures : on arrive enfin a Resistencia
Alors la, j’ai envie de faire une petite pause dans un super hotel avec toutes les commodites possibles.... Donc, je file dans l’un des meilleurs hotels de la ville et ma foi, je suis en train d’en apprecier le confort.... 18/19 euros la single (en discutant un peu le prix), avec petit dej et piscine, c’est cher pour le pays, mais mon porte monnaie peut encore se le permettre de temps en temps.... D’autant plus qu’en France, c’est le genre d’hotels que mon porte monnaie ne m’autoriserait pas....
Resistencia est dans le Chaco humide. D’ailleurs, des qu’on a passe le panneau “vous etes dans le Chaco humide” sur la route, on voit la difference..... la terre est gorgee d’eau, la ville est presque noyee sous les flaques d’eau... Il fait beaucoup moins chaud qu’au Paraguay et j’ai vu quelques persones se promener avec leur parapluie meme s’il fait grand soleil.... 
Resistencia est aussi une ville tres agreable. La place centrale, immense est presque completement arboree, les grandes avenues possedent un terre plein central plante d’arbes et de verdure, la ville est animee, il y a une sorte de douceur de vivre. On s’y sent en securite, d’ailleurs, je n’ai pas vu de policiers, comme il pouvait y en avoir a Buenos Aires ou a Posadas. Il parait qu’il y a plein de statues a voir. Oui, il y en a, mais franchement, c’est pas terrible.
Je crois que je vais rester dans cette region pendant quelques jours...
Tchao tchao tout le monde | | | Hola, J'entame une partie completement differente de mon voyage puisque je viens d'arriver a Salta, dans le nord-ouest du pays. Completement different car j'ai l'impression que je suis dans un autre pays.......
Samedi 04 mars 20 h : un samedi soir a Resistencia
Je persiste dans ce que j'ai ecrit recemment, Resistencia est une ville tres agreable et animee.
Samedi 20 heures : je decouvre l'avenue commercante de la ville.... C'est pire que les periodes de soldes a Paris  .... Les gens se bousculent sur les trottoirs et les commerces commercent encore.... Les scooters, les motos, les mobylettes, passent a fond la caisse dans les rues....Les filles ont mis leur dernier jean a la mode pour sortir, leur thermos de mate sous le bras...
Samedi 21h30 : la place centrale est noire de monde. Que se passe-t-il ? Rien de special, les gens se promenent... Si, il y a quand meme quelque chose, des groupes locaux se produisent en concert. Ils jouent et chantent la musique de la region du Chaco, tres triste... Chaque groupe a droit a 3 chansons et s'en va....
Dimanche 05 mars : un dimanche.....
Le dimanche, comme un peu partout, c'est assez morne. Je pars pour la ville de Corrientes, a quelques kilometres. Il y a une petite promenade familiale a faire le long du fleuve. La ville possede des batiments coloniaux, elle est surement assez belle, mais en plein apres-midi, pleine chaleur... c'est la sieste. Meme sur la place centrale, il n'y a personne, j'entends mes pas resonner..... 
A Resistencia, 1/2 heure plus tard, on fait moins la sieste.... c'est toujours un peu anime.
Dimanche 05 mars : Resistencia, 21 heures
La Place centrale est encore noire de monde.... et encore de la musique. Meme principe qu'hier, des groupes locaux jouent et chantent. Cette fois, la musique est plus rythmee, mais c'est aussi la musique du Chaco  . A priori, selon si l'on est plus au sud ou au nord dans la region du Chaco, la musique est differente. D'ailleurs, ce soir, le public danse, non chacun dans son coin, mais il semble que chacun, du plus jeune au plus age, connaisse les pas des danses traditionnelles...
Lundi 06 mars : le parc du Chaco ?
Bon, alors voila le probleme. Je pars pour passer la nuit dans la petite bourgade de Capitan Solari, porte d'entree du parc national du Chaco (a 5 kms). On m'a dit "oui, il y a des hebergements". OK, j'arrive sur les coups de 15 heures. Renseignements pris aupres de l'administration du parc, il y a 1 personne qui loue une petite maison dans le village, mais cette personne habite encore a 3 kms, il faut lui demander si la maison est libre..... Ce qui voudrait dire aussi, si c'est libre, que je vais passer la nuit seule dans cet endroit.... Le village n'est pas antipathique, mais la nuit, je ne suis pas tres courageuse... Ce que j'aurais du faire pour visiter le parc, c'est prendre le bus de 6 h du matin a Resistencia qui fait arriver vers 8h30 au village.... Ou alors, pour une fois, faire comme tout le monde, ne pas venir par ici.....
Il faut dire que les touristes ne sont pas legion dans la region, comme me repond le garde forestier quand je lui demande pourquoi il n'y a pas plus d'infrastructure touristique... Au parc des Ibera ou j'etais la semaine derniere, dans le petit village de Colonia Pellegrini, il y avait au moins 7 ou 8 hebergements differents. Oui, mais les Iberas sont une reserve privee, il y a de l'argent, et les touristes peuvent venir mais le Chaco est un parc national, donc pas beaucoup d'argent et pas de touristes...
Bref, j'attends le bus du retour, tout en regardant passer les camions remplis de ferraille, de tonneaux, de matelas  , un camion d'une banque, un peu incongru dans cet environnement, les enfants vetus de blouses blanches qui sortent de l'ecole, la camionnette municipale qui passe chercher des gens... Et je pars directement pour Salta.
Mardi 07 mars 7h30 : le choc de la gare routiere de Salta 
En descendant du bus de nuit, le choc..... j'arrive dans une autre Argentine. La gare de Salta est moderne, pas un papier ni un megot de cigarette par terre, elle est tres lumineuse....
Je ne sais pas si je suis contente de retrouver la "civilisation", la "normalite" et de ne plus etre seule au milieu d'une route perdue ou si je suis atterree devant cette difference d'environnement et devant le flux de touristes que je pressents.... | | | Salut Martine
Je viens de découvrir le récit de tes nouvelles aventures sud américaines, ça a l'air fabuleux  J'espère bien que tu auras l'occasion de nous en parler en live lors d'une rencontre VF ou lors d'un de mes passages éclairs à Paris
En tout cas, cela fait rêver
Je voulais surtout de souhaiter une super géniale bonne continuation...profites en 
Bisou
Laure | | | Salut Chinook,
Et oui, c'est fabuleux, et franchement, je suis bien contente d'etre passee par l'est avant d'arriver a Salta. Sinon, je n'aurais vu que le cote touristique de l' Argentine. Non que Salta ne me plaise pas, mais ca ressemble tellement a une station balneaire en ete....
A+ | | | Hola tout le monde, Je suis maintenant a Salta et j’ai fini par me reconcilier avec cette ville... Juste un petit mot, pour dire... pas grand chose, car tout a deja ete dit sur cette region du NOA.
Mardi 7 mars : quelques jours dans la region de Salta
Salta est une ville tres agreable a 8 heures du matin, lorsque l’on prend son petit dejeuner dans un café bordant la place centrale ou a 20 heures quand on boit un verre dans ce meme café, en train de regarder flaner les passants  . Salta est une tres jolie ville, surtout le soir quand les edifices sont illumines  (j’essaie maintenant de faire photographe de nuit, mais malgre les conseils avises de certains VFistes, je suis pas sure d’etre au point...  ).
Salta est une ville tres touristique, ou j’ai rencontré, sans chercher, quantite de visages europeens, de sacs a dos et ou j’ai pu me remettre a parler francais, langue que je n’avais presque plus pratiquee depuis pres de 3 semaines....  Les agences de voyages se cotoient dans la rue Buenos Aires, des demarcheurs vous alpaguent dans la rue... Toutes ces agences proposent exactement les memes excursions et les memes prestations a des prix quasi identiques...
J’ai pris une excursion de 2 jours pour faire la “boucle nord”, c’est a dire, Salta – San Antonio de los Cobres – Iruya – Salta. Le montagnes sont tres belles, les couleurs la quebrada de Humahuaca impressionnantes, les etendues grandioses, mais au risque de choquer, je ne suis pas vraiment tombee en extase devant ces paysages et ces petits villages hyper touristiques. Il y a certains pays ou je n’aurais jamais du aller avant de venir en Argentine  ..... Peut-etre que quand je reviendrai pour la Patagonie, ce sera different, je n’ai pas encore vu de glaciers  ....
De plus, le systeme d’excursion est cher, fatiguant, contraignant et surtout tres frustrant (15 minutes sur la place de Jujuy pour faire la photo et on s’en va...). Prendre les transports en communs, c’est posible si l’on a du temps et l’envie de passer des heures et des heures en bus. La meilleure solution reste la location de voiture.
Quoi qu’il en soit, je ne suis plus seule perdue au milieu de nulle part, puisque j’ai retrouve ici, par hasard ou pas par hasard, des VFistes. Merci VF   . Et petit a petit, on s’habitue a la vie de touristes... qui n’est pas si desagreable que ca. | | | Dimanche 12 mars 6h 30 du matin : je marche vers la gare de bus de Salta.
Il pleut, il fait encore nuit et je croise les noctambules qui reviennent de leur “Saturday night fever”  . A 7 heures, je prends le bus pour Cafayate, a 4 heures au sud de Salta.
Dimanche 12 mars 10h45 : le bus arrive a Cafayate
Deja, la derniere partie du voyage avant d’arriver a Cafayate me plait beaucoup, meme par temps gris. Les montagnes sont colorees et decoupees et cela ressemble vraiment a un canyon, beaucoup plus sauvage que le nord de Salta, pas de petits villages dits “typiques” et surtout touristiques.
Des l’arrivee a Cafayate, j’ai aime l’atmosphere de cette petite ville. C’est dimanche, mais il y a quand meme de l’activite ; c’est touristique, mais on ne le sent que parce qu’il reste encore quelques touristes par ci par la...
Ensuite, l’excursion pour la quebrada de las conchas (justement, la partie de la route depuis Salta que j’ai beaucoup aimee). C’est l’apres-midi et la, grand soleil. Les roches ont des couleurs rouges ou vertes ou jaunes... Les roches sont “plissees” (De par le glissement de la plaque tectonique il y a quelques millions ou milliards d’annees). On descend du minibus, on marche dans les gorges, on approche les couleurs de pres...
Et puis, la visite de quelques “bodegas”  (proprietes viticoles). Je ne suis pas amatrice de vin, je ne saurai donc vous dire si c’est du bon vin ou pas.
Et en fin d’apres-midi, marche de 2 kms sur les (petites) hauteurs de la ville pour observer le coucher du soleil sur les montagnes rouges, puis le lever de la pleine lune... C’est beaucoup plus interessant et magnifique que la vue l’on a quand on prend le telepherique a Salta pour surplomber la ville et la vallee. Bon d’accord, a Salta, j’etais allee en plein apres-midi... Et a Cafayate, on on peut apprecier le calme de la nature en regardant le coucher de soleil... 
Mardi 14 mars 9 heures : je repars de Cafayate
Apres avoir vu Cafayate et sa region (bien que je n'ai pas tout vu), je dis oui, le NOA (Nord Ouest Argentin) est une belle province. Par rapport a Salta, je prefere de loin la douceur de vivre de cette petite ville dont l’ambiance est a mi chemin entre une ville de l’est comme Resistencia et une ville touristique comme Salta.
Mardi 14 mars 20 heures : si tout va bien, je serai dans le bus pour Cordoba | | | Et voila quelques jours se sont ecoules depuis mon depart de Salta et deja je repars de Cordoba.....
Mercredi 15 mars 9 heures : je prends mon petit dejeuner dans l’une des nombreuses rues pietonnes de Cordoba.
Plus ca va, et plus le standing de mes bus augmente... De Salta a Cordoba, j’ai eu droit a un super fauteuil, couverture, oreiller, et pas de clim agressive...
Le 1er jour, je n’ai pas vraiment aime Cordoba. Trop de monde, trop moderne quelque part (normal, c’est la 2eme ville du pays et un grand centre universitaire, donc beaucoup d’etudiants), des batiments gris et puis peut-etre aussi parce que j’avais pris un lit dans un backpacker surpeuple ou les gens se couchent entre 5 et 7 heures du matin... 
Et puis, le jour suivant, j’ai voulu aller visiter le “parc national des condors” (en gros c’est la traduction). 2 heures de bus pour arriver a plus de 2000 metres d'altitude et voir des paysages de montagnes verdoyantes a perte de vue et accessoirement des condors... Seulement voila, c’etait jour de brouillard...  Alors, a 10h30 du matin, dans la cafeteria, a 6 ou 7 kms de l’entrée du parc, j’ai prefere attendre le bus suivant en buvant un café et en esperant que le brouillard se leve....
Jeudi 16 mars 12h30 : je monte ou je redescends ¿
Donc, a 12h30 (ca fait 2 heures que je bois mon café..), le brouillard s’est leve sur la vallee, mais au-dessus, c’est toujours nebuleux... Vais-je prendre ce bus qui risque de me laisser quelques kilometres plus haut, perdue dans le brouillard ou vais-je attendre le bus de 13 heures qui repart vers Cordoba ¿ Finalement, il me semble plus sage de repartir vers Cordoba, le soleil, malgre tous ses efforts n’arrivant pas a se faire une place parmi les nuages...
Mais, je m’arrete en cours de route dans une ville qui m’avait parue fort sympathique a l’aller : Villa Carlos Paz. C’est une ville de villegiature, je n’ai pas encore vu, dans ce pays, autant d’hotels avec piscine, d’offres de location saisonniere d’appartements, de petites proprietes aux clotures en fer forge finement cisele, de verandas si accueillantes... Bien sur, tout est un peu calme maintenant car la saison touristique est terminee, mais l’arriere saison est encore tres agreable... Ballade autour du lac que je contemple allongee a l’ombre d’un arbre en degustant de delicieuses petites madeleines au dulce de leche (caramel au laít)  . Je n’ai pas du tout envie de rentrer sur Cordoba...  mais ma brosse a dent est restee dans mon sac a l’hostel... Et puis j’ai trouve un autre hotel a Cordoba, completement kitschouille que je voudrais bien tester...
Donc, je reviens sur Cordoba ou le bus passe par le quartier anime. Mon hotel possede 2 patios dont un avec des fauteuils et des tables recouverts de tissus nylon bleu clair a volants (le style couvre lit des annees 60, vous voyez  ) et l’autre a ciel ouvert qui pourrait etre une ancienne piscine et qui contient tout un amas de chaises et de tables en plastique... Je suis trop bien a contempler les etoiles...  Finalement, je vois la ville sous un autre angle et je crois que je commence a l’apprecier.
Vendredi 17 mars : j’ai mon billet pour repartir ce soir de Villa Carlos Paz (trop bien cette ville) vers Buenos Aires.
Seulement voila... Le 1er jour, j’avais fait une petite visite guidee du quartier jesuite (eglise, college) et aujourd’hui, c’est la crypte jesuite et l’estancia d’ Alta Gracia a quelques kms (je ne pouvais pas les faire toutes, j’ai choisi celle-ci). Les estancias jesuites, encore tres bien conservees, etaient des fermes dont les revenus et la production permettaient a ces religieux de continuer leur travail d’enseignement en ville. A Alta Gracia, pour ceux qui seraient interesses, il y a egalement un musee consacre a Che Guevara qui a passe une partie de son enfance ici et, ce qui n’est pas dit dans les guides, un musee consacre au musicien espagnol Manuel de Falla qui a fini ses jours dans cette ville. Je n’ai pas eu le temps de visiter les musees et j’ai change mon billet pour Buenos Aires pour demain soir, car ce soir, il y a aussi cours de tango  a l’ancien hotel de ville de Cordoba....
Vendredi 17 mars 21 heures : cours de tango
Ensemble les touristes finlandais, allemands, francais (enfin moi toute seule  ), argentins (beaucoup de touristes argentins) et les fans de tango de Cordoba. Bon, je joue pas encore dans la cour des grands....  Apres le cours, il y a bal.... Autre chose que les danseurs de La Boca ou de San Telmo qui executent quelques pas pour les touristes et s’en vont... Du petit gars qui n’a pas 18 ans et qui semble avoir appris le tango des qu’il a su tenir sur ses jambes au papi de 80 ans qui a mis son costume du dimanche en passant par les femmes endimanchees, les filles en jean et les gars en basket, c’est un festival de danse....
Samedi 18 mars : dernier jour avant le retour sur Buenos Aires
La ville de Villa General Belgrano, a 2 heures de bus de Cordoba, a ceci de particulier : on y propose du strudel dans les boulangeries, on y mange du cheecake (tres bon  ), on y vend des chapeaux tyroliens, on y boit de la biere (il y a d’ailleurs la fete de la biere en octobre) et on y voit essentiellement des touristes blancs de blancs et qui parlent parfaitement l’espagnol...
J’y ai passe quelques heures, histoire de voir cette particularite de mes propres yeux. Bien qu’il y regne une ambiance assez sympathique, c’est moins agreable que Villa Carlos Paz. Ici, on est plus en Argentine. On a un peu l’impression d’etre a Megeve (du moins, c’est l’idee que je me fais du Megeve des annees 60).
Un peu fatiguee pour repartir vers Carlos Paz reprendre le bus pour Buenos Aires (je n’aurai de toute facon, pas trop le temps de profiter de la ville), je change une nouvelle fois mon billet et je pars directement de Cordoba pour Buenos Aires.
Sur ces mots se termine ce journal..... Merci a ceux qui m’ont lue.
Dans 2 jours, presque a la meme heure, je serai en train d’attendre mon avion pour Paris....
Tchao tchao | | | C'était un plaisir de te lire Martine ;-)
Et bienvenue parmi nous
Gros bisous | | | Merci Kaou,
Je viens de me relire et le récit n'est pas toujours cohérent.... mais l'essentiel y est.
Je n'ai pas donné trop de détails (et ce n'était pas le but), mais si des personnes sont interessées par cette partie de l' Argentine, elles peuvent m'envoyer un MP et je leur répondrai du mieux que je pourrai. | | | Sympa ton voyage et ton récit traduit parfaitement toutes tes émotions. A bientôt pour en reparler. | Carnets similaires sur l'Amérique du Sud: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 7 695 visiteurs en ligne depuis une heure! |