Plaisanterie ou pas ?
Je vais prendre l'hypothèse qu'il ne s'agit pas d'une plaisanterie/d'un troll et vais lutter un peu pour éviter de répondre de façon agressive et tâcher de faire une réponse constructive.
Tout d'abord, il faut savoir que les conditions d'ascensions varient beaucoup d'une année sur l'autre dans cette région des andes. C'est vrai pour n'importe quelle montagne, mais particulièrement pour cette région des andes (
Pérou,
Bolivie) où l'évolution rapide des glaciers rends certains sommets tantôt plus faciles, tantôt plus difficiles au cours du temps. C'est en partie pour cela que tu auras des retours différents sur le degré de difficulté d'un sommet: il faut la mettre au regard de l'année de l'ascension.
Toutefois, cette précision effectuée, le Chopicalqui est - sauf évolution récente - un sommet plus difficile que le
Huayna Potosi. Déjà que je suis outré que des débutants grimpent sur le
Huayna Potosi sans connaissance et expérience de la haute montagne, alors le Chopicalqui ! C'est de la haute montagne, pas Disneyland

!
Alors oui, il y'a plein de débutants qui montent au HP (et peut être au Chopicalqui)... la météo est généralement stable et la très grande majorité font demi-tour sur le HP avant les difficultés qui sont sur la fin. Cela préserve des accidents.
Tu souhaites avoir un avis objectif, je vais t'en donner un subjectif: dire que tu souhaites grimper le Chopicalqui alors que tu n'as aucune autre expérience que l'ascension du HP - et qu'en plus tu as eu le vertige - c'est (un peu ? beaucoup ?) du n'importe quoi. Après, tu es majeure, libre de faire ce que tu veux et si des personnes sans expérience l'ont réussi sans problème, tant mieux pour eux.
Cela reste un sommet avec des difficultés modérés mais pour le grimper dans des conditions sérieuses, il te faudrait **plusieurs semaines** de stage d'alpinisme (à travers le club alpin français).
Si tu souhaites un sommet de 6000 accessible au
Pérou, tu as le Chachani dans la région d'
Arequipa. C'est pas le plus joli, mais au moins c'est vraiment accessible.
Si le critère esthétique l'emporte sur le coté "je veux grimper un 6000", tu peux te renseigner à
Huaraz sur les conditions du Pisco qui n'est pas très loin du Chopicalqui. En 2006, avec de bonnes conditions de neige, la seule difficulté était un petit mur à grimper en cramponage frontal sur quelques mètres: ça n'était pas bien méchant et surtout pas dangereux. Par contre, en 2010, deux amis avec qui j'étais sur place l'ont grimpé et m'ont dit que le degré de difficulté avait augmenté. Nous sommes en 2015, les choses ont encore du sérieusement évolué depuis.