Nakata · 8 janvier 2010 à 18:41 · 3 photos 7 messages · 4 participants · 5 127 affichages | | | | Bonjour,
En vue d'un possible voyage en Inde du Sud (Karnakata/Tamil Nadu/ Kerala) pendant un mois à cheval entre juillet et août, j'aimerais en savoir un peu plus sur les désagréments de la mousson...
Bon, pour les plages, j'ai cru comprendre qu'il ne fallait pas trop y compter...
Mais là où ce que j'ai lu n'est pas très clair, c'est sur les Backwaters. Sont-ils accessibles pendant cette période ? Est-ce l'inondation générale ? Est-ce qu'il n'est pas préférable de zapper cette région ?
Même question pour la réserve de Periyar : je sais que ce n'est pas la meilleure région pour la visiter, mais est-ce que ça vaut quand même le coup ? Est-ce qu'il y a une réserve plus intéressante sur cette période ?
Merci, nak | | | La diminution du nombre de tigres en Inde associée à la hausse de la fréquentation touristique entraîne une dégradation des conditions de visite dans certaines réserves. En Inde comme en France, les agences de voyages en viennent parfois à retirer les safaris de leurs circuits.Moins de tigres, plus de touristes : les safaris deviennent-ils des zoos ? ©AFP Chaque année, les quelque 1500 tigres d'Inde sont pourchassés. Non seulement par les braconniers, en grande partie responsables de la disparition des félins dans le pays, mais aussi par les touristes, qui rêvent de rencontrer Shere Khan. L'agissement des premiers influence les loisirs des seconds. Le déclin des tigres dû au braconnage peut en effet être spectaculaire. La réserve de Panna (Madhya Pradesh) a annoncé au mois de juillet qu'elle n'en abritait plus aucun. La réserve de Sariska (Rajashtan) en fit de même il y a trois ans. Le 25 juillet dernier, le directeur de l'Autorité nationale de sauvegarde des tigres a annoncé que la situation était "bonne" dans douze réserves, "satisfaisante" dans neuf et "mauvaise" dans seize.
A la menace écologique et culturelle que représente la diminution des tigres dans le pays où ils sont le plus répandus, s'ajoute une menace sur la qualité des conditions de visite de certaines réserves.
Les agences de voyage intègrent en effet dans leurs circuits les réserves où les chances de voir des tigres sont maximum. Les touristes se concentrent donc aujourd'hui dans les quelques réserves où ils ont le plus de chances d'apercevoir les félins.
A cela s'ajoute la multiplication des touristes indiens. Ils étaient 462 millions à visiter leur pays en 2006, contre 366 millions en 2004, selon le dernier rapport annuel du ministère du tourisme indien.
La qualité des safaris s'en ressent. "Le gouvernement limite le nombre de véhicules, mais pas leur capacité", explique Hervé Fourneau, directeur de l'agence de voyage Objectif Nature à Paris. "Il y a quatre ans, il y avait 14 jeeps à Ranthambore (Rajasthan). Aujourd'hui la moitié sont des bus pouvant chacun contenir 32 personnes." "Dans certains parcs, dès l'aube, il y a 25 voitures qui attendent. Alors quand on a fait 10.000 kilomètres pour avoir l'impression de se retrouver dans un zoo, ça peut être très décevant", compatit-t-il.
D'autant plus que l'affluence contraint parfois les parcs à organiser des tirages au sort pour les visites. "Un groupe est revenu fou de rage de Bandhavgarh (Madhya Pradesh) car tout le monde n'avait pas pu monter à dos d'éléphant", se souvient Janine Renard, de Terres d'aventure. "Il y a deux ans à Ranthambore une famille avait dû céder sa jeep à une personne ‘importante' de passage. Ils ont fait la visite dans une espèce de camion inconfortable", rapporte pour sa part une responsable de Terres oubliées.
La hausse des prix est une autre conséquence de la hausse de la fréquentation. "L'Inde est devenue l'un des pays les plus chers d'Asie", déplore Janine Renard. "Les hôteliers sont pleins avec la clientèle locale, ils n'ont aucune raison de baisser les prix." Les prix d'entrée des parcs ont également fortement augmenté ces dernières années.
Cette situation amène parfois les agences de voyages à supprimer des réserves de leur offre. "On a enlevé Bandhavgarh il y a quelques années car c'était devenu n'importe quoi. Nos clients se retrouvaient parfois avec des chauffeurs de taxi au volant plutôt que des naturalistes", témoigne Hervé Fourneau. "C'est certain que si on a encore de mauvais retours, on les enlèvera", envisage Janine Renard, qui a déjà retiré de ses programmes la promenade en bateau à Periyar (Kerala) , car "il y a trop de monde, trop de bruit, ce qui fait fuir les animaux".
Braconnage, manque de moyens, guides pas toujours bien formés, concentration des visiteurs, hausse des prix...les safaris tigresques semblent perdre une partie de leur attrait. Les réserves moins fréquentées peuvent alors constituer une alternative intéressante, même si la rencontre avec le tigre n'est pas garantie. "C'est plus excitant quand la rencontre est inattendue, et c'est un grand moment de le croiser dans un endroit désert", fait valoir Janine Renard. | | | Pas très enthousiasmant, tout ça !
Quelles sont les réserves moins fréquentées dont parle l'article ?
J'ai vu sur internet que le Bandipur National Park était bien à visiter pendant la mousson. Que penser de cette réserve ? | | | Destination de plus en plus à la mode, l’Inde connaît généralement une baisse importante de fréquentation pendant la mousson. Le ministère indien du Tourisme cherche désormais une stratégie pour promouvoir les mois pluvieux.Les ballades sous la pluies, une autre manière de découvrir le Kerala "L'heure est venue d'innover, pour attirer les touristes pendant la période creuse", a déclaré Leena Nandan, haut responsable au ministère du Tourisme, lors d'une conférence nationale sur le tourisme de mousson, organisé par la Confederation of Indian Industry à New Delhi. Le nombre de touristes a augmenté de 14, 3% en 2007 par rapport à l'année précédente, selon le ministère. Mais les mois de juin, juillet et août, qui correspondent à la mousson, restent peu prisés par les touristes, deux fois moins nombreux qu'en haute saison. Leena Nandan a insisté sur le rôle déterminant des Etats indiens dans la promotion du tourisme pendant les mois de pluie. Un ancien haut dirigeant du ministère du Tourisme M.P Bezbaruah à de son côté assuré que la "magie des pluies de la mousson" pouvaient devenir une attraction majeure en Inde, à condition de développer une stratégie marketing "imaginative" pour changer l'image négative qu'ont les gens de cette saison. Pour l'heure, les monsoon packages proposés par les agences de voyage correspondent généralement aux mêmes voyages organisés qu'en haute saison (de septembre à mars), assortis d'une réduction de 20 à 30%. Mais depuis quelques années déjà, plusieurs Etats, principalement ceux du sud, déjà parmi les plus touristiques, comme Goa, le Karnataka et le Kerala, tentent de mettre en valeur le tourisme de mousson. "Goa, ce n'est pas seulement la plage, il y a du trekking, de la marche à faire dans les terres. Nous essayons aussi de développer l'écotourisme", explique L.C Kavkelar, responsable des ventes et du marketing à l'office de tourisme du petit état côtier au sud de Bombay. Au Kerala, on vante les mérites du climat estival, idéal pour les cures ayurvédiques : "pendant la mousson, le climat est plus doux, plus équilibré, c'est la meilleure période pour l'ayurveda", assure Thomgi Vargesh, directeur de l'agence de voyage Ebenezer Holidays à New Delhi. "Nous essayons également de mettre en valeur la beauté de la mousson : les grands nuages, la verdure, les promenades sous la pluie", ajoute t-il. Une stratégie que commencent également à adopter d'autre Etats, moins touristiques. Le directeur du département du tourisme de Madhya Pradesh a affirmé, vendredi dernier, qu'il comptait mettre en avant la "beauté inexplorée" de l'Etat. Au Karnataka on mise également sur l'écotourisme, et depuis récemment, sur un nouvel engouement des citoyens du Golfe pour qui les pluies torrentielles sont une véritable attraction. Le tourisme de mousson cible aussi les Indiens, de plus en plus nombreux à voyager dans leur pays, en particulier pour leur voyage de noce. Les autorités du Karnataka veulent notamment développer le Jalapatothsaba, ou "festival des chutes d'eau" afin d'attirer les visiteurs aux chutes du Shivanasamudra, particulièrement impressionnantes pendant la mousson. En 2006, le petit Etat du Sikkim, au nord-est de l' Inde, a lancé une vaste campagne de publicité mettant en valeur la nature, les cascades, les fleurs qu'on y trouve en période de mousson. La carte « écotourisme » couplée à des réductions de prix, c'est l'atout principal de l' Inde pour "vendre" ses mois de mousson. Reste à convaincre les touristes de découvrir l' Inde sous la pluie | | | À: Nakata · 8 janvier 2010 à 19:42 · Modifié le 8 jan. 2010 à 19:58 Re: Backwaters et mousson entre juillet et août en Inde du Sud? Message 5 de 7 · 5 035 affichages · Partager | | | Bonjour,
J'étais dans le sud de l' Inde l'été dernier, principalement dans le Tamil Nadu, mais j'ai fait quelques incursions dans le Kérala, où je n'ai pas du tout subi la mousson. J'ai passé un week-end sur les backwaters (peut-être un peu long...) à Alleypi, sans pluie, et un autre à Periyar, sous un ciel plutôt gris mais sans pluie. J'ai bien aimé le site... excepté les parcours touristiques proposés... Mais en général, l' Inde du Sud (je ne connais pas le reste !), j'ai adoré !! | | | Bonjour,
Je suis allée au Tamil Nadu et dans le Kerala entre fin juillet et mi août l'été dernier (2009). C'est la région que j'ai préféré de l' Inde!
Itinéraire: Chennai - Pondy - Kodaikanal - Munnar - Kumily - Alleppey - Kochi
Au niveau du temps, il faisait meilleur dans le TN que dans le KL. Beaucoup de pluie à Munnar (vraiment gênant, humide, et frais), un peu moins à Kumily (Réserve de Periyar), temps ensoleillé à Alleppey et Kochi.
Les ghatts occidentaux ( Kodaikanal, Munnar): superbes paysages dans les plantations de thé et d'épices. Temps assez frais et humide. Par contre, les trajets en bus sont très longs et il ne faut pas avoir des maux de dos....!
Les backwaters sont tout à fait praticables en août. C'est d'ailleurs une super expérience de passer une nuit sur un houseboat. Il y a quelques moustiques tout de même... Je conseille absolument Alleppey et Johnson's Guest House (qui vous indiquera le chemin de la "secret beach", près de la plage Marari, très belle et calme). Par contre, ce n'est pas idéal pour se baigner, mer agitée, eau pas très propre.
La réserve de Periyar: c'est assez sympa, mais je pense que Bandipur vaut plus le coup. Il y a davantage d'animaux. Le jour où j'y suis allée, je n'ai pas eu de chance car il pleuvait énormément (avec de la brume, un temps digne de l' Ecosse!). J'ai crapahuté dans la jungle pendant 3h pour tenter d'apercevoir un éléphant, mais tout ce que j'ai récolté ce sont des sangsues! C'était donc assez décevant mais tu peux marcher dans la jungle avec un guide pour t'éloigner des hordes de touristes...
Voilà les quelques infos que je peux donner. Il faut savoir qu'en Inde on ne peut pas prévoir parfaitement le temps, tu peux très bien avoir une grosse mousson dès juillet comme un temps sec jusqu'au mois d'août... Donc c'est un coup de chance!
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