Je tempérerais un peu les autres réponses.
Nous avons loué à
Bali des vélos, des scooters et une voiture.
c'est certain que la circulation est un peu folle à
Bali. comme pas mal de choses. Mais pas non plus rédhibitoire.
Il faut quand même distinguer le sud, qui est particulièrement encombré, et là je suis d'accord, je ne vois pas bien l'intérêt de s'y risquer avec 30 kg de sacoches ; ça risque d'être chaud, et surtout pas du tout générateur de plaisir.
par contre le centre et le nord me semblent accessibles. Il faut évidemment tenir compte du contexte local ; les balinais, comme les asiatiques en général, on un sens de la conduite particulier. Pas agressif, mais pas rassurant. il faut les voir au carrefour s'avancer sans s'arrêter jusqu'au dernier moment où l'un se décide enfin à céder à l'autre... si nous, occidentaux, attendons qu'ils nous cèdent le passage, on va rester là jusqu'à la fin des temps. par contre si on y va de bon coeur et avec confiance, en général, ça passe. Autre conseil : ne JAMAIS regarder derrière soi. les autres se débrouillent. Il faut s'occuper de ce qu'on voit devant. ça ne correspond pas à nos critères, mais on s'y fait vite ; et les Balinais ne vous en veulent pas de ne pas se préoccuper d'eux, s'ils sont derrière.
Enfin, dernière chose : les côtes... dans le centre volcanique, elles peuvent être redoutables. Les pourcentages s'envolent. Avec une voiture, on montait en première, et péniblement. ça frise les 25%. ça relève plus de l'escalier que de la route. Et comme il n'y a pas d'accotements, mais des fossés profonds, ça n'incite pas à se mettre sur le bord de la route pour pousser le vélo. Je conseillerais donc d'essayer de prévoir les routes du littoral nord ; c'est un peu moins encombré et assez plat. Et très joli.
Encore un conseil : il y a des routes partout, et les cartes ne sont pas fiables. On peut très bien essayer les petites routes désertes, elles osnt vraiment charmantes (les rizières sont magnifiques, c'est un bonheur d'y rouler). Inconvénient : elles s'arrêtent brutalement sans prévenir. et elles prennent des détours surprenants. seul remède : demander sa route à tout le monde. ça tombe bien : il y a du monde partout, et les gens sont absolument charmants et ravis de rendre service. Ils ont une culture de l'accueil qui est extraordinaire. Donc en vélo, on peut demander vingt fois sa route, c'est plutôt sympa.
Bali, c'est beau, et ce serait dommage de s'en priver...