La
Thaïlande est un pays accueillant, stable et d’une rare beauté ; Il nous tenait à cœur de traverser
Bangkok à vélo, de longer le littoral du golfe de
Thaïlande parsemé de sites magnifiques, de dormir chez les moines bouddhistes et chez les pêcheurs, de plonger à
Ko Tao spot international subaquatique, de se promener en « Long tail » dans la réserve de Phang Na, de découvrir les îles encore sauvages de Ko Yao.
C ‘est fait
Notre récit est un peu long, on espère qu’il suscitera l’envie d’aller. (. JJ et Pat)
SAMEDI 8 MARS 2014
BAMGKOK SUVARNABHIMO-
BANGKOK CENTRE (45 km a velo)
Nous quittons l’aéroport de
Bangkok-Suvarnabhimo par la 4 voies qui permet de prendre la direction du centre ville.Nous sommes un peu perdu dans l’immense échangeur de bitume. Tout est grand, la route, les bus. Le bâtiment de l’aéroport semble sortir d’une autre dimension. Au bout de 10 km de voie rapide nous doutons de notre direction. Nous décidons de faire demi tour, 15 km pour rien sur une voie express. La ville est bruyante, polluée, sale et mal-odorante, les odeurs de poulets grillés, de poissons fris se mêlent aux odeurs d’égout et de gaz d’échappement. Nous pénétrons peu a peu dans cette mégapole extravagante, bouillonnante de vie, d’audace économique, capitale du tourisme sexuel. La circulation est de plus en plus dense, la voie de chemin de fer domine la voie express qui surplombe les avenues qu’enjambent les passerelles et toboggans, tout cela se reflète dans les façades de verre des buildings.
Vers 18h, nous quittons
Sukhumvit Road pour emprunter Pridà Alley. C’est une rue ombragée ou crache la sono d’ un établissement de nuit. Le quartier nous plait bien, il reflète ce que l’on attend de
Bangkok.
Nous prenons une chambre au 6 eme étage de l’hôtel « La Promenade ».Notre fenêtre donne sur un parc de verdure, la climatisation est bruyante, mais l’établissement est propre.
Apres la douche, à la nuit tombée nous décidons de découvrir le quartier. L’activité est intense, les « vieux blancs » se promenant main dans la main avec des jeunettes, les stands de poissons et autres victuailles se succèdent. Quelques restaurateurs ont dressé la table dans un jardin arbore de palmiers, kamerops et strelitzias. Nous sommes étonnés par le nombre de Bar trucks. Ce sont pour la circonstance des fourgons Volkswagen Transporter d’anciennes génération décorés de ruban de led multicolores, boules à facettes, le tableau de bord habillé de moquette rose. Le toit a été découpé pour le rendre ouvrant comme un coffre a jouets, les bouteilles de Chivas, Gin, vodka, et autres sont alignées comme des quilles le long d un comptoir rutilant.
En regagnant notre hôtel nous passons devant LE KIWI, célèbre volatile de
Nouvelle Zélande. Son nom ne trompe pas, il s’agit d un pub tenu par un anglais. Une dizaine d’écran de Tv diffusent des images de Foot, jeu a XIII et rugby. Aujourd’hui, c‘est journée du Tournoi des 6 nations. A cause du décalage horaire le match de l’équipe de
France en
Ecosse sera proposée à minuit à la suite de celui de l’
Italie en
Irlande. Deux matches implique 4 mi-temps = 1 Henekein + 3 Guiness. A 2 heures du matin, la
France a gagné, je peux aller rejoindre Patricia restée a l’hôtel.....
DIMANCHE 9 MARS
BANGKOK- HAT CHAO SAMRAN (130 km de bus et 40 km a velo
Le réveil est tardif, l’air est moite, la température vers 10h est déjà de 35 degrés. La nuit a lavé les pêchés. Nous reprenons notre raid urbain sur la même avenue ou nous l’avons laissée. En ce dimanche, la circulation est moins dense. Les feux rouges à décompte à rebours se succèdent. Ce système d affichage lumineux indiquant l’attente restant avant de démarrer est présent à tous les carrefours. Les chiffres rouges ou verts sont placés de l’autre coté de l’intersection suspendus à un portique de 5 ou 6 mètres de hauteur tels le Start d’un grand prix de F1. A zéro, l’immense cortège mécanique se met en branle dans un vacarme odorant, et nous en appuis sur nos pédales, masques de papiers sur le nez peinons à reprendre le rythme des tuk-tuks.
Au bout d’une heure soit environ 15 km nous arrivons au centre historique de
Bangkok. Palais, demeures royales de l’ancien Siam, temples bouddhistes... se côtoient.
Nous faisons une halte au Palais SUTHATTHEPRARAM, une multitude de toiture de tuiles rouges et de panneaux de pierre grise ornés de bois sculptés perchées sur des colonnes blanches protégent 146 bouddhas étincelants disposés dans une galerie en périphérie du temple. Devant l’entrée, une vendeuse d’offrandes enfile à l’aide d’un fil de fer de petites fleurs jaunes et roses sur des colliers de jasmin. Elle nous en propose 3 pour 20 bahts (50 c d Euros).
Notre ras le bol de la ville et plus fort que notre curiosité, nous abandonnons la richesse culturelle et historique pour enfourcher nos vélos et fuir vers les cotes verdoyantes du pays.
Un grand toboggan nous permet de franchir les eaux grises du CHAO PHRAYA.. Nous sommes contraint d’emprunter les voies express urbaines bondées de bus, camions et véhicules en tout genres. Notre patience et notre entêtement à n’utiliser que l’énergie de nos mollets pour rejoindre
Phuket situé à 1000 km plus au sud sont bafoués lorsque nous nous retrouvons au centre de la jonction de 2 motorways de 4 voies chacune. Le zébra central est l’unique refuge qui nous permet de retrouver de la lucidité pour glisser dans le flot incessant de voitures. Encore quelques kilomètres et nous capitulons à la vue de la grande gare routière de
Bangkok.. Il est 13 heures, la température de rapproche des 40 degrés.
C’en est trop. Patricia se laisse convaincre du raisonnable.
Quinze minutes plus tard nous sommes installes séparément dans un vieux modèle de bus, une poche de beignets de poisson froid négociée à la dernière minute en guise de déjeuner. Nos vélos sont compressés dans la soute à bagages contre la batterie de réservoir de GPL.
Patricia s ‘endort, pendant que je rédige le journal du voyage.
A 14h30, le bus éjecte ses baroudeurs et leurs bardas sur le trottoir de PHETCHABURY, petite ville tranquille à 130 km de la capitale. Nous traversons en 2 coups de pédale son centre sans intérêt et nous prenons la direction du golfe de
Thaïlande en suivant une allée ombragée bordée de grands arbres. Puis une longue route jalonnée de poteaux métalliques surmontés de pelotes de fils électriques inextricables et de belvédères poussiéreux nous conduit a KWANG.
Sur notre gauche, sous le squelette d’une structure en béton se tiens le marche du dimanche. Magnifique, chaleureux, authentique, original. Nous n’avons pas de mot pour qualifier cette ambiance tropicale. La vie y est intacte. Des dizaines de femmes s’ affairent à la cuisine sur des frêles brûleurs de gaz, beignets de calamars, friture d’oeufs de caille, plats traditionnels thaï, fruits en tout genres, produits de la mer, brochettes de poulets et poulet frit.... à coup de 20 bahts par ci ou par là, nous remplissons notre pense à grands risques de turista. On osera même la dégustation de larves, de criquets et de sauterelles grillés.
Encore dix kilomètres sur une route presque tranquille et sur notre gauche nous sommes intrigues par l’originalité d’un abri bus à l’architecture locale. Photo souvenir prise par une passante à moto qui nous rencarde sur la présence de bungalow a louer juste au bout du chemin. C est un ancien hangar agricole transforme en gite. Les alveoles du fourrage ont ete equipes en logements confortables, seul bemol...pas de fenetre. Tampis pour 10 euros la nuit, son confort est suffissant.
Nous voila installes et douches. Le village balneaire de HAT CHAO SAMRAN est a 2 km. Frontale sur le front, nous enfourchons nos velos pour s y rendre.
Superbe site, plage de cocotier, maisons de pecheurs et quelques et etablissements touristiques de petites tailles, l endroit est sympa.
Nous poussons notre curiosite au fond d une traverse qui semble animee. Nous debouchons sur ce qui doit etre la place centrale ou se deroule une fete boudhiste. Au centre de la place de dresse la reproduction d un temple en haut du quel prone un cerceuil, a chaque angle des efigies en l honneur du defunt : un moine venere et respecte dont nous ne serions repete le nom. Tout au tour se trouvent des tribunes drappees de blanc et de jaunes mangue, au premier rang des bancs scultes pour acceuillir les honorables, derriere les chaises sont habillees de houses immaculees. En arriere plan une enfilade d’instruments de musiques graves de pierres precieuses laissent echapper un son himalayen, pendant que les monks murmurent une priere.
La fete ne serait pas totale s il n y avait de kermesse locale. Une jeep course un avion qui survole un bateau lequel tante de rattrapper la moto qui le precede. Entieremet construit par son proprietaire chaque sujet du manege est suspendu a une charpente en rotation, laquelle pivote propulsee par un ventilateur domestique. Les jeux gonflables, peche au gupies, carabine a bouchon et jeux de flechettes completent la foire.
On s attable devant une assiette de vermicelle a l omelette de seches, puis on deguste le kaolam (riz thai cuit dans un morceaux de cane a sucre). Feu d artifice et illumination de feu de bingale cloture la soiree. Nous retournons a velo dans le douceur de la nuit a notre hebergement de campagne.
LUNDI 10 MARS 2014
HAT CHAO SAMRAN-
HUA HIN
Nous ouvrons la porte de la chambre, le gardien se tiens debout a quelques metres les bras croises. Il attendais notre apparition pour nous proposer le cafe.
Nous repassons a HAT CHAO SAMRAN, triste comme un lendemain de fetes, les ouvriers s affairent au demontage puis nous longeons le littoral par une belle route bordee d’une piste cyclable. Nous nous arretons sous une tonnelle qui abrite un commerce de bord de route, la patronne fend des coques semblables a des nooix de coco, elle en extrait trois fruits gros comme des abricots et de la couleur du litchi. Elle nous tend ce fruit en disant : thin, c est le nom de ce fruit.
Deux allemandes a velo qui envisagent le meme parcours que nous s arretent egalement pour nous saluer.
Apres 30 km nous arrivons a
CHA-AM, petite station balneaire qui a conserve son patrimoine architectural et son port de peche artisanal malgre la construction de hauts immeubles d appartememts et de vasques complexes hoteliers. Quelle joie nous empli a la vue de ses dizaines de bateaux multicolores decores de pavillon bleu rouge et jaune amares au ponton de leurs maisons sur pilotis reparties de part et d autre de l’embouchure de la riviere. La peche est une activite bien vivante qui mobilise une main d oeuvre locale tres experimemtee aux methodes de travail traditionnelles. C est ainsi que l on a pu assister au dechargemet de centaines de caisses de calamars pesees meticuleusememt l une apres l autre a l aide d une balance plus proche du pese personnes que de la bascule. En meme temps un marin bascule des pains de glace d une centaine de litres dans un concasseur a couteaux, lequel se deverse sur une vis sans fin qui monte les eclats de glaces au sommet d une goulotte. De la, la glace pilee glisse jusque dans les cales d’un navire pret a appareiller.
Poisson grille, brochettes de cuisse de poulet et riz comblent notre appetit sur une table revetue d une toile ciree qui nous colle les coudes.
Une passerelle jaune enjambant le cour d’eau verdatre nous permet de pousuivre notre route vers HUA-HIN, d abord le long des plages puis sur une deux fois trois voies qu’il est impossible de contourner. Nous tentons bien a plusieurs reprises de chercher une route parallele au front de mer, mais en vain, chaque traverse se termine en cul de sac au pied d’un recent hotel.
Vers 14h00 la temperature atteind les 40 degres.Au 70 eme kilometre de la journee nous penetrons dans la ville de HUA-HIN. Nous nous arretons a un marchand ambulant proposant des coca frais et des fruits peles. Annanas, pasteque et papaie. Jean jacques s’eclipse le temps d un besoin pressant et reviens 10 mn plus tard. Si tu veux un endroit sympa pour la nuit, j’ai ce que tu cherches.
Nous enfourchons nos velos et a travers un dedalle de petites ruelles traversant un bidon- ville puis en suivant un canal profond securise par un grillage et degageant une odeur noseabonde nous progressons a la stupefaction des habitants qui tentent de nous dissuader de continuer dans cette direction. Les touristes ne viennent jamais ici... Puis nous foulons de nos pieds le sable de la plage, poussant peniblement nos pesant velos.Nous contournons quelques maisons de pecheur pour decouvrir la case de notre hote Nylan.
Nylan habite une petite case de bois de 6 ou 7 m2 seulement, sur l’avant se trouve une plateforme de planche sureleve du sable de 50 cm et recouvert de plaques de fibrociment et sur l’arriere un appentis sert de rangement a son materiel. La marree est basse et sa barque de peche git sur la greve amarree a une grosse ancre dont le jas est plante dans le sol.
Nylan repare ses fillets assis sur la marche de sa porte.
La population se mobilise pour nous accueillir. Un ami a Nylan nous montre le tuyau d’eau pour la toilette et reviens avec du poisson seche, des brochettes et des beignets alors que la voisine cuisine du poisson bouilli et du riz. On a pas faim car il n’est que 16h, mais nous ne pouvons faire autrement que d’avaler tous ces aliments.
Pour ne pas arriver les mains vides nous avons apporte 4 Changs. (biere locale).
Nylan continue ses travaux. Nous nous installons a l exterieur sur la terrasse, nous faisons face a la mer le dos appuye sur un amas de filet, les jambes glissées dans nos sacs a viande. Elle est pas belle la vie ?
Plus tard Nylan nous propose 2 boites de coca frais, une autre voisine nous apporte un bol de riz recouvert d’oeuf poelle et d’oignons fris, puis un homme apporte un ventilateur en simulant le bruit du moustique.
La nuit avance, Nylan a ete se coucher et a arreter la radio qui jusque la accompagne notre soiree en musique Thailandaise.
MARDI 11 MARS 2014
HUA HIN- BO NOK 96 km. (Velo)
La radio de Nylan a gueule toute la nuit a croire qu’ il ne s ‘est pas couche, et le neon blanc au dessus de nos tetes ne s’est eteint que vers 2h00. Un cauchemar dans un cadre idillyque.
Nylan nous propose un seau pour la toilette et nous prepare l’eau pour le cafe, puis il prepare le petit dejeuner : poissons bouillis avec des oignons et riz blanc, un regal. Nous avons quitte notre hote vers 9h00 avec beaucoup de re
gret. A peine sorti du sable, crevaisson.
Le ciel est voile et la temperature grimpe a 34 degres. La route pour quitter
HUA HIN n’est pas tres agreable pendant 20 km, puis nous bifurquons vers le littotal pour atteindre PAK NAM PRAN, jolie plage de sable blanc et de cocotiers.
Quelques bateaux de peche secoues par la houle mouillent dans la baie.
A proximite 2 temples boudhistes se font face.
Un decors de carte postale
Nous poursuivons la route qui longe le bord de mer, parfois la chaussee rentre dans les terres, traverse des cocoteraies ou des rizieres pour re apparaitre quelques kilometres plus loin. Ce petit jeu de cache-cache complique notre etape et la rallonge un peu.
Vers 14h00, en contre bas de la route sous un auvent de palmes un dizaine de femme s affairent activement. Nous prenons la rampe menant a cet atelier, il s agit d’une fabrique de fruit fris. Certaines coupent des bananes, des patates rouges et des racines de bambous en roudelle tres fines ou en batonnets pendant que d’autres les plongent dans des bacs d’huile bouillante a la chaleur d’un feu de bois. Ces chips de bananes et autres sont ensuite conditionnes dans des sachets en plastiques. L ‘autre specialite est la puree d’ Ananas ou de papayes maceree dans du lait de coco puis confite, un vrai regal. La patronne nous en donne 2 barquettes.
Nous longeons ensuite la longue plage de Ban Nong Khaem Noi desertique, quelques guest houses et etablissements de plage ont pris place sur ce site superbe, mais a en juger par les importants travaux d’amenagement en cours, il y a peu de chance de conserver cet endroit intact tres longtemps. A l’horizon se detachent la masse importante des collines du parc National de Khao Sam Roi Yat hautes de 650m. Apres 70 km avec le vent de face nous traversons le Parc, les plages ont fait place aux etangs entoures d, une epaisseur et haute vegetation au dessus de laquelle parfois depassent les toitures d’un temple.Puis quelques singes suivent des yeux notre passage perches sur les panneaux indicateurs.Nous arrivons apres 95 km a Ban Bo Nok, un des cinq bungallows super kitch a 100 m de la plage sera a nous pour la nuit contre le paiememt de 500 baths environ 11 euros, petitdej compris.
MERCREDI 12 MARS 2014
Ban Bo Nok – Thap Sakae. (110 km a velo)
Depart a la fraiche ce matin et arret au temple tout proche qui heberge les ecoliers du village, sceance photo pour Patricia emmerveillee par tous ces ecoliers en tenue orange qui la regardent avec admiration, il faut dire qu’elle passe pas inapercue avec son casque qui surmonte sa casquette rouge posee a l’envers et sa peau teinte equrevisse.
Ce matin la route qui fuit le village vers l’ouest est quasi deserte, nous empruntons le toboggan tout neuf qui enjambe la voie ferree et obliquons vers l’ouest pour eviter la route a 2x4 voies qui descend vers le sud.
Sur le bord de la route a l’ombre d’un abri de planche une thailandaise propulse des projectiles pour faire fuir les oiseaux interesses par ses semances de riz, l’occasion est trop belle pour s’initier a l’art du lance pierre. Un baton en forme de Y equipe d’un elastique lui sert a lancer a une centaine de metres des billes d’argile qu’elle a soigneusememt roulees dans ses doigts. Avec beaucoup d’adresse elle fait deguerpir les nombreux volatiles.
Apres 2 ou 3 essais nous sommes satisfait de notre niveau technique.
Le goudron fait place a la latterite, la piste traverse des exploitations de figues de barbarie, d’ananas, de mangues. Les seuls vehicules qui utilisent cette voie transportent les produits agricoles vers la ville.
Nous croisons une procession de villageois coiffes de chapeau de paille colores et portant un habit traditionnel orne de chapelets d’offrande. Ils se rendent au Wat en cortege de 4x4 donc le premier transporte un orchestre qui ne passe pas inapercu.
Nous aercevois au loin le temple perche sur la colline de PRACHUAP.C’est le signe que nous approchons de la route numero 4 qui relie la capitale au sud du pays a l’image de la RN 7 en
France. IL nous faut traverser cet axe et rejoindre une route secondaire qui parallele a la voie ferree traverse des cocoteraies ombragees et des etangs habritant des oiseux migateurs. La temperature est de 38 degres en ce debut d apres midi nous avons 62 km dans les mollets.
Retour sur la route numero 4 pendant 20km, ras le bol de la circulation nous fuyons dans la cocoteraie et decouvrons une piste de terre longeant le chemin de fer. Un vrai regal pendant 5 km de paysage polynesiens avant d’aboutir dans une exploitation de coco d’un autre temps. Ressemblant a une maison coloniale, teintee de bleu pale la grande batisse toise les cocotiers avec beaucoup d’arogance, les chiens aboient et un jeune thai sort sur le seuil de la porte. Il joint ses mains au niveau de son torse, s’incline plusieurs fois lentement dans notre direction en signe de bienvenu. Nous sommes au pays du sourire.
Le rythme de pedalage est de plus en plus aisee. Ca devient presque facile, boustes par l’euphorie nous avalons les km a bonne vitesse. Au 100 eme nous quittons definitivement la route numero 4 pour rejoindre le littoral a Thap Sakae. Un grand chapiteau habritant une foire est insatlle au centre de l’agglomeration. Comme a l’accoutume les stands de cuisine thai y sont nombreux, vu l’heure avancee, c’est pour nous l’occasion de se restaurer. Puis dans la penombre nous repartons 45 mn plus tard a la recherche d’un hebergement. Nous essuyons deux refus de locaux estimant que leur maison n’est pa assez bien pour nous, puis nous tentons notre chance aupres d’un bureau de l’ EGAP (= EDF), pas possible non plus. Un peu plus loin deux pecheurs sous leur abris de fortune nous proposent le gite et le couvert. Le cadre est superbe, sable blanc palmier et cocotier, et couchage possible sur le pont du bateau a sec. Mais l’ un des deux est emeche, ce sera non merci pour Patricia....
A deux cents metres de la, trois bungallows offrent une vue superbe sur le golfe de
thailande.
Onze euros la nuit.
Une Chang (biere thai) et le cul dans le sable face a la mer a contempler la mer.
JEUDI 13 MARS 2014
Thap Sakae-
Chumphon (170 km a velo).
Puis Chumphom-
Ko Tao par le Ferry de nuit.
Partageant le meme sentiment de guili-guili toute la nuit, nous concluons que nous avons dormi parmis les puces rouges,
Avant de quitter le bungallow a 8h00, je prend renseignement aupres du patron pour connaitre la disatance separant Thap Sakae de
Chumphon. Dans un anglais approximatif assez proche du mien, il me repond apres avoir consulter Internet : One hundread and fifthy et je comprend : One hundread and Fiftheen, ce qui est tres different surtout lorsque on circule a velo.
La temperature est inferieur a 30 degre, il y a un air frais, ca change un peu.
Apres 15 km nous faisons une premiere halte pour le petit dejeuner cher Than, un charmant Thai selon Patricia. Deux jus d’ananas frais et deux bols de riz agrementes d’oeuf et de legumes soit 90 baths (environ 2 euros).
Nous parcourons la, la plus belle etape depuis
Bangkok. De petites routes sans aucune circulation qui longe le sable borde de pelouse, de l’autre cote une succession de petites maisons Thai aux couleurs chatoyante rose, bleu, vert pistache...Plus loin la route enjambe et longe un bras la lagune pendant quelques kilometres ; des bateaux de pecheurs sont amarres de chaque cote.Au bout de la lagune se trouve un groupe de maisons sur pilotis.
Nous nous arretons a une exploitation de poissons seches. Les petits poissons sechent au soleil sur des centaines de clayettes posees sur des piquets a 50 cm du sol dans un decors paradisiaque, seul le bruissement des branches de cocotiers et les rouleau des vagues sur le sable blance perturbent le silence. Deux Thai retournent methodiquement les clayettes une a une. Le poisson est prealablement bouilli dans de grands bacs matalliques encastres dans des fours en maconnerie alimentes par un feu de bois.
Nous arrivons Ban Tha Manao, deux grandes digues sur pilotis, l’une en bois l’autre en beton retiennent des dizaines de bateaux de peche bordees de rampes lumineuses. Au bout du ponton, le dernier rentre decharge sa cargaisson alors qu’un camion au soleil est en cours de chargement de glace pilee.
Nous traversons de grande foret de cahoutchou et des palmeraies, il est 15h la temperature est de 38 degres.
Le bord de mer disparait et la route se transforme maintenant un grand huit, les monta-calas se succedent nous obligeant a des efforts supplementaires en plein soleil. Le but de l’etape du jour est d’arrivee a
Chumphon avant le depart du ferry pour
Ko Tao qui quitte le quai a 22 heures.
Nous passons le 90e km. Un automobiliste nous aborde alors que nous sommes arretes a une intersection. En lui disant que nous allons a
Chumphon il repond Eighthy (je comprend Eightheen)betement je calcule 90 + 18 = 108 km. C’est a peu pret ce que l’on nous a dit avant notre depart. (soit 115 km)
Dix km plus loin nous nous arretons a un marche pour acheter du ravitaillement, beignets de crabe, grillage de pate de viande et coca. Nous redemandons la distance restant pour
Chumphon, la jeune fille affiche 7 doigt, c est bon on y est presque sauf que sept doigts c’est SOIXANTE DIX KILOMETRE. Les quiprocos se multiplient et se tiennent jusqu’ au moment ou un panneaux affiche--
Chumphon 48 km-- Douche froide, la nuit tombe, la fatigue est la et en plus je creve la roue arriere par un grosse vis. Mutinerie a bord, Patricia ne veux plus avancer, elle veut arreter un pick up, je lui propose de prendre une chambre des que possible. Elle a des brulures sur les levres, une allergies au soleil sur les cuisses et le derriere en feu. Mais le temps necessaire a la reparation calme les ardeurs et nous repartons de plus belle.
La nuit tombe, nous enfilons les gilets fluo, et sortons frontales et feux rouges. Notre progression se fait maintenant de nuit, il reste 30 km. Fort heureusement le bas cote est en bon etat. C’est super agreable de rouler de nuit, torse nu et gilet ouvert offrant le torse a la fraicheur.
Nous sommes vigilant aux divers obstacles qui pourraient se presenter, trous, sable, absence de revetement, chiens.....Nous avons penser a tout sauf a une petite dame vetue de noir, en appuis sur sa bequille qui clodique lentement sur le cote de la route...juste le temps de crier ATTENTION et de donner un coup de frein qui siffle dans la nuit et elle est deja derriere encore sur ses jambes. Je n’ai vu que le reflet de sa bequille et sa frele silhouette. Patricia plus decalee que moi l’ a aussi evitee de justesse. En cas de choc, c, est hopital pour la pauvre dame et prison pour nous.
Chumphon n’est plus qu’ a 15 kilometres, puis a 10 puis a 3 km. On s’ arrete au coin d’ une avenue pour avoir confirmation que le port est bien vers la gauche.....grands signes positifs de la tete de tous les hommes attables a la terrasse d’un bar, on redemarre et on entend –Thirstheen- kilo à Nous avons bien compris 13 km, le port est encore a une demi heure.
C’est au bout de 170 km et 13 heures de voyage que nous prenons a 21h10 nos billets de ferry pour
Ko Tao.
Un bloc sanitaire rudimentaire sur le port nous offre une douche appreciee.
Les velos accroches au bastaingage, le batteau appareille a 22h00.
VENDREDI 14 et SAMEDI 15 MARS 2014
Sur l’ile de
Ko Tao (ko= Iles Tao=Tortue)
Puis traversee de nuit jusqu’a Surratthanit.
La traversee depuis
CHUMPHON s’effectue de nuit, bercee par le boucan metallique du moteur similaire a un bruit de marteau piqueur.Patricia, boules kyes fichees dans les orielles a dormi comme un bebe et moi comme un pepe engoisse. 96 couchettes equipent l’ unique dortoir du bateau a l’exception des cabines d’equipage situees au pont inferieur. Le bateau est charge de materiaux de construction, de bois, de citernes en plastique et autres palettes bachees dissimulant leur contenant, bouteilles d’eau minerale.Tout ce qui est necessaire a l’organisation de la vie insulaire est a bord.
A 6h00 du matin, il fait encore nuit, les lumieres de la cote se rapprochent et le moteur ralenti son rythme appaissant nos tympants. Le debarquement est tres rapide.
Nous remontons la rue principale de BAM MAE HAT, pentue et bordee de commerce pour trouver refuge dans un petit restaurant local. Le jour se leve et la population aussi. Plus de touristes, moins de chaleur dans le sourire des Thai. Une soupe de vermicelle agrementee de je ne sais quoi pour petit dej.
Puis nous allons au quartier de Hat Sairee, ou se trouve une grande partie des clubs de plongee. Il parait qu’ici se trouvent les plus beau spots au monde.Le club Francophone Aqua Tao a notre preference et nous reservons des places pour la sortie du lendemain puis nous partons visiter l’ile a velo. Le relief est assez scabreux, les 21 km2 de l’ile sont tres boises, deux routes principales en forme de Y permettent de desservir par des voies betonnees tres pemtues les petites criques de plage de sable fin. De charmants bungallows bien integres au site batis sur les gros blocs de granite a moitie immerges offrent un decor de cartes postales. Malheureusement la constructions de grosses batisses ou de somptueuses villas commemcent a marquer l’environnement. La population est faite d’ indigenes, de touristes generalement jeunes (20 a 30 ans) et de travailleurs saisonniers embauches en grande partie par les centre de plongee comme moniteurs (jeunes aussi). De ce fait, Patricia et moi representons la quai totalite de Seniors de l’ile.
Nous louons un bungallow dans un coin assez calme et repartons deambuler dans le quartier et consommer au coin de la rue un plat thai et un jus de Dragon-fruit.
Le rendez vous au club de plongee est fixe a 6h15 du matin pour un depart a bord d’ un tres beau bateau en bois a 3 ponts pouvant acceuillir jusqu’ a 50 plongeurs. Nous sommes 18 a bord, on a donc la place pour preparer le materiel. Nous nous immergeons avec Max le dive-master et Alex, breton d’origine et boulanger sur l’ ile de
Ko Phangan, sur le site appelle
CHUMPHON PINACCLE. Les deux plongees se font sur le meme spot, Rien d’exceptionnel peut etre a cause d’un luminosite faible. Beaucoup de petits poissons et peu de coraux, nous ne regrettons pas cette belle plongee.
L’apres midi est consacre au fareniente, balade et baignade sur la plage, biere a la terrasse d’ un troquet.
Nous avions envisage de prendre le bateau pour
Ko Phangan cet apres midi (Samedi), mais en raison de ce qui est appelle ici, the full moon, les compagnie refusent de transporter nos velos. La Full Moon est un rassemblement de fetards sur l’ile voisine ou fete, alcool et musique a donf sont ininterrompus pendant 24heures. Nous prenons donc a 21h30 le ferry de nuit pour aller directement sur le continent a SURRATTHANIS. Double interet pour nous, eviter la zone trop touristique de
Ko Phangan et de Ko Samuit et gagner deux jours pour profiter d’avantage de la region de
Krabi et de la
baie de Phang Nga, la plus belle du monde.
Le bateau est assez confortable et moins bruyant que celui qui nous a amene a
Ko Tao.
Nous trouvons le sommeil avant qu’il large ses amarres.
DIMANCHE 16 MARS 2014.
Surratthani – Ban Playkorn (95 km a velo)
Le JASOEN a effectue la traversee par une mer belle et remonte la riviere dans la nuit jusqu’a un appontement. Il est environ 5h00 et le chef de cabine allume la lumiere du dortoir en criant : -The boat is arrived at Surratthani – une premiere fois en Anglais et une deuxieme fois en Thai.
Nous avons a peine le temps de sortir sur le pont que la cargaisson est deja a terre grace a l’efficacite des jeunes matelots Birman, visage perturlure et deja en sueur.
Les services maritimes ont mis a disposition une table et propose du cafe gratuitement. Nous rencontrons un americain du Massassuchett vivant a Changmail et sa compagne Thailandaise qui effectuent un voyage a moto.Vers 6h15 le jour est a peine leve, nous enfourchons nos velos, tranversons le grand pont en beton qui enjambe la riviere et nous dirigeons vers la ville en direction du sud. Nous n’avons pas track sur le GPS, il faut donc s’orienter a la boussole en se refairant a la carte insuffisamemt precise. On s’en sort bien et 5km plus loin la ville sans interet de Surratthanis est derriere nous.
Nous empruntons la route 4002 en direction de Ban Na San. Cette grande route est generalement tres frequentee, mais ce dimanche et a cette heure matinale la circulation est faible, ce qui nous permet de gagner rapidement vers le sud. Nous arrivons a Lum Sai ou la 4002 prend fin devant un grand toboggan en travaux qui permettrat prochainement de franchir la route 44 sans carrefour.
Sur le bas cote, une peite echoppe tenue par une thailandaise et ses 2 filles propose des grillade de poulet, et diverses preparations a base de riz et de jus de coco grillees et roulees dans des feuilles de differents vegetaux. Nous gouttons a presque tout.
Nous poursuivons a bon rythme de pedalage notre descente jusqu’ Ban Na San ou nous faisons un nouvelle halte a la terrasse ombragee d’un commercant avide de rencontre. Celui ci parle bien l’anglais pour avoir travailler dans un hotel sur l’ile de
Ko Samui.
Les seuls interets touristiques du coin se resument a une cascade, trop loin de notre route, et une grotte que nous decidons d’aller visiter. Helas l’accueil est repoussant et la caissiere n’a pas la monaie de nos 1000 baths.
Nous arrivons a Nam Phu, petit village comme tant d’autres sur notre route. A la difference pour celui ci est qu’un barnum a larges bandes jaunes et noires joliment decore emprunte sur la route au deux tiers de sa largeur comme si la fete qu il abrite est plus importante que la circulation des usagers.
Sous le barnum un groupe de personne atable emballe dans un papier cellophane des statuettes de boudhat, a cote le portrait d’un homme trone sur un chevalet. Eleve a 2m du sol au dessus d’une cascade de fleurs, un cerceuil blanc entoure d’ornements dores domine la scene. Il s’agit d’une ceremonie de funeraille. La fille du defunt et son fiance maitrisant l’anglais viennent a notre rencontre et nous invite a table.
Au coin de la rue, les tentes destinees a acceuillir les convivies s’etalent sur une trentaine de metres et de gros poellons sur feu de bois migottent les plats de poisson, porc et poulet. Un groupe de femme sous un auvent epluche n’inombrables legumes.
La veuve nous offrent une statuette de boudhat que l’on s’engage a suspendre a notre coucou en respect pour son epoux.
Nous repartons en direction de Phukett le ventre plein.
Le reseaux routier du sud de la
thailande est assez simpliste, il cadrie le pays en petits polygones de 15 a 50 km de cote.L’echelle de notre carte est trop petite (1cm pour 9km) pour envisager de traverser l’un d’eux. Mais au sud de Ban Na San, l’exploitation du cahoutchou a permi la construction de pistes de terre ou betonnees qui desservent les habiattions et les forets. C’est en s’engouffrant sur l’une d’elles que l’on decouvre une autre facette de ce pays. Une vie a l’ombre des grands arbres, organisee en bourgade lineaire le long de la piste ou de petites maisons d’architecture tres variees se succedent avec un point commun- le Krae-. Petite plateforme de bois surmontee d’une toiture qui accceuillent toute la famille pour un rassemblement de convivialite ou jeunes et vieux echangent dans une ambiance rieuse en regardant les rares passages sur la piste qui constituent les seules animations du quartier.
Il nous faut trouver un accueil pour la nuit.
Nous faisons halte a plusieurs reprises devant les-Krae- en adressant de chaleureux –See weut dii ke- (bonjour), parfois les habitants ne nous portent pas grand interet, et nous poursuivons notre chemin, parfois il en suit une tentative de communication. Vers le 92 eme kilometre, nous passons le portail de la famille de Mee Kitt. Il est en train de couper une branche d’un arbre avec sa femme, au fond du jardin le reste de la famille se protege du soleil. A notre vue, il va chercher une perche au bout de laquelle se touve une lame courbee. Avec dexterite et a bout bras, il deccroche 2 noix de coco qui tombent et roulent au sol. Sa femme en decapite une a l’aide d’une feuille de boucher, lui creer une ouverture grosse comme une piece de 2 euros et la tend a Patricia qui, basculant la tete en arriere avale de grosses goulees tiedes de son jus. A tour de role nous sechons son contenu. Puis la femme fend la noix en deux et nous donne moitie chacun ainsi q’une ceuilliere pour en deguster la chair.
Tout cela a durer moins de 5mn.
Accusant un coup de chaleur Jean jacques s’endort sur un muret pendant que Patricia discute avec les enfants et petit enfants du couple.
Au reveil, Monsieur Kitt nous propose une douche dans son toilette de jardin. Il refuse de nous heberger pour la nuit mais nous propose de nous conduire au temple se trouvant plus loin sur la piste a environ 3 km.
Nous voila repartis, lui en petite moto, nous a velo. Trois kilometres plus loin, alors qu’ un autre thai en moto lui aussi s’est joint a nous, monsieur Kitt arrete sa moto sous un immense arbre au tronc multi-centenaire. Sur la droite un moine en tunique orangee s’active a la construction d’un temple.
Nous sommes a Ban Playkorn, bourgade de 300 habitants.
Le moine deroule deux nattes sur le sol de l’autel a cote de la statue de boudhatet nous demande de bien vouloir dormir dans une orientation precise. Les pieds a l’oppose de Boudhat..
Les jeunes filles viennent nous rendre visite ainsi que la famille antiere de Fharan, torse nu, l’air emeche mais super amusant. Il nous initie a la –water tumtum-, sa formule pour decrire la douche a l’ecuelle.
Oreillets, ventilateur, bouteilles d’eau sont gracieusement mis a notre disposition. Bien que la natte sente le pied de moine, la nuit profite du calme et de la fraicheur de la foret.
LUNDI 17 MARS 2014.
Ban Playkorn- Leam Sak (99 km a velo)
A 6h15, Mam la fille de Fharan ouvre sa boutique face au grand arbre multi-centenaire.Le jour se leve et la lumiere de soleil decoupe la silhouette des branches.
Peu de temps apres une dame arrive pres de l’autel pour y deposer le plateau en inox de notre petit dejeuner. Dessus se trouvent un bol de riz, un plat de porc epice, 2 morceaux de poisson aludres que l’om trouve chez nous. Le riz et le porc feront l’affaire.
Nous plions bagages vers 10 heures et quittons le temple apres d’intermonable remerciements justifies.
Cinq kilometres de piste nous conduisent a la route 44 descendant vers Phukett.Direction Sud Ouest de la
Thailande, la temperature est de 43 degres. Au bout d’une vingtaine de kilometres nous quittons la 44 et commencons a apercevoir les pitons granitiques de la regin de
Krabi. Vers 12h30 nous nous arretons dans une boutique a Play Phraia pour se proteger de la chaleur et boire une boisson fraiche et sucree. Jean Jacques s’endors sur le carrelage pendant que Patricia ecrit son journal.La generosite des thai sera encore prouver puisque il nous sera offert riz et porc.La noix de coco offerte la veille par Monsieur Kitt sera notre desert.
La route est frequentee par de nombreux camions, de plus la bande reservee aux deux roues est presque inexistante, elle est pour nous la portion la plus dangereuse depuis
Bangkok.
Un panneau sur la droite de la route annonce la presence d’un centred’entrainement de boxe thai, sport national en
thailande. Apres 1km de piste en foret nous arrivons a un complexe en pleine nature comprenant un grand chapiteau protegeant le ring, 2 maisons sommaires et un petit temple boudhiste. Un veil homme assis en tailleur fait face a son maitre, les mains jointes contre le torse. Il se tourne pou me saluer. C’est un ancien champion de boxe, il nous presente les differents posters ou il apparait tout jeune et au sommet de sa gloire. Il offre a Patricia un flottant de boxe.
Un peu plus loin nous empruntons une piste cherchant a pompre la monotonie du gondron, apres avois traverser des decors somptueux, nous nous retrouvons 2 km en arriere.
Il nous reste environ 25 km de route lassante pour rejoindre Leam Sak situe dans la baie de Phukett.
Nous decouvrons un bord de mer inaccessible car occupe en bande continue par de petites
La grande curiosite de Leam Sak est son temple, occasion pour nous d’aller demander l ;hospitalite.
Nou sommes recu froidement et prudemment par l’un d’entre eux, ils somt sept dans cet immense domaine, plusieurs grands batiments, un grand parc ceinture par un grand mur et ferme par un grand portail. Avant de donner son accord, accours vers le grand chef que nous ne voyont pas, verifie sur nos passeport la veracite de nos declarations puis nous accompagne vers un batiment situe en contrebas.
A l’angle d’un batiment il nous designe un moine assis en tailleur revetu de sa tunique orange et n’exprimamt par les trait de son visage aucun sentiment. He’s big chief. Il nous demabde de nous agenouiller en joignant les mains devant notre torse.C’est ce que nous faisons immediatement.
Puis demontant un grand rideau metallique, Il nous installe dans une salle ventilee, sur des nattes et des matelas. Nous disposont de toutes les commodites.
MARDI 18 MARS 2014
Leam Sak- Ko Yao Noi (70 km a velo + 14 km long Tail)
On s’active dans la piece voisine. Des hommes et des femmes preparent dans la salle des prieres la ceremonie matinale. Intrigues nous nous glissons a tour de role parmis les fideles, La ceremonie a commence face a l’autel de Boudhat, une douzaine de personne recite in lassablement l’ incantation au prophete. A gauche les sept moines assis en taille, saisissent de leur main gauche la nourriture deposee dans un contenant spherique enveloppee dans une etoffe. Il mange goulument pendant toute la ceremonie.Au bout d’un demi heure tout le monde ressort de la salle. Les fideles s’orientent vers une cour et s’installe a table pour le petit dejeuner. Ils nous invitent a manger avec eux le reste des plats apportes en offrandes. Poisson, riz, et Koa Lam.
Seule uns dame parle correctement l’anglais, elle nous apprend qu’il n’y a pas de bateau au depart de Leam Sak pour Ko Yao Noi et qu’il faut de rendre a Tha Lane qui est le port le plus proche disposant de liaison reguliere. Tha Lane est a 60 km par la route.
Avant de quitter le temple, nous allons remercier nos hotes qui ont regagner leurs appartements.Nous allons a la rencntre des locaux pour verifier les dires de cette dame. Un gamin a cyclo nous guide jusqu’ au port qui se resume a un ponton sur pilotis dans uns baie d’une beaute incroyable. En arriere plan des montagne arrondies, couvertes de vegetations dominent une superbe mangrove qui en raison de la marree basse decouvre ses racines. Sur le plan d’eau, des maisons de bois gris sur pilotis s’isolent de la surface en revelant leur reflet.
Trois grands Long Tail et quelques barques de pecheur constituent la flotte disponible. Trois mille baths est le prix de la course que me propose le Boat-Man (75 euros). Il faut compter 10 fois moins a partir de Tha Lane.
La route qui quitte Leam Sak est une 4 voies tres large, bordee de cabanes souvant couvertes de tole. Ouvrage surdimmensionne presageant certainement a un developpement touristique prochain. Il est 10 heures, la temperature est de 35 degres.
Nous sommes obliges d’emprunter un troncon de route 42 frequente par des camions se rendant a
Krabi pendant une vingtaine de kilometres, puis nous bifirquons par une route secondaire a travers la foret et se dirigeant vers le littoral.
Cette route sillonne dans une vrai foret vierge ou s’entremelent de grands arbres feuillus, des bananiers, des lianes et palmiers, les grands cocotiers depassent leurs tetes de cet ecrins de verdure. Nous traversons de nombreux villages et remarquons la presence de mosquee signe que nous entrons dans la region de
Krabi.
La route glisse entre des grosses montagnes arrondies, verdoyante ce qui lui rajoute encore a sa beaute.
Les quelques vehicules qui utilisent cette route sont essentiellement des canionnettes transportant la production locale de........... Ce sont de grosses grappes de fruit rouges agglutines en boule, se developpant comme se reproduisent des dattes en haut des trons a la naissance des palmes. Ce vegetal est utilise pour la roduction de carburant et d’huile.
En Debut d’apres midi le ciel se charge de gros nuages blancs et la temperature de rafraichit en descendant a 37 degres, puis se rafraichit encore avec la venue de l’air marin.
Nous arrivons a Tha Lane, la route passe en corniche au dessus de la baie, nous decouvrons un point de vue exceptionnel sur une mer truffee de monticules luxuriants, derriere l’archipel des Pakoh se decoupent les profils de KoYao Noi et Ko Yao Ya. La luminosite a baisse et rend l’horizon un peu flou.
Le muezzin appelle a la priere.
Nous suivons le flechage indiquant l’embarcadere Tha Lane Pier et arrivons sur un ponton en beton, 4 ou 5m au dessus du niveau de la mer. En bas de l’escalier un Long Tail vient d’accoster et decharge ses passagers et marchandises, une moto est monte a bout de bras par l’equipage.
C’est le Long Tail de 17h00 nous affirme une parisienne vivant depuis peu sur Ko Yao Noi., le dernier de la journee pour rejoindre l’ile.
Trente minutes plus tard, une vingtaine de passagers et leurs bagages, un sac de riz, une moto et nos deux velos sont embarques. Le – 4 cylindres- demarre dans une petarade, le bateau manoeuvre et prend la direction du large dans l’axe les bouees qui definissent le chenal.
L’archipel Pakoh se situ au sud-est de la
baie de Phang Nga, il est compose d’une douzaine d’iles que nous tranversons lentement, le spectacle est exceptionnel.
45 mn plus tard le long tail par manque de place est oblige d’aborder un autre bateau deja
a quai a Thakhao. Le debarquement est assez scabreux, d’autant que la marre basse nous impose d’escaler une echelle glissante avant de monter l’escalier jusqu’ au ponton.
Des les premiers coups de pedales nous nous sentons bien sur cette ile. Ko Yao Noi mesure 25 km de long sur 7 de large, une belle route etroite mais en tres bon etat la parcours. La moitie Nord n’est accessible qu’a pieds. Nous avons tot fait de trouver un accueuil pour la nuit. Il se fait tard et nous prenons place a table sous les palmiers Nipa d’un modeste restaurant. Dans sa pelouse se trouvent 3 kraes, nous reperons le plus petit mais aussi le plus eloigne des tables, a 3 metres seuleument du bord de l’eau. Apres le repas nous discutons avec le patron et sollicitons sous accord pour investir le petit auvent pour la nuit, ce qu’il accepte.. Il nous propose meme des matelas, oreillets et couverture. Les toilettes et water Tum Tum a disposition.
Une nuit dans un coin de paradis.
MERCREDI 19 MARS
Sur l’ile Ko Yao Noi. (55 km de velo)
Nous nous levons en meme temps que le soleil, rougeoyant comme lui au dessus des montagnes de
Krabi.La mer s’est retiree au loin et a abandonner un fond vaseux ou s’agitent quelques crabes. La journee sera consacree a la visite de l’ile.
Apres un cafe vite avale, nous partons en direction de Market qui constitue le coeur commercial de Ko Yao Noi. Nous decouvrons une ile préservée. Les maisons traditionnelles sont élégantes et fonctionnelles, adaptées au climat et a la vie de famille. Ces habitations sur pilotis, en bois, bambou ou palme sont généralement composes d’ un pièce unique permettant de se prémunir des inondations. Pendant la saison sèche le dessous de la maison protege de la chaleur et sert aussi de cuisine. Les toits sont très pentus et sont souvent décores aux angles d‘un Naga (serpent). Ces maisons sont modestes, de petites tailles et bien incorporees a la vegetation.
Une route bétonnée parcours le littoral offrant des vues magifiques sur la mer. Quelques restaurant de plage au nom enchanteurs se succedent face a la plage de Klong Jark puis face a celle de Pasai. Puis la route s’eleve pour franchir la nervure d’un cap et nous voila sur la ligne droite qui mene a Market. Ptit dej devant l’etal de vendeur de tout, beignet, mangue...nos velos sont ranges contre un poteau au soleil, le thermometre de mon GPS affiche 54 degres. Puis apres quelques achats et fouineries dans les boutiques de Market nous filons vers Manoh Pier lieu d’embarquement pour Ko Yao Yai. Sur place nous discutons avec un boatman qui nous propose pour 3500 baths de nous amener a la reserve nationale de Phang Nga. Phang Nga est sans doute la baie la plus belle du globe. Nous ne pensions pas que cela etait possible au depart de Ko Yao Noi. Rendez vous est pris pour le lendemain. Nous restons donc sur cette ile 1 nuit de plus. Nous poursuivons notre visite a velo par la route bordant la mangrove ou les sonneratias et les avicennias baignent leurs racines inextricables dans une eau saumatre, puis nous rentrons dans le centre de l’ile pour aller vers Thakhao, la meme ou nous avons debarque la veille.
Sur la gauche un panneau indique Had Yao Beach 3 km. Nous prenons cette direction, au bout de 200m la route betonnee laisse place a un chemin de terre zig zaguant dans la foret et au travers de plantations d’heveas. De temps en autre, nous laissons sur le bord du chemin la demeure de bois et de branchage sur pilotis d’une famille d’exploitatant jouxtant les installations d’extraction et de stockage du latex. Chiens, coqs et poules assurent l’ambiance sonore. Enfin le chemin plonge vers la mer, traverse la cocoteraie pour aboutir sur une plage isolee. Sceances de balancoire, sabaye-sabaye dans un hamac avant de revenir sur nos traces de roues.Sur le retour, de jeunes thai ont tendu un filet entre deux heveas, au sol une aire de jeu est delimitee par une corde fixee par des pics enterres, c’est un terrain de TAKRAW. Organises par equipe de trois, et jouant pour de l’argent les participants faisaient preuve de souplesse, agilete et precision. Sorte de volley- ball joue avec les pieds, il n’etait pas rare de voir un joueur, generalement de petite taille, parvenir a smatcher la balle vegetale avec le pied.
Nous bouclons le tour de l’ile et repassons devant le restaurant NAIDAB qui nous a heberge puis retour a Market pour un repas sous les etoiles, les pieds dans la pelouse.
Mais ou va-t-on dormir cette nuit ?
Patricia a la mission un peu imposee de trouver un hebergement, nous partons du restaurant dans la nuit a la lumiere de nos frontales en direction de Manoh Pier, elle a dans l’apres midi repere un stade et a l’intention de s’y installer. Le portail est ouvert malgre l’heure tardive, nous passond devant la guerite du gardien absent et longeons le grand batiment. Au 1er etage la lumiere d’un bureau est encore allumee, elle y trouve le directeur de l’etablissement. Celui ci nous explique que le terrain de sport fait parti du college, que celui est ferme pour les vacances. Il nous propose de dormir sue le parquet du palier de l’escalier d’acces aux salles de cours, et de profiter des toilettes et de la douche au meme etage. Mission accomplie, l’endroit est tres correct pour de l’imprevu.
Un chat blanc vient s’installer pres de nous dans la nuit.
JEUDI 20 MARS 2014 ou 2557
De l’ile Ko Yao Noi a l’ile de KoYao Yai en passant par Phang Nga (70 km log tail = 13 km de velo)
Le parquet du collège comme le réveil est un peu dur.
Nous prenons le peti dej dans une cantine traditionnelle dans Market, beignets, riz et mauvais cafe au lait. Patricia retrouve le boat man au bord de la route et nous le suivons vers son Long tail amarré à Manoh Pier.
Nous embarquons sur le..... à destination du parc national de la
baie de Phang Nga. Nous atteignons la première île après 40 mn de navigation sur une mer très calme, distante de 14 km de Ko Yao Noi. L’île est assez grande et très haute, de gigantesques de falaises grises et noires plongent dans la mer. Notre boat man Dee oriente la prou de son bateau en direction d’une grotte a ras de l’eau, avance lentement et nous laisse quelques minutes contempler l’immensité de la voûte sur laquelle s’accrochent de grandes stalactites. Au fond quelques plantes vertes donnent de la fraîcheur a l’endroit. Une petite plage de sable très étroite permet de poser pieds a terre. La boite a vitesse craque et le Long Tail amorce une marche arrière.
Un peu plus loin le bateau reprend la direction des falaises vers une plage bloquée entre deux parois, le boat man pose l’avant du bateau sur la grève sous l’œil habitue d’un groupe de singe. Nous sautons a terre, escaladons une échelle de bois et pénétrons dans une grotte d’une cinquantaine de mètres qui offrent un très beau spectacle de stalactites et de concrétions calcaires. A l’extrémité, une fenêtre verticale et étroite donne un point de vue sur un cratère inonde. Lorsque nous ressortons de la grotte, nous croisons un groupe d’une trentaine de touristes casques, débarquant d’un speed boat en provenant de Phukett, ouf, on a échappe au pire.
Le Long Tail longe la base des falaises jusqu’a passer sous le toit forme par l’érosion marine, Le plafond est découpé, déchiqueté par la mer formant des dentelles de calcaire qui plongent à ras de l’eau.
Le baot man procède a un troisième accostement pour nous déposer sur une vire rocheuse a l’entrée d’un boyau horizontal traversant la roche pour déboucher sur une cavité surplombant un autre cratère inonde.
Nous quittons cette île pour en regagner Ko Hong, beaucoup plus fréquentée. Un restaurant-buvette est installe sur une plate-forme flottante sert aussi de base a la location de kayak. Ainsi des dizaines d’embarcation explorent la baie. Des bouts de corde pendent au ras de l’eau permettant aux kayakistes de s’y amarrer. Ko hong est une baie fermée entre deux pitons calcaires, dont un est percé d’un tunnel franchissable à marée basse.
L’approche de Tham loc est vraiment impressionnante. Le boat man dirige son bateau vers la voûte d’un tunnel qui semble trop basse, on imagine aisément que seuls les kayaks peuvent passer, pourtant le Long Tail ne ralentit que modérément, on pense que la proue massive du bateau cerclée d’écharpes multicolores qui s’érige vers le ciel va s’écraser contre l’arche calcaire, effet d’optique ou magie du boat man, le bateau glisse sans bruit dans la pénombre slalomant entre les larmes de calcite. Superbes sensations.
De l’autre cote du rocher, apparaît à la lumière le rivage couvert de mangrove verdoyante qui jadis hébergeait les plus grands crocodiles du monde.
Nous faisons route vers Ko Ping Kan, c’est le coin le plus visite du parc. Une plage de sable est bloquée entre deux pitons, envahie par des boutiques de souvenirs et barrant la vue sur le rocher de James Bond, obligeant les visiteurs a payer une taxe pour accéder au point de vue sur Ko Tapu (James bond Rock’s). Trop de monde, nous poursuivons notre visite vers le village de pêcheurs de Panyi.
Ce que nous apercevons en premier a l’approche de Panyi, c’est les coupoles dorées de sa mosquée, seul édifice bâti sur la terre ferme, tout le reste est sur pilotis a quelques décimètres de l’eau. Le village est un dédalle de pontons en béton donnant accès a une centaine de maison de tôle, de bois ou en maçonnerie. La vie de tout les jours a pris sa place, puisqu’il y a une école, un stade, un gymnase et tout autres bâtiments nécessaires a la société moderne. Une lignée de restaurants faisant face au large isole une partie du village de la mer.
Nous regagnons notre bateau, et Dee met le cap sur Ko Yao Yai.
Le bateau s’amarre à Chong Lad Pier au nord de l’île vers 15 heures d’ou nous repartons a velo. Ko Yao Yai s’étend sur 27 km du nord au sud sur 5 km de largeur environ. Cette île est assez peu touchée par le tourisme, principalement boisée de forets primaires, de plantations d’hévéas, de cocotiers et de palmiers. C’est pour nous un site paradisiaque.
Nous avons a peine quitter le ponton et pris la route vers le sud qu’un salon de massage nous aguiche. C’est maintenant ou jamais. Nous nous allongeons cote a cote a plat ventre sur les matelas et les deux masseuses se mettent en action. Détente, relaxation sont réparateurs. Oublions les coups de marteau et les hurlements de la scie circulaire de l’ouvrier qui posait les gouttières....
Retour sur nos vélos, la route escalade un mamelon et offre un panorama sur la passe entre les deux îles, sur les rivages de sable, sur les cocotiers et sur l’archipel des Pakoh, plus a l’est on devine la baie de
Krabi.
L’heure avance, nous nous mettons a la recherche d’une cantine, endroit populaire ou les Thai viennent se restaurer. On les trouve au bord de la route généralement dans les bourgades. Toujours organisées de la même façon : Un coin préparation des plats ou on épluche les légumes ou prépare les pâtes, un coin cuisson avec un tri pattes a gaz et une grande poêle a frire, une vieille glacière pour conserver la glace pilée et quelques tables et chaises pour les clients qui sont bien souvent devenus des amis. Nous adorons manger dans cet environnement. Mais aujour d’hui pas de cantine qui nous convienne. Nous arrivons a Loh Poh Bay, un chemin rectiligne sur la droite descend vers la mer a l’Est, on aperçois en bas un ponton et un panneau indique Restaurant Sea Food. L’endroit nous parait magnifique d’autant qu’il est 18h et que le soleil descend sur l’horizon.
En roue libre nous dévalons la pente. En bas, la grande terrasse du restaurant est perchée 3 m au dessus du sable délaisse par la marée, en face un ouvrier répare un Long Tail. Il purge habillement l’ancien mastic d’etancheite qui comble le joint entre les planches de la coque pour le remplacer par un cordon en coton servant de fond de joint a une résine d’etancheite. A cote, un vieux bateau en bois sec et rabougri, couvert d’un tau de toile bleu ferait bien notre affaire pour la nuit. Avec l’accord du charpentier et de Nieung venu par curiosité, nous installons un platelage dans l’étrave. Nieung est le propriétaire du restaurant, il est amusant et avenant alors nous prenons place a une ses tables en contemplant le coucher de soleil sur les pitons de la baie de Phang Gna.
Nieung nous sert a table et son humour nous amuse toute la soirée.
Ce soir il y a Full Moon, pas besoin de frontale pour retourner dans la cocoteraie et se coucher dans le Long Tail.
VENDREDI 21 MARS 2014 ou 2557 du calendrier Boudhiste.
De Ko Yao Yai a Nai Yang Beach par
Phuket (26 km velo + 20 km Ferry + 60 km de velo.
Le chant des grillons comparable a celui de cigales provençales enrouées nous tire du sommeil, puis un grand bruit nous rappelle qu’il est dangereux de rester sous les cocotiers.
La mer est venue dans la nuit lécher l’herbe verte de la cocoteraie et s’est retirée a plus de 300 m. Une aubaine pour les ramasseuses de fruits de mer. Elles sont deja a l’oeuvre. Pieds nus nous descendons l’escalier du ponton pour marcher dans le sable mou parfois visqueux jusqu’a elles. La première ramasse de petits mollusques gris portant une carapace a deux faces d’ou sort une queue grise et molle. A l’aide d‘une bêche arrondie qu’elle enfonce judicieusement dans le sable au droit de petits trous invisibles pour nous, elle extrait une motte qui en retombant au sol se sépare en deux et délivre la bestiole. Son panier en feuilles sèches se remplit rapidement. Plus loin, les filets maintenues par des bâtons plantes au sol ont fait prisonniers des centaines d’escargots qu’une famille entiere vient ramasser.
Nieung est parti a la pêche cette nuit et ne sera de retour qu’en fin de matinée avec la Water- Up. Nous partons sans le remercier vers 7h45.
Comme tous les matins nous faisons halte a une cantine pour le peti dej.
Apres Pru Nai situe sur la seule route qui gagne le sud, nous bifurquons en direction de Loh Balai Bay. Une piste de terre traverse la foret pendant 7 km pour aboutir a Hua Lam Lan, a l’extrémité sud de l’ile. La nous découvrons un village de pêcheur sur pilotis d’une beauté et d’une conservation exceptionnelle. Comme isole du monde, la communauté vie de la pêche et de la richesse de la nature. Un baleze Thai décortique les noix de coco a la méthode traditionnelle sur une lame plantée dans le sol il empale la coque, la fait pivoter sur elle même ce qui arrache la structure filandreuse puis recommence 4 ou 5 fois jusqu’ a en avoir fait le tour. Les noix qu’il récolte sont différentes de celles que nous avons vu dans la région de Surratthani. Lorsqu‘ il les fend, il jette le liquide qu’elles contiennent et en extrait un fruit que nous n’avions jamais vu avant. Souple et onctueux a la fois, il a l’apparence de la meringue et le goût du coco.
En repartant du village, un chemin en sous bois conduit en une centaine de mètres a la plage isolée de Aow Say Beach. Nous cédons au plaisir d’un bain naturiste.
Nous repartons vers Loh Jark Pier pour prendre le ferry de 14h en partance pour
Phuket.
Lorsque le bateau quitte le ponton et qu’ il s’éloigne de la cote, nous comprenons en voyant cette image de carte postale que nous sommes au bout de notre périple.
Il faut un peu plus d’une heure pour parcourir les 20 km qui séparent Ko Yao Yai de Rassada Arbours à
Phuket.
L’équipage débarque nous vélo acrobatiquement, se les passant a bout de bras du pont supérieur au quai.
La faim se fait sentir, un marche qui se tient a proximité le vendredi nous permet de déjeuner de la manière que nous préférons : Flâner en picorant de stand en stand tout un tas de spécialités locales. A deux pas de la, nous achetons dans une boutique de (c’est un secret)...... le cadeau que Patricia envisage pour la fête des mères. Chargée et sanglée sur mon porte bagage, notre traversée de
Phuket Town ne passe pas inaperçue.
Nous prenons la route en direction de
Patong en appréciant au passage les maisons Sino-portugaises bâties au siècle dernier.
La route a 4 voies qui s’éloigne du centre-ville, d’abord plane et sécurisante se transforme au bout d’une dizaine de kilomètres en piège a cyclistes. La pseudo-piste cyclable disparaît et la ligne blanche du bas cote flirte avec le rail métallique de sécurité. La route fait face a une haute colline boisée qu’elle doit franchir sans détour par manque de place. Une seule solution, réduire sa largeur et se tortiller sur elle même au péril des moteurs diesels des bus et camions surcharges. C’est ainsi que nous nous retrouvons transpirant a grosses gouttes, coudes baissés, dos courbés, petit braquet, en appuis saccadés sur les manivelles à lutter contre la file discontinue de véhicules crachotant des gaz mal consumés. Une, puis deux épingles avalées, nous commençons à apercevoir le sommet lorsque deux mastodontes vitres et climatises, au coude a coude, se disputant l’autorité de la voie, négligent la frêle existence de la bicyclette de Patricia, bardée de sacoches rouges qui pour la circonstance font office d’airbags entre le rail et les portes de soutes de l’autobus. Guère plus rapide que le vélo, le car de touriste défile sa publicité a quelques centimètres de des oreilles de Patoune pendant de longues secondes. Le sommet de la bosse permet de récupérer de l’effort et de l’émotion. La descente qui s’en suit nous conduit en quelques minutes au cœur de
Patong, bruyante, surchauffée, grouillant d’une foule agitée beurrée d’ambre solaire languissant des activités nocturnes et des décibels techno-iques. On est a Golfe-Juan en plein mois d’Août.
Deux ou trois raidillons nous extraient de cet enfer, puis nous retrouvons pendant des kilomètres les files de voitures, les stationnement en double file sur les routes commerçantes qui fuient l’agglomération.
A la nuit tombante, les premiers panneaux routiers indiquant Nai Yang Beach et l’aéroport sont enfin la.
Une enseigne lumineuse super kitch affiche – Rooms to rent-, sans se poser de question, nous répondons favorablement a la proposition. Sur une longue façade jaune perpendiculaire a la route, une enfilade de 6 portes blanches donnant directement sur le trottoir accède a autant de chambres confortables mais mal tenues.
Nous nous y installons pour les 2 ultimes nuits.
SAMEDI 22 MARS 2014
Visite de Nai Yang Beach et prepartif pour le retour.