Laptitmarie · 20 janvier 2008 à 13:48 · 114 photos 66 messages · 22 participants · 33 519 affichages | | | | je suis bien d'accord avec toi j'ai parcouru durant 3 mois Turquie Iran Pakistan et j'ai en mémoire l'accueil et la serviabilité des gens. Le retour dans l'hexagone n'en fut que plus dur  merci de nous faire découvrir le Bangla Desh. Eric | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Laptitmarie · 10 mars 2008 à 18:33 · Modifié le 10 mars 2008 à 22:55 Re: Bangladesh: quinze jours de balade Message 42 de 66 · Page 3 de 4 · 5 820 affichages · Partager Dimanche 30 décembre
Debout assez tôt, sac sur le dos, nous partons en balade afin de profiter du beau soleil. Enfin, beau soleil, entendons-nous bien. Depuis qu’on est arrivé dans le pays, on a remarqué que, vu l’humidité qui stagne toujours dans l’air, le ciel n’est jamais vraiment bleu mais plutôt blanc. Par contre, la température est tout à fait agréable à +-25°.
Au détour d’une petite rue, des centaines d’hommes font la file, chacun un dossier sous le bras : il y a des places vacantes pour travailler dans la police et tout le monde veut les obtenir. Ici, impossible de passer inaperçu, tous se retournent pour regarder les deux spécimens blancs.
Arrivés au bord de la Padma, qui est en fait le Gange mais qui change de nom une fois passée la frontière indienne, nous découvrons la vie du bord de l’eau. Les bateaux de pêcheur, taxis pour l’occasion, arrivent chargés de passagers qui viennent à la ville. Les écoliers sont tout mignons dans leurs uniformes pour aller à l’école. Les femmes font leur linge, les touts petits jouent.
De l’autre côté du fleuve, l’ Inde...........
Nous nous faisons accoster par un monsieur qui nous présente son épouse et leur fils. Ils sont originaires de Chittagong où monsieur travaille chez Klaxo Smith Kline et, comme nous, font du tourisme dans la région. Comme beaucoup de parents, ils espèrent que leur fils ira faire de hautes études en Angleterre et qu’il revienne bardés de diplôme afin d’avoir un bon poste au pays.
Direction la station de bus où c’est la cacophonie. Chaque chauffeur attire ses clients à coup de klaxons. Nous ne devons pas chercher notre bus bien longtemps. Nous embarquons et sommes dirigés, comme d’habitude, vers de bonnes places à la gauche du bus, histoire de pouvoir admirer les paysages.
Ils sont sensiblement partout pareil depuis notre départ mais on ne s’en lasse pas : petites parcelles de riz en escaliers couleur vert éclatant, cours d’eau par milliers, bananiers en fleurs, champs de maïs, buffles d’eau, chèvre, moutons, poules, canards et les éternelles cheminées des briqueteries. A peine 35 minutes plutard, nous sommes déjà à Puthia , petit village d’à peine 7000 habitants. Descendus du bus sur la grande route, nous hélons un rickshaw à qui nous demandons s’il a la matinée pour nous. Pas de problème, il nous embarque sur son plateau et nous nous dirigons vers le village.
A l’entrée de celui-ci, construit sur une haute terrasse par la Rani Bhuvan Mohini Devi, un temple de Shiva tout blanc de style nord indien, entouré d’une belle verdure et d’un ghat.
En s’approchant, on voit qu’il n’est pas fort entretenu, les façades sont toutes pelées, les statuettes manquent dans les alcôves.... Tristement, notre rickshaw nous dit que ce sont les musulmans qui ont volé les statuettes pendant la guerre d’indépendance en 1971.
Nous remontons sur le plateau et poussons une pointe un peu plus loin. Au détour de la rue, nous découvrons un immense terre-plein avec, en toile de fond, une grande et ancienne bâtisse. Sur la pelouse, des jeunes jouent au cricket.
Nous nous avançons vers le palais de style européen construit par la Rani Hemantakumari Devi en 1895 en l’honneur de sa belle-mère la Maharani Saratsundari Devi. Affublé de colonnes corinthiennes en son centre, de deux ailes asymétriques et de décorations de fleurs en relief sur les balcons, il est dans un état plus que triste. Il à l’air complètement abandonné. Les fenêtres sont cassées, les portes forcées, les peintures pâlies. Ca et là, restent encore quelques moulures sur la façade.
Un monsieur d’un certain âge vient à nous et se présente, comme étant guide musulman, en nous montrant sa carte de fonctionnaire du ministère de la culture du Bangladesh. Il nous explique que malheureusement, on ne peut plus visiter le palais, utilisé par le collège Lashkarpur mais propose de nous faire découvrir un petit bijou bien conservé. Deux petits gamins qui nous suivaient depuis un petit moment nous accompagnent.
Un tour de clé dans une grande porte cochère et nous voici dans une cour dans l’enceinte du palais. Il règne ici une ambiance paisible et reposante. La chaude lumière du soleil augmente encore au charme de l’endroit et, nous retournant, nous découvrons avec enchantement le Pancharatna Govinda temple (Le dieu Govinda étant le protecteur de la Terre et des vaches sacrées) dont la couleur rouge orangé nous sublime !!
C’est un temple indou typiquement d’architecture bengali construit en 1823. On en trouve encore de nombreux dans l’état du West Bengale en Inde. Chaque façade du temple est en brique couverte de plaques de terra cota délicatement sculpté de figurines et de scènes de vie de Krishna, le tout entre 5 et 10 cm de hauteur maximum. C’est magnifique !!
De retour devant le palais, nous admirons le Dol mancha (1895), bâtiment blanc pyramidal qui servait à déposer les statuettes des idoles lors des festivals religieux. Aujourd’hui, c’est un marché couvert.
Nous suivons notre guide vers l’arrière du palais oú se trouve la « piscine » de la maharani, devenu lavoir.
Vient à notre rencontre le collègue de notre guide, de religion indoue qui nous salue d’un délicat « nomoskar ». Tout deux nous emmènent dans la végétation abondante des anciens jardins du palais. Des familles y ont élu domicile et sont les gardiens du petit Anhik temple, de forme carré, élégamment orné de terra cota.
Tout en nous baladant, nous partons de l’autre côté du palais et contournons le grand étang. Entouré d’un petit jardin très bien entretenu, nous entrons dans l’enceinte du Jagaddhatri temple (temple du dieu Durga) construit au 16ème siècle. C’est une construction carrée en forme de huttes décorées de terra cota comme tout les temples du village.
La visite se termine. Nos guides sont peinés de nous voir partir :
- « Il y a si peu souvent du monde qui vient nous voir... » Nos deux guides tiennent à nous raccompagner. Nous montons donc à quatre sur le plateau du rickshaw et rejoignons la grand’ route oú nous devons prendre le bus. Nous négocions un régime de bananes et une bouteille d’eau.
On ne peut s’empêcher de donner un pour boire (ou pour manger...) de 100tk à chacun de ces messieurs qui nous ont si gentiment accompagnés partout.
Lorsque le bus arrive, nous nous quittons comme de vieux amis, tristes de nous séparer. Nous montons dans le bus mais nous n’allons pas plus loin que la dernière marche. Le bus est déjà complet.
Jusqu’à présent, nous prenions les bus dans une station de départ et allions jusqu’au terminus mais ici, nous sommes sur la ligne qui fait Rajshahi-Bogra et nous sommes serrés comme des saucissons. Je suis dos à la route, coincée entre un sac de riz, un bébé dans les bras de sa maman, mon sac que je ne tiens plus qu’avec le petit doigt, ma tong est quelque part sous un pied et la chaleur du moteur contre mon genou gauche....... Heureusement, cela ne dure pas longtemps. Comme vous avez pu le constater déjà, les bangladais sont très gentils, toujours attentionnés et aux petits soins avec leurs hôtes.
Bien qu’il soit maintenant difficile de se mouvoir dans le bus, un monsieur se lève et me donne sa place sur le protège moteur recouvert de tapis, juste à côté du chauffeur. Je ne peux évidemment pas refuser cette proposition. C’est génial !! Ma tong récupérée, toujours dos à la route, je suis maintenant avec une demi fesse sur le moteur brûlant, l’autre dans le vide et mon genou gauche reçoit un coup à chaque changement de vitesse du chauffeur. Au moindre freinage, je dois me concentrer pour ne pas valser, au choix, sur les genoux du chauffeur ou sur ceux de la dame avec son bébé assise face à moi, à côté de 2 messieurs qui se sont reculés pour lui faire une petite place.
A l’arrêt suivant, montent encore plusieurs personnes et on se pousse encore un petit peu. Une dame voilée, avec des yeux verts étincelants, me voit et du coup, arrache la partie avant de son voile et commence à me parler. Dans mon bengali le mieux appris, je lui dis ma désolation de ne pouvoir communiquer avec elle. Sa gamine me fixe. Je lui fais des sourires qui la décrispe et lui fait encore une toute toute petite place pour s’asseoir près de moi. Je pense qu’on a battu tous les records : nous sommes 9 sur le moteur... En tout cas, je m’amuse comme une folle et je suis excitée comme une petite fille qui vit une expérience unique.
Heureusement, cela ne dure qu’une bonne demi-heure car nous arrivons à Natore . A nouveau déposés sur la route, nous prenons un rickshaw pour rejoindre l’autre côté du village.
Nous confions nos sacs au rickshaw et baladons vers le palais. Sur la gauche en entrant sur la propriété, un temple indou où des prêtres font leurs prières. Y sont représenté toutes sortes de dieux.
Plus loin, construit au 18ème siècle par le Nawab Murshid Quli Khan, le palais est de couleur crème. Plusieurs bâtiments attestent de la grandeur du pouvoir de l'époque mais sont dans un état de délabrement avancé. Quelques familles y ont élu domicile. Dans l'un d'eux, il y a même un petit temple indou improvisé oú une jeune fille fait ses prières. Sur l'esplanade devant le palais, des filets de pêche sèchent. Nous faisons le tour du propriétaire et un jeune homme accompagné d’un petit garçon viennent nous faire signe de les suivre. Ils nous ouvrent la porte centrale du palais et nous entrons dans la pénombre. Rien de bien transcendant à admirer sinon la salle de bal où il reste encore de belles fresques sur les murs et le plafond. Pour le reste, les rats et les chauves-souris ont élu domicile dans ce lieu tranquille et oublié de tous.
Le petit garçon, qui nous a accompagné toute notre balade, nous demande pour récupérer la bouteille d’eau vide que nous traînions depuis longtemps. Nous lui donnons ainsi qu’une peluche avant de remonter dans le rickshaw. Retour sur la grand ‘route et nous embarquons dans un bus. Il y a moins de monde cette fois-ci et nous pouvons même avoir un siège pour nous deux.
Il fait déjà bien sombre lorsque nous arrivons dans la banlieue de Bogra. Nous prenons l’inévitable rickshaw qui nous mène en ville mais ne trouvons pas notre hôtel. Après renseignement, nous reprenons un autre rickshaw et repartons sur la route de Rajshahi où se trouve l’immense Resort que nous avions zappé tout à l’heure en arrivant avec le bus.
A l’entrée du site, le garde nous fait signer de continuer. Nous débarquons dans ce truc hyper chic avec notre rickshaw, intimidé de rentrer dans cette propriété et de pédaler jusqu’à la gigantesque entrée digne d’un palais de Maharaja toute illuminée par des milliers d’ampoules.
Les prix n’étant pas plus élevé qu’ailleurs, nous prenons une chambre au premier étage donnant sur l’arrière. Mais une fois installés, nous changeons de chambre car nous sommes à nouveau juste au-dessus des cuisines et les 6 hottes font vachement du bruit.
Nous allons nous promener tout autour de la propriété et allons nous restaurer sur la terrasse du snack au bord du lac où les familles font du pédalo. Chez nous, les pédalos sont devenus des objets opsolet mais ici, ça fait fureur, il y en a sur tous les plans d’eau. L’air de rien, plusieurs jeunes filles feignent de se photographier mais c’est bien à nous qu’elles s’intéressent. Je fini par prendre la pose et les sourires complices s’installent.
Avant de monter dormir, nous faisons un tour par internet mis à la disposition des clients
Informations pratiques
Bus Rajshahi-Puthia 35 min. 30 tk/pers. Rickshaw plateau pour la matinée à Puthia 70 tk Les visites de Puthia sont gratuites. 2 guides : 1 indou et 1 musulman donné 100tk/pers. Bananes. 1tk Bouteille d’eau de 1L 10 tk. Bus de Puthia-Natore 45 min. 35 tk/pers. Les visites de Natore sont gratuites. Bus de Natore-Bogra 60 tk
Naz Garden resortSilimpur, Bogra-5800 Site : www.hotelnazgarden.com/home.php Chambre n°322, double lit, tv, airco, salle de bain + petit-déjeuner 1950 tk Internet 100 tk/1h Club sandwich 2 pcs. 100 tk Chicken wings 12 pcs. 60 tk Café 20 tk | | | Lundi 31 décembre
Après avoir pris le petit déjeuner dans une immense salle à manger vide, on va à la piscine en plein air de l’hôtel. Quoique assez claire, l’aspect de l’eau m’a l’air douteux. Le responsable nous accueille avec moult salamalecs, heureux d’avoir des « bideshi » (étrangers) autour de sa piscine. Après réflexion, je me contente de m’étendre sur une chaise longue pour avancer dans mon carnet de voyage. Thierry plonge et fait une longueur, puis revient. Heureusement qu’il a mis ses lunettes de natation car il ressort tout gluant d’algues minuscules qui flottaient sur l’eau. Comme il en fait gentiment la remarque au surveillant, celui-ci s’en va chercher un collègue et ils décident de nettoyer la piscine.... A l’aide d’un bois de bambou flottant sur l’eau, ils « tirent » les particules d’algues vers les bords de la piscine et les jettent sur les plantes qui garnissent les abords.
Nous apprécions la bonne chaleur du soleil et traînaillons jusqu’à 11h30. Nous signons le livre d’or si gentiment présenté et constatons à haute voix qu’il y a quand même une personne dont le nom à consonance anglo-saxonne est passé par ici quelques semaines plutôt. - « Il habite à Bogra.... » nous dit le gardien.
Après être remontés dans la chambre prendre une bonne douche et fait le check out, nous partons vers l’entrée de la ville.
Aujourd’hui, le voyage sera court car nous devons juste aller jusqu’au fleuve, passer de l’autre côté et attraper un bus à Jamalpur pour Mymensingh. Un jeu d’enfant.
Nous montons d’abord dans un bus en direction du village de Siriakandi. Nous sommes bloqué à un passage à niveau.
A Siriakandi, nous demandons la direction du fleuve. C’est un rickshaw qui nous mène au bord de la Jamuna, fleuve emblématique qui descend tout droit de l’himalaya.
Sur la plage de sable le long de la rive, des palmiers, des petites gargottes, une dizaine de bateaux de pêcheurs et une foule entourant un homme....un montreur de singes.
Nous nous dirigons vers une petite cahute en bois et un jeune homme vient à notre rencontre :
- « Salam walekum » - « Alekum salam. C’est possible de passer de l’autre côté du fleuve ? Nous voulons aller à Jamalpur puis Mymensingh.» - « oui, bien sur. »
Il appelle un pêcheur.
- « Je peux vous faire passer pour 600 tk seulement. Un bateau rien que pour vous ! » - « 600 takas !! C’est bien trop cher, et nous n’avons pas besoin d’un bateau privé. Nous voulons voyager comme tout le monde. A quelle heure part le bateau ? Et combien ça coûte ?» - « A 15h30, il y a un bateau qui traverse. Ca coûte 200 tk. » - « C’est encore fort cher. Dans mon livre, je lis qu’on peut prendre un bateau pour 40 tk. » - « Ok. Pour 40 tk, vous passerez de l’autre côté. Venez vous installer en attendant »
Thierry n’a rien lu de tel dans le LP mis à part qu’on peut faire un tour de bateau sur le fleuve pour ce même prix. Faut croire que 40 tk ce n’est pas encore trop bon marché. D’autant plus que l’on voit l’autre rive d’ici. Reste plus qu’à attendre une heure ici. On apporte une chaise en plastique à Thierry et je m’installe sur un petit banc en bois. Lorsque le montreur de singes s’en repart sur la route, très rapidement, nous sommes la curiosité de tous. Ca ne doit pas être habituel de voir un blanc et une blonde dans le coin.
Maintenant, il doit bien y avoir une cinquantaine de personnes autour de nous.
Quelqu’un sort du lot, un personnage que nous n’oublierons pas de sitôt. C’est Razak, pêcheur, et porteur à l’occasion, qui nous demande ce que nous faisons là, d’où nous venons et où nous comptons aller.
Thierry énumère les citées par lesquelles nous sommes déjà passées ainsi que celles prévues. Notre cher Razak corrige la prononciation des mots prononcés en bengali. Il s’amuse à répéter tout ce que Thierry dit en anglais et en français, et fait sa petite remarque à chaque fois.
Pour ma part, je voudrais faire des portraits mais c’est impossible, tout le monde veut être en même temps sur la photo. Notre espace est de plus en plus restreint, ce qui oblige Thierry à monter sur sa chaise et à gesticuler pour faire comprendre qu’on a besoin d’un peu d’air. Il en profite pour faire 2-3 photos et j’essaie de faire une petite vidéo.
Le temps file à une allure folle et l’on vient déjà nous chercher. Nous sommes escorté par la foule jusqu’à notre embarcation en bois où l’on nous propose de nous installer à l’arrière sur la plate-forme près du moteur. Razak et ses amis nous font de grands adieux avant de retourner à leurs occupations.
Tout le monde embarque à notre suite, chargé de provisions, et s’assoie sur les bords du bateau. Les derniers s’accroupissent tant bien que mal par terre, face à nous, au milieu du fatras et de l’eau stagnante au fond du bateau. Chacun s’organise comme il peut pour s’installer pour la durée de la traversée. Nous sommes très nombreux et il ne reste plus de place lorsque nous nous mettons en route.
A peine sommes nous au milieu du fleuve, que nous entrevoyons un dauphin sortant de l’eau. Nous scrutons l’horizon mais plus rien ne refait surface. La nature est magnifique de beauté quoique fort désertique.
Au bout du bateau, plusieurs membres d’une famille se partage des restes de cannes à sucre. A ma gauche, un papa et sa petite fille avec qui je lie connaissance à coup de sourire et petits mots. Je crois qu’elle a des poux car c’est dingue comme elle se gratte. Face à moi, une maman accroupie caressant les cheveux de sa fille adulte handicapée mentale au regard vide et dure. Un gars traverse le bateau avec prudence pour venir à côté de Thierry et lui poser les rituelles questions pour lier connaissance. Parfois, l’homme qui est à la barre crie à l’un ou l’autre des passagers de se déplacer vers la droite ou la gauche pour rééquilibrer le bateau.
La Jamuna est de plus en plus large. Nous nous imaginions simplement traverser mais à voir les gens si bien installés, j’ai l’impression que ça va durer un peu. Effectivement, le temps passe et nous continuons toujours à remonter le fleuve, passer de l’autre côté de plusieurs îles et contourner des bancs de sables. Bien évidemment, personne n’a l’air étonné. Comme nous avions bien spécifié le nom de Jamalpur comme ville de destination, nous présumons que nous sommes dans la bonne direction.
Ce n’est que 1h30 plutard que le bateau commence à ralentir le long du fleuve dont la rive est en pente raide. Il n’y a rien ici et nous pensons tout d’abord que c’est un arrêt intermédiaire pour quelques uns mais non, c’est bien la fin du voyage....
Rien. Quand je vous rien, vous pouvez me croire, il n’y a rien !!
Enfin, si. Je mens un peu. Il y a quand même plus de 50 personnes qui descendent du bateau et qui se retrouvent au bord d’un fleuve où il n’y a ni gargotte, ni arbres, ni route, rien sinon en haut de la butte......5 hommes qui attendent le client. Pour tout véhicule, ils ont chacun un plateau fait de léger bambou sur 2 roues de voiture tirées par un cheval miniature.
Evidemment, il n’y a pas de place pour tous sur les charrettes, nous sommes trop nombreux et puis, cela se paie et tout le monde n’a pas les moyens. Apparemment ce n’est pas un problème, les autres marcheront.
La maman et sa jeune femme handicapée nous regardent avec insistante curiosité. Comme elles se mettent en route à pied, nous leur courons après. Je leur donne un sac avec un salwar kameez, un grand foulard, deux pantalons punjabi et une paire de tongs. Thierry leur offre également un autre sac avec des petits savons et du shampooing chipé dans les hôtels. Elles ont les larmes aux yeux, le visage de la jeune handicapée s’ouvre, elle me fait le plus grand sourire comme je n’ai jamais vu sur cette terre.
Un jeune homme, Fuel, que j’avais vu sur le bateau, prend d’autorité nos sacs à dos et les attache fermement à l’aide de cordes sur la charrette. Nous sommes invités à nous installer sur une grosse couverture bien moelleuse. Nous sommes 7 sur notre chariot : un papa et sa fille qui rentrent à la maison, Fuel habitant Bogra rend visite à la famille avec ses 2 frères, Thierry et moi.
Comme Fuel parle un petit peu anglais, nous en profitons pour lui poser la question.
- « Dis Fuel, il viennent souvent chercher des passagers au bord de la Jamuna ? » - « Non, ils viennent du village une fois par jour. » - « C’est loin le village ? » - « Non, pas du tout » - « Ca veut dire quoi ? Quelques kilomètres, 1 heure ? »
Fuel s’adresse au gars qui court à côté du cheval, puis nous répond :
- « Il pense qu’on en a pour 15 Km, je ne suis pas très sure » - « Heu, tu rigoles hein ? » - « Non. Là, on va rouler dans le lit asséché du fleuve Jamuna. » - « C’est fou ça ! » - « Ben, c’est la saison sèche et la mousson n’a pas été terrible cette année. D’une année à l’autre, c’est différent, la route est donc plus ou moins longue. » - «..... »
Qu’est-ce que vous voulez répondre à ça.... ? On est parti vers midi de Bogra pour faire à peine 100 Km et on pensait simplement traverser le fleuve, attraper un bus pour Jamalpur et arriver à Mymensingh en fin d’après-midi.
Il est presque 17h, et voilà que nous nous retrouvons en plein milieu d’un désert de sable gris avec le soleil couchant pour tout horizon. C’est magique !! Il y a 140.000 d’habitants au Bangladesh et nous avons dégotté le seul endroit du pays où il n’y a pas un chat.... Notre étonnement passé, nous profitons du calme absolu qui règne ici.
N’ayant pas prévu cette petite aventure et, n’ayant rien mangé depuis ce midi, et nos estomacs gargouillent. Heureusement, le grand frère de Fuel nous offre des délicieux biscuits salés mais nous refusons poliment la boisson proposée.
Je comprends à l’intonation des paroles du jeune frère de Fuel qu’il se moque ouvertement de nous. On ne comprend pas ce qu’il a dit mais on ne l’entendra plus jusqu’à notre arrivée car Fuel lui rabat fermement le caquet en s’excusant auprès de nous.
Au bout d’une bonne heure, nous arrivons face à une grande rivière. Je me dis qu’on va devoir descendre, prendre un petit bateau pour traverser. Mais après ? Et bien, rien de plus facile. Fuel nous dit de croiser nos jambes sur le chariot et, doucement, le conducteur du cheval le fait traverser l’eau. Il a du bien calculer son coup ou avoir l’habitude du moins, car l’eau monte jusqu’au bord du plateau.
C‘est ici enfin que nous voyons enfin notre premier hameau : 3 petites maisons en torchis avec sa cour au milieu peuplée de chiens, canards, poules, buffles d’eau, chèvres et vaches. Autour, bananiers et buissons de toutes sortes. Un peu plus loin, les premiers champs de céréales.
A notre arrivée, les habitants accourent pour regarder la petite caravane passer. Nous leur faisons des grands signes et crions des « hello » auxquels ils répondent vivement. Je les imagine bien, attendre chaque jour la caravane de charrettes qui passe et repasse, histoire d’avoir quelque chose à raconter le soir autour du feu....
A partir de là, les 5 chariots se séparent. Nous ne sommes plus que 2, les trois autres partent vers le sud le long du cours d’eau.
Le chemin qui, avant la rivière, était plutôt plat, deviens de plus en plus chaotique et sablonneux. Régulièrement, nous devons passer dans des alluvions du fleuve asséché. Nous descendons les pentes raides, le cheval peine. Pour remonter, Thierry descend de la charrette et pousse.
Il commence à faire franchement noir et je vois que Fuel chipote avec son téléphone portable. Il nous propose d’écouter un peu de musique indienne..... Nous voilà dans la nuit du réveillon de l’an 2008, traversant ce magnifique paysage en écoutant de la « Bollywood music » à plein tube !!
Petite à petit, nous croisons des piétons qui viennent sans doute du village où nous allons et nous sommes heureuse de voir que nous approchons :
- « Thierry, tu vois quelque chose toi ? Je cherche une lumière, des voitures, quelque chose qui me dit qu’on va bientôt arriver » - « Non, je n’y vois presque plus rien d’ailleurs. - « De mon côté, je vois quand même la lumière rouge d’une antenne de téléphonie mobile »
Ce que me confirme Fuel :
- « C’est une antenne de la Grameen Phone, la société qui donne accès au téléphone bon marché pour tout les bangladais.
Mais bientôt, on ne la voit plus car nous partons dans le sens opposé.
- « Dis, Fuel, tu peux nous dire où se trouve le village ? Ou la route ? On arrive bientôt tu crois ? » - « Ha ha !! Il n’y a pas de route ici. Nous allons bientôt arriver, ne vous inquiétez pas. De toute façon, vous allez rester dormir chez moi car c’est trop dangereux d’aller jusqu’à Mymensingh ce soir. Les routes ne sont pas bonnes et la nuit, le danger est partout» - « C’est très aimable à toi Fuel, merci. »
Maintenant, c’est effectivement la nuit complète. Thierry et moi, sortons nos lampes de poche pour éclairer le chemin qui serpente entre des champs de blé, de maïs et quelques rizières puis, le chariot se fraie un chemin entre des plantations de bananiers. mais nous ne voyons toujours aucune lumière à l’horizon, sinon les quelques feux allumé par les habitants des petits hameaux que nous traversons.
Et puis, tout d’un coup, au bout de quelques centaines de mètres, on débouche dans un village !! C’est dingue !! D’être depuis 2h30 sur une « autre planète » d’oú j’avais l’impression que je n’allais plus sortir, et oú j’avais trouvé une certaine sérénité, voilà que je débarque dans le réel !! Je suis à nouveau dans le monde moderne !!
Bon, le monde moderne, il faut le dire vite. Après être péniblement descendue du chariot (c’est que mon popotin en a pris un fameux coup....) je regarde partout et j’ai l’impression de voir des spectres partout.....Pas d’électricité ici, les seules lumières du village sont les lanternes à huile qui pendent aux vélo-rickshaw et ça donne une drôle d’expression sur les visages. Il me faut un sacré temps pour m’habituer à « voir » dans la nuit.
D’un regard, Thierry et moi, convenons que nous ne resterons pas ici.
La première chose qui me vient à l’esprit, c’est d’aller vers notre cheval miniature qui nous a amené jusqu’ici. Je l’étreint de toutes mes forces et embrasse son encolure trempée par les souffrances endurées sur la route, ce qui fait bien rire tout le monde. Je suis tellement heureuse d’être arrivée quelque part, que je donne 100 tk au conducteur en lui disant de bien gâter sa famille et son cheval. « Fuel, tu nous es très sympathique. Peux-tu nous dire oú nous sommes ?« Nous sommes à Madarganj. »« Je pense qu’on va prendre un bus pour Mymensingh et nous trouver une chambre d’hôtel ou nous pourrons nous reposer.« C’est comme vous voulez, je vous amène au bus.« Merci de nous aider Fuel. »« Y’a pas de quoi, vous êtes mes amis. »
Nous montons à trois dans un rickshaw, ce qui n’est pas des plus facile avec les sacs. Il y a bien 2 bus à la sortie du village mais les chauffeurs sont rentrés chez eux, ils ne rouleront plus aujourd’hui, il fait trop noir....« Ne vous inquiétez pas, je vais trouver une solution. »
J’attends dans le rickshaw avec les sacs pendant que Thierry part avec Fuel. Un quart d’heure plutard, ils sont déjà de retour. « Fuel nous as dégoté un gars qui à un véhicule. Il veut bien nous amener à Jamalpur, pas plus loin.« C’est déjà mieux que rien. C’est loin encore ? »« Il dit que c’est encore une heure de route, de mauvaise route... »« Ok, de toute façon, on a pas d’autres alternatives, je présume. »
Le rickshaw nous amène devant un commerce. On ouvre les volets et un superbe van en est sorti. « Voilà mes « bondhu » amis, ce monsieur va vous amener en toute sécurité à la ville. »« Merci Fuel, on ne t’oubliera jamais. »« Que Allah soit avec vous. »
Le papa et sa petite fille tout en pleurs, à qui nous avions fait nos adieux, nous interceptent et nous demandent pour monter dans la voiture car ils habitent à l’extérieur du village. On ne peut pas refuser de les aider, il est déjà si tard et la petite est épuisée.
Quelques kilomètres plus loin, nous les déposons et entamons la longue route, garnie de nid de poules pour arriver une heure plutard à Jamalpur.
Après avoir tourner un peu en ville, le chauffeur nous confirme, comme nous le craignions, qu’il n’y a pas d’hôtel à Jamalpur mais nous propose d’aller voir l’imam qui a souvent une chambre pour ses visiteurs.
Hélas, il ne sait pas nous loger car il a justement des amis à la maison. Qu’à cela ne tienne, l’imam prend son portable et cherche un logement.
- « Vous êtes Mariés ? - « Oui, on est marié. » - « Vous êtes de religion musulmane ? » - « Non, on est pas musulmans »
Encore quelques coups de téléphone et il s’adresse à notre chauffeur puis à nous :
- « Vous allez être entre de bonnes mains. Je vous envoie à la Circuit House. C’est la maison d’hôtes de la caserne militaire. Désolé mais il n’y a pas de restaurant là-bas et il n’y a pas de piscine non plus.... »
Est-ce qu’on a vraiment une tête à vouloir une piscine à 9h du soir alors qu’on aspire qu’à une seule chose : un lit et une douche !!
Quelques minutes plutard, nous y sommes déjà. Après règlement de la voiture et remerciement du service rendu, on nous introduit dans un bâtiment au bout d’un grand jardin. A peine le temps de patienter un quart d’heure dans une salle de prière, un gamin nous accompagne à notre chambre au 1er étage. Nous recevons tout le nécessaire de toilette et pouvons prendre une douche avant de nous endormir comme des bébés.
S’eut été bien triste que la journée se soit passée différemment, voilà un réveillon de nouvel an que nous ne sommes pas prêt d’oublier !!
Informations pratiques
Rickshaw Naz Garden-bus stand 10 tk Bus Bogra-Shariakandi 50 tk Rickshaw Shariakandi-Bord de la Jamuna 10tk Bateau 1h30 de navigation 40tk/pers. Charrette Bord de la Jamuna jusqu’à Madarganj 100tk (2h30) Voiture Madarganj-Jamalpur 1h 1200 tk 45 min.
Circuit House chambre double salle de bain tv 400 tk | | | Merci d'avoir partagé toutes ses belles expériences et les photos sont magnifiques!
Cet été je pars en Angola, mais pourquoi pas organiser quelques chose au Bangladesh une prochaine fois...
STP, continue de nous faire rêver | | | À: Seurjer · 25 août 2008 à 22:53 · Modifié le 26 août 2008 à 18:26 Re: Bangladesh: quinze jours de balade Message 45 de 66 · Page 3 de 4 · 5 468 affichages · Partager J'ai reçu aujourd'hui, un mail d'une VFiste me disant que je devrais être honteuse de n'avoir pas terminé mon récit sur notre voyage au Bangladesh...... 
Désolée pour ceux qui attendaient une suite mais la voilà enfin........
Mardi 1er janvier 2008
Bonne année 2008 !!
Quelle bonne nuit nous avons passé !! Le soleil brille sur le splendide jardin de la circuit house. Pour sur qu’il peut briller, on a dormi jusqu’à 10h30 !! Fin prêt au départ, nous circulons dans la maison à la recherche de quelqu’un afin de remercier du bon accueil d’hier soir mais il n’y a personne. C’est au moment de sortir du bâtiment que nous sommes rattrapé par un gamin qui vient nous serrer la main et nous souhaiter bonne route.
Nous quittons ce havre de paix et demandons à un rickshaw de nous emmener au bus stand. M’est avis qu’il ne connaît pas trop ou qu’il ne nous a pas compris car nous tournons un peu en rond. Grâce à cela, nous avons le plaisir de voir la petite ville. On finit par trouver le bureau des tickets de bus qui se trouve sur la rue qui longe la « Old Brahmaputra river». Pas besoin d’aller plus loin, le bus viendra nous chercher ici nous dit-on.
Une fois dans le bus qui part dans la direction de Tangail, j’explique qu’on veut descendre dans le village qui borde la forêt de Madhupur, au sein d’une réserve naturelle oú habitent encore +-50000 chrétiens de la tribu garo. Elle est, hélas fortement grignotée par les cultures à cause de la pauvreté des habitants.
Le receveur nous dit ok mais j’ai bien l’impression qu’il ne m’a pas comprise car il empoche les 100 tk que je lui ai donné alors que je suis sure qu’avec 50 on avait assez. Je m’énerve un peu car je me dis qu’il est possible que, pour la première fois depuis le début de notre voyage, quelqu’un tente de se faire un petit plus sur notre dos et je ne voudrais pas que cela crée un précédent. J’insiste pour récupérer ma monnaie mais rien n’y fait. Le type finit d’ailleurs par me regarder de travers. Bizarrement, alors qu’il y a toujours quelqu’un pour nous aider, là, personne ne vient à notre secours.
Et voilà qu’à mi-chemin, nous traversons cette fameuse forêt qui fait à peine quelques kilomètres. Comme le receveur ne m’a rendu aucun argent, nous décidons de continuer. C’est vrai qu’on est parti ce matin sans nous renseigner du tout, nous n’avons pas de guide papier pour nous aider et personne qui parle assez l’anglais pour nous donner un coup de main. Figurez-vous qu’on arrive quand même dans le village de Madhupur et le receveur nous fait signe que c’est ici qu’on doit descendre. Je ne peux pas lui dire combien je suis désolée de m’être emportée pour rien, alors, je le regarde le plus gentiment de monde afin de me faire pardonner. Par contre, à son regard, j’ai vite compris que je dois déguerpir...
Au bus stop, les vendeurs nous assaillent rapidement. Nous achetons des mandarines, des biscuits, des bananes et de l’eau car nous n’avons pas encore mangé depuis hier soir. Cette fois-ci, nous demandons à aller au village de Dhanbari car je sais, pour avoir trouvé ça par hasard sur internet, qu’il y a là l’ancien palais du Nawab Bahadur Syed Nawab Ali Choudhury converti en hôtel de luxe. L’idée alors, est d’y loger et de là, partir en excursion dans la forêt de Madhupur. Renseignements pris, nous devons reprendre le bus vers Jamalpur et l’on nous indiquera quand descendre. Arrivé à Dhanbari après 15 bonnes minutes, nous prenons un rickshaw pour traverser le village, passons un grand portique et arrivons devant une espèce d’immense vieux bâtiment complètement délabré. Nous sommes certain que le rickshaw se trompe mais non, c’est bien ici le fameux palais des mille et une nuits... J'avais été voir le site, qui aujourd'hui n'existe plus, et j'avais été subjuguée par la beauté. Mais sur place, je peux vous confirmer que c’est très vilain, peint de toutes les couleurs et très défraîchi. La pelouse est dégueulasse, pleine de détritus et l’accueil est inexistant. Je suis tellement abasourdie que je ne pense même pas à faire des photos. Quelqu’un daigne quand même nous recevoir dans un espèce de cagibis puant où nous demandons les prix des chambres : 60 dollars !! Si l’extérieur laisse déjà à désirer, on imagine les logements... Nous laissons pourtant entendre que ça nous intéresse car la deuxième chose qu’on veut savoir, c’est le prix d’un véhicule avec chauffeur pour aller s’enfoncer dans la forêt : 60 dollars itou !!! Et pas de possibilité de faire ça en une demi-journée. Nous trouvons que ça ne vaut vraiment pas le coup de donner 120 dollars pour une chambre peut-être pourrie et une balade dans une forêt qui n’en n’est plus vraiment une. C’est définitivement trop cher pour nous et nous sentons bien que nous ne sommes pas les bienvenus ici, tout y est fait pour ne pas qu’on reste. Evidemment, il n’y a pas d’autres hôtels dans la ville et c’est avec déception que nous repartons pendre le bus vers Madhupur puis un autre pour Mymensingh, notre destination pour aujourd’hui.
Avec tout ça, nous avons été ballotté pratiquement toute la journée en bus et en rickshaw et ce n’est que vers 16h30 que nous arrivons à Mymensingh, ex-ville natale de Talisma Nasreen. Petite parenthèse pour vous dire que lorsque j’ai le projet de visiter un pays, je cherche toujours de la lecture pour essayer d’imaginer ce que je pourrais trouver sur place. Cela va du livre d’architecture au roman en passant par l’histoire et les contacts établis via internet. Pour le Bangladesh, j’ai pas mal ramé dans mes recherches et je me suis donc rabattue sur ce que je trouvais. Ce ne sont donc pas vraiment les livres de Talisma Nasreen qui m’ont donné envie d’aller voir son pays car, ayant pas mal souffert là-bas, je peux tout à fait comprendre l’aversion qu’elle a eue pour une certaine partie de la population bengali musulmane. Notre chambre donne juste au-dessus d’un marché aux milles couleurs. Le vert des échalotes rivalise avec l’orange des mandarines, le rouge des pommes, le blanc des choux-fleurs et le jaune soleil des bananes. Après nous être installés et douchés, nous partons nous balader dans la ville. Comme toujours, nous sommes les curiosités du jour mais cela ne nous lasse pas tellement les gens sont gentils et curieux. De plus, c’est le jour de l’an et tout le monde nous serre la main en nous souhaitant une joyeuse année 2008.
On avait repéré un espèce de fast food situé au 1er étage d’un commerce oú nous avions vu beaucoup de monde s’engouffrer. Effectivement, nous y retrouvons la jeunesse dorée de Mymensingh. Des tas de jeunes gens aisés des 2 sexes sont attablés ensemble et discutent. Les jeunes filles rivalisent de beauté et les garçons sont endimanchés. Nous prenons au hasard des sortes de hamburgers qui somme toute seront tellement délicieux que l’on repasse une deuxième commande. La boutique doit avoir beaucoup de succès car cela défile pas mal. Rassasiés, nous rentrons à l’hôtel et croisons un groupe de sud-coréens. Le réceptionniste nous explique qu’ils travaillent pour une ong dans la région proche et logent à l’hôtel pour 1 mois.
Informations pratiquesRickshaw : circuit house-bus stand 10tk. Bus Jamalpur-Modhupur-Dhanbari 65 tk/pers. Bus Dhanbari-Modhupur-Mymensingh 100tk Hotel Amir International Palika Shopping Center46 Station road, Mymensingh Email : haiamir@bttb.net.bd ou heroamir@bttb.net.bd Suite deluxe n° 510 double lit airco salle de bain + petit-déjeuner 1200 tkByte fast food Rambabu Road Mymensingh Hamburger crevettes 30 tk Espèce de Hot dog au poulet 25 tk Café 15 tk Cola 25 tk Mandarine 4tk. /pc Biscuits salés 12 tk.
Mercredi 2 janvier 2008
On a très mal dormi car le marché est resté sous nos fenêtres toute la nuit et cela a fait un boucan du tonnerre. Il n’y a pas de restaurant dans cet hôtel mise à part une grande salle de conférence oú l’on nous propose de prendre le petit-déjeuner mais c’est tellement lugubre que l’on préfère s’installer dans la grande salle centrale et lumineuse près de la réception. Nous y retrouvons d’ailleurs les sud-coréens. Après avoir réglé la note, nous partons nous balader dans la ville avant de monter dans un bus. Initialement, nous voulions aller jusqu’à Chittagong et Cox’s Bazar mais c’est loin au sud du pays et comme il ne nous reste que 4 jours, nous optons pour la « montagne » Nous montons dans un bus de la BRTC, direction Srimangal. Nous faisons d'abord plusieurs petits arrêts dans des villages et serons près de 6h dans ce bus mais nous n’avons pas vu le temps passé tellement il y avait à voir : magnifiques plantations de riz, de jute, les animaux, les vendeurs de toutes sortes à chaque arrêt, les odeurs de cuisine qui nous « appelaient », les beaux sourires, les « hello, how are you ? », etc....
Nous avons quand même fait un grand stop à mi-chemin à Bhayrab Bazar pendant une vingtaine de minutes. On est tous descendu du bus et allé vers le bâtiment qui abrite une cantine. Comme il y avait un monde fou, Thierry est allé me chercher un cola et je suis partie vers la route faire quelques photos de la campagne environnante. Tous les regards étaient braqués sur moi car je fumais......
Ce fut donc une longue mais belle route vers Srimangal. En arrivant dans les environs de la ville, la route monte entre les jardins de thé noir. C’est magnifique !! Les cueilleuses sont au rendez-vous pour pincer les jeunes pousses des théier qui, une fois séchés, donneront un délicieux thé noir.
Quand les britanniques ont décidé de planter des cultures de thé dans le nord du Bangladesh, ils y ont emmené des familles indoues. Aujourd’hui, ce sont les descendantes qui cueillent toujours. Les premières cultures de thé furent établies à Srimangal par James Finley en 1860. Aujourd’hui, les plantations emploient près de 300.0000 personnes. Srimangal est donc la capitale bangladaise du thé noir et culmine à 120 m d’altitude. Pas de quoi donner le tournis donc... Même chez moi, à Bruxelles, le point culminant est à 100m. Descendus du bus, nous marchons vers la petite ville. Pas facile de se perdre ici, il n’y a qu’une seule rue principale. On aurait pu éventuellement pousser une pointe plus loin et aller loger dans un pavillon entre les cultures de thé mais on y serait un peu coincé, on préfère rester en ville. Il n’y a pas énormément d’infrastructures hôtelières et nous nous rabattons sur le seul hôtel qui nous semble valable. Il est situé au 2ème étage d’un immeuble « moderne ». Nous visitons 2 chambres sommaires et prenons celle au fond du couloir, loin du bruit de la rue..... Elle est crade et envahie par les moustiques mais on a pas trop le choix. On asperge de l’anti-moustique partout et sortons.
A la réception, un monsieur nous parle avec passion de la région et nous propose de la visiter. On peut le faire en CNG (baby-taxis) ou en voiture avec un chauffeur et un guide. Nous optons pour la seconde solution et négocions le prix pour la matinée de demain.
Partis à la découverte de la petite ville, nous rencontrons un vieil américain qui habite au Bangladesh depuis 40 ans et est professeur d’anglais à l’université de Dhaka. Il est venu passer 2-3 jours à Srimongal avec des amis. Pour ne pas être pris au dépourvu, nous allons à la gare afin de réserver un train vers Dhaka pour vendredi mais il n’y en a pas car c’est jour off. Qu’à cela ne tienne, nous rentrerons à la capitale en bus.
En attendant, il faut manger et seul 2 restaurants ont l’air assez « appétissants » pour qu’on daigne y entrer. On pote et on choisi celui de gauche oú l’on nous fait monter dans la salle familiale et l’on retrouve notre américain dont le 4x4 est en panne. « Aucun souci, il y a toujours quelqu’un pour vous aider dans ce pays nous dit-il » Notre serveur, bien aimable est tout à notre attention, la commande est facile : - « Fish ? »« Yes. »« Vegetables ? »« Yes. »« Rice ? »« Yes. »
Les légumes et le poisson sont délicieux mais le riz est immangeable. Je me force quand même car j’ai une faim de loup. Pendant notre promenade digestive, nous faisons un peu les boutiques et je vois des magnifiques édredons orange fourrés de ouate de coton comme nous avions sur notre charrette pour traverser la Jamuna.... Hmmmmm que c’est doux...j’en achèterais bien une mais c’est tellement encombrant, lourd et difficile à transporter.
Maintenant, il nous faut chercher un cyber-café. Nous voyons un panneau qui nous en indique un au 1er étage d’un immeuble mais il n’y a pas d’ordinateur dans la pièce. Un jeune homme vient à notre rencontre et nous invite à le suivre. C’est au bout de la rue principale que nous arrivons à un cyber tout ce qu’il y a de plus moderne et je peux envoyer un mail de confirmation de notre retour à la guest house à Dhaka. A notre retour à l’hôtel, nous devons réveiller le jeune gardien car la grille d’accès à l’étage est déjà fermée. Une fois entrés dans la chambre, je suis bonne pour faire le gros nettoyage des centaines de moustiques crevés. Impossible de prendre une douche chaude. Je retourne réveiller le gamin pour qu’il me montre comment avoir cette eau chaude........il fallait juste brancher la fiche électrique.... La moustiquaire installée, nous regardons la télé puis volons dans nos plumes. Mais nous ne parvenons pas à nous endormir car le gamin de la réception a fait entrer ses copains et ils ont mis la télévision à fond avec un film bengali qui gueule..... C’est donc au tour de Thierry de se lever pour aller un peu faire comprendre qu’on aimerait bien dormir.
Informations pratiquesBus Mymensingh-BhairabBazar-Srimongal 110 tk/pers. 6 heures Hotel tea town 370 Dhaka- Sylhet Rd Srimongal Cyber café : 100tk l’heure.
Jeudi 3 janvier 2008
N’ayant pas trop bien dormi à cause des jeunes braillards qui étaient à la réception, nous nous levons un peu de mauvaise humeur et nous quittons l’hôtel à 8h. Le chauffeur est déjà en bas avec une voiture et peu après, arrive Liton, notre guide avec Hassan, un jeune collègue qui débute dans l’agence. Nous nous mettons immédiatement en route et sommes tout de suite réconcilier grâce à la gentillesse et la sympathie de nos 3 compagnons de route. Une fois sorti de la ville, nous montons prudemment les petites routes car nous croisons beaucoup de piétons issus des minorités tribales avec leurs charrettes de légumes qu’ils vont vendre sur le marché de Srimongal. Les collines sont magnifiquement vertes, toute cultivées de thé et ça et là poussent quelques arbres. Aujourd’hui, point de cueilleuses, c’est vendredi, jour de repos.
Au pied des collines, le moindre centimètre est utilisé pour la culture du riz. Notre première et merveilleux arrêt est la forêt de Lawachera. C’est dans le calme absolu que nous faisons une magnifique promenade matinale. En plein cœur de cette foret, nous traversons la voie ferrée qui relie Dhaka à Sylhet (autre contrée plus au nord du pays oú pousse également du thé)
Notre guide nous dit qu’on peut voir les animaux suivants : des gibbons, beaucoup d’oiseaux, des cerfs, des léopards, des poulets sauvages, des écureuils, et des pythons. Mise à part 2 gibbons que nous verrons de très très loin jouer dans un arbre, nous ne verrons rien d’autre. Hélas, notre balade est de trop courte durée car la forêt a été petit à petit grignotée par les paysans pour y planter des citronniers, des ananas, des bananiers et des arbres à noix d’arec (ces fameuses noix dont le liquide blanc qu’on en extrait, rougit les bouches des bengali et des indiens quand ils mangent leur feuille de bétel fourrées).
Nous finissons par nous retrouver au-dessus des collines au beau milieu d’un village de paysans. Nous nous faisons tout petit pour ne pas déranger mais personne ne prête attention à nous.
En repartant, 2 hommes nous rattrapent. Ils nous disent à plusieurs reprises : « quichtian, quichtian » Nous ne comprenons pas et nos guides ne savent pas plus nous aider. Mais voilà qu’ils s’approchent de nous et nous montrent leur croix pendue au cou. « ho, yes, christian ! » De retour à l’entrée de la forêt, un éléphanteau semble perdu mais son cornac est là et propose des balades aux touristes. Nous rejoignons le chauffeur et reprenons la route.
On arrive à un village mais une fois sur place, nous nous rendons compte que nous sommes à Monipuri, un village oú vit encore une tribu. J’avais pourtant bien spécifié à Liton qu’on ne voulait pas aller faire les voyeurs dans ces villages. Nous lui expliquons que nous avons l’impression d’être au zoo et cela nous met très mal à l’aise. Nos 3 amis sont désolés de nous avoir mal compris et nous repartons sur nos pas. Un peu en contrebas, nous nous arrêtons à nouveau et allons nous promener dans les cultures de thé de Finlay. Mais l’heure avance et nous voudrions encore faire une halte avant de redescendre à Srimangal. Cet endroit a un certain succès et pas n’importe lequel. Voilà le seul endroit au monde oú l’on peu goûter, que dis-je, savourer, le thé aux 5 couleurs superposées dans un grand verre transparent que l’on appelle panch rong cha. Il est composé des 5 saveurs suivantes : thé à la cannelle thé au lait sucré thé au ginger thé au citron vert thé au miel. Un délice !!
Le père et le fils qui tiennent la boutique gardent le secret de la recette pour eux et ont fait valider leur « invention » par le gouvernement bangladais. Ils sont donc les seuls à pouvoir servir ce thé dans le pays. Sur la grande terrasse ensoleillée, nous profitons de la sérénité de l’endroit pour un peu mieux connaître nos guides et le chauffeur. Ce dernier ne parlant pas l’anglais, nos amis lui traduisent au fur et à mesure notre conversation. Liton est indhou et Hassan est musulman. Je leur demande alors s’ils pratiquent assidûment leur religion. En cœur, ils nous disent que beaucoup de jeunes s’en fichent pas mal de la religion aujourd’hui. Hassan seul, nous dit qu’il va à la prière le vendredi avec son père par pure habitude (un peu comme moi quand j’accompagnait ma grand-mère au temple protestant quand j’étais plus jeune) Evidemment, on parle de l’Europe et aussi un peu politique mais assez superficiellement.Je leur fais partager mon étonnement d’avoir vu peu de mendiants dans les rues, de ne voir personne ou presque dormir dans la rue. Ils me disent alors que la communauté est tellement soudée qu’il y a toujours quelqu’un pour vous aider, à charge de revanche. « Même entre communauté musulmane et indoue ? » « Oui, même entre eux mais seulement au sein du village, du quartier ou de la ville. On aide pas les gens qui viennent d’ailleurs...»
Soudain, une musique. Elle est entraînante et je suis toute ouïe. C’est alors que nous voyons arriver un cortège d’hommes mais c’est un cortège funèbre hindou...
Lorsque nous revenons en ville, la matinée est déjà bien dépassée. Nous allons directement au bureau des réservations des bus où l’on nous annonce un départ pour Dhaka à 14h30. Nous avons encore juste le temps de manger un bout. Liton nous emmène dans le meilleur restaurant de la ville (juste en face des bus). Il ne paye pas de mine (le restaurant bien sur) mais on y mange du très bon poisson avec du riz blanc et un plat de légumes en sauce.
Revenu à l’arrêt du bus, des petits mendiants (enfants de minorités ethniques) viennent nous faire les yeux malheureux. Nous leur donnons des biscuits et notre bouteille de soda mais ils sont si nombreux que nous ne pouvons contenter tout le monde.....Ils font toutes sortes de singeries pour attirer notre regard. Pour finir, comme cela gêne la clientèle qui attend le bus, le chef du bureau arrive avec une baguette et les tape pour les chasser. Une petite mendiante pleure, on est triste...... Le bus est pile à l’heure. Nos places étant numérotés, nous n’avons pas le choix du siège et sommes placés dans le fond. Ce bus n’est pas bien différent par rapport à un autre sauf que c’est un direct et qu’on ne s’arrêtera que 2 fois.
La première fois, un militaire arrête le bus et fait monter une femme en burka avec son gamin. Il viennent s’asseoir près de nous et la dame me fait la conversation mais je lui sort ma phrase apprise par cœur « Ami bangla jani na » (je ne parle pas le bengali) et on en reste là. Son petit garçon est tellement fasciné par nous, qu’il ne peut plus retirer ses yeux de nous. Thierry lui donne d’ailleurs notre dernière peluche.
La seconde halte, un peu avant Bhairab Bazar (plus loin sur la route qu’à l’aller), d’une demi-heure, est incroyable.... Nous descendons du bus pour nous dégourdir les jambes. Alors que tous les passagers sont invités à passer sur la gauche du bâtiment pour se restaurer et se rafraîchir, un garçon en complet-cravate vient vers nous et nous invite à monter un escalier sur la droite.... De premier abord, nous sommes méfiant mais en haut de l’escalier, nous arrivons dans un restaurant tout ce qu’il y a de plus moderne, mobilier design de toutes les couleurs, une quarantaine de garçons de salle en costume, service rapide et poussé à l’extrême. Nous nous sentons hors du temps, sur une autre planète, nous avons atterris dans le monde des nantis....bizarrement, je ne me sens pas à ma place. Nous sommes dévisagés. Une petite fille, en me voyant, écarquille les yeux et se met à hurler. Aurait-elle vu le diable ? La carte des plats déborde de choix de plat bengali, chinois, thai ou autre saleté américaine. Nous buvons du café et mangeons des paranthas ainsi que des sandwich.
Remontés dans le bus, nous profitons des dernières heures sur les routes de campagne et admirons encore les rizières de tout les tons du vert, les marais où pataugent les canards, les chemins en hauteur entre les cultures oú les enfants s’amusent, les pêcheurs de rivières, la récolte des céréales et du jute, les vaches et les chèvres...
Jusqu’ici, la vitesse du bus était constante mais là, la circulation est fortement ralentie et nous finissons par devoir nous arrêter. Chacun y va de son klaxon. D’une seule file, nous nous retrouvons à 4 côtes à côte. Alors que nous pensions être déjà dans la banlieue de Dhaka, le monsieur à côté de Thierry lui dit qu’on en a encore au moins pour 1h. Nous arrivons effectivement que vers 20h au Sayedabad bus stand au sud-est de Dhaka. Il y a foule incroyable et nous avons toutes les difficultés du monde à trouver un baby-taxis car bizarrement, personne ne veut nous prendre. Nous finissons quand même par réussir à embarquer dans un baby-taxis et nous traversons la ville jusqu’au quartier de l’hôtel. Cette fois-ci, malgré le mail envoyé voici 2 jours, on ne nous attend pas. Le responsable nous présente le patron qui est bien ennuyé de n’avoir pas su lire notre mail car il était parti quelques jours en congé dans la famille. Il lui reste peut-être bien une chambre mais il attend une confirmation d’un client et n’ose donc pas nous la donner. En attendant, nous faisons connaissance avec Mr Jahangir Alam car il ne veut pas nous laisser partir sans avoir trouvé de solution pour nous et nous offre un verre. Le jeune homme qui s’était occupé de nous le premier jour, arrive avec nos affaires laissées ici à l’arrivée à Dhaka. En fin de compte, le client ne donne pas de ses nouvelles et nous pouvons intégré la chambre. Hélas, il nous faudra trouver une solution pour demain soir car là, la guest house sera remplie d’hommes d’affaires et de bénévoles. Nous sommes effectivement les seuls touristes de la maison. Le patron nous propose de s’arranger avec un autre hôtel dans le quartier. Nous le remercions bien et verrons demain. Après une bonne douche, nous sortons pour dîner. C’est vrai que ce soir il fait un rien frisquet et nous voyons le veilleur de nuit tout frigorifié. Thierry retourne vite dans la chambre et lui offre son polar. Nous avions si bien mangé au Mango Café le premier soir de notre arrivée, que nous y retournons. Nous n’avons pas non plus le courage de chercher autre chose car il est déjà bien tard. Manger et dormir, c’est tout ce qu’on veut car les 2 dernières nuits n’ont pas été de tout repos....
Informations pratiquesAdventure TourismR.K.Mission Road, Srimongal Tel. 01712-317483 Email : srimangal2003@yahoo.com ou enjoylife_45@yahoo.com Liton notre guide, travaille à la british american tobacco Email : litondeb@yahoo.com Matinée en voiture avec chauffeur et 2 guides : 1500 tk. Pourboire compris pour 3 personnes. Five color tea : 60 tk Noor foodDhaka- Sylhet Road Riz: 12 tk Poisson 50 tk Dal 5 tk Viande 20 tk Thé 6 tk
Bus Srimangal- Dhaka : 125 tk./pers. 6h30 Bureau de réservation de bus et arrêt de bus sur la Dhaka- Sylhet road Baby-taxis Sayedabad bus stand-guest house 100 tk Mango caféRoad 32, Dhanmondi, DhakaChicken wings 150 tk
La suite demain soir.... | | | bonsoir Marie eh bien tu as pris ton temps  merci en tout cas pour cette suite le thé aux 5 saveurs ça a l'air délicieux !!! porte t-il un nom ?
Eric | | | À: Mékong · 26 août 2008 à 19:11 Re: Bangladesh: quinze jours de balade Message 47 de 66 · Page 3 de 4 · 5 441 affichages · Partager Oui, Mekong, je mets du temps.....  Je ne m'étais pas aperçue que je n'avais pas tout poster.
Le thé aux 5 couleurs s'appelle Panch Rong Cha. Panch, c'est cinq et Cha, c'est thé mais ne me demande pas ce que veut dire rong, je n'en ai aucune idée. A moins que cela veuille dire "délicieusement parfumé".... 
Vendredi 4 janvier Dhaka
Pour nos 2 derniers jours à Dhaka, nous décidons de nous la couler douce. Nous nous levons d’ailleurs tard et après un bon petit-déjeuner composé d’œufs brouillés, toast, confiture, bananes, thé et café, on s’en va voir l’hôtel que Mr. Janhangir nous a conseillé hier soir. Beurk, c’est juste un building tout vilain. Rien à voir avec notre jolie guest house. On remet notre décision à plutard. On prend un rickshaw pour Sadarghat (le port fluvial de Dhaka) oú nous voulons aller visiter la « Pink House », ancien palais du gouverneur britannique mais c’est fermé.
Plusieurs personnes nous disent que nous ne devons pas attendre car il n’y a de toute façon rien à voir à l’intérieur.
Nous allons au bord de la Buriganga, nom du Gange à Dhaka et proposons aux petis transporteurs de nous emmener faire un tour sur le fleuve. C'est une aubaine pour eux mais dans l'impossibilité de négocier un prix raisonnable, nous partons nous perdre dans le quartier des grossistes.
Nous restons un moment dans le quartier des grossistes de riz. Il y en a de toutes sortes et, pourtant, les quantités astronomiques que nous voyons là ne pourront sans doute pas nourrir les 140.000 d’habitants du Bangladesh...
On part alors à pied en direction des vieux quartiers de la ville. Comme à notre habitude, nous errons dans les petites ruelles et sommes la curiosité des habitants. Un gamin, nous voyant, s’encourt alerter tout le quartier.
Chacun vient à sa porte voir ses étrangers tout blancs qui se promène nonchalamment. Beaucoup nous accoste, nous serrent la main, nous posent quelques questions sur notre pays, notre profession, notre mariage, notre boulot, nos enfants, etc....Quelques uns nous demandent de les prendre en photo et c’est avec plaisir que nous répondons à leurs demandes.
Après avoir traversé le quartier des bouchers où l'on trouve la marchandise direct du producteur au consommateur,
nous arrivons sur un grand boulevard oú nous hélons un rickshaw et lui demandons de nous emmener au quartier indou. Il est fermé à la circulation car il s’y déroule une fête religieuse.
Ici règne des odeurs fortes d’encens et de cuisine. Le temple en entrant dans le quartier est des plus kitsh. Les gargottes vendent thalis, parantha et toute sorte de cuisine indienne épicée. Et bien, je peux vous dire qu’on a vraiment l’impression d’être en Inde !! En traversant le quartier, je cherche quelque chose, mais oú sont-ils ? Je fini par en trouver un dans le minuscule couloir d’une entrée de maison. C’est la spécialité des indous de Dhaka depuis 2000 ans : les tailleurs, non de pierre, mais de coquillages. Ils pêchent le Turbinella pyrum qui est un coquillage relativement lourd et sans aspérités qui vit dans le golfe du Bengale et autour du Sri Lanka.
Le coquillage est tranché et on obtient des rondelles qu’il suffit de travailler. Il y en a de toutes les tailles, avec différents motifs, parfois, ils sont sertis d’or et servent de dot pour les mariages. Ici, les bracelets en coquillage sont appelé shankha balara.
Après avoir bu le thé avec le tailleur de coquillage, sa femme et sa sœur, je regarde méticuleusement travailler l’artisan et choisis plusieurs paires de bracelets dont 1 paire non travaillés. Alors commence la discussion du prix. Nous finissons par trouver un accord pour 10 paires (cela se vend toujours pas 2) de bracelets pour 3000 tk. Nous avons chacun fait une bonne affaire car le tailleur doit, en principe, revendre son travail aux commerçants et ceux-ci triple voire quadruple les prix aux clients. Repartis en rickshaw, nous allons vers Gulshan, quartier chic de Dhaka oú se trouve le magasin Aarong. C’est une ong qui veut promouvoir l’artisanat du pays et revend, via ses magasins, à la haute société et aux rares touristes (parce qu’ils sont les seuls à avoir ce pouvoir d’achat bien sur). Il y a même un magasin à Londres. Tout y est beau et très bon marché. Thierry doit d’ailleurs un peu me calmer car je me retrouve vite avec des dizaines de choses que je ne pourrai pas mettre dans mon sac à dos... Avant de quitter le magasin, nous montons nous restaurer au restaurant au 4ème étage oú nous avons une belle vue sur la ville.
Nous rentrons à l’hôtel car nous devons récupérer nos bagages et trouver de quoi loger ce soir mais voilà que le boss arrive et qu’il nous dit qu’il a trouvé une autre solution pour nous. Il nous embarque dans une voiture avec chauffeur et allons.........une rue plus loin oú il nous introduit dans une belle villa. C’est ici qu’il loge les VIP. Exceptionnellement dit-il, je vous offre la chambre au même prix que l’autre. Waow !! Sympa !! La chambre est toute belle et moderne avec une salle de bain en marbre. Il n’y a d’ailleurs que 6 chambres dans la maison. Installés et douchés, nous repartons vers la Mirpur road pour souper. La nuit est déjà bien tombée et nous ne tardons pas à trouver un restaurant sino-bengali. Il est rempli à craquer mais on nous trouve encore une table dans une petite salle sur le côté. Nous y dégustons un bon potage suivi de grosses crevettes en sauce. Rassasiés, nous prenons un vélo-rickshaw pour rentrer. Tout en regardant le rickshaw pédaler, je me rends compte que, par cette soirée fraîche, il a une chemise qui ne tient plus que par l’opération du saint esprit et n’a aucune chaussure aux pieds... Arrivés à destination, prétextant aller chercher de l’argent, Thierry rentre à la chambre tandis que je baragouine mes quelques mots de bengali avec le rickshawallas. Je lui offre une cigarette puis mon paquet et nous fumons ensemble. Quand Thierry revient, il a un sac de sport avec dedans, des pantalons, chemises et une paire de baskets qu’il lui tend ainsi que 100tk.
Informations pratiquesMetro Shopping MallMirput Raod, Banani, DhakaAarong www.brac-aarong.com/index2.php Link Road Tejgaon-Gulshan, DhakaGrassroot Café (dans le magasin Aarong)Sandwich poulet-fromage 85 tk Burger poulet-fromage 105 tk Cappuccino 65 tk Chili’sHouse 2, au coin de Road 11et Mirpur Road Banani, DhakaCrevettes aigre-douces 330 tk Crevettes à l’ail 285 tk | | | À: Laptitmarie · 27 août 2008 à 22:25 · Modifié le 1 sep. 2008 à 14:37 Re: Bangladesh: quinze jours de balade Message 48 de 66 · Page 3 de 4 · 5 409 affichages · Partager Samedi 5 janvier Dhaka Et bien, on en encore eu une nuit bien réparatrice. Je me réveille bizarrement avec les gencives gonflées. Je dois avoir attrapé une saloperie, je crois. On verra bien si ça passe.
Nous prenons le petit-déjeuner au rez-de-chaussée et faisons la connaissance avec une dame bangladaise qui vit à Londres et vient travailler pour une ong.
Ce matin, nous allons au Elephant road Market, toujours dans notre quartier. Sur 4 étages et 2 blocs de rues, nous pouvons acheter tout ce que nous voulons. Cela va de la boutique des mouchoirs en passant par les casseroles, les légumes, les casquettes américaines, la viande, les bijoux, le snack pour se restaurer, etc....quelle profusion de marchandise et quel monde !! on croirait que tout le pays s'est donnée rendez-vous ici !! Nous y passons près de 2 heures sans achat...Un record !!
J’ai fait le tour du pays avec mes cartes postales et je n’ai pas réussi à trouver des timbres. J’espère donc que j’aurai plus de chance à Dhaka. Le patron de notre guest house nous a expliqué oú se trouve la poste et nous tournons un bon moment avant de la trouver............fermée. Comme le quartier est sympa, nous nous attardons un peu et nous faisons à nouveau accoster avec mille questions et demande de photographie.
Ensuite, nous prenons un vélo-rickshaw à qui nous expliquons que nous voudrions aller chez Aarong mais il ne comprend pas. Alors, nous lui donnons à peu près l’adresse et ça, il comprend. Hélas, trois fois hélas, lorsque nous arrivons, il a enfin compris oú nous voulions aller (le magasin pour riches..., -)) et il nous demande 200tks. pour une course de 4 km (normalement 25tks.) Nous discutons un bon moment avec le rickshaw mais il ne veut rien savoir. Nous donnons quand même 40 tks et le garde du magasin doit le chasser car il continue à hurler au scandale. C’est bête car nous n’avions jamais eu de stress avec personne. Enfin, je comprends qu’il n’a pas souvent l’aubaine de prendre des « riches » et qu’il voulait profiter de l’occasion.
Nous écumons les étages du magasin et je m’offre encore 2-3 choses dont un magnifique sac en cuir (ben oui, ici, on est en pays musulman, les vaches, c’est comme chez nous, on en fait de tout...)
C’est à notre aise que tout au long de la Mirpur road, nous rentrons dans les centres commerciaux pour nous rafraîchir car il fait très chaud. parfois, nous bifurquons dans une rue latérale et découvrons de belles mosquées ou anciennes demeures.
J’ai repéré un sac de voyage mais Thierry me persuade que toutes nos affaires rentreront dans nos sacs à dos et que ce serait un achat futile. Depuis le début de notre voyage, nous avons constaté que bons nombres de femmes tiennent les commerces. C’est bien différent de l’ Inde oú le commerce est réservé aux hommes.
Aux carrefour, les mendiants vendent toutes sortes de choses : vieux livres, crayons usités, bonbons, fleurs cueillies dans les parcs, journaux, etc... Je n’ai pas encore vu de mendiants qui mendient sans retour. Ils ont toujours quelque chose à proposer.
Rentrés à la villa, le patron nous propose de nous appeler un taxi pour l’aéroport car nous allons nous retrouver à l’heure des embouteillages et préfère nous prévenir. Il nous invite à prendre un petit verre ensemble et je lui confie mes cartes postales qui me promet de timbrer et d’envoyer dès demain.
Evidemment, comme j’avais prévu, j’ai tourné tout dans tout les sens, nos affaires ne rentrent pas dans les sacs à dos. Nos remerciements et nos adieux fait au patron, nous embarquons dans le taxi et je demande au chauffeur de s’arrêter au petit centre commercial pour chercher ce fameux sac de voyage. Nous mettons quand même une heure pour traverser la ville et arriver à l’aéroport qui n'est qu'à une dizaine de kilometres.
Arrivée à destination, nous traînaillons un peu devant l’aéroport afin de refaire nos sacs et faisons nos adieux à ce magnifique pays qui nous a accueillis.
Il nous faut encore changer les takas qu’il nous reste et l’on nous indique le chemin pour aller au bureau de change. Mais nous n’y avons pas accès car cela se trouve au-dela des bureaux de l’immigration à l’arrivée des passagers. On rentre alors dans une boutique dans l’idée de dépenser nos derniers billets et on regarde les souvenirs. On fait la connaissance du vendeur à qui on explique notre déconvenue de ne pouvoir changer nos takas. Il doit avoir sacrément l’habitude car, sans hésitations, il nous propose de faire le change pour nous, mais en dollars. Plutôt que de tout perdre, on s’accorde pour le change, le tout en complicité avec une autre vendeuse et en cachette du boss du magasin.
On va encore manger un bout avec les 400 tks. qu’il nous reste puis on s’installe dans la grande salle en attendant de passer à l’embarquement.
Mais, ma parole, c’est bourré de moustiques !!!! C’est bien la première fois qu’on en voit autant et nous nous enduisons allègrement de crème. Mais ce que nous voyons encore de plus nombreux, ce sont des travailleurs (hommes et femmes), tous en rang d’oignons, le dossier sous le bras et le tee-shirt ou la casquette de la société fièrement porté, prêt à partir pour les pays arabes où la main-d’œuvre est manquante. Ils sont des milliers à partir dans des avions particuliers, c’est incroyable !! Maintenant, le souvenir tous ces hommes à Rajshahi faisant la file, un dossier sous le bras, me revient en mémoire....
Nous pouvons enfin nous enregistrer. Le préposé nous explique qu’il ne peut nous enregistrer que jusqu’à Londres mais, étrangement, il enregistre notre sac jusqu’à Bruxelles. On arrive à Doha vers 23h. 8h d’attente avant notre vol pour l’Europe. J’ai repéré le dortoir mis à la disposition des voyageurs qui se trouve entre les toilettes et la mosquée. Dès que 2 places se libèrent, nous nous y installons et tentons de dormir un peu.
Informations pratiquesAarong1/1 Block A, Lalmatia, Mirpur Road, DhakaGrassroot Café (au 4ème étage du Aarong)Sandwich poulet 65 tk Burger fromage 95 tk Ashan Manzil (Pink Palace), un ancien palais de style baroque. Palais du Nawab de Dhaka transformé en musée. Entrée 5tk. Elephant road market : marché ou l’on trouve tout pour pas cher !! Ambrosia Guest House Mr. Jahangir AlamHouse 17, Road 3, Dhanmondi, DhakaTel. 9665760 ou 9631409 ou 8626237 Email: ambrosia@bdmail.net Chambre double airco salle de bain + petit-déjeuner 3000 tk
Dimanche 06 janvier
Comme l’avion pour Londres à une petite heure de retard, nous profitons pour prendre le petit-déjeuner dès que le restaurant ouvre. Nous faisons encore 5h de vol et arrivons à Londres. Ayant les parois buccales de plus en plus gonflées, je me précipite dans une pharmacie pour m’acheter quelque chose pour me soulager la bouche. Ensuite, nous nous adressons au guichet d’enregistrement de la British Midland :
- « Bonjour, nous venons nous enregistrer pour Bruxelles. » - « Ticket s’il vous plaît. Vous avez des bagages ? »« Oui, nous avons sacs 2 sacs à dos-cabine et mis un sac en soute à Dhaka mais il est déjà enregistré jusqu’à Bruxelles. »« Je vois pas de bagage enregistré en provenance de Dhaka pour Bruxelles.»«..... »« Vous avez un ticket qui prouve que vous avez enregistré votre bagage ? »« Heu....Non... »« Alors, votre bagage est perdu, tant pis pour vous. Pas de ticket, pas de bagage. Au suivant !! »
En gros, ce sac contient notre linge sale et des babioles superflues. On s'en fout. Les affaires auxquelles on tient, on les a gardées avec nous.
45 minutes plutard, nous sommes à Bruxelles. Par curiosité, nous allons quand même voir au tapis roulant. Le premier bagage qui arrive est le nôtre....
Lundi 07 janvier
Ce produit buccal d’hier ne m’a rien fait. Au contraire, je ne sais même plus parler tellement mon palais et mes gencives sont enflées. Je vais chez mon médecin et il m’annonce que j’ai une candidose (attention aux âmes sensibles) Suite à la prise d’antibiotiques trop forts et une alimentation faible, j’ai favorisé la prolifération des candidas albiens (bactéries normalement présentes dans l’estomac) dans tout le système digestif et mon immunité est très faible. Je suis épuisée, dois me reposer quelques jours et surtout faire un régime très strict pour tuer les bactéries car aucun médicament ne peut m’aider. Je mettrai plusieurs semaines à me remettre car, la candidose étant bien installée et le système immunitaire presque à zéro, je me tape des cystites et toutes sortes de petits bobos
Voici encore un petit tutorial de bengali trouvé sur internet et qui nous a bien servi
Bonjour Salam Walekum Au revoir khoda hafez Bienvenue shagatom S’il vous plait Onugraha kore Merci Dhon-no-bad Oui han Non na Ami bondhu
Concombre sho-sha Citron le-bu Banane ko-ia Orange kom-la-lebu Pomme appel Pdt alu Riz bhat Boeuf Gorur Gosto Porc Shokorer gosto Volaille Hash Murgi Lalon Poisson mach Viande jho-l Curry mang-so Pain ru-ti
Thé Cha (tcha) Eau Pani Chaud go-rom Froid thanda-da Rue ras-ta Maison ja-bo Chambre gh-or
Zéro Shunno Un ack Deux dui (douille) Trois tin Quatre char Cinq panch Six chhoy ou soy Sept shat Huit at Neuf noy (noille) Dix dawsh Vingt Bish Trente Tirish Quarante Challish Cinquante Ponn Chash Soixante Shat Septante Shottur Quatre-Vingt Aashi Nonante Nob-boi Cent Aa’ksho ou aakshato Mille Aa’k hazar
Lundi Shombar Mardi Mongal bar Mercredi Budhh bar Jeudi Brihashpati bar Vendredi Shukro bar Samedi Shoni bar Dimanche Robi bar Jour Din Semaine Shaptaho Mois Mash Aujourd’hui aazke Hier goto kal Demain agami kal chash
Mari shami Epouse istri Fille (enfant) kanna Fils Putra
Mon nom est Marie Amar nam Marie ou Ami Marie Quel est votre nom ? Apnar nam ki ? Comment vas-tu ? Kemon Accho ? Je ne parle pas le bengali Ami bangla jani na Je ne comprends pas Ami buzhlam na Combien ça coûte ? kato dam ? D’ou viens-tu ? Desh Kothay ?
Et pour ceux que ça intéresse Ami Tomake Bhalobashi Je t'aime....
En résumé, si vous chercher à voir des beaux palais, des forts, de magnifiques temples, n’allez pas au Bangladesh, vous n’y trouverai pas vraiment votre bonheur. Les britanniques ont utilisés cette partie des anciennes Indes pour s’enrichir avec les cultures de riz, jute, thé et autres. Ils n’y ont jamais construit d’usines, tout était acheminé dans les usines de Kolkata. La communauté britannique, mise à part le gouvernement, était fort peu représentée dans la région et n’avaient donc pas d’intérêt pour le développement.
Par contre, si vous avez envie de voir, sentir et écouter le pays, courrez-y !!! Si vous avez envie de parcourir le pays par monts et par eau, à travers les villages et les petites villes à tailles humaines, courrez-y !!! Si vous avez envie d’apprendre, d’écouter et de communiquer avec les bangladais, courrez-y !!!
Nous y avons été accueillis en hôtes privilégiés et nous en sommes revenus avec l’idée d’y retourner bientôt pour nous plonger à nouveau dans ce pays peuplé de merveilleux habitants.
Si je peux vous être utile pour de plus amples renseignements pratiques ou autres, n'hésitez surtout pas à me contacter.Si vous avez aimé mon carnet et voulez en savoir encore plus sur ce beau pays, courrez vite voir le site de notre ami VFiste Jean-Louis , qui est et sera de plus en plus intéressant au fil des semaines à venir. Après des mois d'entraînement, Jean-Louis va ralier Dhaka à Mumbai en vélo-rickshaw entre octobre 2008 et avril 2009.
| | | Hé bien, nous l'aurons eu cette jolie fin de voyage... J'ai été avec vous tout au long de ce périple, émerveillée par les paysages, attendrie par les sourires, surprise par la gentillesse, malade aussi avec vous et très admirative par votre audace... bravo bien sûr pour les photos qui complètent superbement le récit ! Merci pour ce partage qui donnera à nombreux d'entre nous l'envie de connaitre le Bangladesh, | | | À: Mamina64 · 27 août 2008 à 23:25 Re: Bangladesh: quinze jours de balade Message 50 de 66 · Page 3 de 4 · 4 963 affichages · Partager Merci beaucoup de ta patience mamina.
Quand on est rentrés, on était tout les deux bien fatigués de ce voyage mais, maintenant, avec le recul, on voudrait vraiment y repartir et voir les coins qu'on a raté car on a toujours trop peu de temps sur place. Et puis, les bangladais sont si attendrissants et accueillants. Je me demande vraiment pourquoi ce pays attire si peu de monde....La peur sans doute....
Hélas, nous n'y retournerons pas l'année prochaine car j'ai déjà nos billets pour l' Inde (une 5ème fois) avec une petite balade dans le Madhya Pradesh et le Maharashtra.
Bonne soirée. | | | Bonsoir Marie,
Même si nous avons longtemps attendu la suite, ça en valait la peine !!
J'ai beaucoup aimé ce carnet au Bengladesh avec toutes ces belles photos !! | | | salut Marie "Je me demande vraiment pourquoi ce pays attire si peu de monde....La peur sans doute.... " ben finalement c'est pas plus mal plutôt que de voir débarquer des hordes de touristes irrespectueux. qu'ils restent entre eux dans les pays "normalisés" si tu vas faire un tour au Pakistan, tu auras la même impression. Pays présummé dangereux qui rime avec intégrisme et violence mais à la sortie des gens super accueillants et très gentils. l'adjectif n'est pas galvaudé
Eric | | | À: Fabizan · 1 septembre 2008 à 14:32 Re: Bangladesh: quinze jours de balade Message 53 de 66 · Page 3 de 4 · 4 856 affichages · Partager Merci beaucoup Fabienne.
Bien des mois plutard, je revis ces belles rencontres et rêves des prochaines.... | | | Bonjour à vous deux ! Merci mille fois pour ce recit que j'ai devoré d'un coup !!! J'attend avec encore plus d'impatience notre sejour dans ce pays...
Pour mémoire, je t'avais contactée il y a quelques mois, nous devons partir faire une promenade durant 1 an et en point de mire; le Bangladesh
Merci encore
eric 
www.theliot.fr/ | | | À: Eric49 · 22 octobre 2008 à 10:39 Re: Bangladesh: quinze jours de balade Message 55 de 66 · Page 3 de 4 · 4 773 affichages · Partager Je vous souhaite le meilleur lors de votre passage au Bangladesh. Vous ne serez pas déçus, croyez-moi.
J'ai mis votre chouette site dans mes favoris et vous suivrai de près... 
Bon voyage. | | | Bonjour laptitmarie,
En esperant que tu te rendes encore sur ce site, puis-je me permettre de te poser quelques questions concernant le Bangladesh ? Le forum n'est pas tres rempli concernant ce pays, difficile dans ce ca d'obtenir des renseignements concrets... Merci d'avance Amitite | | | Pas de problème. Si je peux t'aider, ce sera avec grand plaisir
Le mieux, pour qu'un plus grand de personne tombe sur le post, ce serait de poser tes questions dans la rubrique Asie du Sud (sous-continent indien) | | | Merci beaucoup. Alors en fait, je pars en septembre en Asie, je fais Malaisie, Thailande, Cambodge, Vietnam, Laos, puis le but est d'arriver au Nepal avec le moindre frais. J'avais donc pense passer par le Bangladesh, qui me semble etre la "solution" la plus economique. Par contre, je ne connais rien a propos de ce pays, on ne dit pas grand chose, mais je pense que le fait que ce ne soit pas touristique va beaucoup me plaire, donc je pense rester un petit moment avant de franchir une nouvelle frontiere. Ma premiere question concerne le fait que je voyage seule. Dirais-tu que je cours un risque, ou pas du tout ? Y a t-il certaines precautions a prendre, tant sur le plan de la sante, que physiquement, pour ma propre personne. Ensuite, je crois savoir qu'il es facile de se procurer un visa. Je pensais le prendre en Thailande, ou Cambodge, enfin je ne sais pas trop. Pourrais-tu me confirmer qu'il est plutot simple d'obtenir le visa ? Ou l'as-tu fait toi-meme ? Et niveau cout de la vie, est-ce que ca equivaut a peu pres aux autres pays qui entourent le Bangladesh, c'est-a-dire que l'on vit pour presque rien ? Quels endroits me conseilles-tu pour dormir ? Et quelles places devrais-je absolument visiter ? Je sais que ca fait beaucoup de questions, je te demande surement beaucoup, mais tu es peut-etre la seule du site a en savoir un peu plus...  Merci encore. Amitie | | | Bonjour laptitmarie ! Merci pour ce super récit ! Ca donne envie, même si j'appréhende un peu... on lit tant de choses ! Dis, je me demandais : j'ai vu que tu gardais ton sac en cabine... je pars à Dhaka tout à l'heure avec Emirates (pour 6 jours.. court !). Tu crois que ça craint si j'enregistre ? (mon ami est arrivé sur place hier, et.. plus de sac ! Mais il arrivait d' Inde...) On ne vout dit rien ? Ce sont de gros sacs ? Je trouverais ça moyennement drôle de me retrouver sans sac à l'arrivée... et pas cool pour mon ami qui fait un tour du monde...  Meric d'avance ! A bientôt ! | | | À: Segofav · 23 décembre 2009 à 11:12 Re: Bangladesh: quinze jours de balade Message 60 de 66 · Page 3 de 4 · 4 486 affichages · Partager merci pour les compliments. Tu verras, c'est un terrible pays ou tu vivras de génailes rencontres ! Je ne sais pas si j'arrive trop tard pour te répondre mais non, il n'y a pas de spécialement de risques de mettre les bagages en soute. Nous avons juste l'habitude de prendre nos sacs en cabine car ils ne sont pas trop grands (50L) ni rempli, ni lourds (toujours moins de 6kg) Cela nous permet également à chaque voyage d'emporter 40kg de toutes sortes de choses à offrir, sur demande ou spontanée, et que nous pouvons distribuer sur place.
Je te souhaite un magnifique voyage et de belles rencontres. | Carnets similaires sur le Bangladesh: | | Carnet | Réponses | Dernier message | | | | 80 | 10 sep. 2019 à 2:08 Faiyech » | | | Cox's Bazar Dju · 29 octobre 2009 à 21:53 · 8 participants · 4 132 affichages | 8 | 18 juin 2010 à 20:55 Dnlgyp » | | | | 6 | 19 fév. 2016 à 14:31 Moushika » | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 697 visiteurs en ligne depuis une heure! |