Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs Mekchime · 1 décembre 2017 à 1:41 · 138 photos 81 messages · 24 participants · 10 897 affichages | | | | À: Solene40 · 4 décembre 2017 à 0:50 Re: Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs Message 21 de 81 · Page 2 de 5 · 1 666 affichages · Partager Ah mais j'ai deja mis des photos de la campagne haha. La densité du Bangladesh est de 1100 habitants par kilometre carré (on est autour de 100 en France) et la propreté laisse à désirer partout. Bon je vais rajouter les photos des plantations de thé prochainement mais ça reste une exception et elles ne couvrent pas une grosse superficie. Après encore une fois je ne suis pas allé partout mais je ne vois pas de raison que ce soit différent dans les autres régions.
Ce que je t'invite a faire c'est aller sur google maps par exemple, de prendre une ville moyenne et de regarder à quoi ça ressemble avec l'option Street view. Par exemple dans ma dernière étape qui était la ville de Bogra la rue principale n'est que partiellement couverte ce que je n'ai vu nulle part ailleurs et surement a cause de la circulation. Tu peux aussi te mettre sur une route entre deux villes et voir le trafic mais aussi que des gens vivent tout le long sans discontinuer.
Pour ce qui est des femmes, c'est vrai qu'il n'y en a pas beaucoup sur mes photos, je n'ai d'ailleurs pas souvent discuté avec elles dans la rue. Elles sont habillées à la façon des indiennes je dirais, en sari, la plupart sont voilées mais pas toutes. Mais effectivement c'est vrai qu'on voit beaucoup plus d'hommes dans la rue que de femmes.
Et enfin pour ce qui est de l'attention, je suis allé dans des pays où les étrangers en reçoivent beaucoup, je pense notamment à l' Iran, à la Birmanie et à la Chine par exemple, mais elle s'y exprime d'une manière moins constante ou invasive. On ne m'a jamais fait assoir en Chine en me posant des questions banales pendant qu'un type me filmait à trente centimètres de mon visage avec son téléphone par exemple. | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Mekchime · 4 décembre 2017 à 5:45 Re: Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs Message 22 de 81 · Page 2 de 5 · 1 658 affichages · Partager Jaflong
Une sortie sur la journée depuis Sylhet que je recommande definitivement. Cette petite ville se situe à environ deux heures de demi de bus de Sylhet mais se distingue par sa proximité avec l' Inde, sa cascade, ses rivières, champs de thé...
J'arrive donc là-bas mais ne trouve personne qui parle anglais, je comprends cependant que le dernier bus pour rentrer ce soir sera à 17h, ce qui me laisse environ 6 heures sur place. Je marche le long de la rivière où des travailleurs récoltent des graviers qui seront transportés sur des barques à fond plat proches du naufrage pour être vendus en Inde. J'imagine que les indiens sont trop bien pour ce travail ingrat.
Maps.me n'étant pas d'une grande aide, je ne sais pas vraiment comment me diriger vers les différents sites quand deux gars d'une vingtaine d'années viennent à ma rencontre. Ils sont aussi en goguette pour la journée depuis Sylhet. L'un est étudiant, l'autre corvéable à merci à Abu Dhabi, mais de retour au pays pour de courtes vacances.
Nous nous dirigeons vers la rivière où se massent une foule bigarrée de touristes locaux, de femmes en train de laver leur linge et de bateliers.
Je commence à comprendre que le but principal des deux beaux gosses qui m'accompagnent est de se prendre en photo dans le plus de situations possibles. Ils ont ainsi apporté une demi-douzaine de tenues differentes dont ils changent régulièrement et sont trop heureux d'avoir à leur service un étranger à l'appareil photo imposant. Je finirai la journée avec plus de 100 photos d'eux qu'il faudra bien évidemment leur envoyer.
Qu'ils sont mignons
La jeune fille que l'on voit sur la photo est l'une des seules qui sont venues me parler pendant mon séjour. Venue avec ses parents, professeurs à lúniversité son anglais était très bon. Après son départ, mes deux acolytes m'ont fait comprendre que malgré ses quinze ans elle était à leur goût. Je pense que le degré de frustration sexuelle chez les garçons doit être assez fort dans ce pays musulman et conservateur.
Nous allons ensuite vers une cascade où les gens se baignent et s'arrosent tout habillés et où je discute pour la seule fois avec des étrangers, trois internes anglais venus faire un stage dans un hôpital du pays. Mes deux compagnons ont l'air déçus que je les délaisse cinq minutes. Les anglais sont logés dans un bel hôtel et ont un guide et un chauffeur pour les accompagner, cela doit être plus reposant.
Le shooting photo continue, je commence à en avoir un peu marre mais on se met en route pour manger puis visiter l'une des plantations de thé.
Nouveau shooting photo, il commence à se faire tard et j'insiste pour que l'on rejoingne la gare routière avant cinq heures. Ils ne comprennent pas pourquoi je me dépèche mais je n'ai guère envie de passer la nuit sur place ou de galérer pour rentrer.
Nous repassons la rivière en barque juste à temps
"Pourquoi tu te dépèches Maxime, relaxe" trente secondes plus tard nous voyons le dernier bus passer et lui faisons signe de s'arrêter. Il doit rester 4 ou 5 sièges libres, nous en prenons trois, le bus s'arrête de nouveau 50 mètres plus loin et fait monter une dizaine de personnes supplémentaires qui resteront debout. De rien les gars...
Dans le bus je suis assis à côté d'un adolescent grassouillet qui passe son temps à me dévisager et qui finit par me demander si je suis un fan du Real Madrid ou du Barça. N'étant ni espagnol ni fan de foot, je réponds quand même le Barça en espérant qu'il me lâche. Raté, il se désigne du pouce et m'affirme qu'il est un madrilène inconditionnel.
On arrive enfin à Sylhet où je fausse compagnie à mes deux camarades sous pretexte que mon téléphone n'a plus assez de batterie pour transférer les photos de mon appareil, puis les leur envoyer, ce qui était vrai par ailleurs. Je vais à mon hôtel tout seul et fait ce que j'avais promis, enfin seul ! | | | À: Mekchime · 4 décembre 2017 à 12:06 Re: Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs Message 23 de 81 · Page 2 de 5 · 1 642 affichages · Partager Sri Mangal
Sri Mangal est la première région productrice de thé du pays. J'avais cru comprendre qu'autrefois les touristes louaient généralement des vélos ou faisaient des randonnées dans les plantations verdoyantes. Cependant pour d'obscures raisons de sécurité, cela n'est apparemment plus possible. Bon en tout cas Sri Mangal est une étape logique après Sylhet, dont elle se trouve à quelques heures seulement et sur la route de Dhaka.
J'arrive donc, trouve un hotel pour 4 ou 500 takas la chambre simple avec sdb (hôtel United), c'est pas le luxe mais ça reste correct et la grille de l'entrée est fermée par une grosse chaine la nuit.
Chambre avec vue sur le bordel habituel :
C'est une ville assez sale et poussiérieuse un peu à l'image des autres villes du pays mais il est assez facile d'en sortir et de trouver des plantations de thé. Je suis allé à pieds facilement et sans problème dans l'une d'elle à proximité du centre ville (direction sud). J'ai pris la première photo pour pouvoir me rappeler du nom, Finlay si ça peut servir à quelqu'un.
J'ai vu principalement des femmes travailler dans les plantations.
Je me promenais tranquillement quand une moto de la police avec deux officiers en uniforme me dépasse, s'arrête et revient vers moi. Ils me demandent comment je suis venu ici tout seul, pourquoi je suis là, me disent que c'est trop dangereux pour les touristes d'être ici car des éléments séditieux mal identifiés veulent "détruire le tourisme", en l'occurence moi car j'étais seul... Deuxième fois que j'ai à faire avec la police pendant ce séjour. Ils m'invitent chaudement à interrompre ma visite "if I don't mind" et à retourner sagement en ville avec eux pour ma propre sécurité. Je monte donc sans casque sur la moto avec eux, nous sommes donc trois... dont deux flics... sans casque...
Il s'avère que j'ai en fait eu de la chance de les rencontrer car il se met à tomber des trombes d'eau sur la ville. Je rentre donc me mettre à l'abri dans un restaurant / tea shop le temps que ça passe. J'attire pas mal l'attention du personnel et des autres clients, majoritairement des vendeurs de rue et des rickshawallas qui se montrent tous curieux et gentils.
Le garçon qui servait le thé sést recoiffé avant de me demander de prendre son portrait
Mes camarades d'infortune :
Celui de gauche tirait un espèce de charriot avec des marchandises dessus, avait un grand sourire sans aucune dent et portait son écharpe nouée autour de la tête, il avait du mal à parler mais je n'ai pas compris si il était muet ou non. Toujours est-il que quand je lui demandé de le prendre en photo il a pris une mine beaucoup plus grave. Celui de droite était un ancien membre de l'armée de l'air, mais tout ce qu'il pilotait à présent était un Rickshaw, et a fait office de traducteur avant de m'emmener dans son carrosse pour me présenter à divers de ses connaissances. Je finirai par lui dire que j'ai besoin d'aller à mon hôtel au bout d'un long moment.
Première journée un peu courte en raison du trajet et de la pluie, mais aucun problème de sécurité apparent. | | | À: Mekchime · 4 décembre 2017 à 14:34 Re: Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs Message 24 de 81 · Page 2 de 5 · 1 626 affichages · Partager Sri Mangal - lac de Madabpurte
Excursion à la journée depuis Sri Mangal. Je trouve facilement le tuktuk pour m'emmener dans une ville à proximité et dont j'ai oublié le nom. Je le partage avec un type qui descendra en chemin car il travaillait dans le parc national, je ne sais plus exactement ce qu'il y faisait, mais il connaissait une chanson en français et quelques mots de notre langue que lui avait appris un de nos compatriotes à Chittagong. Bref.
De cette ville dont j'ai oublié le nom, il faut prendre un autre tuktuk qui vous laissera le long de la route qui mène à la plantation et au lac. De là c'est facile de trouver. Le garde de la plantation m'a laissé rentrer moyennant un "bakchich", disons que nous sommes tous à vendre, la seule chose qui change c'est le prix et le sien était bas. Je rencontre aussi le manager de la plantation à qui j'explique être marocain histoire de limiter les risques décrits par la maréchaussée la veille.
Au programme, balade autour de ce petit lac et dans les champs de thé. Cette escapade permet un peu de souffler après environ deux semaines au Bangladesh. Je me paie même le luxe de ne plus voir personne à un moment donné, sensation au combien etrange.
Je me balade, décide de couper à travers les colines pour retourner vers le lac. Je me perds. Je maudis ces Bangladais qui sont ne sont jamais là quand on a besoin d'eux... Je tombe finalement sur un type qui surveille quelques vâches maigrichonnes et qui m'indique le chemin à suivre. Sauvé !
Je rentre comme un grand dans la petite ville dont j'ai oublié le nom mais devrait être Bhanugach quand je regarde google maps. Je décide de manger un morceau avant de rentrer et un type propre sur lui mais un peu lourd me suit et m'explique qu'il veut de l'argent. Moi qui ai déjà du mal quand ma copine me parle alors que je me concentre sur ma bouffe, je me serais bien passé de sa présence. Je lui demande si il souhaite boire un thé en ma compagnie à la fin de mon repas mais il reste ferme sur sa demande en argent comptant, "et bein vas te faire foutre alors".
Je rentre à mon hôtel dans un camion-bus en traversant les plantations où j'avais été cueilli par les flics la veille. Bonne nuit de repos avant mon départ pour Rajshahi le lendemain, ville située géographiquement à l'opposée de là où je suis. Ce sera donc une longue journée en bus. | | | À: Mekchime · 5 décembre 2017 à 0:34 Re: Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs Message 25 de 81 · Page 2 de 5 · 1 591 affichages · Partager Trajet Sri Mangal – Dhaka – Rajshahi
Journée sans aucun intérêt d’un point du vue touristique, mais qui peut donner quelques précieux renseignements.
Premièrement, ma grande crainte s’est justifiée, je vais devoir retourner à Dhaka car il n’y a pas de liaison directe entre ma ville de départ et ma ville d’arrivée. Super. Je pars donc de mon hôtel tôt le matin histoire d’arriver a la gare routière locale avant huit heures, le trajet pour Dhaka devant prendre peut-être quatre ou cinq heures, puis cinq a six heures jusqu'à Rajshahi.
Trajet ennuyeux, le bus a eu un peu de retard au départ. Nous arrivons à Dhaka mais nous avons mis plutôt dans les six heures pour rallier la capitale. Je découvre avec horreur que les bus pour Rajshahi partent d’une gare routière se situant a l’opposée de celle dans laquelle je suis arrivé. Il doit déjà être plus de 14 heures. J’apprends cependant a mon grand soulagement que la compagnie de bus mets a la disposition de ses voyageurs une navette gratuite vers la gare routière d’où partent les bus pour Rajshahi. Bon encore une bonne heure de perdu. Arrive là-bas j’achète pour billet dans un bus partant peut-être une demi-heure plus tard, et quelque chose à manger. Je calcule que je devrais arriver aux alentours de 22 heures en comptant six heures de trajet.
Nous partons, et je me rends compte que le trajet se situera dans la fourchette haute. Nous nous arrêtons a un moment donné pour manger et je rencontre un groupe de pèlerins musulmans indonésiens et leur guide local qui vont s’arrêter un peu avant nous pour participer a un festival religieux.
L’heure tourne, on les dépose, on continue notre chemin, nous nous approchons dangereusement de notre destination aux alentours de 22 heures, nous touchons presque au but, encore peut-être dix minutes quinze minutes quand soudain... c’est le drame. Problème mécanique, nous perdons environ 40 minutes avant de pouvoir repartir, certains passagers nous ont planté là et ont hélé des tuktuks. Plus rien ne m’atteint et j’attends dans le bus.
Nous arrivons a presque 23 heures et je monte rapidement dans un Rickshaw en expliquant que je veux aller dans un hôtel. « Hôtel » peut vouloir dire restaurant au Bangladesh et le gars me dépose devant un de ces derniers. Incompréhension le patron du restaurant m’indique qu’il y a un hôtel cent mètres plus loin et je me dépêche d’y aller. Je prends une de leurs chambres miteuses, pose mon sac et informe le gars de la réception que je sors manger quand il me dit que les portes seront fermées dans dix minutes. Envie de pleurer, je n’ai rien eu de solide à me mettre sous la dent de la journée. Le gars comprend la situation, dit qu’il attendra un peu mais j’en ai eu assez pour la journée, je me retire dans mes appartements. Apres cette journée dans le bus, je me gratte le visage et mes ongles sont noirs de saleté. J’aimerais vous dire que je me suis pris une bonne douche mais je crois me souvenir que je me suis juste allongé et endormi immédiatement du sommeil des justes.
Hôtel Asia pour ceux que ca intéresse, pas cher, mais assez vétuste/dégueulasse, sur la New Widened road. Il se trouve âpres l’hôtel Bindu qui se trouve être le restaurant dont je parlais. | | | À: Mekchime · 5 décembre 2017 à 21:47 Re: Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs Message 26 de 81 · Page 2 de 5 · 1 566 affichages · Partager Chapeau votre récit, tant dans la forme que dans le contenu. J’ai eu la chance de passer deux semaines au Bangladesh il y a qques années. De grands souvenirs de foules bruyantes, mais aussi de verts incroyables, de tuktuks improbables. Nous avons tâté du bateau à aubes pendant 18 heures, dans une cabine en teck surchauffée, avec dîner à la table du commandant en compagnie d’un notable local, tout ça pour au moins 15€.... Passé également 3 jours sur un petit bateau dans le delta. Pas vu le tigre, mais expérience très attachante, du style croisière de luxe des années trente, avec le boy en gants blancs qui attend le retour des excursionnistes à la coupée du bateau, avec un plateau de citronnade glacée. Et à défaut de fauves, des oiseaux, des singes et des crocos quand même, qui justifient l’accompagnateur et son fusil. Et un retour en train de nuit vers Dakka, où l’employé vient nous demander de choisir entre l’éclairage ou le ventilateur. Br3f, que du bonheur..... | | | À: Mekchime · 6 décembre 2017 à 14:46 Re: Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs Message 27 de 81 · Page 2 de 5 · 1 539 affichages · Partager Rajshahi
Bon, si Rajshahi n'a pas été élue destination touristique de l'année 1987 (ou d'une autre) c'est qu'il y a une raison. La ville elle-même n'a pas énormément d'attrait mais se situe à la frontière indienne donc il se pourrait que si vous la passiez par voie terrestre, Rajshahi soit votre première étape dans le pays. L' inde se situe au-delà d'une grosse rivière quasiment à sec au moment de mon passage fin avril. Le trafic fluvial était cependant loin d'être négligeable, à la fois pour les gens qui travaillaient et pour les locaux qui voulaient se détendre sur les bancs de sables mis à jour par la descente du niveau des eaux.
L' Inde est en face
Les mecs qui cassent des briques pour faire le soubassement des routes.
Bien que j'ais préféré Sylhet, la ville en elle-même n'est pas horrible. Il y a notamment un grand parc avec des attractions et un zoo qui m'ont rappelé ce qui peut se trouver dans chaque ville un minimum importante dans les pays de l'ex Union Soviétique. Le Bangladesh est d'ailleurs toujours officiellement une République Populaire, coincidence ? J'ai aussi vu des affiches ornées du marteau et cette bonne vieille faucille qui ont si souvent portés chance à ceux qui les brandissaient. Bref.
Il y a également un musée qui recèle de nombreuses belles statues qui datent de l'ère pré-islamique et un ou deux mausolées. Mon guide pour la journée était un banquier qui participait à l'organisation d'un tournoi de cricket et m'a véhiculé dans divers endroit. Il m'a notamment emmené dans un hôpital financé et tenu par une organisation chrétienne. On me l'a bien sûr fait visiter même si je n'étais pas particulièrement à l'aise avec cette idée.
Mon guide rentre chez lui et je décide de chercher une mosquée recommendée par deux ou trois personnes sur google mais qui ne s'avèrera guère intéressante. Il n'empêche que celà m'a incité à me promener dans les petites rues non touristiques de Rajshahi et de discuter un peu avec les habitants.
Cette grand-mère qui tenait une sorte de minuscule épicerie m'a montré ses petites-filles dont celle-ci qui avait l'air de me dire de dégager de son territoire
Le vendeur de cacahouètes qui se sert d'un ecrou pour determiner le prix
Je me reposais chez la dame quand un gars d'une cinquantaine d'années, se déplaçant difficelement avec des béquilles est arrivé. Il s'est trouvé qu'il parlait très bien anglais et m'a dit de le raccompagner pour boire un thé. Né en Inde, il avait dû contracter la polio ou quelque chose dans ce genre quand il était jeune. Je ne suis ni médecin, ni expert en quoi que ce soit, mais je me dis que la vaccination obligatoire contre un bon nombre de maladies ça doit quand même être fondé sur des bases solides car je n'ai jamais vu ce genre de cas en Europe.
Je retourne à mon hôtel dans la soirée. | | | À: Mekchime · 6 décembre 2017 à 15:51 Re: Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs Message 28 de 81 · Page 2 de 5 · 1 527 affichages · Partager Bonjour Maxime, super intéressant ton récit... je me régale... Par rapport à ta réflexion sur le gars qui avait eu la polio, tu n'as pas eu l'occasion d'en rencontrer car tu es jeune et que la vaccination est maintenant systématique en France mais moi qui ait la soixantaine, j'en ai connu des cas comme ça avec des béquilles suite à la polio. Et oui, la vaccination a du bon, souvent...quoiqu'on en dise! En tout cas merci pour ce témoignage passionnant, bien que je ne pense pas aller un jour dans ce pays ! | | | À: Mekchime · 7 décembre 2017 à 4:01 Re: Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs Message 29 de 81 · Page 2 de 5 · 1 495 affichages · Partager Alentours de Rajshahi
Les environs de Rajshahi sont assez riches en attractions et quelques sites intéressants peuvent être visités en réalisant une boucle sur la journée depuis cette ville et ce en transports en commun.
Puthia
Cet petite ville regroupe le plus grand nombre de temples Hindous du Bangladesh. Elle se situe à environ 20 kilomètres de Rajshahi et il est facile de monter dans un bus qui vous y déposera. Ce n'est pas Prambanan ou Angkor Wat mais ça vaut le coup d'oeil si vous passez dans les environs.
Pour ceux qui parlent anglais : en.wikipedia.org/...uthia_Temple_Complex
Deux insupportables petits cons me suivent partout tout au long de ma visite jusqu'à ce que je sois vraiment excédé et les pourrisse dans toutes les langues que je connaisse. Je les avais vu venir mais je ne m'attendais pas à ce qu'ils soient aussi collants et désagréables. Je réponds d'abord aux questions d'usage trois fois d'affilée bien que ça commence à me gonfler, les classiques "comment s'appelle ton père ?" (je me demande bien ce que ça pouvait leur foutre mais il devait y avoir une raison culturelle car j'y avais droit tous les jours), "es-tu musulman ?"... Puis les "donne moi de ton eau", "donne moi ta montre" (montre Quechua au combien banale mais qui m'est bien utile), "donne moi ton appareil photo"... Je m'en vais mais ils me suivent, je les attends et ils me disent qu'ils vont au temple suivant, tant mieux pour vous, je vais prendre mon petit-déjeuner, salut ! Je rentre dans un boui-boui où bien sûr ils me rejoignent l'air de rien. Je m'en vais, ils me suivent... Je m'assois sur un tronc au bord du lac, décidé à leur faire comprendre que je me passerais dès à présent de leur compagnie. "comment s'appelle ton père ?", "Donne moi ta montre". Je lui reponds en la montrant du doigt, en souriant bêtement et en faisant ces petites ondulations de la tête dont les habitants du sous-continent indien ont le secret et qui peuvent vouloir dire "oui", "non", "je ne sais pas", "c'est trop salé"... you want my watch? Il pense que je vais lui donner, ce qui finit par me faire exploser et son ami lui dit que peut-être il vaut mieux s'en aller. Je ne m'énerve que très rarement et j'essaie toujours de discuter ou d'échanger avec les gens que je rencontre mais ces deux garçons étaient juste trop pénibles. Enfin seul, mais pas pour longtemps.
"Un lieu d'enseignement moderne pour vos enfants"
Salade, tomate, oignon chef ? Non ce ne sont pas des kebabs mais des baguettes de bouse sêche servant de combustible.
Un guide local m'aide à arrêter un tuk tuk pour rejoindre ma prochaine destination. Il m'en faudra deux au total mais cela se fera facilement.
Mosquée de Bagha
Dans le second tuktuk je me fais immédiatement de nouveaux amis. Un jeune ingénieur il me semble, bien habillé et baragouinant un peu d'anglais qui me soutire mon facebook au bout de cinq minutes, et qui m'enverra la demande suivante deux jours plus tard: hello friend
Hello Maxime, how are you?? hello You come not Rajshahi?? Friend I going to franc please help me, I am agree going to France
Bien que n'étant pas magicien, je l'ai fait disparaître vite fait de mes contacts car après bientôt trois semaines, je commençais vraiment à saturer de tous ces messages... Ce n'est pas le premier pays où les gens pensent qu'avoir rencontré un blanc suffit instantanément à rejoindre un eldorado fantasmé. Un an plus tôt au Tadjikistan "tu peux m'envoyer une lettre d'invitation pour l' Allemagne ou l' Australie ?" "Je ne suis ni allemand ni australien mon gars, je suis français" "ah ok bah envoie moi en une pour la France alors"... Bref.
Parmi les autres passagers, un autre gars qui vivait aux émirats arabes unis, discute avec moi et finalement me suit et me montre les environs avec un de ses amis. Il m'emmène notamment à la fameuse mosquée de Bagha qui date du XVIe siècle et se trouve être un lieu de prière important dans la région. Il m'emmène également voir un temple situé dans l'enceinte d'une école où les filles se mettront à glousser et les garçons à littéralement m'entourer.
Nous déjeunons ensemble puis je rentre en bus sur Rajshahi. Arrivé aux abords de la ville je demandais au chauffeur de me déposer au niveau de l'université dont la visite était recommendée sur wikitravel. Rien de fascinant, je marche quelques kilomètres pour rentrer à pieds à mon hôtel où je pense être un peu tranquille, mais mon téléphone sonne et le banquier de la veille me rappelle que je lui avais plus ou moins promis de dîner avec lui.
Je ressors donc de l'hôtel pour le retrouver à son travail, une agence bancaire dont il devait être l'un des managers, et ce après la fermeture. On m'offre le traditionnel thé pendant que les employés comptent les liasses de billets. Pas sûr que c'eut été possible en France. Nous sortons discuter au bord de la rivière en mangeant des cacahouètes et il me montre notamment des vidéos de l' Inde où il s'est rendu plusieurs fois pour son travail pour me montrer que c'est bien mieux organisé et développé de l'autre coté de la rivière Padma. Il rentre ensuite dans plusieurs épiceries avec un emballage de gateau vide, car il avait promis à sa fille de six ans de lui en racheter ce que j'avais trouvé touchant. Diner ensemble, poulet grillé, galettes et sodas dans un restaurant au décor plus ou moins arabo-iranien. Je passe finalement un très bonne soirée avec lui qui rencontrait un français pour la première fois. Il avait cependant rencontré un prêtre italien peu de temps auparavant qui cherchait à récolter des fonds pour la mission locale située en dehors de Rajshahi. J'aurais aimé allé lui rendre visite si j'avais eu plus de temps, d'autant plus que je parle italien et ai travaillé dans ce pays.
Retour à l'hôtel, départ le lendemain pour Bogra avec un arrêt dans la ville de Natore à mi-chemin. | | | À: Mekchime · 7 décembre 2017 à 4:46 Re: Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs Message 30 de 81 · Page 2 de 5 · 1 490 affichages · Partager Trajet Rajshai - Natore - Bogra
Après avoir fait le trajet en bus depuis Rajshahi et être arrivé à Natore, je me dirige vers le Natore Rajbari, ou Palais de Natore en Français. Il y a d'autres attractions aux alentours mais je ne disposais pas de beaucoup de temps ou d'informations disponibles, et j'étais par ailleurs en transit avec mon gros sac.
Le palais dispose de quelques batiments et statues intéressantes mais se visite rapidement. Je suis suivi par les habituels pots de colle adolescents du coin qui m'explique que ce que je vois est "maison" "lac" "oiseau"... "Pourquoi tu voyages tout seul ?", "J'aime être seul", "Ah bon. Mais sinon à part ça comment s'appelle ton père ?"
De belles jeunes filles en saris colorés sont venues me parler et m'ont serré la main au moment de se dire au revoir, rien que cela m'a fait du bien. Un peu de changement par rapport aux adolescents collants à souhait.
Parfois il vaut mieux ne pas chercher à comprendre
Je fausse compagnie à ces deux garçons gentils mais un peu gonflants, à la faveur d'une rencontre avec un directeur de journal de Dhaka et d'un de ses chroniqueurs ingénieurs/inventeurs à la dégaine de savant fou. On discute pas mal, les deux sont intéressants et avenants. Le savant fou me montre une photo d'une sculpture du Christ en bois qu'il a réalisé et essaie de vendre car il "ressemble à Jésus". Il m'enverra des mails pendant un mois pour que je soumette un de ses projets scientifiques à notre gouvernement, car je suis bien sûr un intime d'Emmanuel Macron. Nous nous séparons, et je prends le bus pour Bogra.
J'arrive à la gare routière de cette ville qui restera dans mon trio de tête des villes les plus horribles que j'ai eu la chance de visiter, avec notamment Nukus en Ouzbekistan. Poussiéreuse, bruyante, surpeuplée, je finis cependant par rejoindre l'hôtel Akboria recommandé par un local qui m'y deposera en moto après avoir eu pitié de moi. La ville est hideuse mais les gens sont sympathiques par contre.
Je recommande l'hôtel cependant qui pour 5 euros offre une chambre simple avec ventilateur correcte malgré une odeur de renfermé et la faune abondante présente dans la salle de bain. Il y a aussi du wifi, ce qui est rare au Bangladesh.
Je mange et reste dans ma chambre pour le reste de la soirée. | | | À: Mekchime · 7 décembre 2017 à 12:24 Re: Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs Message 31 de 81 · Page 2 de 5 · 1 472 affichages · Partager Bogra - Mahasthangarh
Je ne le sais pas encore mais Bogra sera ma dernière etape avant de quitter le pays.
La ville de Bogra est connue pour les attractions suivantes: -Rien
Par contre on trouve aux alentours plusieurs sites classés au patrimoine de l'UNESCO, nommément: - Mahasthangarh - Paharpur
Mahastangarh
Ce site étant situé à seulement quelques kilomètres de la ville je décide d'y consacrer ma première journée.
Source wikipedia :
Mahasthangarh (মহাস্থানগড় Môhasthangôṛ) est le plus ancien site archéologique urbain découvert au Bangladesh . Le village de Mahasthan, situé dans l' Upazila de Shibganj au sein du District de Bogra , contient les restes d'une ancienne cité appelée Pundranagara ou Paundravardhanapura dans le territoire de Pundravardhana 1 , 2 , 3 . Une plaque de calcaire contenant six lignes en Prakrit écrite en Brahmi , découverte en 1931, date Mahasthangarh du iiie siècle av. J.-C. au plus tard 4 . La zone fortifiée a été utilisée jusqu'au xviiie siècle 2 .
La zone est assez jolie et il est nécessaire de traverser des champs pour rejoindre les vestiges de la ville.
Quelques kilomètres plus au Sud se trouve le temple de Gokul Medh qui est en fait plus impressionnant que la vieille ville elle-même. Y étant allé à pieds j'ai immanquablement fini par être invité par les ouvriers d'un silo à patates et emmené au moto sur ce site par le comptable de l'entreprise.
Je retourne à Bogra en Tuktuk, la journée a été chaude, j'ai envie d'être tranquille. Je marche dans la rue, des mecs dans une échoppe crient "hey !" "hey !", je fais semblant de ne pas les entendre et j'accélère quand l'un d'eux crie "Hey excuse me man !" donc je me sens un peu obligé de me retourner et d'aller vers eux. On me fait assoir, on me donne un thé, celui du groupe qui parle le mieux anglais me pose des questions pendant que son pote me filme avec son téléphone à 30 centimètres de mon visage. Avant que je n'arrive à partir on me demande mon facebook que je leur donne en disant que je n'ai pas de carte sim mais que je les accepterai depuis l'hôtel. Petit mensonge, mais j'apprends de mes erreurs.
Retour à l'hôtel, diner et dodo. | | | À: Mekchime · 7 décembre 2017 à 13:53 Re: Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs Message 32 de 81 · Page 2 de 5 · 1 462 affichages · Partager Très intéressant, merci ! | | | À: Mekchime · 7 décembre 2017 à 14:54 Re: Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs Message 33 de 81 · Page 2 de 5 · 1 445 affichages · Partager Bonjour,
J'ai eu un petit aperçu du Bangladesh il y a environ 30 ans.....certaines de tes photos, des ouvriers qui cassent les briques, des rickshaws, des rues, des échoppes, pourraient être de la même époque.
Je n'avais pas le souvenir d'être à ce point questionnée et entourée...peut-être car je n'étais pas restée longtemps, ça n'a pas eu le temps de devenir pesant.
Ton récit est vraiment intéressant. Merci de nous raconter tout cela. Les récits de première main sur ce pays sont si rares. | | | À: Mekchime · 7 décembre 2017 à 17:36 Re: Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs Message 34 de 81 · Page 2 de 5 · 1 413 affichages · Partager Super récit ! Le côté collant de la population ça me rappelle Aceh au début des années 2000  Tes parents vivent-ils toujours ? Comment s'appelle ton frère ? Tu fais quoi comme taf ? Vous avez 4 saisons en France ? Paris est à combien d'heures de trajet de la France ? C'est quoi ton adresse, ton numéro de téléphone ? Tu rentres quand en France que je vienne avec toi ?... La suite !!! | | | À: Moushika · 7 décembre 2017 à 17:44 Re: Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs Message 35 de 81 · Page 2 de 5 · 1 407 affichages · Partager je viens de regarder il y a 30 ans il y a deux fois de monde...Peut être une explication?
Quand je vois ce genre de pays avec une démographie incontrôlé = c'est juste flippant car soit :
_famines _guerres _déplacement de populations avec camps de réfugiés
quand j'étais en Thailande j'ai rencontré un belge qui a tenu que 4 jours.Cela l'a vite gavé d'être interpellé et la pauvreté l'a fait flipper.
Beau carnet mais pas le pays ou j'aimerai aller. | | | À: Xander45 · 7 décembre 2017 à 17:49 Re: Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs Message 36 de 81 · Page 2 de 5 · 1 405 affichages · Partager Deux fois moins de monde ? Et aussi pas de facebook, ni d'e-mails, ni de smartphone, ni donc de carte sim, et si peu de fax et téléphone international. | | | À: Mekchime · 7 décembre 2017 à 21:59 Re: Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs Message 37 de 81 · Page 2 de 5 · 1 383 affichages · Partager Et moi qui croyait que les Indiens étaient les habitants les plus curieux de la planète. Ce sont des petits joueurs à coté de tes "nouveaux amis" !! Sinon j'attends encore la réponse à cette question passionnante : "il s'appelle comment ton père ?  " (en fait je suis jalouse, on ne me l'a jamais posé celle là!!). Vivement la suite de ce voyage pas facile mais hors du commun Christelle | | | À: Xander45 · 8 décembre 2017 à 2:36 Re: Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs Message 38 de 81 · Page 2 de 5 · 1 367 affichages · Partager Effectivement la population a je pense plus que doublé depuis l'indépendance. Selon Wikipedia la population a augmenté de 12 ou 13 millions entre 2011 et 2016, donc plus ou moins deux millions d'habitants en plus chaque année. Un demi-million de Rohingyas ne représente donc que plus ou moins six mois de croissance démographique pour le Bangladesh.
Mais oui, et c'est un point que je souhaitais mettre en conclusion, je vois mal comment la situation peut évoluer favorablement pour le Bangladesh avec tant d'habitants sur un si petit territoire. Le pays sera aussi fortement impacté en cas de montée des eaux et je ne suis pas sûr que qui ce soit se précipitera pour accueillir des dizaines de millions de réfugiés climatiques bangladais. Avec la même densité la France compterait plus de 700 millions d'habitants, ça semble irréel. | | | À: Mekchime · 8 décembre 2017 à 3:55 Re: Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs Message 39 de 81 · Page 2 de 5 · 1 365 affichages · Partager Bogra - Paharpur
Paharpur est un autre site intéressant à visiter depuis Bogra. Il faut d'abord prendre un bus pour Jaipurhat qui se situe à environ 45 kilomètres de Bogra, puis un autre pour Paharpur à environ 10 kilomètres. La forte densité du réseau interurbain et la variété des transports fait que ce trajet se fait facilement dans les deux sens. Je prendrais ainsi un bus à l'aller entre Jaipurhat et Paharpur et un gros tuktuk au retour.
Bref arrivé à Paharpur, je déjeune en compagnie d'un commercial de Proctor & Gamble qui me montre son tableau d'objectifs à réaliser sur sa tablette. Lessives, barres de savon, dentifrice... tout y était. C'était assez marrant de se dire que son travail était somme toute assez similaire à ce que ferait un commercial européen même si il démarchait des petites échoppes sans porte. Une rencontre sympa.
Je décide de marcher vers le site de Paharpur lui-même. Voici ce que Wikipedia en dit (oui je commence à avoir la flemme d'écrire ce carnet, heureusement qu'on touche au bout pour moi et pour ceux qui sont encore là haha) :
Le Somapura Mahavihara ou Paharpur était le plus grand monastère bouddhique d' Asie du Sud. Il est parmi les restes de vihara bouddhiques le plus célèbre. Situé à Naogaon ( Bangladesh ), il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l' UNESCO depuis 1985 , organisation internationale qui a contribué à hauteur de 5,6 millions de dollars pour sa préservation
La structure, en forme de carré, est composée de 177 cellules utilisées par les moines pour méditer , et d'un stûpa au centre. On trouve également plusieurs autres stûpas dans le complexe, ainsi que des sanctuaires de tailles variées, des plaques en terre cuite, des sculptures en pierre, des inscriptions et gravures, de la monnaie, de la céramique, etc. Le site abrite les restes d'un vaste monastère bouddhique, Somapura Mahavihara, recouvrant 27 ha. Il était un important centre intellectuel non seulement pour les Bouddhistes, mais aussi pour les Jaïns et les Hindous .
Il est aussi possible d'y dormir pour ceux que ça intéresse
Enfin pour finir, je vais vous offrir une petite sucrerie, des photos d'une briqueterie comme il y en a des milliers dans le pays. J'en avais souvent vues de loin mais n'y était jamais allé directement. Cependant dans la mesure où il y en avait une entre l'entrée du site et l'endroit où le bus m'a deposé j'ai décidé d'y jeter un oeil. Les ouvriers étaient assez surpris de me voir débarquer mais avoir partagé le reste de mes cigarettes entre eux avait brisé la glace.
Voilà, voilà, je me suis promis de ne plus me plaindre quand la clim serait un peu trop forte à mon goût au boulot.
Retour à Bogra pour la nuit. | | | À: Mekchime · 8 décembre 2017 à 4:40 · Modifié le 8 déc. 2017 à 7:32 Re: Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs Message 40 de 81 · Page 2 de 5 · 1 363 affichages · Partager Dernier jour à Bogra
J'avais songé quitter Bogra la veille de mon vol et passer une dernière nuit et la journée du lendemain à Dhaka, mais l'idée de devoir chercher un hôtel dans Dhaka et le rejoindre depuis cette gare routière, qui se trouve en plus être excentrée au Nord de la ville et donc du même coté que l'aéroport, me donnait mes maux de tête. Je vais donc consacrer cette dernière journée à Bogra au shopping histoire de ne pas avoir trop l'air d'un vagabond en Australie.
Il existe un grand marché en face de mon hôtel, plus des stands de vêtements dans la rue à proximité immédiate, j'ai donc le choix. Je commence par acheter des caleçons pour 50 takas pièce (environ 60 centimes donc), puis je regarde les chemises. Parmi plus ou moins 200 chemises criardes mon choix se porte sur une chemise claires à petits carreaux. Coincidence ou pas il s'avère que c'est une chemise Jules, les mêmes que l'on trouve en France, mais pour 3 euros au lieu de 30-50. Il y avait en effet des pièces de différentes marques vendues là (Uniqlo, Waikiki...) et les etiquettes étaient libelées en turc, suédois... J'achète au final trois chemises, les seules qui me semblent portables en dehors du Bangladesh ou d'une soirée disco. Je n'avais pas le temps de le faire mais apparemment les chemises sur mesure coutaient environ 500 takas avec choix du tissu, mesures prises sur le corps...
Je m'achète également une belle ceinture en cuir pour environ 5 euros. Le vendeur la coupera à ma taille, fera les trous... c'était presque du sur-mesure. Je me mets en quête de jeans et je tombe sur du Celio un peu partout, mais je cherche quelque chose avec moins de diamants et de plus classique. Je trouve mon bonheur un peu plus loin pour environ 16 euros les deux il me semble. Je demande aux vendeurs où je peux faire recoudre une de mes chaussures decathlon et l'un d'eux m'emmène dans une autre rue.
Un type, cireur de chaussures/cordonnier, était assis dans la rue et y offrait ses services. Je lui montre la misère, lui donne ma basket contre une tong, m'assoit et fume une cigarette en attandant qu'il ait terminé. Cela lui prendra encore moins de temps que ma pause nicotine. Il me rend ma chaussure recousue, je lui tends un billet de 20 takas (0,25 euro) pour un prix annoncé de 10, et grand seigneur, lui dit de garder la monnaie. Cette réparation de fortune aura tenu près de six mois donc il méritait bien un petit pourboire je trouve.
A la demande de ma douce, je cherche à acquérir une moustiquaire pour nos escapades en voiture à venir en Australie. Je tombe sur un magasin qui fera mon bonheur, me mets d'accord sur le prix avec le vendeur qui parlait bien anglais. Après la transaction il me demande d'où je suis originaire et je réponds que je suis français. Il ouvre de grands yeux ébahis et m'explique qu'il a vécu trois à Paris ("pote de la chappelle") où il faisait la plonge dans un restaurant, mais n'avait jamais vraiment appris le français qui était une langue trop difficile à son gout. Il m'offre le traditionnel thé et on discute un peu. Je me dis qu'il est sûrement mieux ici à gérer son business qu'en France à trimer illégalement pour une misère.
Je retourne vers les chemises où le vendeur m'avait ajouté sur facebook également, nouveau thé avec les vendeurs, puis avec les amis des vendeurs, puis les amis de leurs amis. Pour la faire courte j'ai fini par être invité à diner chez lui après avoir fait le tour de tous les membres de sa famille. Sa famille était très gentille et son beau-frère commence à me citer tous les départements d'outre-mer ce qui me surprend. D'habitude c'est plutôt " Paris, Eiffel Tower, very romantic". Son entreprise exportait en fait des vêtements vers ces territoires et il m'offrira un polo et un tee-shirt qu'il avait en surplus. Son autre soeur et son mari arrivent en renfort et ils forment un beau couple assez marrant qui m'explique leur mariage était un "marriage love" et pas un "love marriage" car l'amour s'est installé postérieurement à la cérémonie.
On me raccompagne finalement jusque dans ma chambre d'hôtel vers minuit. Adieux larmoyants, promesse de revenir les voir si je reviens au Bangladesh... Je fais mon sac-à-dos, en y incorporant tous mes achats. Départ pour Dhaka le lendemain matin. | Carnets similaires sur le Bangladesh: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 785 visiteurs en ligne depuis une heure! |