Lundi 29 juin :
Tadoussac - la ville de
Québec via la côte de
Charlevoix.
Nous quittons
Tadoussac par le traversier de la baie Sainte-Catherine (l'émissaire de la rivière
Saguenay sur le fleuve Saint-Laurent).
Le temps est gris et bas et la pluie commence à tomber alors que nous empruntons la route 138 vers Saint-Siméon. A quelques rares exceptions près les averses ne nous quitteront plus jusqu'en milieu d'après-midi, alors que nous nous rapprocherons de
Québec. A certains endroits nous serons même confrontés à de véritables rideaux d'eau.
Rendu bougon par cette mauvaise météo je m'interroge tout en conduisant sur la matinée qui s'annonce au cours de laquelle va se révéler à nous la côte de
Charlevoix.
Charlevoix ! Déjà l'année dernière, en octobre 2014, la découverte de la rive nord du fleuve avait été compromise par un temps catastrophique. De plus, je garde en mémoire les propos du couple de Montréalais rencontré à Sainte-Rose : "
Charlevoix ! Les Québécois en font tout un plat mais pour vous qui venez d'une région où les routes escarpées et les panoramas sont légion ça va vous paraître fade !".
Le mauvais temps ne nous aide pas à chasser ces propos de notre mémoire et nous ne trouvons pas, en la côte de
Charlevoix, ce que nous attendions. Il est vrai que la grisaille du ciel nous empêche de le distinguer du fleuve. Mais lorsque les nuages se dissipent quelque peu et que le temps gagne en visibilité nous ne trouvons pas ici ce que notre imagination avait produit.
Qu'à cela ne tienne : nous poursuivons notre route, bien décidés à découvrir autant que faire se peut cette rive du fleuve.
A
La Malbaie, nous laissons sur la droite la route 138 et y préférons la route panoramique 362 dite route du fleuve.
A Saint-Irénée, nous nous arrêtons au domaine Forget, résidence d'été de Rodolphe Forget, constructeur de la ligne de chemin de fer de la rive nord du fleuve Saint-Laurent.
Arrivés au village des Eboulements, la pluie marque une pause. Cette interruption nous permet d'apprécier la localité et sa belle église.
Plus loin, une échappée visuelle sur l'île-aux-Coudres nous séduit.
Toujours par la route panoramique nous progressons vers
Baie-Saint-Paul que nous atteignons vers midi après avoir bénéficié d'une belle vue -quoique bien grise- sur le confluent de la rivière du Gouffre et du Saint-Laurent.
Nous sommes conquis par
Baie-Saint-Paul. Il s'agit d'une petite ville très animée dont les maisons anciennes les plus caractéristiques bordent la rue Saint-Jean-Baptiste. La plupart de ces maisons hébergent des galeries d'art et autres magasins d'antiquité.
Après
Baie-Saint-Paul nous visitons Sainte-Anne-de-Beaupré et sa basilique sanctuaire dédié(e) à la sainte patronne du
Québec. Nous sommes frappés par le gigantisme de l'édifice d'inspiration médiévale.
Dans la nef centrale de la basilique la voûte est recouverte de mosaïques qui retracent la vie de la sainte.
A Sainte-Anne-de-Beaupré, plus de deux cents vitraux laissent filtrer la lumière.
Nous mettrons plus de deux heures à atteindre la ville de
Québec car une gigantesque congestion (un grand embouteillage mais j'ADORE l'expression québécoise) en bloque l'accès.
Si la côte de
Charlevoix ne nous a pas emballés il ne faut cependant rien exagérer car nous en avons quand même apprécié beaucoup de points.
Ce soir nous sommes heureux de retrouver, et sous un beau soleil, cette splendide ville de
Québec qui, décidément, nous devient presque familière.