Lorsque je pars dans un pays quel qu’il soit, j’essaie de lire un récit écrit par un écrivain de ce pays et qui raconte un morceau de l’histoire des gens qui vivent dans ce pays. Aujourd’hui, ce n’est pas un mais deux livres que je souhaite présenter. Simplement, parce qu’habituellement je lis ces livres pendant mon voyages. Cette fois-ci j’en ai fini un avant de partir et je lirai donc l’autre durant mon voyage.
Le premier livre est Thway (le sang) de Ma Ma Lay. Au dos de ce livre on peux lire les deux paragraphes ci-dessous :
8 mars 1967, Birmanie. Yumi, une jeune Japonaise, débarque à l’aéroport de Rangoon. Elle souhaite retrouver son frère dont elle a appris l’existence de la bouche de son père juste avant sa mort. Officier pendant l’occupation de la Birmanie par le Japon au cours de la seconde guerre mondiale, ce dernier a eu un enfant d’une Birmane qu’il a dû abandonner lors de la débâcle en 1945. Pour seule indication, Yumi possède l’adresse incomplète de cette femme.
Elle se lance alors dans une recherche désespérée de ce frère disparu. Leur rencontre sera d’autant plus houleuse que le jeune homme ressent une haine farouche envers les japonais, accusés d’avoir commis les pires exactions pendant leur occupation, particulièrement envers les femmes.
Ma Ma Lay est l’un des auteurs contemporains les plus célèbres de
Birmanie. Thway est son dernier roman. Elle fut femme de lettre, journaliste, éditrice, militante politique, féministe convaincu, ardente nationaliste, s’est battue contre le colonialisme britannique puis l’impérialisme japonais dont Thway porte témoignage.
Pendant toute la lecture de son récit, Ma Ma Lay nous fait découvrir les villes Birmanes, la culture, la religion, l’art, la peinture, les codes vestimentaires par l’intermédiaire d’un personnage principal qui découvre ce pays et en devient professeur de Japonnais à
Rangoon pour pouvoir rechercher son frère.Je n’ai pas encore lu le second livre, il s’agit de “A mots couvert, En
Birmanie, sur les traces de George Orwell” écrit par Emma Larkin. Ca sonne plutôt anglais comme nom, mais Emma Larkin est née et a grandi en asie. Elle a étudie le Birman à
Londres, tout en se spécialisant en histoire asiatique.
En dernière page du livre on peux lire les paragraphes suivants :
A mi-chemin entre récit de voyage et évocation historique, cet ouvrage se réfère aux cinq années que George Orwell a passés comme policier en Birmanie, et aux écrits que ce séjour peut lui avoir inspirés. Si “une histoire birmane” évoque de manière évidente le pays qu’Orwell a connu, deux autres de ses oeuvres majeures semblent caractériser la Birmanie actuelle.”La ferme des animaux” et, surtout, “1984", frappent aujourd’hui par leur aspect visionnaire : la Birmanie des généraux, au dire même des birmans, endure au quotidien les situations cauchemardesques imaginées voici plus d’un demi-siècle par le romancier britanique.
Emma Larkin parcourt les lieux ou Orwell a vécu; elle se mêle à la population, interroge les gens de toute condition sociale, fait appel à leur mémoire. Qu’ils soient intellectuels, vendeurs de rue ou artistes, tous décrivent un régime totalitaire où surveillance et suspicion sont la règle, et où la liberté d’expression est violemment réprimée.L’auteur rend hommage à la résistance des Birmans qui, malgré les risques encourus, mènent des actions clandestines telle que la diffusion d’ouvrage d’auteurs emprisonnés, le décryptage de la censure dans la presse locale, ou la simple lecture de livres étrangers interdits.
Yvan