Gastronomie toujours,
Darwin.
Crocodile, Barramundi et Noodles de toutes sortes !Darwin a été détruite à 90% par le cyclone Tracy au lendemain de Noël 1975. La ville actuelle n’a donc plus rien du charme qui faisait l’ancienne
Darwin et dont on ne retrouve que de très rares constructions et quelques maisons individuelles sur pilotis, un peu à l’écart. Quel dommage, car il est facile de deviner ce que
Darwin a du être.
Darwin....
Au même titre que
Zanzibar, Clipperton et Chiloe,
Darwin renfermait à mon oreille les sonorités d’un ailleurs convoité mais quelque peu hors d’atteinte.
Darwin, c’était ce qu’enfant j’avais repéré de plus isolé en
Australie, sur ma carte du monde. Et donc j’en fis ma seule escale obligatoire lorsqu’il y a un peu plus d’un an je mis pour la première fois les pataugas sur ce continent.
Les guides parlent d’une ville moderne de 100.000 habitants, agréable à vivre. Moi, je n’aime que les campagnes plus que paumées, pour y vivre, et... les mégapoles, pour y prendre de temps en temps quelques images et saveurs sur le pare-brise. A
Darwin je courais donc à la déception. Sauf que je n’attendais rien, il fallait tout simplement que mon périple fasse halte à
Darwin afin que j’y coche le repère de ma vieille mappemonde. Juste un clin d’œil, en somme.
Ville moderne de 100.000 habitants, agréable à vivre.
Des backpackers (les hébergements) et des backpackers (les voyageurs) partout partout partout ; les backpackers-voyageurs surtout dans les bars. Beaucoup de bars, donc. Ouverts très tard le soir. Beaucoup de touristes Australiens aussi, et puis les habitants de
Darwin qui aiment bien se retrouver autour d’une bière à la sortie du bureau. Beaucoup de bijouteries vendant opales, perles et diamants (d’Argyle). Beaucoup de boutiques de fringues. De cartes postales. D’agences proposant des virées (3 à 6 jours) à
Kakadu,
Litchfield, et ailleurs.
Dans le bus qui m’avait conduite du sud de
Broome à
Darwin (en 29 heures) j’avais bavardé avec un Aussie, mineur à Halls Creek et chasseur de buffles au sud de
Darwin entre deux contrats miniers. Il m’avait proposé d’aller camper quelques jours dans le bush. Je suis une grande fille, je savais donc où je mettais les pieds, et il faut dire que l’ensemble du bush-camping était une plaisante perspective. Mais les deux appels effectués depuis
Darwin aboutissant à sa messagerie vocale j’ai laissé tomber et remplacé le bush-camping avec Buffalo Bill par un
Kakadu-tour avec Rebecca, Mick, Kate et les autres. Pendant ce temps-là, le destin (comme dirait
Alan) finissait de boucler sa première boucle et allait me révéler un drôle de joli tricot. Mais ceci est une autre histoire, même si elle comporte de la gastronomie !
Donc, ma foi, je me suis promenée à pinces à
Darwin : extrême ouest pour la jetée, extrême est pour Mindil Beach. Coins paisibles... (c’était fin mai).
Les take-aways de la jetée (« the wharf ») : à consommer sans modération ! Des plats délicieux et bon marché, des produits de la mer aux
noodles et autres
spécialités asiatiques, que l’on déguste assis face au large, souvent au vent, sur cette jetée de planches. Crocodile et Barramundi....
Surprenante, la
chair du crocodile : blanche comme celle d’un poisson, d’une consistance se situant entre le poisson et le poulet, idem pour la saveur... si vraiment il faut en parler en la rapprochant de quelque chose de connu. Mais beaucoup plus de finesse que le poulet et un chouia plus de fermeté que le poisson. Moi qui imaginais la viande de ce carnassier rouge bœuf et de saveur sanglier, j’ai regardé mon assiette avec perplexité.... avant de demander au cuisinier s’il n’avait pas fait erreur.
D’ailleurs, tout l'intérieur de la gueule du crocodile est couleur crème, aussi déconcertant que si nous cassions un œuf sans y trouver le jaune vif qui en fait son image !
J’ai attaqué mon steack de crocodile d'élevage d’une fourchette vive (« tiens, prends ça pour tes collègues qui guettent le chaland du côté de l’
Adelaide River ! ») et savouré son goût longuement.
Barramundi : un poisson d’une grande finesse, pêché en rivière mais de plus en plus issu d’élevages. Toujours à déguster auprès des petites échoppes du wharf.
Noodles : un peu partout dans
Darwin.
Mais les plats asiatiques en général se trouvent en nombre et qualité au marché de Mindil Beach (le dimanche à partir de 16h et pendant le « Dry » (mi-mai à fin octobre) le jeudi également, à partir de la même heure. Ils se disputent la vedette avec les diverses tendances gastronomiques représentées sur ces nombreux stands. Les passants y vont pour l’artisanat et pour l’ensemble de l’ambiance, les locaux y vont pour casser la croûte.
Kilpatrick oysters : beurk, on ne m’y reprendra plus ! huîtres sur le grill, augmentées de vinaigre, d’échalote et de lard.
Noodles de toutes variétés, avec viande ou fruits de mer, poisson ou légumes : des dizaines de variantes !
J’ai oublié le reste, mais..... tu nous raconteras au retour, ok ?
Le Northern Territory Museum : tout près de Mindil Beach (tout ça est à pied depuis Mitchell Street qui est la rue principale de
Darwin), à la fois dans un joli parc verdoyant et sur la plage, très intéressant pour avoir une vue d’ensemble - avec pas mal de détails - sur un peu d’art aborigène (expositions), la vie sous-marine, les crocs (« Sweetheart » un croc de près de 7m de long est naturalisé et vous offre son plus beau sourire), les bateaux - pêche, contrebande - à travers les âges et les ethnies sur la mer d’Arafura (grande salle avec une dizaine de voiliers étonnants), la salle consacrée aux photos de
Darwin avant et après la visite de Tracy et cette cabine aveugle ou pendant quelques minutes on diffuse dans tes oreilles les sons enregistrés lors du passage du cyclone... et j'en oublie...
Ah oui ! En descendant – par les escaliers – vers le wharf vous passez à proximité des tunnels de ravitaillement qui ont servi de stockage de fuel lors de la seconde guerre mondiale. La visite peut vous intéresser. Elle a l’immense mérite de vous mettre à l’abri de la chaleur pendant un petit moment et de vous laisser errer à votre rythme.