Copeled · 29 décembre 2014 à 1:40 · 108 photos 47 messages · 13 participants · 7 534 affichages | | | | Nous sommes rentrés il y a déjà 4 mois mais il n'y a quasiment pas un jour durant lequel je ne pense pas à ce que nous avons vu lors de notre périple aux Etats-Unis... Comme les autres, je ne rêve que d'une chose : y retourner !
Il y a encore 2 ans, les Etats-Unis n'étaient vraiment pas une destination envisagée mais en découvrant quelques paysages dans un reportage télé, j'ai décidé d'approfondir un peu sur ce forum. Et voilà que des forumeurs plus qu'avisés, des voyageurs subjugués, m'ont permis d'entreprendre une nouvelle aventure. Oui, le voyage commence lors de sa préparation. Celle-ci fut longue mais finalement pas si laborieuse que ça grâce à vous tous qui publiez ici. Entre carnets et réponses à mes questions, vous avez tous contribué à ce que mon voyage soit celui qui me fallait. Je ne vais pas vous remercier individuellement car je ne voudrait oublier personne tant vous êtes nombreux. Il y a certes ceux que nous appelons les "incontournables" qui n'en sont pas à leur première expérience et qui donnent des conseils pointus et bien sentis mais il y a aussi tous ceux qui racontent, chacun avec son style propre, ce qu'ils ont vécu et c'est cette richesse qui fait de cette communauté un trésor. Alors à tous, je dis un grand merci.
4 mois disais-je que nous sommes revenus mais le temps m'a manqué pour, à mon tour, livrer mon expérience. J'avoue que le temps n'est pas ma seule excuse et que j'ai un peu peur aussi d'ennuyer mais après tout, peut-être que dans ce modeste carnet, un de mes souvenirs intéressera un futur voyageur...
Donc, pour résumer très succinctement :
- 5 personnes : Alex et Cécile (moi), 41 ans, Thomas, 16 ans, Elsa, 14 ans et Arno, 12 ans. - 10 mois de préparation (lecture des guides, rédaction d’un premier itinéraire, réservation du vol car certitude de faire la boucle San Francisco pour voir des amis installés sur place depuis 18 ans, sollicitation des membres de Voyageforum.com, rédaction d’un second itinéraire, réservation de la voiture, des hôtels, des campings et de certaines activités). - 23 jours (22 nuits) du 03 août au 25 août 2014 - 4 Etats : la Californie, l’ Arizona, l’ Utah et le Nevada- 3 grandes villes et 9 parcs - 2 hamburgers seulement - 1 ours
La préparation
Pour notre part, la décision de partir vers l’Ouest s’est prise début octobre, l’itinéraire a commencé à être élaboré dans la foulée (et n’a été finalisé qu’en mars) et les réservations ont démarrée fin octobre.
Nous avons beaucoup lu pour faire nos choix. Les livres :Le Routard Californie 2013*** Le Routard Parcs nationaux de l’ ouest américain 2013*** Photographing the Southwest: A guide to the natural landmarks of Southern Utah*** Photographing the Southwest - Arizona: A Guide to the Natural Landmarks of Arizona*** Parcs de l’ Ouest américain Bibliothèque du voyageur Gallimard** Petit Futé Parcs nationaux américains Le Guide Vert Parcs de l’ Ouest américain Michelin Lonely Planet Ouest américain et San FranciscoLes 3 derniers nous ont été parfaitement inutiles. Les sites internet :www.ouestusa.fr/ voyageforum.com/
www.routard.com/
L'itinéraire prévu
dimanche 3 août : Vol Paris (10h20) – San Francisco (15h20) - Sausalito - Alameda, 80 km, lundi 4 août : San Francisco – Salinas, 180 km, 2h mardi 5 août : Salinas – Los Angeles, 500 km mercredi 6 août : Los-Angelesjeudi 7 août : Los Angeles - Las Vegas, 440 km, 4h vendredi 8 août : Las Vegas –Zion Park, 272 km, 3h samedi 9 août : Zion Park - Bryce Canyon, 127 km, 1h30 dimanche 10 août : Bryce Canyonlundi 11 août : Bryce Canyon – Torrey, 200 km, 2h45 mardi 12 août : Capitol Reef – Moab, 245 km, 2h30 mercredi 13 août : Moab – Arches National Park, 16 km, 20 min jeudi 14 août : Moab – Dead Horse Point – Canyonlands National Park, Island in The Sky, 50 km, vendredi 15 août : Moab - Monument Valley, 230 km, 2h30 samedi 16 août : Monument Valley - Page, 230 km, 2h30 dimanche 17 août : Page - Lower Antelope Canyon, 26 km, 30 min - Lac Powell avec tour en bateau lundi 18 août : Page - Grand Canyon National Park, 186 km, 2h50 mardi 19 août : Grand Canyon – Seligman - Las Vegas, 445 km, 4h30 mercredi 20 août : Las Vegas - Death Valley (190 km, 2h30) – Bishop (266 km, 3 h) jeudi 21 août : Bishop - Bodie (155 km, 2h) – Yosemite National Park (172, 2h50) vendredi 22 août : Yosemite, Yosemite Valley samedi 23 août : Yosemite, Mariposa Grove – Alameda, 290 km, 3 h 40 dimanche 24 août : Journée San Francisco - Silicon Valley
lundi 25 août : Matinée San Francisco puis vol (17h20) – Paris (arrivée 26 août)
Le vol
Nous avons fait le choix d’un vol aller-retour Paris- San Francisco car nous avons récupéré le matériel de camping chez nos amis à Alameda (alors qu’ils étaient absents) puis nous sommes retournés les voir à la fin de notre périple. Nous avons conscience qu’une arrivée à San Francisco suivie d’une boucle en sens inverse ( Yosemite, Las Vegas...) et d’un retour depuis Los Angeles aurait été plus judicieux car plus économe en kilomètres. Encore mieux, un retour depuis Las Vegas... Mais là, cela aurait impliqué de faire une croix sur Universal Studio et avec nos ados... La réservation sur un vol de la compagnie irlandaise Aer Lingus date du 21 octobre 2013. Il s’agissait du tarif le plus bas (trouvé grâce au site liligo.com) pour cette période. Dép Paris/Charles de Gaule le dimanche 3 août à 10h20 – escale de 1h15 à Dublin – arrivée San Francisco à 15h20 Retour San Francisco le lundi 25 août à 17h20 – escale de 6h35 à Dublin – arrivée Paris le mardi 26 août à 20h55 Prix total : 4716,05€ (tous frais inclus, bagages, sièges, repas)
Le véhicule de location
Nous avons choisi Avis en passant par Locationdevoiture.fr via Auto Europe.
Nous avons choisi la catégorie « Grande routière Minibus » type Dodge Grand Caravan avec les assurances CDW, THP, LDW et ALI à rendre avec le plein fait pour 794,77€ les 22 jours. Aucun frais supplémentaire pour le deuxième conducteur. Nous avons été très bien reçu ; une Dodge Grand Caravan nous attendait, aucune assurance supplémentaire n’a été proposée, aucune insistance de la part de l’agence suite à notre refus d’une proposition de véhicule 4x4. Ce véhicule a été parfait pour nous 5 avec nos 3 gros sacs, la tente, et les provisions. La boîte automatique est un vrai plus lorsque l’on fait de longs trajets.
Les hébergements
Pour être dès le lever dans les parcs, nous avons privilégié le camping et nous ne l’avons jamais regretté sauf peut-être à Moab. Les hôtels ont tous été réservés très tôt sur les sites booking.com et hotels.com pour Salinas. Ces sites offrent la possibilité d’annulation sans frais ce qui nous a été bien utiles lors de modifications d’itinéraire. J1 : Alameda : Chez nos amis J2 : Salinas : Good Nite Salinas, 1 chambre, 2 lits doubles, 47,32€, correct J3 et J4 : Los Angeles : Hollywood La Brea Inn, 1 chambre, 2 lits doubles + 1 lit d’appoint, 163€ Excellent accueil, emplacement idéal pour se promener sur Hollywood Boulevard, parking, calme car chambres donnant sur une cour, lits inconfortables surtout le lit d’appoint complètement vétuste (ressorts saillants). J5 : Las Vegas : Best Western Plus Casino Royal, 2 chambres, 94€ Super emplacement sur le Strip juste à côté du Tix4Tonight (billets tarif réduit pour les shows et les restaurants), grandes chambres, au calme côté piscine (celle-ci est minuscule mais on en a profité tout seuls de 9h à 10h du matin), lits confortables, café et thé dans la chambre. J6 : Zion : Watchman Campground, emplacement 5 loop C12€ Immenses emplacements dans un cadre de rêve J7 et 8 : Bryce : Sunset Campground, B262, 22,50€ Magnifique camping, très calme, grands emplacements J9 : Torrey : Thousand Lakes RV Park Campground and cabins, 1 cabine de luxe, 51,50€ Joli chalet en bois très bien équipé, au calme, petit jardin avec table et barbecue J10, J11 et J12 : Moab : KOA Campground, C1, 93€ Emplacements minuscules (tente quasiment collée à celle du voisin), sanitaires pas très propres, situé le long d’une grande route très passante qui nous a empêchés de dormir correctement (penser aux boules Quiès), proches d’ Arches. Nous avons un peu regretté de ne pas avoir choisi un camping dans le parc d’ Arches mais ils sont non réservables. Sans doute préférer les emplacements 50A, 51, 52 et 53 si vous êtes en tente ou les chalets au fond du camping (K1 et 2 puis K21 à 14) J13 : Monument Valley : The View Campgroung, emplacement 8, 15,50€ Camping incroyable, sur le sable rouge, face aux « monuments », sanitaires propres mais neufs quand nous y sommes allés. J14 et J15 : Page : Wahweap Marina RV et Campground, 248, 46,80€ « Usine » à campeurs, grands emplacements, bruyant assez tard car beaucoup de groupes, douches à pièces pas toujours en service et pris d’assaut regroupées à l'accueil (2$ les 15 minutes), laverie toujours ouverte, au bord du lac où on peut se baigner dans une eau chaude jusqu’à tard le soir. J16 : Grand Canyon : Mather Campground, Pine loop 285, 13,50€ Grands emplacements dans une très beau cadre forestier, pas tous très praticables car pas mal de pierres, douches à l'accueil J17 : Las Vegas : hôtel Excalibur, 2 chambres, 105€ Bien placé pour parcourir le sud du Strip, très grand, chambres confortables mais pas de possibilité de café ou thé en chambre, amusant de l’extérieur pour les enfants J18 : Bishop : hôtel America’s Best Value Inn, 2 chambres, petits déjeuners compris, 85€ Très bon accueil, avons reçu la chambre familiale en réservant très tôt (un salon avec un canapé et une chambre avec deux lits double), zone pour prendre le petit déjeuner minuscule (réception + 2 ou 3 personnes maximum) mais petit déjeuner très suffisant et varié. J19 : Yosemite : Crane Flat campground, 238, 15€ Grand emplacement, pas de douche, au calme, à mi-chemin entre Tolumne Meadows (entrée Est) et la vallée. J20 : Yosemite : Wawona Campground, loop B-31, 15€ Très grands emplacements, au calme le long d’une rivière où on s’est baigné et où on a ramassé du bois pour le feu, sanitaires minimalistes également. J21 et J22 : Alameda : chez nos amis.
A présent, je vais pouvoir raconter notre aventure et mettre quelques photos. A suivre... | | | Annonce · Sponsorisé | | | Bonjour Cécile, Merci pour ce compte rendu détaillé. J'attends les photos. Les prétendants aux trips US peuvent s'en inspirer, surtout que tu donnes les prix des différentes prestations. Bonne journée | | | Bonjour Cécile,
Merci déjà de se début bien prometteur, comprenant d'excellents détails pour les futurs voyageurs; il me tarde de découvrir la suite avec les photos cela me rappellera notre propre boucle en famille également datant de l'été 2013. Par contre n'étant pas adepte du camping nous étions en hôtels tout le long du parcours.
Hélène | | | Bonjour Cécile,
Rien que ce résumé/bilan, c'est TOP !!!!
précis, détaillé, et des choix réfléchis et assumés.
10 mois de préparation avec d'intenses cogitations c'est bien le clé pour réussir son voyage, bravo !
à + Jean. | | | Je reprends. Toujours de l'utilitaire.
Le parcours "papillon"
Les bagages
Nous partons avec 2 grands sacs de voyages et une valise ainsi que 5 sacs à dos de taille moyenne (qui passent en cabine). En soute il y a, pour le camping, 5 duvets, 5 draps de soie (dont on n'a absolument pas regretté l'achat...), 2 matelas autogonflants, une popote pour 5, 5 lampes frontales, une petite lampe dynamo et surtout, le “barrage à insectes” que j’emmène partout (au grand désespoir d’Alex mais quand on part à l'aventure, il peut y avoir de petites bestioles...). La tente, les autres matelas, les serviettes, les couverts, les torchons et la glacière seront pris chez nos amis. Le matériel de camping se trouve très facilement aux USA mais n'est pas moins cher qu'en France. Par contre, nos amis nous ont prêté une tente instantanée Coleman 6 personnes et c'est bien mieux qu'une 2 secondes de chez Décat. car moins encombrante pliée.
Peu de vêtements (les filles comptent bien s’acheter un truc ou deux) mais ça va quand même du short-débardeur au pantalon-polaire. Des chaussures de randonnées légères, pas forcément montantes sauf en cas de chevilles fragiles, et imperméables sont indispensables si on compte marcher (et il faut le faire dans les parcs !). Et puis nous avons pris un sac de voyage vide en plus (avec le fol espoir de le ramener plein de cadeaux et de produits achetés dans les Outlets).
3 trousses de toilette ont été nécessaires et pourtant, pour nous les filles, juste un gloss et un mascara ! Mais il y a aussi les anti-histaminiques des deux allergiques, la Ventoline, le Doliprane, la Biafine, un antibiotique à large spectre, des gouttes pour le nez et des pastilles pour la gorge (vive la dictature de la clim. !), les pommades anti-piqûres, anti-bosses, anti-brûlures, la trousse de secours avec le canif et les couvertures de survie (Nous avons regardé « 127 heures » juste avant de partir...) et plein de choses que l'on peut trouver dans le Walmart du coin sans avoir à les apporter de France (shampoings, crèmes solaires, dentifrice, un miroir qui s'est avéré nécessaire au camping pour les porteurs de lentilles, des lingettes pour la toilette en cas d'absence de douche mais attention, elles sont plus chères aux USA). Pour les médicaments, j'avais pris soin d'emporter les ordonnances sur lesquelles étaient précisées les posologies mais je n'ai jamais eu besoin de les montrer. Pour les papiers, il faut penser aux passeports évidemment, l'attestation d'ESTA n'a jamais été demandée, les permis de conduire, le livret de famille, les impressions des réservations (on a du coup les coordonnées en cas d'annulation nécessaire ou de retard). Nous avions créé un dossier informatique avec le double de tous nos papiers et nous nous l'étions envoyé par mail au cas où nous perdions quelque chose. Nous avons également pris les guides du routards (2 dans notre cas : Californie et Parcs nationaux) et les Photographing the Southwest très agréables à feuilleter. Enfin, nous avions acheté sur le Boncoin, un GPS qui a été indispensable en ville.
En route
Mon beau-père arrive à 6h55... et nous ne sommes pas tout à fait prêts après tant de mois de préparation ! Dernier passage d’aspirateur (je suis toujours maniaque quand ce n’est plus le moment), deux trois bricoles à glisser dans la valise (comme les lunettes de soleil à ne pas oublier), un bisou à Gibus (c’est le chien qui restera en pension chez papi et mamie) et en route !
L’aéroport est vraiment un lieu anxiogène pour moi mais les contrôles sont passés et nous avons1h30 à attendre en salle d’embarquement.
Que de contrôles dans les aéroports ! Et que je remplisse ma barquette avec tablettes d’un côté et tous les autres appareils d’un autre. Et une autre barquette pour manteau, pull, ceinture, liquides, médicaments, clefs, pièces de monnaie, passeport et carte d’embarquement. Et que j’enlève mes chaussures pour les uns et pas pour les autres. Mais c’est lors de l’escale à Dublin, lorsqu’on va passer l’immigration, que c’est le plus complet. Alexandre est “élu” afin d’être scrupuleusement “examiné” et une gentille dame, aimable comme une porte de prison (ce qui est insensé car plutôt gâtée par la nature... comme quoi...), "traumatise" Elsa au point qu’elle se mette à douter de son âge. Figurez-vous que “Charmante” l’a prend à part à la sortie d’un portillon de sécurité et se met à poser plein de questions... en anglais... Quand Elsa comprend enfin qu’elle doit appeler “Mum” (comme de bien entendu, quand il faut se coller aux corvées, nobody calls Dad...), c’est moi qui ai l’air d’une idiote. Ben oui, “Gracieuse” doit me répéter 5 ou 6 fois un truc du genre “I search her” (ben elle est devant toi, patate) avant que je comprenne qu’elle veut un accord pour faire une fouille au corps ! A part ça, le voyage se déroule sans encombre mais c’est quand même terriblement long (ça passerait peut être mieux en classe affaires...). Je recommande tout de même cette compagnie économique où les hôtesses sont très aimables. Les bagages en soute sont compris dans le prix du billet comme les verres de boisson (sauf l’alcool mais Arno a su être raisonnable !), un apéro, un repas léger mais suffisant (salade de pâtes, poulet tikka et riz, pain, beurre et biscuits), une boisson chaude et un goûter. Chacun a son écran avec un bon choix de films, d’albums en écoute et de jeux. Mais tout de même, c’est long !
Beau moment que le survol du Groenland.
Arrivés à l’aéroport à l’heure (15h20), récupération des 3 bagages entiers, immigration déjà passée en Irlande, nous filons par le air-train chez Avis. Accueil simple et pas de forcing pour upgrader la voiture ou prendre des assurances supplémentaires (on avait tout imprimé) et direction le parking où Thomas espère tomber sur une voiture rouge. Au loin, on aperçoit notre futur carrosse... Il est noir... Mais quelle chouette voiture : une Chrysler town and country rutilante. Grand habitacle et grand coffre, portes coulissantes et plein de cachettes.
On commence par une balade dans le quartier de Mission pour voir les murals (peintures sur les murs extérieurs des bâtiments) puis nous avons dîné à la Taquiera (2889 Mission St) des burritos tout frais (ça va être difficile de manger à nouveau des Old el paso !). Une américaine nous affirme même que c'est la meilleure adresse de San Francisco. Attention, la drôle de sauce verte dont les Américains arrosent leurs plats piquent vraiment beaucoup...
Nous allons faire un tour autour d’Alamo Square pour y voir les Painted Ladies qui figurent sur tous les guides sur San Francisco. Ces maisons typiques sont effectivement très jolies mais cachées par des échafaudages. Peu importe car il y de jolies maisons partout. Nous reprenons la voiture pour traverser le Golden Gate Bridge sous la brume et rejoindre Sausalito et ses houseboats vraiment très jolis mais quasiment inaccessibles car il est interdit de se garer à proximité. Enfin, c’est épuisés que nous arrivons à Alameda où, à peine garés, une voisine nous interpelle vivement pour nous interroger sur notre présence dans le quartier. Il vaut mieux montrer patte blanche dans certains quartiers où la surveillance par les voisins est vraiment efficace !
| | | Jour 2 : Alcatraz, Fisherman's Warf, Russian Hill, Pacific Heights et Chinatown
Le décalage horaire a fait son petit effet : à peine les têtes avaient elles touché nos oreillers que nous dormions profondément (à 22h). Certes, j’étais réveillée à 3h30 mais d’autres ont fait la grasse matinée jusqu’à... 6h ! Dès 7h15 nous sommes en direction de l’Embarcadero dans le but de rejoindre l’île d’ Alcatraz et sa fameuse prison. Nous "faisons connaissance" avec les bouchons de l’entrée dans San Francisco mais, nous parvenons à temps à bon port ou plutôt à bon Pier (le 33) pour acheter donuts et boissons chaudes et embarquer pour la première traversée du matin vers Alcatraz. Nous sommes garés vraiment tout près (moins de 10 minutes de marche du Pier, il y a plein de parkings où on laisse sa voiture à une personne qui la gare. On a payé 15$ pour la journée). Heureusement que nous avons réservé les billets depuis longtemps car il n’y a plus de disponibilités jusqu’au 26 août !
A peine débarqués, nous suivons les conseils d’autres forumeurs indiquant qu’il faut aller sur la droite tout de suite pour récupérer les audioguides les premiers afin d’être seuls quelques minutes au moins à l’intérieur de l’ancien pénitencier. La visite est aussi passionnante qu’émouvante, accompagnée d’un audio-guide en français particulièrement bien fait (témoignages, ambiance sonore). Les cellules sont vraiment minuscules. Je vous conseille de voir ou revoir « L’évadé d’ Alcatraz » avec Clint Eastwood avant de vous y rendre.
De retour sur “le continent”, nous allons voir les sea lions du Pier 39. Nous les observons durant un long moment car leurs attitudes et leurs jeux sont très amusants. Par contre, leur odeur...
Pour déjeuner, certains, dont moi-même, goûtent la spécialité du quartier Fisherman : la soupe crème et palourde servie dans une miche de pain. C'est plutôt bon et très nourrissant. Nous souhaitions voir les bateaux du San Francisco Maritime National Historical Park mais ils étaient inaccessibles ce jour. Au guichet, nous en avons tout de même profité pour acheter l'Annual Pass et franchement, 80$ pour 1 an de parcs c'est totalement dérisoire. Payez-les ! Nous parcourons ensuite le musée des jeux mécaniques (Pier 45, lieu très sympa où nous ne pensions pas rester aussi longtemps et où nous avons dépnsé quelques quarters), les rues à 45° (c’est bon pour les mollets, c’est bon, bon !), courons dans les lacets de Lombard street (du haut vers le bas, bien entendu !), remontons les câbles des fameux Cable cars, visitons le musée qui leur est dédié (gratuit et impressionnant) et mangeons des trucs “chelous” et pas bons dans Chinatown (J'ai même inventé un nouveau dicton : "Ne goûte que ce qu'on te conseille, pas ce qu'on te vend"). Dans ses Fortune cookies, Thomas se voit prédire un voyage exotique et Arno, une bonne retraite... 50% de justesse ! Nous prenons la route pour Salinas en passant par les ourlets de Gilroy où les enfants s'achètnt chacun une paire de baskets.
Jour 3 : De Salinas à Los Angeles en passant par Santa Barbara
Après un riche petit déjeuner pris dans un Starbucks (Il est parfois plus simple et plus rapide de choisir une enseigne connue !), nous roulons jusqu’à Santa Barbara (J’avoue avoir eu une pensée pour le sergent Castillo...). C’est une superbe station balnéaire, très propre, fleurie et plantée de palmiers, entourée de collines et où il y a visiblement autant de restaurants que d’habitants. Nous en choisissons un (resto bien sûr, Tamira, 1027 State St) conseillé par le Routard avec un buffet indien “all you can you eat” (9$ par personne !) et vraiment excellent (les nans servis à la demande étaient gras et moelleux comme il faut). Nous continuons vers Los Angeles et là c'est l’horreur : 150 km entre 30 et 50 à l’heure sur des autoroutes à 5 ou 6 voies et une température extérieure qui ne cesse de grimper (jusqu’à 35°). Du coup, enfin parvenus sur Santa Monica, nous abandonnons le projet initial de louer des vélos pour une baignade dans les rouleaux du Pacifique sous la surveillance de Mitch (encore une référence à la télé des années 90 !). Un petit tour sur le Pier pour voir le bout de la route 66 et le restaurant d’un certain Forrest et c’est parti pour Hollywood by night.
Notre motel est un peu moins miteux que le précédent et en plein sur Hollywood bvd, à à peine quelques mètres du début de la Walk of fame (les étoiles) que nous arpentons. Du monde mais bien moins que sur les Champs Élysées, des néons, de la musique à fond, des boutiques de souvenirs hallucinantes, des bars avec multiples écrans géants retransmettant du sport ou des clips, des musées très racoleurs mais où on ne peut pas être certains de trouver des choses très intéressantes... Nous rentrons nous coucher à 23h, épuisés une fois de plus, en croisant les noctambules parés de leurs plus beaux... plutôt, plus courts atours pour sortir en boîte. Bon à savoir : il n’y a aucun endroit sympa et bon marché pour dîner sur le boulevard... C'est un endroit où je ne retournerai pas.
| | | Jour 4 : Journée à Universal Studio
Réveillés par les sirènes des pompiers et les hélicoptères à 6h30 donc personne n’a râlé après maman qui n’y est pour rien ce matin. Nous petit-déjeunons dans la chambre des céréales Lucky Charms dans des mini mugs de camping remplis de lait en poudre : yummy !
Aucun embouteillage pour arriver sur place, un accueil “à l’Américaine (“Hi guys! How are you ? Have a nice day !” et grand sourire), récupération des places (achetées sur Internet. Astuce : le pass trois jours m'a fait économiser 9$ par billet) et nous voici sur la première ligne entrant sur le parc.
Nous commençons par l’extrémité basse du parc qui regroupe les attractions “à sensation” (rien à voir tout de même avec le Space Mountain de Disney niveau “perturbations digestives”). Nous combattons auprès des Autobots (génial), traversons le parc jurassique (humide), échappons à la Momie (rapide), parvenons à survivre aux attractions du cinglé Krusty tout comme une autre famille de 5 (les Simpsons), parcourons Wisteria Lane après avoir été bousculés lors du combat de King-Kong contre un tyrannosaure, etc. Bref, une journée bien remplie achevée en compagnie des Minions trop mignons. Juste un conseil : préparez vos pique-niques car toute la nourriture est très chère sur le parc.
| | | Jour 5 : De Hollywood à Vegas
Réveil tardif (8h!), petit déjeuner rapide puis nous allons voir de plus près les célèbres lettres d’ Hollywood. Le panneau “Hollywoodland” (la fin a disparu) était à l’origine une publicité implantée par un promoteur pour vendre des maisons sur les collines d’ Hollywood. Hier soir nous avons tourné dans le Griffith Park qui est le jardin public le plus grand... du monde !
Toujours bien respectueux des règles de stationnement souvent difficiles à suivre, nous nous garons à quelques kilomètres des fameuses lettres (d’autres se sont engagés malgré les injonctions “no entry”, “no acces to Hollywood sign”, “no trepassing”, “under prosecution”; ça fait peur...) puis nous grimpons. On ne peut s’en rapprocher qu’à quelques mètres. Mais ça fait quelque chose...
La route vers Vegas est longue et chaude (très rapidement, les 95°F... À vous de chercher.), d’autant plus longue que nous faisons une halte dans un Wallmart (supermarché inévitable) plein de trucs étranges à regarder. C’est vraiment le paradis des calories en grands volumes. Le paysage est désertique mais il nous permet de découvrir un super mot au Scrabble... Je vous en fais cadeau !
Et d’un coup, au milieu du désert, apparaissent des bâtiments qui ne ressemblent à aucun autre... Vegas la démentielle ! Nous nous installons dans nos chambres, choisissons le buffet du Cravings où nous allions dîner et allons chercher des bons de réduction au kiosque situé juste à la sortie du Best Western (dîner à volonté pour 5 113$ au lieu de 150). Nous mangeons “all you can eat” du Mexique, de l’ Italie, du Liban... Il y a des pièces de bœuf et du crabe, des salades et des pizzas, un buffet de desserts incroyable et des fontaines de sodas avec des goûts impensables. Même la bière, le vin et les boissons chaudes sont à volonté. Tout est délicieux et raffiné. Je suis surprise et repue. Puis, de 20h30 à 1h nous arpentons le Strip et visitons d’incroyables hôtels : le Venitian avec ses gondoles et son ciel diurne en pleine nuit, le Caesar Palace et ses galeries interminables, le Bellagio et ses fontaines qui s'animent tous les quarts d'heure, le Mirage et son volcan... Lumières, bruits et consommations (ne pas râter la boutique M&M's) sont les rois de la fête mais je dois avouer avoir bien “kiffé”.
| | | Bonjour Hélène, Le jour j'écris et le soir, j'attaque la lecture de ton carnet. Difficile de passer à autre chose après un tel voyage... | | | Jour 6 : En route vers Zion
Ce matin, après une bonne mais courte nuit (levés à 8h, couchés à 2h30 pour les parents et presque 2h pour les enfants et j’ai entendu des individus passablement “imbibés” rentrer jusqu’à 4h30), nous décidons de trainer un peu à l’hôtel pour qu’Elsa et Arno profitent de la mini mais déserte piscine. Ensuite, nous allons à la laverie pour la corvée de la semaine avant d’attaquer les parcs... Nous prenons alors la route pour Zion où nous avons prévu de faire une partie de la randonnée “the narrows”. Zion est un parc merveilleux. Avec le recul, nous nous sommes dit que deux ou trois jours auraient été nécessaires pour vraiment en profiter.
Nous arrivons un peu plus tard que prévu car la halte à la laundraumat nous a retardés. Nous déplions la tente en 1 minute (elle est vraiment exceptionnellement pratique) puis filons prendre la navette obligatoire pour traverser la totalité du parc (45 min sans avoir besoin de conduire soit-même, ça s'apprécie) et entamer une randonnée très particulière et fort attendue qui est partiellement dans l’eau dans un étroit canyon. C’est magnifique et très plaisant d’autant plus qu’en partant à 18h, nous ne croisons que des gens circulant dans l’autre sens. Les précédents randonneurs ont abandonné leurs bâtons à l’entrée du canyon et avec nos chaussons d’eau (toujours Décathlon), nous sommes parfaitement équipés pour la balade.
Nous reprenons l'avant-dernière navette du soir pour regagner notre campement à la nuit. Pas de lumière dans le camping, que le spectacle grandiose d’une nuit étoilée.
Jour 7 : Zion et Bryce Canyon
Petit déjeuner avec le soleil qui se lève. On replie la tente.
A 8h, montée dans la navette qui nous dépose au départ de la plus belle et la plus éprouvante randonnée jamais faite : Angel’s landing. Ascension de 1h45, parfois aidés de chaines pour accéder à un point de vue unique sur le Canyon. En plus d'un paysage à couper le souffle, nous découvrons que notre plus jeune fils souffre de vertige. Je tiens à dire ici qu'il a été très courageux puisqu'il est malgré tout allé au bout du parcours.
Nous quittons ce parc avec regret.
Mais quelques heures plus tard, nouveau ravissement : Bryce Canyon. Cette fois, nous rejoignons une ranger pour une balade commentée qui nous fait une fois de plus prendre conscience de notre piètre compréhension de l’anglais. Ce parc, unique en son genre avec ses hoodoos, sortes de colonnes rocheuses rouge-orangé façonnées par l’eau, est splendide. Nous allons ensuite contempler quelques points de vue parfois accompagnés sur notre route de chipmunks ou de mule deers.
| | | Jour 8 : Bryce Canyon
La nuit a été agitée car nous avons eu un peu (moi, très !) froid (8°c à 2500 m) et nous avons plutôt (moi, très !) mal dormi. Du coup, lever difficile mais en randonnée dès 10h pour 11km au cœur des hoodoos. Nous avons combiné trois circuits : Queen’s Garden-Peek A Boo- Navajo Loop trail. C’était grandiose. Attention tout de même aux mauvaises rencontres...
Je tiens à préciser plusieurs "petites" choses qui m'ont beaucoup surprise dans tous ces parcs magnifiques : - les visitor centers sont des lieux de passage absolument incontournables car ils permettent d'acquérir un grand nombre de documents forts utiles avant de partir en randonnées et proposent des programmes d'activités gratuites avec les rangers très intéressants, - il y a des toilettes sèches (et gratuits) un peu partout dans les parcs (alors qu'on galère en région parisienne quand il s'agit d'assouvir un de nos besoins les plus basiques), - les mises en garde sont nombreuses et claires et la nature est respectée (peut-être moins à Yosemite).
La journée se termine avec une petite balade-courses à Bryce city (peu d’intérêt) et la promesse d’un feu de camp avec saucisses et marshmallows pour les enfants. Ces derniers finissent de compléter leur "Junior Ranger Program" comme ils le feront dans tous les autres parcs visités. Lorsqu'on arrive dans un parc, on passe par le visitor center et on demande ce programme à un ranger situé à l'accueil. Il nous donne alors un livret d'activités à compléter par les enfants. Il s'agit de répondre à des questions (en anglais) sur les espèces présentes dans le parc, sur l'histoire des formations rocheuses, mais aussi de faire des schémas ou croquis, de ramasser des ordures trouvées dans le parc (sac et gants sont fournis !) et de suivre une intervention menée par un ranger (veillée, petit déjeuner, balade, conférence...). C'est extrêmement bien fait et toute la famille se prend au jeu tout en améliorant son anglais ! Quand le nombre d'activités requis est atteint, les enfants présentent leur livret au visitor center, jurent de préserver la nature, de transmettre cette nécessité aux autres et reçoivent un badge et un diplôme.
La nuit est à nouveau d’être difficile car la température baisse encore : nous dormons en pull, pantalon et chaussettes toujours tous les 5 alignés comme des sardines (J'ai regretté de ne pas avoir emmené de bonnet !).
| | | Jour 9 : De Bryce à Torrey
Nous reprenons la route : la Scenic road 12. C’est sympa de rouler sur une si belle route. Au visitor center du Grand Staircase-Escalante National Monument nous pouvons voir voler et boire des dizaines de colibris.
Petit arrêt dans un adorable café (Kiva Koffeehouse) avec une vue de “ouf” sur un canyon. Nous faisons ensuite une rando (Calf creek falls) entre Escalante et Boulder sur un chemin sablonneux conduisant à une superbe cascade où les plus courageux se sont baignés... en sous-vêtements !
On croise même sur le retour deux prairie dogs of Utah (des chiens de prairie qui sont en fait des sortes de grosses marmottes). En fin d’après-midi, nous parcourons une partie du Burr trail qui est une route passant par différents types de paysages, traversant un canyon (c’est impressionnant d’être seul sur la route entre deux parois rocheuses rouges) et débouchant perpendiculairement sur un “pli” géologique (waterpocket fold) de 160 km de long.
La route 12 récupérée, nous avons roulé à travers la Dixie National Forest, évitant les nombreux écureuils avec des rayures sur le dos et la tête (chipmunks) et les daims. Ce territoire est très peu fréquente et encore très sauvage. Puis nous avons atteint notre campement pour ce soir : un sympathique bungalow en bois avec une salle de bain, 3 grands et confortables lits et une terrasse avec barbecue où nous avons dégusté un repas chaud et consistant : pâtes au cheddar et saucisses grillées. | | | Jour 10 : De Torrey à Moab
Après une bonne nuit dans un vrai lit et une bonne douche préservant l’intimité, nous partons à la découverte du Capitol Reef national park où Arno et Elsa participent une fois de plus au Junior Ranger program. Ils sont trop mignons mes zozos, mains droites levées, répétant l’engagement des rangers (j’ai bien rit quand Arno a compris “Mister Bean” au lieu de “disturbing”). C’est un parc beaucoup moins spectaculaire que les autres mais nous avons pu y prendre notre temps en parcourant la Fruita scenic drive et en pique-niquant auprès des verges de Fruita où l’on peut cueillir gratuitement des fruits si c’est pour une consommation immédiate ou laisser une modeste contribution financière dans une urne si on en remplit son sac.
Nous voici aux portes d’ Arches national parc, dans un camping très différent des précédents. Certes il y a la piscine, le mini-golf, de grands sanitaires mais les emplacements sont minuscules et nous sommes au bord d’une highway très passante. Dans les parcs, les emplacements sont immenses et les voisins les plus proches sont des animaux silencieux... Pour que les enfants restent motivés par le périple, nous allons manger dans un restaurant de Moab, Zax, proposant une formule “all you can eat” dont ils deviendraient vite adeptes. Salades, soupes et pizzas à volonté (j’ai calé après salades, soupes et 4 parts de pizzas... J’ai perdu face aux 4 autres).
Jour 11 : Arches national park
Dire qu’on va passer 3 nuits dans ce camping ! “Calme et accueillant” écrit le Routard ! Oui, aussi tranquille que peut l’être un pont autoroutier ! J’étais la seule à avoir des boules Quies la nuit passée mais je constate malgré tout qu’à 5h30 mes 4 compagnons dorment encore... Ce matin nous avons rendez-vous à 9h avec un ranger pour randonner dans Fiery Furnace, une balade de 3h assez physique au milieu des formations rocheuses qui ne peut se faire qu’avec un guide expérimenté. Le temps est gris et parfois pluvieux (août est la saison des orages) mais finalement cela nous permet de marcher plus aisément car la température n'excède pas les 30°C.
Nous allons ensuite pique-niquer au bout du parc, à Devils garden où nous découvrons un camping sauvage (Primitive campground) qui nous fait de l’œil et où il reste des places. Nous avons préféré tout réserver depuis la France et celui-ci ne pouvait être retenu, dommage. Nous marchons ensuite pour découvrir Landscape Arch et Double O Arch (plus difficile à atteindre et ayant eu raison des filles qui sont revenues par le même chemin et sont allées voir Navajo Arch alors que les garçons ont suivi le Primitive trail plus ardu qui leur a permis de voir Private Arch).
Les deux plus grands n'en pouvant plus de marcher demandent à ce qu'on les ramène au camping. On en profite pour "rendre visite" à Balanced Rock et s'arrêter au Park Avenue. Une fois au camping, Alex, Arno et moi, voyant le ciel continuer à se couvrir et ayant peur que la journée du lendemain ne permette pas un retour sur Arches pour aller voir Delicate Arch (symbole de l' Utah), y retournons. Nous marchons très vite pour arriver à l'arche avant la nuit et la pluie et nous ne regrettons pas le déplacement. Certes les photos sont très décevantes mais l'émotion ressentie est très forte.
Sur le chemin du retour, nous croisons des graffitis (pétroglyphes) laissés par des Native American ainsi qu'un groupe de touristes espagnols débarqués à la nuit et se contentant de photographier les panneaux indicateurs des randonnées !!! En retournant sur le camping, nous pouvons voir les éclairs zébrés le ciel. Une fois à notre tente, nous sommes accueillis par des trombes d'eau et découvrons les enfants se protégeant de l'orage enfermés dans les toilettes. Quel camping ! | | | Jour 12 : Dead horse point et Canyonlands (Island in the sky)
Nuit difficile avec pluie uniquement dehors jusqu’à 3h mais aussi dedans le reste de la nuit... Ce matin nous profitons du retour du soleil. Nous démarrons la journée avec le serment des enfants à Arches national park puis nous prenons la route de Dead horse point state park qui offre une vue imprenable sur la rivière Colorado.
L’après-midi, épuisés par la journée et la nuit précédentes, nous nous contentons de marcher 1h pour aller faire les pitres devant un précipice, 30 minutes pour voir une arche et 5 pour écarquiller les yeux devant la route sinueuse de la Green River au milieu d’un canyon.
De retour de Canyonlands, nous errons une bonne heure dans les rayons climatisés du supermarché tant pour chercher notre pitance du soir que pour s’extasier devant des aliments inconnus chez nous. | | | Jour 13 : De Moab à Monument Valley
Journée tous terrains. Nous débutons la journée par une balade (si ce mot évoque pour vous douceur et romantisme, il vous semblera bien inapproprié...) en buggy ! Nous louons un véhicule pour 5 chez High point hummer et ATV (activité onéreuse mais exceptionnelle, 290$ pour 5h de location). Check-in du véhicule, incarcération dans nos casques très seyants, lecture rapide de la carte et c’est parti pour 4h de secousses, de serrage de fesses et de petits cris suraigus ! Franchement, je ne pensais pas qu’on pouvait franchir de tels obstacles autrement qu’à pied et en peinant... Et dire que j'avais proposé aux votes le buggy ou une balade à cheval à Monument Valley... La prochaine fois, j'impose !
A midi nous pique-niquons sur une aire de repos particulièrement bien entretenue avec un gazon magnifique au milieu des roches rouges. C’est un papi qui vit sur place depuis trois ans et y travaille pour compléter sa retraite. On a passé un bon moment en sa compagnie. Puis, à peine remis de la conduite sportive du matin (surtout moi et mon estomac de chochotte), nous reprenons la route pour Monument Valley. Quelle vision magnifique ! Ce parc est grandiose surtout quelques heures avant le coucher de soleil. Nous parcourons la Valley Drive (encore pas mal de secousses).
Ce soir nous dormons dans le parc, face à la vue mythique des westerns et sous un ciel constellé d’étoiles.
Jour 14 : En route pour Page et le lac Powell
Lever très matinal mais somptueux. J’ouvre juste la tente. Il est 6h10.
Après avoir quitté à regret (mais un peu contraints par la chaleur) le camping, nous faisons une halte au Goulding Lodge museum qui retrace l’installation de Harry Goulding et sa femme à Monument Valley. Ils ont installé un trading post (comptoir commercial avec les indiens) et ont fait venir John Ford et Hollywood. C'est un lieu assez sympa à découvrir. La route vers Page est... chaude. Affamés, nous nous arrêtons dans un Denny’s qui, sans être formidable, est meilleur que chez Ronald... Il fait vraiment très chaud au bord du lac Powell alors on fait comme tout le monde : on erre là où il y a de la clim ! Nous trainons dans le Visitor Center du Glen Canyon dam (barrage), puis dans l’accueil du camping. On s’installe ensuite sous le cagnard (40°C et pas d'ombre) et nous allons faire une balade du côté d’Horseshoe Bend, encore une merveille de la nature.
Après ce grand moment d’émotion, nous repartons en exploration dans un Wal-Mart (où on trouve de tout mais où on ne sait jamais que prendre). De retour au camping, pendant que Thomas surveille la machine à laver, Arno et moi allons nous baigner en nocturne dans le lac (20h et encore 37°C !). L’eau est chaude et nous sommes seuls ce qui est fort étrange car ce camping compte 250 places (ça nous change !) et se trouve dans un complexe avec hôtel et marina. On se relaie et cette fois, j’attends que le sèche-linge se termine en compagnie des enfants qui pianotent sur leurs tablettes le temps qu’une douche se libère. | | | Hello Cécile,
Je suis avec attention ton carnet car les familles qui campent sont assez rares.
Zion est un parc merveilleux. Avec le recul, nous nous sommes dit que deux ou trois jours auraient été nécessaires pour vraiment en profiter.
100 % d'accord et en plus il y a aussi les alentours : Kanarra Creek, Yant Flat, Snow Canyon... et mille et une autres balades. Maintenant, dans un séjour aux USA où le nombre de jours est limité, c'est difficile d'emblée à dire qu'il faut rester 5 jours dans le coin. Mais assurément, Zion et ses environs doivent être invariablement programmés lors d'autres voyages.
A Monument Valley, c'est le 1er retour que je lis sur le nouveau camping ! Il a l'air idéalement placé ! Il va faire une sérieuse concurrence au Goulding's qui se trouve à l'extérieur. Donc, le matin, vous n'avez pas eu besoin de repayer l'entrée du parc pour vous balader ? | | | Bonsoir Jean-Philippe, Effectivement, le camping était quasiment vide ce qui était une chance car il y a pas mal d'emplacements et peu de sanitaires. Peu ont pu en parler car sur le site du parc , il est écrit que le camping le plus proche est celui du Goulding mais ce qui m'a fait douter (et c'est pour ça que j'avais envoyé directement un mail aux Navajos) c'est qu'il est écrit "Campground currently not available until dec. 2013" alors pour août 2014... Il a en fait ouvert en juillet. Je te confirme également que tu n'as pas à payer à nouveau l'entrée du parc puisque le camping se situe après avoir passé la guérite. | | | Je te confirme également que tu n'as pas à payer à nouveau l'entrée du parc puisque le camping se situe après avoir passé la guérite.
C'est quand même un avantage non négligeable | | | Jour 15 : Glen Canyon recreation area et Lac Powell
Levés très tôt ce matin parce qu’il fait chaud très rapidement sous la tente. Nous avons plutôt bien dormi l’emplacement est spacieux et les voisins pas trop proches. Il y a vraiment beaucoup de Français dans ce camping, en tentes, et majoritairement des groupes de jeunes qu’Arno a rangés dans la catégorie “les anges de la télé réalité dans l’ Arizona”... Certains ont braillé jusqu’au milieu de la nuit mais assez loin de nous.
Ce matin nous descendons dans un slot canyon (canyon presque complètement fermé en surface) accompagnés par un guide indien. Il s’agit du fabuleux Lower Antelope Canyon. C’est vraiment particulier et inévitable. Nous étions passés la veille en fin de journée pour réserver pour 9h le lendemain matin. Il y avait vraiment du monde en fin de journée mais à 9h, nous avons pu prendre notre temps y compris pour faire quelques photographies. A 5, nous en avons eu pour 133,90$. Le guide qui nous accompagnait nous a proposé plusieurs fois de nous prendre tous ensemble en photo mais les résultats ne sont vraiment pas « top » malgré sa certitude du contraire ! Au moins, nous sommes tous les 5 en photo.
Nous retournons ensuite voir Horseshoe Bend sous une autre lumière.
Restaurant thaï sympa et pas cher à Page à midi (Dara Thaï express, 636 Elm St, 59$ à 5) et nous voilà repartis vers le barrage que nous visitons avec une guide américaine qui ne fait aucun effort pour être comprise... ou alors...
Nous partons ensuite pour une petite croisière d’1h30 sur le lac histoire de le découvrir depuis l’intérieur. Cette croisière est accompagnée d’un audioguide. Nous l’avons trouvé certes agréable mais trop onéreuse (210 $ à 5) pour le plaisir qu’elle nous a apporté.
| | | Jour 16 : Le Grand Canyon
Nous avons tous passé une bonne nuit de plus au bord du lac Powell et c’est à nouveau sous un grand soleil et un beau ciel bleu que nous nous levons. Comme il a encore fait chaud la nuit, nous avons laissé les “fenêtres” de la tente ouvertes et nous assistons au lever de soleil depuis nos duvets : luxe.
Petit tour au visitor center pour la récupération du désormais traditionnel badge de Junior ranger et départ vers la rive sud du Grand Canyon. Les prévisions météo ne sont pas fameuses ; des orages sont annoncés. Effectivement, le ciel s’obscurcit 50 km avant notre destination et la température chute. Nous passons les cahutes d’entrée du parc alors qu’il reste 30 km à parcourir et là, éclairs, tonnerre, pluie et grêle font descendre la température à 48°F : nous avions 55°F de plus deux heures avant !
Nous faisons comme tout le monde nous errons de visitor center en visitor center (le parc est très grand) et soudain, à 17h, une éclaircie nous permet de faire une partie du Rim trail (promenade qui longe le bord du canyon) et d’assister au coucher de l’astre tant désiré. Malgré tout, les accès aux randonnées que nous voulions emprunter restent fermés (Hermists Rest Road). Ce canyon, immense (16 km de large, 2 km de profondeur), est d’une grande beauté avec ses multiples couches colorées de roches qui à elles seules racontent 2 milliards d’années de l’histoire de la Terre. En haut, c’est très boisé et tous nos sens sont en éveil : odeur des pins et autres plantes sauvages, bruits des oiseaux et des écureuils, l’immensité colorée offerte à nos yeux par le canyon (nous apercevons même la Colorado River). Et pour le goût me demanderez-vous : d'affreux bonbons dénichés par Elsa.
Nous filons ensuite au camping non sans difficulté car le plan n’est pas clair et il fait très sombre (nous apprendrons plus tard dans la soirée que le parc a pour objectif d’obtenir le label “dark sky” accordé aux lieux sans pollution lumineuse et permettant une observation parfaite de la voie lactée). L'installation de la tente n'est pas aisée non plus car c'est très rocailleux mais l'espace est grand et boisé. Nous nous changeons très vite (nous avons pris nos précautions et nous sommes arrêtés sur la route acheter des survêtements !) et nous rejoignons un ranger dans l’amphithéâtre pour un exposé sur l’observation du ciel nocturne. Nous avons les fesses un peu mouillées mais restons jusqu’au bout car c'est passionnant et avec les images, notre anglais devient meilleur...
Nous nous couchons sous la pluie, sans avoir eu de véritable repas, craignant un peu l’humidité de la nuit. | Carnets similaires sur les États-Unis: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 13 314 visiteurs en ligne depuis une heure! |