Bonjour Catherine.
Je suis content que tu sois bien rentré à bon port, non plus exactement au bercail

.
Tu arrives à pic pour la surprise ou plus exactement la " rencontre "
Nous sommes le mardi 21/7 et sommes réveillés à 6 H 20 par le bruit d'un hélico

Le soleil se lève tout juste.
Une sortie sur le balcon où il fait frisquet me permet de voir sur bâbord à quelques
centaines de mètres sur l'avant, le Champlain
Mon appareil photo était, comme moi, un peu flou.
Le Champlain avait accéléré, à moins que ce soit le JC qui avait réduit sa vitesse,
et à l'heure prévue : 6 H 30, il se retrouve à tribord (dommage pour nous qui sommes
à bâbord). Je suis donc obligé de monter au pont 6 sur la terrasse du salon d'observation
pour constater nous sommes une bonne quinzaine) qu'outre le Champlain, le Bougainville nous a rejoint.
Ce dernier qui assure des croisières au départ de
Bordeaux pour monter jusqu'à
Hoëdic avant de descendre vers le
Pays Basque a rejoint ses jumeaux.
La moitié des Ponant explorers réunis, c'est une certainement une rareté car
la flottePonant est le plus souvent dispersée aux 4 coins des océans et mers de la planète.
La rencontre mérite donc d'être immortalisé par un très célèbre photographe,
spécialisé dans les photos maritimes, par ailleurs aussi peintre de la Marine depuis 1991.
C'est lui qui a choisi l'heure de la rencontre pour une meilleure lumière (et ce matin,
il est particulièrement gâté

.
Et pourtant, les 3 Ponant explorers ne sont pas seuls puisque à la proue du Champlain
apparait un remorqueur de haute mer : le Pegasus.
Depuis plusieurs semaines, à intervalles irréguliers, il remorque le Commandant Charcot,
futur navire d'exploitation polaire, hybride électrique propulsé au GNL.
Ce navire a été construit lui aussi à Tulcea, en
Roumanie, avant d'entamer début Mars un
long périple. Après la Mer Noire et le détroit des Dardanelles, il a traversé toute la
Méditerranée, franchissant le détroit de
Gibraltar avant d'entamer la remontée de l'Atlantique Il devait s'arrêter aux chantiers de l'Atlantique à
St Nazaire pour que ses 2 azipods soient
installés début Avril. L'arrêt de l'activité des chantiers (cause Covid) l'avait obligé à continuer
sa navigation jusqu'à Soviknes, au chantier Vard, où il avait côtoyé le JC durant 2 bon mois,
pour ses travaux de finition.
Parti de
Norvège quelque jours avant le JC, naviguant à 5 noeuds seulement, il avait été
doublé au bas de la Mer du Nord par le JC (inséparables ces 2 là)
Il avait rendez-vous à
St Nazaire (seul chantier possédant une forme et les installations
nécessaires) 2 jours plus tard pour la pose de ces fameux azipods (de jolies bebètes
de 300 tonnes chacune, sans compter les hélices !
Après la proue, découverte maintenant de la poupe.
Et maintenant, le Champlain s'étant éclipsé pour voguer vers la mer Adriatique où
Ponant propose depuis début Aout des croisières au départ de Dubrovnik, pas très régulièrement, cause remplissage insuffisant probablement.
le Commandant Charcot en entier.
Et au zoom, la proue sans " bulbe " de ce navire.
Ouf ! J'en ai terminé avec cette rencontre, plus qu'exceptionnelle, UNIQUE

.
PS : pour ceux qui peuvent être intéressés. Mer et Marine a consacré la semaine passée
un long et très complet reportage au Commandant Charcot.
A plus pour l'escale du jour
Jean-Pierre