Bonjour Marie Christine
Merci de me suivre.
Je vais avancer dans mon CR car mon petit doigt me dit que Catherine
" piaffe " d'impatience pour nous donner ses impressions de cette même
croisière. Donc, maintenant : fin de la journée du jeudi.
A la sortie de la dégustation de caviar, direction le théâtre pour le dernier
Recap / briefing.
Ben, émerveillé par les rivages de
Morgat, intitule son exposé " ils ont des monts
bien ronds ces bretons ". J'apprends à cette occasion que la
Bretagne a eu des
sommets de plus de 5.000 mètres, mais il y a bien bien longtemps

.
Pour conclure son intervention, il ramène l'histoire géologique de la terre sur une
année, nous précisant, en conclusion, que les 10 derniers millénaires ne représentent
que quelques minutes de cette histoire.
Daphné, l'adjointe de Gérard, parle elle aussi de la
Bretagne, d'aspects beaucoup plus
concrets, même si maintenant, c'est un peu de l'histoire ancienne, tels les moulins et
aussi les terre-neuvas, ces paysans, pour la plupart, partant pêcher la morue sur les
bancs de
Terre Neuve ou d'
Islande.
Gérard choisit alors ce sujet pour parler de l'escale de demain :
Bréhat, dont beaucoup
d'habitants participèrent à ces campagnes de pêche.
A la sortie de ce briefing, je constate que le JC a dépassé le goulet de
Brest et défile
maintenant devant la Pointe St Mathieu
Ce lieu (un peu dans la brume de chaleur) se situe à l'extrême
ouest de la France.
De droite à gauche, le phare, les ruines de l'abbaye et le sémaphore toujours en
service pour veiller au respect des directives du Préfet Maritime de l'Atlantique.
La pointe St Mathieu marque l'entrée du chenal du Four, passage de la mer d'Iroise
situé devant cette Pointe et Beniguet, ile inhabitée faisant partie, comme
Ouessantet
Molène, du Parc Marin d'Iroise.
Le chenal du Four est parsemé de roches et de haut-fonds où les courants peuvent
être très violents ; la navigation y donc est très réglementée.
Le Cdt du JC a pu obtenir l'autorisation d'emprunter ce passage à condition d'embarquer
un pilote ; en fait, nous constaterons lors de la récupération qu'il n'y avait pas un
mais deux pilotes !!!
Il fait tellement doux que nous décidons, sur la proposition de Tanguy, l'un des chefs de
rang du Nautilus, de diner à l'arrière du Nemo.
Notre table est située au pont 3. Cela lui donnera un supplément de travail puisque
les cuisines sont situées au pont 4.
Peu lui importe nous dit-il. Il préfère ce soir être seul car il a appris, quelques minutes auparavant qu'il fait partie des 15 membres d'équipage qui ne repartiront pas samedi
de
St Malo en raison du faible nombre de réservations pour les semaines à venir

.
Il se console car il pourra aller faire les vendanges et a reçu l'assurance qu'il aurait
une montée en grade lors de son prochain embarquement.
Il nous fera passer un excellent diner

, prenant vraiment soin de nous en nous
apportant des couvertures car le frais

est maintenant tombé, tout comme le jour.
Nous choisissons de rester admirer le coucher de soleil
pas très " chouette " dans un 1 er temps, puis beaucoup plus joli après qu'un peu
de vent eut chassé les nuages
Nous eûmes même la chance d'admirer un mini rayon vert

, une 1 ère pour Paul !!
Ce coucher de soleil nous privera du quizz " la bataille des cerveaux " proposé par
Simoné au Grand Salon.
Notre soirée n'était pas terminée pour autant car en passant à la cabine, le jdb nous
apprend que le Blue Eye sera fermé demain.
Nous décidons donc d'y faire une dernière descente quelques minutes avant la fermeture.
C'est Ludovic, le chef barman, qui y officie ce soir.
Nous avons encore raté un ballet de quelques dauphins, une heure auparavant

.
Pour nous consoler, Ludovic nous propose la dernière flute de la croisière... au Blue Eye.
Impossible de refuser une telle proposition

Il était grand temps d'aller se reposer pour une courte nuit, le programme de
Bréhatétant assez chargé

.
A demain donc pour notre dernière escale
Jean-Pierre