Au
Cambodge, cette année cette fete qui s'étale sur plusieurs jours s'est cloturée le 29 septembre...Au delà des frontières la communauté khmère ira honorer ces ancètres le samedi 4 octobre à
Bordeaux...Et partout dans le monde se déroule cette cérémonie...
Mais qu'est ce que le tchum ben ?...j'ai trouvé un article dans AKP que j'ai essayé de rendre le plus digeste possible...je vous le donne: ma manière de participer à la FETE! Mais aussi, ma facon de dire que l'on approche pas un peuple, sans en connaitre un minimum ses traditions...
En se référant au mot sanskrit "Binda" qui signifie les boules de riz qu'on offre aux mânes pour la création de leur corps spirituel après le décès, on peut comprendre tout de suite la terminologie "Ben", en Khmer, précédé d'une particule "Pchum" signifiant "rassembler", dont le couple forme un composé Pchum Ben.
Il s'agit de rassembler les ames des morts à la compagnie des vivants, dans une dynamique familialle, autour d'offrandes alimentaires.
Le Pchum Ben est une fête traditionnelle que célèbrent presque tous les Cambodgiens après 15 jours de Kan Ben commencant le 1er jour de la lune décroissante du mois de septembre "où le ciel est voilé de grisaille due aux nuages des pluies." Ce rite est donc associé au plus fort de la mousson et en annonce la fin, pluies influencées par le cycle lunaire.Le Kan Ben est réservé au culte des morts pendant lequel Yâma, Roi des Enfers, monté sur un buffle, libère les âmes jugées coupables pour qu'elles viennent rejoindre un temps leur famille qui, d'après les mœurs et coutumes khmères, n'oublie jamais d'apprêter des mets et de confectionner des gâteaux tels que le Num Ansorm et le Num Korm faits respectivement du riz gluant additionné du lait de coco et garnis d'ingrédients divers (cochon etc...) puis enveloppés dans les feuilles de bananier cuit dans de l'eau bouillante ou de pâte de riz garnie à l'intérieur de la chair de coco sucrée, emballée également par les feuilles de bananier, mais cuite à la vapeur.
D'aucuns disent que les âmes des morts, après avoir cherché des offrandes en vain dans sept pagodes, maudissent leur famille.Les ames attendent les familles, aux portes des pagodes et gare aux mécréants qui oublieraient cet usage...
Les bouddhistes, jadis imprégnés de sermons du Bien heureux, doivent offrir une partie de leurs préparatifs en mets ou en gâteaux à leurs parents dus à l'injure des ans avant même d'en aller offrir les restes aux bonzes au jour de la dernière quinzaine des morts. Souvent le chef religieux les conseille : "Les parents sont le Bouddha de chaque famille; il faut leur en offrir une partie avant qu'ils donnent ces mets aux moines".
Des inscriptions du roi Yaçovarman 1er, fin du 9ème siècle, nous apprennent que, dans les nombreux couvents par lui fondés, on offrait chaque mois les boules de riz (Bay Ben) aux mânes dans le combat, aux âmes délaissées. De nos jours, les campagnards plutôt que les citadins continuent à confectionner les boudins de riz gluant cuits dans du lait de coco mêlés d'ingrédients variables que sont les Bay Ben. On les dispose sur un plateau autour d'un gâteau fait du même riz dont la forme est pointue qu'on nomme le Bay Battbor qui est recouvert d'un cône de feuilles de bananier tronqué au sommet où l'on piqua des fleurs, les baguettes d'encens et une bougie et ou l'on rajoute quelques riels
Le Bay Battbor est laissé à la pagode tandis que les Bay Ben sont ramenés à la maison.Chaque famille préfère célébrer chez elle une cérémonie consacrée aux esprits de leurs ancêtres avec les Bay Ben la nuit de Tchum ben lsous forme de banquet auquel participent des amis et connaissances.
Souvent, en hommage du Bouddha, les gens du peuple préparent une pyramide florale ornée de fleurs en clinquant et en papiers multicolores et surmontée d'une image d'oie sacrée, soutient un cierge, dans la salle de fête de la pagode qu'est le Dharma-Sâla. Cette pyramide florale se nomme le Phka-Ben (fleur de Ben).
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