Thebubs · 5 janvier 2006 à 18:17 5 messages · 4 participants · 2 024 affichages | | | | 5 janvier 2006 à 18:17 Un Cambodge de plus en plus autoritaire Message 1 de 5 · 2 024 affichages · Partager Bonsoir,
pour ceux qui comme moi aime ce magnifique pays voila des nouvelles bien tristres.
Lu dans Courrier international de ce jour (et donc article de Cambodge soir):
Arrestation de Kem Sokha directeur du centre des droits de l'homme du Cambodge et de Yeng Vireak directeur du centre d'education legale pour la communaute. Ils ont etes arretes pour diffamations suite à la plainte depose par le gouvernement le 31 decembre. Le gouvernement continue donc de "mettre au pas" l'opposition politique et civile cambodgienne apres la condamnation de Sam Rainsy.
Esperons que les pressions des pays qui aident le cambodge parviendrons a ramener un peu plus de pluralisme. | | | À: Thebubs · 5 janvier 2006 à 18:26 Re: Un Cambodge de plus en plus autoritaire Message 2 de 5 · 2 018 affichages · Partager Salut Fred.....
Oui, celà fait un moment que la pression monte et celà est trés inquiétant pour l'avenir, et si tu le permet, je met l'article dans son intégralité afin de bien montrer ce qui se passse dans ce pays actuellement......
ÉCLAIRAGE - Le régime cambodgien est de plus en plus autoritaire A Phnom Penh, la liberté d'expression est menacée par les arrestations successives de militants des droits de l'homme. Le gouvernement intensifie sa répression et utilise une loi sur la diffamation pour enfermer les opposants.
L'arrestation, samedi 31 décembre 2005, de deux activistes des droits de l'homme est un signe supplémentaire de l'autoritarisme grandissant du gouvernement cambodgien. Kem Sokha, directeur du Centre des droits de l'homme du Cambodge (CDHC), et Yeng Vireak, du Centre d'éducation légale pour la communauté (CELC), sont les cibles les plus récentes d'une vague de répression menée par le gouvernement depuis l'automne contre ceux qui osent contester ses choix. Les deux hommes ont été inculpés de diffamation à l'égard du Premier ministre Hun Sen pour l'avoir accusé d'être un "communiste" et "un traître qui a vendu la terre cambodgienne au Vietnam", des propos inscrits sur une banderole exposée dans un stand du CDHC lors de la Journée internationale des droits de l'homme, le 10 décembre dernier.
Soung Chanthan, avocat du gouvernement, cité par Cambodge Soir, a précisé, le 2 janvier, qu'il avait porté plainte contre Kem Sokha, Yeng Vireak et d'éventuels complices. "Il revient au juge d'instruction de décider si d'autres personnes peuvent être poursuivies [dans la même affaire]", a-t-il indiqué. On apprenait mercredi matin l'arrestation de Pa Nguon Tean, vice-directeur du CDHC.
Yeng Vireak dirigeait le comité chargé de l'organisation de la Journée des droits de l'homme, à laquelle une soixantaine d'ONG ont participé. Son avocat souligne que les banderoles contestées ont été enlevées par les organisateurs dès que la police en a fait la demande. Elles étaient utilisées par le CDHC dans des forums pour illustrer la liberté d'expression. Lors de ces ateliers, l'organisation invitait les participants à y inscrire leurs réflexions, il est donc impossible de dire qui est l'auteur des mots incriminés par les autorités.
Le 31 décembre, des centaines de personnes se sont massées autour du bureau du CDHC pour empêcher la police – qui avait, selon des sources à Phnom Penh, cerné le bâtiment dès la veille au soir – d'y pénétrer et d'arrêter Kem Sokha. Très populaire, le directeur du CDHC a fondé son ONG en 2002, avec l'aide d'un financement du gouvernement américain. Ancien membre de l'Assemblée nationale de 1993 à 1998, où il siégeait à la commission des droits de l'homme, puis du Sénat, il organisait régulièrement, jusqu'à son arrestation, des débats publics dans toutes les régions du pays. Des centaines de participants venaient y exprimer leurs points de vue sur des questions aussi diverses que le prix de l'essence, le trafic des êtres humains, les droits de l'homme ou la corruption. Espaces de parole rares, ces forums, tout comme l'émission de radio de Kem Sokha, La Voix de la démocratie, étaient très mal perçus par les autorités, souvent au cœur des récriminations exprimées par les villageois.
Depuis Paris où il vit en exil, le principal opposant politique, Sam Rainsy, dénonce "un grand pas en arrière pour les droits de l'homme au Cambodge. Tous les cas de diffamation utilisés par Hun Sen sont des prétextes pour faire taire les voix des opposants. Kem Sokha attaque la corruption du régime. Et comme ces critiques sont pertinentes, elles menacent la pérennité du régime." Sam Rainsy vient d'être lui-même condamné par une cour de Phnom Penh à dix-huit mois de prison pour diffamation. Depuis octobre dernier, le directeur de Radio Abeille, Mam Sonando, et le président d'un syndicat d'enseignants, Rong Chum, sont emprisonnés en attente de leur procès pour avoir évoqué et critiqué la signature par Hun Sen d'un traité frontalier controversé avec le Vietnam. Par ailleurs, le député de l'opposition Cheam Channy a été condamné, en août dernier, à sept ans de prison. Amnesty International considère les trois hommes comme des prisonniers de conscience. Cinq autres personnes ont fui le pays par crainte d'être arrêtées. Dans la plupart des cas récents, le gouvernement utilise l'article 63 de la loi de 1992, qui stipule que la diffamation est un crime et est passible de peines allant de huit jours à un an de prison ferme. "En tant que politicien, il faut savoir accepter la critique. C'est un processus normal dans une démocratie", explique Naly Pilorge, directrice de la Ligue cambodgienne des droits de l'homme (LICADHO).
A Phnom Penh, ces derniers jours, la tension n'a cessé de monter et l'inquiétude est grande parmi les organisations non gouvernementales, les journalistes et les membres de la société civile. "Tout le monde se tait. Même les étrangers n'osent plus parler, indique le responsable d'une ONG locale. Dans les périodes les plus noires de ces dernières années, en 1998 par exemple, un an après le coup d'Etat, on avait encore de l'espoir que la situation s'améliore. Maintenant, c'est fini. Les gens ont peur. Le gouvernement utilise le système judiciaire pour réprimer les syndicats, les ONG, la population et empêcher tout le monde de parler."
Ceux qui travaillent sur le terrain veulent encore croire aux pressions que la communauté internationale pourrait exercer sur le gouvernement de Hun Sen. L'ambassadeur de Grande-Bretagne était sur place lors de l'arrestation de Kem Sokha. Selon Cambodge Soir, il a tenté en vain, pendant près d'une heure, de jouer des coudes et de son autorité pour pénétrer dans le bâtiment. "On m'a interdit l'accès au bâtiment sans explication, et ce bien que j'ai précisé qui j'étais", a déclaré le diplomate aux journalistes présents sur place. L'ambassadeur des Etats-Unis, cité par le quotidien, a immédiatement réagi : "La seule explication est que le gouvernement a peur, et quand un gouvernement a peur des mots, il prend des décisions imprudentes. Il s'agit d'une nouvelle menace pour la démocratie que nous voulons tous instaurer. Nous souhaitons tous un gouvernement stable, et il n'y aura pas de gouvernement stable sans liberté d'expression".
L'organisation des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) appelle les pays donateurs à signifier que les attaques contre la société civile et la liberté d'expression ne sauraient être tolérées. "Ils doivent dire clairement qu'ils ne continueront pas à subventionner près de la moitié du budget d'un gouvernement aux tendances de plus en plus répressives, " estime Brad Adams, le directeur pour l'Asie de HRW. Deuxième pays en termes de coopération bilatérale, avec 112 milliards d'euros versés entre 2001 et 2005, la France axe son action au Cambodge sur un appui à l'Etat de droit. Cependant, mercredi 4 janvier, il n'y avait pas encore eu de réaction officielle à ces arrestations de la part du Quai d'Orsay. Le 28 décembre dernier, l'ambassade de Grande-Bretagne avait réagi au nom de l'Union européenne à la condamnation de Sam Rainsy, s'inquiétant de l'utilisation grandissante, sur la scène politique, des poursuites criminelles pour diffamation.
Christine Chaumeau | | | À: Alan · 5 janvier 2006 à 18:42 Re: Un Cambodge de plus en plus autoritaire Message 3 de 5 · 2 012 affichages · Partager Le silence de la France sur ces arrestations est un peu troublant. Les USA et nos amis anglais ont réagit dès la premiere heure..... | | | À: Hok · 5 janvier 2006 à 18:57 Re: Un Cambodge de plus en plus autoritaire Message 4 de 5 · 2 005 affichages · Partager Surtout sachant que....... Deuxième pays en termes de coopération bilatérale, avec 112 milliards d'euros versés entre 2001 et 2005, la France axe son action au Cambodge sur un appui à l'Etat de droit. Cependant, mercredi 4 janvier, il n'y avait pas encore eu de réaction officielle à ces arrestations de la part du Quai d'Orsay.......
Mais bon, si il n'y avait que celà qui ne fonctionnait plus dans notre douce France....... | | | À: Alan · 7 janvier 2006 à 0:19 Re: Un Cambodge de plus en plus autoritaire Message 5 de 5 · 1 771 affichages · Partager bientôt les contredisants vont se faire taxer "d'anti hunsenisme en gestation" !! | Discussions similaires sur le Cambodge: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 402 visiteurs en ligne depuis une heure! |