Bonjour madame ! Comme vous devez en passer du temps à lire les réponses à une question qui ne vous préoccupe probablement plus !
Je me permet tout de même de mettre mon grain de sel, basé sur quelques voyages à l'extérieur du
Canada.
D'abord, les taux de change qu'on peut trouver dans les pages financières des journaux ou dans les bulletins de nouvelle TV ne sont pas ceux que vous obtiendrez. A moins de transiger quelques dizaines de millions ! Les banques ne sont pas là pour perdre de l'argent et chargent des frais qui varient selon le type de transaction. Ainsi, ce qui est généralement le plus cher c'est d'acheter des billets étrangers avant de partir. C'est un peu normal puisqu'il y a des frais de transport et de manutention des billets. Il y a aussi les chèques de voyages, mais je ne crois pas qu'ils soient très utilisés en
France. Pas pratiques, les frais varient beaucoup : d'abord à l'achat, puis lors de l'échange : j'ai vu des frais par chèque, des frais par transaction, et même au
Mexique des taux exactement égaux à ceux pour changer des billets.
En général, ce que je préfère c'est d'utiliser ma carte de crédit aussi souvent que possible, couplée avec un retrait sur mon compte que je fais à partir d'un guichet dans le pays visité. Là, j'ai un peu de difficulté à expliquer à des français parce que je ne comprend pas votre système de carte.
Ce que les québécois appellent une carte de guichet, ou une carte de paiement, c'est une carte qui retire le montant directement de votre compte, sans intérêt, mais avec des frais de transaction qui varient selon les comptes bancaires. En général, il vaut mieux faire quelques gros retraits, par exemple hebdomadairement. Vous obtenez alors des billets du pays où est le guichet ATM. Notez cependant que certains guichets automatiques vous chargent des frais supplémentaires, notamment dans les aéroports (des frais de convenance si je peux dire). Au
Québec, le plus vaste réseau de guichets est celui de Desjardins, avec la couleur verte comme dominante. Je vais aussi vous raconter une mésavanture avec ce système : au
Japon, une banque qui devait accepter ma carte selon l'information reçu de la mienne l'a refusé. Je me retrouvais avec de l'argent pour 2 jours, 2 semaines et demi à faire, dans un pays qui n'aime pas les cartes de crédit. J'ai téléphoné au
Québec où on me disait que la banque nipponne aurait du accepter ma carte. Puis j'ai réalisé que j'excédait le montant maximum permis par transaction : j'avais mal calculé l'équivalence dollar / yen ! Ensuite, tout allait bien !
Les cartes de crédit (surtout Visa et MasterCard, mais aussi Amex) fonctionnent autrement : l'achat est porté à votre compte, mais vous ne payez pas d'intérêt si vous payez votre compte dans le délais prescrit, en gros au cours du mois suivant l'achat. C'est bien pratique et en général les taux de change sont corrects même s'il ne m'a jamais été possible de les comparer en contactant Visa ou Amex avant de partir. Ces cartes peuvent aussi donner accès à une marge de crédit, mais là l'intérêt courre dès la transaction.
Les maisons de change québécoises offrent souvent des taux avantageux. Celà dit, je me suis souvent interrogé sur leur légitimité, par exemple quand on ne me donne aucun reçu après avoir changé 300 euros... Mais je n'ai jamais eu connaissance de scandales dans les médias québécois sur des faux billets acquis dans ces commerces.
Quant à utiliser une monnaie étrangère, il est assez clair que le dollar américain et l'euro devraient être connus de commerçants ayant pignon sur rue dans des lieux touristiques. Cependant, le taux que vous obtiendrez devrait être moins avantageux que dans une banque, sauf en période de rareté des touristes.
Bon, ça fait le tour je crois ! ;-) Je vous souhaite un bon séjour chez nous et rappelez-vous : la majorité des québécois ne mordent pas !
P.S. : Quant à l'évaluation du coût de la vie, notez bien qu'une taxe de 14 % (environ...) s'applique sur la majorité des dépenses, sauf si vous achetez de la nourriture non préparée dans un supermarché (exemple : acheter des légumes vs une salade déja mélangée et vendue en format individuel). Pour une raison que je conteste, les taxes ne sont pratiquement jamais inclues dans les prix affichés (avec l'exception notable du carburant).
Yvon LeD