Pour combiner Qawwali et un train de nuit, il vaut mieux oublier. A moins que ce soit un train de fin de nuit ou de petit matin !
J'y ai assisté un jeudi de mi-novembre 2012 alors que je prenais l'avion le lendemain matin, et après minuit j'ai laissé tomber pour rentrer à Paharganj finir mon sac et dormir un peu.
J'étais venu en métro l'après midi. J'avais visité le tombeau d'Humayun et son parc avant d'aller à Nizzamudin. Petit labyrinthe de ruelles étroites et animées. On se déchausse à la fin, mais comme j'avais mon petit sac à dos de ville

, j'ai mis mes chaussures dedans car je n'étais pas sûr de retrouver l'endroit où je les aurais déposées. Ça grouille de monde et je n'avais pas eu le temps de prendre mes repères.
On suit la foule. Il y a quelques visites de mausolées où il faut laisser son obole, puis la place avec le Dargah.
J'étais à l'heure : 18h. Sur la gauche, une mosquée avec deux salles donnant sur la place : une pour les hommes, une pour les femmes, toutes grilles fermées, pour une très longue prière. Après ça, il y a eu une distribution générale de nourriture. Tout le monde avait sa gamelle, sauf moi !
C'est après ça que la musique a commencé. Et ça n'a rien à voir avec les récitations bouddhiques des temples du
Ladakh. C'est une musique forte et rythmée qui ne s'arrête jamais. Elle dure des heures,
... et je ne sais pas comment ça se termine !
L'ambiance est plutôt prenante dans ce cadre de place fermée. Quand on sort, on a l'impression de revenir d'un autre monde et il faut presque se pincer pour revenir à la réalité et se dire : je suis à
Delhi, il me trouver un rickshaw et rentrer à mon hôtel.
C'est une curiosité à découvrir. Mais sans en connaître le sens ni la raison d'être, je suis resté simple spectateur.
Et pour terminer une question très pratique : Quand on reste jusqu'à la fin, trouve t-on encore un taxi ou un rickshaw pour rentrer ? ? ?