Annachris · 3 septembre 2015 à 20:40 · 51 photos 26 messages · 5 participants · 5 298 affichages | | | | 3 septembre 2015 à 20:40 Sur les chemins de Roumanie et d’ Hongrie en famille Message 1 de 26 · Page 1 de 2 · 4 771 affichages · Partager Bonjour,
Nous revenons d’un superbe voyage de 3 semaines en Roumanie et d’une semaine en Hongrie. Nous sommes partis avec nos 2 enfants de 11 et 8 ans.
Nous avons pu élaborer notre voyage comme d’habitude en grande partie grâce aux membres de VF : juste retour des choses, en voici notre compte-rendu, en espérant que d’autres familles seront tentées par ce magnifique pays méconnu des français : la Roumanie. En effet, même si nous avons apprécié la Hongrie, nous avons eu un vrai coup de foudre pour la Roumanie : ses campagnes riantes, ses belles montagnes, le Delta si dépaysant, les villes de Transylvanie qui sont de vrais bijoux, les habitants d’une gentillesse incroyable, la nourriture goûteuse, la langue, etc.... Comme le dit ma fille : nous avions l’impression de nous promener de cartes postales en cartes postales... On reviendra donc très vite, on l’espère, visiter le reste du pays !
TransportsVol Lyon- Bucarest avec Germanwings, puis vol Tirghu Mures- Budapest (Wizz air) et enfin Budapest- Lyon ( Brussel airlines).
En Roumanie, location d’une Logan chez autorom. Coût : 627€ pour 3 semaines, frais d’abandon inclus entre Bucarest et Tirghu Mures). Bon contact avec la commerciale sur Bucarest. Sur le terrain, quelques incompréhensions avec l’agence de Tirghu Mures, mais grosso modo, très satisfait de la prestation.
En Hongrie, location d’une voiture de catégorie économique (Toyoya Yaris) chez Carigami (anciennement locationdevoiture.fr). Coût : 135€ pour 6 jours. Comme d’habitude super satisfait du service clientèle de Carigami. Sur place, aucun souci avec le loueur, petite agence locale. Seul problème, la prise et le retour du véhicule à efectuer à la station Shell, c’est-à-dire en dehors de l’aéroport. | | | Annonce · Sponsorisé | | | 1er jour : Vol Lyon-Bucarest
1 après-midi à Bucarest, c’est bien trop court pour en profiter, surtout avec ses températures caniculaires. Nous passons donc pas mal de temps dans le beau Parc Cișmigiu, à l’atmosphère surannée, et je me perds un peu avec ma fille dans le quartier des universités, en essayant de me rendre dans le vieux Bucarest. 1er contacts chaleureux avec les roumains qui nous remettent sur le droit chemin. Repas et nuit au Crazy Duck Hôtel (grande chambre familiale, accueil efficace, espaces communs agréables).
2ème jour : Bucarest-Mahmudia
Notre voiture de location nous est livrée avec un peu de retard, rien de bien méchant, et on part vers les 10h pour le Delta du Danube. La route est longue, un arrêt pour le déjeuner vers Tandarei nous permet de goûter des mititei, de très bonnes boulettes de viande. On arrive pour une pause à Tulcea qui vu le temps très court qu’on y passe ne nous laisse pas un souvenir impérissable... On gagne finalement à Mahmudia en fin d’après-midi, petit village du Delta. Nuit à la Casa Elena (belle chambre familiale, super piscine pour les enfants, accueil cordial et communication en.... Italien !). On est impressionné par le nombre de chiens errants. Au départ un peu inquiet, on voit que personne n’y prête vraiment attention, donc on lâche du lest.
3ème jour : MahmudiaOn se décide pour une excursion dans le Delta en pensant intégrer une activité pêche qui est le dada de notre fils, mais mon italien étant ce qu’il est, c’est-à-dire très rudimentaire, on part un peu en ne sachant pas vraiment ce qui nous attend précisément. On partage la barque avec un couple de roumains très sympa et nous faisons une boucle classique, ce qui nous permet d’appréhender ce magnifique labyrinthe aquatique : les forêts de roseaux, les tapis de nénuphars, la faune (amphibiens, serpents, pélicans...). Les enfants sont émerveillés... jusqu’à ce qu’ils découvrent qu’ils ne pêcheront pas! La déception est quand même vite passée car ils ont adoré se balader dans les petits bras du Danube qui ont un côté jungle amazonienne...
4ème jour : MahmudiaJournée off à la pension car nous n’arrivons pas à organiser de sortie pêche, et nous ne nous sentons pas d’acheter le matériel que nous ne pourrons pas ramener de toute façon en avion, donc ce sera piscine et repos pour tout le monde. Nous établissons notre QG pour les repas à la Casa Ana. A la fin de la journée, en allant compter les grenouilles du Delta, mon fils réussit à attirer l’attention d’un adorable pêcheur roumain qui lui prête sa canne. Il invite aussi ma fille à pêcher à son tour... Un beau moment pour nous tous...
| | | 5ème jour : Mahmudia-Stanfu Gheorghe
L’arrivée du ferry pour Stanfu Gheorghe est prévue pour 15h. On laisse la voiture dans un parking surveillé. Il y a un monde pas possible sur le quai au port de Mahmudia : on se dit qu’on ne pourra pas tous monter sur le bateau... Finalement, ça passe. Le trajet dure environ 2h et à l’arrivée, c’est assez incroyable de voir les gens qui attendent, avec les carrioles tirées par les chevaux...
La dame de notre pension la Casa Stephanov nous attend. La communication uniquement en roumain est un peu compliquée, mais son petit-fils Andreï, 11 ans, nous servira de traducteur tout au long du séjour ! La pension est située dans le centre du village, c’est une maison qui ne passe pas inaperçu par rapport aux autres. La chambre est simple et propre, mais je crois que je n’aime pas du tout l’idée de dormir dans la propre chambre des propriétaires pendant que ces derniers sont relégués dans leur cuisine. Cela me met vraiment mal à l’aise même si pour eux c’est un gain d’argent important. On ne dormira pas beaucoup non plus (entre les hurlements de chiens, coqs, la chaleur, les activités très matinales de la dame...). Par contre, on y mangera très bien les produits du jardin et de la pêche du couple.
6ème jour : Stanfu GheorgheOn part en balade voir l’île de Sacalin accompagné de M Stephanov, son adorable petit-fils Andreï et un jeune couple d’allemands qui loge aussi à la pension. Dans cette réserve naturelle, on trouve une colonie importante de pélicans.
L’après-midi, nous partons à la plage. Cette dernière est accessible à pied (25 mn environ) ou par minibus. Ma fille et moi partons voir d’un peu plus près les vaches qui font trempette dans la mer noire !
La mer est fraîche, et la visibilité pas terrible, mais la baignade très sympa, surtout qu’il n’y a vraiment pas foule. Plein de minuscules bestioles (qu’on suppose être des crevettes) grouillent en bord de plage.
Le soir, je tente une nouvelle fois de trouver une excursion pêche mais la seule touche que je ferai sera celle d’un roumain qui propose de nous emmener pêcher 2h pour 2000 lei !!! | | | 7ème jour : Stanfu Gheorghe Il n’y a pas de bateau de retour sur Mahmudia avant le lendemain, donc, il ne nous reste plus qu’à retourner à la plage, car l’activité n’est pas intense dans le coin ! Mais cela n’est pas désagréable du tout, loin de là ! Le dépaysement est au rendez-vous...
Le soir, par contre, nous aurons une mauvaise surprise au moment de régler l’addition de la pension. Nous payons les 3 nuits, la demi-pension et l’excursion en barque, le prix nous semble conforme à ce que nous avions calculé. Mais à 22h, Mme Stefanov se rend compte qu’elle s’est trompée dans son calcul et nous demande 900 lei en plus pour l’excursion !! Les bras m’en tombent, et nous commençons à discuter avec son petit-fils qui fait la traduction en anglais !! Je lui dis que ce n’était pas ce qui était convenu pour l’excursion (15€ pour moi et demi-tarif pour ma fille), et que cela ne correspond pas non plus à ce qu’a payé le couple d’allemands (60 lei/personne). C’est le bazar ! M. Stephanov ne semble pas content, il bougonne dans son coin, c’est vraiment très gênant. Finalement, après avoir refait le calcul devant eux, ils nous disent que c’est bon, mais je sens quand même que ce n’est pas bon. Le petit-fils revient nous voir tout gêné. Tout le monde est d’ailleurs très gêné. Je n’en dors pas de la nuit, me demandant ce qui a bien pu se passer, car je pense que ces gens sont honnêtes. Il y a dû avoir un truc mais on ne saura jamais quoi...
8ème jour : Stanfu Gheorghe-Bucarest
Le réveil pour prendre le ferry à 7h est difficile, mais je suis contente de partir. Je me sens toujours aussi mal de ce qui s’est passé la veille...M. Stephanov est dans le même bateau que nous pour Mahmudia, mais il boude... Bref, nous arrivons à Bucarest en début d’après-midi complètement sur les rotules. On tourne en voiture pour trouver l’auberge de jeunesse : Bucur's Shelter Hostel réservé sur Booking. On finit par se faire accompagner par un adorable employé d’EDF-GDF qui parle français ! Lorsque la jeune femme de l’accueil nous montre notre grande chambre très sympa, on met du temps à réaliser que cette dernière ne comporte qu’1 lit 2 places... Ce sont les enfants qui nous demandent où ils vont dormir ??? Finalement, on n’a pas envie de trouver un autre hôtel en dernière minute ou même de dormir par terre dans la chambre double : on nous propose un dortoir avec 2 lits superposés sur le passage d’un autre dortoir, mais cela fera très bien l’affaire !!! Après une nouvelle virée réussie dans le vieux Bucarest, les enfants passeront une excellente soirée sur les genoux de la réceptionniste qui les gavera de coca et de pop-corn en regardant avec eux Jurassic World !!! Résultat : c’est leur hôtel n°1 sur tout le séjour !
9ème jour : Bucarest-Magura (Parc national de Pietra crauili)
En route pour la Transylvanie. Sur le bord de la route, ça vit ! Entre les gens qui font du stop, les vendeurs de pastèque, les carrioles en tout genre... En arrivant à Sinaia, mon fils a l’impression d’être dans une ville de Forêt noire, et il y a du vrai ! Et surtout on respire par rapport à la brûlante Bucarest. Pique-nique dans le parc de Dimitrie Ghica à regarder les joueurs d’échecs. Puis, nous grimpons jusqu’au très beau château de Peles. Pas de visite de l’intérieur vu la foule.
Nous repartons en direction de Zarnesti, pensant qu’il ne nous reste plus que quelques kms à faire, mais nous sommes vendredi après-midi, et tout Bucarest a pris le chemin du parc des Bucegi. Ce n’est même la peine de penser que nous aurons le temps de faire une rando... On traverse Rasnov, puis on se perd, on arrive à Zarnesti, et là il faut grimper jusqu’au village de Magura ! Première petite prise de risque, avec la voiture de location, sur la route étroite qui grimpe à travers la forêt ! Quand on arrive sur le plateau, on découvre ce petit village de carte postal. C’est tout simplement magnifique. Mais, il commence à pleuvoir et il fait plutôt frisqué !!!
Nuit à la pensiunea Mosorel (belle chambre familiale, très confortable et cosy, au calme, vue magnifique sur la montagne, petit-déjeuner et repas délicieux ++++, même si les enfants ne mangent rien, grrrrr ! Accueil très disponible. Il y a également des petits chalets moins chers en extérieur qui sont également très bien).
10ème jour : Magura-Château de Bran- Magura
Lorsqu’on se lève, il y a un brouillard poisseux. On a prévu d’aller à pied au château de Bran. Je ne sais pas pourquoi, il me semble avoir lu dans un guide que la balade était de 6 km, de la gnognotte quoi. Le proprio de la pension m’indique qu’il faut prévoir bien 3h à l’aller et qu’un taxi au retour semble raisonnable avec les enfants.... Bizarre... Les enfants sont en tout cas motivés pour aller voir le château de Dracula à pied, alors il faut en profiter !!! (ils me le feront payer par la suite J). On se lance alors que le brouillard se dissipe.
Et effectivement, on marche plein pot pendant 3h. On ne saura jamais si nous nous sommes perdus, on a en a l’impression en tout cas, quand on voit Bran dans la vallée, et le chemin nous en éloigne petit à petit...
La fin de la rando se fait sur une route bien passante avec des enfants affamés ! Pause-déjeuner rapide et visite du château (là encore bondé de touristes).
Cette dernière nous déçoit un peu, car faire une visite le dos courbé dans les escaliers à la queue leu leu, bof ! Mais nous ne sommes surtout pas très visites culturelles... On prend un taxi pour regagner Zarnesti (40 lei) où nous avons rendez-vous en fin d’après-midi avec l’agence Transyvalnia Woolf pour une excursion observation d’ours. Nous avons réservé par notre pension, et cela nous revient 45e pour les enfants et 55e pour les adultes. On nous emmène dans le parc national de Pietra Crauili sur une plateforme d’observation à proximité d’un site où les ours viennent se nourrir. On attend très peu avant de voir arriver un ours de petite taille de 4 ans environ, puis un autre plus imposant... Au total, on en verra 4, ainsi qu’un renard, 2 chevreuils et un chien errant qu’on prendra d’abord pour un loup J. L’observation dure 2h, c’est vraiment magnifique...
On est également dans un très beau coin du parc national. Côté paysages, c’est splendide.
Il paraît qu’en automne, c’est encore plus beau d’ailleurs... Quand on repart, on revoit également près de la route, dans l’obscurité, un ours en train de se nourrir...
Nuit à la pensiuena Mosorel qui attendra gentiment jusqu’à 22h pour nous servir à manger... | | | À: Annachris · 3 septembre 2015 à 22:35 · Modifié le 3 sep. 2015 à 23:23 Re: Sur les chemins de Roumanie et d’ Hongrie en famille Message 5 de 26 · Page 1 de 2 · 4 732 affichages · Partager 11ème jour : Magura
Pour les enfants, journée off à la pension en bonne compagnie.
Je pars marcher pendant 2h dans le canyon, enfin, j’essaye de trouver l’entrée du canyon ! Mais ce n’est pas concluant... Puis, nous partons manger à la cabana à l’entrée du parc national direction Zarnesti. C’est dimanche, il y a beaucoup de monde dans le parc. Petit problème qui ne concerne pas que la Roumanie : il y a plein de guêpes, et nos enfants sont terrifiés... Pour la discrétion, on repassera un autre jour... En fin d’après-midi, nouvelle petite rando dans les collines autour du gîte.
Un des charmes de la Roumanie réside dans les nombreux troupeaux de moutons qu’on croise accompagnés de leurs bergers...
Je ne m’en lasse pas. C’est à 10 000 lieux de notre quotidien. C’est vraiment ressourçant. Mon mari qui rentrera avant moi à la pension fera un bout de chemin avec des bergers, il se fera offrir à boire, le tout en Roumain, et donc agrémenté d’une gestuelle très élaborée...
Nuit à la pensiuena Mosorel (à noter que les enfants n’ayant pas mangé grand-chose de tout le séjour, ils ne nous ont fait payer que 2 adultes et 1 enfant... Super commercial donc !).
12ème jour : Magura-Brasov-Avrig
Nous partons d’abord à Brasov. On a un peu de mal à payer le parking en liquide. Une jeune femme paye pour nous via son smartphone et refuse que nous la remboursions... Tous les jours, la générosité des roumains nous interpelle, et nous sommes de plus en plus désolés par l’image que les roumains ont en France... C’est aussi le triste constat d’une roumaine prof de français que nous croisons à Brasov.
On lit sur les forums et dans les guides que cette ville est belle. J’ai toujours peur d’être déçue quand les avis sont ainsi unanimes, d’autant plus que nous ne sommes pas amateurs de villes...Eh bien, nous sommes à notre tour conquis par la beauté du centre historique, l’ambiance estivale, les terrasses où il fait bon se rafraîchir avec une petite citronnade...
Nous devons gagner Avrig, près des Fagaras : la route nous paraît interminable, même si le spectacle des nids de cigogne le long des villages que nous traversons est toujours aussi dépaysant. Et puis nous arrivons à la superbe pension Natura que j’ai réservé à l’avance. Hmmm, le propriétaire ne se souvient pas de ma réservation, et puis si tout de même... J’ai quand même versé 65e (l’équivalent d’1 nuit par virement bancaire...). Il est désolé, il a zappé... Il se gratte la tête très gêné, et nous propose de prendre son appartement pour la nuit, car sa femme et ses enfants sont encore en vacances. Eh bien, son appartement est super, propre, cosy et confortable, donc on n’est pas mécontents du tout de notre sort !
Nuit à la Pensiuena Natura.
13ème jour : Avrig – Lac Bâlea – Avrig
On reprend la route pour faire une portion de la route Transfagarasan jusqu’au lac Bâlea. Nous ne prenons pas le risque d’aller plus loin, car les enfants ont généralement le mal des transports, haha... Mais arrivés au lac, ils sont émerveillés – comme nous – du paysage, et du spectacle de la route qui serpente à travers la montagne, comme un circuit de formule 1.
Le lac est très beau, très photogénique...
Nous faisons une pause casse-croute dans un snack au bord de la route, et, une rencontre improbable avec des compatriotes originaires comme nous de St-Etienne... Le monde est petit... Le temps se gâte un peu. On redescend, et on passe une partie de l’après-midi à la piscine d’Avrig, l’aqua club elatis. Plutôt qu’une piscine municipale, c’est en fait, une sorte de club avec techno à fond, et ambiance Ibiza à la sauce roumaine. Très spécial ! On préfère finalement se poser dans le très agréable jardin de la pension Natura, où des rapprochements germano-franco-roumains se font par la magie du foot. Bien loin de moi l’idée que St-Etienne ait autant de renommée à l’étranger... mais il y a aussi des supporters stéphanois chez les roumains ! Saint-Etienne ayant gagné à Tirghu mures quelques jours auparavant, et le club devant se déplacer 2 jours après à Saint-Etienne, les discussions et pronostics vont bon train en ce début de soirée...
Nuit à la Pensiuena Natura. | | | 14ème jour : Avrig – Sibiu
Une étape en principe courte... Mais la journée est bien avancée lorsque nous partons d’Avrig... Le matin, en jouant au foot, notre fille se fait piquer sous le pied par une guêpe. Le personnel de la pension Natura déploie la grosse artillerie pour la soigner et la consoler. Et nous repartons également avec en cadeau un délicieux sirop de menthe fait maison. Sur la route, nouvelle pause rafraîchissante à la jolie piscine municipale de Vestem qui s’avère gratuite, familiale, mais franchement bondée, et toujours animée d’une incontournable ambiance techno. Puis, nous arrivons à Sibiu et déposons nos sacs à la pensiunea Cardinale. Nous partons visiter la ville, qui est de l’avis familial un petit bijou. Les maisons de style saxon ont un charme fou. Certaines ont de petites fenêtres sous les toits qui ressemblent à des yeux.
Il fait très chaud. Le soir, nous allons pique-niquer au Sub Arini Park, près de notre pension. Je ne sais pas si le spectacle se renouvèle tous les soirs d’été, mais il est en tout cas fascinant : littéralement, des milliers d’oiseaux font leur show au- dessus de nos têtes. Cela en est même presque inquiétant, surtout quand on sait qu’au même moment, au sud de l’ Angleterre, les mouettes jouent aux oiseaux d’Hitchcock. Mais alors que la nuit tombe, dans une ambiance festive et bon enfant, il est agréable de s’imaginer vivre à Sibiu : ce parc vibre de toute la jeunesse étudiante, venue ce soir jouer au volley, discuter, pique-niquer... Nuit à la Pensiunea Cardinale (grande chambre très confortable en duplex, à proximité d’une Eglise et d’un cimetière orthodoxes, situation calme et pourtant à 2 pas du centre de Sibiu, petit-déjeuner à choisir dans un menu).
15ème jour : Sibiu – Brazesti
On serait bien resté un jour de plus à Sibiu... Mais je n’imaginais pas accrocher autant avec les villes roumaines, donc nous avons préféré axer notre voyage autour de la nature... Nous voilà reparti pour les montagnes Apuseni. Encore beaucoup de route donc, surtout qu’à Sebes, nous décidons d’aller voir de plus près la montagne rose (rapa rosie), décision qui l’air de rien, rallonge notre itinéraire d’1 heure, tant la route est mauvaise. De plus, en voulant prendre un raccourci, sur le retour, nous nous fourvoyons complétement, avec des chiens errants à nos trousse... Aucun regret pourtant, le paysage nous rappelle la Cappadoce et Rose Valley...
Pour arriver à Brazesti dans les Apuseni, on met bien 3-4 heures, en passant par Turda. C’est trop long. Je m’en rends compte. De plus, les paysages sont moins jolis, et je suis embêtée en arrivant à la Pensiuenea Shanti, car n’y a pas la petite piscine comme annoncé sur Booking... Le lieu est encaissé. Paradoxalement, je n’aime pas l’ambiance censée être zen... Contre toute attente, les enfants, eux, ne sont pas déçus. Ils prennent vite leurs marques... Et le propriétaire est vraiment trop gentil. C’est juste que je me sens mal dans cet endroit, et que j’ai le sentiment que nous n’aurions pas dû faire étape à cet endroit pour découvrir les Apuseni, ou alors qu’il aurait fallu plus de temps pour cela... A vouloir trop en faire, parfois, il y a des loupés...
Nuit à la Pensiunea Shanti (grand appartement de 3 chambres, 2 salles de bains, déco ultra kitsch, sombre, humide, odeur spéciale. Pas de cuisine, mais une petite cuisine commune à disposition. Accueil par contre vraiment adorable, grand jardin, et très bons petits déjeuners).
16ème jour : Brazesti
Bizarrement, on a super bien dormi dans les chambres à l’édredon rose fushia et vert fluo ! Mais ce matin, il pluvine !! Petit coup de mou... Le propriétaire nous propose un petit itinéraire découverte, mais vraiment impossible de motiver les troupes à remonter dans la voiture... Donc, ce sera une nouvelle journée off avec une petite virée en milieu de journée à la piscine municipale de Baia de Aries, où là encore le niveau des décibels est à son maximum, bien que les lieux soient complétement vides...
En fin de journée, nous laissons les enfants à la pension pour une balade sur les hauteurs, histoire peut-être de se dire que nous ne sommes pas venus pour rien dans les Apuseni.... Même si c’est le cas. Nous sommes passés à côté des merveilles de ces montagnes...
Nuit à la Pensiunea Shanti.
17ème jour : Brazesti-Sic
Bon, là, après le flop des Apuseni, j’ai vraiment des sérieux doutes sur la suite du parcours que j’ai prévu J Heureusement, ma petite troupe est plutôt indulgente avec moi...
Sur la route en direction de Turda, on fait un arrêt pour visiter les gorges. La balade d’une durée de 2h environ, est sympa sans plus. Il y a surtout beaucoup de monde... et on ne trouve pas cela très dépaysant.
Par contre, après Cluj, on commence à retrouver des paysages un peu plus sympas, avec de jolies collines, de petits villages typiques, des lacs salés.
Pour gagner Sic, la route est mauvaise et mal indiquée... et peu à peu, en abordant les gens pour demander notre chemin, on a le sentiment que nous quittons la Roumanie pour la Hongrie. Nous sommes accueillis avec chaleur et générosité par Michel au B&B Csipkeszeg Bed & Breakfast, situé quasiment au centre de la petite ville peuplée à 90% d’Hongrois. Il nous emmène nous rafraîchir dans son petit lac salé privé.C’est une expérience étonnante !
Michel entretient avec passion la tradition des dances house, en rénovant ces dernières.
Il a créé un petit musée sur ce folkore qu’il nous fait découvrir et partager. C’est un gars franchement extraordinaire, et surtout très gentil. Nuit au Csipkeszeg Bed & Breakfast (belle chambre familiale, avec salle de bains partagée, dans une très belle maison restaurée, petit-déjeuner et repas délicieux, accueil ADORABLE).
18ème journée : Sic
Michel nous a informé que la communauté calviniste de Sic accueillait ce dimanche un événement important pour la région, à savoir la venue du Beeshop... C’est l’occasion d’aller voir les habitants dans leurs plus beaux habits traditionnels... Et effectivement, c’est un beau spectacle tout en discrétion, même s’il y a un monde fou autour de l’Eglise protestante.
Nous consacrons le reste de la journée à la découverte du très joli lac Stiucilor. Super arrêt baignade !
Petite randonnée également jusqu'à un plus petit lac proche de la pension. L’eau y est douce et fraîche.
En fin d’après-midi, nous visitons également la réserve naturelle de Sic dont la végétation est similaire à celle du Delta du Danube.
Nous avons beaucoup apprécie cet intermède dans cette petite ville très tranquille pas du tout touristique, avant-goût de notre périple en Hongrie. Seul petit regret : nous n’y avons pas entendu de musique traditionnelle... c’était un peu la raison de notre venue ici J Mais on y a trouvé plein d’autres choses...
Nuit au Csipkeszeg Bed & Breakfast | | | 19ème journée : Sic-Turda
Nous repassons par Turda, pour une étape d’une nuit, avec le projet de nous diriger pour la fin de notre séjour vers la Transylvanie centrale. Auparavant, nous faisons un stop à Cluj, pour visiter le centre-ville très sympa.
Nous gagnons notre hôtel qui se trouve en réalité à proximité de Campei Turzii, une ville moyenne pas du tout touristique. Il donne accès à la piscine municipale un peu vieillotte mais incroyablement grande et ludique.
Les enfants en profitent pendant plusieurs heures, et, nous devons reporter notre visite de la mine de sel au lendemain ! Nous rencontrons à la piscine un roumain et son frère qui vivent le reste de l’année en région parisienne. Nous les sentons fier de pouvoir enfin montrer à des français, que la Roumanie est autre chose que le tableau que l’on brosse en France. Le soir, nous pique-niquons dans un parc, et apprécions de flâner à la fraîche avec la population locale, les vieux, les jeunes, les familles se mélangent, bavardent... Nous sommes aussi un peu l’attraction dans le coin...
Nuit à la Pensiuenea La Broscuta (2 grandes chambres doubles contemporaines et confortables dans un complexe touristique avec immense piscine qui a beaucoup plu aux enfants, accueil d’une grande gentillesse, petit-déjeuner pas terrible par contre...)
20ème journée : Turda-Blajel
Direction la mine de sel de Turda. Le contraste entre l’air chaud extérieur et la fraicheur à l’intérieur est saisissant... On descend par les escaliers jusqu’au fond de la mine. Du haut de l’escalier, le vide est impressionnant. On sent le goût du sel sur nos lèvres, et l’air y est vraiment très pur. Arrivés au niveau des attractions touristiques (ping-pong, bowling...), nous descendons encore des marches pour gagner un petit lac où nous louons une barque pendant 20 mn...
Pour moi, me retrouver au fond de la mine, sera limite oppressant, et je ne serai pas mécontente de retrouver l’air libre au bout de 2h... Mais cette expérience très impressionnante à tous points de vue a beaucoup plu au reste de la famille. La remontée des marches est un peu compliquée car le passage est étroit, et il faut aussi laisser passer les gens qui descendent. Il y a aussi un ascenseur, mais le temps d’attente était vraiment très long...
Nous faisons une pause pique-nique à la sortie de la mine. Un monsieur est en train de dessiner... Il parle parfaitement bien le français, un français très soutenu, appris en lisant des romans de la littérature française. Il aime particulièrement Françoise Sagan et Henri Troyat. Il est heureux de converser avec nous. Il propose de dessiner le portrait des enfants. Nous passons un moment en sa compagnie, et repartons avec 2 jolis portraits-souvenirs. Nous prenons la route pour Blajel, où nous avons réservé une chambre dans un camping... Nous sommes très chaleureusement accueillis par Hans et Wilma, d’origine néerlandaise... Nous passons la fin de l’après-midi au bord de la petite piscine, et ne ressortons que pour aller dîner au restaurant.
Nuit au camping Doua Lumi (petit camping avec emplacements pour les tentes, une maison, et location de plusieurs chambres très simples à l’étage d’un autre bâtiment, sanitaires très propres, petits déjeuners délicieux, accueil génial, MAIS situation le long d’une route très passante....).
21ème jour : Blajel
Aie, la nuit fut rude ! Dans la journée, nous n’avons pas fait attention au bruit de la route très passante... Une fois couchés, c’est tout simplement impressionnant. Même les lits tremblent et vibrent au passage des camions qui foncent dans la nuit...
Donc, nous sommes en mode zombie. Notre objectif de la journée sera d’acheter avant notre départ des graines de tomates, car les « cœurs de bœuf » roumaines sont tout simplement exquises. Nous irons nous en procurer chez une dame, accompagnés de Wilma qui joue la traductrice.
Hans et Wilma sont tout simplement adorables. Leur camping est familial, et peuplé de personnages étonnants, dont un musicien néerlandais qui compose ses chansons en français et profite de son séjour en Roumanie pour venir animer des ateliers musicaux dans des villages roms. Sont également hébergés dans ce camping des jeunes et leurs accompagnateurs venus construire une route. Bref, tout ce petit monde cohabitent dans une très bonne ambiance. C’est pour nous une excellente façon de conclure notre séjour en Roumanie. | | | 22ème jour : Blajel-Budapest
Aujourd’hui, nous levons le camp pour Budapest. Nous n’avons pas vraiment envie de quitter la Roumanie... Notre avion décolle de Tirghu Mures. Pas de souci pour déposer la voiture sur le parking où nous attend un employé de l’agence. L’aéroport est tout petit, mais bien organisé. Notre vol d’1 heure se déroule sans problème. A notre arrivée, nous achetons à un guichet de l’aéroport une carte de transports valable 24h pour la famille, et prenons le bus 200E pour Budapest. Nous avons toujours la tête en Roumanie... Mais, dans le métro de Budapest, nous avons surtout la sensation d’être à Paris... l’odeur, le cadre, tout nous rappelle la capitale. Cette impression se renforce lorsque nous sortons à la place Oktogon... Nous posons nos valises au à l'hôtel, puis repartons en soirée visiter Budapest by night. Le charme de cette ville magnifique ne met pas longtemps à agir : tout y est magnifique... et l’ambiance très agréable... Nous allons jusqu’au Danube par l’ avenue Andrassy, bordée d’enseignes de luxe.
Nuit au Friends Hotel (super bien situé dans Pest, belle chambre familiale au calme, salles de bains à partager mais climatisation trop forte et on n’a pas la main pour la régler.)
23èmejour : Budapest
Nous allons prendre un très bon petit-déjeuner au Café Vian sur la belle place Liszt Ferenc Square. Nous partons ensuite avec l’espoir de trouver une adresse de bains recommandée par un ami : les bains de l’hôpital, proche des bains de Lukas. Mais voilà, nous ne trouvons pas l’entrée et il fait très chaud... Nous nous replions sur la plage de Palatinus (île de Margit). Il y a au moins 8 piscines toutes différentes, avec des températures plus ou moins élevées... des toboggans à sensations, une piscine à vagues, plein de restos différents... Il y a des milliers de personnes, mais l’endroit est tellement vaste que cela reste très supportable. En fin d’après-midi, nous repartons à pied jusqu’au château de Buda pour visiter le labyrinthe à la torche. C’est impressionnant, nous sommes quasiment dans le noir, mais franchement pas incontournable.
Nuit au Friends Hotel
24ème jour : Budapest- Grottes d’Aggtelek Siofok !
Les choses se compliquent... Nous avons prévu d‘aller à la frontière slovaque pour découvrir le parc national d’Aggtelek et ses grottes, sauf que la langue hongroise est une terra incognita... et nous prenons la mauvaise direction. Plutôt que de passer 3-4 heures de plus sur la route, nous changeons nos plans et partons à Siofok au bord du lac Balaton. L’eau est chaude, agréable, mais beaucoup de monde en ce 15 août. Nous réussissons à trouver un hébergement en fin d ‘après-midi... Ce n’est pas formidable (un genre de centre de vacances particulièrement laid de l’ex-ère communiste rempli de familles polonaises et slovaques). Mais, nous sommes tout simplement heureux d’avoir un toit sur notre tête ce soir, car quelques heures plus tard, ce sera le déluge !
25ème jour : Siofok- Eger
Départ pour Eger. Aucun souci cette fois sur la route, et premières découvertes culinaires : goulash et soupe de fruits froide. Un délice ! Je crois que Budapest, les bains, et la gastronomie hongroise résumeront à merveille les tops de ce pays. Nous arrivons en milieu d’après-midi à Nosvaj, une petite ville touristique très agréable proche d’ Eger et du parc national de Bükki. Nous profitons des installations de l’hôtel et du repas encore une fois succulent.
Nuit Nomad Hotel & Campsite (très belle chambre familiale, également 1 yourtes et des cabanes, proche de 2 petits lacs, jolie piscine, accueil souriant et disponible)
26ème jour : Eger
Le petit-déjeuner est une débauche de sucré et de salé à tomber par terre ! Le temps s’est bien gâté, donc pas de rando dans le parc de Bükki... Nous partons visiter à la place la jolie ville d’ Eger. Nous partons découvrir une curiosité géologique : une "cascade de sel" active. L'eau provient du massif volcanique des Matra, tout proche.
Puis, nous allons passer l’après-midi au complexe thermal de Demjen. On parcourt sous des grottes des couloirs immenses d’eau chaude. Plusieurs piscines thermales, extérieures et intérieures et pour les enfants, quelques toboggans intérieurs et extérieurs.
Nuit Nomad Hotel & Campsite
27ème jour : Eger-Lac Tisza
Je crains que la pluie ne gâche notre départ pour le parc national d’Hortobaggy. Mais nous profitons d’une éclaircie pour visiter la puszta hongroise. Nous avons choisi l’excursion la plus touristique qui soit : la visite en chariot. Je n’ai pas trouvé d’autres infos avant de partir, et il est très difficile de s’orienter en Hongrie avec la méconnaissance de la langue. Très peu de personnes hors Budapest parlent l’anglais ou même l’allemand. Bref, cette visite est ennuyeuse : nous avons appris ensuite qu’il y avait de bien meilleures façons de découvrir ce parc...
Nous apprécions par contre la dégustation des crêpes d’Hortobaggy ! A tester absolument !
Nuit Tisza Lodge (très belle maison restaurée, avec grand jardin bien équipé, proche du lac Tisza, accueil super disponible de Patrick et Anita)
28ème jour : Lac Tisza
Patrick nous a aidé à acheter un permis pêche pour les enfants, et, nous prête sa canne à pêche ! Ils vont enfin pouvoir pêcher pour notre avant-dernier jour en Hongrie ! Par contre, il pleut... Nous trouvons une place sur la digue au bord du très joli lac Tisza (le mieux étant de louer une barque mais vu le temps...). Des pêcheurs nous indiquent un endroit plus poissonneux, à côté de leur camion. Ils ne parlent pas anglais, mais nous passons un très bon moment avec eux. Ils nous offrent à boire (eau de vie, bières...) et plein de choses à grignoter pour les enfants qui arrivent à pêcher une dizaine de poissons que nous relâchons. C’est une très belle rencontre...
Nuit Tisza Lodge
29ème jour : Lac Tisza- Budapest
Nous revenons sur Budapest pour la fête nationale. L’activité se concentre au pied du château de Buda, avec la promenade des saveurs, idéale pour manger un morceau ou ramener des souvenirs.... Dernière dégustation de Kurtoskalacs...
Pour les enfants, il est proposé tous un tas d’activités dans l’enceinte du château. Et en soirée, le feu d’artifices...
Nuit Hostel Budapest center (auberge de jeunesse très bien située, propre mais par contre très bruyante la nuit où nous y étions !) | | | bonsoir, récit très intéressant et très belles photos.
On s'est peut-être croisés sans le savoir car j'étais en Roumanie à partir du 3août de cette année (2015) 
Pour ce qui est de l'observation des ours, c'est une bonne chose mais s'il y en a comme moi qui campent dans les Carpates prenez bien vos précautions...
car à la nuit tombée juste avant de m'installer et planter la tente j'ai dû décamper en catastrophe, l'animal il était à quelques mètres de moi et pas en observation d'une tour  .
Les gens en Roumanie doivent certainement les nourrir donc ils s'habituent à la présence de l'homme..
Pour Sfantû Gheorghe c'est un des endroits que j'aime le plus au monde malgré les détritus que l'on trouve ci et là. J'aimerais y retourner et passer plusieurs jours. | | | À: Mathews · 6 septembre 2015 à 11:55 Re: Sur les chemins de Roumanie et d’ Hongrie en famille Message 10 de 26 · Page 1 de 2 · 4 580 affichages · Partager Je te remercie.
Nous avons bien repensé à tes conseils, notamment concernant les températures dans les Carpates... En effet, il fait froid dès que le soleil se couche, mais nous étions bien emmitouflés sous la couette de notre hôtel.
Je me suis demandée en effet si les roumains ne laissaient pas de la nourriture à cet effet... Bref, si ces observations se développent, cela ne sera sûrement pas sans conséquences. Pour le moment, j'ai l'impression que ce type d'excursion n'est pas encore très développée. Nous étions 5 sur la plateforme et nous n'avons eu aucun mal à réserver la veille de notre arrivée. En tout cas, ces grosses bébêtes sont impressionnantes même vues d'une plateforme, donc, je ne doute pas un seul instant de ta réaction au moment de planter ta tente...  Après, les gens de l'agence Transylvania woolf nous ont dit qu'ils n'y avaient pas d'attaques en direction des hommes. Les ours s'éloignent dès qu'ils peuvent des êtres humains. Bon, sur cette même période, nous avons aussi eu écho de l'attaque d'un grizzly sur un randonneur à Yellostone aux Etats-Unis, donc il n'y a pas de quoi être rassuré non plus 
Tu étais dans quel coin des Carpates ?
Après ce voyage, une chose est sûre, nous retournerons en Transylvanie, mais nous irons aussi dans les Maramures, la Bucovine, Moldavie... Nous essayerons de ne pas tout réserver, car nous avons vu que c'était vraiment facile de trouver une jolie petite pension, et cela nous a bien coincé par moment. Par contre, nous n'improviserons plus aucune rando, car d'une part, j'ai trouvé que la plupart étaient techniques et physiques (ce n'est toutefois pas le cas de celles que nous avons faites), et d'autre part, pas évident de se repérer. Côté Delta du Danube, il reste aussi le bras de Sulina sûrement très beau aussi. Mais j'ai beaucoup aimé l'ambiance de Sfantû Gheorghe... C'est un autre monde... | | | bonsoir je suis retourné à Sinaia et au lieu d'aller vers les Bucegi que je connaissais déjà je suis parti vers l'est et les Muntii Baiuli  Pour ce qui est de Sfantu Gheorghe je rejoins les impressions du carnet de voyage c'est évident que c'est un endroit plutôt isolé et monotone. Il faut vraiment aimer les activités de pleine air et ne pas s'attendre à une vie débridée. Sulina j'y suis allé c'est moins sympathique que Sfantu Gheorghe qui est plus typique. | | | Bonjour, bravo et merci pour ce superbe compte rendu...en attendant les prochains voyages car il vous reste encore beaucoup à découvrir dans ce merveilleux pays que les gens boudent après s'être enflammés pour lui après la révolution de Palais de fin 89, quel dommage! Ne tardez pas trop car la Roumanie change à vue d'œil d'une année sur l'autre...et il vous reste encore de quoi vous étonner, des monastères de Moldavie, d'Olténie en passant par les nombreuses églises fortifiées de Transylvanie, ou les églises en bois et la nature presque vierge du Maramures, de Bucovine, tout en n'oubliant pas les ruines des anciennes cités grecques, daces et romaines ou des Palais de style brancovan! Merci aussi d'avoir précisé avec justesse que la Roumanie, ce n'est que des Roms (et quand bien même!) et que ceux que nous avons en France (pour certains) ne représentent sûrement pas le tempérament chaleureux de ses habitants ouverts aux langues et aux cultures étrangères, francophone notamment, d'une générosité et d'une honnêteté à faire s'interroger, à étonner bien de nos compatriotes tout en les faisant changer d'avis sur leurs préjugés. Merci encore pour ce délicieux entr'acte, cet interlude de réjouissance. Cdlt | | | je suis d'accord avec Elaventurero la première fois que je suis allé en Roumanie c'était en 2004 et les choses semblent beaucoup changer... | | | Je te remercie pour ton message. Je n'ai pas de mal à comprendre maintenant pourquoi il y a autant de gens passionnés par la Roumanie par ce forum... Ceux pour qui le voyage est une invitation à la rencontre, le plaisir des yeux et de la bonne bouffe devrait aller y faire un tour... J'espère que le pays changera en bien pour les roumains, qui ne doivent pas toujours avoir la vie toujours facile, même si jamais nous n'en avons entendu se plaindre...
Bonne journée à vous ! | | | À: Mathews · 8 septembre 2015 à 21:24 Re: Sur les chemins de Roumanie et d’ Hongrie en famille Message 15 de 26 · Page 1 de 2 · 4 475 affichages · Partager bonjour je reviens sur les photos et la description du delta du Danube si je me permets un conseil c'est de ne pas trop s'approcher des vaches sur la plage..on ne sait jamais. (parce qu'en continuant vers Sulina à pied j'ai dû gérer cela maintes fois) Sinon très belle photos de pélicans. Dans la partie du texte sur les Fagaras les nids de cigognes sont évoqués mais on peut en voir aussi au loin de Sfantu Gheorghe... | | | À: Mathews · 9 septembre 2015 à 13:44 Re: Sur les chemins de Roumanie et d’ Hongrie en famille Message 16 de 26 · Page 1 de 2 · 4 450 affichages · Partager Les ours mais aussi les vaches... Tu aimes vivre dans le risque !  La Roumanie est un pays d'aventures... Bon, j'ai un peu honte, mais c'est Bear Grylls dans les Fagaras qui nous a donné aussi envie d'y partir. Savoir qu'en Europe, il existe encore un pays où la faune est aussi sauvage... Il a d'ailleurs été choisi pour faire une pub : on voit son portrait placardé partout en Roumanie...
Bref, pour ce qui est des vaches, nous sommes restés à une bonne distance. Elles ont l'air plutôt tranquilles mais bon, on ne sait jamais. En tout cas les habitants de Sfantu Gheorghe les chassent quand elles commencent à se balader dans le village.
Puisqu'on en parle (Bear Grylls, ours....), voici le lien vers une vidéo de Bear Grylls et le Président Obama en train de manger des restes de nourriture d'un ours... | | | bonjour annachris pour ce qui est de la pub oui je l'ai vu également lors de mon séjour il y a quelques jours déjà...
pour ce qui est de vivre dans le risque en fait pas trop mais dans les étendues du Delta il y a des groupes de chevaux et des vaches//taureaux qui se déplacent en totale liberté et on ne sait jamais quelle réaction ils peuvent avoir.
Cela démontre ce qui me semble être une spécificité culturelle c.a.d. que les Roumains semblent avoir un rapport un peu particulier avec la nature ils aiment bien la coexistence pacifique avec les loups, les ours, les chiens errants un peu comme les hindous avec leurs vaches sacrées. En France c'est pas pareil le moindre loup ou ours dans la nature ça fait polémique et on leur tire dessus mais c'est un autre sujet.. | | | À: Mathews · 9 septembre 2015 à 14:02 Re: Sur les chemins de Roumanie et d’ Hongrie en famille Message 18 de 26 · Page 1 de 2 · 4 430 affichages · Partager Je me suis demandée si la présence de ces animaux suscitaient aussi polémique chez les paysans qui avaient subi des pertes. Donc, tu réponds à ma question, mais c'est vrai qu'on avait pas spécialement senti de tension. Il semblerait que les attaques d'ours ou de loups sur les animaux soient moins nombreuses, du fait du nombre plus important de bergers qui assurent la sécurité de leurs troupeaux... Simple hypothèse de ma part... | | | À: Annachris · 31 mars 2016 à 20:00 · Modifié le 31 mars 2016 à 21:33 Re: Sur les chemins de Roumanie et d’ Hongrie en famille Message 19 de 26 · Page 1 de 2 · 2 836 affichages · Partager [Besoin d'infos : SFANTU GHEORGHE] 7ème jour : Stanfu Gheorghe
Bonjour Annachris,
Avant tout, nous tenons à vous remercier pour ce superbe compte rendu de vos vacances.
Alors, nous faisons un périple de 15 jours en Roumanie dont 3 jours à SFANTU GHEORGHE du 22 mai au 26 mai 2016.
Nous avons fait une pré-réservation auprès de la famille Stefanov mais nous n'avons encore rien confirmé par manque d'information. Et après avoir lu votre article, nous n'avons plus du tout envie de loger chez eux. D'autant plus que passer 3 jours en maison d’hôtes n'est pas vraiment notre truc. La seule raison qui a retenu toute notre attention est la promenade en barque que propose cette famille.
De ce fait, nous aimerions savoir si il y a moyen sur place de trouver quelqu'un qui puisse nous proposer la même excursion (en barque) comme Monsieur Stefanov sans pour autant loger chez lui. Pouvez-vous nous renseigner ?
D'avance, nous vous remercions pour vos précieux conseils !
Valérie et Philippe. | | | Bonsoir Valérie et Philippe,
Oui, il y a possibilité de faire des balades avec d'autres agences : aucun souci de ce côté là.... Franchement, cela ne doit pas être une raison pour loger chez les Stephanov. Personnellement, nous n'en gardons pas un bon souvenir en termes d'accueil, d'échanges (surtout à la fin du séjour) et de confort. C'est beaucoup trop cher pour ce que ce c'est !!! Quitte à avoir du rustique et du bruit, autant y mettre le moins possible. Et puis, nous n'avons pas compris ce qui s'est passé en fin de séjour !! Heureusement, que nous avons partagé de bons moments avec le couple d'allemands avec nous et leur petit-fils vraiment adorable. A sfantu Gheorge, si vous ne cherchez pas de pensions de famille, l'hébergement est très limité. Il y a le Green Village qui est très bien et dépaysant (je ne pense pas l'avoir écrit dans le compte-rendu, mais nous sommes allés nous y baigner en demandant l'autorisation au préalable auprès du personnel), et sûrement le camping à proximité du green resort (par contre l'hôtel et le camping ne sont pas situés dans le centre du village : il faut un peu marcher ou prendre la navette...). Il me semble qu'il y a 1 hôtel dans le centre du village, mais je n'ai pas retenu le nom. Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas. | Discussions similaires sur l'Europe de l'Est: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 4 620 visiteurs en ligne depuis une heure! |