CARNET DE VOYAGE MADAGASCAR OCTOBRE 2019
En premier lieu, mes remerciements à tous les contributeurs de Voyage Forum qui nous ont permis de préparer notre itinéraire.
Présentation : Nous sommes trois, un couple et une amie, retraités de 70 ans. Nous avons effectué un voyage de quatre semaines à
Madagascar, c’est notre premier voyage à
Madagascar, en compagnie d’un guide et d’un chauffeur-mécanicien de 4x4. Le voyage a été décidée en juin, les démarches de demande de devis, d’itinéraire, d’achat de billets d’avion, de demande de visa sont rapides, nous avons pu finaliser ce voyage fin juin.
Voiture : La voiture est une Nissan Patrol, pas jeune mais bien entretenue qui nous a donné entière satisfaction, quelques réparations simples, roulements des roues à changer, pare buffle cassé et deux crevaisons tout au long de notre itinéraire. Pas de clim, nous roulions fenêtre ouverte donc un peu de poussière, en plein soleil les températures peuvent monter jusqu’à 37/38° C.
L’itinéraire : L’itinéraire démarre à Antanarivo à l’arrivée du vol Air France Roissy-Ivato et se termine 4 semaines plus tard par le même aéroport en passant par
Antsirabé, Miandrivazo, la descente de la
Tsiribihina, Belo sur
Tsiribihina, Les tsingy de Bemahara, l’
allée des baobabs,
Morondava,
Belo sur mer, Morombé, Salary,
Ifaty –
Tuléar, Ranohira,
Fianarantsoa, le train FCE,
Manakara, le
canal des Pangalanes,
Ranomafana, La réserve Anja,
Ambositra.
Notre agence locale : Le voyage est monté avec les conseils et la mise en place à
Madagascar de l’hébergement, les visites, le transport etc.. par une agence locale basée à
Antsirabé, petite structure efficace et pleine de bonne volonté gérée par Élodie et son guide Manantsoa. Si vous voulez leurs coordonnées prière me contacter directement, nous n’avons que des éloges à leur faire !
La route : Le transport se fait en 4x4 sur des pistes difficiles, défoncées par endroit, nous n’avons pas prévu de longues étapes pour préserver nos dos, en moyenne 5 à 6h maximum par jour, quant à la RN 7 la plus touristique de l’île pas de problèmes majeurs.
Le train Fianarantsoa Côte Est FCE : C’est la seul train reliant
Fianarantsoa à
Manakara sur la côte est, c’est une aventure épique de le prendre car il faut en moyenne 17/18 h pour relier les deux villes distantes de 165 km le long des 17 gares et autres innombrables tunnels et ponts. Pour notre part nous sommes partis à 7h du matin et arrivés vers 1h30 du matin mais c’est un contact « direct » avec la population locale à chaque arrêt, nous touchons du doigt seulement, car installés confortablement dans le wagon de 1ère, les âpres conditions de vie de la population locale. Une seule indication, sur les derniers 80 km avant
Manakara pas une seule lumière il faisait nuit noire !
La descente de la Tsiribihina : Elle se fait soit en chaland motorisé soit en pirogue à rame selon le degré de confort choisi. Nous avions choisi le chaland motorisé avec un équipage comprenant notre guide, le capitaine, deux matelots et un cuisinier, un pont supérieur pour le bain de soleil et le farniente, la nuit en tente montée par l’équipage, les toilettes sèches et la douche froide avec l’eau de la cascade, excusez du peu ! la pirogue est plus spartiate ! C’est aussi un voyage lent hors du temps le long de cette rivière, les paysages splendides, une population sympathique, une faune variée lémuriens, hérons, rapaces, martin pêcheur etc....
La sécurité : La question centrale de la sécurité sur les pistes est en premier lieu la prévention classique (pas de bling bling ou autres bijoux visibles et clinquants par exemple), dans les endroits à risque les voitures circulent en convoi escorté par l’armée, la police ou la gendarmerie, ailleurs notre guide et notre chauffeur gèrent les « difficultés » comme les « péages » des autochtones, les passages difficiles genre gué, bac etc. avec débrouillardise et calme. Nous n’avons jamais au cours des quatre semaines senti être en danger, bien sûr nous ne roulons ni nous promenons la nuit tombée sur les routes.
L’hébergement : Nous avons choisi la gamme moyenne des hôtels mais toujours avec sanitaires et douches dans la chambre, quelquefois pas d’eau chaude, la pression d’eau est fluctuante mais cela concerne toute la ville donc des circonstances atténuantes, dans les endroits plus touristiques l’hôtellerie est plutôt mieux mais il reste beaucoup à faire pour arriver à nos normes ! Pour la descente de la
Tsiribihina en chaland, l’équipage nous équipe d’un endroit protégé pour les sanitaires et la douche froide, nous pouvons même le matin aller nous doucher à la cascade, froid et vivifiant mais super sympa !
La restauration : Nous avons bien mangé que ce soit la cuisine européenne ou malgache, l’ensemble est goûteux et copieux aussi. La base alimentaire est le riz, la qualité du riz quand il est importé de
Chine ou du
Myanmar n’est pas de qualité constante, il est servi à toutes les sauces, le zébu est bon ainsi que le porc un peu moins fréquent, les volailles ne sont pas élevés en batterie comme chez nous mais dans la cour des fermes, il est goûteux mais consistant ! On trouve tous les légumes, nous regrettons le manque de fruits mais ce n’est pas la bonne période, abondance de bananes et ananas, quelques mangues et oranges. Sur les côtes, un régal de poissons, crustacés, crabes, homards, cigales de mer, huitres etc...Près de
Tana une ville spécialisée dans le foie gras Behenjy, mais en pays chaud la dégustation n’est pas optimale. Pour les « hotely » restaurant de cuisine locale pour les locaux, il vaut mieux voir avec le guide qui est à même de choisir le mieux pour vous. Quant à l’eau du robinet et les crudités, oubliez le temps de votre séjour ! Pour dîner nous avions préféré rester dîner à l’hôtel pour éviter les sorties nocturnes sauf en de rares cas où le restaurant de qualité est à proximité de l’hôtel.
La population : C’est rien de dire qu’il ya une pauvreté endémique à
Madagascar ! Dans les villes, les sans abris, hommes, femmes enfants et même nouveau-nés dorment à même la rue ou dans des abris de fortune, dans les villages traversés et vus, c’est guère mieux et que dire des villages éloignés des routes et de notre vue ! La population manque de tout et vit dans des conditions primaires, pas d’eau courante, pas d’électricité, pas d’école, aucune infrastructure dans les villages du sud par exemple et pourtant la terre et les rizières semblent donner des récoltes abondantes, dans les zones désertiques l’élevage des zébus est une institution, la mer livrent ses richesses, poissons, homards, poulpes, crabes etc... Vu le manque d’instruction et de revenus, la mendicité est partout un peu collante mais jamais agressive, venez avec le maximum de choses à donner et repartez les mains, les valises en fait !, vides ou chargées de souvenirs du pays seulement. Rendons hommage aux ONG et autres institutions religieuses qui font énormément mais à notre humble niveau nous ne pouvons que réfléchir, nous révolter un peu pour agir contre cette injustice, les malgaches ne méritent pas ce degré de pauvreté ! En outre elle est très croyante, les églises catholiques, protestantes, adventistes, 7ème jour, Témoin de Jehovah etc... fleurissent sur le sol malgache. en résumé la population est accueillante et résignée mais tellement attachante et sympathique !
Paysages : Les tsingy, les baobabs de différentes espèces gros, petit, rond, élancé etc..., les plages immaculées et les lagons polynésiens d’un bleu profond entre
Tuléar et Morombé, les rocs du massif de l’
Isalo comme le Far-West, les forêts primaires de
Ranomafana, le paysage de la Haute Terre tout en latérite ponctuée de villages sur les hauteurs, les rizières en terrasse, les levers et couchers de soleil sur la côte est et ouest, les paysages vus du train FCE, le calme du
canal des Pangalanes qui rappellent un peu le
Kerala, les villages de Veza (nomades de la mer), le lagon parsemé de voiles carrés et multicolores des pêcheurs Veza etc... c’est fantastique et varié !
Moyens de transport locaux : taxi ou camion brousse en sursurchargé, charrette à zébu, pousse-pouse, tuk tuk, etc...et même des chariots tirés à dos d’homme c’est encore plus révoltant !
Faune : Les star :
- - les lémuriens diurnes et nocturnes, une multitude à voir et rester des heures à les regarder !
- les caméléons : toute forme, toute taille, toute couleur...
Climat : Durant les 4 semaines de septembre et octobre 2019 (nous étions revenus que depuis 3 jours) nous n’avions eu qu’un seul jour de pluie. Il faisait bon et chaud partout durant le périple, une petite laine pour les soirées et vêtement étanche pour les jours de pluie. En outre ne pas oublier les lunettes de soleil, les maillots de bain, les crème solaire et anti moustique + traitement antipaludéen, les « tong », les chaussures de marche pour les parcs etc... que le classique nécessaire rien de particulier !
Dépenses : En ½ pension, petit déjeuner et dîner, transport gas-oil compris, guide et chauffeur, entrée des parcs, guide local des parcs nationaux, il nous a coûté 2300.00 € par personne les 4 semaines, somme à laquelle il faut rajouter le billet d’avion, les boissons et le déjeuner (environ 5/10€ selon vos choix) ainsi que les pourboires et les dépenses personnelles.
Bref, nous sommes revenus CHARMÉS....
Nos remerciements à ÉLODIE et MANANTSOA ainsi que les chauffeurs PAPOOSE et ROBERT.
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