Grève Air France :
"si ça continue, nous devrons suspendre la desserte de
Tahiti"
Dimanche 12 novembre, le vol AF077 prévu à 8h30 est reparti à vide suite au mouvement de grève des PNC. Alex Hervet, directeur d'Air France en
Polynésie française, prévient : si la grève continue, la desserte de
Tahiti sera suspendue.
Il y avait des centaines de passagers à attendre, à l'aéroport de
Tahiti-Faa'a, leur vol pour
Los Angeles et
Paris. L'avion AF77 prévu à 8h30 a bien décollé mais à vide, comme celui de vendredi.
Le nombre de personnels navigants commerciaux étant insuffisant, l'avion n'a pas pu prendre de passager.
Sur les 260 passagers, dont la majorité sont des touristes américains et européens, une centaine pourra repartir ce dimanche soir grâce à un vol ATN affrété
, qui doit déjà ramener 180 passagers qui n'ont pu prendre leur vol AF077 de vendredi,
reparti lui aussi à vide
.
Les autres devront encore patienter, ils seront hébergés à
Tahiti.
"Nous faisons par ordre de priorité", explique Alex Hervet directeur de Air France en
Polynésie française.
Il y avait des centaines de passagers à attendre, à l'aéroport de
Tahiti-Faa'a, leur vol pour
Los Angeles et
Paris. L'avion AF77 prévu à 8h30 a bien décollé mais à vide, comme celui de vendredi.
Présent à l'aéroport de
Tahiti-Faa'a, le directeur d'Air France annonce, ce dimanche, la couleur :
"nous ne pouvons pas amener des touristes si nous ne savons pas décemment leur offrir un retour chez eux".En clair, la
desserte de Tahiti sera suspendue si le mouvement de grève continue.
Alex Hervet, qui souligne avoir eu des discussions avec le syndicat UFSA-UNSA avant et pendant le préavis et affirme avoir fait des propositions étant toujours valides,
en appelle à la responsabilité des grévistes et à lever le préavis "de toute urgence".
Par ailleurs, le vol prévu mercredi pourrait être annulé si le mouvement n'est pas levé.
Rémunérations et congés au coeur des revendications
Cent treize employés travaillent pour Air France en
Polynésie, dont 87 hôtesses et stewards.
La direction régionale n’a pas souhaité donner une évaluation du coût de cette grève. Il avait été estimé à 80.000 euros par vol annulé et par jour, lors de grèves précédentes.
Les principales revendications du syndicat USAF-UNSA, qui n’a pu être joint, portent sur des questions de rémunérations et de congés, selon la direction régionale.
Malgré des négociations, la grève se poursuit.
Ce conflit social survient trois semaines après l’annonce de la création d’une ligne concurrente d’Air France et d’Air Tahiti Nui entre
Paris et
Papeete (
Paris/
Los Angeles/
Papeete) par la compagnie low cost French Blue (
Paris/
San Francisco/
Papeete).
Les premiers vols sont prévus en mai.