Dimanche 4 novembre : en mer
Ce matin, grasse matinée jusqu’à 9h30

. Le commandant nous avait promis une nuit agitée, mais n’avons pas eu l’impression que le bateau bougeait beaucoup. Toutefois, si le pont piscine est ouvert provisoirement, les ponts supérieurs sont fermés.
Comme je suis prête la première, je descends au pont 5 chercher les tickets pour le show sur glace. Il ne reste déjà plus de place pour les deux séances d’aujourd’hui

. Tant pis, ce sera pour vendredi prochain.
De retour à la cabine et compte tenu de l’heure tardive, il ne nous reste plus que l’option Windjammer pour le petit-déjeuner. Manifestement, nous ne sommes pas les seuls à avoir profité du jour en mer pour dormir tard

. Il y a beaucoup de monde, mais on arrive quand même à trouver une table sans trop de difficulté, les anglais partagent facilement leur table et engagent tout aussi facilement la conversation.
Le choix du buffet est vraiment pantagruélique...
Je quitte rapidement les garçons pour tester, la « Scrapbooking class » de 10h30. C’est bien décevant. L’animatrice qui avoue ne pas être une spécialiste du Scrap, se contente de distribuer des kits papiers plus embellissements aux couleurs de Royal Caribbean et invite chacun (oui, il y a des messieurs!

) et chacune à montrer son talent : dommage pour ceux qui n’en n’ont pas...

Il est 11h30, on traîne un peu avant d’aller assister à la 2ème conférence d’Howard Nichols « destination history » sur
Grande Canarie et
Tenerife. On se distrait autant qu’à la première même si la teneur culturelle de la chose est assez réduite. Au moins, on cultive notre vocabulaire et notre accent british.
Croisifan junior, qui n’a pas voulu améliorer son anglais sous prétexte qu’il est en vacances

, commence à avoir un petit creux. On décide d’en profiter pour tester le seul « american diner at sea » : le Johnny Rockets et ses juiçy hamburgers pour le modique supplément de 4,95 dollars par personne.
Nous sommes accueillis au pont 12 par une plantureuse responsable qui se met à crier tout haut « welcome! and everybody say Hello » et donc tout le restaurant s’éxécute...Si on avait l’intention de passer inaperçus c’est raté, à déconseiller fortement aux couples illégitimes

.
On nous installe avec le menu et le serveur nous apporte d’emblée des onions rings et des frites. Nous commandons deux cheeseburgers et un houseburger composé de deux steaks, bacon, plusieurs fromages et diverses autres choses susceptibles de calmer (provisoirement

) la faim de Croisifan junior.
Nous sommes servis rapidement. Les hamburgers sont...des hamburgers, mais se laissent manger.
Tout à coup, la musique s’arrête, puis reprend...on sent venir l’évènement et nous assistons fascinés


à la danse des serveurs sur un air de rock. C’est bon enfant, et nous sommes bon public, on applaudit donc à tout rompre.
Après cet entracte artistique, nous commandons le dessert : deux sundae à la vanille avec hot fudge chocolat (le jeune Croisifan reprendrait bien un petit cheeseburger mais en revanche il n’a plus très faim pour un dessert). C’est tout simplement renversant : un océan de sauce au chocolat chaud surmonté de deux boules de glace vanille avec de la chantilly, on a bien fait de venir, c’est un grand moment


.
Une fois les coupes vides (c’est pas qu’on en reprendrait pas puisque tout est à volonté mais ce soir c‘est repas de gala

), nous quittons le restaurant sur un « Everybody says good bye »aussi discret que lors de notre arrivée.
Voilà, on a testé le Johnny Rockets et on recommande

.
Avec tout ça, il est déjà presque 16H et comme nous avons prévu de dîner à 19H pour aller voir le spectacle à 21H, il ne nous reste plus beaucoup de temps pour ne rien faire surtout qu’il va falloir s’habiller chic pour la soirée, quel rythme effréné!

19H, ce n’est pas la bonne heure pour venir à « My time dining »

. Il faut soit partager une table, soit revenir dans une demi-heure. Nous choisissons d’être sociables exceptionnellement ce soir et de partager une table où nous serons dix. L’ennui, c’est qu’il faut à la fois se concentrer sur ce qu’on mange, sur ce que disent les autres convives dans la langue de Shakespeare et sur ce qu’on répond quand on a réussi à comprendre. Bref, un challenge physique et intellectuel

.
Pour nous détendre, nous nous dirigeons ensuite vers le théâtre pour assister au spectacle de Christopher Caress (joli nom...), l’Hypnotiste auquel vous ne pourrez cesser de penser (traduction approximative) : je crains le pire

... En fait, c’est vraiment drôle et on se demande si les spectateurs volontaires pour une petite hypnose sont fous à lier ou bons acteurs, peut-être un peu les deux


? Il paraît qu’en fait, ils ne se souviennent vraiment de rien et que ce n’est pas du toc, m’expliquera le lendemain au petit-déjeuner un monsieur qui a discuté avec une victime ex-post...
Après ce réjouissant spectacle, il est l’heure d’aller dormir en prévision de l’escale de demain à
Grande Canarie.
Photos 1,2,3 : le Johnny Rockets et la danse des serveurs
Photo 4 : le couloir des cabines au pont 10
Photo 5 : les ascenceurs
Photo 6 : le chien qui surveille la Royale Promenade de son balcon
Photo 7 : coucher de soleil en mer
Images attachées: