Compte rendu roadtrip Mexique été 2014 Globetrekkie · 1 mars 2015 à 16:36 · 30 photos 4 messages · 1 participant · 1 029 affichages | | | | 1 mars 2015 à 16:36 Compte rendu roadtrip Mexique été 2014 Message 1 de 4 · 1 028 affichages · Partager Bonjour à tous !! Avant notre prochain roadtrip l'été prochain aux US, je vais essayer de m'atteler à la rédaction de notre roadtrip l'été dernier au Mexique.
Pour le contexte, c'est un voyage que nous avons réservé par nous mêmes, après avoir choisi l'itinéraire qui nous convenait (on s'est inspirés des itinéraires classques, mais avons choisi les hôtels, etc...)
Voilà pour le compte rendu :
Vendredi 13 Juin : Grève SNCF, nothing new under the sun
2H30 pour rejoindre Roissy, la faute à une grève SNCF, cela devient une habitude quand on part pour l’aéroport. Pas de connexion à Gare du Nord, il a fallu aller en surface et braver les foules. Nuit au Novotel, bien comme la dernière fois. On y a dîné et on a apprécié.
Samedi 14 Juin : Zen au départ, un peu moins zen à l’arrivée.
Aucun message d’Air France dans ma boîte mail ce matin, on croise les doigts pour qu’aucun loupé ne survienne durant notre voyage (pour une fois...). Tout se déroule comme sur des roulettes, aucun décalage à l’aller, on part à peu près à l’heure. Le vol se passe très bien, il ne nous paraît pas si long que ça avec les films. On atterrit donc à Mexico à l’heure prévue, soit 18H.
On passe l’immigration bien plus rapidement que chez l’oncle Sam, et on se dit qu’on va pouvoir bientôt se reposer !! Mauvaise pioche... La livraison des bagages dure très très longtemps, par vagues successives, et manque de bol, on fait partie des derniers.
On passe la douane et bravons la foule dense de l’aéroport pour tenter de trouver les loueurs de voiture. On suit les panneaux, et arrivons à une petite guérite Hertz. Une employée téléphone à un collègue pour vérifier qu’il y a bien trace de notre réservation, puis nous demande de la suivre à l’extérieur de l’aéroport. On attend 5 minutes et une voiture se gare, on nous demande de monter dedans pour aller chercher la voiture.
Mais arrivés où on est censés récupérer la voiture, on nous demande un papier qu’on n’a pas, et on nous dit qu’il faut aller à la « oficina ». On n’est pas très contents, ils veulent garder les bagages pendant qu’on retourne à la oficina, mais on préfère les garder avec nous. Un employé nous accompagne à une autre guérite, et là, on passe une demi-heure à ce que le dossier soit complet. On retourne une fois le sésame en poche d’où on vient, et la voiture n’est pas encore prête, ils sont en train de la laver ! C’est clair qu’on n’est pas aux USA !!
Bon, ben on a récupéré une bagnole cabossée de partout, il manque la plaque à l’avant, des creux plein la carrosserie, le haillon qui part en sucette... On note tous les problèmes pour éviter d’avoir des litiges au retour. On la surnomme « Paco le tacot » !! On part néanmoins avec ce tacot une fois après avoir rentré l’adresse de l’hôtel dans notre GPS. En plus il n’y a que de quoi faire environ 40 kilomètres, le plein n’est pas fait.
Il fait noir, Stéphane ne voit rien, ni dans le rétro, ni devant, ni derrière à cause de montants trop imposants, ça va donner. Le trafic est dense, les voitures arrivent de partout, c’est le stress !! On finit par arriver à notre hôtel Hampton Inn dans le Centro historico, et on laisse Paco le Tacot aux bons soins du Valet Parking, sans regret. On est arrivés à 20H50, on est un peu fatigués...
La chambre donne sur le patio intérieur, au 3e étage. Pas de fenêtre extérieure donc. La chambre est sympa, un peu petite mais avec une grande douche à l’italienne.
On prépare les affaires pour le lendemain, et on s’endort. | | | Dimanche 15 Juin : à la découverte des trésors de la Capitale
Réveil à 3H du mat à cause du décalage horaire comme d’hab, on attend 6H pour se lever. Le petit dèj inclus est sympa, il ressemble à ceux proposés aux US, une spécialité locale en plus.
Un peu avant 8H, on se dirige à pied vers le Zocalo. Il est affublé de caméras géantes, on devine que c’est pour la coupe du monde. On va visiter la Catedral Metropolitana, mais c’est la messe, on ne peut pas prendre de photos. La cathédrale Metropolitana
Une petite mexicaine qui va à la messe
On ressort donc prendre le métro pour rejoindre le Musée d’Anthropologie. On sort à la station Chapultepec, et traversons un peu le Bosque du même nom, avant de trouver ce fameux musée. On laisse nos sacs au casier, et achetons les billets.
On commence la visite par les salles du bas, dédié aux richesses archéologiques. Le musée est extrêmement bien fait, et par chance pour nous, il est presque vide de touristes, c’est un vrai bonheur !! On met 2H pour terminer la visite du bas, et on enchaîne avec les salles du haut, dédiées au folklore. Les salles sont moins grandes et on met donc moins de temps. LE SERPENT DE LA PYRAMIDE DU SOLEIL
PAKAL
EL HOMBRE BARBADO
A midi, on décide d’aller déjeuner au restau sur place, pour nous reposer un peu, on en a plein les pattes. Je prends des flautas un peu sèches, Stéphane a plus de chance avec des enchiladas verdes.
Une fois rassasiés et reposés, on reprend la route, on décide de remonter le Paseo de la reforma à pieds. Une grande partie de la route est dédiée aux vélos et rollers, on ne sait pas si c’est comme ça tous les dimanches. C’est en tout cas très agréable. On regarde évidemment tous les monuments qui s’enchaînent sur le Paseo : Le Monumento a los Ninos Heroes, le Monumento à Diana Cazadora, Le Monumento a la Indepencia, celui à Cauthemoc, celui à la Revolucion, celui à Colon, sans compter les tours de la bourse, de la Loterie nationale, du Caballito...
MONUMENTO A DIANA CAZADORA
MONUMENTO A CUAUTEHMOC
LA TORRE DEL CABALLITO
Une fois le long Paseo fini, on continue à pied avec le quartier Alameda, son Palacio de Bellas Artes, sa Casa de Los Azulejos, son Palacio de Iturbide... Là c’est moins calme que ce matin, les mexicains ont fini par se réveiller et sont partout, c’est la foire.
EL PALACIO DE BELLAS ARTES
On revient sur le Zocalo, et c’est la France qui joue contre le Honduras, ils mènent 2 à zéro. On traverse la place visiter le Palacio Nacional gratuit, qui compte plusieurs murals de Diego Rivera. On retrouve un peu de calme.
MURAL DE DIEGO RIVERA
On sort avant 17H, et partons nous reposer à l’hôtel on en a plein les pattes. En arrivant on tombe sur la femme de ménage qui fait la chambre, on part donc passer un quart d’heure sur la terrasse siroter un coca en attendant.
On ressort pour dîner au restau qui jouxte l’hôtel, Garabatos, Stéphane choisit du poisson et des pâtes, et moi du Cochinita Pibil en enchiladas, très bon. Il est temps d’aller se coucher ! | | | Lundi 16 Juin : Pyramides et Topes
Petit-déj matinal, on prévoit d’arriver tôt à Teotihuacan.
On sort de l’hôtel à 6H30, il ne fait pas encore tout à fait jour. On met en route le GPS, et c’est parti !! on fait le plein d’essence assez rapidement, comme Paco le Tacot était presque à sec.
La route est assez fluide de notre côté, contrairement aux travailleurs qui désirent entrer dans Mexico. Par contre, elle est catastrophique, des trous abominables, des plaques de métal, on saute en faisant des bonds énormes avec des bruits cataclysmiques... sans oublier les topes, que l’on rencontre pour la 1ere fois. On manque se faire rentrer dedans ou inversement à plusieurs reprises.
On prend ensuite une cuota payante un peu en meilleur état, mais qui laisse encore à désirer. Ensuite, juste avant l’arrivée au site archéologique, il faut emprunter une route pavée très désagréable.
On se gare à la porte 5 vers 7H30, nous sommes les 1ers sur le site. Quelques montgolfières survolent l’horizon. Nous sommes juste à côté de la pyramide du soleil, on entreprend donc son ascension. Les indiens n’étaient pourtant pas grands, ils auraient pu prévoir des marches un peu moins hautes !! Ce n’est pas si haut que ça, on arrive vite en haut, on admire la vue sur la pyramide de la lune. Nous sommes seuls au monde, à cette heure, aucun autre touriste ne pointe le bout de son nez.
On redescend, en s’aidant de la rampe, car c’est parfois plus difficile dans ce sens là.
On dirait que la pyramide de la lune est juste à côté, mais c’est une illusion d’optique, il y a une petite trotte pour y arriver. Elle est un peu moins haute que celle du soleil, on arrive très vite en haut...
et avons la surprise de découvrir un pauvre chien perdu en piteux état. Le pauvre a pu monter en haut de la pyramide, mais il n’arrive pas à redescendre, il regarde dans tous les coins sans trouver par où passer. Il a l’air très déshydraté, on lui donne de l’eau qu’il lape tout de suite.
On le siffle pour descendre avec nous, et avec quelques encouragements il arrive à nous emboîter la patte.
Une fois en bas, le pauvre ne nous lâche plus d’une semelle. On va visiter le palais de Quetzalpapalotl, le palais des jaguars et celui des caracoles emplumados, avec quelques muraux préservés.
Il y a maintenant quelques personnes sur le site, mais il n’y a toujours pas foule. On entreprend d’aller maintenant vers le temple de Quetzalcoatl, à l’entrée du site, par la chaussée aux morts. C’est long, très long, les Champs Elysées de Teotihuacan.
Il est plus de 10H, les groupes de touristes sont maintenant arrivés, et avec eux les camelots qui veulent nous vendre leurs bibelots. Notre copain le chien a maintenant dû trouver d’autres amis.
On finit par le musée du site, et on retourne à 11H15 vers le parking. On reprend la route vers le Premium Outlet Punta Norte, qui se trouve à une trentaine de kilomètres. La route est une cuota en bon état. On déjeune à l’arrivée d’un burger. On ne fait pas d’affaires, c’est tristounet comparé aux Etats-Unis. On repart vers 14H15, et la route est très chargée et en travaux. Stéphane trouve que c’est encore pire que de conduire à Abidjan, c’est dire !
Mis à part les topes, il y a une autre sacrée plaie sur les routes mexicaines : les colectivos, qui s’arrêtent sans avertir et sans vergogne, toutes les 2 minutes pour charger ou décharger le client à sa guise. Catastrophique !
On finit par retrouver notre hôtel pour un peu de repos, et un bon coca pour nous désaltérer. On repart le soir, cette fois-ci il pleut quelques gouttes. On remonte à pied vers le Zocalo, et prenons la rue de Tacuba, où nous trouvons le café de Tacuba, repéré dans le routard. La pièce est très belle, avec de belles peintures aux murs, les serveuses ont un uniforme qui leur font ressembler à des infirmières d’une époque ancienne. Je goûte le Mole Poblano et Stéphane du porc barbecue, arrosé bien entendu de 2 bières.
Il pleut toujours un peu quand nous rentrons à l’hôtel. | | | Mardi 17 : perdus dans les villages mexicains.
On ne part de Mexico que vers 7H45, grossière erreur, c’était déjà trop tard !! on aurait mieux fait de partir une heure avant. Quitter Mexico, c’est la cata. En plus, il ne faisait pas très beau, quelques gouttes (qui sont vite parties), et des pans de rues inondés.
On s’aperçoit vite qu’on ne va pas tenir le plan de route prévu avec Google map qui ne prend pas en compte les embouteillages. On engrange rapidement presque 2H de retard.
Une fois sur la 150D, cela va mieux, on roule assez bien. Il y a une cuota de 100 pesos. On n’a pas pu mettre de point GPS, car on se rend à la zone archéologique de Cacaxtla, et le GPS ne trouve pas.
On va donc se fier aux panneaux sur la route. Heureusement, il y a des panneaux bleus sur l’autoroute qui renseignent la direction de ces zones. On trouve donc la sortie qui doit nous mener à Cacaxtla.
C’est là que ça se complique : pour y aller, il faut traverser de minuscules villages qui se suivent les uns les autres, avec une circulation effroyable, des topes tous les 100 mètres, des colectivos qui ne nous aident pas... Et nous n’avons aucune idée du nombre de kilomètres à faire pour rejoindre Cacaxtla.
Au bout d’un moment, plus de panneau bleu, panique, on se demande si on n’a pas loupé un embranchement. On demande à une dame qui nous dit qu’on est sur la bonne route, effectivement, 200 mètres plus loin un nouveau panneau nous rassure.
On traverse San Miguel de Allende et sa jolie église bleue, et arrivons à Cacaxtla vers 11H, on avait prévu d’en partir à 9H45 !!
Vue depuis Cacaxtla sur la pyramide de Xochitecatl
C’est un site connu surtout pour de belles fresques colorées bien conservées, dont l’homme jaguar. Peu de monde sur le site, un petit groupe de touristes mexicains avec un guide.
Le site de Cacaxtla protégé
El hombre jaguar
Nous repartons de Cacaxtla et souhaitons nous rendre maintenant à Cholula, il faut donc que nous rejoignions la 150D vers Puebla. On n’a pas de repère GPS, on rentre l’adresse de l’hôtel pour au moins revenir sur la 150D.
On retraverse les villages difficilement, et à un moment, alors qu’il ne reste que 2 kilomètres pour rejoindre la cuota, c’est le drame : on s’enfonce dans une route où il y a visiblement un marché des 2 côtés, avec des gens qui marchent partout sur cette route, et des véhicules arrivant en face. Au bout d’un kilomètre, plein de monde se met à nous faire signe comme quoi c’est interdit, c’est jour de marché et la route est bloquée !
Là, Stéphane manque de péter un boulon, la conduite est trop difficile. Il faut rebrousser chemin, on le fait avec difficulté et on demande notre chemin pour retrouver la cuota d’une autre façon.
On y arrive enfin, on souffle. On trouve facilement le panneau bleu sur l’autoroute pour Cholula, et l’entrée dans ce village se fait un peu plus facilement.
On se gare dans un petit parking surveillé, il est 13H environ. On ne déjeune pas, on n’a pas faim. On aime le devantures colorées.
On va visiter les tunnels qui se trouvent sous la pyramide de Cholula, puis on monte sur cette colline où se trouve Nuestra Senora de Los Remedios.
D’en haut, on a également une vue imprenable sur le Convento de San Gabriel, qui sera notre prochaine destination.
On y arrive en passant dans de jolies rues colorées. Le match de foot Mexico Brésil commence à peine, tous les cafés et restaurants ont la télé allumée. Le convento est rempli de fleurs, c’est ahurissant !
On avait prévu de visiter 2 églises mais la panique dans les villages ce matin a un peu fatigué Stéphane, on décide de ne pas tenter le diable et d’aller directement sur Puebla. Pas de problème particulier pour rentrer dans Puebla. On n’a pas très bien vu les volcans couronnés de nuages.
Notre hôtel le Descanseria hotel Business and Pleasure est bien situé et superbe. La chambre est immense, haute de plafond, elle donne sur un patio intérieur comme souvent.
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