Asia7 · 15 juin 2019 à 9:38 · 6 photos 43 messages · 10 participants · 4 522 affichages | | | | À: Asia7 · 18 juin 2019 à 17:46 Re: Contes et légendes du Vietnam Message 21 de 43 · Page 2 de 3 · 811 affichages · Partager Merci beaucoup Fabienne  ... | | | À: Derviche666 · 18 juin 2019 à 18:13 · Modifié le 18 juin 2019 à 18:33 Re: Contes et légendes du Vietnam Message 22 de 43 · Page 2 de 3 · 807 affichages · Partager Bonjour,
Bonjour, Je suis désolée que vous ne trouviez pas votre compte à travers ces petits contes...
Ils ne sont absolument pas uniquement représentatifs de ce qu'est le Vietnam aujourd, hui! Mon idée n'était certainement pas de dépeindre le Vietnam au travers de ces récits. Ils peuvent cependant expliquer certaines croyances bien actuelles que le voyageur peut découvrir s'il va au delà des limites du simple tourisme. Je suis certaine que bon nombre auront compris çà!
Bien sur qu'ils sont parfois niais...je préférerait dire simplistes! Il faut les remettre dans un contexte populaire...et à une époque donnée. Cependant, ils se transmettent encore de nos jours dans les campagnes et les villages...et font objet d'étude dans certaines universités! Ils font partie intégrante du patrimoine orale vietnamien, ils ont été heureusement répertoriés pour la plupart par Antony Landes - Sinologue. - Directeur du Collège des interprètes, de Saigon. - Administrateur des affaires indigènes. - Spécialiste de l'Indochine ce qui me conforte dans ma démarche de partage. Quand à l'inculture des paysans... vous devriez justement remarquer que malgré le manque de savoir, d’écriture et de lecture, ils arrivaient à transmettre tels nos propres paysans le faisaient il y a peu de siècles.
Maintenant et pour ne pas tout mélanger, ici c'est un partage de contes et légendes, Je vous invite à créer une rubrique où vous pourriez évoquer le Viêtnam d’aujourd’hui avec la grandeur, la beauté, la familiarité, le tragique, les mesquineries, l’envie de vivre et l’énergie, la répression, la résilience,...et je serai votre première lectrice.
« Histoire d’amour racontée avant l’aube » de Duong Thu Huong que vous évoquez en exemple compte 214 page et c'est un livre... | | | À: Asia7 · 19 juin 2019 à 2:20 Re: Contes et légendes du Vietnam Message 23 de 43 · Page 2 de 3 · 789 affichages · Partager Bonjour Fabienne,
On pourra rajouter, si tu le veux bien, ces deux CD-Rom ; ils ont une bonne trentaine d’années; je ne suis pas sûr qu'on puisse encore les trouver..
| | | À: Asia7 · 19 juin 2019 à 7:23 Re: Contes et légendes du Vietnam Message 24 de 43 · Page 2 de 3 · 773 affichages · Partager Précisions concernant l'arbalète magique : Quand le roi a voulu construire les murailles de sa capitale, disposées en spirales (d'où le nom qu'il lui a donné : Loa Than ("Ville en spirale"), que le peuple a baptisé ensuite Co Loa ("Ancienne spirale"), lesdites murailles s'écroulaient une fois à peine terminées. C'est alors que la divinité de la rivière proche lui envoie unetortue d'or qui le conseille dans la construction ; une fois celle-ci terminée, elle remet au roi la griffe magique de l'arbalète, qui, selon la légende, peut alors tuer 10 000 ennemis avec un seul carreau, "10 000" signifiant en Asie 'une multitude, voire l'infini, comme dans le célèbre slogan "10 000 ans de vie au président Hô Chi Minh" | | | À: Asia7 · 19 juin 2019 à 7:29 Re: Contes et légendes du Vietnam Message 25 de 43 · Page 2 de 3 · 772 affichages · Partager Les légendes sont parfois basées sur un fond de vérité historique. En ce qui concerne l'arbalètemagique par ex., elle symbolise le fait qu'à l'époque, Co Loa, avec ses murailles en spirale de 12 km de long sur 6 km de circonférence, 20-30 m d'épaisseur à la base et 6-10 au sommet, était imprenable ; de plus, on y a trouvé des centaines de pointes de flèches en bronze, ce qui prouve l'existence de forces importantes et d'une "industrie" de l'armement. | | | À: Larsay · 19 juin 2019 à 7:55 Re: Contes et légendes du Vietnam Message 26 de 43 · Page 2 de 3 · 767 affichages · Partager Bonjour,
Pour certaines légendes j'ai trouvé plusieurs versions Merci donc de ces précisions  Vous confortez ainsi que les légendes ont bien leur place encore aujourd'hui au Vietnam sans pour autant donner une image peu flatteuse du pays...
Bonne journée | | | À: Asia7 · 19 juin 2019 à 9:30 Re: Contes et légendes du Vietnam Message 27 de 43 · Page 2 de 3 · 756 affichages · Partager Bonjour,
Bon je dois avoir tort. En tout cas je suis assez hermétique à la forme de ces contes naïfs (qu’ils soient du Viêtnam ou d’ailleurs). Je préfère la réalité historique d’une cité antique fortifiée ou d’un royaume perdu suite à une trahison familiale et royale. Mais j’arrête de piétiner vos carrés de rizière et je retourne sur le chemin. | | | Bonjour,
Bon je dois avoir tort. En tout cas je suis assez hermétique à la forme de ces contes naïfs (qu’ils soient du Viêtnam ou d’ailleurs)..
Ne pas non plus oublier qu 'ils sont ici, sur ce forum, en langue française qui n'est pas leur langue d'origine. Je suis persuadé que les lire en vietnamien avec une sensibilité vietnamienne en écoutant un peu de monocorde, instrument que le professeur Trương enseignait à Paris...il y a de cela de nombreuses années... | | | À: Derviche666 · 19 juin 2019 à 10:17 Re: Contes et légendes du Vietnam Message 29 de 43 · Page 2 de 3 · 744 affichages · Partager Ben oui, vous avez tort, car non seulement de nombreux contes et légendes ont un fond de réalité, mais en plus, ils sont plus poétiques que celle-ci ! Voir la légende de la création du 1er royaume du Vietnam : la réalité est la prise de contrôle musclée du nord du pays par une tribu chinoise des environs de Canton, les Yue (déformation vietnamienne "Viêt") et la belle légende de Au Cô, fée du monde des montagnes, qui marrie le dragon maritime et accouche d'une grande poche de 100 oeufs, d'où éclosent 100 enfants, les ancêtres des Viêts. Plus près de nous, Jeanne d'Arc bergère est une belle légende ; jamais un membre de l'aristocratie française n'a gardé des moutons, et encore moins une bergère reçue par le roi de France | | | À: Larsay · 19 juin 2019 à 12:45 Re: Contes et légendes du Vietnam Message 30 de 43 · Page 2 de 3 · 729 affichages · Partager Les fonctionnaires
Un aspirant aux fonctions publiques prononça un jour ce serment : « Si lorsque j’aurai été nommé j’étends jamais la main pour recevoir un présent, puisse-t-elle se détacher du corps ! » Quelque temps après il fut fait huyên et l’on vint lui offrir des sommes pour qu’il s’intéressât à une affaire. N’osant à cause de son serment les recevoir avec la main, il les fit mettre sur un plateau qui pouvait sans inconvénient se détacher du corps....
Il y avait un phù (chef de district), honnête homme qui ne recevait jamais de cadeaux. Il était inflexible sur ce point un jour, des gens à qui il avait fait gagner un gros procès voulurent lui en témoigner leur reconnaissance. Ils vinrent trouver sa femme et lui demandèrent d’accepter les présents que son mari refusait. La femme dit qu’elle n’oserait, mais que s’ils voulaient, ils lui donnassent un rat d’argent et que plus tard elle l’offrirait à son mari qui était né dans l’année du rat. Il fut fait comme il avait été dit. Quand le phù fut devenu vieux il se retira dans son pays, et comme il n’avait pas fait d’économies il fut rapidement réduit à la pauvreté. Sa femme lui montra alors le rat d’argent et lui raconta comment on le lui avait donné autrefois. Que ne leur as-tu dit que j’étais né dans l’année du buffle, soupira le pauvre phù | | | À: Larsay · 20 juin 2019 à 11:00 Re: Contes et légendes du Vietnam Message 31 de 43 · Page 2 de 3 · 704 affichages · Partager Bonjour Jacques
Vous écrivez " Ben oui, vous avez tort ", Cela n'est que votre avis personnel. Permettez aux gens de s'exprimer même si ils n'ont pas la même vision des choses. Encore une discussion qui va mal se terminer. Eric | | | À: Henon21 · 20 juin 2019 à 11:26 Re: Contes et légendes du Vietnam Message 32 de 43 · Page 2 de 3 · 692 affichages · Partager Bonjour,
Il n’y a pas de problème. J’accepte d’avoir eu tort. Pas tort d’avoir une opinion différente, mais tort de transformer l’esprit de ce sujet d’une gentille compilation de contes et légendes en une discussion potentiellement polémique. | | | À: Derviche666 · 20 juin 2019 à 15:29 Re: Contes et légendes du Vietnam Message 33 de 43 · Page 2 de 3 · 669 affichages · Partager Pour moi pas de problème...  .
Et pour rire... 
Le NiaisIl y avait deux amis dont l’un avait un cheval et l’autre une barque. Un jour le propriétaire de la barque emprunta le cheval de son ami, lui fit faire une longue course et le rendit fourbu. L’autre résolut de se venger de ce mauvais tour. Il emprunta la barque et rama de toutes ses forces toute une journée sur le fleuve....
Un soldat du tram (Corps de serviteurs publics chargés de la poste) avait un message pressé à porter. On lui avait donné un cheval, mais il se contentait de courir derrière. Pourquoi ne montes-tu pas dessus ? lui cria-t-on. - À six pieds nous irons plus vite qu’à quatre, répondit-il. | | | À: Asia7 · 21 juin 2019 à 7:54 Re: Contes et légendes du Vietnam Message 34 de 43 · Page 2 de 3 · 649 affichages · Partager Et une autre, la belle légende de Au Cô et des rois Hung:
Comme souvent en Histoire, il existe une légende vietnamienne des origines du premier royaume du Vietnam. Elle commence avec Đé Minh, un roi chinois dont la légende veut qu’il soit l’arrière-petit-fils d’un roi mythique, Shen Nong (vietnamien Thân Nông), « Divin Agriculteur », car c’est lui qui a enseigné aux Chinois les premières techniques agricoles – usage de la charrue et de la houe, et culture sur brûlis - et l’usage des plantes et herbes. Đé Minh fait une inspection de ses terres du sud, appelés Van Lang, « Le pays des Dragons rouges », une fédération de 15 tribus (il est probable que le vocable « dragons » provienne du fait que les crocodiles y pullulaient alors). Son fils Lôc Tuc lui succède sous le nom de Kinh Huong Vuong ( vuong, de nos jours vua, est un ancien mot vietnamien signifiant « roi ») ; au Van Lang, il rencontre une fée immortelle des montagnes, avec laquelle il a un fils qui devient roi du Van Lang, rebaptisé Xich-Quy, le royaume couvre le sud de la Chine et le delta du fleuve Rouge. Capable de marcher sur l’eau aussi bien que sur la terre, Kinh Đuong épouse la fille du roi des Eaux, une grande divinité qui vit dans le lac Tong-ting dans l’actuelle province chinoise du Hunan. Ils ont un fils, Lac Long Quân (« Seigneur-dragon du Lac »), seigneur des Dragons aquatiques du pays des Lac comme son nom l’indique, dont la légende dit qu’il enseigne à ses sujets l’art du labour, des semailles, et la sériciculture. Un jour, la jeune et belle fée Âu Co, qui vit haut dans les montagnes, est menacée par un dragon et se transforme en grue pour le fuir. Lac Long Quân la voie et tue le dragon d’un coup de pierre. Ils se marient et elle accouche d’une grande poche contenant 100 œufs, d’où éclosent 100 garçons (d’où la très ancienne dénomination de l’Annam : « Le pays des cent familles »). Toutefois, son mari ne peut se passer de la vie sous-marine et désire retourner à la mer. Il propose donc à Âu Co de se séparer, chacun gardant cinquante enfants. Âu Co accepte. La légende explique le proverbe des Vietnamiens pour décrire leur origine : Con Rồng, cháu Tiên (« Fils de dragon, petits-fils de fée »).
L'aîné des fils qu’Âu Co a gardés monte sur le trône sous le nom de Kinh Duong Vuong, créant la grande dynastie des Hùng (2879-258 av. J.-C.) et baptisant le nord du Vietnam du nom de Van Lang ("lang" et "long", comme dans "Ha Long" sont d'anciens mots vietnamiens pour "dragon". Sa capitale est Phong Chau, près de Viêt Tri, à 80 kilomètres au nord-est de Hanoi et est toujours révérée par les Viet comme le berceau de leur pays D’après la légende, la dynastie des Hùng compte dix-huit rois, ce qui voudrait dire que chaque roi a régné pendant 145 ans ; soit la date de 2879 av. J.-C., soit le nombre de rois est faux. La fille du dernier roi Hùng est demandée en mariage par deux génies, Son Tinh, le génie des Montagnes, et Thuy Tinh, le génie des Eaux. Le roi donne la main de sa fille à Son Tinh. Furieux d’être éconduit, Thuy Tinh déclenche une pluie diluvienne pour noyer les jeunes époux, mais ils se réfugient sous un immense parasol ; il provoque alors une grande inondation, mais Son Tinh surélève les montagnes. Thuy Tinh est vaincu ; pour se venger, il provoque de grandes pluies tous les ans à même époque. La légende explique à la fois la géographie montagneuse du Tonkin et la périodicité de la mousson du nord. Elle veut ensuite que le dernier roi Hùng soit vaincu par An Duong, prince du Ba Thuc (257-208), qui donne au royaume le nom de Âu Lac (contraction du nom de ses ancêtres Âu Co et Lac Long Quân), dont la capitale est Cô Loa à 18 kilomètres au nord-est de Hanoi. Notons que la légende se retrouve plus ou moins chez d’autres races du Tonkin ; chez les Muong, ce sont deux oiseaux qui engendrent 100 œufs d’où naissent 100 enfants, dont la moitié va habiter la plaine et l’autre moitié les montagnes. | | | À: Asia7 · 10 août 2020 à 8:21 Re: Contes et légendes du Vietnam Message 35 de 43 · Page 2 de 3 · 516 affichages · Partager Le Roi-Singe Tôn Ngộ Không est une créature née de la pierre, enfantée par le Ciel et la Terre, et douée dans la lecture des signes. Devenu Roi des singes et régnant sur le Mont des Fleurs et des Fruits, le singe vivait dans le bonheur jusqu’au jour où l’idée de mourir rompit sa sérénité. Il partit alors à la recherche des Immortels afin de suivre leur enseignement et d’échapper lui aussi à la mort. C’est auprès d’un patriarche qu’il reçut l’Illumination et apprit les 72 transformations, notamment celle qui consiste à se démultiplier à partir d’un cheveu, ou bien celle qui permet de voler et de marcher sur les nuages. De retour chez lui, il protégea son peuple et lui enseigna l’art militaire. Il obtint des Rois-Dragons des quatre mers un bâton dont la taille pouvait varier selon la volonté du singe, ainsi qu’une tenue prestigieuse qui le caractérise. En quête de reconnaissance, il provoqua de nombreux bouleversements et suscita des plaintes déposées auprès de l’Empereur de Jade, qui gouverne le Monde des Cieux. Afin de le canaliser, l’Empereur lui confia la fonction de palefrenier des Écuries Célestes, ce qui flatta son orgueil : le singe s’était en effet lui-même surnommé « Te Thien Dai Thanh » (Grand Saint Égal du Ciel). Faisant intrusion dans la salle du Banquet réservée aux Immortels et auquel il n’avait pas été invité, il se permit de manger toutes les pêches d’immortalité prévues pour les invités. Il mit l’Empereur en rage et mena de nombreux combats contre ses officiers. Après qu’il eut mis le royaume du Ciel sens dessus dessous, Bouddha décida d’intervenir et enferma le singe sous une montagne. Au bout de cinq siècles, le singe fut libéré à la condition qu’il accompagne et protège un jeune moine chargé de trouver les Écritures saintes du bouddhisme pour les rapporter en Chine. Afin que le singe obéisse à son maître, tout méditatif et sans force physique, on lui plaça un anneau autour du crâne. Il suffisait à son maître de prononcer une prière pour que l’anneau se resserre : ainsi, le singe finissait par céder à la douleur et par obéir. Au fil de ses pérégrinations, le singe évolua vers plus de sagesse et de dévouement envers son maître, qui finalement reçut l’Illumination et l’immortalité après avoir surmonté 81 épreuves. | | | À: Asia7 · 11 août 2020 à 7:31 Re: Contes et légendes du Vietnam Message 36 de 43 · Page 2 de 3 · 500 affichages · Partager De TYTYNOIR31
POURQUOI LES CHIENS DÉTESTENT LES CHATS Extrait du livre Contes du Vietnam
Le chien frappe à tort Il était une fois un chien qui parlait le langage des hommes. Son maître l’aimait beaucoup ; depuis le temps que le chien gardait sa maison, il n’avait jamais eu à se plaindre de lui. Or un beau jour, il s’aperçoit qu’un morceau de saindoux a disparu de la cuisine. Il appelle le chien et le questionne. Le chien lui répond : « Tout à l’heure, j’ai vu le chat qui se léchait les babines. Un voleur de saindoux, ça ne peut être que lui et personne d autre ! » Le maitre ne le croit pas et le frappe. Le chien outre, se met à gémir : « Oh Ciel ! Vous plait-il, oh cielQu’un chat mange du saindoux, et qu’un chien en soit puni ? »Depuis, le chien est fâché contre le chat. Un jour de grand froid, alors que le chat somnole dans la cuisine, il s’en approche et le mord. Le chat sursaute et prend la fuite, renversant au passage une marmite à torréfier en terre cuite qui se brise en mille morceaux. Le maitre, très mécontent, questionne son chien qui répond : « Le chat courrait dans la cuisine, il a heurté la marmite qui s’est casée » Le maitre ne le croit pas plus. Il le frappe de nouveau, encore plus fort. Le Chien, outre, gémit : « Le chat à case la marmite a torréfier, Le chien accourt, il reçoit la raclée. »Depuis ce jour, les chiens détestent les chats | | | À: Asia7 · 12 août 2020 à 11:11 Re: Contes et légendes du Vietnam Message 37 de 43 · Page 2 de 3 · 490 affichages · Partager SI vous allez à Nha Trang: Le Rocher de la mère et de l’enfant:Il était une fois, deux époux qui venaient de se fixer dans la haute région d’une de ces provinces méridionales. Ils avaient un garçon de 5 ans. Comme les gens du lieu. Ils cultivaient la terre, élevaient la volaille et les cochons et allaient a la chasse. Grace aux richesses léguées par leurs parents, ils menaient une vie aisée. Un jour, le mari reçut la visite d’un Viel ami. C fut pour tous les 2 une joie de se revoir. Le nouveau venu dit « Je savais que vous étiez installes ici. Comme je suis de passage, j’en ai profité pour faire un saut chez vous afin de vous offrir cette paire d’oies ». Le maitre de maison demanda : « Il y a des siècles que je ne vous ai vu. Que faisiez-vous donc ? ». « Je voulais acquérir l’immortalité. Depuis 5 ans, je menais une vie d’anachorète *. Maintenant, je dois me rendre dans les montagnes ». * Moine se retirant de la société des hommes pour vivre en ermite, par opposition au cénobite, qui vit en communauté. (Le berceau de l'anachorétisme se situe dans le désert de Thébaïde en Haute-Égypte.)« Que ferez-vous dans les montagnes ? » « J’y cherche le santal. Lorsque vous accomplissez un vœu, il faut bruler du santal. Son parfum transmettra votre vœu jusqu’au palais Tam Thanh ou les immortels vous exauceront » Le maitre de maison reprit : « Comment arrivez-vous à découvrir le Santal dans l’immensité des bois ? » « Ce n’est pas complique. Mettez dans votre bouche une de ces granules. » Et il sortit de son sac un petit paquet de soie rouge écarlate dans lequel se trouvaient plusieurs petits grains. Il dit : « Ce sont des granules au pouvoir magique. Il m’a fallu plusieurs années pour les fabriquer. Si vous les gardez dans votre bouche, vous pourrez passer tout une année dans la forêt sans avoir besoin de manger. Ils vous préserveront de tous les dangers. Et même les fées viendront vous aider à trouver le Santal. Alors tous vos vœux seront exauces et vous deviendrez immortel. » Pendant que le visiteur vantait les pouvoirs surnaturels de ses granules, une lueur de convoitise brillait dans les yeux du maitre de maison. Celui-ci jetait des regards furtifs sur le petit paquet de soie rouge en se disant : « Je serais bien content de posséder ces grains qui me rendrait immortel. Il chercha à retenir son hôte chez lui. Un matin qu’ils jouaient aux échecs, le maitre de maison prit une pièce et dit : « Ces échecs sont un précieux héritage de mes parents. Ils sont en ivoire. Mais toutes les autres ne valent pas ce pion qui est en Emeraude. Il est d’une grande pureté et brille même dans les ténèbres. L’hôte prit le pion, le mania longuement entre ses doigts et dut reconnaitre que c’était un objet rare. Il pensa : « Si je pouvais l’avoir pour en faire présent a mon maitre. » Pendant la partie d’échecs. Nos 2 joueurs ne pensaient qu’au moyen d’entrer en possession, l’un des granules et l’autre du pion en Emeraude. Vint le jour du départ de l’hôte. La maitresse de maison prépara un bon repas pour le régaler. Lorsqu’elle eut terminé, elle appela son mari qui disparut dans la cuisine. Il en ressortit bientôt avec un plateau garni de victuailles et d’une bouteille d’alcool. Entre-temps, le charmant hôte subtilisa le pion qu’il cacha dans la manche de sa veste. Mais le voleur ne s’attendait pas à être vole. Apres avoir bien mange, il s’écroula dans un canapé. Voyant que le breuvage avait produit son effet, le maitre de maison fouilla dans le sac, prit le paquet de soie écarlate et se hâta de quitter la maison sans même prévenir sa femme. Lorsque l’hôte reprit ses sens, il ne retrouva point ses granules magiques ni son ami. Il s’enquit auprès de la maitresse de maison qui ne sut que répondre. Tristement, il se remit en route, résolu à récupérer son bien. Il chercha partout, franchissant une montagne, puis une autre sans que le traitre ami donnât signe de vie. Un jour, il grimpa sur une haute crête, fit un faux pas et bascula dans un ravin. La pièce d’échec en émeraude fut projetée sur le sol et se transforma en un bloc rocheux ; lui-même en un arbre dont les racines venaient enserrer le rocher pour le protéger. Mais revenons au maitre de maison qui, après avoir fait main basse sur les granules magiques partit à la recherche du précieux Santal. Suivant les instructions de son ami, il les mit un a un dans sa bouche, se fraya un passage à travers d’épais buissons, pénétra dans les forêts les plus profondes, franchit monts et vallées. Ses efforts furent vains. Découragé, il voulut rentrer, mais il ne reconnut plus le chemin. Le paquet de granules commençait à se vider. Il ne savait pas que lorsqu’il l’aurait épuisé, il serait transformé en fauve. Déjà son corps se couvrait de poils. Et le jour fatal arriva : il se métamorphosa en un tigre au pelage cendre. A la maison, sa femme et son enfant pleuraient sa disparition. Les flots de larmes qu’ils déversaient sur le sol y creusaient un petit canal. A la longue, la mère, l’enfant, les animaux de la basse-cour et domestiques furent mues en pierre. Le tigre cendre parvint finalement à trouver le chemin du retour. De loin, il aperçut la silhouette de sa femme, de son enfant, de son chien, de ses poules. En quelques bonds, il se trouva devant eux. Mais lorsqu’il vit que tous étaient de pierre, il rugit de douleur et bondit vers la brousse qui se referma sur lui. Il existe aujourd’hui au district de Khanh Duong, Province Khanh Hoa, au centre Vietnam connue pour sa station balnéaire de Nha Trang, un rocher qui prend la forme de deux êtres humains, l’un de plus grande taille que l’autre, on l’appelle le Rocher de la mère et de l’enfant. Tout autour, on voit d’autres rochers de la forme d’un chien, d’une poule, d’un mortier, d’un balai, d’une trousse de couture, etc... Il y a encore un bloc de pierre de forme carrée sur lequel sont dispose de petits galets. On suppose que ce soit l’échiquier auquel il manque le pion. Tout près de la coule le ruisseau des fées, Aux eaux intarissable car il est alimente par les larmes de la mère et l’enfant. Dans le ruisseau s’ébat une paire d’oies. Ce sont les petites oies que le visiteur avait offert à son hôte. Celles-ci n’ont pas été métamorphosées en pierre parce qu’elles n’appartenaient pas à la maison. Plus loin vers le Nord, on trouve le mont Tinh Son, dans la province de Phu Yen, un bloc de pierre surnomme Le Pion. Les gens du lieu vous diront que c’est le vestige de la pièce d’échecs volée. Tout près se dresse un arbre séculaire qui enserre de ses racines la pierre. Cet arbre représente le visiteur qui a volé le pion en Emeraude. | | | À: Tytynoir31 · 17 août 2020 à 7:38 Re: Contes et légendes du Vietnam Message 38 de 43 · Page 2 de 3 · 474 affichages · Partager Hanoi et le lac de epée restituéeL’histoire remonte à l’époque des Ming. La domination chinoise pesait lourdement sur le Vietnam. La population accablée d’impôts haïssait l’occupant. Dans le Than Hoa, district de Lam Son, des patriotes, avides de liberté, se soulevèrent. Mais les forces étaient par trop inégales et ils allaient de défaite en défaite. C’est alors que Long Quan, roi de l’empire des eaux décida d’intervenir. A cette époque vivait au Thanh Hoa un pécheur nomme Le Than. Une nuit, ou il relevait son filet il le sentit beaucoup plus lourd que de coutume. « Un gros poisson » pensa-t-il tout heureux. Mais ce n’était qu’une barre de fer qu’il rejeta a l’eau. Un peu plus tard, comme il levait à nouveau le filet, il y trouva la même barre de fer. Et ainsi 3 fois de suite. Surpris, il regarda de plus près cet objet insolite. -Oh ! Oh ! C’est une épée, s’écria-t-il A quelque temps de là, il rejoignit les volontaires de Lam Son. Un jour le commandant en chef Le Loi et quelques hommes de troupe entrèrent chez Than. La cabane était obscure, même en plein jour mais dans un coin brillait l’épée. Etonne, Le Loi s’en saisit et l’examinant, vit grave sur le métal ces mots : »Par la volonté du ciel. Cependant personne n’y attacha grande importance. Or, peu de temps après, Le Loi et ses lieutenants durent battre en retraite. Traversant une forêt, il aperçut soudain une étrange lumière au faite d’un banian. Grimpant aussitôt a l’arbre, il vit qu’elle provenait d’une poignée d’épée incrustée de Jade. C’est alors qu’il se souvint de l’épée vue chez Than. Le jour suivant, retrouvant le jeune pécheur, il lui fit part de sa découverte. Miracle! La poignée s’adaptait parfaitement à l’épée. -Mon prince, c’est le ciel qui vous l’envoie, s’écria Than. Nous jurons de vous suivre et de sacrifier notre vie pour l’indépendance de la Patrie. Des lors, l’épée sacrée aux mains de Le Loi décupla l’ardeur des soldats et fit merveille. Bientôt, tout le pays fut libéré. Un an après avoir chassé les Ming, Le Loi devenu roi, se promenait sur le lac de Ta Vong au cœur de la capitale, quand la barque royale vit soudain surgir des eaux une tortue d’or. -Je vous prie, dit-elle, de bien vouloir rendre à mon maitre Long Quan. Empereur du Royaume des Eaux, l’épée sacrée qu’il vous a confiée. Debout sur la barque, Le Loi sentit frémir l’épée qu’il portait toujours à la ceinture. Il la saisit et la jeta dans l’eau. La Tortue d’or l’avala et plongea. Pendant longtemps une clarté fulgurante sillonna la surface du lac. C’est de ce jour que le lac de Ta Vong a pris le nom de « Lac de l’épée » ou plus exactement « Lac de l’épée restituée » | | | À: Tytynoir31 · 25 août 2020 à 11:53 Re: Contes et légendes du Vietnam Message 39 de 43 · Page 2 de 3 · 458 affichages · Partager (1/2) La citadelle de l’escargot et l’arbalète magiqueSong Hoang du côté de Co Loa à 18 km au nord-est de Hanoi, première capitale du Vietnam, Le Roi An Duong, ayant conquis le Van Lang, donna au pays le nom de « Au Lac ». Il établit sa capitale a Phong Khe et décida d’y élever une citadelle imprenable. La terre de la colline était, dit-on, « dure comme la pierre ». Les travailleurs s’acharnaient. Le roi et ses notables qui inspectaient les travaux se montraient satisfaits : cette forteresse résisterait aux pires typhons et aux plus terribles envahisseurs. Elle résista si bien que, peu de jours après, les murs s’effondrèrent mystérieusement comme un château de cartes. Le roi se rendit sur les lieux. La population interrogée disait qu’elle avait entendu des voix, des bruits souterrains, mais que, morte de peur, elle n’avait rien vu car elle n’osait même pas regarder ! Le roi ordonna de reprendre les travaux et d’achever coute que coute la construction. Les travailleurs reprirent leur tâche avec un effort redouble. Mais une seconde fois, les murailles tombèrent. Puis une troisième. Et les gens entendaient toujours mais n’osaient aller voir. Cette fois le roi s’adressa au ciel en faisant le tour de la citadelle détruite. Il vit venir à lui un vieillard qui lui dit : « Demain matin, rendez-vous sur la berge du fleuve. Un ambassadeur vous apportera un message qui vous permettra de construire votre citadelle. » Sur ces mots, le vieillard disparut. Le lendemain à l’aube, le roi se rendit sur les bords du fleuve. Quand le brouillard se dissipa, il vit de l’est nager vers lui une grande tortue d’or qui se présenta comme le génie Kim Quy (Tortue d’Or). Porte au palais sur un plateau d’or, le génie révéla au roi le secret de l’effondrement de la citadelle : « Au mont That Dieu vit un coq blanc vieux de centaines d’années dont l’esprit malfaisant peut prendre diverses formes. Les âmes errantes qui n’ont pu se fondre dans le grand Tout de l’Harmonie universelle et qui hante les cavernes et les grottes viennent le trouver par les nuits claires. C’est l’Eprit démoniaque du coq blanc qui les a jusqu’ici incites à détruire la citadelle. « Mais comment retrouver ce coq blanc ? -Il a été lie par le sort à la fille du propriétaire d’une auberge construite au pied du Mont That Dieu. C’est pourquoi son esprit maléfique prend souvent la forme d’un voyageur. Nous avons des chances de le retrouver là-bas » Le roi écouta le génie. Il dépêcha de nombreux soldats qui organisèrent une embuscade dans la forêt puis il se déguisa en voyageur ainsi que le génie. Le propriétaire de l’auberge refusa d’abord de les loger mais, devant leur insistance, il s’inclina. Pendant la nuit, des pas sourds se firent entendre, suivis de coups dans le mur et d’appel à la fille. Mais le génie les menaça et les pas s’éloignèrent. A l’approche du matin, sur les conseils du génie, le roi donna l’ordre à ses soldats d’attaquer. Les flèches sifflèrent. On entendit partout des cris de douleur. Puis les plaintes s’espacèrent. Au lever du soleil, les soldats du roi exhumèrent de nombreux ossements humains, les brulèrent et dispersèrent les cendres dans les ruisseaux. Le roi et le génie retournèrent alors à l’auberge et exigèrent du propriétaire que le coq blanc fut sacrifie au Ciel. Mais à peine eut-il la gorge tranchée que la fille du propriétaire tomba raide morte et qu’au même moment, un oiseau s’envola par la fenêtre. Le génie l’abattit, détruisant ainsi l’esprit du démon. Plus rien, n’empêcha des lors la citadelle d’être construite. Large de mille Truong, avec desaussi épaisses que hautes, elle reçut le nom de Citadelle de L’Escargot. | | | À: Tytynoir31 · 26 août 2020 à 9:14 Re: Contes et légendes du Vietnam Message 40 de 43 · Page 2 de 3 · 448 affichages · Partager En fait, le nom de la citadelle est: Thành Cổ Loa (citadelle Co Loa), elle se trouvait au bord du fleuve Hoang (song Hoang signifiant fleuve jaune en vietnamien) Aujourd'hui, le fleuve Jaune à Co Loa n'est qu'un tronçon du fleuve qui a été rempli et rénové en canal d'irrigation.
Si la citadelle se dit aujourd'hui de l'escargot et porte aussi le nom de : thành ốc, (citadelle de l'escargot)c'est du à sa construction en spirale
(2/2) La citadelle de l’escargot et l’arbalète magiqueSong Hoang du côté de Co Loa à 18 km au nord-est de Hanoi, première capitale du Vietnam, Apres avoir aidé le roi An Duong a construire sa citadelle (la citadelle de l’escargot), le génie (King Quy) reprit sa forme initiale de tortue d’or. Mais avant de quitter le roi, la Tortue d’Or s’arrachant une griffe, la lui tendit en lui disant : « Mettez-la en guise de gâchette sur une arbalète et vous serez invincible, car à chaque flèche, vous pourrez abattre mille ennemis » Puis la Tortue s’éloigna, glissant sur le fleuve en direction de l’est. An Duong confia cette griffe a un de ses serviteurs experts en l’art de faire une arbalète. L’arme magique achevée, le roi la fit suspendre au-dessus de son lit et veilla lui-même sur elle. A cette époque, Trieu Da (Chao To), chef des tribus du Nam Hai en chine s’était déjà plusieurs fois livre à des incursions sur le territoire du « Au Lac », mais l’arbalète magique l’avait aussitôt découragé. Voyant qu’il ne gagnerait jamais par les armes, Trieu Da (Chao To) usa de la ruse. Il envoya son fils Trong Thuy porter a An Duong des offres de paix, avec l’intention secrète de détruire la fameuse arbalètes. Durant son séjour a la cour du roi, Trong Thuy eut l’occasion de rencontrer My Chau, fille préférée du souverain. Elle avait « les sourcils du bombyx et les yeux du phénix ».Son étrange beauté séduisit le jeune homme, qui de son cote lui fit grande impression. Les jeunes gens finirent par éprouver l’un pour l’autre un amour véritable. Il n’y eut pas d’endroit ou My Chau ne conduisit Trong T huy. Le roi ne voyait aucun mal a ces promenades sentimentales, et ne concevait aucun soupçon. Bien mieux, comprenant qu’ils s’aimaient, il leur permis de se marier. Une nuit ou le ciel étoilé les conviait aux confidences, les jeunes époux, assis sur une pierre blanche dans le jardin, contemplaient les hautes murailles de la citadelle : « Ma chère femme, dit Truong Thuy en caressant les cheveux de l’aimée, quel secret possède donc votre père pour être ainsi invincible ? » « Aucun secret, mon cher époux. Notre pays possède une forte citadelle, des fosses profonds, et dispose d’une arbalète magique qui peut abattre plus d’un millier d’ennemis avec une seule flèche. Qui oserait nous disputer la victoire ! » Truong Thuy fit semblant d’entendre pour la première fois l’histoire de l’arbalète et dit : « Comme je voudrais voir un tel prodige ! » Et My Chau, sans aucune hésitation, le conduisit dans la chambre de son père ou l’arme était suspendue. Elle alla même jusqu’à lui montrer la griffe de tortue et lui expliqua comment s’en servir. Trong Thuy l’écouta avec attention, observa longuement la gâchette et ses dimensions sans rien dire. Le jour suivant, il émit le vœu d’aller rendre visite à son père à qui il donna toutes précisions sur l’arbalète magique. Trieu Da ordonna à un habile spécialiste de lui fabriquer une gâchette en tous points semblables à celle de l’arbalète magique. La gâchette terminée, Trfong Thuy la dissimula dans ses vêtements et revint auprès de sa femme. An Duong, qui adorait sa fille, feta le retour de son gendre avec les meilleurs alcools. Truong Thuy but avec retenue mais le roi et My Chau s’enivrèrent. Alors, profitant de l’occasion, Trong Thuy s’introduisit dans la chambre du roi, s’empara de la griffe et mit à la place sa propre gâchette. Le lendemain, My Chau s’apercevant que son mari ne pouvait rester en place, l’interrogea sur son anxiété : « Je dois partir de nouveau, mon père m’ayant demande de revenir pour remplir une mission dans le nord. » My Chau, attristée, garda le silence : « Si des troubles éclataient par hasard ici, comment saurais-je ou vous rejoindre ? » Et My Chau répondit : « J’ai une robe de plumes d’oie. Désormais, de quelque cote que je parte, je sèmerai ces plumes sur mon chemin et vous saurez ou me retrouver. » Puis elle éclata en sanglots. De retour à Nam Hai, Truong Thuy remit la griffe de la Tortue d’Or a son père la joie éclata : « Cette fois, tout le « Au Lac » m’appartiendra ! » Peu après, il mobilisa ses troupes. An Duong, sur de son invincibilité, ne s’inquiéta guère. Il attendit que l’ennemi fut au pied des murailles pour mettre l’arbalète en action. Alors seulement, il s’aperçut de la substitution. Les troupes de Trieu Da enfoncèrent les portes. An Duong n’eut que le temps de sauter sur son cheval avec sa fille en croupe et de s’enfuir par une porte dérobée. Chau, elle aveuglée par l’amour, ne pensait qu’à semer son chemin de plumes d’oie. Apres des jours de fuite échevelée, ils atteignirent une colline dans le Nghe Thinh. Ils allaient descendre pour se reposer quand le roi aperçut l’armée ennemie. Désespéré, il se tourna vers la mer et appela le génie de la Tortue d’Or à son secours. Un vent violent souleva des nuages de poussières, secouant les forêts et le génie parut : « Roi, l’ennemi est en croupe derrière toi » An Duong alors compris. Fou de douleur, il prit son épée, tua My Chau et se précipita dans la mer. L’armée de Trieu Da s’empara de la Citadelle de l’Escargot. Quand a Truong Thuy, il s’en alla seul à la recherche de My Chau, suivant les plumes d’oie semées sur le chemin. Arrivée au bord de la mer, il vit le corps de sa femme dont la mort n’avait pu effacer la beauté. Il l’emporta pour l’inhumer dans la Citadelle de l’Escargot. Puis il se jeta dans un puits. Aujourd’hui encore, au village de Co Loa, devant le temple du roi An Duong existe le puits de Tran Thuy. Selon la légende, le sang de My Chau coulant jusqu’à la mer, les huitres qui le burent devinrent des huitres perlières. On dit que si on lave une de ces perles avec l’eau du « Puits de Trang Thuy :, elle prend un orient incomparable. | Discussions similaires sur le Vietnam: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 6 616 visiteurs en ligne depuis une heure! |