Bluequark · 31 octobre 2013 à 11:44 · 200 photos 93 messages · 19 participants · 33 681 affichages | | | | À: Bluequark · 4 novembre 2013 à 23:22 Message 21 de 93 · Page 2 de 5 · 4 862 affichages · Partager Et c’est parti pour le retour... sans étrier pour moi donc. Un petit arrêt « tabac et roulage des cigares » puis nous revenons sur nos pas. Le soleil est bien monté. Heureusement que contrairement à la veille, un petit vent souffle par intermittence.
Sur la fin de la promenade notre guide se trompe de chemin en voulant prendre un raccourci. Nous passons dans des endroits assez improbables frôlant à ma grande crainte des barbelés. Heureusement, le guide renonce – peut être grâce à mes coups d’œil assassins ? – à nous faire franchir un passage encore plus aléatoire : nous abandons les chevaux faisant les derniers cents mètres à pied.
Au final la promenade aura duré largement plus que les quatre heures standard, plutôt 5 heures et demi. Le choix du cheval, retenu au départ surtout pour faire plaisir aux enfants, est vraiment la bonne option : bien sûr, c’est déjà sous cette chaleur moins fatigant, mais surtout le cheval fait vraiment partie de la vie quotidienne à Cuba et venir à Cuba sans au moins faire une balade un peu longue à cheval serait manquer quelque chose.
Repas dans le centre-village et c’est direction l’hôtel de Los Jasmine dont la piscine est accessible aux « extérieurs » pour 2 CUC par personne. Toujours la superbe vue sur les mogotes, pas à contre-jour cette fois. Par hasard, notre ainée retrouve sa nouvelle copine (« Elle est trop sympa ») et ça papote, ça papote, ça papote...
| | | À: Bluequark · 9 novembre 2013 à 19:57 Message 22 de 93 · Page 2 de 5 · 4 790 affichages · Partager Mardi 23 Juillet – Cayo Jutias
Aujourd’hui, c’est journée plage : Cayo Levisa ou Cayo Jutias ? Cayo Jutias ou Cayo Levisa ? Entre les deux, nos cœurs balancent. Finalement, les ados ont choisi la veille cayao Jutias. Je soupçonne que c’est pour être moins bousculés le matin, puisque pour s’y rendre point n’est besoin de prendre un bateau avec des horaires à respecter. Il suffit d’emprunter la digue (à péage) qui relie le cayo à la terre ferme.
Une petite soixante de kilomètres à travers un paysage vallonné et nous voilà arrivés (non sans un petit détour puisque nous manquons le dernier embranchement. La signalisation à Cuba est, disons, déroutante... quand elle existe). Sur place, une plage de carte postale nous accueille : sable blanc, mer turquoise translucide avec au loin des reflets bleu profond.
Nous trouvons un coin d’ombre un peu à l’écart de la plage principale, celle sur laquelle tout le monde s’agglutine mais qui dispose d’une paillote-restaurant. Et c’est parti pour un essai de snorkeling : point de poissons ni de coraux mais l’eau est très chaude et c’est un plaisir d’y barboter. La journée passe de baignades en balade. La côte est très chouette : des restes de buissons morts forment un ensemble très décoratif avec un aspect de bois flotté. Bon, notre ainée arrive à se faire piquer par ce que nous pensons être une méduse, bien qu’aucun d’entre nous n’en ait vu.
Un peu plus loin des « pêcheurs » font griller, en toute illégalité, des poissons et des langoustes pour les proposer aux touristes. Le ventre dans les talons, je finis par craquer pour une langouste grillée : ce sera la meilleure de tout le séjour.
A mesure que temps passe, les nuages s’amoncellent au loin du côté des terres. Puis, le tonnerre résonne. Surveillant l’amas noirâtre du coin de l’œil, nous quittons la plage lorsque l’orage semble de par trop s’approcher.
Celui-ci nous rattrape sur le chemin du retour, et c’est là que nous découvrons l’état lamentable de nos essuie-glaces. Lors de la prise la voiture, nous avons pensé à vérifier la clim, les phares, les clignotants, la roue de secours ; bref tout, sauf les essuie-glaces. Et les nôtres sont pourris de chez pourri. Heureusement, le conducteur arrive quand même à avancer. Pour ma part, j’en aurais été incapable. Comme c’est quand même la saison des pluies, nous essaierons au cours des jours suivants d’en acheter des neufs, sans succès ; puis finirons par abandonner cette idée saugrenue.
Un « malheur » n’arrivant jamais seul, peu avant Pons, à peu près à mi-parcours, la route est barrée (Par ? Glissement de terrain ? Arbre tombé ? Ça, nous ne le saurons jamais rien n’ayant que très partiellement compris les explications du préposé à la circulation, la seule information certaine étant « cela ne passe pas par là avant demain ») nous obligeant à faire demi-tour et à passer par la route côtière de Puerto Esperanza, vraiment en très mauvais état avec des nids de dinosaures tout le long. C’est finalement peu avant la tombée de la nuit que nous arrivons à Viñales. Malgré l’heure avancée, Haydee nous propose de nous faire à manger. | | | À: Bluequark · 9 novembre 2013 à 20:25 · Modifié le 26 déc. 2013 à 10:37 Message 23 de 93 · Page 2 de 5 · 4 779 affichages · Partager Mercredi 24 juillet - Las Terrazas
Pour couper la route pour la baie de cochons, j’ai choisi de faire une pause à Las Terrazas. un éco-village issu d’un projet de reforestation datant de la fin des années 60 – début des années 70. Las Terrazas comprend aujourd’hui un peu plus d’un millier de personnes avec des bâtiments qui ne sont pas sans rappeler certaines constructions de Le Corbusier. Plusieurs artistes y ont élu demeure et une réserve de la biosphère cubaine, el Serria del Rosiaro, reconnue par l’Unesco, a été constituée autour du village dans le milieu des années quatre-vingt. De nombreuses randonnées y sont possibles accompagné d’un guide mais le véritable intérêt du lieu réside, pour nous, dans les Baños de San Juan, piscines naturelles dans lesquelles il est possible de se baigner.
Comme nous avons le temps, nous nous y rendons par la route côtière, profitant ainsi de jolis paysages faits de plantation diverses et variées et de petites bourgades. Arrivés à destination, nous réservons pour la nuit deux « cabanas rusticas » situées en bordure du rio. Los Baños de San Juan est en effet une sorte de mini-complexe - mais alors vraiment mini - avec des abords aménagés, un bar-restaurant et des cabanas rusticas donc. Un vigile veille, de loin mais avec constance, sur le bon déroulement des choses : il s’assure en particulier que personne n’emporte de bouteille en verre dans les piscines et les cascades, le grand plaisir des Cubains étant, comme nous pourrons le constater à de nombreuses reprises, de boire et papoter en s’installant dans l’eau.
Après avoir repris des forces au bar-restaurant, nous passons l’après-midi à profiter des joies du lieu : baignades, sauts, exploration et massage par le courant sont de la partie. Plusieurs piscines ont été creusées par le rio et des petites cascades les relient les unes aux autres. Amusant de se mettre dans le courant ainsi créé. Les Cubains sont aussi très nombreux venus passer la journée. Au fur et à mesure que le temps passe, le ciel s’assombrit et nous entendons le tonnerre rugir au loin.
Le soir, nous nous rendons au village pour diner. Je dis village car Las Terrrazas en a la taille mais, avec ses bâtiments uniformes aux airs de Le Corbusier, ce n’est pas le terme qui vient spontanément à l’esprit. Notre choix se porte sur El Romera, restaurant écologique et végétarien, d'après les guides unique dans son genre à Cuba et sans doute aussi au monde. Nous y passerons un diner des plus surréalistes : d’abord, il faut choisir pour les plats entre petit, moyen ou grand, ce qui nous plonge dans une abîme de perplexité ; il manque une partie des ingrédients ; les plats sont pour le moins originaux (je ne me les rappelle plus trop) et cerise sur le gâteau : alors que nous sommes sept clients en tout et pour tout, le serveur refusera tout nouvel arrivant malgré de nombreuses tables vides.
Puis c’est le retour aux Baños. Sur le parking, nous prenons de quoi mener une opération anti-moustique pour la nuit. Nous voilà affublés de pantalons, T-shirt et chaussettes. Ce qui dépasse, c’est-à-dire pas grand-chose, est copieusement badigeonné d’Insect Ecran Peau. | | | À: Bluequark · 10 novembre 2013 à 14:16 Message 24 de 93 · Page 2 de 5 · 4 749 affichages · Partager Jeudi 25 juillet – Baie des cochons – Punta perdriz
J’avais peur qu’avec notre déguisement, nous passions une mauvaise nuit à cause de la chaleur, mais la température est très vite tombée et il a même fallu défaire les draps de dessous pour s’y enrouler et éviter d’avoir froid.
Aujourd’hui, c’est une journée transition vers la baie des cochons, occasion de vérifier que les autoroutes cubaines sont décidément bien désertes.
Après avoir un peu hésité, nous choisissons finalement de repasser par La Havane, la journée d’hier nous ayant prouvé qu’il était facile de se tromper sur les petites routes et que cinq minutes rajoutées à dix minutes à cinq minutes...pouvaient à la fin constituer un temps non négligeable.
Grâce au plan détaillé que j’ai téléchargé sur mon I-pad, nous arrivons à contourner la Havane sans nous tromper, si ce n’est à un court instant pendant lequel la co-pilote s’entête à suivre son plan – qu’elle lit mal – plutôt que le bon sens qui voudrait que l’on poursuive sur la grosse route. Heureusement, la petite route devenant de plus en plus petite au fils des décamètres, l’erreur n’est que de (très) courte durée et le voiture et ses passagers retrouvent très rapidement le bon chemin.
Pour déjeuner, une bonne surprise, le Pio Cua, indiqué par les guides : c’est bon ; le personnel est sympathique ; le service est rapide... mais l’endroit est mal placé sur la carte du GdR, ce qui nous vaudra des cinq minutes qui s’ajoutent aux dix minutes.
Au fur et à mesure que nous pénétrons dans la péninsule de Zapata, l’histoire se fait de plus en plus présente : des affiches de propagande (« Aqui se libre un combate decisivo para la libertat », « Hasta aqui que lleragaron los mercenarios »...) ornent les bas-côtés ; des stèles blanches s’alignent le long de la route pour chaque Cubain tombé sous le feu de l’envahisseur...
Pour loger, nous choisissons Playa Girón de préférence à Playa Larga en espérant que grâce à sa moindre proximité avec les marais, elle sera moins envahie de moustiques. Les premières casas visitées sont complètes ; nous nous laissons donc guider jusqu’à la Casa Raudelis- Pancho qui dispose d’une grande chambre avec trois lits. L’accueil est plus rustique que chez Haydee, en particulier de la part de Monsieur qui, lorsque son interlocuteur ne comprend pas, répète strictement la même chose en regardant ce dernier comme s’il était un demi-idiot. Stressant. Je développerai rapidement une stratégie d’évitement, madame et mademoiselle étant heureusement plus fines psychologues. Outre la grande chambre, le gros avantage de cette casa est sa cuisine généreuse et savoureuse.
Après nous être installés, nous filons à Punta Perdriz profiter de la mer. Normalement, si j’en crois les panneaux qui nous accueillent, il faut s'acquitter d'un droit d’entrée à la journée « all-inclusive ». Mais à l’heure tardive où nous arrivons, plus personne n’est là pour contrôler l’accès. Nous profitons donc librement du lieu pour un peu de snorkeling et observons le rituel cubain « installons-nous dans l’eau pour boire et discuter un coup ».
Sur la route du retour, nous croisons de nombreux crabes traversant la route. Certains sont vraiment énormes. A la bonne saison, il parait qu’il y en a tellement qu’il est impossible de rouler sans danger pour les pneus.
| | | À: Bluequark · 11 novembre 2013 à 15:25 · Modifié le 12 nov. 2013 à 7:37 Message 25 de 93 · Page 2 de 5 · 4 706 affichages · Partager Vendredi 26 juillet – Musée de playa Girón, crocodiles et Cueva de los Peces
La journée commence par la visite du musée de la playa Girón. Ce petit musée retrace le débarquement organisé par les Etats-Unis et la façon dont Cuba l’a repoussé. Points d’attaque, stratégie de défense, déroulement des combats, tout est expliqué dans le moindre détail. Nous ne manquons pas le petit film – en espagnol, sous-titré en anglais – visible pour un CUC de plus. Le tout respire la fierté d’avoir su repousser la première armée du monde - même si en pratique ceux qui essayaient de débarquer n’étaient pas des soldats américains mais des exilés cubains anti-castristes accompagnés de mercenaires recrutés pour l’occasion -... et la propagande aussi. Tout le long du film, les américains sont désignés sur un ton qui ne laisse pas de doute par le terme de « Yankee », injure suprême apparemment.
Nous poursuivons par la visite de la ferme des crocodiles un peu au nord de Playa Larga. Des crocodiles, il y en a de toute taille des petits, des moyens, des moyens grands, des grands ; ils sont regroupés par tranche d’âge. C’est la première fois, je crois, que je vois des crocodiles marcher et je suis surprise par leur côté haut sur pattes lorsqu’ils se déplacent. Je comprends mieux qu’ils puissent atteindre 20 kilomètres/heure.
Un petit détour par la « oficina del parque » (des salinas de Brito) pour se renseigner et il est temps d’aller se rafraichir à la Cueva de los Peces.
D’abord du côté terre dans la cenote. Avec la végétation qui l’entoure et les rochers calcaires tout blancs, on se croirait dans une sorte de jardin d’Eden. L’eau est très profonde : 70 mètres, indiquent les guides. Le bassin principal se prolonge par une sorte de petit canyon assez ludique. Je trouve l’ensemble plein de charme mais les enfants préfèrent rejoindre la mer car « là, il y a des feuilles et des trucs qui flottent dans l’eau ».
Un hamburger vite pris à la guitoune à côté du parking et c’est donc direction la mer, juste de l’autre côté de la route. Nous y passons un long et agréable moment à faire du PMT. Il y a notamment quelques rochers avec de très beaux coraux.
Image attachée: | | | À: Bluequark · 16 novembre 2013 à 18:15 · Modifié le 16 nov. 2013 à 18:55 Message 26 de 93 · Page 2 de 5 · 4 647 affichages · Partager Samedi 27 juillet – Salinas et Caleta Buena
Au programme de la matinée : les salinas. A l’heure dite, nous nous rendons à la « oficina del parque » où nous avons rendez-vous avec notre guide. En effet, si la visite se fait avec son propre véhicule, il faut être accompagné d’un guide. Le nôtre est la personne même qui nous a renseignés la veille. Et je comprends mieux son insistance à nous dire que si nous réservons, il fallait vraiment être là : en chemin, nous apprendrons qu’être guide est son second métier, le premier étant chauffeur routier. Je le soupçonne d’avoir réarrangé sa journée pour pouvoir être libre et nous accompagner, activité probablement plus lucrative que la conduite de camion ou de je-ne-sais-quoi. Y n’empêche, nous sommes bien contents : d’abord, il parle un anglais fort correct et surtout, il se montrera fort sympathique et prolixe en explications tout le long de la balade.
Le premier arrêt est l’occasion de vérifier que certaines personnes attirent les moustiques plus que d’autres. Alors que j’aide les enfants à se mettre de l’anti-moustique, j’ai, en l’espace de moins de vingt secondes, les jambes littéralement couvertes de moustiques alors que les autres n’en ont que deux-trois. J’ai lu quelque part que les moustiques étaient attirés par les personnes au groupe sanguin de type O, par les peaux acides et par les températures corporelles élevées. Comme je suis du groupe AB, je dois avoir le sang très chaud, ou alors très acide ou bien les deux. Mon tendre et cher regrette encore de ne pas avoir pris de photos ; moi, j’étais surtout pressée de me badigeonner.
En chemin nous faisons divers arrêts pour admirer la faune et la flore. Nous croisons des mangroves, quelques flamants roses, divers oiseaux, des crabes à n’en plus finir et comme partout à Cuba de nombreux aigles. Des ruches aussi, une dérogation permettant de les exploiter dans la réserve. Nous débusquons un crabe bleu, énorme.
La promenade se poursuit jusqu’aux salines aujourd’hui désaffectées, le sel récolté contenant du plomb, à moins que ce soit du mercure, le rendant impropre à la consommation.
Un tour d’observation nous permet d’avoir une jolie vue sur la lagune. C’est un paysage assez inhabituel. Un héron fort opportunément placé vient égayer le tout.
A l’ombre d’un buisson, un iguane parachève la visite.
Puis c’est le retour vers Playa Larga, sans arrêt cette fois. Cette promenade est bien sympathique et, si en cette saison l’on peut tout de même s’en dispenser, elle est probablement incontournable en hiver à la période où les oiseaux migrateurs viennent retrouver la chaleur à Cuba.
Nous nous repaissons notre première pizza achetée en monnaie nationale (Nous retenons l’idée pour la suite du voyage : manger ainsi prend beaucoup moins de temps que dans les paladares. Certes, ce n’est pas très diététique.) et filons à Caleta Buena profiter du reste de l’après-midi. Une petite discussion pour ne pas payer le prix du all-incluse puisqu’il est 15 heures passées et nous accédons au site. Il s’agit d’une sorte de crique intérieure séparée de la mer par une barrière rocheuse. Comme à la Cueva de los Peces, le mélange imparfait eau douce – eau de mer rend l’eau parfois trouble. Le long des rochers de très nombreux poissons. A nouveau, nous passons un bon moment à les observer et les guetter.
| | | À: Bluequark · 30 novembre 2013 à 19:34 Message 27 de 93 · Page 2 de 5 · 4 573 affichages · Partager He ben, ça a l'air pas mal du tout Cuba! merci pour le carnet de route! | | | À: Bluequark · 30 novembre 2013 à 19:37 · Modifié le 1 déc. 2013 à 9:57 Message 28 de 93 · Page 2 de 5 · 4 572 affichages · Partager Dimanche 28 juillet – Cienfuegos et Trinidad
Aujourd’hui nous changeons de camp de base et allons à Trinidad. Pour nous y rendre, nous empruntons la route qui se prolonge après Playa Girón en passant par Yaguaramas. Cette région est fortement agricole et les grains (de riz ?) récoltés occupent souvent la moitié de la route où ils sèchent.
Un arrêt à Cienfuegos permet de couper la route. Le premier stop est pour le centre-ville avec une petite promenade autour de l’habituel Parque José Martí.
Le Che toujours présent.
Sur la place, les marchands vendent des cartes postales du Che à n’en plus finir.
Quelques galeries d’art aussi. Nous rentrons dans l’une d’entre elles. Les peintures sont plutôt réussies mais très sombres, tant au propre qu’au figuré. L’importance de la culture à Cuba est assez frappante : d’abord la musique est omniprésente ;nombreuses sont aussi les sculptures à la Havane disséminées au fils des places et chaque petite ville semble avoir son théâtre et ses galeries d’art.
Dans la rue principale, nous retrouvons avec étonnement des magasins.
Nous poursuivons vers Punta Gorda, moins charmante que ce que j’ai pu lire. Le palacio del Valle n’en est pas moins amusant.
Puis c’est la route vers Trinidad. Nous manquons un embranchement car je me suis endormie et le chauffeur n’a pas voulu me réveiller. Petit détour dans les alentours de la baie donc.
Arrivée à Trinidad où nous prenons notre air le plus assuré comme si nous connaissions parfaitement le chemin jusqu’à la casa pour repousser les avances des jineteros postés à l’entrée de la ville. La ruse marche assez bien et nous trouvons finalement sans trop de difficulté la barrière la plus proche de la casa – celle-ci est dans la zone historique protégée non accessible aux voitures sans autorisation.
J’ai réservé à l’Hostel Alameda, tenu par Danielle, une canadienne. L’endroit est très bien placé et aménagé avec goût. Les deux chambres se trouvent au première étage et donnent sur une terrasse commune bien abritée fort appréciable : nous sommes un peu isolés du reste de la maison et nous avons un véritable espace à nous. C’est idéal si l’on occupe les deux chambres, sans doute un peu moins bien lorsqu’on ne connait pas ses voisins. Le prix de la chambre est assez nettement plus élevé que les tarifs habituels mais je trouve que l’agrément, le charme et la situation de la casa valent largement le supplément demandé. Point non négligeable : avec la carte de la case, il est possible de rentrer sa voiture dans le quartier historique et Danielle a un accord avec son presque voisin, Alexis, qui accueille les voitures dans sa cour intérieure pour 2CUC par 24 heures.
Pendant que je termine ma sieste, les enfants et leur père vont déjeuner dans un restaurant conseillé par Danielle, différent des traditionnels restaurants cubains. Il propose toute une variété de snacks et cela leur plait beaucoup.
Le reste de l’après-midi est consacré à de la farniente pour les enfants, internet café pour mon tendre et cher et promenade dans la ville pour moi. Elle est vraiment mignonne et pleine de charme. Dommage que le ciel soit voilé et laiteux.
| | | À: Yvanvw · 30 novembre 2013 à 19:39 Message 29 de 93 · Page 2 de 5 · 4 567 affichages · Partager Oui Cuba c'est très bien et les gens sont charmants. | | | À: Bluequark · 8 décembre 2013 à 18:13 Message 30 de 93 · Page 2 de 5 · 4 496 affichages · Partager Lundi 29 juillet – Trinidad et playa Ancón
Comme tous les matins, le soleil est de retour. C’est donc sous des cieux plus propices à la photo que nous entreprenons le tour de la ville. Avec ses rues pavées, ses maisons colorées, ses multiples ferronneries et son absence quasi-totale de voiture (dans le quartier dit historique), il est vraiment plaisant de s’y promener.
La Plaza Major
Profitant de l’heure encore matinale, nous nous précipitons au Museo municipal de la Historia avant l’arrivée des groupes venus de Vardero. Il s’agit une ancienne maison coloniale certaines pièces sont encore meublées d’époque. Le tout laisse entr’apercevoir la richesse de la ville à la belle époque. Mais le must est la vue depuis le mirador : entre le massif de l’Escambray, la Plaza Major, les toits de de tuile et la mer au loin, c’est vraiment superbe.
| | | À: Bluequark · 8 décembre 2013 à 18:21 · Modifié le 16 mars 2014 à 13:01 Message 31 de 93 · Page 2 de 5 · 4 586 affichages · Partager Nous poursuivons notre promenade au fils des rues. Même en s’éloignant du centre où les maisons sont visiblement repeintes très régulièrement pour la joie des touristes, les rues demeurent charmantes. Nous somme séduits par Trinidad et décidons d’y rester un jour de plus en sacrifiant Cayo Santa Maria. Il faut dire que Danielle nous a proposé une promenade à cheval jusqu’à une cascade et que les enfants sont très motivés.
Pour le déjeuner, les enfants et leur père m’entrainent dans le restaurant qui leur a tant plu la veille. Les plats restent bons mais cette fois comme nous y allons à l’heure du déjeuner et non en plein milieu de l’après-midi, le service repasse en mode cubain, c’est-à-dire long. Lorsque nous sortons, le ciel s’est couvert et il commence à pleuvoir sur Trinidad. Tant pis, nous tentons notre chance pour playa Ancón en espérant que les quelques kilomètres la séparant des montagnes nous sauveront. En chemin, nous essayons un énorme grain. Toujours avec nos essuie-glaces de mince. Arrivés à destination, il nous faut attendre un peu la fin de la pluie. Mais notre persévérance est récompensée : nous avons la plage quasiment pour nous tout seuls l’eau est très bonne et ce ciel couvert donne une atmosphère non dénuée d’un certain charme, d’autant que le fond de l’air reste chaud mais sans excès.
| | | À: Bluequark · 8 décembre 2013 à 18:31 Message 32 de 93 · Page 2 de 5 · 4 584 affichages · Partager Mardi 30 juillet – Balade à cheval aux cascades
Aujourd’hui, c’est promenade en cheval jusqu’à une cascade au pied du massif de l’Escambray. Rendez-vous a été pris à 8 heures avec Mila, qui doit nous y guider. Danielle vient aussi avec nous.
Le point de départ se trouve au nord-est de la ville. Rapidement, la route devient chemin et s’enfonce dans le début de la vallée de los Ingenios. Nous traversons des hameaux qui ne semblent accessibles qu’à cheval, ou alors avec une très bonne 4*4. Avec les contreforts de massif de l’Escambray en toile de fond, c’est vraiment sympa.
Arrivés à destination, il nous faut parcourir quelques centaines de mètres dans la forêt avant d’atteindre la cascade et ses deux piscines naturelles. Au bord de l’eau, se dresse l’immanquable guitoune qui vend des boissons fraiches, soft ou alcoolisées, et ses musiciens. A l’heure où nous arrivons, il n’y a presque personne et nous profitons à plein de l’endroit. Les enfants organisent un concours de sauts : vrille, demi-vrille et bombe, c’est à qui fera la plus belle figure. Peu à peu, l’endroit se peuple et nous devons modérer nos ardeurs. Puis, c’est le repli vers la deuxième piscine moins fréquentée. Danielle nous dit que l’avant-veille l’endroit était quasi-désert même à une heure avancée. Aujourd’hui, de nombreux Cubains et touristes sont venus profiter de la fraîcheur du lieu.
En toute fin de matinée, nous prenons le chemin du retour : nous en avons bien profité et il y a maintenant trop de monde. Et puis, le ciel commence à franchement se couvrir. Je croise les doigts pour que nous arrivions au rancho où nous avons décidé de déjeuner avant qu’il ne nous tombe sur la tête. Et c’est gagné : à peine sommes-nous assis qu’il se met à pleuvoir, d’abord faiblement puis des trombes d’eau tombent du ciel. Nous sommes obligés de nous regrouper au centre de l’abri et mangeons le cochon grillé debout avec les doigts. Nous attendons un bon moment que les éléments se calment et, lorsqu’il pleuviote, reprenons notre route. Les chemins sont maintenant tout boueux et les chevaux nous éclaboussent copieusement. Nos pantalons – cette fois, forts de la dernière expérience au ras des barbelés, nous avons pris des pantalons longs – sont maculés.
Notre ainée caracole à l’avant avec Danielle tandis que notre numéro deux, son père et moi restons scotchés plusieurs centaines de mètres derrière avec Mila. Il faut dire que le cheval de mon tendre et cher a décidé de ne pas se presser tout en voulant rester en tête. Si l’un d’entre nous fait mine de le dépasser, il accélère le temps de reprendre le lead puis repart de son train de sénateur. Le retour prend donc un certain temps.
De retour à Trinidad, nous nous précipitons à la casa nous pour une bonne douche et profitons de notre terrasse la fin de l’après-midi. Tout le monde est content de la promenade. Malgré la pluie, ou peut-être grâce à elle, se fut une très bonne journée. | | | À: Bluequark · 14 décembre 2013 à 20:01 Message 33 de 93 · Page 2 de 5 · 4 535 affichages · Partager Bonjour Bluquark,
J'ai beaucoup de retard dans mes lectures de carnet,  et j'avais laissé le tien de côté... Pour mieux m'y plonger  Les journées que tu nous décris sont très variées, et si les jours se suivent, ils n'ont pas l'air de se ressembler : baignades, balades à pied, équitation.... Est ce que tu as facilement improvisé sur place ou bien est il préférable de réserver à l'avance ou de prévoir un plan B ?
Tu parles de payer l'accès à la plage : s'agit il de plages privées ? Est ce onéreux ? Est ce uniquement payant pour les touristes ?
A bientôt Armelle | | | À: Alanay · 15 décembre 2013 à 17:11 Message 34 de 93 · Page 2 de 5 · 4 514 affichages · Partager Bonjour,
Merci pour ton petit tour par mon carnet.
Pour répondre à tes questions :
- on improvise très facilement au fur et à mesure. Les balades à cheval ont été réservées la veille pour le lendemain. En pratique, toutes les casas aident à organiser les excursions :
- les pages que j'ai citées comme étant payantes l'étaient pour tout le monde. Pour te donner une idées des prix : Cayo Jutas 5 CUC par personne (il me semble me souvenir que le prix était dfférent pour les Cubains mais je n'ai pas fait bien attention)+ parkign 1 CUC ; Punta perdriz et Calleta buena : 15 CUC par personne en en all -inclusive. Arrivés après 15 heures, nous n'avons rien payé pour Punta Perdriz et 3CUC par personne ("si on ne fait que se baigner") à Calleta Bueana ; Cuevos de los pescos et Playa Acon : accès libre sauf le parking (là encore, un ou deux CUC).
L'accès était aussi payant à Las Terrazas.. sauf pour ceux qui logent dans les cabanas. Donc je ne me souviens pas du prix. | | | À: Alanay · 15 décembre 2013 à 17:39 Message 35 de 93 · Page 2 de 5 · 4 512 affichages · Partager Mercredi 31 juillet – Valle de los Ingenios – Playa Ancón
A programme de la journée, vallée de Los Ingenios le matin et plage l’après-midi. Mais d’abord, il nous faut refaire le plein d’argent. C’est l’occasion de sortir de la Trinidad touristique et de faire un tour vers le Parque Céspedes. C’est plein de vie et d’agitation. Mon attente sur les marches de la banque pendant que mon tendre et cher procède au retrait d’espèces me permet de profiter à fond des gaz d’échappement mais aussi d’observer la diversité des transports.
Une roue crevée retarde encore un peu notre départ et ce n’est que la matinée bien avancée que nous partons pour la vallée de los Ingenios. Cette vallée est un ancien centre sucrier qui a fait au XIX siècle la fortune de la Trinidad. Même si la plupart des sucreries ont aujourd’hui disparues, il en reste quelques vestiges. Surtout, avec le massif de l’Escambray et les diverses cultures, la vallée offre un cadre magnifique
D’abord, un arrêt au bar-mirador de Loma del Puerta avec une superbe vue sur l’ensemble de la vallée. Comme d’habitude, quelques aigles survolent le paysage. Nous les observons planer et profiter des courants d’air chaud ascendants.
| | | À: Bluequark · 15 décembre 2013 à 17:49 · Modifié le 17 déc. 2013 à 22:53 Message 36 de 93 · Page 2 de 5 · 4 510 affichages · Partager Un peu plus loin, nous grimpons à la tour de la Torres Iznaga du haut de laquelle se déploie un autre superbe panorama. Cette tour servait à surveiller les esclaves. De là-haut, on imagine sans peine la vie autrefois avec les esclaves travaillant dans les champs de cannes sous une chaleur torride. Terrible.
L’ancienne ligne de chemin de fer toujours exploitée, même si c’est de manière aléatoire.
Les nappes et autres broderies disposées de manière à appâter le chaland.
Nous poursuivons notre périple jusqu’à la Casa Guachinango, une ancienne hacienda où nous déjeunons.
Juste à côté, un des arrêts du train.
Le reste de l’après-midi se passe à la playa Ancón où le soleil tape beaucoup plus que l’avant-veille. Du coup, les baigneurs sont plus nombreux... et le parking devient payant. Encore un épisode « méduse invisible » pour note ainée.
Quelques photos de nuit avant de quitter la ville. Trinidad by night, c’est aussi sympa.
| | | À: Bluequark · 16 décembre 2013 à 19:18 Message 37 de 93 · Page 2 de 5 · 4 476 affichages · Partager Un grand merci pour ce récit qui donne envie de découvrir cuba ! Vos photos sont magnifiques !  Nous partons 15 jours fin fevrier et nous comptons faire le meme circuit. Quelques jours à la Havane d'abord puis vinales 3 nuits avec Cayo Levisa, Playa larga 3 nuits pour faire la Baie des cochons et 1 nuit Trinidad et 1 Santa Clara puis retour sur la Havane. Un jeune couple de cubains nous a proposé de nous servir de chauffeur. Ce sont des amis à des amis...On paiera l'essence et leur frais hébergement et nourriture. Nous allons reserver des casa. Est ce que les cubains dorment aussi dans les casa ou bien est ce défendu ? Ont ils le droit de véhiculer des étrangers ? Combien dois je compter en budget essence pour ce periple ? Est ce que si ils reservent eux meme les casa ils paieront le meme tarif que nous ? Sinon ne vaut il pas mieux reserver pour nous et les laisser reserver pour eux meme ? Beaucoup de questions par rapport à notre voyage. Nous ne voulons pas leur créer d'ennuis et nous voulons faire dans la légalité. Nous ne parlons pas espagnol et ils parlent très bien français alors on trouvait que c'était un bon plan de visiter un pays avec les autochtones. Avez vous des conseils par rapport à ça ? Merci à tous ceux qui me liront et me répondront. | | | À: Helene06 · 16 décembre 2013 à 21:59 Message 38 de 93 · Page 2 de 5 · 4 468 affichages · Partager Bonsoir et merci pour ce petit mot.
Pour tes questions, je ne sais pas y répondre car je n'ai jamais envisagé cette solution. Peut-être devrais-tu ouvrir un autre fils car je crains que mélangées à un carnet, elles passent inaperçues de contributeurs potentiels. | | | À: Helene06 · 16 décembre 2013 à 22:37 · Modifié le 30 déc. 2013 à 12:45 Message 39 de 93 · Page 2 de 5 · 4 467 affichages · Partager Bonsoir,
En complément de ma première réponse, je me permets de rajouter qu'à moins d'avoir des raisons particulières de rester aussi longtemps à la baie des cochons, je racourcirais cette étape pour avoir au moins deux, voire trois, nuits à Trinidad. | | | À: Bluequark · 17 décembre 2013 à 8:57 Message 40 de 93 · Page 2 de 5 · 4 457 affichages · Partager Oui tu as raison. C'est ce que j'ai fait ! Peut etre par rapport au budget essence tu pourrais me répondre ? Pour la baie des cochons j'avais pensé une journee dans les mangroves sur la riviere Hatiguanico, une autre à Las Salinas et une autre journee plage peche et bocca de guama Sinon pourquoi 2 jours à Trinidad ? cette ville ne parait pas trop grande pour visiter en une journée, non ? Merci | Carnets similaires sur Cuba: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 680 visiteurs en ligne depuis une heure! |