Bonjour chers lecteurs et lectrices.
Nous voilà dans une chambre d’hôtel à
Chennai.." le Pandian " rue Kannet Lanne proche de la gare Egmore et proche des compagnies de bus..
Il est 19 heures le soleil commence doucement a se coucher. Dehors la rue s'anime. La clim nous envois dans notre minuscule chambre, les odeurs et les effluves des restaurants situés plus bas..Ca sent bon les curry, les épices, les pains grillés..On entend des enfants courir et crier comme partout..les corbeaux qui croassent..les klaxons omniprésents dans ce pays.
Je suis penché a la fenêtre, en me disant que, c'est la dernière soirée que je verrais cette vision, cette circulation intense et compacte, sentir ses odeurs toutes particulières aux parfums forts et originaux, cette foule de gens qui vont constamment je ne sais où.
Des musiques a grand renfort de percutions montent de la rue..
Je me force d'emmagasiner le plus de détail possible, car demain je ne le verrai plus. Anna Salai street, et puis airport..Fini tout ce remue ménage.
Ce mot fini me fait peur. Je voudrai bien arrêter le temps. Je suis trop bien ici..
Je me cherche une raison pour prolongé ce séjour..ça fait la ieme fois que j'y pense..Resté là et vendre des crêpes bretonne..des trucs simples, mais qui me ferons vivre ici.
Je remarque que ces retours deviennent de plus en plus difficiles..Des larmes coulent sur mes joues. Ils m’inondent d'un cafard indescriptible.
Je n'aurai ni épouse ni enfants ni obligations paternelles..j'en serai pas là a me poser cette question.J’agirai, je prendrai cette décision qui me fait hésiter encore et toujours.
Sûr, je n'ai rien ici, mais qu'ais je chez nous ?..Quelques meubles bon marchés, une vielle bagnole, des bibelots ?..et c'est pour retrouver ces objets sans valeurs que je me met dans une telle situation ?..Je doit être fou !..
Mais je sais que mes enfants vont grandir, ils auront une situation qui me permettra de me libérer, et ce jour..je sais ce qu'il me restera a faire..
Et je le ferai..
La nuit est tombé sur Madras, nous nous préparons pour sortir diner, mon épouse ne dit pas un mot..je sais ce qu'elle ressent..Même les mots n'ont plus de valeurs, ils ne peuvent plus compenser, ni notre pensée, ni nos émotions.
A l'année prochaine,
India. Si dieu le veux bien.Je prend la main de ma chère et tendre épouse..la regarde dans ses yeux humides et lui dit..Inch Allah..
Suis je seul ?..Je vous donne la parole..