Ma compagne Y, de nationalité Thaïlandaise, a récemment eu des difficultés au moment de l'enregistrement pour ses vols de
Bangkok à
Paris (via une capitale Européenne). Je ne dirai pas avec quelle compagnie aérienne cela s’est passé, car je suis sûr que des problèmes similaires pourraient survenir avec toute autre compagnie... et à partir d’autres aéroports que
Suvarnabhumi.
Le visa Schengen "catégorie C" autorise une personne à passer un total de 90 jours dans l’espace Schengen sur une durée de 180 jours. On peut avoir droit à une seule entrée, à deux entrées, ou à des entrées multiples.
Y avait donc un visa C valide sur une durée "totale" de 6 mois, avec entrées multiples et bien sûr précisant une durée "nette" de séjour de 90 jours. Avec un tel visa, nous avions prévu d’interrompre son séjour dans l’espace Schengen avant d’atteindre ces 90 jours, avec un voyage de 45 jours en Amérique Latine. Au retour dans l’espace Schengen, Y aurait passé quelques derniers jours en
France avant de retourner en
Thaïlande. Le total des jours passés avant et après ce voyage en Amérique Latine étant de moins de 90 jours.
Le problème à
Suvarnabhumi était dû à la confusion du personnel aux comptoirs d’enregistrement pour les vols. Ils ont vu qu’entre l’arrivée dans l’espace Schengen et le retour en
Thaïlande au départ de
Paris, avec la même compagnie, il y avait une durée excédent les fameux « 90 jours Schengen ». Y a eu beau expliquer qu’elle avait une sortie prévue de l’espace Schengen de 45 jours, et montrer les réservations d’avion correspondantes, et que le total passé dans l’espace Schengen resterait en deçà des 90 jours, le personnel de
Suvarnabhumi n’a pas voulu en démordre et a insisté pour que Y change ses vols de retour en
Thaïlande (au prix fort). Faute de quoi Y ne serait pas admise à l’embarquement.
D’où une série de communications frustrantes entre Y et moi (qui l’attendait à
Paris). J’ai répété par écrit, pour la n-ième fois, comment le visa Schengen fonctionne et que nos plans de voyage étaient parfaitement en accord avec les règlements Schengen. Ce n’est qu’une heure avant le décollage qu’un employé de la compagnie en question l’a confirmé et a autorisé l’embarquement de Y. On peut imaginer sa détresse en attente jusqu’au dernier moment à
Suvarnabhumi.
La suite est sans histoire. Passage à l’immigration au transit par la capitale Européenne avant de poursuivre avec le vol pour
Paris: pas une question. Comme la proverbiale lettre à la poste.
Je partage cette expérience sur VF car une telle mésaventure pourrait arriver à d’autres. Je trouve totalement inexcusable que le personnel de
Suvarnabhumi ne connaisse pas suffisamment le mode de fonctionnement du visa Schengen et se permette d’imposer des vues erronées aux voyageurs. J’ai d’ailleurs écrit à ce sujet à la compagnie aérienne (bureau de
Suvarnabhumi). Reste à voir s’il y aura une réponse.