Situation du nombre de frontaliers au 5 octobre 2010 :
A mi-2010, 54'100 frontaliers étaient en activité à
Genève et 17'400 dans le canton de Vaud. A fin 2009, ils étaient 52'700 actifs à
Genève et 16'800 sur Vaud, soit une hausse respective de 1400 et 600 individus en six mois, constate l'Observatoire transfrontalier dans sa synthèse 2010.
Pour l'Observatoire, les accrocs de la conjoncture n'ont pas entravé la dynamique de fond de la région transfrontière.
En 2009, le nombre de frontaliers étrangers en activité et titulaires d'un permis avait continué de progresser, mais à un rythme moins soutenu en raison de la crise: +0,4% dans le canton de
Genève (soit 200 personnes de plus) et +1,9% dans le canton de Vaud (300 personnes de plus).
Dans le canton de
Genève, le taux annuel moyen de croissance du nombre de frontaliers dépassait 8% entre 2000 et 2008. En 2003, année qui suit l'entrée en vigueur des accords bilatéraux, le nombre annuel moyen de frontaliers en activité s'inscrivait à 35'600 à
Genève et 11'500 sur Vaud.
Toute la région
Genève-Vaud, ainsi que les départements français de l'Ain et de la Haute-Savoie, ont connu une hausse du taux de chômage l'an dernier, mais l'augmentation avait été plus forte côté français. Le chômage avait passé en un an de 5,6% à 7,5% sur l'ensemble de la région. Il était de 8,5% dans les territoires français frontaliers du canton de
Genève début 2010.
Selon l'Observatoire, l'augmentation du nombre de chômeurs frontaliers dans l'Ain et la Haute-Savoie, soit des personnes dont le dernier emploi était exercé en
Suisse, n'a certainement pas été étrangère à la forte progression du chômage côté
France.
Fin 2009, les chiffres font état dans les deux départements de l'Ain et de la Haute-Savoie de 6000 chômeurs dont le dernier emploi occupé était dans une entreprise en
Suisse. Ils représentaient 17% de l'ensemble des chômeurs indemnisés de Haute-Savoie et 6% de ceux de l'Ain.