Mjp · 13 octobre 2018 à 22:36 · 283 photos 63 messages · 12 participants · 12 885 affichages | | | | À: Mjp · 2 novembre 2018 à 15:41 Message 21 de 63 · Page 2 de 4 · 1 519 affichages · Partager Salut MJP, Merci pour ce beau carnet, Iguazu et le Nord Argentin sont très très hauts sur ma liste d'envies voyage donc je suis avec plaisir. Par curiosité, as-tu trouvé l'altiplano argentin aussi spectaculaire que l'altiplano bolivien ? Les photos de Tolar Grande sont superbes, cet endroit me fait rêver depuis des années... Myriam | | | À: Joleeeene · 3 novembre 2018 à 19:43 Message 22 de 63 · Page 2 de 4 · 1 490 affichages · Partager Salut,
Personnellement, la Puna, c'est-à-dire, partie Tolar grande, mina la Casualidad, Antofalla, Antofagasta de la sierra, Campo de piedras pomez, volcan Galán, est aussi extraordinaire que le Sud Lipez. Je suis allée aux 2 et j'ai adoré les 2 autant. Dans ces 2 régions, il y a des parties que je n'ai pas visitées mais c'est avec plaisir que j'y retournerai. | | | À: Joleeeene · 3 novembre 2018 à 21:44 Message 23 de 63 · Page 2 de 4 · 1 478 affichages · Partager Difficile de choisir entre altiplano argentin et bolivien: il y a des paysages très spectaculaires dans les 2 pays et aussi très différents. Et je n'en ai parcouru qu'une petite partie. A l'issue de ce voyage je me garde bien de donner une préférence... | | | À: Mjp · 4 novembre 2018 à 0:09 Message 24 de 63 · Page 2 de 4 · 1 467 affichages · Partager Merci Diamina et Jean-Pierre pour vos réponses. C'est vrai que ma question est un peu bête, les classements n'ont pas beaucoup de sens en matière de voyage. En tout cas, merci, ça me donne vraiment envie d'aller faire un tour dans le nord argentin. J'ai tellement aimé la Bolivie et le Nord chilien. Myriam | | | À: Mjp · 5 novembre 2018 à 19:27 · Modifié le 6 nov. 2018 à 12:04 Message 25 de 63 · Page 2 de 4 · 1 434 affichages · Partager Nous quittons l' Argentine et voici la suite du récit en Bolivie
YAVI - TUPIZA04/07 : notre téléphone s'étant calé tout seul sur l'heure bolivienne (1h en moins) Marisol doit venir taper à notre porte pour le petit déjeuner. Le « remis » vient nous chercher à 9h30 pour nous conduire à La Quiaca près du poste frontière. Nous présentons nos passeports, et croyant qu'il s'agit uniquement du contrôle de sortie d' Argentine nous ne vérifions pas le document qui nous est remis. Après avoir traversé le pont sans plus de contrôle, nous interrogeons une personne au service de l'immigration bolivienne qui nous informe que toutes les formalités d'entrée ont été traitées au premier poste et que nous ne sommes autorisés que pour un mois en Bolivie. Pour prolonger notre séjour au delà nous devrons nous rendre dans un service d'immigration dans une des villes importantes de Bolivie. Après avoir échangé nos derniers pesos argentins nous traversons Villazon, ville frontière et, immédiatement, nous changeons de monde : il règne une intense activité avec de multiples petites boutiques et les femmes sont nombreuses à porter les vêtements traditionnels avec jupe, tablier, chapeau.
Nous fiant à mapsme nous partons à pied vers la gare routière et quand nous rejoignons l'emplacement supposé, ne trouvons aucune trace de bus. Un policier nous indique qu'elle se trouve à plusieurs cuadra de là et nous conseille le taxi. Pour 10 bol celui-ci nous emmène au départ des minibus. Le premier n'attendait plus que nous pour être complet et nous partons immédiatement vers Tupiza. La route bien revêtue traverse d'abord tout droit des hauts plateaux désertiques puis redescend ensuite dans des vallées plus fertiles en louvoyant au milieu de reliefs colorés. Nous rejoignons Tupiza en 2 heures environ.
Nous partons ensuite visiter quelques agences qui organisent des tours dans le sud Lipez et le salar d' Uyuni. La ville au plan quadrillé est parcourue par de nombreux « tuk tuk » et l'animation se concentre autour de la place principale. Le retrait d'argent aux distributeurs s'avère laborieux : nous faisons de multiples essais avec nos différentes cartes sans succès. Le personnel de l'agence est incapable de nous renseigner. Finalement, nous questionnons 2 touristes qui viennent de faire retirer et ils nous précisent que les retraits sont limités à 500 bol mais qu'il est possible de faire plusieurs retraits consécutifs. Après une série de manipulations laborieuses nous sommes à la tête d'une liasse épaisse de billets de 10 bol. Nous retournons auprès de l'agence Torre pour savoir s'il est possible d'avoir un départ le lendemain mais nous devrons attendre un jour de plus pour partager un trajet à 4.
TUPIZA05/07 : nous partons dans la matinée pour une courte randonnée vers le canyon de l'inca. Au passage nous vérifions auprès de l'agence que le départ du lendemain est bien confirmé. À la sortie de la ville la piste traverse une zone de décharge avec de chaque côté des détritus de toutes sortes sur plusieurs centaines de mètres. Une fois cette zone peu accueillante traversée nous découvrons face à nous des roches colorées lumineuses sous le soleil de la matinée. C'est tout d'abord la porte du Diable, brèche entaillant la muraille rouge qui ouvre l'entrée du canyon.
Une végétation verdoyante côtoie les parois verticales et des reliefs ruiniformes de conglomérat dont la dentelle se détache sur le ciel bleu. Lorsque deux cavaliers arpentent l'endroit sur leurs chevaux nous nous imaginons dans le far west.
Au fond de la gorge nous contournons quelques vasques remplies d'eau puis grimpons sur les rochers pour pénétrer au cœur des parois. En retournant nous apercevons un mini van sur la piste. En regardant de plus près nous découvrons son immatriculation française : deux jeunes gens nous expliquent qu'ils parcourent l' Amérique du sud depuis 6 mois et nous proposent de nous redescendre au village. Nous déclinons car nous préférons continuer notre marche. L'après-midi est consacrée à un peu de farniente et au tri de photos à l’hôtel.
TUPIZA - QUETENA CHICO06/07 : à 7h30 nous partons pour le tour dans le sud Lipez. Nous sommes accompagnés de 2 jeunes françaises, du chauffeur Luis et du cuisinier Marco. Les bagages sont vite chargés sur le toit du 4X4. Nous quittons Tupiza par la quebrada de Palala aux parois verticales très rouges, puis rapidement la piste prend de l'altitude. Luis nous explique de façon détaillée le programme de la journée et nous vante également avec passion les mérites du président Evo Morales. De profondes gorges entaillent la montagne de chaque côté de la Sillar, belvédère aérien sur les 2 versants.
Nous rejoignons ensuite l'altiplano vers 4000 m d'altitude. L'aspect est très différent de la Puna argentine : les immenses étendues sont plus accidentées et le relief apparaît très complexe avec de multiples vallées enchevêtrées. Sans quitter la haute altitude la piste louvoie entre tous ses vallonnements dans une succession de montées et de descentes parfois abruptes. Tout à coup, une vibration forte ébranle le 4X4 : première crevaison... Le changement de roue est rapide et nous pouvons repartir une quinzaine de minutes plus tard. Les troupeaux de lamas et quelques vigognes animent le plateau où pousse une maigre végétation d'herbes jaunes et de petits arbustes épineux. Vers midi nous atteignons Cerrillos, petit village d'éleveurs. Pendant que nous découvrons le village, Luis s'attelle à la réparation du pneu crevé : pour séparer le pneu de la jante il utilise une méthode inédite en l'écrasant avec la roue avant de la voiture. Marco prépare le déjeuner qui est servi dans une maison du village.
Nous reprenons la piste pour rejoindre Ciudad encantado, surprenantes formations de roches grises érodées aux formes torturées.
La piste reste à des altitudes comprises entre 4500 et 4800 mètres et est fréquemment coupée par des gués. Nous traversons san Antonio de Lipez puis l'ancien village ruiné de mineurs.
Le jour commence à décliner et de magnifiques lueurs rougeoyantes tapissent le ciel entre les nuages.
La piste traverse de nombreux gués, souvent gelés, qui imposent au chauffeur de faire un repérage et parfois d'ajouter quelques pierres pour éviter de s'embourber. Nous atteignons la laguna Morejon à la tombée de la nuit. Il reste encore 1h30 de piste et il est 20h quand nous atteignons notre gîte à Quetena Chico (4190 m). Les chambres ne disposent pas de chauffage et le duvet bien chaud est le bienvenu. Pendant que Marco prépare le dîner nous nous réchauffons autour d'un thé brûlant | | | À: Mjp · 6 novembre 2018 à 18:56 Message 26 de 63 · Page 2 de 4 · 1 395 affichages · Partager QUETENA CHICO - VILLAMAR07/07 : au matin, le thermomètre dans la chambre affiche 6°, heureusement bien couverts dans un duvet chaud, nous n'avons pas eu froid. J'ai quand même passé une nuit assez courte, peut être à cause de l'altitude. Au matin, quand nous chargeons les bagages sur le toit du 4X4 l'air vif nous cingle les mains malgré les gants. Nous partons vers 7h30 sous un ciel d'une pureté exceptionnelle. Un premier arrêt dans une ferme de lamas nous permet de photographier le troupeau sous toutes les coutures, et notamment les pompons amusants qui ornent les oreilles des animaux adultes.
Les sommets s'éclairent petit à petit pendant que nous parcourons les pentes qui permettent de franchir la cordillère du Lipez. Nous montons à plus de 4500 m et resterons toute la journée au dessus de cette altitude. Au fur et à mesure de la montée la végétation s'amenuise et les hauts sommets enneigés de la cordillère frontière apparaissent. Surgissant de l'altiplano, la vision de la laguna Hedionda Sur aux eaux turquoise au milieu de bancs de glace scintillante est un ravissement.
Peu après, les rives de la laguna Kollpa blanchies par le carbonate de sodium offrent encore un spectacle fascinant.
Nous poursuivons ensuite jusqu'aux thermes de Chalviri situés dans un cadre merveilleux. Des volutes de vapeur surgissent des sources d'eau chaude au milieu d'un dédale de mousses aux couleurs chatoyantes. Deux bassins aménagés permettent de se baigner dans une eau à 30°. Pour notre part, nous préférons déambuler autour pour profiter du paysage.
La piste se poursuit en direction de la frontière du Chili, souvent bordée de rebords enneigés. Au détour d'un virage la silhouette massive du Licancabur apparaît. La vaste laguna Blanca, au nom bien mal porté, étale ses eaux turquoises à proximité. Au bord de la route un renard, à la fois gourmand et craintif, profite des miettes jetées à son attention.
La piste est encore longue et nous atteignons le bord de la laguna Verde en fin de matinée. Prise en partie par la glace seule une petite portion est vraiment verte. Mais la juxtaposition de parties gelées, d'eau turquoise ou verte et les pentes sombres de la montagne sont magnifiques.
Nous profitons d'une météo exceptionnelle sous un ciel bleu sans vent. Le copieux repas de midi est servi non loin de là à l'abri de murs ruinés. Nous reprenons la route suivie le matin jusqu'aux thermes. De là, par une succession de vallonnements nous gagnons progressivement de l'altitude pour rejoindre le site de fumeroles de Sol de Manana situé à près de 5000 m d'altitude. Nous circulons autour des cuvettes d'eaux bouillonnantes, des marmites de boue fumantes, des jets de vapeur dans une odeur marquée de soufre.
Par un long parcours d'altitude entre 4700 et 5000 m nous parcourons les vastes espaces de l'altiplano aux nombreux reliefs pour rejoindre la laguna Colorada. D'épais nuages commencent à envahir le ciel et nous craignons d'arriver trop tard. Par chance, des éclaircies nous permettent d'admirer le patchwork de couleurs répandues sur cette immense lagune. Quelques flamands cherchent leur pitance ainsi que des lamas qui arpentent les rives de la lagune.
La piste garde encore les traces de chutes de neige obligeant notre chauffeur à emprunter des pistes parallèles mal tracées durant la traversée de ce haut plateau. Avant d'entamer la descente nous longeons les rives de la laguna Capina exploitée pour l'extraction du borax. La nuit tombe pour les derniers kilomètres avant d'atteindre Villamar, étape du soir. L'hospedaje semble aménagée récemment, un petit chauffage dans la salle commune procure une très relative impression de confort mais il sera impossible d'obtenir plus de quelques secondes d'eau chaude à la douche. Au cours du dîner, un groupe de 4 enfants du village en costume traditionnel vient nous chanter 2 airs locaux. | | | À: Mjp · 6 novembre 2018 à 21:50 Message 27 de 63 · Page 2 de 4 · 1 380 affichages · Partager Merci ! On attend la suite impatiemment...on prend l'avion demain pour Buenos Aires et on fera une incursion à Uyuni.... | | | À: Mjp · 7 novembre 2018 à 11:20 · Modifié le 7 nov. 2018 à 11:39 Message 28 de 63 · Page 2 de 4 · 1 359 affichages · Partager VILLAMAR - VILLA CANDELARIA08/07 : l'itinéraire rejoint rapidement des zones de rochers fracturés aux teintes rougeoyantes sous le soleil matinal. Un premier arrêt à la « coupe du monde » permet de pénétrer au cœur de ce massif labyrinthique.
À peu de distance un chameau de roche attire tous les visiteurs. Quelques kilomètres plus loin le site d'Italiano perdido avec son dédale de roches rouge invite à la découverte. Nous grimpons facilement sur un des hauts rochers qui offre une vue aérienne sur l'ensemble du site.
Nous reprenons la piste jusqu'à la laguna Vinto où s'ébattent au loin quelques flamands tandis qu'un troupeau de lamas broute tranquillement au bord.
En fin de matinée nous arrivons à proximité de la laguna Negra : une courte marche au cœur d'un canyon conduit au bord du lac aux eaux plutôt bleutées que noires. Nous grimpons sur les roches qui dominent le lac et en position dominante nous pouvons apercevoir un chaos impressionnant de blocs érodés. Pendant notre marche, le cuisinier a préparé le repas de midi que nous dégustons assis sur les rochers chauffés par le soleil.
La route est encore longue dans des paysages désertiques à l'aspect austère et parfois un peu monotones. Au passage, nous faisons une incursion sur le rebord du canyon de l'Anaconda au fond duquel coule un ruisseau qui déploie ses méandres au cœur d'une végétation verdoyante.
Une halte à Juliaca, village désolé au bord de la voie ferrée permet de se rafraîchir d'une bonne bière artisanale avant de parcourir les derniers longs kilomètres qui conduisent à Villa Candelaria (3600 m). Malgré l'absence de chauffage l'ambiance est plus confortable et l'impression de froid moins vive que les soirs précédents. Un fois les bagages déposés nous repartons vers le bord du salar d' Uyuni pour assister au coucher du soleil.
Même si l'impression d'espace infini est particulièrement frappante le coucher du soleil nous déçoit un peu car seule une coloration diffuse vient éclairer le salar.
VILLA CANDELARIA - POTOSI09/07 : départ matinal pour observer le lever du soleil sur l’île des Cactus en plein milieu du salar. Après un peu plus d'une heure de route droit sur le salar nous accostons au pied de l’île des Cactus. Un petit quart d'heure de marche au milieu de roches volcaniques très abrasives mène au sommet. Nous retrouvons un peu de monde, mais dans un grand calme qui permet de profiter à plein de la sérénité des lieux. Vers l'est la lumière du soleil commence à poindre. Le ciel se teinte de rose, tandis que la pointe des cactus commence à s'éclairer d'une chaude teinte jaune d'or. Les sommets des montagnes s'illuminent petit à petit et semblent à proximité alors qu'il faut parcourir plusieurs dizaines de kilomètres pour les atteindre.
Nous sommes favorisés par une météo très agréable avec un ciel totalement dégagé sans vent et le froid qui règne à cette altitude est tout à fait supportable. À la descente, un petit déjeuner nous attend à l'arrière de la voiture.
Après, nous sacrifions aux photos loufoques proposées par notre guide sur le salar. Au terme d'une longue et précise préparation photos et video s’enchaînent. La visite de l’hôtel de sel et des boutiques d'artisanat à Colchani seront très brèves car nous devons essayer de prendre un bus en début d'après-midi à Uyuni. Après le déjeuner, le chauffeur nous conduit à la gare routière d'où le bus vers Potosi est annoncé partir sans délai. Les adieux à nos compagnes de voyage sont donc rapides et nous transférons nos bagages dans la soute du bus. Une fois les tickets achetés nous n'attendrons qu'une dizaine de minutes. Il fait extrêmement chaud dans le bus et les places situées tout à l'avant, si elles offrent une vision panoramique, ne sont pas des plus confortables pour les longues jambes. La première partie du trajet se déroule dans des espaces vallonnés arides sans grand attrait. Ensuite des reliefs plus marqués avec des gorges et des canyons apparaissent. À Potosi, au milieu d'une circulation dense nous arrivons à la gare routière où aucun taxi n'est en vue. Nous nous frayons un chemin avec nos valises entre les voitures pour traverser l'avenue encombrée et patientons quelques minutes avant qu'un taxi partagé ne s'arrête. Il nous conduit à l'assaut des rues escarpées de la vieille ville pour rejoindre le confortable hôtel où nous avons réservé. Nous apprécions le luxe d'une vaste chambre, d'un chauffage efficace et d'une douche bien chaude après ces journées de voyage. | | | À: Mjp · 7 novembre 2018 à 11:37 Message 29 de 63 · Page 2 de 4 · 1 353 affichages · Partager Bonjour Jean-Pierre
Merci pour ce carnet. Les photos me font rêver: elles sont toutes plus belles les unes que les autres! Vous semblez en plus avoir eu une météo exceptionnelle, du moins jusqu'ici! Muriel | | | À: Muriel18 · 7 novembre 2018 à 13:30 Message 30 de 63 · Page 2 de 4 · 1 336 affichages · Partager La météo était effectivement favorable durant la quasi totalité de notre séjour en Bolivie. Nous avions choisi de voyager au coeur de l'hiver sur l'altiplano pour bénéficier des lumières très pures | | | À: Mjp · 8 novembre 2018 à 19:52 Message 31 de 63 · Page 2 de 4 · 1 302 affichages · Partager POTOSI10/07 : la nuit a été excellente dans le confort de la chambre et, à notre grande surprise, nous ne ressentons pas les effets de l'altitude élevée (4060m). Les premières heures sont consacrées à des taches « annexes » : portage du linge à la laverie, qui n'est pas encore ouverte lors de notre premier passage et service des migrations pour prolonger notre visa limité à 30 jours. Nous avons quelques difficultés à trouver ce dernier service, les informations recueillies sur le site des affaires étrangères et sur un plan de la ville étant contradictoires. Finalement, après renseignement pris à l'office du tourisme nous nous rendons dans une maison jaune sans aucun signe extérieur. Nous sommes fort bien accueillis avec des considérations sur l'équipe de France de foot et on nous explique, qu'en fait, nous sommes autorisés à rester 3 mois en Bolivie sans formalités supplémentaire !!! la suite nous montrera que les renseignements fournis étaient erronés. Nous déambulons ensuite dans la vieille ville aux rues étroites, en forte pente et très animées.
De vieux bus poussifs et bruyants y côtoient quelques véhicules hors d'age. Nous visitons le marché, très calme et qui offre la palette habituelle de commerces. Nombre de femmes portent la tenue traditionnelle. Les maisons de la vieille ville ont des façades très colorées et souvent ornées d'un balcon fermé en bois.
La montée raide à la tour de la compagnie de Jésus se fait à vitesse lente compte tenu de l'altitude : en haut nous profitons d'une belle vue sur la ville ancienne avec le cerro Rico en toile de fond. Omniprésente, cette montagne « historique » veille sur la ville et nous apercevons les nombreuses traces de l'exploitation minière. La visite du palais de la Moneda dans un magnifique bâtiment de style colonial permet de mieux comprendre l'histoire de l'exploitation minière, symbole depuis toujours de cette ville si particulière.
Il nous faut un peu chercher pour trouver l'entrée de la cathédrale. Après avoir acheté son billet dans une petite rue située à l'arrière, nous sommes conduits à une entrée elle aussi à l'arrière. L'église relativement récente n'offre pas de trésor particulier mais les murs blanchis et les statues à caractère religieux aux formes et couleurs parfois naïves sont caractéristiques de l' Amérique du sud. Du haut du clocher la vue est encore plus intéressante sur les toits.
Quelques églises offrent, par ailleurs des façades à l'apparence variée. C'est, notamment, le cas de San Lorenzo dont le tympan est orné de statues mélangeant paganisme et christianisme.
POTOSI - SUCRE12/07 : nous prenons notre temps dans la matinée avant de rejoindre en taxi le nouveau terminal de bus. Une imposante rotonde circulaire accueille les passagers et dans le hall les vendeurs des différentes compagnies tentent d'attirer le voyageur avec des cris tonitruants annonçant le direction. Après avoir acheté notre place pour Sucre et acquitté notre droit d'entrée sur le quai nous patientons en attendant le départ, 30 minutes après l'horaire annoncé. Une longue traversée de la ville permet de découvrir des quartiers aux maisons souvent inachevées perchées à flanc de collines. Trottoirs défoncés, épaves de voitures, ravins encombrés d'ordures forment un contraste saisissant avec la ville ancienne classée au patrimoine mondial. Sur l'altiplano le paysage agricole est constitué de nombreux champs quadrillés, de couleur rousse à cette époque de l'année. La large route revêtue pénètre ensuite dans une zone plus accidentée et sauvage : virages, fortes montées et descentes abruptes de succèdent dans une ambiance désertique. Le bus dévale les côtes à une allure plutôt rapide et les freins sont mis à rude épreuve. À l'approche de Sucre le paysage devient plus verdoyant, les habitations semblent mieux achevées et sont fréquemment enduites de blanc. Il règne une grande effervescence à la gare routière de Sucre et, comme à Potosi, il faut arrêter un taxi en maraude en dehors de la gare au milieu d'une intense circulation pour rejoindre l'hôtel réservé le matin même. | | | À: Mjp · 9 novembre 2018 à 16:51 Message 32 de 63 · Page 2 de 4 · 1 278 affichages · Partager SUCRE12/07 : nous partons à la découverte du centre historique de Sucre, capitale constitutionnelle de la Bolivie. Dans le centre, presque toutes les maisons ont une façade blanche très lumineuse sous les rayons de soleil. De nombreuses façades sont également agrémentées de balcons fermés en bois. De paisibles patios colorés se cachent derrière ces façades.
Les rues sont propres, bien rangées et dessinées selon un plan quadrillé. Au passage, nous faisons halte à l'agence Condor Trekkers qui nous propose un tour au long du chemin de l'Inca et une marche dans le cratère de Maragua. Nous partons ensuite un peu au hasard des rues lorsque le son d'une fanfare attire notre attention. Des militaires en tenue jaune canari paradent sur la grande place.
Lorsque l'hymne national retentit tous se figent droits, y compris les nombreux badauds. Nous poursuivons notre découverte aux alentours de la place aux immeubles majestueux, tout repeints de blanc avec de magnifiques halls et escaliers intérieurs. Nous flânons également au marché et nous laissons tenter par un fruit (chirimoya) au savoureux goût moelleux. Le marché est relativement bien rangé et ordonné et on y trouve de nombreuses denrées alimentaires. Le premier étage est consacré aux multiples comedors qui cuisinent leurs plats directement sous l’œil des clients.
Églises aux façades rutilantes, arcades et patios fleuris se succèdent sans discontinuer.
Nous découvrons le verdoyant parc Bolivar et son ersatz de tour Eiffel orange. Pour clôturer notre découverte nous grimpons vers le mirador de Recoleta qui offre une vue panoramique sur la ville.
En fin de journée nous décidons de rejoindre directement La Paz car la découverte du parc Torotoro, envisagée un premier temps, nous paraît trop compliquée à organiser depuis Sucre. Nous réservons donc un billet d'avion pour La Paz et décidons de garder une journée de repos à Sucre.
CRATERE DE MARAGUA13/07 : à 7h du matin nous partons vers les les villages Jalq'a. Nous sommes accompagnés de Dinelsa, guide, et d'Alex un jeune étudiant bolivien ayant étudié à Rennes. Une jeune anglaise complète le groupe. La route asphaltée au départ traverse des zones vallonnées couvertes de pins et d'eucalyptus. Ensuite, nous empruntons une portion pavée puis la piste de ripio jusqu'au sanctuaire de Chataquilla. Après un petit déjeuner nous empruntons à pied le sentier inca : pavé, il descend en larges lacets dans une profonde vallée. La pente est raide mais le sentier bien tracé et large à l'exception d'un passage où un éboulement a détruit le passage.
Nous retrouvons notre chauffeur à proximité de Chaunaca. Reprenant la voiture nous poursuivons en direction de Maragua par une piste sinueuse qui emprunte des pentes escarpées et ravinées. Le cratère de Maragua se dévoile peu avant le village : vaste dépression entourée de montagnes aux plis en forme de vagues présentant des tonalités de couleurs étonnantes.
Le copieux pique-nique de midi accompagné d'une bonne bouteille de vin de Tajira est servi sur une terrasse dans ce village à l'ambiance pas très avenante.
De nombreux champs cultivés parsèment les pentes. Un tracteur collectif aide les habitants dans leur travail Nous partons ensuite en direction du mirador de Ninu Mayo. Une petite marche d'une trentaine de minutes au travers de paysages arides conduit vers une dalle inclinée constellée d'empreintes de dinosaures. Au passage, nous apercevons quelques paysans qui utilisent deux ânes pour fouler leur récolte dans une aire circulaire. Tout à coté leurs petites habitations en adobe semblent bien misérables.
Le ciel gris et couvert ne permet pas de mettre en valeur ce paysage particulier qui prend des allures ternes. Avant de repartir vers Sucre nous faisons halte à la gorge du Diable, une cascade qui doit être spectaculaire dans la saison des pluies. Aujourd'hui, il ne coule qu'un mince filet d'eau un peu perdu au milieu de la végétation. Le chemin du retour emprunte une pente soutenue au flanc de laquelle la piste a été taillée en d'innombrables lacets.
SUCRE14/07 : journée consacrée au farniente. Durant la matinée nous profitons des services de la laverie puis déambulons paisiblement au hasard des rues très animées en ce samedi matin. Sur la place un parti écologique cherche à recruter quelques partisans. Nous visitons le musef, musée ethnographique et folklorique qui présente des expositions intéressantes sur l'art religieux ainsi que sur les habitudes vestimentaires des femmes boliviennes.
Durant l'après-midi nous restons tranquillement à l’hôtel pour préparer la suite du voyage et essayer d'envoyer avec peine quelques photos. Le soir, nous assistons à un spectacle de danses folkloriques dans le centre culturel « origenes ». La richesse des costumes et la profusion des couleurs sont étonnantes. Durant 2 heures les danseurs nous éblouissent de leur vivacité.
| | | À: Mjp · 9 novembre 2018 à 17:23 Message 33 de 63 · Page 2 de 4 · 1 270 affichages · Partager Merci Jean-Pierre pour cette suite.  Etiez-vous contents de votre excursion au cratère de Maragua? Vers quelle heure étiez-vous de retour à Sucre? | | | À: Ticapi · 10 novembre 2018 à 19:56 Message 34 de 63 · Page 2 de 4 · 1 245 affichages · Partager L'excursion à Maragua est intéressante car elle elle permet de découvrir des paysages différents, certes pas forcément spectaculaires, mais intéressants au plan géologique et aussi la vie de villages isolés. l'excursion que nous avons faîte dure environ une douzaine d'heures (7 h du matin à 7h dusoir) | | | À: Mjp · 10 novembre 2018 à 21:39 Message 35 de 63 · Page 2 de 4 · 1 241 affichages · Partager SUCRE -LA PAZ15/07 : à 8h30 le taxi nous attend devant la porte. En ce dimanche matin il nous faut un peu plus de 30 minutes pour rejoindre l'aéroport situé sur un large plateau aride. Une aérogare flambant neuve nous ouvre ses portes, mais nous sommes un peu dépités quand nous découvrons que l'avion est annoncé avec 25 minutes de retard à cause du brouillard à La Paz. Au fur et à mesure, le retard annoncé s'accroît et finalement le départ est annoncé à 13h. Il reste donc du temps pour errer dans l'aérogare, ce qui nous permet de suivre la finale de coupe du monde sur les nombreux écrans installés dans l'aérogare. Quand nous embarquons il reste 10 minutes de jeu et nous croisons les doigts pour que le score reste inchangé. 50 minutes de vol nous permettent de survoler les montagnes de Bolivie. À l'approche de La Paz, les hauts sommets enneigés de la cordillère font leur apparition cernés de gros cumulus bourgeonnants. Puis c'est la plongée fascinante en survolant la fourmilière de maisons en briques accrochées aux pentes vertigineuses de la capitale. Dès la sortie de l'aérogare un sympathique chauffeur de taxi nous prend en charge et nous conduit rapidement vers l'hôtel en empruntant la large avenue serpentante qui rejoint le centre ville. C'est la fête de la ville qui se prépare et, durant l'après-midi, nous profitons des puissants décibels de la répétition des musiciens. De la terrasse de l’hôtel nous découvrons les façades des buildings tout proches ornées de publicité.
LA PAZ16/07 : en début de matinée nous partons à la découverte des rues autour de l’hôtel. Tout à côté, la façade de l'église san Francisco est illuminée par le soleil.
Nous gravissons ensuite les raides ruelles étroites jalonnées de boutiques encore désertes. Dans l'ensemble, les maisons sont plutôt délabrées avec un mélange de constructions anciennes et récentes.
Le ciel bleu nous incite à partir vers le belvédère de Killi Killi pour avoir un aperçu de la ville. À proximité de la place Murillo, la musique de fanfares nous détourne de notre chemin. Nous découvrons la place, bordée du palais présidentiel et du parlement, envahie de policiers, de militaires et de nombreux badauds. Lorsque retentit l'hymne national bolivien civils et militaires se figent au garde à vous.
Les préparatifs d'un défilé nous incitent à patienter mais, lassés de trop attendre nous repartons vers notre belvédère. Par de raides impasses et des escaliers escarpés que nous gravissons lentement compte tenu de l 'altitude nous atteignons le mirador qui offre une vue panoramique exceptionnelle sur la ville. De tous côtés des constructions s'accrochent aux pentes les plus extravagantes tandis que des buildings multicolores occupent le centre de cette gigantesque cuvette.
Nous retournons vers la place Murillo juste à la fin du défilé mais à temps pour apercevoir quelques uniformes chamarrés et assister aux danses d'hommes et de femmes arborant leurs costumes traditionnels.
Sur la place, les familles se pressent en nombre pour se faire photographier devant les panneaux fleuris au nom de chaque ministère.
Après un rapide tour dans la cathédrale pour observer la vierge d'el Carmen, objet de grande dévotion, nous retournons vers le centre historique. C'est jour férié et beaucoup de boutiques sont fermées. Au passage, nous observons une cérémonie durant laquelle un couple se fait recouvrir de confettis blancs sous les clameurs d'une nouvelle fanfare de tambours et cuivres. De nombreuses étals en tout genre bordent les ruelles étroites. Les plus étonnantes sont les boutiques de sorcières qui offrent toutes sortes de remèdes à base de plantes et aussi, des fœtus de lama.
Après le déjeuner, nous repartons vers la gare des téléphériques, véritables systèmes de transport en commun en cours de développement.
Des podiums sont dressés et un charivari de musiques bruyantes nous crève les tympans. La ligne rouge rejoint el Alto en survolant les multiples terrasses de la ville et aussi le cimetière où les tombes s'empilent sur plusieurs étages de petits immeubles. À el Alto, sur l'altiplano à 4095 m, c'est également la fête et les trombones s'époumonent.
La vue sur La Paz et les montagnes de la cordillère royale mérite vraiment le détour.
| | | À: Mjp · 12 novembre 2018 à 19:52 Message 36 de 63 · Page 2 de 4 · 1 201 affichages · Partager LA PAZ - COPACABANA17/07 : à 9h nous nous rendons à l'agence Europcar, située à 500 m de l’hôtel environ. L'agence n'a pas reçu trace de notre réservation de la veille par internet et nous devons donc attendre un peu avant que la voiture ne soit prête. On nous octroie un modèle supérieur au même prix. Au moment de faire l'état des lieux nous constatons que le réservoir est quasi vide : nous demandons donc qu'on nous fasse le plein et voilà encore une vingtaine de minutes supplémentaires d'attente. Le temps de passer à l’hôtel chercher les bagages il est presque 10h30 quand nous prenons la route. Dans la ville de La Paz, l'orientation est finalement assez simple : il suffit de remonter la large avenue principale empruntée en arrivant de l'aéroport. Les choses se compliquent quand nous arrivons sur le plateau à El Alto : aucune signalisation n'indique la direction, la circulation est très dense avec de longues files de minibus qui déversent et chargent leurs passagers. Les avenues sont très encombrées, de multiples stands de vente occupent les trottoirs. Il est temps de mettre en route le GPS qui nous apprend que nous ne sommes pas dans la bonne direction et nous remet dans le droit chemin par un dédale de rues bordées d'immeubles en briques plus ou moins achevés. Pour finir, nous louvoyons au travers de rues non revêtues complètement défoncées dans un environnement de banlieue sinistre.
La bonne route enfin retrouvée il ne reste plus qu'à s'acquitter du péage pour filer sur l'altiplano. Nous aurons parcouru presque 40 kilomètres avant de sortir de cette gigantesque agglomération. En arrière plan les sommets glaciaires de la cordillère brillent de tous leurs feux. Nous rejoignons les rives du mythique lac Titicaca, d'un bleu étincelant.
La route serpente entre lacs et vallons en traversant de nombreuses zones habitées. Des travaux d'élargissement rendent la conduite un peu compliquée pour trouver le bon cheminement entre parties défoncées et zones pourvues d'un revêtement tout neuf qui s'interrompt sans crier gare. Nous rejoignons ainsi un détroit de 800 mètres de large qu'il faut traverser sur une petite barge sommaire manœuvrée difficilement par un seul homme.
Ensuite, la route parcourt une magnifique crête offrant des panoramas saisissant de part et d'autre du lac avant de plonger vers Copacabana.
Malheureusement, des monceaux de détritus jonchent les bords de route tout du long. À l'entrée du village le contrôle de police nous oblige à montrer tous les papiers du véhicule et le permis de conduire. Le policier peu aimable nous demande de payer 5 bol. Craignant une arnaque nous lui indiquons que nous avons déjà payé le péage à l'entrée et que nous ne comprenons pas. Devant son insistance nous payons et lui demandons un reçu que nous n'obtenons pas. Ne voulant pas perdre de temps nous finissons pas céder et partons à la recherche d'un hôtel. Le premier contacté est complet et nous trouvons une chambre au deuxième hôtel situé au dessus de port avec une belle vue panoramique. Il fait plutôt froid et nous demandons un chauffage à l’hôtelier. Un petit tour dans le village nous plonge dans une ambiance touristique à laquelle nous n'étions pas habitués : boutiques de souvenirs, hôtels, restaurants, bars se côtoient dans une musique étourdissante. Au bord de la plage pédalos et bouées, tous très kitsch, attendent les vacanciers.
ISLA DEL SOL18/07 : à 8h30 nous embarquons sur le bateau qui nous mène à l' Isla del Sol. De gros cumulus encombrent le ciel et le soleil a un peu de mal à percer. Les rives de la péninsule suivie par le bateau restent grises en l'absence de lumière. Le bateau passe à proximité d’îlots quasi désertiques où poussent quelques rares arbres. 1H30 plus tard nous accostons au port.
À peine débarqués, à l'extrémité du ponton, nous devons nous acquitter de 10 bol/personne pour accéder à l'île. Nous empruntons un raide escalier rectiligne qui remonte vers le village de Yumani. Peu avant le village nous bifurquons vers le sud sur un chemin qui rejoint les ruines inca de Pilkokaina.
Même si l'île a développé une intense activité touristique avec de nombreux hôtels et restaurants la vie agricole traditionnelle reste très active. Nous croisons des paysans avec leurs ânes et leurs lamas.
Les pentes sont rayées de nombreuses terrasses soutenues par des murets et les traces de culture omniprésentes. Au retour de Pilkokaina, pour éviter de reprendre le même sentier, nous empruntons un beau chemin qui contourne par le versant ouest de l'île. Nous découvrons alors une baie très profonde et des pentes entrecoupées de plissements rocheux aux couleurs variées. Les nuages se sont petit à petit dissipés et l'eau du lac a repris sa couleur bleu intense si particulière.
Nous rejoignons le haut du village et pouvons découvrir les glaciers et les neiges des sommets andins étincelants de l'autre côté du lac. Nous prenons notre déjeuner sur la terrasse du restaurant Pachamama et prenons tout notre temps pour profiter de ce merveilleux décor.
Nous louvoyons dans les ruelles pavées pour redescendre vers le port sans nous presser et attendre le bateau de retour à 15h. À Copacabana nous parcourons le village très bruyant et animé jusqu'à la cathédrale aux dimensions imposantes par rapport à la taille du village. Nous découvrons avec surprise la bénédiction des voitures ornées de bouquets de fleurs multicolores vendus aux stands situés juste devant le sanctuaire.
| | | À: Mjp · 12 novembre 2018 à 21:38 Message 37 de 63 · Page 2 de 4 · 1 183 affichages · Partager COPACABANA - SORATA19/07 : nous quittons Copacabana vers 9h. Au contrôle de police, nous nous faisons à nouveau délester de 5 bol. Le parcours de la route de crête nous permet à nouveau d'observer le lac Titicaca sur les deux versants. Devant nous les sommets glaciaires de la cordillère royale nous éblouissent. Le passage du petit détroit entre san Pedro de Tiquina et san Pablo de Tiquina est rapide. La mer est un peu agitée aujourd'hui ce qui nous vaut de payer plus cher qu'à l'aller... Nous rejoignons ensuite la route à 4 voies en provenance de La Paz et pouvons filer sur l'altiplano dominé par la cordillère. Une lumière rasante jaunit les herbes offrant un joli contraste de couleurs avec les eaux bleutées du lac. De nombreuses parcelles cultivées parsèment le plateau. Nous quittons la route principale à la sortie de Achacachi pour une route également goudronnée qui se rapproche de la cordillère. Notre devons nous arrêter dans la traversée d'un village à cause du défilé d'une fanfare. Hommes et femmes se pressent endimanchés autour des musiciens. Nous reprenons rapidement notre route pour gagner un peu d'altitude et rejoindre un col qui domine la profonde vallée de Sorata. Devant nous se dressent les spectaculaires glaciers de l'Illampu et de l'Ancohuma, sommets de plus de 6000 m émergeant des nuages.
La route descend ensuite vers la vallée dont les pentes incroyablement raides sont couvertes d'un patchwork de champs. La végétation devient de plus en plus verdoyante. Après de multiples lacets Sorata apparaît avec ses maisons suspendues au bord du vide.
La route goudronnée laisse place à une piste poussiéreuse. En contrebas du village nous rejoignons l’hôtel implanté au creux de la vallée au milieu des bois. Nous disposons d'une chambre simple dans un bungalow au bord d'un pré : l'ambiance verdoyante est reposante après tous ces villages environnés de poussière. Après un sandwich rapide pris au soleil sur la terrasse nous empruntons le chemin escarpé qui monte vers le village où règne une atmosphère poussiéreuse. Nous consultons l'office du tourisme qui très aimablement nous renseigne sur les excursions possibles. Nous souhaitons aller vers la laguna Chillata mais l'accompagnement d'un guide est fortement recommandée, car les communautés de la région ne semblent pas apprécier les randonneurs isolés. Une des 2 agences située près de la place principale nous propose l'accompagnement avec le véhicule pour rejoindre le départ de la randonnée. De retour à l’hôtel, quelques gouttes de pluie nous font hâter le pas dans la raide descente pour éviter l'averse. L’hôtelier contacte un guide qui nous propose le même tour pour 100 bol de moins avec, en plus, prise en charge à l’hôtel.
LAGUNA CHILLATA20/07 : notre guide, Ricardo, vient nous chercher après le petit déjeuner avec un taxi. Après avoir traversé le village, nous empruntons une piste qui monte dans des pentes vertigineuses en traversant de nombreuses zones habitées. La piste serpente au flanc d'une vallée encaissée dominant Sorata. Les champs cultivés occupent l'espace et nous prenons rapidement de l'altitude. Le paysage est très verdoyant et nous traversons plusieurs ruisseaux. Un premier arrêt nous permet de prendre en charge un jeune homme avec sa faucille qui ira préparer des ballots de paille pendant que nous monterons au lac. Un deuxième stop permet au guide de récupérer la clé qui ouvrira la barrière donnant accès à une route privée un peu plus haut dans la montagne. Petit à petit, la végétation verdoyante laisse place à de grands espaces vallonnés recouverts de touffes d'herbe jaune. Un peu avant 4000 m la piste s'arrête et nous poursuivons à pied dans des pentes dominées par les masses glaciaires de l'Illampu, 2000 mètres au dessus de nos tètes. Malheureusement, les nuages envahissent petit à petit le ciel ne laissant filtrer qu'une lumière assez pâle. Nous veillons à progresser lentement pour éviter d'être essoufflés par l'altitude.
En moins d'une heure nous gravissons les 250 m de dénivellation qui mènent à la laguna Chillata. Les sommets alentour se reflètent dans une atmosphère paisible sans vent. Durant notre pause, quelques brises viennent bousculer les nuages et nous profitons de passages ensoleillés momentanés.
Nous rejoignons ensuite la voiture pour y prendre notre pique-nique avant d'entamer la descente qui offre quelques passages de virages impressionnants au dessus du vide. Vers 14h, nous sommes de retour à l’hôtel. Nous profitons d'une après-midi de repos tandis que le ciel nous gratifie de quelques courtes averses éparses.
SORATA - COROICO21/07 : des pluies sont tombées durant la nuit et, ce matin, le ciel est complètement noyé dans les nuages. La traversée de Sorata est assez laborieuse avec un camion qui bloque la circulation parce qu'un câble électrique pendouille au milieu de la rue... La remontée vers l'altiplano se fera presque entièrement dans le brouillard. Une fois passé le col la visibilité s'améliore mais le ciel reste complètement couvert. À Achacachi, la pagaille règne au marché avec voitures et camions arrêtés en désordre au milieu des rues. La route vers La Paz est ensuite rapidement parcourue. Compte tenu de la météo nous envisageons un moment d'aller visiter les ruines de Tiwanaku : notre GPS nous indique une route à l'entrée d'El Alto qui permet de rejoindre directement la route de Tiwanaku. Nous empruntons donc une superbe voie large, récemment pavée, toute droite dans une zone à urbaniser qui, au bout d'environ 1 ou 2 kilomètres, se perd complètement dans des chemins défoncés. Nous rebroussons chemin et, devant la persistance de la pluie, décidons de rejoindre directement Coroico. Commence alors une longue traversée urbaine d'El Alto et de La Paz qui, malgré une circulation réduite, nous prendra 2 heures. Pour dénicher la route de Coroico, mieux vaut faire confiance à son GPS car aucun panneau d'indication ne vient à la rescousse. Nous remontons sous la pluie l'excellente route qui mène vers le col de la Cumbre. Peu avant le col, la neige fait son apparition sur les bas côtés. Au col, à 4470 mètres, les enfants se donnent à cœur joie au plaisir des boules de neige et de la luge.
Très rapidement dans la descente, la pluie se transforme en neige, la route blanchit et la circulation devient chaotique : minibus en travers, voitures en glissade, camions et bus au pas ou arrêtés. Nous descendons au pas en louvoyant entre les obstacles avec de nombreux arrêts de la circulation.
À ce moment, je crains vraiment de rester bloqué et devoir passer la nuit dans la voiture à plus de 4000 mètres. Heureusement, petit à petit, nous réussissons à descendre malgré une certaine pagaille et à rejoindre la limite de la pluie. Une fois extirpés de notre piège neigeux nous profitons de la belle route asphaltée qui descend vers Coroico, non sans éviter au passage quelques petits éboulements de pierres répandues sur la route. Les derniers kilomètres sont parcourus de nuit. Au contrôle quelques kilomètres avant Coroico, le policier, sans doute lassé de sa journée, nous fait signe de continuer sans vérification et il est 19h quand nous arrivons sur la place de Coroico !!! La première chambre trouvée sera la bonne. | | | À: Mjp · 13 novembre 2018 à 6:20 · Modifié le 13 nov. 2018 à 12:09 Message 38 de 63 · Page 2 de 4 · 1 166 affichages · Partager Merci Jean-Pierre pour cette suite. 
Le coin de Sorata me rappelle nos Alpes, sauf que chez nous, la Laguna Chilata serait considérée comme un petit lac de montagne. C'est d'ailleurs assez surprenant que tous les petits plans d'eau soient considérés comme lagune. | | | À: Ticapi · 13 novembre 2018 à 11:00 Message 39 de 63 · Page 2 de 4 · 1 150 affichages · Partager Rien à voir avec une lagune de bord de mer, c'est évidemment de l'eau douce. | | | À: Mjp · 13 novembre 2018 à 18:36 Message 40 de 63 · Page 2 de 4 · 1 127 affichages · Partager COROICO22/07 : c'est le grand bleu au réveil et, depuis la terrasse de l’hôtel, les sommets enneigés de la cordillère resplendissent. Les brumes envahissent le fond de la vallée et commencent à se déchirer. Les montagnes verdoyantes entourant Coroico sont couvertes d'une végétation exubérante : bananiers, fougères, arbres recouverts d’épiphytes poussent dans un savant foisonnement sur des pentes raides.
Pour profiter des beaux éclairages matinaux nous partons à pied vers le mirador situé au flanc du cerro Uchumachi. C'est une petite randonnée agréable qui offre une vision panoramique sur les environs de Coroico.
La neige fond rapidement sur les hauts sommets de la cordillère, signe de l'intensité du soleil dans cette région. Au passage nous faisons halte sur l'aire de décollage pour observer des patientes tentatives d'envol de deux parapentistes qui attendent le vent favorable.
Après le déjeuner dans un agréable jardin nous partons en voiture sur la piste qui mène vers les cascades distantes de quelques kilomètres. Une nouvelle fois, la traversée du village est un peu laborieuse dans les ruelles étroites encombrées de voitures stationnées des deux côtés.
La première cascade, sans intérêt ruisselle sur la route. Au pied de la deuxième, un bassin en bord de la piste poussiéreuse permet de se baigner. Nous nous arrêtons à la troisième un peu à l'écart. Après nous être délestés de 3 bol chacun nous grimpons rapidement vers le bassin situé au pied de la cascade qui coule sur une paroi noire haute de plusieurs dizaines de mètres. Des promeneurs barbotent dans l'eau tandis que des femmes lavent leur longue chevelure dans le déversoir.
Le paysage alentour est assez plaisant mais le tour en est assez vite fait.
COROICO - LA PAZ23/07 : au lever du jour, une superbe mer de nuages recouvre toute la vallée en dessous de Coroico.
Nous reprenons la route vers La Paz et, cette fois, pouvons profiter du paysage sous le soleil. Les hauts sommets restent enneigés mais la fonte a été rapide. Aux abords de la Cumbre nous croisons de nombreux Vttistes qui s’apprêtent à descendre la « route de la mort ». Les bords de la route restent blanchis et les parois verticales plâtrées sous un ciel devenu nuageux.
La descente vers La Paz est rapide et nous retrouvons les faubourgs avec les constructions inachevées, les multiples camions et bus en cours de réparation au bord de la route. La circulation devient très dense avec principalement des minibus qui prennent en charge leurs passagers n'importe où sans se ranger. Il nous faut environ une heure pour rejoindre notre hébergement à Socopachi. Le quartier paraît très ordonné et propre par rapport à la ville historique visitée lors de notre dernier passage. Après un petit tour à la laverie, un tucumanes avalé sur un banc, un gâteau à la pâtisserie et un tour dans le supermarché très encombré nous retournons vers l’hôtel en passant pas le belvédère de Monticulo qui nous offre un nouveau point de vue sur la ville géante. | Carnets similaires sur l'Amérique du Sud: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 8 117 visiteurs en ligne depuis une heure! |