Présentation du projet
Renforcer les capacités médicales de l'hopital Fenerive à
Madagascar
Description sommaire
Le but est d'envoyer un conteneur de matériel médical à destination de l'hôpital Fénérive-Est à MADAGASCAR.
Description détaillée
PERTINENCE DU PROJETL’hôpital de Fénérive-Est est le seul de toute la région, il couvre en plus la région d’Analanjirofo. L'hôpital de Fenerive-Est a contacté l’ONG HAMAP (httphamap.org), via son équipe permanente de HAMAP à
Madagascar, en nous faisant part de la situation sur place. Un manque de matériel stérile, de consommables médicaux et de nombreuses pannes de courant au bloc opératoire entraînent l’arrêt des opérations qui ne peuvent reprendre qu’une fois le courant rétabli. Cet état des lieux explique le
fort taux de mortalité de suites opératoires parmi les patients et patientes.
Face à la
gravité du problème, HAMAP a décidé d’envoyer
un container de dons médicaux pour pallier au manque de matériel nécessaire.
Le container de dons collectés est composé
d’équipements médicaux de première urgence et de petit matériel médical. A titre indicatif, le container médical comprend entre autres :
- des nécessaires et pose de perfusion,
- des tables d’opérations, des appareils d’anesthésie, des bistouris électriques,
- des scialytiques, des concentrateurs 02, des laryngoscopes, des autoclaves,
- des tensiomètres, des pousses seringues, des échographes, des défibrillateurs,
- des boîtes pour varices, de trépanation, pour chirurgie osseuse,
- des paires de gants stériles, boites de compresses stériles,
- des pansements,
- des attelles pour membres inférieurs ou supérieurs, des fauteuils roulants...
- etc.
L’envoi d’un container est un projet toujours très critiqué car l’idéal est d’acheter le matériel sur place pour faire vivre l’économie locale. Dans le cas de l’envoi de ce container, ceci n’est pas le cas,
puisque à Madagascar ces matériaux n’y sont pas fabriqués. Il est à noter que les fournisseurs des hôpitaux à
Madagascar importent leurs marchandises
de France, d’Allemagne ou autres, ce qui augmente le coût du matériel acheté puisqu’il faut y rajouter les coûts de transports maritimes, de taxes douanières, etc. Puisque ce container est un don, il sera
exonéré des taxes douanières, faveur mis en place par la politique de
Madagascar.
Selon le rapport de la Banque Mondiale sur la santé à
Madagascar «
La disponibilité des produits essentiels de santé demanderait à être améliorée aux niveaux régional, de district et communautaire ».Le projet est donc pertinent puisqu’il soutient les
efforts gouvernementaux3 et les recommandations du rapport de la Banque Mondiale dans l’accès aux soins de santé et cible une
zone isolée mais très peuplée de
Madagascar.
LE CONTEXTESelon les critères quantitatifs popularisés par les agences internationales de développement,
Madagascar apparaît comme
l’un des pays les plus pauvres de la planète. Son revenu par habitant se situe juste au-dessus de 400 US$ ;
près de 2/3 de ses ménages vivent en dessous du seuil de pauvreté, et le niveau de développement humain dérisoire du pays place celui-ci
au 143ième rang mondial.
Paul Collier, économiste de renommée mondiale, estime qu’un
pays africain a une probabilité de 1/8 de vivre une crise politique chaque année, ce qui correspond malheureusement à la triste réalité observée à
Madagascar en 1991, 2002 et 2009. Face à cette
instabilité politique, il faut néanmoins noter l’accroissement des budgets de l’Etat alloués en faveur des secteurs de croissance économique (économie, commerce et industrie, transports et travaux publics) et des secteurs sociaux (santé et éducation, eau et assainissement).
Les ménages malgaches ne sont
pas égaux face à la pauvreté. La plus grande inégalité dans les villes se voit confirmée par l’indice de Gini, qui s’y montrait
plus élevé de 20 % environ que dans les zones rurales en 2005.
La
vulnérabilité de
Madagascar provient de sa
position géographique, d’une
pauvreté élevée, de
l’utilisation non rationnelle des terres et des ressources naturelles et, plus récemment, du
changement climatique. Bref,
Madagascar présente le double désavantage d’être à la fois un des pays les moins avancés de la planète, et d’être exposé aux risques climatiques majeurs.
LA SANTEL’une des principales faiblesses de
Madagascar est son retard en matière de
développement humain, visible tant dans
l’éducation que dans la santé. Malgré les progrès réalisés au cours de ces dernières années, qui ont permis à
Madagascar de rattraper la moyenne africaine, l’écart avec les pays émergents n’a cessé de grandir.
Dans le domaine de la santé,
les enfants malgaches meurent avant l’âge de 5 ans, respectivement 23 et 10 fois plus qu’en Corée et en Malaisie. Cet écart entre
Madagascar et ces deux pays n’était respectivement que de 3,3 et 2,6 en 1970. Ces retards justifient l’effort récent du Gouvernement, qui a consacré une part significative du budget de l’Etat à ces secteurs sociaux, passant de 20 à 27 % du Budget entre 2002 et 2008.
Les priorités des politiques sectorielles ne semblent pas toujours bien définies, ce qui nuit à leur efficacité sur le terrain. De plus, la capacité limitée d’absorption des administrations centrales (autour de 75 % avec de fortes variations au cours du temps) reste une contrainte, qui doit être allégée par une rationalisation de leur gestion des ressources financières et humaines. Dans ce sens, la décentralisation de certains services doit être accélérée ainsi que la recherche de partenariats avec le secteur privé et les ONG, qui ne peuvent que conduire à une véritable politique de proximité et à une responsabilisation accrue des collectivités locales.
Selon la Banque Mondiale,
deux groupes sont particulièrement vulnérables à
Madagascar:
- les enfants de moins de cinq ans,
- les femmes enceintes et celles qui accouchent.
Pour la Banque Mondiale, « une
meilleure santé maternelle passe aussi par la nécessité pour tous les centres de santé de base
de disposer du matériel et des fournitures nécessaires pour assurer les Soins Obstétricaux et Néonatals d’Urgence de Base (SONUB) »
LES EFFORTS DU GOUVERNEMENTAu cours de ces dernières années, le Gouvernement a commencé à mettre en place les éléments nécessaires pour une approche sectorielle intégrée afin
de relever les défis dans le secteur de la santé. L’adoption du
Plan National de Développement du Secteur Santé et de la Protection Sociale 2007-2011 (PDSSPS) et du
Cadre de Dépenses à Moyen Terme, ainsi que le développement d’un draft du
Plan de Développement des Ressources Humaines ont aidé à assurer l’harmonisation des actions dans le secteur.
Madagascar a également signé comme pays membre la convention mondiale du “
Partenariat International de Santé +” en mai 2008, qui a pour but d’aider les pays en développement
d’atteindre les OMD. En dépit de ces efforts,
Madagascar fait face à un certain nombre de défaillances qui entravent l’amélioration des indicateurs de santé, compte tenu, en particulier, des
inégalités de revenus et des différences au sein de la population sur le plan de l’accès à la santé.
L’attention est donnée successivement à :
- l’accès médiocre et inégal à des services de santé de qualité.
- la piètre gestion et la faible recevabilité dans le secteur.
- L’inefficience dans l’allocation des ressources.
- La maigre allocation et la mauvaise gestion des ressources humaines.
LE PROJET Dans toute la région, il n’y a qu’un hôpital, celui de Fénérive-Est, qui couvre en plus la région d’Analanjirofo. Certaines zones, des villages comme Mahambo et Sognierana possèdent un dispensaire, mais les médecins n’ont pas d’affectation dans ces unités et des infirmiers et infirmières dispensent les premiers soins avant d’orienter les patients, s’ils en ont les moyens, vers l’hôpital régional.
Sur place, des infrastructures existent
mais le matériel de base fait défaut, les gynécologues pratiquent très peu de césariennes,
car les patientes qui sont opérées doivent fournir les ligatures, les compresses et les médicaments achetés à la pharmacie de l’hôpital. Les accouchements se font par les parties basses le plus souvent sans problème, mais si des complications se présentent les patientes peu ou pas fortunés ne peuvent accéder aux soins plus élaborés, car payants.
Selon le président d’HAMAP à
Madagascar « la formation dispensée à la faculté de médecine de
Tananarive reste inférieure à celle donnée en Europe. Seuls les médecins malgaches qui en ont la possibilité et les moyens finissent leur cursus en Europe et bénéficient d’une solide expérience dans le champ de leur domaine. Ils restent cependant peu nombreux. Et leurs confrères et consoeurs essayent avec très peu de moyens de faire face à leurs obligations.
Le nombre de décès en cours d’opération ou des suites sont le fruit à la fois d’un manque de moyens et d’une faiblesse technique. Il faut ajouter que très souvent les malades arrivent avec un
pronostic vital engagé ce qui n’arrange pas les statistiques. Le désir d’apprendre et de progresser est très vif chez les chirurgiens et chirurgiennes rencontrés. Tous et toutes souhaitent avoir au moins une bibliothèque médicale pour se tenir informés des nouvelles techniques, sinon bénéficier de stages de formation qui pourraient être organisés pour un nombre déterminé de chirurgiens/médecins à
Tamatave par exemple, pour traiter d’une pathologie particulière ou d’une technique opératoire nouvelle. »
Comme la plupart des pays en développement, la population rurale est totalement démunie face aux problèmes de santé. La distance qui sépare les malades de l’hôpital
est comprise entre 50 kilomètres pour la région comprise entre Tamatave et Fénérive et
à plus de 100 kilomètres pour les autres régions couvertes par le CHR de Fénérive-Est. Les populations ne bénéficient d’aucune aide et l’accès aux soins est parfois totalement impossible. En plus de cette distance, il faut noter que les malades décident d’aller à l’hôpital à un stade déjà critique, notre partenaire local nous résume l’atrocité de la situation de la manière suivante :
« les plus solides résistent, les autres meurent », dure mais réel.Quand à la mortalité infantile, elle est très élevée, 52 décès sur 1.000 naissances.
Le taux de décès des suites opératoires est de 30 % pour expliquer ce fort taux, plusieurs éléments entrent en compte : - le manque de formation des chirurgiens, - le « fatum » local qui permet aux plus ineptes de s’en sortir sans problème malgré de flagrantes fautes professionnelles. - le manque de moyen matériel, - les pannes de courant pendant les opérations (les chirurgiens attendent que le courant revienne avant de poursuivre, le responsable du groupe électrogène étant souvent absent et le carburant étant aussi utilisé à d’autres fins). POPULATION CIBLE
La population qui se rend à l’hôpital est
de type rurale ce sont des paysans et paysannes essentiellement. La distance entre leur habitat et l’hôpital est comprise entre 50 et 100 kilomètres. Pour la population urbaine, quelques
fonctionnaires et commerçants à faibles revenus, les autres plus fortunés vont à
Tamatave voir à
Antananarivo. La médecine traditionnelle reste très en vigueur et les premiers soins sont donnés par les guérisseurs des villages avec, parfois, des résultats positifs surprenants.
On peut savoir qu’approximativement :
- 10% des décès sont des femmes enceintes,
- 5% des enfants qui arrivent trop tard pour une prise en charge médicale
- et le reste comprend les hommes et personnes âgées.
Bénéficiaires directs - Population de Fénérive - Est :
249 354 habitants et habitantes11
- les malades en bloc opératoire,
- les patients et patientes de l’hôpital,
Bénéficiaires indirectes - la population de la région de Fénérive,
- la population alentour de la région.
PLAN D'ACTION DU PROJETLe projet consiste à envoyer un container de dons médical suite à une demande émanant d’un médecin de l’hôpital de Fénérive Est. Le container de quarante pieds sera chargé en
France pour arriver au port de
Tamatave. Une fois arrivée à
Madagascar, le container sera réceptionné et un recensement du matériel fourni sera effectué.
Rôles et responsabilités de chaque intervenant ONG HAMAP
- La coordination du projet,
- le contrôle et le suivi,
- la levée des réserves,
- l’appui technique et financier
HAMAP
Madagascar- Gestion de l’exonération des accises douanières (le matériel étant un don d’HAMAP, ONG accréditée, celle-ci bénéficie de l’exonération totale des droits et taxes douaniers),
- Réceptionner et recenser le conteneur,
- Rapport avec les autorités locales,
- Prise en charge des frais douanier (les frais de transit),
- Prise en charge des frais de transport du matériel de
Tamatave à l’hôpital de Fénérive,
- Contrôler la stérilisation du matériel,
- Créer et allouer un budget correspondant à l’entretien et à la réparation du matériel.
- Entretien et sécurisation du matériel
- Suivi du projet, envoi de rapports détaillés
HAMAP et HAMAP
Madagascar se chargeront ensemble :
- de la préparation et des évaluations,
SUIVI ET CONTRÔLE En
France le projet sera suivi par l’ONG HAMAP (comptabilité, missions, assurances, secrétariat, communication, etc.).
A
Madagascar, le container sera pris en main par le responsable de l’ONG HAMAP
Madagascar. Un contrôle sera effectué en fin de mission par l'ONG HAMAP qui enverra sur place une personne pour contrôler que l’opération s’est parfaitement déroulée. Les partenaires des projets sont également invités à se joindre à cette mission d'évaluation.
Les évaluations du projet seront remises aux différents partenaires.
PLAN DE COMMUNICATION Convocation de la presse et de la télévision lors de la réception du matériel.
Le médecin résident et le Docteur Jules Etienne Rolland, membre bienfaiteur, seront présents et seront désignés pour la couverture médiatique de la remise du matériel.
IMPACT DU PROJET Au-delà de son impact direct sur la santé des patients et patientes, ce projet aura des impacts indirects très bénéfiques, tant d’un point de vue social qu’économique.
Ce projet amènera donc une amélioration globale des conditions :
- Il y aura une baisse des morts des suites opératoires,
- Il y aura une augmentation de la fréquentation de l’hôpital.
Il sera possible de se rendre compte concrètement de ces changements par des indicateurs d’impact précis via une évaluation à l’hôpital et selon le taux de baisse de la mortalité des suites opératoires.
PERENNITE DU PROJET Le projet est pertinent parce qu’il est viable sur de nombreux aspects comme les
facteurs de qualité et perspectives de durabilité, de pérennité du projet sur le long terme :
-
Réponse à la demande des médecins et aux besoins des patients,
-
Intégration au mieux des femmes, puisqu’il cherche à faire accéder à la santé autant les hommes que les femmes, de manière durable et équitable.
-
Accord avec les priorités du gouvernement malgache: accès à la santé de tous et toutes notamment dans les zones rurales les plus isolées.
-
Parfaite cohérence avec les objectifs de l’ONU (OMD), objectifs auxquels ont adhéré tous les pays membres de l’ONU, dont
Madagascar : réduire la mortalité infantile, améliorer la santé maternelle, combattre le VIH/Sida, le paludisme et d’autres maladies (poliomyélite, tuberculose...) et réduire la pauvreté.
-
Cohérence avec les objectifs de développement poursuivis par l’UE, à savoir la réduction de l’extrême pauvreté, la prise en main par les populations défavorisées des pays sous-développés de leur propre développement et la résolution des causes profondes de leur vulnérabilité, notamment le manque d'accès à la santé et aux services sociaux.
-
Caractère économique du projet : d’un point de vue financier, les partenaires locaux de HAMAP gèrent et prennent en charge complètement le projet, elles se l’approprient entièrement.
La pérennité du projet est assurée par la
pertinence de l’envoi du matériel qui émane d’une demande locale. La viabilité du projet d’envoi de container a donc été étudiée à tous niveaux et en cela, il s’agit d’un projet pertinent et adapté aux réalités locales.
Calendrier
La majorité des matériels ont été collectés et se trouvent stockés dans les 650 m2 de locaux de Satory mis à disposition gracieusement par le Général Gouverneur Militaire de
Paris.
Dès l'obtention des fonds nécessaires, l'opération peut être réalisée.
Chargement du conteneur, transport
Paris Madagascar, Réception et formalités douanières, transport jusqu'à Fénérive-Est, réception, installation. contrôle.
Durée 3 mois à la réception des financements manquants.
Besoins humains
Besoins financiers
Il manque 8000 Euros pour ce dossier sachant que nous avons récupéré pour plus de 86 000 Euros de matériels.
Ces 8000 Euros se décomposent en :
achat de matériel consommables 3 000 Euros
Transport du conteneur 40 pieds : 4 800 Euros
Frais de dossier : 200 Euros