02 00 du matin, le monocouloir se pose sur le tarmac.
02 10, nous posons le pied dans l'aéroport.
02 15, nos passeports sont tamponnés.
02 17, notre chauffeur nous prévient via WhatsApp de son arrivée et s'enquiert de notre heure de sortie. J'ai bien fait d'acheter une esim, il n'attendra pas en vain une réponse !
02 25, nos valises sont sur le tourniquet.
02 30, nous nous engouffrons dans la berline réservée !
C'est rapide cette entrée dans le pays !
Il faut dire qu'il y avait longtemps que je n'avais pas fréquenté un aéroport aussi vieillot et petit...
El Hierro peut-être mais ce n'est pas l'aéroport principal d'un pays d'environ 7,5 millions d'habitants.
La Toyota file vers le centre de
Bishkek faisant fi des limitations de vitesse.
Sauf au niveau des nombreux radars...
En 20 minutes l'affaire est pliée, nous voilà devant la réceptionniste de notre
hôtel
.
La carte bancaire ne fonctionne pas, nous n'avons pas encore d'argent liquide, qu'importe nous paierons demain !
La chambre est vaste et moderne. Nous nous écroulons sur son lit et gagnons rapidement le pays des rêves.
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Elle avait dit quelle heure pour le petit déjeuner ?
À partir de 08 00, je crois !
Si vous aimez les réveils matinaux et ne pas partir le ventre vide, ne programmez pas cette destination...
Les logeurs kirghizes ne sont guère matinaux et 08 ou 09 heures semblent être pour eux l'heure parfaite pour servir leur omelette ou leur porridge accompagné de quelques rondelles de concombres, de quelques quartiers de tomates, de quelques tranches de fromage genre Gouda, d'un truc bizarre genre saucisse.
Les sachets de thé attendent d'être suppliciés dans l'eau bouillante, un fond de Nescafé s'ennuie dans son bocal.
Pas de jus de fruit, pas de fruits, rarement un yaourt aromatisé, le sucré ne fait pas partie des habitudes !
Seule la confiture permet de finir sur une douce note, une confiture généralement maison à base de fruits rouges ou d'abricots.
Et le pain ?
Quelques tranches finissent leur longue vie dans leur panier.
Ici, c'est comme à la guerre, on ne gâche rien !
Le pain dure des jours, le pain dur est légion...
Le côté positif de ces spartiates agapes, c'est qu'elles ne vous incitent pas à trainer à table...
Tu as fini ? Allons dégoter un DAB !
Si nous avons choisi de rester deux nuits à
Bishkek, ce n'est pas pour les charmes restreints de cette ville mais pour résoudre quelques problèmes d'intendance, prendre un peu le pouls du pays et s'accorder une fenêtre de temps en cas de retard aérien.
MapsMe me propose plusieurs distributeurs, nous nous rendons au plus proche.
Tiens, il y a trois euros de frais !
Tant pis, il nous faut bien du liquide pour pouvoir payer quasi tous nos hébergements.
Peut-être trouverons-nous ultérieurement une banque moins gourmande car les 15000 soms retirés, le plafond de ce Dab, ne nous mèneront pas bien loin...
Il faudrait partir de
Bishkek avec au moins l'équivalent de 500 euros !
Nous nous dirigeons ensuite vers une épicerie conseillée par l'intelligence artificielle.
Je lui avais demandé une liste de magasins vendant du saucisson et du jambon cru.
Gastronom 101, ça sonnait bien, non ?
Quelle déception en entrant dans la boutique....
Adieu mes rêves de pique-niques goûteux, heureusement que nous avons emporté quelques pâtés dans la valise !
La
seconde adresse
possède un nom très prometteur et son site internet me vend un peu de rêve à défaut de Pata Negra.
Si vous passez dans le coin, je vous conseille d'y faire un tour !
Pas de cochon certes, mais de délicieux produits à base de mouton, de boeuf, de cheval et de yack.
Il y a même d'alléchants steaks sous vide pour qui serait équipé d'un véhicule avec frigo intégré.
Nous craquons pour du saucisson de yack.
12 euros la bête, nous sommes clairement dans un magasin de luxe.
Un autre essai dans une nouvelle banque, encore une commission et 19700 soms de plus dans notre porte-monnaie.
Islamic bank, islamic bank, mouais ! Cette religion interdit l'usure mais pas le profit !
Il ne nous reste plus qu'à trouver de l'eau, des fruits et du fromage et on déposera le tout à la chambre avant d'aller déjeuner.
Un Spar nous fournit les produits recherchés, nous prenons le chemin du restaurant Faiza.
La serveuse nous remet deux menus.
En cyrillique...
Je dégaine Google Traduction, ouf ça fonctionne très bien !
Bon, c'est un peu plus long en revanche...
L'employée remarque nos efforts et finit par nous donner un menu en anglais.
Des brochettes, une salade grecque, un pain (frais...), des frites, du lait fermenté, de l'eau, voilà qui devrait nous caler.
L'agneau est délicieux, le poulet nettement moins convaincant.
L'addition peine à dépasser les 10 euros, ce n'est pas le
Kirghizistan qui finira en tête de ma liste des pays les plus chers.
Je dirais même que ce pays est en pôle position dans le sens inverse...