Ce matin, les choses sérieuses commencent, nous récupérons la voiture !
Le
loueur
, choisi en comparant avis et tarifs sur le net, est à deux pas de l'hôtel, nous nous y rendons à pied.
Les formalités de prise en charge sont un peu longue entre le paiement par carte bancaire, le versement de la caution en espèces et la litanie des recommandations et interdits.
Le principal à retenir, c'est qu'il ne faut jamais dépasser les 130 kilomètres/heure (je suppose qu'on dépasse alors le stade de l'amende pour une punition nettement plus désagréable...), respecter la carte des routes autorisées par le loueur et toujours avoir avec soi la carte grise du véhicule.
Les pneus comme le pare brise ne sont pas assurés, 100 dollars seront retenus sur la caution si le traceur GPS transmet des dépassements de vitesse (remboursés au bout d'un mois si aucune amende n'est reçue par le loueur) et la même somme si la voiture n'est pas rendue dans le même état de propreté qu'au départ.
Vous avez des questions ?
Ok, allons voir le véhicule !
Le RAV4 affiche 180 000 kilomètres au compteur mais possède une carrosserie et un intérieur nickel.
Seul un minuscule éclat au pare-brise et un arrière -train gauche endommagé feront l'objet de photos par les deux parties.
Le problème, ce sont plutôt les pneus...
Pas sûre qu'ils passeraient le contrôle technique en
France à l'avant.
Nous le faisons remarquer au loueur qui enfonce son ongle dans la rainure centrale et s'exclame : c'est tout bon !
Certes, certes mais y a pas intérêt à rouler comme un bourrin dans la caillasse...
Un tour de clé et nous voilà maintenant partis à travers
Bishkek en direction de l'est !
Le moins qu'on puisse dire, c'est que cela n'est pas très fluide et que la banlieue n'en finit pas !
Ce n'est pas le
Kirghizistan des grands espaces mais celui qui concentre une bonne partie de la population du pays !
La conduite est relativement facile. Le kirghize s'avère moins stressant que l'italien...
On va où déjà ?
À la
tour Burana !
Cette tour du 11 ème siècle est quasi le seul vestige d'une ville aujourd'hui disparue, Balasagun.
Elle se dresse au milieu d'une plaine plutôt écrasée de chaleur et a subi une restauration à la truelle...
L'entrée du site est payante et, comme pour s'excuser du prix payé - une broutille -, l'employée nous tend en plus des tickets quelques jolis timbres.
Premiers souvenirs !
Nous grimpons par un escalier aussi étroit que raide au sommet du minaret (C'est plus cet escalier que la vue qui vaut le coup !) puis nous allons nous perdre parmi les pierres tombales.
Intéressant si on passe par là mais c'est loin d'être un "indispensable" du pays.
La courte balade nous a ouvert l'appétit.
Un des nombreux abribus qui parsèment les campagnes nous offre son ombre et ses bancs pour pique-niquer.
Nous reprenons ensuite la route direction Chon-Kemin.
Les villages se font de moins en moins présents, les paysages commencent à défiler derrière le pare-brise.
Nous dépassons bientôt le village de Kaindy, le goudron se transforme en piste.
Nous voulions aller jusqu'au poste de contrôle de la zone frontière mais il est déjà bien tard.
Nous n'irons que jusqu'au lac de Jashil Kul (désolée de bégayer) puis feront demi-tour.
Nous trouvons facilement
la guesthouse réservée
dans le coin pour la nuit et nous nous installons dans une chambre plutôt pas mal (salle d'eau privative) mais au prix bien trop élevé pour le pays.
Un petit tour dans les ruelles du village et c'est l'heure du dîner.
La désorganisation est assez totale.
Ce sera souvent le cas dans ce pays.
Seule l'enfant de la famille chargée de remplir les verres de thé est à peu près efficace. Vivement qu'elle prenne la relève de ses aînés !
La salade et la soupe sont plutôt bonnes mais que dire du plat principal...
Du riz noyé dans le gras parsemé de rares morceaux de carottes et d'encore plus rares morceaux d'une viande coriace qui semble être du boeuf.
À neuf euros par personne la table d'hôtes, c'est le gros lot assuré pour les propriétaires !
Malheureusement, une seule des guesthouses fréquentées dans le pays offrira un bon rapport qualité-prix à table.
Pour le reste, quand le choix existe, il vaut mieux aller au restaurant !
C'est moins cher, c'est meilleur et on peut choisir ses plats.
Ou alors emporter ses provisions...