La nuit a été courte.
Les jeunes kirghizes sont aussi sonores que les jeunes français et le bruit émis est du même tonneau : boum, boum, boum...
La grand-mère doit encore dormir, c'est sa fille qui nous sert le petit-déjeuner accompagnée de sa très jeune enfant.
Toujours pas de merveilles sur la table...
Le bébé semble choyé et il ne manquera pas de compagnie sur les bancs de l'école.
Après les paysages, c'est la jeunesse de ce pays qui frappe le voyageur !
Partout des poussettes, partout des enfants qui jouent, partout des jeunes femmes enceintes.
Quel contraste avec la vieillissante
France !
Nous plions maintenant bagages et découvrons, perplexes, que le pneu avant droit semble bien dégonflé.
Un compresseur est fourni avec la voiture, nous remettons le Sailun à niveau et vérifions les autres.
Une affaire à surveiller !
Avant de quitter la ville, nous effectuons un petit détour chez le boulanger repéré la veille.
Enfin du pain frais tout droit sorti du four.
Vivement l'heure de déjeuner, ça sent divinement bon !
Nous voilà désormais au milieu des travaux, roulant péniblement en direction de
Karakol.
Un cimetière magnifiquement situé me fait bientôt de l'oeil, nous ne manquons pas d'emprunter la piste qui y mène.
Les sépultures tournent le dos à la montagne, dommage que La Mecque ne soit pas située dans cette direction.
Les morts sont enterrés à même la terre, un monticule permet de distinguer les tombes.
Les plus fortunés entourent leur dernière demeure qui d'une yourte, qui d'un mausolée. Une photographie, un nom, du bois, du marbre, parfois rien du tout, l'anonymat pour l'éternité.
L'arrêt suivant est plus joyeux : une plage au bord du lac.
Ce n'est pas la frénésie des grands jours, seuls quelques pêcheurs assurent l'animation des lieux.
La plage n'est pas très propre mais quelle toile de fond !
Pas de gros hôtels dans ce secteur mais plutôt de petits bungalows plus ou moins chics.
Dommage que la route soit souvent située juste derrière...
Un point à bien vérifier si vous voulez loger au bord de l'eau !
L'entrée du canyon de Skazka n'est qu'à quelques minutes du lac.
Une barrière empêche d'accéder librement au site en voiture, il faut lâcher quelques soms pour s'éviter quelques kilomètres à pied sous un soleil plutôt accablant.
Contrairement à hier, il y a du monde. Enfin, du monde pour le
Kirghizistan...
3, 4 minibus de tourisme, une dizaine de voitures de particuliers.
Je pense que c'est ici que nous en croiserons le plus, il faut dire que cette excursion est dans tous les programmes !
Le site est assez étendu, la balade se fait sans impression de foule.