La matinée commence très tranquillement par une balade en ville.
Nous nous dirigeons tout d'abord vers la mosquée Dungan.
De style chinois, elle a été fabriquée en bois et sans un clou.
L'entrée est payante et le style vestimentaire à adopter est assez relâché.
Pas sûre qu'un taliban y trouverait son compte...
Je n'ai donc qu'un minuscule foulard, foulard fourni à l'entrée, à glisser sur ma tête pour pénétrer dans l'enceinte des lieux malgré mes bras et mes mollets découverts.
Mon compagnon, lui, passe crème avec son bermuda et son T-shirt.
D'une religion à l'autre, nous visitons maintenant la cathédrale orthodoxe.
Le dress code est le même, très pratique si vous voulez, musulman, devenir orthodoxe et vice versa.
Aucun frais de tenue à prévoir ! C'est économique !
Après, je ne sais pas si c'est très bien vu d'abjurer...
J'envoie mon compagnon en éclaireur. Rien de remarquable à l'intérieur, je me passe du fichu cette fois-ci.
L'extérieur, en revanche, mérite le coup d'œil !
Nous terminons notre découverte de
Karakol en écumant les boutiques de souvenirs.
Nous y trouverons mieux notre compte que dans bien des pays où les étals ne font généralement que proposer toute une panoplie de merdouilles made in China interchangeables d'un continent à l'autre.
J'avoue avoir acheté des
kuruts
pour une petite dégustation au boulot.
J'avais ramené autrefois des bonbons au durian de
Thaïlande. Ils n'avaient pas rencontré un grand succès...
Bon, nous n'allons pas passer le voyage à faire du shopping, non ?
Si nous allions plutôt prendre l'air dans la vallée de
Karakol ?
Quelques minutes en voiture et nous voilà devant une barrière de péage.
L'entrée du parc est payante et le système a été automatisé.
Un gardien nous aide à effectuer les démarches, la signalétique n'est pas vraiment limpide...
Nous roulons ensuite quelques kilomètres jusqu'à la station de ski, terminus de la voie carrossable.
Le télésiège ne fonctionne que s'il y a assez de clients. Ce qui n'est pas le cas pour l'instant, seule une famille locale attend devant l'engin !
Nous optons donc pour la marche.
Nous suivons bientôt la trace d'une piste qui serpente dans la forêt.
La pente est raide, j'ai du mal à suivre !
On ne voit pas grand chose à cause des arbres, des travaux sont en cours, nous sommes plutôt déçus.
Si on n'allait jusqu'au-delà de la forêt ! Ce n'est plus très loin d'après la carte !
Ah, voilà qui est beaucoup mieux !
Nous trouvons une pierre parfaite pour servir de banc et entamons nos provisions.
Malheureusement, le temps change, quelques gouttes de pluie s'invitent entre fromage et bananes.
Nous choisissons de rentrer par le plus court chemin, un sentier qui traverse à gué la rivière.
Arrivés en surplomb de l'obstacle, le soleil a remplacé la bruine.
À nos pieds, le cours d'eau semble plutôt tumultueux, nos chaussures et nos mollets vont subir un vigoureux lavage.
Au dessus de nos têtes, plutôt loin sur une crête, nous apercevons l'arrivée d'un télésiège, le plus haut point du domaine skiable.
Des pieds mouillés ou la fatigue d'un nouveau dénivelé ?
La vue panoramique espérée au sommet l'emporte, nous nous dirigeons vers le télésiège.
Pas de sentier, nous naviguons à vue et c'est crevant !
J'ai coup de pompe sur coup de pompe, nous aurions dû prendre quelques biscuits.
Un bâton de ski oublié m'aide heureusement dans ma progression, progression qui devient de plus en plus hasardeuse.
Ouf, nous voici de nouveau sur un large chemin.
Le sommet me nargue, il n'y a même plus cent mètres de dénivelé.
Tenace, je les effectuerai en plus de dix arrêts...