rebonjour,
Ben voilà vous venez de mettre le doigt sur le bobo:
les planifications de certains!
En lisant :
allez courage demain soir san francisco, je vous devine comme si vous étiez devant tout un calvaire à gravir.
Voyez ça autrement:
Allez Whuuppi, demain
San Francisco, une des belles américaines! Et en prime, pcq vous y arrivez on y prévoit du soleil pour les dix prochains jours

Voici un extrait d'un article paru ce matin et intitulé
Éloge du cool américain
L'auteur fait la comparaison entre les Québécois et les Américains; peut-être vous y reconnaitrez-vous? Moi je suis dans les dernières lignes.

"Et savez-vous quelle est la plus grande qualité d'Obama? C'est la plus grande qualité américaine. The man is cool. Il est à l'aise dans toutes les circonstances, comme seul un Américain sait l'être.
L'avez-vous vu tuer une mouche lors d'une entrevue? Une mouche tournait autour de lui pendant qu'il répondait aux questions du journaliste. Il est resté relax. Une petite tape de la main de rien du tout, la mouche s'est couchée. Il a souri. Il a montré du doigt l'insecte sur le plancher pour que la caméra zoom dessus. Il n'a jamais semblé agacé. Au contraire, ça l'amusait. C'est ça être cool, c'est quand tout semble nous amuser un peu. Pas trop. Juste un peu. Même les dangers, mêmes les embûches. Même être président des
États-Unis.
Le comble du cool, c'est Bugs Bunny. Le malin lapin n'est jamais décontenancé. Il a beau avoir un chasseur armé d'un gros fusil à quelques pouce de lui, il grignote sa carotte calmement. Ça ne sert à rien de s'énerver, ça ne l'aidera pas à s'en tirer.
C'est la plus belle qualité du peuple américain. Promenez-vous sur les boardwalks d'Old Orchard ou de Wildwood, un matin de juillet, c'est facile de différencier le Québécois de l'Américain. Le Québécois est nerveux, pressé, il se dépêche de tout visiter comme s'il n'avait pas le droit d'être là. Il tire sur son speedo qui lui remonte la bourse. Il angoisse de voir le ciel s'ennuager. Quand il croise des gens, il accélère le pas pour rejoindre sa gang. L'Américain déambule peinard, l'air content. Il prend son temps comme si le boardwalk lui appartenait. Il est bien dans ses grands bermudas beiges, les valseuses confortables. Il est heureux qu'un nuage lui fasse un peu d'ombre. Quand il croise des gens, il leur dit «Good morning», un grand sourire aux lèvres.
L'Américain profite de la vie. Le Québécois essaie que la vie ne profite pas de lui.
Le cool américain n'est pas le flegme britannique. Dans le flegme britannique, il y a quelque chose d'aristocratique, il y a de la distance, de la réserve. L'Anglais est bien dans sa petite bulle. Dans le cool américain, il y a quelque chose de démocratique, il y a de la proximité, de la chaleur. L'Américain est bien dans sa belle grosse bulle extra-large, avec tout le monde dedans."