Korriganelgv · 14 juin 2011 à 9:37 · 190 photos 43 messages · 5 participants · 6 518 affichages | | | | 14 juin 2011 à 9:37 · Modifié le 26 mai 2016 à 12:47 Ouest américain - carnet de voyage Message 1 de 43 · Page 1 de 3 · 5 563 affichages · Partager Bonjour à tous,
J'avais posté ici un lien vers mon carnet de voyage, mais comme il s'intégrait dans mon site, plus général, mon post a été déplacé. Alors je me permets de remettre ici que les pages du carnet...
Avant mon départ, j'ai adoré lire vos carnets de voyage. De retour, j'aime toujours autant... Ça permet de voyager un peu par procuration, de prolonger le plaisir que l'on a eu d'y être, ou encore de nous faire rêver à d'autres voyages !
Alors merci à vous qui m'avez aidée, sans le savoir :-)
A mon tour de vous proposer mon long carnet de voyage... J'y mets parfois des infos pratiques, qui seront étoffées par la suite.
Nous sommes partis 3 semaines an avril 2011 dans l' ouest américain, avec notre fille de 3 ans. Comme j'ai déjà mis en ligne mes pages, je ne vais pas le refaire ici, alors je me permets de mettre un lien.
Bonne lecture !
jour 1 Paris > Los Angelesjour 2 Los Angeles > Las VegasCalico Ghost Town jour 3 Las Vegasoutels Valley of Firejour 4 Las Vegas > Tusayanjour 5 TusayanGrand Canyonjour 6 Tusayan > Mexican HatGrand CanyonLittle Coloradojour 7 Mexican Hat > Monument ValleyMonument Valleyjour 8 Monument Valley > PageLower Antelope CanyonHorseshoe Bend Lake Powelljour 9 Page > Bryce CanyonLake PowellCottonwood road jour 10 Bryce Canyon > MesquiteBryce Canyonjour 11 Mesquite > Las VegasValley of Firejour 12 Las VegasLas Vegasjour 13 Las Vegas > Stovepipe WellsDeath Valleyjour 14 Stovepipe Wells > Fresnojour 15 Fresno > San Franciscojours 16 à 19 San Francisco49 miles scenic drive China Town Pier 39 Mission, murals Fisherman's wharfGolden Gate BridgeCable Car jour 20 San Francisco > San Luis ObispoMonterey Aquarium jour 21 San Luis Obipso > Los AngelesSanta Monicajour 22 Los Angeles > ParisMulholland DriveHollywood Blvd | | | 6 heures du mat, le réveil sonne... une fois n'est pas coutume : après une courte nuit il n'est pourtant pas difficile de me tirer du lit. Ça y est, c'est parti ! Notre premier voyage à trois débute, d'ici quelques longues heures nous commencerons notre road trip à travers l' ouest américain.
L'arrivée à Roissy se fait sans encombre, nous y retrouvons un couple d'amis qui prendra les vols avec nous et projette de faire à peu près le même circuit que nous. Après avoir passé la sécurité, la douane, après d'interminables couloirs, navettes, tapis roulants, nous voici enfin à l'embarquement. Tout ceci est bien mieux organisé que dans mon souvenir, les choses vont vite, et nous sommes déjà aux portes de l'avion sans que j'aie eu le temps de prendre une photo-souvenir-cliché de notre départ !
L'embarquement donne le ton de tout le voyage : nous sommes surclassés ! Je savais que l'avion était surbooké, mais ayant un enfant en bas âge, je n'osais même pas l'espérer. A nous, donc, la business... avec un papa serein et souriant, lui qui d'habitude déteste l'enfermement forcé et prolongé des longs courriers, une petite qui se tient à merveille, on profite... on se régale, on dort confortablement, et même si le vol n'est qu'un bref moment sur l'ensemble du voyage, j'avoue être soulagée qu'il se passe aussi bien.
L'arrivée se déroule tout aussi bien, malgré la fatigue et la nouveauté, Romane est mignonne et "participe" facilement au passage de la douane et à la récupération des bagages... des nombreux bagages... qui sont tous arrivés à bon port. Ouf !
info pratique :Pour trouver les loueurs de voiture à l'aéroport de Los Angeles, rien de plus simple : il faut suivre la sortie dont les panneaux sont violets (car rental), et les navettes sont juste devant les portes de sortie. Il suffit ensuite de monter dans la navette qui porte les couleurs (et le nom) du loueur... Nous nous rendons donc chez Alamo, choisissons notre véhicule. Prévoyant de faire de la piste, après plusieurs hésitations, nous optons pour un 4x4... Et là, au moment de partir, c'est le drââââme... Je me rends compte que j'ai perdu un de nos sacs. Tout avait été trop parfait jusque-là... Panique à bord. Nous avions nos papiers d'identité, nos dollars, nos cartes bleues... Le pire était évité. Mais le sac contenait notre Tomtom, notre mini PC qui me permettait de décharger nos photos, de nous connecter au net pour récupérer toutes les infos sur le voyage que j'avais sélectionnées, mais aussi toutes les infos papier sur notre périple (les réservations, entre autres), la copie de nos papiers d'identité... Dans un premier temps, nous ne savions même pas où aller puisque l'adresse de notre premier hôtel était dans le sac, ni comment y aller. Le couple d'amis nous a donc proposé d'aller chercher leur propre voiture puis de nous y déposer... Un grand merci à eux, mais ça n'a finalement pas été nécessaire !
Grâce à la persévérance de Thierry, alors que j'avais abandonné tout espoir de le retrouver et le pensant volé, le sac a finalement été retrouvé... dans la première voiture que nous avions ouverte. Il nous attendait, bien sagement, là, dans le coffre. Oui, c'est tout à fait moi, ça, éparpiller des choses et totalement zapper l'endroit où je les pose. Hum... gros soulagement, grande joie de retrouver nos objets et surtout immense reconnaissance envers mon homme dont la patience n'a d'égal que mon étourderie :-D
info pratique :Lors de la prise du véhicule (que l'on peut choisir), ne pas oublier de vérifier le niveau du carburant, et le signaler s'il n'est pas plein. Voilà, la team est au complet, bagages inclus, on souhaite un bon début de voyage à nos amis avant de prendre la route. Nous sommes en pleine nuit à Paris, mais en début d'après-midi à LA. Le grand soleil californien nous plonge directement dans le rythme local : nous sommes encore en pleine forme, mais les bouchons auront raison de notre puce : elle s'endort enfin dans la voiture. Arrivée à l'hôtel (à Pasadena), on décharge la voiture tandis que Romane dort toujours. La fatigue n'étant étrangement pas au RDV pour les vaillants parents que nous sommes, le lendemain étant un dimanche et n'étant pas trop sûrs de trouver les magasins ouverts, nous nous dirigeons donc vers le centre commercial le plus proche afin d'y faire quelques courses : une bouilloire et des nuddle soups pour nos prochains dîners, des fruits, des gâteaux...
De retour à l'hôtel, nous ne nous faisons quand-même pas prier : 7h du mat' heure française, on finit par tomber de sommeil. | | | Décalage horaire oblige, la famille se réveille à 3h. On en profite pour retourner chez Alamo (ouvert 24h/24), pour changer de voiture : elle tremblotait un peu au ralenti, ce qui est sûrement normal mais pas très agréable, elle n'avait pas de régulateur de vitesse (ce qui a son importance sur les longues lignes droites désertes) et devait avoir une révision dans 3000 miles, or nous allions rouler davantage. Alamo n'a pas posé le moindre problème, l'échange s'est fait avec une grande simplicité. A peine m'ont-ils demandé pourquoi nous souhaitions en changer !
De retour à l'hôtel, nous prenons le petit déjeuner continental : céréales, fruits, jus de fruit, boissons chaudes, brioches, muffins, gaufres à faire soi-même, confitures, caramel etc... Un large choix ! Le café semble être de la flotte, d'après mon co-aventurier, tandis que moi, je déplore le fait qu'il n'y en ait pas, de l'eau. Mais nous savons déjà que nous retrouverons ces caractéristiques tout au long du voyage, ce n'est que très secondaire. Le petit-dej a néanmoins été très apprécié de tous, n'ayant pas mangé depuis la veille dans l'avion, nous commencions à avoir un sérieux creux.
Voiture chargée, et c'est parti ! Avant toute chose, petite halte dans un supermarché histoire de prendre le repas du midi. Cet immense magasin ne vend que des produits alimentaires, de toutes sortes.
Il met dès l'entrée l'accent sur les fruits, les légumes, ils semblent beaux et dans ce pays où il est difficile de trouver de quoi manger sainement quand on ne sait pas où aller, ça fait plaisir à voir. Je prends donc, entre autres, des fraises qui m'ont l'air fort appétissantes.
On prend ensuite la route pour Las Vegas... en faisant une halte à Calico Ghost Town. C'est une ville fantôme, une ancienne mine d'argent.
Un petit tour de train (sans aucun intérêt, mais qui plait à la puce)...
... une galerie souterraine reconstituant une mine...
... un pique nique et on reprend la route avec une Romane qui est toujours agréable. Au passage, on jette les fraises qui donnaient pourtant l'eau à la bouche. Je n'avais jamais vu ça : en plusieurs heures de route, pas une goutte de jus ! Elles étaient magnifiques, mais battaient les fraises espagnoles à plate couture : non contentes d'être acides et sans aucun goût de fraise, elles tenaient visiblement à donner un très mauvais goût durable en bouche... pouah, comme dirait Romane.
info pratique :Voici le site officiel de Calico Ghost Town . Le tarif d'entrée est de $6 par adulte, $3 pour les enfants de 6 à 15 ans, gratuits pour les plus jeunes. Attention : les visites à l'intérieur sont payantes. tarifs pour le train : $3 par adulte, $2 par enfant. tarifs pour la mine : $1 par personne.
Las Vegas, nous voici... Il n'y a pas de raison que cela ait changé depuis la dernière fois : cette ville est moche, selon moi. Le Strip est une succession d'hôtels flambants neufs pour certains, en construction pour d'autres, mais souvent désuets et ringards pour la plupart. Avec le décalage horaire, nous n'avons pas profité du soir, à la nuit tombée on était déjà au lit. En plus, Romane commençait à être particulièrement ronchon, il a fallu composer avec. Son rhume qui s'infecte, une légère fièvre et sa toux incessante n'arrangent pas les choses. On n'attend pas et on commence les antibios... comme on n'a pas de frigo, on ne peut pas lui donner ceux qui sont efficaces, donc on préfère anticiper une éventuelle aggravation et lui donner dès maintenant ceux que l'on a. | | | On attaque la journée par un petit-dej / brunch dans une maison de pancakes
Pour les fans de shopping, il y a vraiment de quoi trouver son bonheur ici il me semble, on peut bien sûr manger sur place et y passer la journée... Perso ce n'est pas mon truc. J'ai quand-même trouvé des Converse en forme de pingouins pour Romane, elle était ravie et ne veut plus les quitter (pour info, $15, ça laisse rêveur sur la marge qu'ils se prennent en France...)
On profite de la fin de l’après-midi pour aller voir Valley of Fire avec nos amis qui nous ont rejoints. Ce sont des roches très rouges, flamboyantes, au milieu de “nulle part” : rien ne laisse présager une telle couleur 5 miles avant.
info pratique :C'est un parc d'état, mais pas un parc national, le pass annuel ne couvre donc pas l'entrée à Valley of Fire. tarif : $10 par véhicule. Comme nous sommes arrivés après la fermeture du parc, une urne permettait de payer le droit d'entrée librement, et l'accès routier reste ouvert.Ce parc se trouve à environ 40 minutes de route du Strip.
La fin de journée donne effectivement des couleurs très rougeoyantes, mais aussi des contrastes très importants et des ombres trop présentes pour apprécier pleinement ce spectacle.
A mon avis, ce n'est pas une excellente idée de venir dans ce parc à la tombée de la nuit... Ce n'est pas grave, nous reviendrons à Las Vegas plus tard au cours du voyage, on y retournera.
Retour à l'hôtel le soir, pour une nuit bien méritée. | | | La suite (nettement plus intéressante selon moi), pour plus tard... | | | Et la suite ??????????????????????????????
merci | | | Ah, ben la voilà :
Nouvelle journée sous le soleil américain. Euh, en fait, non, nouvelle journée tout court : nous nous levons sous un ciel couvert qui ne présage rien de bon. La suite confirmera...
Cette journée est aussi marquée par le retour en puissance de Madame Non. Celle qui avait jusqu'à présent été plutôt mignonne, voire charmante par moment, a décidé de rétablir l'équilibre et nous avons bien vite retrouvé notre petit diablotin, qui n'a pas facilité ce début de journée.
Le programme de la journée était simple : faire quelques courses puis rejoindre Tusayan, à l'entrée sud du Grand Canyon. Après un dernier petit dej chez Ihop, nous revenons à l'hôtel pour refaire nos bagages. Pour moi, le "vrai" voyage commence aujourd'hui : on s'est adaptés à l'heure locale, à nous les grandes routes en lignes droites interminables, les grands espaces aux paysages variés, la sensation de solitude et d'humilité face à la nature... Je suis ravie de me lancer enfin dans cette aventure.
Bon, en guise d'aventure, pour la matinée, on repassera. Entre le temps infini que prennent les choses avec une petite qui freine des quatre fers pour tout et n'importe quoi, et la difficulté que nous avons de trouver les bons magasins pour nos courses, pourtant censées être rapides, nous ne partons qu'à 14h30 de Las Vegas !
Je prends donc le volant et redécouvre avec plaisir la route américaine. Ici, la conduite n'a rien à voir avec celle que nous connaissons en France. Pour une même distance, malgré des routes moins bien entretenues et une vitesse plus restreinte, les kilomètres défilent facilement : la conduite automatique, que je n'apprécie pas particulièrement en ville ou dans une circulation dense, favorise le confort sur les autoroutes. Couplée au régulateur de vitesse, aux tracés rectilignes et à la fréquentation aérée, cela donne presque l'impression d'être dans un train, la fatigue du volent est bien moindre que par chez nous.
J'en profite pour en prendre plein les yeux : le jaune, le vert, le rouge, l'ocre alternent pour donner vie à des reliefs escarpés, toujours immenses. La montagne se précise... Nous dépassons un petit massif pour découvrir une plaine sans fin, lisse, qui contraste avec les formes que l'on vient de parcourir. Avec la plaine arrive la pluie, qui gâche un peu le plaisir des yeux, il faut bien l'avouer, mais qui n'enlève en rien mon enthousiasme. La petite dort à l'arrière, tout se passe bien... On aperçoit au loin un peu de luminosité, derrière la prochaine chaîne de montagnes. On croise les doigts... Gagné ! Sans aller jusqu'à parler d'un grand soleil, au moins, il ne pleut plus. On fait une petite halte après Kingman, très surprenante. Déjà, en ouvrant la portière, on se remémore d'un coup les contrastes importants de climat sur peu de distance. On a beau le savoir, ça impressionne toujours : il caille ! Vite, vite, on ouvre les valises et on se couvre tous de nos manteaux bien chauds. Ensuite, après sa sieste, on redécouvre aussi une petite fille charmante, qui, comme elle le dit elle-même, est "saze et rasonnable". Pourvu que ça dure... Et enfin, le café posé sur la route 66 sera l'agréable surprise de la journée.
Attirés par le nombre de voitures (comprendre 5 ou 6) qui étaient garées devant, nous avons franchi le seuil d'un endroit chaleureux, accueillant, à la décoration montagnarde.
A peine assis, la patronne fort sympathique nous apporte coloriage et crayons pour la petite. On déguste un Scone, ce qui pour ma part est une découverte. Mélange de cerises, raisins sec, noix, dans une pâte sablée légèrement salée, roulée en triangle, le tout servi tiède. Ce n'est pas le gâteau du siècle, mais c'est bon, fait maison, et ça se sent : ça n'a pas de goût chimique, ni trop sucré, ni trop gras. Un petit plaisir accompagné d'une pink limonade. Pourquoi pink, je me pose encore la question : en dehors de sa couleur rose pale, elle a exactement le même goût que toutes les autres limonades.
Nous rencontrons 2 anglaises qui nous prédisent de la neige à Bryce, ce qui ne nous étonne pas plus que ça compte tenu de la période et surtout de la température qui nous entoure désormais !
Retour au chaud dans la voiture, retour de la pluie aussi qui nous aura malheureusement rattrapés. On discute de ce que l'on fera au Grand Canyon : survol en hélico, en avion, rien du tout ? Après mure réflexion, on a trouvé beaucoup plus fun que tout ça. Pour le même prix, j'ai demandé un éclatement de pneu ! Effet garanti : sous la pluie, de nuit et dans le froid, rien de tel pour donner du peps à l'aventure.
Évidemment, il faut vider le coffre pour atteindre le cric et les outils. Pendant que la nuit tombe de plus en plus, que Thierry rame pour monter le cric (ce n'est pas difficile mais ça prend énormément de temps, c'est pas super bien étudié !), je recharge la voiture, histoire que les valises et autres sacs ne soient pas trop trempés. Bon, oui, ok, la roue de secours est sous le coffre, mais pour la détacher, l'accès se fait par le coffre. C'est pas grave, on recommence... on vide tout de nouveau. Comme il fait maintenant nuit noire, et qu'on n'a rien pour se signaler en dehors des warnings, Thierry enfile un sac rose fluo (merci Gap de l'outlet) et je me poste à l'arrière de la voiture, sans cacher le clignotant, avec une lampe de poche pour l'éclairer, histoire qu'il soit vu de loin. Super pratique.
2 heures plus tard, on repart enfin... Par chance, Romane a été mignonne !
Là, on remercie le GPS. Moi qui pensais que c'était pratique, mais qu'on pouvait s'en passer... Grâce à lui, on a trouvé directement le garage le plus proche, ouvert de surcroît (à 20h30, ce n'était pas évident). On a aussi la chance inouïe qu'il nous indique, 100 mètres plus loin, un autre garage qui fait la réparation des pneus ! Le gars ouvre son atelier pour nous, par chance il a le bon pneu en réserve. 10 minutes (!) et 230 dollars plus tard, on reprend enfin la route, toujours sous la pluie.
Arrivés à Tusayan, à 10 minutes du parc du Grand Canyon, on n'a aucun mal à trouver l'hôtel qui n'avait pourtant pas d'adresse : il n'y a que ça, Tusayan est minuscule. On décharge la totalité de la voiture : le jeu de tétris que l'on a du faire à force de décharger et recharger la voiture pour l'échange de roue a mis un bazar incroyable. Il y en a partout. Tant pis, ça attendra demain, dodo ! Personne n'a mangé, mais on ne se fait pas prier pour tomber dans les bras de Morphée.
Le grand Canyon pour plus tard.... | | | Le jour se lève à Tusayan. Après un petit-dej rapide, un plein, une recherche infructueuse de pique-nique pour le midi (on n'avait trouvé que des sandwiches, qui, personnellement, m'auraient coupé l'appétit plus qu'autre chose), direction Grand Canyon National Parc. Nous avions survolé en avion le Grand Canyon il y a quelques années. J'en avais gardé un souvenir fabuleux, je recommande à tous ceux qui peuvent se le permettre (ce n'est vraiment pas donné bien sûr) de ne pas hésiter : ça en vaut vraiment la peine. Découvrir ces lieux vus du ciel est exceptionnel.
Cette fois, nous optons pour une approche terrestre : moins de budget, interrogation quant à la réaction de notre puce avant et dans l'hélico, envie d'entrer dans ce parc "pour de bon" et en y restant à loisir.
La route que l'on parcourt pour atteindre les premiers points de vue donne l'impression d'arriver en bord de mer. Le vent, l'odeur des pins... il manque juste le cri des mouettes pour vraiment se croire dans les Landes.
Premier arrêt : un sentier longe la rive du Grand Canyon. Petite photo à l'attention des parents : le chemin "principal", au cœur du parc, est tout à fait praticable en poussette, comme vous pouvez le voir.
Après quelques mètres, on débouche très vite sur l'immensité faramineuse du Grand Canyon... Saisissant...
Il faut avouer que c'est un peu partout pareil, mais on ne s'en lasse pas une seconde. Imaginer que l'érosion ait pu créer un tel relief est difficile... c'est si profond, si ouvert, qu'on ne voit plus le Colorado, sauf en de rares endroits.
Pour la pause du midi, nous décidons de ressortir du parc pour aller... attention... au McDo du coin ! Peu habitués à ce genre de restauration, c'est une grande première pour notre fille. Bon, ok, je triche un peu, elle a déjà mangé Quick. Il faut reconnaître que ça a un côté pratique, le McDo : pas très cher, chaud, petit jouet pour la petite, et, surtout, espace de jeux pour enfants. Et comme les environs manquent cruellement de parcs, toboggans ou balançoires, ça fait un bien fou à Romane, elle se dégourdit les pattes pendant qu'on profite de leur connexion gratuite...
Ça y est, le sujet tabou du McDo étant dépassé (quel soulagement), je retourne à mes moutons. On décide pour l'après-midi de suivre la route "Desert View", qui part vers l'est.
Le " Grand Canyon view point", si ma mémoire est bonne, est vraiment le point le plus impressionnant du parc, selon moi. En effet, il permet peut-être, un tout petit peu, de percevoir les distances gigantesques du canyon...
La neige fondue commençant à nous tomber dessus, on décide de rentrer en début de soirée pour nous réfugier au chaud à l'hôtel. | | | Enfin une nuit sans réveil de la puce, ça fait du bien. Le temps, par contre, s'est dégradé : on ouvre les yeux sur une pluie qui se transforme vite en neige. On pense à nos amis qui ont le courage d'être en camping, par ce froid, ce vent et cette neige, ça ne doit pas être une grande partie de plaisir ! On reprend la route pour rejoindre Mexican Hat, à côté de Monument Valley. On entre à nouveau dans le parc du Grand Canyon pour le traverser. Je plains les visiteurs qui n'ont qu'une journée pour visiter ce site : non seulement il neige de plus en plus, mais nous sommes dans les nuages. Les points de "vue" n'offrent aucune vue...
La neige s'intensifie, la route est maintenant totalement recouverte : les quelques mètres d'altitude change tout, la voiture commence à glisser... Pourra-t-on continuer ?
Une autre route est possible, plus longue mais moins haute... Finalement, la team capitule : au prochain croisement, nous faisons demi-tour, nous ne voulons pas prendre de risque. A en juger par les marques au sol, nous ne sommes pas les seuls à rebrousser chemin. Après quelques centaines de mètres seulement, nous retrouvons une route dégagée... Nous avons certainement pris la bonne décision. Quoi que...
Nous croisons une déneigeuse, suivie de bus et de voitures. Hésitations... Un rapide coup d'œil au Tomtom nous indique sept heures de route contre quatre normalement prévues ! La décision est prise : si la route est bloquée, nous le saurons vite car le tronçon enneigé est assez court. Nous sommes loin de la N118, les rangers ont l'habitude de ce genre d'intempéries et n'ont pas fermé les routes. Faisons-leur confiance !
Effectivement, la route est devenue praticable. Ce qui m'ennuie désormais, c'est qu'avec un pareil temps, nous allons devoir faire une croix du Valley of the Gods, à Mexican Hat. J'ai bien peur qu'il en aille de même pour Antelope Canyon et Cottonwood Road à Page, où il fait tout aussi mauvais d'après nos amis qui ont pris un peu d'avance sur nous et y ont passé la dernière nuit.
En attendant, bien qu'il neige toujours autant, la luminosité augmente... C'est toujours ça, mais la visibilité ne nous permet quand-même pas de voir bien au-delà des bords de la route, qui nous proposent des arbres plus touffus, moins hauts. La neige disparaît, le ciel se teinte de nouveau de bleu, on y voit enfin clair...
Puis, d'un coup, la route surplombe une grande plaine.
Quelques kilomètres plus loin, une surprise nous attend : la plaine est creusée par le Little Colorado, mais de manière beaucoup plus abrupte que dans le Grand Canyon. La plaine est... plate (si si), jaune tirant sur le vert, au loin de petits collines dans les tons rouges et ocres se reposent sur cette vaste étendue brutalement interrompue par les falaises creusées par Little Colorado.
Grandiose, magnifique, on pourrait croire que cela fait redite avec le Grand Canyon, mais pas du tout. D'un côté, une forêt qui s'ouvre sans que l'on s'y attende sur une immense et large faille en V, l'autre rive étant très éloignée. Alors qu'ici, on voit de loin la déchirure, au milieu de la plaine ; une fois en bordure du canyon, les parois tombent à pic, le V très élargi s'est transformé en U très resserré et abrupte.
Comme on ne sait pas ce qui nous attend et que la route se rapproche un peu plus du canyon à mesure qu'on avance, on s'arrête à tous les points prévus. L'un d'entre eux, à l'accès gratuit, permet de s'approcher des parois de manière vertigineuse. On ne peut pas le rater, le point de vue est très bien indiqué à partir de la route. Par contre, il ne faut pas hésiter à parcourir davantage le chemin qui mène à ce trou béant : beaucoup de visiteurs faisaient demi-tour dès qu'ils avaient approché le bord, ce qui est dommage car la suite du chemin vaut la peine d'être vus, on aperçoit en contrebas le Little Colorado, il n'y a personne autour, c'est grandiose.
Un peu plus loin, un site est aménagé et permet de voir de nouveau Little Colorado de près... enfin, si j'ose dire. La présence humaine donne peut-être un vague aperçu de la taille... L'accès est cette fois payant, mais je n'ai pas regretté. Ça permet aussi de montrer aux petits la vue plongeante sans le moindre risque.
info pratique :L'accès à Little Colorado se trouve sur la route 64, entre la sortie est du parc du Grand Canyon et Cameron. En direction de Cameron, le premier point de vue qui nous permet d'approcher les failles est en accès libre, gratuit, mais pas du tout sécurisé, bien que les chemins pour y accéder soient bien marqués au sol et qu'avec un peu d'attention il n'y ait aucun risque. Attention bien sûr aux enfants, mais comme toujours... Cet arrêt est très bien indiqué, on ne peut pas le rater. Le second point de vue est payant, aménagé, sécurisé avec des barrières, et permet presque d'être au-dessus du vide. Voici les tarifs :
A ce point se trouve des vendeurs Navajo, car ça y est, nous entrons dans un territoire indien. Je dois avouer que les tarifs pratiqués ici étaient les plus intéressants que nous ayons trouvés. Pour ma part, j'ai acheté des souvenirs plus loin, j'ai eu tort. Nous reprenons ensuite la route vers Mexican Hat. Ce qui m'étonne toujours, c'est la variété de paysages qui s'offre à nous en peu de miles. Ça change tout le temps... Après avoir découvert le contraste entre Grand Canyon et Little Colorado, après avoir traversé une plaine immense, à quelques minutes à peine de route nous découvrons de nouvelles couleurs, de nouvelles formations rocheuses, qui inspirent notre fille : ça lui évoque des glaces au chocolat et à la vanille, et joue sur une bonne partie de la route à nous vendre des parfums inventés.
La route continue... nous traversons une tempête de sable, le son des grains qui viennent fouetter la carrosserie fait penser à une pluie fine. Quelques "buttes" commencent à apparaître, on sent qu'on se rapproche de Monument Valley...
... que l'on fini par atteindre. Mais il faudra attendre le lendemain pour visiter Monument Valley, nous passons la nuit à Mexican Hat, un peu plus loin sur la route.
Le soleil se couche sur ce monde rouge, fait de sable fin et de rocaille.
Il est tant de rejoindre Mexican Hat. L'hôtel est très sympa (voir section Hébergement pour plus d'infos), on y déguste un merveilleux repas de nuddle soup avant de dormir pour attaquer les pistes du lendemain. L'environnement nous donne un léger aperçu de ce que nous découvrirons demain...
Bonne nuit !
| | | Voilà Zabou, hésite pas à relancer pour la suite... ;) | | | OK je te relance demain | | |
Arrrgh ! Mince alors. Je savais que je n'avais pas fini de mettre mon carnet de cet été (2015) sur VF, mais alors là, j'avais totalement zappé celui de 2011 !!! Mais il est rédigé et en ligne par ailleurs, à la demande générale de Pong, je le mettrai donc ici aussi... mieux vaut tard que jamais XD, 5 ans plus tard, il serait temps :D | | | Mieux vaut tard que jamais, voici la suitre du carnet qui date (oh, si peu) de... 2011 !
Jour 7 - Mexican Hat > Monument Valley
Bon, mes inquiétudes de la veille se sont évaporées : il semble ne pas avoir plu ici depuis quelques jours, et d'après la charmante réceptionniste de l'hôtel il n'est pas prévu qu'il pleuve avant la fin de l'après-midi. Direction donc Valley of the Gods !
info pratique :Valley of the Gods Road ne peut être empruntée que lorsque le sol est sec. Il ne doit avoir plu les jours précédents, il ne doit pas pleuvoir le moment venu non plus. En effet, la piste est rocailleuse et présente des montées et des creux parfois assez importants. Il est conseillé de la parcourir d'est en ouest. L'ensemble de la piste, en prenant vraiment notre temps, nous a pris environ deux heures.
Au passage, un petit arrêt à Mexican Hat Rock. Ça y est, ce sont nos premières pistes... Enfin !
C'est désert, il n'y a personne, j'adore.
Je vous présente Mexican Hat Rock... On se demande par quelle magie il tient en place.
Le temps est mitigé, j'appréhende la venue de la pluie malgré les prévisions météo, alors on ne tarde pas à prendre la Valley of the Gods Road. En dehors de la contrainte du sol sec, la piste est vraiment très facile :
Des cailloux, encore des cailloux, toujours des cailloux... Mais quels cailloux ! On ne croise strictement personne sur cette piste, c'est magique. Le soleil n’est pas au RDV, tant pis pour les photos, nous on se régale malgré tout !
Un minuscule cours d'eau accompagné d'arbres blancs, entouré d'une terre très rouge me rappelle des paysages marocains. La suite n'a pourtant rien à voir...
On ne croise vraiment personne, la seule présence vivante vient de vaches qui sont égarées çà et là.
Nous retrouvons la route pour nous diriger vers Moki Dugway, une route sinueuse, qui grimpe à une hauteur vertigineuse, et donne un beau point de vue sur la vallée qu’on vient de parcourir.
En haut, il fait TRES froid, un vent souffle à une vitesse dingue. Je suis la seule à avoir le courage de sortir de la voiture... pour voir les nuages arriver à vitesse grand V. Ça promet.
Fin de matinée, petit crochet encore vers Goosenecks (traduction : cou d’oie), je crois que je n’ai jamais vécu de moment aussi venteux de ma vie (je ne me suis vraiment remise du froid que le soir après une longue douche très chaude).
La vue est réellement impressionnante, et tout à fait conforme à l'idée que j'en avais. On dirait un tableau monochrome, tout est marron, la profondeur du lieu laisse encore une fois songeur quant au travail fourni par la nature pour creuser dans de roche.
Pour donner une vague idée de la taille, le point qui est entouré d'un cercle blanc est un raft...
Je ne me fais pas prier pour remonter dans la voiture, pendant que Thierry et Romane étaient encore restés au chaud. Romane dormant, il fallait bien que quelqu'un reste avec elle... pratique, l'excuse, non ? :D
On file sur Monument Valley, ça y est !
Il est encore trop tôt pour obtenir les clés de la chambre, alors on commence par manger un morceau au resto navajo qui est attenant à l'hôtel. Nous pensions être matraqués en terme de tarif, ce n'est pas le cas. C'est pas donné non plus, mais étant donné le lieu isolé et le fait que c'est le seul endroit dans le parc où l'on peut se restaurer, c'est plutôt raisonnable. Les plats sont très copieux, le contenu est correct, sans plus. Les serveurs sont adorables, comme tous les indiens que l'on a pu croiser...
On attaque ensuite la visite du parc...
Ça se passe de commentaire !
Le ciel finit par se dégager, j'en profite pour m'amuser avec le grand angle :
Images attachées: | | | Jour 7 - Mexican Hat > Monument Valley, suite
Après avoir fait le tour de Monument Valley, on retourne à l'hôtel The View, le seul qui se trouve sur le site. Les chambres sont tournées vers les 3 buttes les plus connues, de quoi faire de belles photos-clichées à la tombée de la nuit... A un tarif très élevé, on espère bien en profiter !
Quelle déception lorsque j'ouvre les rideaux de la chambre... Bien que le ciel m'ait semblé bien dégagé pendant la fin de la visite, il s'est transformé en l'espace de quelques instants seulement en une épaisse couche de neige.
J'enrage, mais que faire... ça fait partie du jeu ! Ne m'étant pas remise du froid de Goosenecks, je me glisse sous une douche bien chaude.
En ressortant, je découvre un ciel qui garde encore les marques du passage neigeux, mais la vue est parfaite... Les jeux d'ombre et de lumière laissés par les nuages restant donnent des effets sympas...
Et enfin, le soleil se couche. Les couleurs sont de plus en plus rouges, l'ombre du roc de gauche vient se déposer sur celui du milieu, telle une main tendue vers un ami pour se rejoindre dans la nuit.
| | | Merci pour la suite du carnet Christelle !  ça valait la peine d'attendre...  Heureux pour vous de la vue dégagée at the View pour le sunset ! | | | Merci Pierre ! Oui j'avoue avoir grandement apprécié la surprise du ciel dégagé en ressortant de la douche 
Je me lance dans la suite, le plus long étant de reprendre les photos une à une... :) | | | Jour 8 - Monument Valley > Page
A 5h30 je trouve le courage de me relever sans réveiller personne pour assister au lever de soleil. On continue dans les clichés ?
C'est un moment merveilleux, je suis seule sur la terrasse, seuls quelques oiseaux perturbent le silence.
Le jour se lève avec une lenteur et une douceur infinies, ça fait du bien de prendre le temps de savourer ce moment suspendu. Et, d'un coup, le soleil apparaît...
Le jour se lève alors à une vitesse incroyable. J'en profite malgré tout pour me recoucher un peu, et attendre le réveil du reste de la famille avant de reprendre la route !
Dès que nous quittons Monument Valley, le paysage change de nouveau. On quitte le sable, la roche rouge...
On suit pendant quelques temps un cowboy qui a troqué son cheval contre une vieille voiture...
Un nuage protecteur le suivait... cette image faisait vraiment road trip à l'américaine.
On arrive à Page au meilleur moment de la journée pour visiter lower Antelope Canyon ; comme il fait beau, on en profite pour y aller directement. Il faut se faufiler dans une faille pour y accéder :
Romane n'est pas rassurée au début, elle a peur que les parois se resserrent et nous engloutissent !
Son appréhension passe vite, et finalement elle s'amuse énormément dans ces cavernes et ces passages à échelle.
Les jeux de lumière me fascinent...
On reste deux heures pleines sur place, malgré l'heure qui tourne et la faim et/ou la fatigue qui commencent à se faire sentir, on ne voit pas le temps passer.
info pratique : pour pouvoir profiter du lieu en toute tranquillité, il faut avoir un trépied (tripod en anglais) pour appareil photo. Dans ce cas, les guides nous donnent un pass photographe, qui est au même prix que l'entrée classique, mais qui nous permet de rester quatre heures durant sur place (contre une visite de 15-20 minutes grand max sinon, qui ne laisse pas trop le loisir d'installer le matériel pour faire les photos que l'on souhaite). Cette durée peut être répartie en plusieurs visites, précision qui peut avoir son importance pour ceux qui seraient à la recherche de luminosité différentes selon les moments de la journée.[Edit de 2016 : il semblerait que le pass "photographe" n'existe plus...]
Les affaires quotidiennes reprennent ensuite le dessus : récupération des clés de la chambre, recherche d'un repas pour le midi, quelques courses au Wall Mart du coin... On se dirige ensuite vers Horseshoe Bend.
Malheureusement, le soleil couchant n'est pas idéal pour les photos (ou du moins il serait plus juste de dire que n'ai pas su comment m'y prendre), mais le spectacle reste magnifique. J'émets malgré tout une réserve : oui, c'est beau, oui, c'est grandiose, mais je n'ai pas eu d'impression saisissante comme j'ai pu le lire dans de nombreux carnets de voyage... Au risque de passer pour une blasée, je dois reconnaître que, si j'ai bien aimé, je n'ai pas pour autant eu un gros coup de cœur.
La journée a passé si vite que nous n'allons pas pouvoir faire de tour en bateau sur le Lake Powell, par manque de temps. On y jette quand-même un œil...
Images attachées: | | | Jour 9 - Page > Bryce Canyon
Après un petit-dej gargantuesque, nous reprenons assez vite la voiture pour aller en direction du Lake Powell. Nous avions promis à Romane de faire un tour en bateau, nous nous rendons donc sur la marina... D'après le guide que j'avais emporté avec nous, des départs avaient lieu toutes les heures. Raté, la première excursion proposée ne partait pas avant le début de l'après-midi... Sachant que le reste de la journée allait être bien rempli, nous avons donc abandonné l'idée.
La puce a été très déçue, nous un peu moins on doit l'avouer : on avait déjà fait ce genre de découverte du lac il y a quelques années, ça ne nous avait pas emballés.
Nous nous renseignons sur la location de bateau. C'est, comme on s'y attendait, hors de prix. On ne peut pas se le permettre, par contre, pour ceux que ça intéresserait, je pense que c'est le meilleur moyen de découvrir le lac. La dame qui nous a renseignés nous a aussi indiqué la plage la plus sympa pour les enfants, nous y allons donc pour prendre notre pique-nique... Il s'agit de la plage de Lone Rock. Pour y accéder, il faut ressortir du parc de Glen Canyon sur la route 89 en direction de Big Water, Lone Rock est ensuite indiqué sur la droite. La petite tenant à son pique-nique sur le sable, et ne voulant pas le rater, on tourne à droite dès qu'il semble y avoir un accès en bord de lac. On tourne pas mal avant de le trouver, car nous ne pensions pas qu'il était si loin après la sortie du parc... Ne trouvant pas l'accès, on laisse finalement tomber et on prend la route vers Kanab... C'est là que nous finissons par trouver le panneau, allez, hop, pique-nique time !
Il s'agit effectivement d'une immense plage de sable, le cadre est sympa mais on découvre aussi un nouvel aspect de la culture américaine : s'ils pouvaient garer leurs véhicules dans l'eau, je pense qu'ils le feraient. Il n'y a pas de parking à l'entrée de la plage, l'accès est totalement libre et le peu de monde qui profite de l'espace en profite également pour gâcher le paysage. Moins on marche, mieux c'est...
Après un repas rapide en plein soleil (rien n'offre d'ombre sur cette plage), on se dirige vers Big Water. Je croise les doigts pour que l'on puisse emprunter Cottonwood Road... Il faut que le temps soit sec depuis plusieurs jours, que la pluie ne soit pas au RDV le jour J et que la voiture soit assez haute pour que les rangers donnent le feu vert. Évidemment, personne ne vient contrôler l'accès à cette piste, mais il vaut mieux se renseigner au préalable auprès d'eux pour y aller en toute sérénité.
Je me demande un peu où se trouve la Paria Station, car je n'ai pas trouvé d'information très précise sur son emplacement. La question ne se posera finalement pas : nous nous arrêtons au centre d'information de Big Water (très bien indiqué sur la route 89, sur votre gauche), et le ranger qui s'y trouve appelle lui-même ses collègues de Paria pour me donner un feu vert. Il jette un œil à notre voiture, qui n'est pas un 4x4, mais estime qu'il y a cependant assez de hauteur sous le pare-chocs pour qu'on y aille en toute quiétude.
Il nous donne aussi un mini guide, pour nous indiquer ce qu'il faut voir, très pratique.
Ca y est, on y est... c'est parti pour une après-midi de piste assez facilement praticable, du moins si l'on s'en tient à la route principale. Ce qui m'étonne le plus, encore une fois, est la variété de couleurs, de types de paysage en si peu de distance.
Les premiers miles se teintent de rouge et de blanc très francs.
La roche est réellement jaune par moment... Les arbres sont secs et blancs, le ciel est quant à lui magnifique, je suis encore une fois conquise.
Si quelqu'un peut m'expliquer ce phénomène géologique, qu'il n'hésite pas. La roche est littéralement mauve à cet endroit, bien que le contre-jour masque un peu la couleur. On peut imaginer un coquillage géant échoué ici, affuté comme un couteau de chef, planté dans le sol pour intriguer nos yeux, ou faire parler les bavards, au choix. Ce "rocher" doit bien faire 3 ou 4 mètres de haut, et rien autour ne lui ressemble... on ne peut pas le voir de plus près car l'accès est impossible.
A certains endroits, la terre est très escarpée, des pics fleurissent à chaque coin de rue. Ou de piste.
Puis, alors que nous sommes de nouveau sur une plaine, le jaune rejaillit.
Une triple arche...
A 33,8 miles du départ, le guide nous indique qu'il faut quitter la piste principale. Ce que nous faisons... Je ne fais pas toujours la fière au volant, la piste s'avère bien plus difficile que celle que nous venons de laisser.
Pour le coup, on comprend pourquoi le ranger voulait vérifier la hauteur du véhicule... La piste a au moins le mérite de faire rire notre puce car ça secoue dans tous les sens.
Ne voyant pas de point d'intérêt particulier à cette route, et nous demandant très clairement si l'on pourra facilement faire demi-tour, on abandonne dès qu'il y a un peu d'espace pour faire marche arrière. Une grosse pente, que j'avais eu du mal à franchir à l'aller, nous rebute un peu... première tentative de Thierry, on s'enlise. Gloups. Il n'y a strictement personne par ici, la piste principale n'est pas non plus très empruntée, et n'est franchement pas à côté. N'y pensons pas... deuxième tentative, je ferme même les yeux pour ne pas voir le résultat. Oui, je sais, c'est assez stupide, puisque je sens la voiture qui grimpe, qui grimpe, hésite un peu, puis finit par avancer et se retrouver sur le plat. Ouf !
Je n'avais jamais vu ça avant. On nous explique, quand on est petit, comment se forment les montagnes... que ce sont des plaques qui se percutent ou bien qui se superposent. On comprend aisément le principe, en théorie, mais je ne l'avais jamais vu aussi clairement... Ici, on découvre un flanc de colline d'une couleur unie, alors que l'autre dévoile les couches, les strates aux différentes couleurs, parallèles les unes aux autres. Ce phénomène est très visible à plusieurs endroits le long de la piste... C'est vraiment surprenant.
On finit par reprendre la route, Cottonwood Road, c'est fini... Direction Bryce Canyon. On remarque d'ailleurs assez vite, en bord de route, des formations rocheuses qui nous donnent un léger avant-goût de ce qu'on y découvrira...
Comme le GPS n'est pas toujours infaillible, il nous emmène bien au-delà de l'hôtel (voir page Hébergement pour plus d'infos, afin de ne pas reproduire notre erreur) et l'on traverse Red Canyon. Il porte bien son nom, celui-ci, quand on croyait avoir déjà vu la roche la plus rouge possible à Valley of fire, on est encore une fois étonné de découvrir qu'il y a toujours plus grand, toujours plus beau, toujours surprenant... ici, ça sera simplement encore plus rouge. On ne peut malheureusement pas s'y arrêter, mais une promenade ou une rando dans cet espace fait vraiment envie. Ça contraste tant avec le froid qui nous entoure...
Après avoir pesté contre le Tomtom, on retrouve enfin l'hôtel. Je me fais une joie d'y arriver, les descriptifs que j'en avais lus m'avaient donné l'eau à la bouche. J'ai vite déchanté : c'est une usine attrape touriste (voir page hébergement, toujours, pour plus d'infos...). Ce n'est pas grave, on part manger avec nos amis que l'on a retrouvés, et on se régale dans un steakhouse. Le patron, charmant, allait fermer lorsque nous sommes entrés... il nous a pourtant accueillis avec beaucoup de gentillesse.
Vivement demain, j'ai hâte de revoir Bryce Canyon ! | | | Superbes photos et récit bien détaillé !  ça donne furieusement envie d'emprunter la CCR !  les indications sont très claires (le petit passage en terre glaise fait frissonner...) Si des forumeurs sont tentés à la lecture de ton carnet, ne pas hésiter à inclure un saut à Yellow Rock : l'accès est plutôt rapide (1/2 h) et le spectacle à la hauteur ! | Carnets similaires sur les États-Unis: Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 7 266 visiteurs en ligne depuis une heure! |