Korriganelgv · 14 juin 2011 à 9:37 · 190 photos 43 messages · 5 participants · 6 519 affichages | | | | Merci Pierre !
Si des forumeurs sont tentés à la lecture de ton carnet, ne pas hésiter à inclure un saut à Yellow Rock : l'accès est plutôt rapide (1/2 h) et le spectacle à la hauteur ! 
La forumeuse que je suis est en effet tentée à la lecture de mon carnet  , je n'hésiterai donc pas à y faire un tour la prochaine fois ! Dommage de l'avoir loupé en effet. Merci pour l'info ! :) | | | Peu importe le temps mis à terminer les carnets, les paysages de l'ouest sont éternels... A suivre... (sur le mien de l'été 2015 j'ai fait un break de quelques mois pour diverses raisons) Amicalement, Chris | | | Tu as bien fait de continuer, tu nous offres des photos de toute beauté ! Merci Pierre d'avoir demandé ! | | | Merci pour ton soutien Chris ;) | | | Merci beaucoup Peggy ! :) | | | Jour 10 - Bryce Canyon > Mesquite
Ce matin, on ne traîne pas : Bryce Canyon nous attend, alors on file au resto de l'hôtel pour prendre notre petit dej. Première déconvenue, il est payant, et hors de prix si l'on ne prend pas le menu à volonté... sachant qu'aucun de nous ne mange beaucoup le matin, on évite, et pour un café et 3 cuillerées de céréales, on s'en tire pour plus de 10 dollars... Je préfère prendre mon petit dej dans la chambre. On cherche de quoi pique-niquer le midi... Là aussi, l'épicerie qui se trouve dans l'hôtel est encore hors de prix, ce qui peut sembler normal étant donné la localisation, mais là, ça nous semblait vraiment excessif. Les choix étaient en plus très limités, voire repoussants (miam, les sandwiches au jambon rose qui tire sur le gris, avec une épaisseur de plusieurs centimètres...).
Un peu écœurés par l'ambiance générale de l'hôtel, on décide de repartir plus tôt que prévu : on annule la nuit suivante et on refait nos bagages.
Ça ne change rien à la beauté de ce qui nous attend. On file directement jusqu'au sud du parc, au point culminant à un peu moins de 3000 mètres... Il fait froid, la neige entoure la route, mais c'est magnifique. Les couleurs sont telles que dans mes souvenirs, j'adore...
Cette arche à la symétrie parfaite est pourtant naturelle :
Quelques boules de neige plus tard, on redescend. Les cheminées si connues commencent à apparaître :
Encore une fois, le ciel si bleu avec un sol si orange proposent des très jolis contrastes.
Ce qui me surprend particulièrement, à Bryce Canyon, c'est la soudaineté de l'apparition de ces formations rocheuses. C'est très localisé, avant et après, rien ne laisse présager d'un tel paysage.
Je ne me souviens malheureusement plus du nom de ce point de vue, mais cet amphithéâtre est à couper le souffle. J'y serais bien restée plus longtemps, s'il n'y avait pas eu notre puce qui dormait dans la voiture. On a donc du admirer ce déversement de cheminées rouges et blanches chacun notre tour...
Un dernier coup d'œil à ces dégradés qui me plaisent tant... un pique-nique, comment dire, rafraîchissant...
... avant de repartir du les routes, direction Zion.
Très très vite, les paysages changent encore une fois du tout au tout. On se croirait dans les Alpes...
Ah, non, les bisons nous rappellent qu'on est chez l'oncle Sam.
On traverse des nombreux ranchs...
Des biches ont voulu jouer avec nous, elles ont traversé la route juste sous notre nez. Heureusement, aucune voiture n'arrivait en face, Thierry a pu les éviter au prix d'un énorme écart sur la route, l'accident a été évité, ouf ! J'en ai profité pour les suivre, à pied...
Voilà, Zion, nous y sommes. On savait qu'on n'y resterait pas, ce parc est plus adapté aux randonneurs qu'à nous... mais ça reste magnifique, et j'avoue avoir un petit regret de ne pas pouvoir y rester plus longtemps.
On a quand-même le temps de faire jouer Romane à l'aventurière qui suit des pistes...
... coup de chance, elles mènent à bon port !
Une arche en formation, si vous êtes très patient, un peu magicien et surnaturel, peut-être aurez-vous la chance de suivre son évolution. Ça sera sans nous (bizarre, non ?), on repart direction Saint Georges.
Comme la route avance bien, on décide finalement de pousser jusqu'à Mesquite, l'annuaire Best Western nous indiquant qu'un motel avec petit dej nous y attend. Oui, sauf que cet hôtel est complet ! Gloops...
Comme c'est la première ville dans le Nevada quand on arrive de l'est, il semblerait que les joueurs s'y précipitent. Ce n'est qu'une suggestion, mais c'est la seule raison que nous ayons trouvée pour expliquer un tel monde... Ailleurs, les hôtels étaient toujours à moitié vides, ici, pas du tout !
Bref, on se retourne sur un hôtel immense qui ne paie pas une mine... j'appréhende un peu... l'ambiance Casino miteux et enfumé est bien là. De toute façon, on n'a pas le choix, il leur reste des chambres, et il n'y a rien d'autres aux alentours ! Alors on y va. Ce fût une très bonne surprise : la chambre était est très bon état, propre, calme, non fumeur... De quoi s'endormir sans souci jusqu'au petit matin. | | | Avec plaisir, j'ai eu aussi l'occasion de voir Bryce sous la neige, et c'est encore mieux qu'en été. Je n'ai pas retenu le nom de l'hôtel mais si vous étiez au Ruby's Inn c'est vrai que c'est un peu usine (depuis il y a d'autres hôtels beaucoup mieux aux alentours). | | | Oui, j'ai adoré Bryce sous la neige ! D'autant plus que je ne m'y attendais pas, nous étions en avril 
De mémoire il me semble bien que c'était au Ruby's Inn que nous étions... Mais la dernière fois que nous y sommes allés (été 2015), nous avons logé à Tropic, ce qui est à mon sens mieux à tout point de vue. Mais à l'entrée du parc, c'est vrai qu'il y a d'autres choix que les BW... | | | Jour 11 - Mesquite > Las VegasCui-cui... cui-cui-cui... Oh, tiens, des oiseaux. Beaucoup d'oiseux. C'est bizarre, je pensais qu'on était en "plein" désert, dans un hôtel plutôt bétonné sans verdure... J'ouvre un œil, puis deux : je confirme, nous sommes bien dans le Nevada, l'hôtel dans lequel on a passé la nuit n'est pas non plus une référence en terme de végétation luxuriante, et pourtant, ce sont bien les oiseaux à foison qui nous réveillent. C'est plutôt agréable ! On file prendre un petit déjeuner dans le resto de l'hôtel. La serveuse n'en revient pas que l'on demande des œufs sur le plat, nous a demandé plusieurs fois si l'on savait ce qu'étaient les "sunny-side up eggs" et nous a fait répéter à notre tour qu'on aimait bien ça. Au retour, Romane nous demande d'aller à la piscine... Dans le genre féérique luxueux, on repassera : la piscine se trouve au milieu des immeubles du complexe hôtelier, entre les voitures : en plein milieu du parking. Mouarf, après tout, pourquoi pas, on se fiche pas mal du cadre, une eau rafraîchissante ne nous ferait pas de mal et il est important de lui faire plaisir aussi ! Au passage, je remarque notre prochaine voiture, dommage qu'on ne puisse pas la ramener à la maison car elle nous amuse beaucoup.
On repart donc pour Las Vegas. On retourne comme prévu à Valley of Fire, cette fois en pleine journée. La roche est pleine de bulles, il est difficile de savoir si c'est le jeu de l'érosion ou si ce sont des bulles d'air qui ont été emprisonnées dans de la lave...
On voit très bien aussi les stries...
Un peu plus loin, la pierre se transforme et on oublie les bulles, les formes surprenantes. Là, ce sont les couleurs dégradées qui impressionnent... du rouge, du rose, du orange et du blanc...
A l'opposé de certains dégradés, à d'autres endroits la rupture entre le brun et le blanc cassé est brutale !
Allez, un dernier coup d'œil avant de repartir sur les routes.
Je me demandais si la route qui longe le Lake Mead en valait la peine... On a testé pour vous ! Et un peu pour nous aussi. On reprend donc la route 169 "Northshore road". Autant le dire tout de suite : aucun intérêt. Elle n'est pas moche, c sûr, mais on n'y aperçoit que très très peu, de loin, le lac, et elle n'apporte rien de plus à tout ce qu'on a déjà pu voir les jours précédents. Elle est facile (comme toutes les routes ici) mais longue, je n'en profite pas du tout et commence à en avoir assez de la voiture, toujours la voiture... Ce moment allait arriver, c'est normal, je le savais, et bien ça y est, il est là. Vivement qu'on arrive à Vegas !!! Là, je sature un peu. En plus, le sable envahit l'air qui nous entoure, on se demande dans quelles conditions on va retrouver Las Vegas. Dans une tempête de sable, ça n'est pas très attirant. Arrivés sur la ville, le sable se repose peu à peu. Finalement, on arrive à l'hôtel sous un ciel mitigé mais tout compte fait dégagé... On découvre notre chambre dans le Luxor ; elle est tellement spacieuse, Romane a tellement envie de rester dans la chambre juste pour jouer, je sature tellement de la route à ce moment-là et j'ai tellement envie de permettre à Thierry de profiter de cette ville qu'on a toujours plus ou moins zappée lors de nos venues antérieures, que l'on décide de modifier notre planning pour y rester une nuit de plus. Je me motive donc, et je décide de jouer le jeu de cette ville extravagante : on arpente les rues, enfin, plutôt le Strip, ce soir, à la recherche du MnM's store. Trouvé ! Il y a vraiment de TOUT à l'intérieur, tous les objets de taille réduites sont déclinés à l'effigie des MnM's.
On en trouve de toutes les couleurs, à tous les goûts, il y en a même avec des amendes qui ont remplacé les cacahuètes. Miam !
Et si vous en voulez avec un message personnalisé, la machine est là pour vous... On trouve le même service sur le net, sur le site MnM's, pas besoin d'aller si loin pour avoir ses propres bonbons chocolatés !
La puce est ravie de se promener dans la ville, la nuit, on en profite encore un peu avant d'aller enfin se coucher.
| | | Jour 12 - Las Vegas Allez, c'est décidé, on n'aura pas modifié notre planning pour rien : aujourd'hui, je joue le jeu Las Vegas, pour que cette journée soit agréable à ceux à qui la ville plait. Comprendre à Thierry qui aime voir des hôtels étonnants, et à Romane qui peut enfin sortir autrement qu'entourée de cailloux. On commence par prendre un petit dej gargantuesque au resto More du Luxor. On nous a dit (ou plutôt on a lu) beaucoup de bien de ce buffet, soit disant de renommée internationale, donc on choisit de prendre le forfait pour la journée complète. Le petit dej nous surprend par la variété de ce qu'il propose, dans le genre très complet, il s'impose. J'ai particulièrement apprécié le fait qu'on puisse y manger des fruits, des vrais bien que surgelés, comme des rhamboises comme dirait ma fille... Par contre, pour la qualité, rien d'exceptionnel ! Ça reste un buffet de cantine, sans plus. Autant lâcher le morceau tout de suite, le reste de la journée confirmera notre impression : beaucoup de choix, certes, mais qualité quelconque qui ne vaut pas spécialement la peine de s'y arrêter. Après les restos que l'on a pu tester au Circus Circus, qui, eux, valent carrément la peine de ne surtout pas s'y arrêter, on se demande si les fameux repas excellents renommés et pas chers existent à Vegas... Nous ne sommes peut-être pas allés où il fallait. J'ai lu des conseils sur des repas succulents, mais à prix très élevés... Bref, on se rend ensuite au Circus Circus, pour y voir les manèges que l'on n'avait pas pris le temps de faire lors de notre première visite (on avait bien gardé les "passeport resort" qui donnent des accès gratuits à certaines attractions). Là, grosse déception... Ça fait cradoc, c'est super bruyant, mais, surtout, notre puce (3 ans, un peu plus de 90 cm) ne peut rien faire ou presque car elle est trop petite en taille ! On repart donc avec un petit goût d'amertume en se disant que la suite ne pourra être que mieux. On croise au passage le couple d'amis, totalement par hasard, dans le hall du l'hôtel... Cela fait deux fois qu'on se rencontre par hasard, alors que les fois où l'on essayait de se fixer RDV, c'était toujours un peu compliqué (on ne recevait pas les textos des uns et des autres, alors on se contactait par mail... mais nous n'avions pas toujours accès au net).
Nous sommes au troisième étage, ils ont reconstitué Venise à leur manière : la place Saint Marc, le Palais des Doges, le pont des soupirs, les gondoles, tout y est... Les bâtisses vénitiennes en carton-pâte créent une illusion qui, à défaut d'être belle, est au moins fascinante et me rend nostalgique de notre voyage en amoureux dans cette belle cité. Le ciel que l'on voit ci-dessus, c'est le plafond... Eh oui, ces immeubles plutôt travaillés ne sont qu'un décor à l'intérieur d'un étage ! Pour le tour de gondole, on repassera, on ne compte pas mettre 3 fois 16 dollars pour 2 minutes sur l'eau.
Thierry était curieux de voir ce qu'ils avaient fait de Paris au Paris. C'est un curieux mélange entre vision médiévale et Belle Époque, avec la particularité d'ajouter des "la", "le", "les" à tort et à travers, à tous les noms de lieux ou de magasins. Exemple : "Le boutiques de luxe".
Il est parfois difficile de savoir, dans ce contexte de jeu pourtant luxueux, si les noms sont donnés pour "faire parisien" auprès des touristes, ou bien s'ils ont été choisis avec une pointe de dérision : mélange entre termes français qui n'ont rien de classe dans un contexte de pseudo luxe. Exemple : "Le salon des Tables", ou bien "vin de table" annoncé fièrement à l'entrée d'une auberge. A vous de chercher les autres, il y en a de bien plus amusantes, que je n'ai pas relevées ici.
Mon ami Gabi est le resto à la française de l'hôtel, qui est face au Bellagio. En dehors des serveurs habillés comme dans une belle brasserie, la carte ne me semblait pas particulièrement franchouillarde...
Mine de rien, ça prend du temps d'admirer toutes ces babioles inutiles. Et, surtout, c'est très bruyant, c'est assommant, et je ne crois pas mentir en disant qu'on en a tous un peu marre. Quand on joue le jeu, finalement, Las Vegas, ça a des côtés marrants... Mais on se lasse vite de jouer le jeu ! Ce qui est quand-même un comble dans LA ville du jeu par excellence. D'ailleurs, en parlant de jeu... nous n'avons pas joué un seul cent là-bas ! Ça ne nous a même pas effleuré l'esprit. Lors de notre première venue, nous nous étions fixé 5 dollars par personne... on a dû jouer 2 dollars à deux. Je n'aime pas ce qu'est la ville de Las Vegas, j'avais des préjugés qui se sont pour la plupart avérés justes... Mais je m'attendais à une ambiance particulière, festive, à une certaine effervescence que je n'ai finalement jamais trouvée sur place. Pour moi, en faisant un effort, j'ai pu trouver un semblant d'intérêt à cette ville, mais j'avoue que le jeu n'en fait vraiment pas partie. Les salles de machines à sous sont lugubres, tristes à souhait... D'ailleurs, avec un enfant, nous n'avions pas le droit d'y rester sans qu'on nous demande de nous éloigner. C'est amusant, ça... pour nous rendre dans nos chambres, nous étions obligés de passer par la salle des machines à sous... C'est ce genre de petites choses anodines qui montrent que nous n'avons définitivement pas la même culture. Faire des lois, les faire appliquer tout en les détournant de manière aussi flagrante, j'adore. Après un dernier repas avec nos amis au More, qui ne restera pas inoubliable lui non plus, on s'endort, contents de reprendre la route demain, de retrouver le calme de la nature et la variété des paysages. Et puis, après la Vallée de la Mort, notre ville fétiche nous attend... Images attachées: | | | Jour 13 - Las Vegas > Death ValleyVoilà, ça y est, on quitte Las Vegas pour rejoindre la Vallée de la Mort. De mon premier voyage aux USA, il m'est impossible d'établir un ordre de préférence des lieux visités... Mais si je devais absolument faire un top 3, Death Valley en ferait partie. Avec San Francisco, Antelope Canyon et Bryce. Ah, ben vous voyez, c'est raté, j'ai déjà dépassé les 3... Surtout que j'aurais aimé inclure Arches... Enfin, tout ça pour dire que je suis ravie ce matin de me diriger vers cette immense plaine.
On attaque par Dante's view, qui donne un beau panorama sur le lac salé (asséché, bien sûr). Comme c'est en hauteur et qu'il y a du vent, on ne se rend pas trop compte de la chaleur, et cette immense étendue de sel fait davantage penser à de la neige, chose que l'on pourrait trouver surprenante ici, au deuxième endroit le plus chaud de la planète... Pas tant que ça, finalement : la première fois que nous étions venus, on avait effectivement eu de la neige ! J'y croise un américain qui voyage seul, à moto. Très sympa, il me demande si je suis française (ça change des gens qui me croient allemande), on discute un peu et il m'explique qu'il est venu il y a quelques mois en France, pour visiter Paris et les châteaux de la Loire. Il a le même appareil photo que moi (un réflex Canon), mais ne sait pas du tout s'en servir : il n'utilise que le mode préprogrammé générique, sans même passer par les modes préprogrammés "portrait", "paysage", etc... Je ne prétends pas bien connaître mon appareil, loin de là, mais j'ai quand-même essayé de lui expliquer 2 ou 3 toutes petites choses, il était ravi. Après lui avoir montré comment forcer le flash à se déclencher, il me précise que, selon lui, les "américains sont comme ça", ils ont des appareils sophistiqués mais ne savent pas du tout comment ils fonctionnent. Je ne sais pas ce qu'il en est réellement... N'empêche, j'ai beau savoir comment forcer le flash pour éviter certains contre-jours, je suis incapable de sortir des photos sympa avec une telle luminosité : je ne sais pas si c'est la poussière ou la chaleur qui veut ça, mais l'atmosphère est partout voilée.
Nos chemins se séparent, pour se recroiser à Zabriskie point, quelques miles plus loin. Je suis encore une fois étonnée par ce voyageur solitaire. Comme la très grande majorité des gens rencontrés ici, il est vraiment très agréable, d'une grande gentillesse. Je lui demande alors s'il va aller à l'est de Las Vegas (où il se rend le soir même) pour voir les parcs nationaux, ce à quoi il me répond qu'il n'en a pas le temps, qu'il doit rentrer chez lui à LA le lendemain. Jusque-là, ça se comprend, mais le plus étonnant est qu'il ne connait pas les noms de ces fameux parcs, ni ce qu'ils cachent ! On parle donc un peu de ce que je connais si mal et ça semble beaucoup l'intéresser. Cette fois, la chaleur est très présente, et j'admire son courage de conserver son épaisse combinaison de motard sans même l'ouvrir à chaque point d'arrêt ! Je croise ici une petite famille : un couple de suisses avec leur fille de 7 ans. Eux, par contre, connaissent très bien les parcs, puisqu'ils traversent les Etats-Unis d'est en ouest pendant... trois mois ! Quelle chance de pouvoir partir si longtemps... Ça donne des idées pour d'autres années. Dommage que nous devions repartir les uns et les autres, j'aurais pu rester des heures à écouter leur récit de voyage et à échanger sur diverses destinations. Encore une fois, je me demande toujours pourquoi il est si agréable, facile et spontané de partager avec des inconnus à l'autre bout du monde, alors qu'ici la vie quotidienne nous rattrape, sans que personne ne prenne le temps d'avoir cette ouverture sur ceux qui nous entourent. C'est comme ça...
Artists' drive, une palette géante aux couleurs variées.
On se dirige vers le nord pour rejoindre notre hôtel à Stovepipe Wells. Une déclinaison des tons bruns s'offrent à nous, les lignes droites infinies aussi... Malgré la beauté du site, je dois avouer que je reste un peu sur ma faim et dubitative : je ne retrouve pas les sensations de notre première visite à Death Valley. Peut-être est-ce à cause de la chaleur écrasante - qui n'est rien en comparaison de celle qu'il y aura cet été : 35 petits degrés Celsius... Peut-être aussi à cause du monde. Je n'ai pas retrouvé le sentiment d'immersion dans un total désert, la solitude, le fait de sentir minuscule face à la nature, et l'humilité que cette escapade nous impose, que j'avais découverts avec joie la première fois.
Ça reste beau malgré tout, je suis ravie d'être ici. Nous découvrons notre hôtel : il est perdu, seul, sur la route. Rien à voir avec Furnace Creek, et tant mieux : dès les premières minutes on adore l'ambiance qui se dégage de ce lieu. Si l'on omet l'accueil peu amène du réceptionniste, cet endroit semble familial, bon enfant, très agréable. Les chambres sont sommaires, mais confortables... On se permet même une petite tête dans la piscine (très) fraîche en pleine nuit, avant de manger nos fameuses nuddle soups sur une terrasse qui appellerait presque à faire des barbecues. Il est rappelé partout qu'il faut prendre soin de l'environnement, qu'il faut consommer peu d'eau, ici, on est dans le désert. Il y a même un minuteur dans la douche pour nous inciter à ne pas dépasser 5 minutes... très bonne initiative, en total décalage avec la piscine (appréciée) de l'hôtel et les clims mises à fond dans toutes les chambres alors qu'il fait désormais 20°C maxi ! Nous sommes d'ailleurs les seuls à ne pas l'utiliser, comme souvent depuis que nous sommes ici... | | | Jour 14 - Death Valley > FresnoOn se lève à Death Valley. Comme on aime l'ambiance du motel, on y reste un bon moment, j'en profite pour écrire mes cartes postales, par exemple. On va ensuite jeter un coup d'œil aux dunes de sable qui se trouvent à côté. Il faut déjà chaud, le soleil tape et on sort la crème pour s'en barbouiller... Romane aimerait jouer longtemps encore, mais avec un tel soleil je préfère écourter cette sortie.
Le ciel est intense, je ne crois pas en avoir déjà vus de pareils en France.
Allez, on repart en direction de Lone Pine parce qu'on va finir par manquer de carburant. Une dernière photo d'un ciel presque surréaliste...
En quittant Death Valley, on trouve une chaîne de montagne. On la voyait sur la carte, bien sûr, mais c'est la première fois que je découvre, visuellement parlant, la notion de chaîne. Une ligne enneigée se dessine sous nos yeux, qui se détache très clairement du reste du relief...
Il est midi passé, l'heure ne favorise pas les photos : trop de contraste, ce qui est dommage car Lone Pine est une petite ville assez sympa, typiquement américaine comme on les imagine dans nos clichés les moins inventifs. Magasins et bars aux allures de saloon avec des devantures en bois sont répartis autour d'une seule route, motards en Harley par paquet, un coin agréable où il serait bon de s'arrêter pour une halte d'un soir.
Nous n'y ferons que manger, la route nous attend...
Pour rejoindre Fresno, on décide de passer par le Lake Isabella (route 178 puis 155). La route est agréable, on longe le lac et une fois encore, on découvre toutes les caravanes qui sont au bord de l'eau. Plus au bord, ce n'est pas possible, ça s'appellerait des bateaux... C'est étonnant de voir cet entassement sur toute la longueur de la côte.
Un peu plus loin, on découvre une coulée verte. C'est la mode, chez nous, d'appeler coulée verte le moindre espace de verdure... Là, au milieu des montagnes, on a vraiment l'impression que les arbres se sont déversés à perte de vue, juste au pied des montagnes sans pour autant les envahir, comme un gigantesque tapis vert qui se déroulerait à l'infini. "Coulée" verte serait vraiment le terme adéquat...
Plus tard, le paysage change de nouveau, on retrouve des sommets plus proches de ce que l'on peut rencontrer dans nos massifs : c'est vert, rocailleux par endroit, dégarni, une petite rivière à torrents coule en contrebas... C'est encore une fois agréable, pas franchement dépaysant par rapport à nos habitudes locales, mais franchement dépaysant par rapport à tout ce qu'on a déjà vu jusqu'ici. De nombreuses aires de pique-nique sont installées sur cette route, ce qui nous permet de prendre un goûter au son des oiseaux au bord de l'eau.
Suite et fin de la route sans grand intérêt. On arrive à Fresno de nuit, avec un hélico qui projette un sport lumineux au sol et qui tourne au-dessus de nous, des sirènes qui hurlent à tout rompre, on ne s'entend pratiquement pas parler. Ambiance... Ça se calme assez vite, on mange tranquillou avant de dormir paisiblement. | | | Merci pour les photos et le récit : on s'y croirait !  Je ne trouve pas que tes photos à Death Valley soient voilées...  As-tu déjà testé un filtre polarisant ? (je te conseille celui d'Amazon-basics : peu cher et très efficace !)Je te rejoins complètement sur la non-utilisation de la clim' !  La première chose que je cherche à faire en arrivant dans ma chambre d'hôtel : ouvrir la fenêtre !  Heureusement, dans les vieux motels c'est encore possible...  Vivement San Francisco ! | | | Hello Pierre,
Merci pour les photos et le récit : on s'y croirait ! 
Merci ! 
Je ne trouve pas que tes photos à Death Valley soient voilées... 
Oui mais c'est parce que je les ai sélectionnées et retouchées pour plus ou moins faire disparaître ce voile 
As-tu déjà testé un filtre polarisant ?  (je te conseille celui d'Amazon-basics : peu cher et très efficace !)
Oui, j'ai un filtre, mais il ne s'adapte que sur un seul objectif (j'en ai 4), et le voyage datant de 2011, j'avoue ne plus du tout savoir ce que j'avais / utilisais à l'époque... Le filtre est efficace contre l'effet "voile" lié à la chaleur ? Je crois avoir essayé récemment, mais sans succès...
Je te rejoins complètement sur la non-utilisation de la clim' !  La première chose que je cherche à faire en arrivant dans ma chambre d'hôtel : ouvrir la fenêtre ! 
Ouais, "ils sont fous ces Américains !"  Je ne peux que reconnaître l'intérêt de la clim dans certains cas, mais je trouve qu'elle est utilisée à outrance (non mais refroidir des chambres vides - je ne veux même pas dire que les clients sont se sont absentés, mais simplement que les chambres ne sont pas attribuées - alors qu'il ne fait même pas chaud dehors, ça me dépasse) ! Tu me diras, ça fait partie d'un tout, la clim n'est pas le seul point excessif là-bas, mais ce n'est pas un scoop. Quant aux fenêtres, il m'arrive de choisir les hôtels en fonction de ça ! ^^
J'attaque de ce pas l'arrivée sur SF... Bon allez je spoile un peu : j'adore cette ville ! Seul regret : ne pas avoir pu la redécouvrir à pied (pitchoune trop petite qui déteste marcher), c'est quand même comme ça que je préfère visiter San Francisco, et de loin ! | | | Jour 15 - Fresno > San Francisco Au petit matin... euh, pardon, une fois qu'on est prêts, on quitte rapidement Fresno pour se diriger vers la tant attendue San Francisco. On y arrive pour le repas de midi... On découvre une chambre immense, qui nous fait d'emblée hésiter sur le nombre de nuits à passer à SF. Non, nous n'envisageons pas de rester juste pour l'espace de la chambre... Mais l'envie de se poser, une fois pendant le voyage, de sortir les affaires de nos valises, de "s'installer" se fait sentir. Et on connait la ville, on sait qu'on n'y tournera pas en rond... Los Angeles nous attire moins. En plus, il fait moche, alors on espère, en restant plus longtemps, attraper quelques rayons de soleil avant notre départ. Alors c'est décidé, nous resterons 5 nuits, contre 3 prévues au départ... Une fois les appels et mails envoyés à droite à gauche pour modifier notre parcours, on cherche un endroit où manger. On atterrit dans le seul truc encore ouvert à 15h tout près de l'hôtel : on aurait mieux fait de pousser un peu plus loin notre découverte du quartier ! C'était mangeable, mais vraiment cradoc, et pas agréable du tout. On servait les américains avant nous, simples touristes... Nous avons attendu trè (èèè)s longtemps avant de pouvoir, enfin, grignoter quelque chose. Quand l'addition arrive enfin, je m'aperçois que ma salade Cesar, dont le poulet est, à ma connaissance, l'ingrédient majeur, me coûte 9 dollars, auxquels on ajoute 3 dollars de supplément pour le poulet. Hum... enlevez le poulet à la salade césar, il reste... quelques feuilles de laitue et 2 grammes de gruyère râpé. A 9 dollars, je pense qu'ils rentrent dans leurs frais ! Bienvenue à SF, pauvres pigeons, venez manger mon poulet. Non, merci... Après une vraie sieste dans un vrai lit (quel luxe), après quelques courses, nous décidons de marcher jusqu'au Fisherman's Wharf. On redécouvre The Cannery, univers de briques (tant pis pour vous, j'en mets quand-même une photo, j'adore les briques) désert en ce dimanche.
En ressortant, fin de weekend oblige, l'ambiance est animée et presque festive. On trouve une collection de voitures qui en font rêver certains, avant de poursuivre notre chemin, une glace à la main.
En rentrant, on tombe nez à nez avec un cable car vide... Les aiguillages sont manuels, apparemment.
La pluie et la nuit arrivent, on attendra donc un autre jour pour tenter de monter dans ces sortes de roulottes câblées ! D'autant plus qu'on a raté de peu l'heure de fermeture du bureau de vente des tickets.
Le gripman, lui, par contre, on ne peut pas le rater.
| | | Jours 16 à 19 - San FranciscoPremier objectif ce matin : trouver un parc. Quoi, comment, un parc ? Mais on n'a fait que ça depuis le début, et puis là, en ville, c'est peut-être pas très adapté... Oui mais non, je parle d'un parc pour enfants, pas d'un parc national. Je compte bien profiter de l'effet citadin pour que Romane puisse, elle aussi, s'éclater à sa manière. On prend donc la voiture pour se rendre au Golden Gate Garden. En chemin, on passe devant ce qui semble être une boulangerie, qui porte le doux nom de La Boulange. Il faut savoir qu'à ce stade du voyage, j'en ai plus qu'assez, marre marre marre de la bouffe locale. Les frites McDo ou des salades Cesar du midi, les nuddle soups de nombreux soirs, et les compotes trop sucrées du matin ont eu rapidement raison de mon "ouverture" culinaire. Alors, rien que la devanture bleue et le nom évocateur de cet endroit me font crier "Stop, arrête-toi !". On n'a rien à perdre, je m'attends un peu à une grosse arnaque, je suis sûre qu'à l'intérieur, je trouverai des brioches insipides en forme de croissants pour toute viennoiserie... Mais j'en ai tellement assez que je tente le coup.
J'ai bien fait : étonnamment, ils n'y font pas de croissant, mais on trouve par contre des croissants aux amandes et des pains au chocolat, qui, très sincèrement, n'ont rien à envier à de très nombreuses boulangeries françaises. Je n'irai pas jusqu'à dire que ce sont les meilleures viennoiseries que je n'aie jamais mangées, mais elles sont tout à fait honnêtes, et dégustées avec beaucoup de plaisir ! Je prends aussi au passage des jus d'orange frais, un vrai délice ! Ça fait du bien. Je remarque que l'on peut manger sur place, qu'ils ont une carte assez intéressante en ce sens que l'on y trouve des fruits et des légumes, tout ce qui nous fait rêver aujourd'hui... De retour dans la voiture, presque hystérique, je fais part de ma découverte à ceux qui m'avaient attendue, armée de mon pain au chocolat pour Romane, d'un vrai café pour Thierry et d'un croissant aux amandes pour moi. C'est sûr, on y reviendra, et ce petit détail qui a pourtant son importance fait que je commence la journée d'excellente humeur. infos pratiques : La Boulange est en fait une chaîne de boulangerie à San Francisco. Il y a donc plusieurs magasins dans la ville, mais nous allions à celle qui se trouvait à Union st @ Laguna St, parce qu'il était facile de se garer dans les rues adjacentes à Union st. On peut manger sur place ou à emporter, les prix sont tout à fait abordables pour la ville et la qualité de ce qu'on l'on y mange. Ils proposent plusieurs tartes et quiches aux légumes, des toasts au saumon fumé par exemple, du vrai pain, des desserts sympas, bref, un vrai petit plaisir. Et, petit plus : les condiments, les accompagnements sont en libre-service. On trouve donc toute la confiture que l'on veut, les cornichons, le miel, le sucre, le sel et ainsi de suite... mais aussi... du Nutella à volonté !
Après cette parenthèse gustative, on arrive enfin au Golden Gate Garden. On y trouve une aire de jeux très sympa, notre fille s'éclate malgré la pluie. Je discute avec un couple dont le petit garçon a 18 mois. Encore une fois, ils sont d'une gentillesse incroyable, très avenants et sympathiques. Lui était psychologue, elle chimiste, et l'échange était intéressant... J'ai vraiment perdu beaucoup de mon niveau d'anglais, et j'enrage de ne pas pouvoir dire tout ce qui me passe par la tête avec aisance... Je n'ai pas l'impression d'avoir perdu en compréhension, mais ce qui m'exaspère le plus, c'est d'entendre mes fautes quand je parle. Avant, j'en faisais forcément, mais je ne m'en rendais pas compte : c'était des fautes par manque de connaissance, par manque de savoir. Là, il est incroyable d'entendre le nombre d'erreurs que je peux faire à la minute, des fautes très grossières qui m'horrifient alors même que les prononce... Il va peut-être falloir à songer à me remettre sérieusement à l'anglais, un jour...
Le Golden Gate Garden est très grand, il me rappelle très clairement le bois de Vincennes, en plus aménagé. On y découvre le jardin japonais. Nous avions pour projet, au départ, de partir au Japon, en amoureux. Personne n'ayant pu garder notre fille pendant une bonne semaine, on s'est finalement décidés à partir tous les trois aux Etats-Unis. Finalement, nous avons eu de la chance : si nous avions organisé un circuit au japon, nous aurions dû tout annuler à cause du tsunami et de l'incident nucléaire qui ont eu lieu quelques jours avant notre départ. J'apprécie donc d'autant plus cette toute petite escapade japonaise, non sans penser au drame qui s'est déroulé là-bas.
Malgré la pluie, le jardin typiquement japonais (du moins d'après ce que j'ai pu en voir à Tokyo) est une jolie parenthèse.
infos pratiques : bien se renseigner sur les horaires et les tarifs avant d'y aller, car certains créneaux sont gratuits. De mémoire, mais ça date, il me semble qu'il y a le mercredi matin à l'ouverture, et le vendredi. A vérifier, mais dans tous les cas, c'est le matin, pendant la première heure d'ouverture.
Plus tard, nous décidons d'aller au Pier 39, en fin d'après-midi. Au passage, je remarque qu'il y a des peintures murales un peu partout, qui valent ce qu'elles valent, mais il n'est vraiment pas rare d'en trouver.
Toujours sous la pluie, on arrive sur le quai...
Romane adore les otaries, mais surtout le bruit qu'elles font : un boucan d'enfer !
Le manège du Pier 39 ravit Romane, on est contents de trouver enfin des choses réellement adaptées à son âge. Je trouve des babioles à ramener et à offrir... Cet endroit est le lieu par excellence d'attrape touristes, on se croirait presque dans la rue Rivoli avec ses boutiques de souvenirs de piètres qualité. Mais ça ne nous dérange pas, après tout, on est touristes ! Ici aussi, on trouve des bars à oxygène... Je n'ai pas encore compris l'intérêt, mais c'est amusant.
Le lendemain, première partie de la 49 miles scenic drive. info pratique : ayant lu à plusieurs endroits que les panneaux indiquant cette boucle étaient parfois manquants, et qu'on s'y perdait souvent, on a préféré utiliser le GPS. On trouve sur le net les fichiers nécessaires à leur chargement... A cette occasion, on a découvert un utilitaire en ligne qui permet de convertir un itinéraire GoogleMaps en itinéraire pour Tomtom. Voici tous les liens : San Francisco : 49 miles scenic drive. La carte. San Francisco : les autres docs. San Francisco : les murs peints de Mission. TomtoMax : permet de générer un itinéraire pour Tomtom à partir d'un itinéraire GoogleMaps.
Toujours sous la pluie, on y découvre des mélanges de styles...
L'académie des arts...
Pour les familles bucoliques, au Golden Gate Garden, on peut faire des tours de barques, ça change de la ville, de la route ou des roches !
San Francisco, vue depuis Twin Peaks. Les nuages, au fond, couvrent de plus en plus l'horizon, puis la ville... On n'aperçoit qu'un tout petit morceau du Golden Gate Bridge, on se demande si l'on pourra le voir dans son ensemble avant notre départ. De cet endroit, même si ça ne saute pas aux yeux sur cette photo, on remarque que la ville est essentiellement constituée de petites maisons carrées, dispersées un peu partout... Partout, en dehors du centre d'affaires, les maisons sont les mêmes : nous sommes entourés de cubes. | | |
Les couleurs nous réchauffent le cœur, malgré le temps maussade.
China Town a ceci en commun avec notre 13e : on y parle chinois ou d'autres langues asiatiques, c'est très animé, et, désolée si j'en choque certains, mais ça fait vraiment cradoc !
Par contre, le quartier (très délimité, sur une surface restreinte) est réellement typé asiatique. Contrairement à chez nous, on y découvre des pagodes et des temples qui ne laissent aucun doute sur leur origine.
Petit clin d'œil à l'une de mes sœurs, fan de lampadaires !
Le fameux cable car... On a eu la chance inouïe d'arriver à la station la plus courue (Market / Powell), en pleine journée, alors qu'elle était vide. A tel point qu'on a cru à une grève des cable car ! Par chance, c'était aussi la ligne qui nous ramenait près de notre hôtel. Hop, on ne se fait pas prier, on monte dedans dès qu'il arrive...
On s'assoit à l'avant ; les sièges sont à l'extérieur, perpendiculaires à la route, alors Romane a un peu peur que les voitures nous roulent dessus. Elle observe attentivement ce qui se passe autour... Et finit par s'accoutumer et par apprécier ce "manège" grandeur nature. Mine de rien, ça grimpe bien, ces petites voiturettes... Accrochées à leur câble sous terre, elles nous font traverser la ville assez vite.
Les jours passent, et je ne retrouve pas l'ambiance qui nous avait tant plu lors de notre première venue. Cette ambiance bon enfant, presque campagnarde, aérée, enjouée et ensoleillée... Une ville agréable à dimension humaine. San Francisco n'est pas désagréable, nous sommes contents d'y être, mais la ville qui nous avait fait littéralement flasher la première fois se dévoile sous un autre jour cette fois-ci. Je ne sais pas quels mots employer exactement, elle semble moins accueillante, plus froide... A quoi est-ce dû ? Est-ce la période qui veut ça ? Quoi qu'il en soit, ça reste tout de même une ville étonnante et agréable, et je suis ravie d'avoir prolongé notre arrêt pour profiter des derniers jours...
On le sait, mais c'est toujours impressionnant de voir comme les rues sont en pente...
Un sacré dénivelé.
Au Fisherman's Wharf, la visite des bateaux est agréable.
Finalement, on a pu avoir le Golden Gate dégagé ! Le beau temps est de retour... Les câbles qui le constituent sont assez longs pour faire 2 fois le tour de la Terre !
Seven painted ladies, maisons victoriennes, sur un fond de buildings modernes, à côté d'Alamo square.
| | | Le dernier jour, j'avais très envie de voir les murals, dans le quartier de Mission. Je ne regrette pas le déplacement, il y en a de toutes sortes, partout. Certains transmettent un message (sur le thème du sida, de l'immigration, des femmes), d'autres sont plus légers ou plus enfantins.
Women's building : immeuble entièrement peint, par des femmes, représentant des femmes de tous les horizons, pour les femmes.
infos pratiques : Balmy Alley, la rue peinte dans sa totalité, n'apparaît pas sur la plupart des plans de la ville car c'est une petite rue transversale. Voici son emplacement . Womens' building : la carte. Bikeway : le plus grand mural de SF. la carte (entre Market St et Church St, sur Duboce St) El emmigrante : à l'angle entre la 23th St et Shotwell St. la carte Notre dernière journée à San Francisco s'achève, avec la sensation d'avoir vu la majorité de ce que l'on voulait faire, d'avoir retrouvé un peu l'ambiance qu'on était venu y chercher, sous un beau soleil. | | | Jour 20 - San Francisco > San Luis Obispo Pour équilibrer les choses, alors que la page précédente était très chargée en photos, ici il n'y en aura aucune. A notre réveil, je jette un œil à mes mails. Grosse surprise : nos amis qui ont un peu d'avance sur notre parcours nous informent que la route 1 est fermée juste après Big Sur... Ils ont dû faire demi-tour, revenir sur leurs pas et se "perdre" dans la montagne. Au final, trois heures de route qu'ils semblent ne pas avoir regrettée, mais qui allonge considérablement l'étape ! La route côtière est donc à exclure, a priori, pour nous. Je suis d'autant plus contente d'avoir privilégié San Francisco au détriment des dernières étapes, vu qu'elles ne nous apporteront finalement rien de passionnant... Adieu la côte magnifique, adieu les couchers de soleils sur le Pacifique, adieu Big Sur, les cascades, la route à flanc de montagne qui se jette dans l'eau... Il faut être clair, maintenant, on retourne à LA pour récupérer notre avion, c'est tout. Prenant note, on se dépêche de prendre un dernier petit dej à notre très appréciée Boulange avant de filer sur Monterey. La route n'a rien d'exceptionnel jusque-là... Une fois sur place, je vais seule avec la puce à l'aquarium. Pensant que les photos seraient interdites (ou plutôt me laissant influencer par mon mari sur ce sujet), j'y vais sans appareil, alors il faudra me croire sur parole : il est vraiment très bien. Il est moderne, très ludique, et l'on peut y aller avec des enfants de tous les âges, c'est adaptés même pour les tout-petits. Vraiment chouette, ça n'a fait que relancer mon désir de plonger... Romane a été adorable pendant toute la visite, est restée scotchée devant le repas des requins donné par un plongeur dans un grand bassin. Je le conseille très vivement pour les familles ! Nous profitons ensuite du temps pas désagréable pour faire le tour du coin, et découvrir un équivalent du Pier 39, en plus petit et sans les otaries. L'heure tourne, on a désormais totalement abandonné l'idée de faire l'aller-retour jusqu'à Big Sur... Un peu, voire très déçue, je prends le volant pour une route sans intérêt aucun : la 101, jusqu'à San Luis Obispo. A deux jours de notre retour, on découvre Panda Express, un fast food asiatique, qui a le très net avantage de proposer des légumes. Le rapport prix/quantité/qualité est appréciable, et même s'il ne s'agit que d'un fast food comme tant d'autres, j'avoue me précipiter sur les champignons et les brocolis avec délice. Retour dans notre chambre au Motel 6, avant d'entamer notre dernière ligne droite... | | | Jour 21 - San Luis Obispo > Los Angeles Etape finale... On retrouve un grand soleil digne des clichés californiens. Aux abords de Los Angeles (comprendre à 2 heures de route de l'arrivée, tant la ville est immense), l'autoroute longe la côte, on découvre de belles plages à l'eau turquoise qui font envie. Malheureusement, il n'y a pas du tout d'ombre, on ne se voit pas prendre notre pique-nique en plein soleil... Au passage, on suit pendant un certain temps une voie de chemin de fer. Il faudrait que je me renseigne, je ne sais pas d'où vient ce train ni où il mène, mais faire cette étape en train pourrait peut-être être intéressant ! Arrivés à l'hôtel, à Santa Monica, on décide d'aller voir la 3rd street, connue pour ses magasins, et la plage. C'est le weekend, il y règne une ambiance agréable... Mais ce n'est définitivement pas notre truc : voyager pour faire du shopping, je ne vois toujours pas l'intérêt. Ça me gonfle déjà chez moi...
On se dirige ensuite vers la plage. Nous avions découvert la côte de Los Angeles il y a quelques années, on n'avait pas trouvé ça franchement folichon, voire même plutôt moche. Mais je ne me souvenais plus de l'endroit où nous étions allés, alors, ayant lu de nombreuses critiques positives sur la plage de Santa Monica, je ne pouvais imaginer que c'était ce qu'on avait vu la première fois. Je m'attendais à un tout autre cadre ! Pour y accéder, il faut emprunter un escalier, une passerelle qui surplombe une magnifique autoroute, puis de nouveau un escalier pour atteindre le sol. C'est glauque, c'est sale et ça pue, il n'y a pas d'autres termes.
Là, on reconnaît tout de suite la plage que l'on avait découverte il y a quelques années... C'était donc ça... C'est toujours aussi inintéressant...
Après avoir traversé cette magnifique autoroute, des maisons saugrenues sont posées, à même le sable. Le sable est plutôt gris, grossier... Certes, je ne m'attendais pas à une plage hawaïenne en plein Los Angeles, mais vu ce que j'en avais lu, je suis très déçue. Le plage est tout à fait quelconque, et le cadre franchement rebutant.
On se dirige vers le pier, au passage on remarque quelques fans de cerfs-volants. C'est amusant : ils se content de les faire monter dans le ciel, puis les laissent là, sans rien faire d'autre... Aucune figure, aucun mouvement, aucun jeu avec le vent. Curieux.
Le pier est en pleine effervescence : samedi oblige. Attention, parents avec petits, évitez peut-être d'y aller si vous ne souhaitez pas narguer vos enfants pour rien : là aussi, la limite de la taille fait que rien ou presque n'est possible avec notre fille... Les attractions sont bondées. Finalement, Romane n'est pas trop déçue car je crois qu'elle a surtout peur d'y aller... Ça tombe plutôt bien.
On rentre en bus jusqu'à l'hôtel, on mange au Ihop intégré à l'hôtel pour un dernier dîner sous le ciel de Californie. Cette journée ne restera pas dans les annales, loin de là... Mais comme on en n'attendait pas beaucoup plus, ce n'est pas grave ! | Carnets similaires sur les États-Unis: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 847 visiteurs en ligne depuis une heure! |