Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain" Cochize · 26 février 2009 à 10:59 · 20 photos 97 messages · 10 participants · 25 069 affichages | | | | 26 février 2009 à 10:59 · Modifié le 17 juil. 2012 à 8:08 Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l' Ouest Américain" Message 1 de 97 · Page 1 de 5 · 13 927 affichages · Partager sur la suggestion de Kashtin je reprends son post à mon compte pour poursuivre les récits de petites histoires vécues près de la nature en invitant tous ceux qui pourraient en avoir à nous les faire partager.
Sauver les ours de la décharge de Z
Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc... ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.
Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’ île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! (boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.
(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987)
Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z....... situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.
Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !!  
Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas... il y a de toutes manières prescription...  ).
La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires  , pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.
Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).
Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !!). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).
Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP (gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien..., sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge... Et c’était bien vrai... un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et... au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien... Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale... Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.
Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!... ta Winchester!!..." - --
Les ablutions du grizzly
Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican  ...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''  ... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir.. J'en reste bouche bée pendant un instant   car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..
le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--
Le prospecteur intrépide
En Amérique du Nord pendant, disons...un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune (strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.
Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière (depuis le Néolithique à vrai dire... çà ne date pas d’hier ), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.
La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.
Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague. A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !!..L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère...
Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois.. .
Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord.....où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires (a couple of nice deals comme il disait ) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question... comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘ ’y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien...’’ .Il est venu, il a vu, il est revenu mais.. sans son avion  . Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion... doit toujours être là bas quelque part dans la montagne...au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis  ...
L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur. Qu’est ce que ce truc peut bien être... cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions...Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité. Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été  . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans.... tabarouet...il est pas mal maganné son char me dit Raynald
Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus.... En effet ils n’ont pas eu de chance... au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide  . Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac. ‘’ Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger...’’.
Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder
cochize | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Cochize · 26 février 2009 à 16:03 Re: Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l' Ouest Américain" Message 2 de 97 · Page 1 de 5 · 13 879 affichages · Partager Hello! 
Moi, j'ai fermé le premier post... Longue vie à celui-ci! 
Pascale | | | À: Cochize · 26 février 2009 à 17:21 Re: Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l' Ouest Américain" Message 3 de 97 · Page 1 de 5 · 13 847 affichages · Partager Merci pour ces belles histoires Jean-Paul. J'éprouve une tendresse particulière pour le chercheur d'or qui grâce à ces 2 bonnes affaires avait réussi à s'offrir un p'tit navion.  Je l'imagine tel "le Dernier Trapeur" du film éponyme de Nicolas Vannier. Quelle riche existence professionnelle a été la tienne !! Allez, régale nous !! Nous sommes à la veillée.  FreD. | | | À: Fredxiii · 27 février 2009 à 10:08 · Modifié le 30 août 2017 à 17:34 Re: Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l' Ouest Américain" Message 4 de 97 · Page 1 de 5 · 13 754 affichages · Partager hello fred
voici le récit d'une rencontre intriguante (pour un profane en tous cas)avec les loups du Labradorj'espère qu'elle divertira quelques secondes les curieux de la nature
Pistés par les loups du LabradorLe loup qui fascine tant de gens après avoir été tant massacré et parfois éradiqué est un animal, en temps normal plutôt discret, élusif même. Vous pouvez passer des mois dans le bois sans en voir jamais un seul alors qu’il serait bien étonnant que vous n’y rencontriez au moins un ours. Selon mon expérience tout au moins. Pister le loup, pour l’étudier est probablement une activité passionnante dans laquelle il doit subsister une part de l’excitation atavique du chasseur avec comme aboutissement aléatoire le plaisir simple de l’observation. Remarquez bien que je ne saurais le dire, n’en ayant jamais pisté. Par contre il m’est arrivé d’être moi-même pisté sans que j’en ai jamais vraiment su la raison et je me demande encore quelle idée ces loups avaient derrière la tête. A cette époque je passais quelques mois au Nord de Schefferville à parcourir en canoe une région connue sous le nom de fosse ou fossé du labrador et qui s’étend jusque vers l'Ungava donc à l’intérieur du QUEBEC même et non pas dans la Province de TERRE-NEUVE et LABRADOR. Ces régions, qu’elles fassent partie du QUEBEC ou du LABRADOR, sont vraiment idéales pour la pratique du canoe, il y a une telle densité de cours d’eau, de lacs de toutes tailles que cet esquif traditionnel constitue vraiment le moyen de locomotion ad hoc. Il est d’ailleurs aussi à peu près le seul... en dehors de la marche et de l’hydravion...Le terme de pays aux mille lacs que l’on applique à la Finlande serait tout à fait justifié ici aussi (voir Google earth si le cœur vous en dit) De ces régions nordiques, l’animal le plus emblématique est probablement le caribou qui constitue d’immenses hardes qui font un peu penser, par leur nombre, aux troupeaux de gnous africains. Beaucoup moins nombreux sont les loups. Le loup du Labrador (canis lupus labradorius ) est dit-on une des sous espèces les moins bien connues, les plus ‘’mystérieuses’’  peut-on lire dans des écrits de naturalistes... Alors j’ignore si les loups qui m’ont pisté dans la fosse du Labrador, au Québec étaient bien des labradorius ou bien de quelconques autres loups gris mais ce que j’en ai vu n’a pas contribué à mes yeux de profane en la matière à éclaircir le mystère  .
Nous voilà donc partis pour deux à trois semaines au fil de l’eau avec un canoe court de 12 pieds, à la seule pagaie (sans hord bord) et un équipement léger. Nous avons en effet prévu pas mal de portages, non pas qu’il y ait beaucoup de rapides sur notre itinéraire, bien au contraire, mais parce que nous avons l’intention d’être en mesure, le cas échéant, de portager, au dessus d’une dorsale rocheuse pour passer entre deux lacs non naturellement communiquant. Alors que la tranquille rivière sur laquelle nous nous laissions filer, débouche sur un lac linéaire, le courant s’est dilué et ne suffit plus à nous porter, il faut de nouveau pagayer pour avancer, d’autant que nous sommes face à un vent assez fort comme c’est souvent le cas sur ces étroits plans d’eau, pris en enfilade. Thomas mon compagnon Montagnais (Innu si l'on préfère) est à son poste c'est-à dire à l’arrière, moi devant. En cas de passage difficile c’est de l’arrière que tout se joue, celui est est à l'avant assis ou agenouillé est quand même utile: il peut repousser les rochers de la cuillère de sa pagaie.... Gràce à cet expert qu’est Thomas j’ai appris à pagayer avec un minimun d’efforts et....en silence. On ne jacasse pas inutilement... Mes pensées vagabondent donc quelque peu... je pense aux Voyageurs du passé, à ces générations d’Intrépides, au Père Marquette,... qui descendait le Mississipi sans savoir ce qu’il y avait au bout de son canoe, à ceux qui ont pris la direction de l’Ouest pour aller donner son nom au Grand Teton, à tous ces illustres prédécesseurs... je rêve, je sors du temps..... La pagaie de mon compagnon qui me laboure le dos me ramène à la réalité et à plus de modestie   ; je me retourne vers lui. Toujours de la cuillère de sa pagaie, il me fait signe de regarder devant, un peu sur la gauche, sur la rive. Devant nous à.... disons deux cents mètres, une étroite jetée naturelle formée d’une formation rocheuse plus dure s’avance d’une centaine de pieds dans le lac; à l’extrémité de cette jetée, tel la figure de proue d’un long esquif exotique, un loup hume le vent et donc nous tourne le dos, il ne peut ni nous sentir ni, tant qu’il regarde dans la direction du vent, nous voir. D’un signe de la tête mon compagnon me fait comprendre que l’on va continuer de s’en approcher... toujours en silence. Et nous nous en approchons en effet à une distance incroyablement courte au point que nous nous demandons si l’on ne va pas le caresser du bout de nos pagaies !!! mais il a du finalement nous entendre car il finit par tourner la tête et doit alors avoir la surprise de sa vie en nous voyant si près....avant de bondir dans la forêt. Plus tard dans la journée, alors qu’après nous être arrêtés quelques heures pour les nécessités de la mission, nous avons quitté le lac et filons de nouveau sur la rivière mon compagnon pointe de nouveau sa pagaie vers la rive, un peu derrière nous : deux loups y trottinent. Tiens on dirait qu’ils nous suivent...à un moment ils sont deux... à un moment ils sont trois... y en a-t-il d’autres derrière les arbres ? Après avoir passé une bonne nuit dans notre tente en bordure de l’eau et consommé un solide petit déjeuner agrémenté de truites, péchées depuis la tente même et passées en une ou deux minutes de la rivière à la poêle à frire (çà c’est une expérience que l'on ne vit pas en descendant l'Ardèche  ) nous reprenons notre voyage. Et bien sûr, au bout d’un moment, les loups sont de nouveau derrière nous sur la rive, qui trottinent, apparaissent, disparaissent... j’ose rompre le silence !!!! pour demander à Thomas : ‘‘ mais qu’est ce qu’ils foutent à nous suivre ?’’ ‘ ’pt’être bien qu’ils nous prennent pour des caribous, p’t être bien qu’ils comptent que l’un de nous deux va tomber malade et que l’autre l’abandonnera derrière lui’’ me répond Thomas. ‘ ’ Ah ! bon ! ‘’Pendant la journée nous débarquons à plusieurs reprises, passons plusieurs heures dans le bois, aucun loup en vue, aucune trace de loup. Retournant au canoe nous scrutons la mousse à caribous blanchâtre ( cladonia pour les botanistes, je crois) si fragile qu’elle est une véritable chambre d’enregistrement de tout ce qui est passé depuis des semaines, probablement bien plus longtemps même....... on rapporte des cas oû des chasseurs ont retrouvé leurs propres traces d'une année à l'autre, donc après une saison de neige! Nous retrouvons donc l’empreinte de nos pas laissée quelques heures auparavant mais pas de traces des loups qui suivraient les nôtres, nous ne sommes donc pas à proprement dit traqués c’est déjà çà...brr  !!! La nuit au bord de l’eau est sans histoires, comme la précédente. Nous avons laissé le feu s’éteindre au lieu de l’entretenir pour garder les loups à l’écart, comme on le faisait dans les livres d’aventures de notre enfance!. Malgré cela rien...un nuit tranquille, pas même, pour l’ambiance le hurlement du loup pour que l’on sait cependant proche.. Le lendemain, donc le troisième jour, nous avons encore entrevu nos loups depuis le canoe, mais jamais à terre !!! puis ils nous ont abandonné. P’t être bien que Thomas avait raison, p’être bien qu’ils ont perdu espoir, p’être bien aussi qu’ils sortaient de leur territoire de chasse et qu’ils ne voulaient pas empiéter sur celui de leurs voisins et risquer la confrontation. Pour moi le mystère du loup (du fossé) du Labrador reste entier  .
jean-paul | | | À: Cochize · 27 février 2009 à 12:49 Re: Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l' Ouest Américain" Message 5 de 97 · Page 1 de 5 · 13 733 affichages · Partager Quelle histoire étrange... J'adore! Je ne peux m'empêcher de penser que ces loups avaient peut-être quelques gènes de chien et recherchaient un peu de compagnie.
Une autre! Une autre!
Marie | | | À: Mlefevre · 27 février 2009 à 14:32 Re: Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l' Ouest Américain" Message 6 de 97 · Page 1 de 5 · 13 713 affichages · Partager bonjour Marie,
voilà une théorie intéressante, peu orthodoxe même, que ni moi ni Thomas n'avions envisagée: des loups avec des gênes de chien dans le Nord canadien!!  mais pourquoi pas. Ces loups avaient peut être des hybrides naturels ''accidentels'' dans leur ascendance. Les biologistes en ont bien créé. P'être bien, après tout, qu'ils pensaient à autre chose qu'à un bon repas 
Y-a-t-il un "lupologue" sur ce forum?
Bientôt une autre petite histoire en remerciement.
jean-paul | | | À: Cochize · 27 février 2009 à 14:49 Re: Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l' Ouest Américain" Message 7 de 97 · Page 1 de 5 · 13 707 affichages · Partager Bonjour Jean-Paul  ,
Je serais plus terre à terre que Marie et je pencherais plutôt pour l'hypothèse casse-croûte... Peut-être étaient-ils affamés, ou même avaient-ils simplement l'estomac creux, et vous représentiez des proies potentielles au cas où vous auriez été blessés, par exemple. Est-ce que l'homme ne serait-il pas aussi associé à de la nourriture laissée derrière lui? Mais tu dis qu'il n'y avait pas de traces autour de la tente...
Même si je sais que le loup n'attaque pas l'homme dans des conditions normales, je préfère que ça ait été vous qui dormiez sous la tente que moi, surtout sans feu  ...
Pascale | | | À: Cochize · 28 février 2009 à 14:15 Re: Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l' Ouest Américain" Message 8 de 97 · Page 1 de 5 · 13 659 affichages · Partager voilà une théorie intéressante, peu orthodoxe même, que ni moi ni Thomas n'avions envisagée
Sans doute parce que vous n'êtes pas assez fleur bleue!
Marie | | | À: Cochize · 1 mars 2009 à 8:03 Re: Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l' Ouest Américain" Message 9 de 97 · Page 1 de 5 · 13 622 affichages · Partager Et si le loup était tout simplement curieux?????!!!!! | | | À: Mlefevre · 5 mars 2009 à 19:46 Re: Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l' Ouest Américain" Message 10 de 97 · Page 1 de 5 · 13 523 affichages · Partager Voici un autre petit récit... il est vrai que même dans la charge d’un grizzly on peut voir une certaine poésie, tout est dans le regard porté, n’est ce pas ?...En parlant de poésie : moi j’ai bien aimé le regard porté sur la Suède en hiver
Bulldozer silverbackQuand nous installions nos tentes pour plusieurs semaines dans une haute vallée des montagnes du nord de la Colombie Britannique, c’était un peu comme si nous louions une maison dans un quartier résidentiel : nous avions envie d’en savoir un peu plus sur nos futurs voisins, ceux qui résidaient déjà dans le quartier afin de nous assurer de la compatibilité de nos comportements respectifs. Pour ne rien cacher, nous nous intéressions plus à certains voisins qu’à d’autres... A tort ou a raison, en pays de grizzly nous prenions certaines dispositions que nous ne prenions pas au pays des ours noirs.. Par exemple nous n’aurions pas installés nos tentes au village de Z... (récit précédent) si au lieu d’ours noirs nous avions eu des grizzlys comme voisins immédiats. Il reste en tous cas qu’un grizzly est potentiellement source de plus de conflits de voisinage qu’une chèvre des montagnes ou qu’un caribou. Tout le monde sera à peu près d’accord là-dessus. Donc, plutôt que de découvrir la première nuit ou un peu plus tard que nous squattions la résidence d’été d’une famille de ursus arctos horribilis, mieux valait faire une petite enquête préalable plutôt que de disserter sur l’écosystème et les interactions intempestives de l’homme et de la faune. En l’occurrence la procédure adoptée consistait à ‘’mailler’’ en hélicoptère la vallée et les sommets voisins en escomptant que, même si nous ne repérions pas d’emblée l’animal, le remue ménage que vous allions provoquer par le survol à basse altitude, allait le débusquer et le mettre en mouvement.
Ce jour là alors que nous suivons cette procédure, sorte de ‘commodo et incommodo’ à l’envers puisque NOUS sommes les intrus, notre attention est attirée par une sorte de sillon mouvant linéaire qui s’étire sous et devant notre aéronef dans la maigre végétation entre la grande forêt vers le bas et le domaine de pierriers vers le haut. Vous avez sûrement vu un de ces films dans lequel le héros, à pied ou en voiture, se réfugie à l’intérieur d’un champ de maîs ( désolé impossible de trouver ce foutu tréma) en tentant d’échapper à ses poursuivants. Le ‘maîs’ donc ploie, se couche sous la charge du fuyard puis se redresse derrière lui. Et bien c’est à peu près ce qui se passe sous nos yeux sauf que nous avons affaire à une végétation différente, une variété de jeunes épinettes oû quelque chose comme çà, et que le fuyard que l’on entrevoit est un grizzly. Certains grizzlys dans une telle situation courent en zig-zag lit-on parfois, le nôtre n’a pas dû lire le bon livre ou alors il a sauté un chapitre, il fonce droit devant lui, apparemment sans se préoccuper des arbustes : un vrai bulldozer. Il doit certainement y avoir quelques arbustes qui ne se redresseront pas derrière lui!! Et lorsque le fauve jaillit du couvert de la végétation pour continuer droit sa charge au travers du pierrier, le pilote et moi-même ne pouvons retenir une exclamation : le spectacle est vraiment impressionnant. Quelle puissance... cet animal dégage !!. Regarde çà c’est un ‘’silverback’’ dit le pilote en le pointant du doigt et en relâchant la pression sur lui ce qui nous donne le temps de réfléchir. C’est vrai que son dos vu d’en haut paraît vraiment argenté !! Que faire maintenant de ce voisin encombrant. Nous ne sommes évidemment pas en mesure de le ‘’reloger’’ dans les règles de l’art comme le feraient les agents de la Wildlife Branch.... D’ailleurs nous ne sommes là que pour peu de temps. Bon, nous le bousculons quelque peu avec l’arrogance que nous donne notre positio n dominante. Probablement que sa pression artérielle grimpe quelque peu, la mienne aussi d’ailleurs. Que la donne change, que notre engin soit contraint de se poser et les rôles pourraient être inversés : lui le chasseur et nous les chassés. Les choses étant ce qu’elles sont nous réussissons cependant, par touches successives afin qu’il ne ‘’surchauffe’ pas et ne nous fasse pas un infarctus  , à le pousser, dans une vallée voisine, en espérant que cette expérience, probablement quelque peu traumatisante et la présence quotidienne de l’hélicoptère autour de notre camp le gardera éloigné quelque temps. C’est apparemment ce qui se produit car nous n’avons pas revu bulldozer silverback pendant notre séjour. Cependant nous en avons entendu parler !!.... Alors que nous rendions visite, en hélicoptère, quelques jours plus tard dans leur cabane de bois ronds, à des responsables forestiers d’un district voisin, et qu’ après avoir fait le tour du sujet de notre visite, nous discutions de tout et de rien en buvant une Labatt, l’un d’entre eux nous signale qu’ils ont aperçu un grand grizzly mâle, un ‘’silverback’’ qu’ils n’avaient jamais aperçu auparavant. Heu !! ah ! oui un grizzly.. dans cette vallée . Tiens donc !! Il faudra que l’on fasse attention : les mâles solitaires peuvent pas mal voyager !! Sans le dire, mon collègue et moi, pensons bien sur à ‘’notre’’ silverback, est-il possible que, traumatisé par la poursuite de l’autre jour, il ait décidé de déménager plus loin que nous l’avions prévu nous-mêmes, à moins bien sûr... qu’il s’agisse d’un autre individu. Comment savoir? Si la Colombie Britannique est grande le monde, lui, est si petit...
jean-paul | | | À: Cochize · 6 mars 2009 à 19:57 Re: Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l' Ouest Américain" Message 11 de 97 · Page 1 de 5 · 13 350 affichages · Partager Merci Cochize pour cette nouvelle histoire qui à l'heure d'une prise de conscience "écologique" parait un peu barbare, non? Je sais, je suis fleur bleue. Nul doute qu'à l'époque on se posait moins de questions qu'aujourd'hui, enfin... il me semble. J'espère quoi.... Tu crois qu'ils font encore ce genre de battue héliportée? Ne serait-ce pas plus simple de bien protéger le camp? Bien sûr je n'imagine pas bien de quoi est capable un grizzli...
Marie | | | À: Mlefevre · 6 mars 2009 à 20:40 Re: Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l' Ouest Américain" Message 12 de 97 · Page 1 de 5 · 13 343 affichages · Partager DU PIIIIIRE, Marie!!!!!!   Un coup de patte et les griffes de 10 cm de long t'arrachent la tête  ... Donc moi je comprends bien qu'on fasse un petit tour en hélico pour "sécuriser" le terrain  .
Pascale | | | À: Kashtin · 6 mars 2009 à 21:19 Re: Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l' Ouest Américain" Message 13 de 97 · Page 1 de 5 · 13 345 affichages · Partager | | | À: Kashtin · 15 mars 2009 à 20:06 Re: Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l' Ouest Américain" Message 14 de 97 · Page 1 de 5 · 13 219 affichages · Partager bonsoir, c'est "moins pire" que les griffes d'un ours mais attention quand même aux javelinas
Voyageurs du désert d'Arizona : attention aux javelinas
Ceux qui sont passés à SEDONA en 2006-2007 ont pu voir, sous forme de statues grandeur nature, des familles de javelinas de toutes couleurs, décorés de toutes sortes de fleurs devant les boutiques de nombreux commerçants.
Les javelinas ces pécaris américains qui ont en commun avec les sangliers, auxquels ils ressemblent, d’être équipés d’une paire de canines aiguisées (comme la pointe d’un javelot) peuvent causer de sérieuses blessures. En 2008 un touriste hollandais visitant le Arizona-Sonora Desert Museum près de Tucson a d’ailleurs été sérieusement blessé et a fait un séjour à l’hôpital. Les wash, ces cours d’eau intermittents, souvent encaissés et dont il faut diablement se méfier en saison de flash- floods, constituent au printemps, la plus belle saison dans le désert, un des lieux privilégiés pour en admirer la floraison. Ils peuvent aussi constituer des voies de circulation pour 4x4, voire de pénétration pour ceux qui espèrent voyager, à pied ou autrement, à l’abri des regards. Généralement il s’agit bien sûr de mouvements dans le sens sud-nord. J’ai raconté comment un hélicoptère de la Border Patrol m’y est tombé dessus à l’improviste, jaillissant de derrière une butte, tel un ‘’jack-in-the-box’’. Même asséchés ces ‘wash’ peuvent être jalonnés de couloirs discontinus de ‘palo verde’ et ‘ironwood’ (ces derniers en principe spécifiques au Sonora) formant des franges ombragées qu’affectionnent les javelinas quand le soleil brûle la peau des hommes et le cuir des animaux. Si d’aventure il vous prend envie d’y circuler soyez donc prêt y faire trois sortes de rencontres : des gens qui migrent du Sud au Nord, des fonctionnaires, certains maintenant à cheval, qui cherchent à les intercepter, des javelinas qui eux vont dans les deux sens, ne sont pas partie prenante dans le ‘jeu’ et exigent seulement à ne pas être dérangés dans leur sieste.
Voici le récit d’une brève rencontre avec les derniers de ces habitués dans un wash au sud ouest de Tucson Arizona.
Après avoir laissé le 4x4 un peu en arrière le wash étant devenu tout à fait impraticable, comme ci dessous
mon chien, mon épouse et moi longeons- dans cet ordre- un de ces cordons de verdure lorsque notre compagnon se met à aboyer furieusement la truffe au vent alors que même que nos narines, cependant moins performantes, frémissent sous l’impact d’un drôle d’odeur.. Comment dire... çà sent vraiment pas bon tout d’un coup...... certes moins fort que la moufette mais çà ‘’fouette’’ drôlement néanmoins.. Tout se passe alors en une matière de secondes; notre chien, se rue vers le rideau de verdure proche en aboyant... mais çà ne dure pas. Il ne fait pas le matamore bien longtemps, il a déjà fait demi-tour et... foutu bon sang il fonce maintenant vers nous la queue basse avec trois ou quatre javelinas qui le coursent et par la même occasion qui nous chargent, enfin c’est l’impression que cela donne car en fait nous nous trouvons par hazard devant eux et ils passent tout droit, pas très loin de nous, à la poursuite du chien qui s’échappe car...il coure plus vite. Nous le retrouverons un peu plus tard en l’appelant du Blazer.
J’ai appris plus tard qu’il valait mieux éviter de se promener avec son chien dans les lieux fréquentés par les javelinas... les chiens ayant souvent, c’est bien connu, la mauvaise habitude de se mêler ce qui ne les regarde pas. Et surtout peut –être, ils ressemblent à des coyotes et le coyote est un prédateur naturel des jeunes javelinas.... | | | À: Cochize · 15 mars 2009 à 20:34 Re: Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l' Ouest Américain" Message 15 de 97 · Page 1 de 5 · 13 210 affichages · Partager Ah, je la guettais, cette histoire, Jean-Paul, et je ne suis pas déçue! 
Nos amis de l' Arizona se sont perdus une seule fois en trente ans de crapahutage dans les canyons et les déserts, et ils nous avaient raconté comment, alors qu'ils avaient dû passer la nuit sur place, sans duvet ni quoi que ce soit pour dormir  , ils avaient "seulement" eu la visite des javelinas. D'après ce que tu dis, ils ne sont pas si inoffensifs que ça (contrairement à la représentation kitschissime  de Sedona)...
Quant aux chiens, il vaut mieux éviter des tas d'endroits avec eux, par exemple ceux fréquentés par les ours ou les pumas... 
Au fait:
J’ai raconté comment un hélicoptère de la Border Patrol m’y est tombé dessus à l’improviste, jaillissant de derrière une butte, tel un ‘’jack-in-the-box’’.
J'a beau me creuser la tête, je ne vois pas de laquelle il s'agit... 
Pascale | | | À: Kashtin · 15 mars 2009 à 20:57 Re: Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l' Ouest Américain" Message 16 de 97 · Page 1 de 5 · 13 201 affichages · Partager c'était quelques années auparavant...et la frontière était cependant alors bien tranquille alors...
voici le copier-coller
vos papiers SVP pas loin de la Coronado National Forest, sud de l'Arizona, près de la frontière mexicaine en hiver. Pas tellement un endroit où les touristes se balladent pour admirer les cactus. Pour mon travail, mon épouse et moi roulons lentement avec notre petit Bronco sur le fond complètement à sec d'un d'un wash (arroyo) assez encaissé et bordé de hauteurs. Tout d'un coup, le choc: comme un obus, de derrière une butte surgit un hélicoptère qui monte en flèche puis se met en stationnaire un peu devant nous. Un haut parleur se met à hurler " border patrol, contrôle, veuillez arrêter votre véhicule, descendre et vous positionner devant le capot"
quelqu'un devait nous avoir repéré depuis un bon moment, nous roulions au fond du wash, donc à couvert, alors que le terrain ouvert était tout à fait carrossable en 4x4, qu'avions nous donc à cacher: des illégaux, de la drogue...?
gràce à nos passeports, visas et autres documents justificatifs de notre présence dans ces lieux, le contrôle au sol n'a pas duré plus d'une demie heure
cochize | | | À: Mlefevre · 17 mars 2009 à 12:38 · Modifié le 9 mars 2014 à 15:39 Re: Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l' Ouest Américain" Message 17 de 97 · Page 1 de 5 · 13 146 affichages · Partager bonjour,
Voici un petit récit qui concerne cette fois non pas des loups du Labrador mais des loups du Nord de la Colombie Britannique.
La super-meute et le loup qui ne pouvait plus la suivre
Un soir, un peu avant la tombée de la nuit, dans le nord de la Colombie Britannique, du camp accessible par 4x4 ou nous trouvions, nous voyons passer sur un col montagneux, un harde de caribous.
Le lendemain matin à l’aube, arrive une cohorte de véhicules de chasseurs, armés jusqu ‘aux dents, qui nous demandent si l’on avait vu les caribous. Deux ou trois d’entre nous répondons que bien sûr nous avons aperçu la harde, une belle harde d’ailleurs, une bonne centaine de têtes. Ils ont enfilé le col là bas... et nous leur pointons du doigt un col en direction opposée à celle du troupeau. Hops ! bon débarras et voilà faite la B.A. de la journée !. La dessus je monte en helico pour aller rejoindre des collègues partis tôt le matin et au bout d’un moment nous apercevons une paire de loups isolés qui semblent se traîner... Nous comprenons vite : à deux minutes (d’hélico) devant, nous tombons sur une impressionnante meute en course ; mais vraiment impressionnante. Les meutes de vingt têtes sont déjà considérées comme exceptionnelles et bien là, il y en avait bien plus. Une trentaine... peut-être. Peut –être avait-on affaire à une alliance de meutes ? une sorte de confédération ? Ni le pilote, pourtant familier de ces régions du Nord, ni moi-même ne savons si cela existe, une alliance de meutes. En tous cas jamais nous n’avions vu autant de loups ensemble. Des meutes d’une petite dizaine d’individus traquer des orignaux l’hiver sur la neige, oui....Des loups suivre mon canoe depuis la rive, oui... mais autant de loups jamais. Mais b... d... qu’est ce qui se passe, ? Cette charge là est diablement impressionnante.
La super meute, à l’évidence, donne la chasse à la harde caribous et notre paire de loups isolés ne parvient plus à suivre cette traque d’enfer. Droit devant, entre elle et les caribous, se trouvent chacun de leur côté, deux de mes collègues, à environ 10 km l’un de l’autre. Heureusement que l’on sait que les loups n’attaquent pas l’homme pensons nous, le pilote et moi-même sans le dire à voix haute. Oui mais une pareille meute, elle peut tout bouffer sur son passage, caribou, orignal et même un grizzly.. ben oui.. çà c’est déjà vu.. et un géologue çà c’est déjà vu ?..ben on sait pas trop...et de toutes manières ils ont leur marteau pour se défendre !! Et bien les meutes de loups, même si on en voit (des homos sapiens) qui vivent en symbiose avec, moi je dis qu’il vaut mieux pas se trouver sur leur course !!!! Bon nous avons mis les gaz, laissé la meute derrière nous et filé récupérer nos deux collègues sans analyser plus loin les risques.
Revenons en à nos loups à la traîne. On ne les a pas revus sur le vol de retour et pendant quelques jours RAS. Quelque temps plus tard, llors du repas du soir, un étudiant américain, stagiaire, demande à la ronde si quelqu’un sait à qui est ce chien qu’on voit rôder par ci par là, peut être à quelqu’un d’une équipe de recherche concurrente dans la vallée voisine ? bof! personne n’ a rien vu et la discussion passe à autre chose. Deux ou trois jours plus tard, le camp est vide, toute l’équipe est en montagne, ma femme est partie chercher le courrier à l’hydravion qui nous ravitaille périodiquement, elle rentre au camp et surprend.... en plein milieu des tentes, un grand loup efflanqué qui prend la fuite à son approche. Le pauvre ne devait plus avoir beaucoup de dents, une arthrose avancée, un problème cardiaque ou les trois à la fois et ne pouvant plus guère chasser s’était rabattu sur ce que la cuisine d’un camp de 20 personnes, rencontré près de l’itinéraire de sa meute pouvait lui fournir pour survivre. Apparemment il devait nous rendre visite quand le camp était vide. Nous l’avons revu, ou plutôt entrevu une fois ou deux et puis il a du mourir
p.s. rétrospectivement je ne regrette pas ma réaction de prudence...des accidents peuvent arriver comme en témoigne l’article récent joint extrait de "la Gazette des grands prédateurs"
Deux ans se sont écoulés entre la mort d’un étudiant dans le nord du Canada et un jugement prononcé début novembre 2007 par un jury populaire qui a déclaré les loups coupables de cette mort. L’enjeu de cette condamnation est la première attaque d’homme par le loup attestée en Amérique du Nord.Résumé des faits L’histoire se déroule près d’un camp situé à la limite nord de la province du Saskatchewan, Canada (Points North Landing), accessible par avion et principalement fréquenté par des trappeurs, des chasseurs et des mineurs (uranium, pétrole et gaz) et des chercheurs d’or et de diamants. Des loups venaient se nourrir sur une décharge proche du camp. Certains habitants les nourrissaient intentionnellement. Ces loups étaient vraisemblablement devenus moins peureux. En 2004, un loup seul a attaqué un homme. Ce dernier a été sauvé par l’intervention d’une autre personne. Le 8 novembre 2005, Kenton Carnegie, un étudiant en géologie, américain de 22 ans, est retrouvé mort dans cette région reculée. Il n’y a pas de témoins de sa mort. Il était parti pour une courte marche et avait prévu de rentrer vers 17 h. Ceux qui l’on retrouvé à la nuit juste tombée, vers 19 h, à moins d’un kilomètre du camp, rapportent avoir entendu des loups hurler, vu des yeux briller dans leurs lampes, des traces de loup autour du corps et des morsures sur le corps. Une autopsie a confirmé une mort par l’attaque d’un ou de plusieurs animaux. En première analyse, sans intervention d’experts, les loups sont mis en cause dans la mort de l’étudiant et la consommation d’une partie de son corps. Fin octobre 2007, un officier civil à instruit cette affaire et soumis le jugement à un jury comportant six membres. Les jurés ont eu à délibérer sur la responsabilité des loups et à proposer des pistes pour prévenir ce type de drame. Il y a eu débat sur la cause de la mort de Kenton L’attaque par un ours noir a été évoquée, notamment par Paul Paquet. Cet enseignant chercheur, spécialiste des carnivores d’Amérique du Nord, habitant dans le Saskatchewan a été mandaté pour expertiser cette affaire. A l’analyse des éléments, il écarte le grizzli et le puma, pense à un ours noir mais n’exclut pas le loup. Il insiste sur l’absence de preuve d’attaque d’homme par le loup et la très faible probabilité que cela survienne. Mark Mc Nay, expert de la famille Carnegie, ancien directeur du centre de recherche sur la faune en Alaska, a indiqué qu’aucune trace d’ours n’avait été repérée autour du corps et aucune présence de ces animaux n’a été notée dans la zone depuis un mois. La plupart des ours hibernent à cette date. Il pense que les loups ont tués Kenton. Des informations contradictoires peuvent être relevées à la lecture des articles disponibles sur Internet. Ainsi, la neige serait tombée au cours de la nuit qui a suivi le drame, effaçant les traces au moins artiellement. L’officier civil de la région nord relate pourtant avec précision la lecture des traces qui montre l’arrivée d’un premier loup seul, l’accélération de l’allure de Kenton jusqu’à la course, l’intervention des autres membres de la meute portant des coups à l’étudiant à quatre ou cinq reprises.D’autres articles mentionnent le fait que le corps aurait été traîné sur une cinquantaine de mètres dans les buissons et les petits arbres tombés, ce qui est peu probable de la part des loups, pas d’un ours... Les experts, notamment Paul Paquet, ont eu à s’exprimer à partir de l’analyse de documents et de photographies et n’ont pas pu réaliser une expertise deterrain. Entre le départ en promenade de Kenton et la découverte de son corps, il ne s’est déroulé que quelques heures. Il parait peu vraisemblable qu’un ours n’ait pas laissé un indice alors que les conditions de lecture des traces étaient apparemment convenables.Trois jours après le drame, deux des quatre loups de la meute présente sur le site ont été abattus. Les intestins de l’un des loups contenaient des restes humains. Beaucoup de dignité dans cette affaireLes loups ont très vraisemblablement tué Kenton. A travers le jugement de cette affaire, son père souhaitait notamment que les gens aient conscience du risque que les loups représentent. Avant ce drame, des experts et des politiques avaient dénoncés le type de décharge qui est au centre de l’affaire. Autour d’une décharge non close, la proximité entre les hommes et les loups représente une prise de risque qui était connue et qui avait été précédée d’au moins un accident grave. Cetype de situation n’est pas isolée en Amérique du Nord. La Colombie Britannique a pris des dispositions pour interdire ces situations dangereuses. Alors que cette affaire s’est déroulée sur deux ans, il n’y a eu aucune prise de position politique et aucune polémique. Dans les parcs nationaux nord-américains, le public est prévenu des dangers que représentent des grands prédateurs, notamment des ours. Des accidents surviennent. La société américaine, avec son histoire et sa culture, accepte ce rapport à la nature. Cette histoire semble actuellement difficilement transposable en Europe et en France en particulier. Il serait abusif de l’utiliser pour agiter le spectre de la peur du loup.Loup du Canada © Sylvain Macchi | | | À: Cochize · 17 mars 2009 à 13:04 Re: Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l' Ouest Américain" Message 18 de 97 · Page 1 de 5 · 13 143 affichages · Partager Merci Cochize pour cette nouvelle histoire, toujours aussi passionnante. S'il y a un étologue dans la salle, j'aimerais bien savoir pourquoi le loup n'attaquerait pas l'homme, à la différence d'autres animaux sauvages. Sans doute parce qu'il le craint... Mais la frontière entre peur de l'homme et appétit vorace est sans doute assez ténue : que le loup se familiarise avec l'homme (décharges) ou que leur nombre leur donne un sentiment d'invulnérabilité et le danger doit pouvoir exister. Bizarre aussi cette "confédération" de loups. Comment est-ce que les dominants pouvaient "s'arranger entre eux"? Qu'est-ce qui détermine la taille "normale" d'une bande de loups?
C'est bien mystérieux tout ça!
Marie | | | À: Mlefevre · 17 mars 2009 à 14:02 Re: Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l' Ouest Américain" Message 19 de 97 · Page 1 de 5 · 13 129 affichages · Partager ton analyse sur le danger en puissance présenté par les loups me semble réaliste. Bien sûr, l'hypothèse d'une alliance de meutes était de notre part spéculative, tant nous avions été frappé par le nombre d'animaux étirés sur une courte distance. Comme je le disais, ni le pilote qui avait déjà une longue expérience non pas des loups mais du pays en général, ni moi-même n'en avions jamais entendu parler. Peut être celà est-il possible, le temps d'une chasse lorsque les proies en vue dépassent largement les besoins de la seule meute et qu'il n'y a donc pas de réelle compétition sur cette chasse là?? En tous cas je n'ai jamais revu une telle chose par la suite. Ni lu quelque chose de pertinent sur le sujet. Je n'ai pas non plus, pour dire vrai, cherché à approfondir la question!!
jean-paul | | | À: Cochize · 22 mars 2009 à 0:49 Re: Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l' Ouest Américain" Message 20 de 97 · Page 1 de 5 · 13 060 affichages · Partager Oups! J'imagine qu'on ne doit pas se sentir très à l'aise dans ces moments-là...
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