Le bain de foule de Sapa est une salade répandue par des gens qui trainent tous sur la même piste et se plaignent ensuite qu'il y avait trop de monde. Ils me fatiguent !!! D'ailleurs, voilà (en italique) :
SAPA
On parle beaucoup de Sapa, en bien (cadre magnifique, minorités, super trekking) et en mal (trop de touristes). Voilà mes impressions après 3 séjours :
Ce que j’ai aimé :
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Le cadre, magnifique. Ce n’est pas pour rien que les français avaient baptisé la région « Les Alpes tonkinoises » !
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Les vendeuses en costume tribal, H’mongs (costume noir) et Dao (grande coiffe rouge). Les râleurs qui se plaignent d’un harassement ne comprennent visiblement pas que la vente de produits artisanaux est la principale ressource de ces gens, pauvres et qui ne bénéficient que d’une récolte de riz par an (sauf dans la vallée longée par la route de
Lao Cai). Un « non merci »
avec un sourire suffit généralement ; sinon, vous dites «
toi co roy » (prononcer « toï co zoï » - J’en ai déjà) et le manège s’arrête. J’ai d’ailleurs observé de nombreux touristes qui s’amusaient beaucoup à être entourés de locaux, tout le monde bavardant et riant.
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Le grand choix d’hôtel. J’en ai visité beaucoup par curiosité. Voici mes préférés :
- BUDGET : Le
Friendly Hotel, qui mérite bien son nom. Jeune patron très sympa et attentif à ses clients, excellent restau décoré comme un bistrot européen, et 12 chambres pour tous les prix : $10 (vue sur l’arrière), $15 (fenêtre ou balcon vue vallée et montagnes) et $20 (grandes chambres balcon même vue). Toutes les chambres ont un sèche-cheveux, la télé et un minibar (ce dernier pas dans celles à $10). Terrasse sur le toit avec tables et chaises longues, Internet gratuit. Location de motos et VTT ($10 – Même prix pour les 2 car les vélos reviennent souvent en mauvais état – ou ne reviennent pas du tout vu l’état des pistes).
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Le grand choix de restaurants. On mange mieux à Sapa qu’à
Hanoï, et c’est tout de même sympa de pouvoir déguster une excellente cuisine italienne un soir (le
Delta), une aussi délicieuse indoue le lendemain (le
Bombay), de la succulente viande d’
Australie/Nlle Zélande le surlendemain (le
T-Bone Steak), et de la cuisine locale le dernier jour (
Chapa Restaurant), le tout dans la même rue et sans avoir à négocier son passage entre tous les tarés de Viets en moto de
Hanoï.
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Le trekking. Alors là, j’ai été bien content, car j’ai constaté ce que je savais déjà : que l’on peut passer des journées entières de trekking autour de Sapa sans rencontrer un touriste. Même pour aller à Ta Van, mon ami guide Cédric nous a amené sur une piste empierrée qui part à gauche de la route goudronnée 1,5 km après Sapa ; on monte un long col (vues époustouflantes des montagnes et des hordes de touristes de la vallée) pour arriver dans un petit village Dao ; avant la dernière maison, on prend une petite piste à gauche qui continue a longer la vallée, et on arrive sur un large promontoire rocheux sur lequel sont disséminés ce que je savais exister par centaines dans toutes les vallées autour de Sapa : de gros rochers lisses couverts de pétroglyphes dont les plus anciens datent du XIe siècle ; preuve que nous sortons tous du même « tonneau », l’un est un homme stylisé avec un soleil en guise de tête : comme on retrouve la même figurine dans le Hoggar et le Tassili des Ajjers au Sahara, dans les Andes, et sûrement ailleurs, les fondamentalistes auront du mal à m’expliquer que.... n’est-ce-pas ? On arrive très haut au-dessus de Ta Van et descend à travers les rizières en terrasses ; retour par la vallée à pied ou par la route en moto-taxi (30 000 dong).
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Mes 3 amis guides (2 français et un suisse). Je ne les connaissais que comme–ça ; je viens de passer 5 jours avec eux et je peux dire qu’ils connaissent très bien la région, et pour cause : ils sont mariés –ou en voie de...- avec des locales et parlent leur langue (Olivier m’a soufflé à parler et le H’mong et le Dao couramment au marché), et leurs femmes, qui parlent anglais, sont guides également. D’ailleurs, pour un trek de 2 jours, Olivier vous emmène carrément dans la maison de ses beaux-parents Dao à 3km de Ta Phin, et vous serez donc les seuls du coin !
Ce que j’ai moins aimé
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La face rébarbative des vendeuses du marché, qui ne sont pas des H’mongs mais des Viets. Elles ne se plaisent visiblement pas à Sapa. Allez du marché couvert où elles sévissent au marché en plein air H’mong/Dao de la place de l’église, et vous me direz qui sont adorables et qui sont tout le contraire. J’ai d’ailleurs remarqué, a Sapa comme à Bac Ha, que la grande majorité des Viets sont suprêmement méprisants avec les locaux, qu’ils considèrent visiblement comme des sauvages habillés de nippes bizarres ; j’ai assisté à Sapa aussi bien qu’à Bac Ha à de nombreuses scènes que mes contradicteurs ne pourront certainement pas nier. Un grand nombre ne sont pas beaucoup plus polis avec les touristes !
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Le grand désordre à la gare de Lao Cai. Visiblement, les « autorités » locales n’ont pas encore compris que le tourisme était une grosse source de revenus : les employés sont aimables comme des portes de prison locale, la plupart ne parlent pas un mot d’anglais, et toutes les annonces au haut-parleur sont en Viet ; j’ai passé 2 heures d’attente à secourir des touristes complètement perdus là-dedans, y compris 2 jeunes qu’une employée revêche dirigeait vers le mauvais train avec un aplomb remarquable. En plus, ils cadenassent la porte du quai entre deux trains et la plupart restent sur le quai pour ne pas être embêtés par les touristes perdus dans ce bazar. Visiblement, on dérange ! A noter que les portes des toilettes des wagons sont verrouillées, donc bien prendre ses précautions avant.
Pour les fortunés, je signale que la société LIVITRANS a un train de luxe avec des cabines VIP de 2 lits (et un bar commun) pour 1 140 000 dongs et les autres de 4 lits à 420 000. Horaire :
Hanoï-
Lao Cai : départ 20h40, arrivée 5h :
Lao Cai-
Hanoï : départ 19h30, arrivée 4h30.
livitrans115@vnn.vn
Les minibus
Lao Cai-Sapa sont maintenant à 50 000 dong, les taxis à 300 000.
2 remarques importantes
1. Les H’mongs sont, avec les Sherpas, les meilleurs marcheurs de montagne du monde. Faites bien comprendre à votre guide que vous êtes là pour admirer les paysages et prendre des photos, pas pour faire un marathon, sinon, ils marchent –et grimpent- à leur vitesse normale et...amusez-vous bien !
2. Ils détestent qu’on les appelle
Miao, nom donné par les chinois du temps où les H’mongs habitaient en
Chine, et qui veut dire « sauvages », nom que les français ont transformé en
Méo. Appelez-les donc par leur vrai nom : H’mong. Ce sont les gens les plus hospitaliers du monde, et les enfants sont très doués pour les langues.
Pour la
baie d'Halong terrestre, voila :
TAM COC (LA BAIE D’ALONG TERRESTRE)
Tous les guides insistent sur Ninh Binh ; je me demande parfois si leurs auteurs ont vraiment visité la région ! Ninh Binh est moche, et les hôtels idem. Pourquoi tous ces guides ne conseillent pas de séjourner à Tam Coc, à 5km de la ville, reste pour moi un mystère.
Y ALLER :
- Tour organisé d’une journée. Prise en charge à l’hôtel de
Hanoï vers 8h, visite de Hoa Lu, déjeuner à Tam Coc, puis ballade en bateau à travers les
Tam Coc (3 tunnels) et retour à
Hanoï a 18h. Sympa, mais vu la beauté du site, on pleure en partant !
- Bus public Hanoï-Ninh Binh : toutes les ½ h et cadeau (45 000 dong), 2h de route moche et encombrée (vous êtes sur la Mandarine), puis mototaxi station-Tam Coc (6 km – 30 000 dong). Si vous avez une résa d’hôtel, ils viennent vous chercher.
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Train Hanoï-Ninh Binh : horaire peu pratique.
Je vous signale que si vous faites Hanoï-Hué, vous pouvez passer 1 ou 2 jours à Tam Coc et prendre ensuite le train de Hué à Ninh Binh. Horaire : 14h30 et 22h20.
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Jeep avec chauffeur : environ $70 par jour mais on ne l’utilise que très peu sur place, donc, à faire si vous voulez faire la boucle
Hanoï-Hoa Lu-Tam Coc-Phat Diem ou si vous continuez sur
Mai Chau.
Y COUCHER ET MANGER
On couche et mange évidemment
Chez Loan, où la maîtresse de maison, la belle Loan, beaucoup de classe et d’une suprême élégance, francophone comme on en fait plus, Cordon bleu (cours de cuisine vietnamienne sur demande - 30 000 dong), est rapidement devenue célèbre par son sens inné de l’hospitalité
. Petit hôtel tout neuf de 10 chambres très mignonnes au milieu des rizières, à quelques minutes à pied (ou en bicyclette, gratuite) de l’embarcadère. Toutes les chambres sont climatisées et ont la WiFi. 2 chambres à $12 au rez-de-chaussée, les autres sont à $15-$18). Le meilleur restaurant de Tam Coc, avec salle intérieure et terrasse. Internet et bicyclettes gratuites.
QUOI Y FAIRE ?
- La ballade en bateau : 60 000 dongs par personne payables à la cabane en face du débarcadère (90 000 si vous êtes seul). N’oubliez pas l’ambre solaire et un chapeau, ça tape dur ! Les guides signalent que les batelières essaient un peu trop de vendre leurs borderies à bord. Et alors ? C’est leur seul revenu important, et il ne faut pas oublier qu’elles les font le soir après les séances de rame de la journée. Si vous ne voulez rien acheter, un « Non, merci » ferme...avec le sourire... marche très bien. Ceci dit, elles rament dur –essayez pour voir- et sont très mal payées par l’Office du Tourisme, qui gère la balade. Donc, si vous n’achetez rien, donnez un pourboire (10 000 dong minimum).
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Les 2 pagodes de chaque côté de Tam Coc, Bich Dong et Thai Vi : 1km de chaque côté de la rivière (faite le tour en bicyclette au milieu des rizières). Au début de la route en terre menant à Thai Vi, un groupe de 20 maisons d’époques différentes reconstituées ; celles du fond contiennent de très intéressantes antiquités de la période du bronze de Dong Son, qui n’est qu’à 20km de Tam Coc. En fait, c’est maintenant (juin 2009) également un hôtel assez extraordinaire, mais qui cherche son identité (groupes ou individuels ?).
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Des balades en bicyclettes au milieu des rizières et des pics ; magique ! N’oubliez pas de vous balader dans les petites rues du village vers 18h ; les femmes ont terminé les promenades en bateau et se mettent au travail de la broderie.
A voir absolument :
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La pagode de Hang Mua. Rarement visitée (450 marches). On peut la voir en haut d’un piton calcaire sur la gauche quand on fait la ballade en bateau : petit pagodon et un dragon qui serpente le long de la crête ; très curieux vu de loin ! 5 km en vélo. Prendre la route de Ninh Binh et, un peu après l’hôtel Yen Ngi, passer sur la voie de gauche pour prendre l’ancienne petite route longeant la nouvelle ; au gros banyan et petit bassin, tourner à gauche pour traverser le village et continuer tout droit. Vous traversez les rizières et tourner à gauche à la 1ère route dès que vous apercevez le dragon en haut du pic ; 20 000 dong par personne avant d’arriver, la grimpette des marches, et une vue époustouflante à 180° de toute la région. Derrière le grand bassin, une petite grotte traverse la montagne et vous débouchez sur la rivière aux bateaux, ce qui explique que certains guides parlent de la « grotte de Hang Mua », comme si c’était ple plus intéressant.
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L’ancienne capitale de Hoa Lu et ses 2 temples. Si vous avez les jambes après Hang Mua (ou un autre jour), retourner sur la petite route, tourner à gauche, et continuer sur 13 km jusqu’à
Hoa Lu. La petite route passe dans des paysages somptueux ; vous allez tomber sur une horrible autoroute en béton qui va attirer les masses (quelle plaie que le développement!), vous traversez cette horreur pour continuer la petite route ; elle s’arrête sur l’autoroute, que vous prenez à droite ; vous arrivez à un pont, vous continuez sur votre droite et arrivez à la zone des temples. Sur la droite avant le parking, arrêtez-vous pour déjeuner à la
Nha hang dac san ve (Thang Guong), délicieux restaurant. A Hoa Lu, visite des 2 temples :
Dinn Thien Hoang, construit pour honorer le premier roi de la dynastie des Dinh (968-980) et ses 3 fils, et
Le Dai Han, dédié aux rois de la dynastie des Premiers Le (980-1009). Retour à Tam Coc par la même petite route.
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PHAT DIEM : à voir absolument à 32 km de Ninh Binh. Prendre le bus public de Ninh Binh, un taxi ($40), ou louer une moto à l’hôtel (FORTEMENT déconseillée ; la route est très étroite et envahie de motos et bicyclettes ; si vous le faites, allez TRES doucement). L’étonnante
cathédrale de Phat Diem est une merveille architecturale sino-gothique aux proportions énormes (80m x 24m x 16m), dessinée et construite par un prêtre vietnamien, le Père Six, et complétée en 1891. Excellent petit restau pas cher au bout de la rue à gauche de la cathédrale. Essayez aussi la délicieuse spécialité locale, l'alcool de riz fait avec du riz fermenté, facilement reconnaissable car le riz devient noir en fermentant, et l'alcool est donc de la même couleur.
PS. Si vous avez le temps, ou en allant à Phat Diem en moto ou auto, arrêtez-vous absolument au beau milieu de Ninh Binh pour visiter la
pagode Non Nuoc, perchée sur un monticule qui domine la ville d’un côté, la rivière Van et le delta du Fleuve Rouge de l’autre (entrée 2000 dong). Splendide ! A gauche, buste de Luong Van Tuy, un jeune étudiant guillotiné par les français à 18 ans (1932) pour avoir hisser un drapeau vietnamien sur un édifice public. Derrière, le grand blockhaus contrôlant le trafic sur la rivière ; à droite, le pagodon au pied duquel Bernard de Lattre de Tassigny, fils unique du Maréchal, a été tué -83 éclats de grenade - en 1951, et le 2e blockhaus, dominant la ville, mais concassé au bazooka.
Evidemment, ce n'est pas le même cadre que Sapa et c'est plus facile d'y aller ! En fait, il FAUT faire les 2