Merci mais je n'ai aucune leçon à recevoir de votre part concernant la météorologie. Ni en géographie.
Quelle leçon? Je ne fais que rapporter ce que vos confrères d’Environnement
Canada mentionnent; à savoir que depuis quelques semaines une vague de froid traverse en grande partie le
Québec.
Et je maintiens ce que j'ai affirmé, que cela vous plaise ou non.
Bof! Plaisez et maintenez cher ami.
En outre, je vois que vous faites le même flan que ces chers médias : au moindre petit coup de froid on en parle comme si c'était limite la fin du monde (Cf. le traitement de la pseudo-vague de froid du 24/25 janvier),
Les médias ne font que reprendre les avis que vos confrères mentionnent dans leurs bulletins de prévisions régionales; il y a risque d’engelures sérieuses en périodes de grands froids (les bandeaux rouges d’avertissement sur le site d’Environnement
Canada). Le site mentionne également les températures extrêmes ressenties en incluant le facteur éolien. Je n’invente rien.
L’hiver durant, mon travail m’oblige à travailler à l’extérieur 6 à 8 heures par jour. Par -20 degrés sans vent, c’est déjà pénible. À -28 le matin du 24 janvier (6 h 30) à
Montréal avec un vent de 20 km et des rafales à 30-35, c’était l’enfer. Alors, à propos de votre «
pseudo-vague de froid du 24/25 janvier » je m’autorise une opinion toute différente. Au fait, où étiez-vous ce matin-là? Au boulot devant votre ordi par +18/20 degrés?
Sachez qu’à -26 degrés (température de l’air) certains équipements lourds comme les grues à tour doivent cesser d’opérer; risques de blessures causées par des bris mécaniques. Ce qui fut le cas sur mon chantier à
Montréal.
mais on "omet" de parler de l'extrême douceur qui sévit en quasi-permanence au Québec depuis maintenant 15 mois consécutifs...
Les Québécois n’omettent rien. D’expérience ils savent tous que «
l'extrême douceur qui sévit en quasi-permanence au Québec depuis maintenant 15 mois consécutifs » n’est nullement représentatif de la rigueur de nos hivers depuis qu’Environnement
Canada collige des données.
De mémoire, mes 50 hivers québécois valent amplement les 15 mois d’exceptions de vos collègues.
En fait, c'est "normal" pour eux, pour vous... tout simplement parce que c'est le temps que vous souhaiteriez avoir en permanence (je parle ici de la majorité des Québécois, ceux qui haïssent l'hiver).
Depuis un demi-millénaire, l’hiver au
Québec fait partie du bla-bla quotidien des Québécois. Permettez que nous puissions également râler sur quelque chose un tant soit peu.
Combattre, apprivoiser l’hiver représente des milliards de dollars dans l’économie québécoise. Déneigement des villes et villages, des routes, des aéroports, fabrication et vente de vêtements adaptés, méthodes et matériaux de construction selon notre climat, industrie du voyage « dans le sud » en hiver, hockey, pêche blanche, motoneige... et j’en passe.
Pour beaucoup de Québécois, c’est ou bien chialer avec un bémol contre l’hiver, ou bien le chômage.
Fin de la parenthèse.
Et de vos brèves de comptoir au chaud entre collègues autour de la cafetière.
DeCléricy